Blogueuse depuis 2005, moi, monsieur !

Et voilà ! Aussi fou que ça puisse (me) paraître, ce blog a donc 10 ans. Et comme je suis une fana des bilans, celui là s’imposait parce qu’il y a 10 ans, alors que je fumais sur le balcon d’un immeuble du 9e arrondissement, je n’imaginais pas qu’en ayant cette idée, j’allais juste changer ma vie. Sans exagérer.

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Vous pouvez acheter ces cuillères sur une boutique Etsy, cliquez sur l’image pour vous y rendre.

 

Le blog, lanceur de carrière

Il y a 10 ans, j’imaginais qu’aujourd’hui, je serais journaliste. Je n’avais pas la moindre idée dans quel canard, tout m’intéressait potentiellement. Raté, j’ai quitté cette voie sans issue pour moi pour emprunter l’autoroute du marketing. Mon premier poste, il y a maintenant 8 ans, je l’ai en partie grâce à mon blog et ma connaissance de l’animation de communauté. Depuis, j’ai grandi, j’ai enchaîné quelques CDI pour finir aujourd’hui consultante social media senior dédiée à la stratégie dans une big agency. En positif, je gagne bien ma vie et je peux faire plein de voyages. En négatif j’ai un langage insupportable, sorte de franglais sans queue ni tête pour les profanes. Mais cette carrière m’a cependant permis d’améliorer mon anglais. Aujourd’hui, j’approche de la fin d’un cycle, j’attends d’avoir une épiphanie sur ma prochaine carrière, je ne suis que doute.

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j'aurai fini de jouer avec mes photos

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j’aurai fini de jouer avec mes photos

 

Le blog, facteur social

Bien entendu, le blog m’a permis de faire des rencontres, des connaissances devenues des ami-e-s proches, mes meilleurs amis. Pour vous situer, parmi les 6 personnes que j’ai conviées à mon anniversaire, j’en connaissais 4 direct via le blog. Il y a aussi Tatiana/Goldie que je n’ai pas rencontré via le blog mais cette expérience commune nous a certes rapproché. Je dois également à ce blog quelques histoires de fesses et même un peu plus. Parmi la liste de mes ex officiels, il y en a au moins 4 que j’ai rencontrés par ici (tiens, c’est drôle, deux fois que le chiffre 4 ressort). Je me suis fait plein de camarades dans ses colonnes, certains sont restés, d’autres sont repartis, on ne change pas tous de la même façon, on n’a pas toujours les mêmes ambitions, c’est la vie. J’avoue qu’avec le recul, je ne regrette in fine personne.

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La plongée

Ah oui, ça, c’est un des trucs essentiels, je crois. Je dois effectivement la pratique de la plongée à ce blog. Je vous raconte, tiens. Fin 2009, j’écris un article sur les difficultés de faire des rencontres amoureuses dans la vie. Je suis alors contactée par Camille (ex rue 69, actuelle Sexpress) qui me dit que si je veux, il/elle peut me présenter quelqu’un. Me voici donc embarquée pour un dîner chez une personne que je ne connais pas qui va jouer les entremetteurs/euses. Durant la soirée, je discute de mon baptême de plongée en Martinique et explique que j’aimerais bien en faire. Ni un ni deux, Camille décroche son téléphone et appelle un de ses amis qui plonge justement. Bon ben me voilà au pied du mur. Pour finir l’anecdote, cet ami, c’était Amant Chouchou devenu ensuite l’Amoureux puis l’Ex. Et c’est à la plongée que j’ai rencontré Anaïs aussi.

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Le bébé

Alors ça, pour le coup, c’est mon “coup de maître”, j’ai envie de dire. Ce blog a permis la naissance d’un bébé. Alors pas de moi, je n’ai pas caché de grossesse hein mais 2 de mes lecteurs se sont rencontrés dans des fils de commentaires, une idylle est née. Presque 9 ans plus tard, ils viennent d’avoir un enfant. Bon, il y eut aussi quelques coucheries entre lecteurs à l’époque où on squattait les commentaires mais vous imaginez, ce blog a permis la vie. Rien que pour ça, cette aventure valait le coup.

Oui bon, ok, ça, c'est le poing de mon neveu...

Oui bon, ok, ça, c’est le poing de mon neveu…

 

Mettons aussi deux ou trois points négatifs histoire que le bilan soit complet

Les haters

Bon plus le temps passe et plus le pluriel me semble abusé, il me semble que je suis toujours la “victime” d’une seule et même personne qui s’amuse à changer de style pour m’agresser, jouant tour à tour le mec hyper lettré ou le débilos qui fait des fôtes. Mais les agressions sont globalement les mêmes, je vous renvoie à l’article sur le sujet, il a aussi une certaine obsession pour ma soeur (?), se persuadant que j’envie sa vie et que je morfonds sur la mienne en comparaison. Je ne sais pas bien d’où il tient ça parce que bon, je peux éventuellement envier sa carrière, oui, surtout à l’époque où, moi, j’étais au chômage mais sa vie matrimoniale… J’adore mon neveu, je suis heureuse quand je m’en occupe mais j’ai trop envie de voyager pour me reproduire, actuellement. Bref, ça doit bien faire 9 ans que le mec vient troller ici et j’avoue que ça continue à me dépasser, je ne comprends pas ses motivations, surtout que je ne publie pas ses commentaires. On pourrait y voir une volonté de me blesser mais quand le mec se met à répéter à longueur de comm que j’avais été virée de Pubilon et que je mentais, je vois pas comment quelque chose que je sais être faux sans aucun doute possible peut m’atteindre.

