Quand la fin approche

Je le sais, elle est là, je la vois arriver. Chaque moment prévu, chaque scène imaginée est née sur papier, certaines attendant encore d’être retapées. Alors qu’au dehors défilent la Grèce puis la Croatie et les Alpes (écrire dans un avion a un côté très magique), je mets les mots sur cette scène là, celle que je n’avais pas réussi à caler juste là et après… Une dernière scène forte, quelques discussions et ce sera la fin. Et je commence à galérer.

Quand la fin approche

Je me penchais l’autre jour sur le pourquoi de l’écriture, le fait que ce que je kiffe, c’est le processus plus que le succès final et il m’arrive aujourd’hui ce qui m’arrive souvent quand j’approche de la fin d’un projet chronophage : je me disperse. Concrètement, pour l’écriture, ça donne que j’ai de plus en plus de mal à terminer mon roman de Maja et je suis en train de voir lequel attaquer ensuite (nous avons pas mal de challengers et puis, je suis résolue à réécrire Technopolis pour en faire une oeuvre plus mature, plus “j’ai 17 ans de plus que la gamine qui a pondu ça, je vais un peu lui apprendre la vie”), commencer à plus réfléchir au début de ma prochaine aventure d’écriture qu’à la fin de celle-ci.

Tableau de répartition des tâches

C’est un peu quand on arrive à la fin d’un séjour chouette, qu’on sait qu’on va bientôt reprendre l’avion ou le train et que pour se consoler, on envisage déjà le prochain voyage, histoire d’avoir une perspective. C’est tout à fait ça, moi, je crois que je ne supporte pas de ne pas avoir de verbes à conjuguer au futur, je ne suis pas trop capable de prendre des vacances de projet, en quelques sortes.

Projets professionnels

Sauf qu’à me projeter, j’oublie que j’ai pas fini mon roman de Maja. J’ai toujours eu ce travers là. Je me souviens, quand j’étais jeune et que j’écrivais tout le temps, je commençais toujours un roman avant d’avoir fini celui d’avant, c’était plus fort que moi. A noter d’ailleurs que ce roman commencé avant la fin de l’autre finissait toujours à la poubelle mais j’ai un espèce d’enthousiasme d’écriture qui fait que quand j’ai une idée, je dois l’écrire maintenant. Et comme le roman de Maja n’occupe plus tellement mes pensées, je pense forcément aux autres histoires et…

groupe qui s'ébat dans l'eau

Et j’ai récidivé, j’ai commencé à réécrire Ofelia même si je sens déjà mon envie de celui-là faiblir. Ceci étant, j’ai commencé à écrire un nouveau roman mais en vérité, je vous le dis… A l’heure où vous lisez cet article, j’ai déjà écrit le mot fin sur le roman de Maja (du moins dans sa version manuscrite). Quelques pages à retaper encore et ce sera la fin pour de vrai… Ca mérite un article à part !

 

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Et si je me mettais en couple ?

En 8 ans de blog (!!), j’en eus connu des hommes. J’ai dû en évoquer une dizaine ou une quinzaine ici, j’en ai croisé pas mal plus. Séduire un homme, je gère. Là où je suis archi nulle, c’est pour les choisir. Et là, je vous le dis officiellement : j’ai envie d’être en couple.

Couple In Love

Depuis quelques temps, j’ai mis la pédale douce sur mes activités post job : punie de piscine, j’ai décidé d’arrêter la chorale suite à des histoires sans intérêt (non mais la vie associative, au secours…). Donc mon emploi du temps s’allège et je pourrais avoir le temps d’avoir un mec… Même si je compte me rendre dans une nouvelle salle de sport juste à côté de chez moi et je me prends la tête sur mes activités de l’an prochain (continuer ou non la plongée et j’ai très envie de faire des percussions. Si tu as un avis sur ces questions, les comms sont à toi!), j’ai plus de temps.

détente

En fait, être célibataire, ça fait un moment que ça dure et j’ai envie d’une nouvelle aventure. Tenter la vie à deux. Partir en week-end en amoureux, se faire une soirée DVD tranquille. Rien de bien extraordinaire. Sauf que :
– rencontrer un homme célibataire qui me plait , c’est pas évident (surtout la partie célibataire. C’est pas que je sois difficile, c’est que je dois avoir des goûts très communs et j’arrive toujours après la bataille)
– arrêter de craquer sur des mecs à problèmes pensant que j’allais les guérir. Mais bon, la naturopathe m’a dit que moi aussi, j’avais le droit de sortir avec des mecs équilibrés.
Bref, c’est la merde.

Arreter-de-se-prendre-la-tete

Alors en attendant, je m’affûte, je fais plein de sport, je réfléchis à un nouveau look, je vais même à des soirées célibataires des fois que (j’en ai une ce soir, tiens). J’essaie de provoquer le hasard puisqu’il m’a toujours apporté des hommes sur un plateau d’argent. Bref, je ne chouine pas sur mon lit en attendant que ça arrive. Je ne chouine pas du tout d’ailleurs vu que je suis pas en manque, c’est une envie et non un besoin. Parce que j’ai la sensation que j’ai besoin de me poser pour me projeter. Je n’ai pour l’heure aucun projet au delà du mois d’août et je devrais avoir la maturité de voir à un peu plus long terme. Professionnellement parlant, j’ai certes une idée d’où aller mais si j’ai appris quelque chose de mes jeunes années de travail, c’est que c’est pas toujours toi qui pilote la voiture. En attendant, faut que je devienne une bête en anglais. Et en italien. Et que je chope une troisième langue (le russe me tente toujours même si c’est pas forcément le plus utile mais l’espagnol, j’ai peur de trop m’embrouiller avec l’Italien, les langues asiatiques ne me tentent pas. Éventuellement l’hébreu car j’aime bien les sonorités mais apprend-on une langue parce qu’on la trouve jolie à l’oral. Si tu as un avis, les commentaires, tout ça…).

