Ton personnage, j’ai pas d’empathie pour lui

L’avantage de ne pas avoir trop le temps d’écrire, c’est que ça me permet d’avoir quelques livres d’avance à chroniquer. Ou pas, il y a certains bouquins sur lesquels je n’ai rien à dire. Depuis que j’ai abandonné « Je suis Pilgrim », j’ai avalé la promesse de l’ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos, Piégée de Lilja Sigurdardottir et Un monde après l’autre de Jodi Taylor. Et autant vous dire que réussir à créer un personnage suscitant un minimum d’ empathie, c’est vraiment un sacré challenge.

La promesse de l'ange de Frederic Lenoir et Violette Cabesos Piégée de Lilja Sigurdardottir Un monde après l'autre de Jodi Taylor

Sur ces 3 romans sus-nommes, nous avons 3 héroïnes : Johanna, Sonja et Maxwell. Et bien autant vous dire que je n’ai eu de sympathie et donc d’empathie que pour la 2e. Je ne sais pas encore si j’écrirais un jour un article sur ce roman donc à tout hasard : je vous le conseille. Alors pourquoi Johanna, Maxwell et ce bon vieux Pilgrim, qui n’a jamais été appelé ainsi pendant les 400 pages que je me suis cognées mais j’ai oublié son nom, ne m’ont pas émue ? C’est un peu difficile à lister mais en gros :

 

Leurs réactions sont illogiques

Alors ça, ça me rend hystérique aussi dans les séries Ou au cinéma, quand un personnage fait un truc débile alors que s’ouvrait devant lui un autre chemin tellement plus joli et évident. C’est souvent le signe d’un scénario mal maîtrisé, un peu un « Merde, je dois déclencher un nouvel événement, comment faire… ah ben tiens, mon héros/héroïne va sauter de l’immeuble en parachute. Oui, ok, il aurait pu prendre l’ascenseur mais c’est pas badass ». Un peu ce genre. Alors je sais qu’au naturel, je suis pas la fille la plus aventurière du monde, je suis à -17 sur l’échelle du trépidant (je ne cours pas pour descendre les escaliers car j’ai peur de tomber… monter en courant, je peux par contre) mais y a des moments où les personnages prennent des risques TOTALEMENT inutiles juste parce qu’ils raisonnent n’importe comment. Du coup, qualité de m’inquiéter pour eux, je m’agace de leur manque de jugeotte.

Les réactions illogiques des personnages : prometheus

Ils sont débiles

Le suspense est quelque chose de difficile à installer, notamment dans l’univers polar/thriller. On suit donc le personnage dans sa perception de l’énigme à résoudre, on dispose du même faisceau d’indices qu’eux. Or il arrive parfois que nous trouvions qui est le coupable avant la résolution de l’énigme… parce que c’est évident. Mais l’écrivain.e a choisi de ne pas arrêter son récit là et pendant les 100 pages restantes, on a envie de leur hurler qu’ils sont cons. Parfois, c’est juste qu’ils se noient dans un verre d’eau, qu’ils cherchent une solution et partent dans des pensées complexes alors que la solution est ultra simple et tu passes une partie du roman à soupirer devant les fausses difficultés du personnage.

Pretty little liars

« Mais comment elle sait tout, A. ? » Et jamais vous cherchez des micros, par hasard ?

Je ne les connais pas

Et là, on touche au cœur du problème. Je sors de mes romans pour parler du docufiction Mars qui est extrêmement révélateur du problème. Dans le 1er épisode, un astronaute, Ben, est salement blessé et tout ce 1er épisode va s’organisée autour de la survie du groupe en général et de la sienne en particulier. Sauf que j’ai vu ce mec 5 mn en cumulé et suivre son agonie et celle de ses camarades qui se mettent en péril pour le sauver… ben je m’en fous, en fait. Surtout qu’on avait en parallèle un laïus en mode « oui, on peut mourir mais c’est pour la science donc on est en paix avec ça ». Alors pourquoi vous êtes tous prêts à crever pour un mec qui a 9 chances sur 10 d’y passer ?