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La blague est cependant allée assez loin et quand j’ai vu un blog parodique (un morceau de poésie tout à fait charmant) du mien publier ma photo sur une pierre tombale, ça a fini au commissariat.

Je reste très circonspecte sur ce phénomène de hating. Je ne parle pas que de mon cas (même si à mon niveau, c’est encore plus incompréhensible vu que je ne représente rien, je ne gagne aucun argent avec mon blog donc je ne peux susciter aucun sentiment de jalousie, il me semble), il semble de bon aloi de se réunir en troupeau de hyènes pour vomir sur les autres, ceux qu’on a choisi pour cible. Du genre les blogueuses mode ou les hipsters, les vegans et autres… J’avoue que sur ce point, j’ai même été cruellement déçue de voir que certaines personnes que j’estimais ne pouvaient s’empêcher de mordre les chevilles de leurs victimes dès qu’elles passent à portée. Mais payez vous une vie, putain !

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Pas le livre

Ca, c’est le gros raté de ce blog, je dois l’avouer. En 2006, j’avais été contactée par deux éditeurs pour écrire un livre tiré de mon blog, je n’ai pas écrit une seule ligne de cette adaptation. A ma (très légère) décharge, ces propositions sont tombées à un moment de ma vie où j’allais très mal, j’étais engluée dans une vie faite d’inactivité totale (coucou le chômage), de coeur brisé et de beaucoup trop d’alcool. Aujourd’hui encore, quand je repense à ce moment de ma vie, je me sens mal à l’aise. Mais j’ai loupé le coche et franchement, c’est bien fait pour ma gueule. J’ai longtemps attendu qu’on vienne me chercher, je n’ai jamais bien travaillé mon sujet et toutes les portes que ce blog auraient pu m’ouvrir, je les ai refermées.

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Mais rien n’est inéluctable alors peut-être que… Non, pas maintenant, cet article est bien trop lu, je vous parlerai de ma vision du blog lundi, promis.

En tout cas merci à vous, les fidèles et les occasionnels. Vous m’avez apporté bien des choses, plus que ce que j’aurais cru quand j’ai commencé cette aventure il y a 10 ans.

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Mets ta carrière entre parenthèse, tu es mère

Il y a quelques temps, j’etais conviée à une rencontre blogueur organisé par le PRISME, syndicat des agences d’intérim nous présentant une étude sur les femmes et l’intérim. Ohoh, sujet intéressant car une fois de plus, j’ai bien senti que la carrière féminine était encore trop souvent parasitée par la maternité.

2001, université Toulouse le Mirail, cours de sociologie des femmes. Nous abordons le cas du travail partiel, formule magique permettant de conjuguer vie familiale et vie professionnelle… Et un formidable boulet au pied ! Car qui dit temps partiel dit moindre implication dans la boite dit pas de promotion. Soit, c’est un choix de vie. Sauf qu’en Europe, le temps partiel concerne essentiellement les femmes car qui doit mettre sa carrière entre parenthèse car elle a enfanté ? La femme.

Et on retrouve la même dans l’interim. Pourquoi les femmes choisissent l’intérim ? Pour reprendre une carrière mise entre parenthèse après quelques années consacrées à l’éducation des enfants, notamment. Toujours les femmes. Alors certaines font ce choix sciemment, je ne dis pas, mais c’est insensé qu’aujourd’hui dans un couple, ce sera souvent la femme qui s’arrêtera de travailler. Pourquoi ? J’ai réfléchi à quelques points :

– le salaire. Hé bé oui, si l’un doit s’arrêter de travailler (ou du moins ralentir) pour s’occuper de l’enfant, on choisira celui qui gagne le moins d’argent. Or force est de constater que le salaire féminin reste éternellement en deça de celui des hommes. Mais oui mais tu comprends, elles prennent des congés maternité, ce sont pas des employées fiables, pfff !

– les ambitions personnelles. Une femme enceinte, ça veut dire congé maternité. Si je prends le cas de ma soeur : elle part en octobre en congé mat et reviendra en mars par le jeu magique de tous les congés à prendre sinon tu les perds. En même temps, c’est pas elle qui a fait la convention collective… Donc 5 mois d’absence, quasi une demi année ! Qu’est-ce tu veux un avancement avec ça ? Peu importe que la femme concernée soit motivée, qu’elle ait bossé d’arrache pied durant les 7 autres mois. Une absence de 5 mois, c’est irrattrapable. Pendant ce temps, un de mes collègues s’est pété le genou et a été absent 4 mois et personne ne s’est posé la question de son implication…

– l’implication, justement. Une femme qui est mère va forcément lever le pied pour s’occuper du moutard, partir à 18h parce qu’il faut aller chercher l’enfant à la crèche et sera donc une salariée moins présente, moins fiable.