livre-medieval-russe

En fait, je suis un peu fatiguée de courir. Je suis à la Reine de l’instabilité, que ce soit de mon fait ou non, j’ai envie de lâcher mon trône. Professionnellement, j’ai la sensation que je vais pouvoir un peu rester sur ma branche quelques temps, mon poste me permet d’évoluer en son sein. Mais en privé ? J’ai certes mon groupe d’amis qui reste un socle solide, ma famille… Rencontrer des hommes, c’est toujours plaisant, le premier baiser, la première nuit, c’est toujours un peu excitant… Mais arrive un moment où ça blase. Cet été, j’avais redécouvert le plaisir d’une relation simple, l’envie d’être juste ensemble, peu importe où au fond. Même si cette relation était une arnaque en fin de compte, ça faisait du bien. Et j’ai envie de remettre ça.

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Maintenant, ça reste facile à dire…Car si j’ai à ce point collectionné les histoires compliquées, n’était-ce pas précisément parce que j’avais pas tant envie de m’engager que ça ? Suis-je vraiment guérie de ce travers ? Tant de questions qui trouveront leur réponse un jour ou l’autre, sans doute.

dans-le-prochain-episode

En attendant, les percussions, ça vire à l’obsession, vous n’imaginez pas… (oui, la stabilité dans mes loisirs, j’y compte pas, par contre)

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L’échelle des sentiments

Oui, je sais, je parle beaucoup trop d’amour depuis quelques temps mais phase de rémission oblige, ça laisse tout le loisir de réfléchir à l’Amour. Et notamment à la notion d’échelle des sentiments. Même si en fait, ce n’est pas si clair pour moi.

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Dans ma vie, j’ai eu la chance d’aimer plusieurs hommes. Avec un petit ou un grand A, c’est là que je veux en venir. Avec un petit a, le premier niveau, c’est le crush que je décrirais comme une pulsion primaire à base de « haaaan, je le veux ! ». Je suis très forte en la matière, une amie m’a même dit un jour « mais tu tombes amoureuse tout le temps, c’est pas possible! ». Ouais, pas faux… Le FILF de l’open space, la pétillante Jade, le mignon petit brun croisé en soirée, l’uber sexy mec de la plongée venu pour un baptême et jamais plus croisé après… C’est frais, ça permet de rêvasser 5 mn.

 

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Ensuite, il y a ce que j’appelle l’affection. Non seulement mon crush m’attire mais en plus, y a comme un truc, I got a feeling comme diraient les incontournables et pourtant insupportables Black Eyed Peas. Oui, il y a ce petit plus qui fait qu’on apprécie la personne, qu’on a hâte de la revoir, d’être auprès d’elle. On croit la voir partout, on va au Sephora pulvériser son parfum sur un échantillon en papier pour le renifler dès qu’on a envie d’un shoot de rêverie. Ses bras sont la nouvelle place to be et vous envisagez de nombreux moments à deux.

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Ensuite y a le degré je suis amoureuse. L’objet de mon affection me l’a bien rendue et je m’éveille parfois dans ses bras, apaisée et souriante. Je l’ai dans la peau, je pense à lui à peu près tout le temps, il me manque à peine j’ai fermé la porte, je ne pense qu’à le retrouver, mon corps s’enflamme dès que je pense à lui. C’est doux, c’est obsédant, je suis à mort sous l’effet de l’ocytocine, l’hormone de l’amour. Mes yeux brûlent de le voir, ma peau de se frotter contre la sienne, mon sexe… Vous pouvez imaginer aisément. Dès que je pense à lui, je peux presque sentir mes terminaisons nerveuses dessiner ses baisers sur ma peau.

 

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Mais ce n’est pas le stade ultime, le stade suivant, c’est l’amour. Il peut être passionnel ou plus raisonnable par rapport à l’étape précédente, selon l’évolution du couple mais il y a une composante supplémentaire : l’envie de se projeter dans l’avenir avec lui. Globalement, j’ai connu ce sentiment trois fois dans ma vie. C’est peu ou beaucoup, selon à qui je pourrais me comparer mais je trouve les comparaisons dans cette matière très stérile. J’ai cru à trois reprises avoir trouvé le bon, pouvoir lâcher ma carapace et parler du lendemain et surlendemain comme si ça coulait de source. De mon point de vue, j’ai de la chance. Parce que l’avoir vécu trois fois, c’est se rendre compte qu’on peut vivre ça une quatrième fois au moins. Ca me prouve aussi que si je me trompe, je peux recommencer plus tard. J’avoue que l’amour fait peur mais c’est grisant. On se rend compte que c’est une audace, un pari sans doute insensé. Cependant aucun investissement dans quelque domaine que ce soit n’est sûr de toute façon. Il faut oser et la seule chose sur laquelle on peut se baser en matière d’amour, c’est la force de ses sentiments. Peut-être que je vais me planter, oui, seul l’avenir le dira mais en attendant, puisque je l’aime, arrêtons de se demander si ça va durer, personne ne peut répondre. Aimer, c’est accepter de ne pas savoir et de faire confiance. C’est dire un jour “oui, je lâche mon appart, je fais un saut dans le vide, on verra bien”. C’est se dire qu’on l’aime et qu’on va tracer notre route à deux, pour voir jusqu’où on va.

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L’avantage d’avoir grimpé l’échelle au moins une fois, c’est qu’on connaît globalement la route, même si elle change et évolue selon le partenaire puisqu’aucune histoire ne se ressemble. On ne sait pas combien de temps on restera sur un échelon et si on passera au suivant. Mais on sait que c’est possible, c’est déjà ça.

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