Le docu fiction Mars

Autre problème : le nom. Dans Pilgrim, le mec a plein de nom parce que espion, tout ça… du coup, j’avais du mal à vraiment m’intéresser à lui. Mais le pire, c’est Un monde après l’autre. Les personnages s’appelaient par leur nom de famille et donc notre héroïne était Maxwell voire Max. Pourquoi pas. Par contre, je n’ai pas compris si son prénom était Madeleine ou Lucy vu qu’elle a eu droit aux 2. Pareil, un autre personnage est soudain appelé par son prénom au bout de 200 pages, prénom qui avait dû apparaître dans une phrase de type « Je te présente Baptiste Tartempion qui fait ci, ça et ça et pia pia pia ». Le mec sera appelé alternativement chef et chef tartempion (à ne pas confondre avec Boss, c’est un autre personnage, ça). Du coup, quand y a un Baptiste qui pop tout à coup, je perds quelques secondes à comprendre de qui on me parle. Le nom est important, un personnage peut être nommé différemment selon qui s’adresse à lui… du coup, autant je peux admettre que je ne suis pas toujours 100% attentive quand je lis, autant un roman où j’identifie mal plusieurs personnages, le souci ne vient pas forcément de moi.

Halle Berry dans Catwoman de Pitof

Leurs motivations sont pétées

Là, c’est surtout le cas de la promesse de l’ange où la psychologie du personnage est un peu… surréaliste, dirons nous. Pendant tout le roman, je secouais la tête dès qu’elle justifiait un acte en mode « non, meuf, tu n’as pas le droit de piller une tombe parce que tu as fait un rêve chelou quand tu avais 8 ans » (c’est le vrai pitch du roman). Son obsession la rend d’ailleurs absolument insupportable.

Avoir de l'empathie pour un personnage

Ils sont insupportables

Justement. Que ce soit Johanna, Lucy-Madeleine ou le Pilgrim, ce sont des gens que je n’aurais aucun plaisir à rencontrer dans la vraie vie. Johanna et Pilgrim sont très imbus d’eux-mêmes, Lucy-Madeleine est lourde… mais très en fait. Elle m’a fait penser à plusieurs reprises à la Mickey du roman horribilus… en mieux écrit néanmoins. Ouf.

Leila Bekhti dans jour polaire

Construire un personnage qui va plaire aux gens est un défi… colossal. Peut-être qu’il est même impossible de créer un personnage faisant l’unanimité, ça doit dépendre de notre sensibilité, je suppose…

Peut-on avoir de l'empathie pour Ted Mosby

Mais s’ils pouvaient arrêter d’être cons, ça me faciliterait l’empathie.

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Bonjour petit bout

Ça y est. Le 28 novembre à 23h22, un cri dans la nuit, me voici officiellement tatie d’un beau petit garçon de 4kg400. Non qu’il soit gros, il est surtout immense, il doit bien faire 54 cm ! Mon neveu, tu seras basketteur.

Il a joué les divas. Date prévue d’accouchement : le 23 (et non plus le 24 comme annoncé au départ). Mais rien, pas une contraction. Donc toutes les 48h, ma soeur retourne à la maternité « oh ben il dort, tout va bien, il a assez de liquide. Oh ben, il est dodu !
– Heu, c’est à dire ?
-… Oh, vaut mieux pas savoir! »


Donc J+2, pas de bébé et ma soeur commence à paniquer : mais combien va peser son enfant ? Dimanche, mes parents repartent sans avoir vu l’enfant qui roupille toujours tranquille dans l’utérus de ma soeur. Mardi, le liquide commence à se faire rare, on déclenche les hostilités : un gel à base d’ocytocine déclenchant les contractions. 1h du matin, elle perd enfin les eaux. 7h du matin, elle a de petites contractions. 9h du matin, je reçois un texto : col ouvert à 2cm. L’accouchement se fait à 10. Midi, on en est à 4, on devrait gagner 1 cm/heure. Dans la mesure où les visites sont limitées de 15 à 19h, je comprends que je vais pas le voir avant le lendemain, le petiot.