Sauf que je ne vois là que cercle vicieux. On part du principe qu’une femme étant mère s’occupera forcément plus de son enfant donc moins de son travail, ce qui la ralentira dans sa progression alors que son mari continuera son petit bonhomme de chemin, cumulant les augmentations et rentrant tart, retrouvant un doux foyer où sa chère compagne aura nourri et baigné les enfants et préparé le repas.

Autant, je veux bien croire que ce schéma était furieusement tendance dans les années 70, autant je ne vois pas qui devrait décider à la place de chaque femme quel sera son niveau d’implication professionnelle à partir du moment où elle aura donné la vie. Les femmes ne sont pas universelles (révélation) et on ne peut pas déduire de notre double chromosome X une irrésistible envie de privilégier notre foyer à notre carrière. Et c’est la même pour les hommes au passage, leur chromosome Y ne signifie pas forcément qu’ils ne s’épanouissent qu’au bureau et pas à la maison. Est-on encore obligées d’être victime de notre genre ? Va-t-on commencer à me regarder bizarrement au boulot car j’entre dans la zone critique des femmes susceptibles de se reproduire incessamment sous peu ? Quoi que si je me réfère à la façon dont ils ne ménagent pas ma sœur, j’ai pas la sensation que son statut de future maman change grand chose. Mais bon, est-ce qu’aux yeux de la sphère travail, je vais n’être désormais qu’une potentielle future mère, celle qui se barrera en congé patho à la première occasion ? Celle qui ne pourra plus avoir qu’une carrière à la lente progression car en TNT que femme, je ne pourrai plus que devenir mère donc avoir plusieurs mois d’absence, le temps de pondre mon petit ? Pourtant, un enfant se fait à 2, pourquoi c’est forcément à la femme de rester à la maison s’occuper du petit ?

J’ai beau lire la loi, ce n’est inscrit nulle part…

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Ah oui, c’est Noël…

Ambiance étrange. Noël est dans moins d’une semaine maintenant et je ne percute pas 30 secondes. Est-ce dû à mon âge, au climat ambiant qui tient plus d’une fin d’octobre que d’un mois de décembre, le fait que c’est la crise et que tout le monde déprime, le fait que ma grand-mère ne verra sans doute pas 2012 ? Sans doute un peu de tout. C’est clair, cette année, Noël, j’y suis pas.

J’espère secrètement que ce n’est pas une question d’âge, j’ai envie d’être à nouveau touchée par la magie de Noël sans nécessairement me reproduire. Noel, c’est la famille, le triturage de neurones pour trouver le(s) cadeau(x) qui fera plaisir. Je sais que ça peut paraitre bizarre mais les cadeaux sont importants pour moi, ils prouvent que tu connais une personne… C’est pour ça que je déteste faire des listes. Je me souviens, une année, j’avais été un peu déçue quand j’avais ouvert les cadeaux que m’offraient Guillaume 1er car il s’était contenté d’appeler ma mère pour savoir ce que je lui avais commandé vu que je ne lui avais rien dit à lui. Les plus beaux cadeaux sont ceux auxquels tu ne t’attends pas, ceux qui te montrent que la personne a acheté ce cadeau pour toi. Comme l’Ex qui m’a offert deux anthologies de nouvelles russes l’an dernier, j’etais super touchée. Ou les tableaux faits par ma maman, je sais que j’en aurai un cette année aussi, une aquarelle de Venise qu’elle a faite et que je trouve chouette. Et qui me donne envie de me mettre à l’aquarelle. J’en suis plus à une envie d’activité près.

Mais cette année, je sais pas, le coeur n’y est pas. Je me suis appliquée à trouver des cadeaux qui feront plaisir à tous mais je n’y pense pas vraiment. Pour mes parente, un beau voyage (enfin, un week-end prolongé à Londres), des cadeaux Amazon pour ma soeur et son mari. J’aurais aimé offrir du fait main mais la seule qui aura un cadeau made by moi, ce sera mini Emma parce que lui tricoter chaussons, paletot et bonnet, c’est facile, c’est un bébé… L’an prochain, j’essaierai. L’an prochain, peut-être que je serai dans le mood, que j’aurai envie de décorer un peu mon chez moi. Là, comme je suis pas dans le trip, toute la niaiserie christmatique m’épuise, jez trouve ridicule que toutes les marques essaient de communiquer dessus, y compris celles qui n’ont rien à voir (non mais est-ce quelqu’un offre du Coca à Noël ?) . Je suis à côté, je ne crois pas en la magie de Noël cette année. Parce que je suis même pas sûre que le 25, on sera pas en pleine veillée funéraire. Comment voulez-vous que je pense sérieusement aux cadeaux et à la fête ?

2011, une année de merde jusqu’au bout.

PS : Cet article n’a pas pour but de récolter de gentils commentaires où les gens sont désolés pour moi rapport à ma grand-mère. Ca fait un mois que je me prépare au pire et vu qu’il n’arrive pas, ça devient un peu irréel en fait… Et j’en viens même à croire qu’elle sera encore là après les fêtes même si dans les faits, elle est déjà pas mal partie.

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Ah non, j’ai perdu mon horloge biologique

(et mon badge pour la cantine aussi mais ce dernier, j’aimerais vraiment le retrouver)

Ces derniers temps, ma vie tourne autour des grossesses et naissances de gens plus ou moins proches de toi. C’est pas compliqué, entre novembre et mai 2012, 9 enfants ont ou vont débarquer dans mon entourage proche. 9 ! 3 sont déjà nés dont le même jour. C’est à dire que dimanche 13, 100% de mes cousines ont accouché (j’en ai que 2, le 3e enfant est celui de Ioulia). Et sur mon Facebook fleurissent les photos de nourrissons fraîchement démoulés, de “bienvenu dans la vie petit(e)”. Bref, le taux de natalité autour de moi fait des bonds. Effet crise ou pas, j’en sais rien mais du coup, ça me renvoie à ma propre fertilité.


J’ai 31 ans et, oui, j’ai un désir d’enfant. Mais un désir d’enfant dans mon entourage, pas un à moi. Hé non, 31 ans et pas envie d’être maman, c’est comme ça et je peux très bien l’expliquer. D’ailleurs, je le fais.
– Dans ma tête, j’ai toujours 25 ans.


– Comme je dis souvent (enfin, j’ai mis cette phrase au point y a 3 semaines mais je la ressors tous les jours) “c’est pas que je veux pas devenir mère, c’est qu’aucun enfant ne voudrait de moi comme mère”. Ben oui, je pense qu’à l’heure actuelle, je serais une mère calamiteuse, du moins loin de ce que j’ai envie d’être comme maman. De un, je ne suis pas disponible en terme de temps (et un enfant, ça en prend un peu quand même). De 2, j’ai plein de choses à faire avant de me reproduire et si je les fais pas, je serai frustrée, je ferai malgré moi subir le poids de cette frustration à mon enfant et nous finirons tous deux en analyse.


– J’ai pas de mec. Et un stérilet. Alors oui, le premier n’est pas nécessaire, un géniteur suffit si je ne voulais n’avoir qu’un enfant et pas une famille. Mais bon, si tu veux, j’ai un peu envie de savoir avec qui je fais un gosse et le temps que je le séduise, que je l’amadoue, que je le VIH-teste… Ben voilà, si demain je veux un gosse, ça n’arrivera pas de suite. Et je te parle même pas du fait qu’il faille rarement tirer un seul coup pour que ça arrive (ça ne marche que quand t’as pas envie d’un gosse en général). Bref, rien que de l’écrire, ça me fatigue. Et oui, pour le stérilet, ça, ça s’enlève facilement.


– Un enfant, c’est un investissement. Tu vois, j’ai eu le choix : faire un enfant ou partir en Thaïlande. Bon ben je décolle le 23 février (hiiiiiiiii !). Et je dis ça mais un enfant, surtout le premier, ça coûte bien plus cher qu’un séjour en Thaïlande. Rien qu’entre le berceau, la poussette, la poche kangourou, le parc, le babycook, les jouets, les fringues… En plus, je me connais, je suis une foutue acheteuse compulsive donc lâche-moi dans un magasin de fringues pour bébés et tu vas voir le massacre. De 1, je vais pousser des cris suraigus à la limite des ultrasons devant des tenues “krokro mignonnes hiiiiiiiii” et je vais tout acheter. Déjà, là, je dois aller jouer un peu avec le feu et aller acheter un petit truc pour ma nouvelle petite cousine, je te dis pas… Je suis folle.


– Je suis en fait très loin de l’image d’une mère correcte à mes yeux. Je reviens au deuxième point, oui, cette argumentation part à vau-l-eau mais on s’en fout, c’est pas une dissertation non plus. Bref, je disais, je suis pas une bonne mère potentielle à mes yeux. C’est à dire que moi, comme je l’ai déjà dit, j’ai eu une enfance très heureuse avec des parents à qui je n’ai pas grand chose à reprocher in fine. Mon principal problème dans la vie, c’est que ma famille est trop parfaite, hé oui. Du coup, j’estime que ma future progéniture doit avoir la chance de bénéficier d’un environnement aussi douillet et heureux que fut le mien. Enfin, je suis pas responsable des aléas de la vie, ok, il se peut que le papa et moi ne restions pas ensemble pour toujours sans que ça soit un drame mais j’ai envie qu’au départ, les conditions soient favorables à l’épanouissement d’un enfant. Oui, j’ose le dire, pour moi, faut deux parents pour élever bien un enfant essentiellement car il me faut quelqu’un pour canaliser mes angoisses et mon gêne « potentielle mère étouffante ». C’est à dire que seule, mon enfant n’aura même pas le droit de se mettre debout, il pourrait tomber et se faire mal, quoi ! Et là, j’y suis juste pas du tout. Je le vis très bien au demeurant, l’image de la maman que j’ai ne coïncide juste pas avec ce que je suis aujourd’hui, ce sera une moi de dans quelques années ou une moi qui n’existera jamais, peu importe.

– je suis curieuse, oui, j’ai parfois la curiosité de connaître les joies de la grossesse (beaucoup moins celles de l’enfantement) pour savoir ce que ça fait. Mais ma curiosité est de courte durée en général, elle ne durera jamais neuf mois. Et puis expérimenter la grossesse, je veux bien mais on se retrouve quand même avec un bébé ensuite et faut le gérer. Et même si je suis curieuse de certains trucs de la maternité, j’en prends à minima pour 20 ans (oui, je suis très optimiste) et euh… Ben non, merci.