Je rentre chez moi, j’appelle ma mère « à 18h, on en était à 8! ». Ah mais c’est imminent. 20h. 21h. 22h, sms aux parents, des fois qu’on ait oublié de me prévenir que le cher enfant avait enfin paru. Mais non. 22h45, « le bébé devrait arriver dans 30mn ! ». 23h-23h30… Ok, c’est pas que je m’inquiète mais là, quand même, je commence à trouver ça long. 0h02, enfin, le texto ! Bébé est arrivé, tout le monde va bien et il pèse… 4kg400 ! Oh mazette, comment ma soeur a pu faire ça ?

Je vous épargne le récit des quelques larmes versées et de la journée du lendemain qui reste assez brumeuse. J’avais prévenu depuis une semaine au boulot que je devrais partir tôt le jour de la naissance de mon neveu… Donc à 17h30, je cours, je vole jusqu’à la maternité et je crois que j’ai jamais marché aussi vite. Bébé, tatie arrive ! Et je découvre Bébé. Qui n’est pas gros mais immense (54 cm!). Le premier soir, ma soeur est très fatiguée, pâle comme un linge, elle ne sait pas si elle allaite bien son petit ou non. C’est désormais officiel : le truc de l’instinct maternel, c’est une grosse arnaque. Sans doute aussi parce qu’on ne laisse justement plus faire le naturel, on donne teeeeeellement de conseils contradictoires aux parents. Déjà, ma mère était effarée par la différence entre ce qu’elle faisait (sous les bons conseils du personnel médical) et ce que ma soeur fait aujourd’hui (sous les bons conseils du personnel médical). Quand nous étions bébés, nous devions dormir sur le ventre, les enfants doivent désormais dormir sur le dos. Bébé a aussi gardé son « vernis » 24h…

Que dire, que dire. Que je suis capable de prendre un bébé dans les bras sans paniquer, que même que je le range dans son berceau au besoin, qu’il crie pas très fort et qu’il est très sage, il peut passer des minutes entières à jouer avec ses doigts, c’est la fête. Il ressemble à son père, il dort mieux sur sa mère que dans son berceau.

Mais surtout. Tenir ce petit bébé de même pas 48h dans les bras, ça fait réfléchir. Au fait que je me sens aussi prête à être mère qu’à sauter en parachute (donc pas du tout). Mais surtout, tandis que je fais des gazouillis à ce petit bonhomme, je suis prise de vertige. Il y a 32 ans et demi, j’étais à sa place, on me faisait des guilis et des bisous en s’extasiant sur mes moindres faits et gestes. Je n’étais qu’un petit bout de rien du tout, sans réel caractère, sans avenir défini. Puis on grandit, on fait des choix, on se construit… L’éternel cycle de la vie. Qui sera ce petit bout dans quelques années, quels seront ses choix ? Deviendra-t-il pompier comme papa, marketeur comme maman ou suivra-t-il son propre chemin ? Sera-t-il doué en basket vu qu’il est déjà grand ou rugbyman comme aimerait papa ? Ou il préfèrera se dépenser sur console ? La seule chose que je sais, c’est que qui qu’il devienne, il restera mon neveu. Et j’ai bien l’intention d’être une super tatie.

Prochaine étape : changer ses couches (même pas trop peur)

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Où on a failli voir la mort en direct

(Je sais, je fais trop de titres commençant par « où » ou « de »)

Dimanche soir, à l’heure où l’aspirateur me fait de l’œil, je me dis que, tiens, je vais plutôt regarder Felix Baumgartner se jeter de la stratosphère. L’ascension ayant duré 2h, j’ai bien eu le temps de faire mon ménage mais alors que l’on se rapprochait de l’altitude fatidique, mon cœur s’accélérait un peu. Quand Félix a commencé à dépressuriser la cabine, il jouait une toccata. Quand il a ouvert la porte et que j’ai vu la poussière de glace, je me suis accrochée à mes accoudoirs. Il a sauté et mon cœur s’est arrêté.