Alors continuez à faire des enfants, je serai ravie de jouer avec et pouponner un peu. Mais ça me suffira, merci.

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Ma mère, ma fertilité et moi

Ca pourrait être le titre d’un mauvais film sur une trentenaire genre célibataire extravertie et liberée (genre moi), harcelée par sa mère qui désire plus que tout un petit fils ou petite fille (genre pas du tout ma mère). Un sujet carrément inédit, en somme. Mais non, ma mère a fortement milité pour que je reprenne la pilule quand elle a décrété qu’Amant
chouchou était mon only one et que je devais protéger mes ovules de ses petits spermatos (mais je suis sûre qu’ils sont supers tes spermartos, chéri, le prend pas pour toi). Mais n’étant pas une poule, je ne voulais plus être gavée d’hormones donc j’ai pris l’option stérilet avec les péripéties que l’on connaît. Pour vous rassurer, maintenant, je ne souffre plus du tout. J’ai juste toujours mes règles de 10 jours (en fait, c’est un mélange de spotting et de règles mais vous n’êtes ni mon mec (sauf toi), ni ma culotte donc vous vous en foutez un peu). On progresse !


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Donc ma mère a milité pour que je devienne artificiellement stérile, combat peu acharné vu que c’est pas trop dans mon plan de vie actuel de me reproduire. Là, je suis plus en mode connasse égoïste de 30 ans qui veut voir le monde et cramer sa tune et qui est trop immature pour gérer un autre être vivant qu’un chat et un pimentier. Donc voilà, depuis fin juin, j’ai un Gudrun dans le ventre et tout va plutôt bien.

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Pour mon nouveau boulot, qui n’est plus très nouveau au passage, j’ai dû assister à deux événements. Deux évenements avec des enfants. Tadam ! De là à en conclure que j’ai dû abandonner des enfants dans un glacier dans une vie antérieure, il n’y a qu’un pas… Or je ne m’en sors pas si mal même si j’ai un défaut énorme : je parle aux enfants comme à es
débiles. Par exemple, il y a 15 jours, super événement avec plein d’enfants hyper excités dans un environnement bruyant. Genre j’ai limite pleuré dans le métro en y allant. A un moment, je me retrouve à jouer avec une petiote de 1 an trop choupinette qui m’a de suite adoptée. Les enfants, c’est un peu comme les chiens, plus t’en as peur, plus ils t’adorent. Quoi que j’avais pas peur du caniche des parents de Guillaume 1er mais qu’est-ce qu’il me collait ce chien (j’aime pas les caniches). Bref. A un moment, la petite pique une voiture à un plus grand et la colle à son 
oreille « a-o ? A-o ? ». Attention, Nina l’amie des enfants et grande pédagogue devant l’éternel va entrer en scène. La petite me tend la voiture que je saisis et je lui fais : « Non, pas allo mais vroum vroum ! » en faisant rouler ladite voiture sur mon bras. Pendant un quart de seconde, je lis toute l’incompréhension du monde dans le regard de la gamine qui me reprend la voiture et refait « a-o ? ». Ok, je suis nulle… Mais je soupçonne ses parents de prendre le métro, ça ne m’a pas aidée dans ma grande mission éducative.

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Le lundi, je raconte ça à ma mère et là, réaction totalement improbable : « Hihi, ça va finir par t’inspirer tout ça, tu pourrais bientôt nous en faire un ?

– Heu, maman, tu te foutrais pas un peu de moi ? Rappelle-moi qui a insisté pour que je me mette un stérilet ?

– Ahahah ! »

Oui, quand on connaît la mère, on connaît beaucoup mieux la fille. Et encore, je vais vous épargner l’histoire où elle compare les plumes marrons collées sur son paquet cadeau à des poils de foufounette (m’en fous, c’était pas mon paquet cadeau). 

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Du coup, là, j’hésite à évoquer le prénom d’Amant chouchou dans mes conversations, j’ai peur qu’elle finisse par insister pour que je me reproduise là, maintenant, de suite. Oh, y a pas à dire, on s’entraîne dur, hein, on pourrait devenir des champions olympiques de la discipline mais… comment dire… j’en ai pas chié tant de temps avec Gudrun pour ne pas en
profiter pendant de longs, longs, loooooooongs mois ! 

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En fait, je crois que ma mère est sadique…

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I wish you plein de cadeaux, de délices et d’amour

Allez un peu de guimauve ne fait pas de mal !

Bien aujourd’hui, c’est Noël et il y a fort à parier que peu d’entre vous sont là. A l’heure où vous lisez cet article, il est d’ailleurs probable que sois en train d’ouvrir mes cadeaux, de me remplir une nouvelle fois la panse (j’en peux plus de manger), d’aider ma maman à débarrasser car je suis une gentille fille ou bien d’écraser ma bulle pour ma sieste digestive post Noël. Bref, en résumé, il y a de fortes chances que vous lisiez cet article à une autre date que celle programmée.


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Bon, que dire sur Noël qui n’a déjà été dit depuis ces 5 ans que je vous souhaite un joyeux Noël… Ah, commençons par les news du jour : ma sœur est bien rentrée au pays et ma mère a dû passer un scanner hier matin mais elle n’a rien. Donc à priori, rien ne nous empêchera de passer un bon noël. Bien qu’à l’heure où j’écris ces lignes, le vent se met soudain à souffler, brrrr. Donc A PRIORI (je le dis bien en majuscule pour pas me porter la poisse), tout devrait bien se passer.

doigts croises

A propos de vent, j’ai une anecdote marrante. C’est pas une histoire de Noël mais on s’en fout. Il y a moins d’une demi heure, j’étais posée devant le pc familial, en train d’écrire un mail de 4 km de long à E. à qui je l’avais promis depuis des lustres. Soudain, j’entends un bruit étrange, comme quelque chose qui tape la fenêtre (je suis au premier étage). Sur le coup, je pense à un coup de vent. Alors que je reprends mon clavier « ping ! ». Aaaaaaaaaaah ! Je regarde autour de moi, ne comprenant pas. Est-ce le bureau tout neuf en verre qui est en train d’imploser ? Ping ! Oh putain ! Pile le jour où j’écris que les fantômes n’existent pas, j’ai un doute, là… Et si un facétieux fantôme avait décidé de me prouver le contraire ? Ping !


fantome-ou-simple-reflet

Avant de mourir d’une crise cardiaque, je me lève et regarde au dehors. Y a un truc bizarre en bas, une lumière qui s’agite. Un fantôme ? Non, on dirait plutôt un téléphone portable. C’est ma mère ? Qu’est-ce qu’elle fout dehors ? J’ouvre la fenêtre et en fait, c’est ma sœur et Anthony qui ont décidé de rentrer à la maison après le réveillon chez Anthony, vu qu’ils ont fini tôt. Moralité : on dirait que si les fantômes existent, ils n’ont pas envie de me le démontrer.

Voilà, sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël, un article qui ne vaut pas tripette, je sais mais que dire à part « Noël, moi, j’aime, j’emmerde les grincheux ? » que j’ai déjà écrit, vous raconter mes Noëls, c’est déjà fait. Vous expliquer si je parlerai du Père Noël à mes gosses ou pas ? Non mais ça intéresse sérieusement quelqu’un ? Je suis pas vraiment en bonne voie de me reproduire pour le moment donc déjà, faudrait un père (je l’élèverai pas seule, c’est impossible ou va falloir que je fasse des stages de déculpabilisation), un appart plus grand, une envie de se reproduire, lancer la machine… Alors déjà, on est pas prêt de le voir naître alors lui parler ou pas du Père Noël, hein…


Sexysanta


Bon, allez, au lit, j’ai des cadeaux à déballer demain, un repas à ingurgiter et une sieste à faire.

Joyeux Noël, youpi, tout ça !

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Il y a des jours où je me fais peur

(Pas de chômagie cette semaine, pas enviiiiiiiiiiiie)

Il y a des jours où je me fais peur en ce moment. Hier soir, par exemple, cas typique. J’étais en train de regarder mon Facebook, voir ce qu’il se passait de beau chez mes amis (ouais, en fait, j’adore espionner) quand je vois qu’un couple d’amis de la fac a posté de nouvelles photos de leur bébé. Forcément, je regarde. Ooooooooooooooh, qu’il est mignon ! Oh mon Dieu… Je regarde sciemment des photos de bébés !


Et ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Déjà, quand j’étais chez TGGP, avec Ioulia, on s’extasiait sur les photos de gosses trop mignons (et on se moquait aussi de ceux qui l’étaient beaucoup moins, il y a des bébés qui font même peur tellement ils ont l’air méchants). Et ce n’est pas tout. Samedi avec Vicky, on est passées par le rayon enfant du Monoprix (officiellement pour aller au rayon bouffe, c’est le chemin) et j’ai poussé plein de cris suraigus devant les mini chaussons, les petits grenouillères, ça donnait à peu près des « hiiiii, c’est trop meugnon, regaaaaaaaaaarde ! Et çaaaaaaaaaaa ! ». Bon, vous allez me dire, ça fait craquer tout le monde ce genre de toutes petites choses mais quand même, je suis censée être cynique et bébophobique. Que m’arrive-t-il ?

Pourtant, je me sens toujours aussi peu motivée à l’idée de me reproduire. Je ne parle même pas de l’acte de grossesse mais vraiment d’être responsable d’un être humain. Le chat, j’arrive à gérer à peu près même si je suis rapidement dans la culpabilisation du genre « Oh mon Dieu, je lui ai pas donné de croquettes ce matin » (sachant qu’elle en mange environ 10 par jour et que quand je pars 3 jours en congés en la laissant seule, elle ne finit par sa gamelle. Donc celle-ci est toujours au pire à moitié pleine mais ce ne sont pas des croquettes versées le jour même), « ohlala, je lui ai pas fait de gros câlin, aujourd’hui, je suis méchante, elle va me détester… ». Donc déjà, quand j’aurai réglé mon petit souci de culpabilisation à outrance, on envisagera peut-être de passer au niveau supérieur, l’être humain, mais là, non, j’ai pas envie et je ne suis pas prête. Et je ne parle même pas du fait que je n’ai pas de père sous la main. De géniteur, oui, c’est jamais bien compliqué à trouver mais un père, un vrai, un qui serait raaaaaaaavi de partager ses gênes avec les miens et surtout de rester après l’accouchement pour élever notre amas de gênes, là.