Félix n’était plus qu’un minuscule point blanc, un corps semblant désarticulé tourbillonnant comme un fou. Angoisse : est-il bien conscient ? C’est normal qu’il soit tout malmené comme ça ? Ah oui, il se stabilise. Puis parachute et un atterrissage en toute sérénité. Il l’a fait. Il a sauté de la stratosphère et il a l’air tout cool.

Pourtant, ce saut n’était pas si anodin. 5 ans de préparation, la validation de toutes les communautés scientifiques mais le risque est là. En attendant le saut, je suivais le streaming sur CBS vu que YouTube me la jouait en saccadé et je voyais régulièrement passer des « jump & die », ambiance ! Bon ok, ça plafonnait sec, je vous passe le débat sur « french people are racists » avec de grande réponses à base de c’est c’ui qui dit qui est. Mais le fait est qu’au moment où il a sauté, tout pouvait arriver.

Et n’est-ce pas l’une des raisons du carton d’audience de cet événement ? L’a-t-on regardé pour la prouesse humaine ou parce qu’il y avait risque de mort ? Non parce que soyons honnêtes, les images du saut en direct étaient un peu pourries. Tu prends ça en cours, tu sais pas trop ce que tu regardes. Avions-nous rendez-vous avec la science ou avec la mort ?

Faut dire ce qui est, on n’est plus habitués. Les sports grand spectacle sont aujourd’hui très sécurisés. Si on prend la Formule 1, plus aucun pilote n’est mort en piste depuis 94, le dernier décès était celui d’un commissaire de piste tué par une roue folle en 2001. Les pilotes s’harnachent dans un caisson anti choc, leur baquet devient civière avec minerve incorporée. Les roues sont rattachées à la voiture par de solides câbles. Le spectacle oui, la mort non. Et si on déplore encore des décès en Cart, moto ou même foot, on regarde ses spectacles sans avoir conscience qu’un coureur peut y laisser sa vie.

Alors quand le risque de mort est élevé, on regarde, on tremble. Le suspense est total, on a beau se dire qu’une marque ne prendrait jamais un risque aussi insensé, il n’en reste pas moins que ce sait était faisable en théorie.

6 mn de chute plus tard, on sut avec soulagement qu’il l’était également en pratique.

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Le sexe n’est pas une arme

Fiers d’eux, ils s’affichent dans les médias, inventent des termes pour se singulariser. Eux sont différents et le clament sans honte : ils ont une sexualité hors norme. Vomissant le concept de partenaire unique, ils avancent fleur au fusil pour défendre leur cause. Laquelle ? À part l’énormité de leur ego, nul ne le sait.

Ils revendiquent le droit d’exister. Ok, super, personne ne les en empêche. En France, les lois régissant la sexualité sont plutôt lâches : du moment que tout se passe entre adultes consentants, pénétrez qui vous voulez où vous voulez. Enfin quand je dis où, je parlais d’orifices, vous etes priés de pas baiser dans des lieux où les gens n’ont aucune envie d’assister à vos ébats. Et je vous jure que globalement, vos parties de jambe en l’air n’intéressent que peu de monde…

Pourtant, tous les jours, des inconnus clament avec fierté qu’ils baisent. Des hommes, des femmes, des transsexuels et que s’ils tombaient sur des hermaphrodites, ça les gêneraient pas. Puissante déclaration s’il en est, c’est comme si je disais que si j’avais l’occasion de sauter en parachute, ça ne me dérangerait pas. Alors que rien que de voir la vidéo du saut de mon beau-frère, j’ai crié et me suis cachée dans mon pull. Ok, c’est bien mon petit, tu couches donc avec tout le monde sans t’arrêter au genre de tes conquêtes. Et ? Tu as une revendication ? Ah non, aucune ? Alors pourquoi tu nous racontes ça ?