Mais si ma propre maternité ne me titille toujours pas, celle des autres oui. En clair : je veux un bébé dans mon entourage proche, un sur qui je pourrai m’entraîner un peu, me familiariser avec, jouer un petit peu, le prendre sur mes genoux, tout ça… Je devrais y arriver, non ? Et de préférence pas dans ma famille parce que dès qu’on approche un bébé de moi, ma mère s’esclaffe : « non mais Nina, c’est pas son truc les bébés ! ». Ca ne m’aide pas ! En attendant, je me demande si ça le fait d’acheter la grenouillère rose avec un cœur en strass dessus de chez Monoprix en attendant qu’une petite fille veuille bien naître dans mon entourage ou si je suis pas un peu au bord du pétage de plomb en bonne et due forme. Je sais pas…

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Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

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J’ai un chat

Suite de mon one woman show fictif, je m’amuse.

En tant que femme indépendante des années 2000, j’ai un chat. D’ailleurs, c’est une chatte. Bon alors, je préviens les 3 du fonds qui rigolent dès qu’on prononce le mot chatte que dès que j’utiliserai ce mot dans le sketch qui suit, je parle bien de mon chat, pas de mon minou… Enfin, je veux dire, de mon sexe. D’ailleurs, les femmes sont tellement associées au chat que même leur sexe porte des noms de félin, c’est fou ça. Pourtant, à ma connaissance, aucune vulve n’a jamais griffé personne… Ou alors, le pauvre mec n’a vraiment pas eu de bol.
« Aaaaaaaaaaaaaah [cri de douleur], chérie, je viens de retrouver le faux ongle que tu avais perdu ! ». Quelle idée ! 

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Souvent, la femme célibataire a un chat. Ou une chatte. Et là, je vous pose la question : pourquoi ? Personne ne sait ? Non mais moi non plus, si je vous pose la question, c’est que je veux une réponse ! Bon, si personne ne sait, je vais vous proposer mon interprétation toute personnelle. Accrochez vous, ça va faire mal ! Une femme grandit dans l’idée qu’elle sera mère donc devra s’occuper d’un petit être sans défense incapable de faire quoi que ce soit tout seul. Sauf que la femme indépendante des années 2000 n’a pas le temps de se reproduire, fonder une famille, tout ça. Déjà, trouver un mec qui veut bien s’installer avec nous, c’est une course d’endurance alors si vous lui parlez bébé, c’est sûr qu’il va nous piquer un sprint pour sortir direct de notre vie. De toute façon, la femme indépendante des années 2000 a bien compris qu’il fallait être égoïste, individualiste, nombriliste, égocentrique, consumériste et tout ça. Alors je vois pas trop comment je pourrais caser un bébé dans le tableau. Le chat est une bonne alternative. Ou la chatte, toujours.

Un chat, déjà, on le récupère, il est déjà né, il n’a pas squatté notre utérus pendant 9 mois et c’est quand même un bon argument ça. Non parce que la grossesse, ça prend du temps alors que là, paf, le chat est déjà né ! Ensuite, le chat faut le nourrir mais un peu de croquettes dans sa gamelle et il se démerde tout seul. Un petit pipi ? Vous lui faites une jolie litière et il va au popo quand il a envie. Et en plus, un chat, ça fait des câlins, on peut lui parler comme à un bébé, il vous prendra pas pour une débile… Enfin, si, des fois, la mienne, elle me regarde d’un air atterré mais je feins de ne pas le remarquer. Et l’avantage du chien, c’est qu’un chat fait sa vie tout seul dans son coin et vous pouvez découcher pour passer une nuit torrrrrrrrrrrrrride avec Pietro, le chat s’en fout, du moment que la gamelle est pleine, la litière propre et qu’il aura son rab de câlins le lendemain. S’il le réclame sinon un chat ne veut pas de câlins.

Mais l’erreur est de croire que le chat est juste une peluche dotée d’un estomac. Et d’un système digestif mais ça, on n’en parle pas, c’est saaaaaaaaale ! Parce qu’un
chat, ça a son caractère. Une chatte encore plus. Un chat ne supporte pas que vous fassiez autre chose que d’admirer sa superbe, sa façon délicate de se toiletter et de se lécher partout. Et quand je dis partout… Par exemple, ayez l’audace de trafiquer sur votre ordinateur pendant que ce petit être délicat est en action, vous pouvez être sûr qu’il piétine votre clavier 2 minutes après. Même aux toilettes, on n’a pas la paix. Exemple : après une dure journée de labeur, j’aime trôner quelques instants pour évacuer tous les cafés absorbés au bureau. Je rentre dans l’appart, gratouille au chat qui me raconte avec enthousiasme sa journée « miaou miaou miaouuuuuuu ! ». Moi aussi ma louloute. Je jette manteau et sac, déboutonne le pantalon et ô délivrance, me voici sur le trône. Sauf que le chat n’est pas d’accord. Elle ne m’a pas raconté toute sa journée. Donc elle arrive et tente une incruste sur mes cuisses en ronronnant et
me regardant avec ses yeux humides et plein d’amour pour pas que je lui refuse l’accès à mes cuisses. Mais il y a des moments pour faire des câlins, minette et là, je te jure, c’est pas le moment. Mais rien à faire, je la pose par terre, elle revient aussi sec à l’attaque. Et je vous jure que tous les chats font ça ! Et quand vous ramenez un mec ? Là, c’est pire ! Tableau : Pietro et vous sur le canapé, yeux dans les yeux, main dans la main mais pas encore sexe dans le sexe, on discute, là. Donc vous êtes dans votre bulle d’amour et d’hormones avec Pietro quand votre félin, agacé d’être ainsi ignoré, attaque. Hop, le voici qui bondit sur le canapé, se love sur ses genoux ou entre vous deux. Et quand le rapprochement se fait torride (voire franchement porno), le chat ne se privera pas pour intervenir. Hé oui, c’est comme ça.

En fait, à partir du moment où vous avez un chat, c’est simple : vous ne vivez plus seule chez vous avec un chat, c’est le chat qui vit seul avec vous. Vous êtes chez lui et respectez son espace, ses horaires, son câlin, ses croquettes. Sinon, il n’hésitera pas à vous sauter violemment dessus à 7h30 le dimanche matin. Quoi que quel que soit le contexte, il n’hésitera pas à vous sauter dessus tôt le matin, quel que soit le jour de la semaine !

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Draguer, c’est male !

Par Lucas

Pourquoi nous les maaâales sommes nous toujours les séducteurs ? Pourquoi ces demoiselles ne se lancent-elles pas ?

En voilà une question qu’elle est bonne.

Faut-il en déduire que la concupiscence (appétit prononcé pour les plaisirs sensuels) est une réalité purement masculine ?? Faut-il faire un parallèle facile et déduire que les nanas qui osent draguer ne sont que des nymphomanes en force ? J’ai fait ce constat il y a une dizaine d’années quand j’ai noté que certaines boites faisaient payer l’entrée aux mecs et pas aux nanas pour les attirer là.

J’ai refait ce constat vendredi soir en allant fêter les 30 ans d’un ami.
J’y ai rencontré une avocate très jolie, très futée, très charmante, trépidante.
Au bout de 5 minutes, j’étouffais dans la salle du bas du Requin Chagrin et nous allâmes (oui nous allâmes, parce qu’un passé simple ça donne un p’tit coté élégant et suranné) nous allâmes donc nous poser sur la terrasse, avec  vue sur la place de la Contrescarpe et ses 12 touristes au m².

Là nous commençâmes à discuter et à échanger. En deux minutes je savais qu’elle avait un copain, qu’elle était heureuse et que je préfère qu’on reste ami.  Oui la dernière partie de la phrase n’a pas été dite mais bon, c’était sous entendu. Volontairement ou non ? Seuls les gens super délicats et super sensibles pourraient se prononcer.  A dire le vrai je ne sais pas si elle a eu la démarche volontaire de me prévenir, si c’était inconscient ou si elle a dit ça comme elle aurait pu dire « L’article 9 du Code Civil, il tue des ours polaires. » Peu
importe d’ailleurs.

Et Lucas de maintenir son sourire de façade car après tout la demoiselle est gentille, intéressante, de bonne compagnie et souriante (ceux qui prennent le métro le matin savent que ce sont des qualités inestimables) Dans ma petite vie, je n’ai vu que 3 fois une nana faire du rentre dedans à un mec. Face à ce constat, que faut-il en déduire ?

Les femmes sont-elles plus subtiles que les hommes ?
Sont-elles plus prudentes ?
Y-a t-il deux logiques différentes qu’on soit un mec ou une nana ?
Pour les mecs, c’est « d’abord on passe la nuit ensemble et après on voit si on peut se supporter »
Pour les nanas, c’est « d’abord on voit si on a un terrain d’entente, après on passe la nuit ensemble »

Le fait que le terme nymphomane n’ait pas d’équivalent au masculin sous entend-il que les hommes sont naturellement des gros crades qui ne pensent qu’à ça  et que, dire d’un mec qu’il est « nymphomane », c’est redondant ??
Faut-il rechercher un gene animal dans l’être humain qui incite le male à vouloir se reproduire ? Ce serait vraiment ravaler l’être humain au rang bestial mais est-ce vraiment stupide ?

Il est  manifeste que ces demoiselles recherchent une sérénité, une connivence, une complicité, une compréhension. De la douceur empreinte d’intelligence et de sensibilité. Histoire qu’elles n’aient pas besoin de chuchoter  » je vais mal » pour qu’on cherche à les réconforter. Les femmes cherchent en fait à voir si elles peuvent développer leur langage de l’amour avec le damoiseau et si ce jeune homme va comprendre ce langage sans qu’elles n’aient besoin de traduire ça en « j’veux un calin » ou « tu comprends là je veux être seule » ou « me fais pas chier, chuis vener » voire » toi vraiment, t’es mon amour » (mais là il faut savoir traduire le langage des yeux et c’est encore une autre langue).

Je ne serai pas plus long sur le sujet mais je serais ravi d’avoir vos pensées en commentaires !

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