Passons sur le fait qu’on se demande si la multiplicité des genres des conquêtes n’est pas lié à cette volonté d’être « différent ». Le problème de la prise de parole sur la sexualité, c’est que d’un sujet intéressant à la base, on se vautre rapidement dans le racolage. La sexualité de Jean ou Jeanne n’a en soi aucun intérêt, ce n’est que de l’anecdote graveleuse. Je suis bien placée pour dire ça au vu des origines de ce blog. En relisant mes articles purement cul des premières années, je me suis demandée pourquoi les gens s’intéressaient au récit de ma nuit avec Paul ou Jacques. Réclamer une certaine liberté sexuelle ? Mais personne ne me l’a niée. Prouver qu’on peut aimer le sexe sans être salope. Moui, léger. En fait mon processus était simple : après 4 ans et demi en couple, je me trouvais à nouveau sur les chemins de la conquête et oh wouaaaaah ! Ça marchait pas mal pour moi, dis donc. J’ai vécu ces expériences les yeux grands ouverts, persuadée que je réinventais la poudre. Comme on dit sur l’Internet : lol.

Car le sexe n’est pas une arme. Je peux écarter les cuisses et m’en vanter tant que je veux, le monde sera le même le lendemain, je ne fais avancer aucune cause. Serais-je un exemple pour de jeunes filles timorées qui n’osent céder aux tentations de la chair ? Ahah non. Nombreuses sont les séries qui ont dédramatisé le sexe pour le plaisir, crier que oh oui, on fornique quand on en a envie n’est qu’une goutte dans l’océan.

Il y a pourtant des causes à défendre vis à vis de la sexualité comme tout ce qui touche à la prévention, le droit des femmes à disposer de leur corps et de leur fertilité, le droit de dire non… Et plus loin toute la question du droit des homosexuels en terme de mariage et d’adoption. Des combats, il y en a. Dire qu’on baise hors des conventions petites bourgeoises n’en est pas un, c’est juste une posture. Et si on considère que dans les Mystères de l’amour, y a un club libertin et un couple à 3, c’est limite ringard comme posture.

Je terminerai par cette éternelle phrase tellement originale et inconnue de notre ami Epicure : pour vivre heureux, vivons cachés. Car n’oublions pas une chose : notre vie amoureuse et/ou sexuelle n’a d’intérêt que si on ne la vit que pour nous, pas pour se la raconter dans les médias.

Et je finis par un article hilarant qui m’avait inspiré cet article : L’arène 69, parlons cru puisqu’elle est nue.

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Affronter ses peurs


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Autant jouer carte sur table de suite : je suis plutôt du genre trouillarde. J’ai peur de certaines choses, j’ai peur de me planter, de ne pas être à la hauteur, de faire les mauvais choix. Faut dire que j’en ai fait, parfois, tant au niveau perso qu’au niveau pro. Mais bon, j’ai toujours fini par retomber sur mes pattes, trouver le courage en moi de me sortir des guêpiers. Cf journal d’une démissionnaire que je dois continuer. D’ailleurs, la vie m’a donne raison de démissionner, mes collègues de sont pris un licenciement économique dans la gueule une semaine après mon départ… Je n’aurais a priori pas fait partie du wagon mais ça sent quand même bien mauvais… Bref.

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Donc trouillarde je suis, jusqu’à me trouver au pied du mur où je me découvre des ressources insoupçonnées. J’ai su ne pas accepter certaines choses, m’imposer, me battre. Je sais aujourd’hui que j’ai cette force là. Mais j’ai un peu envie de tenter un truc ultime, pour voir. Je veux faire un bébé. Non, je déconne ! Non, je parle de quelque chose de plus physique qui me terrorise autant qu’il me fascine. Et si je franchissais le pas ?

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Déjà, j’ai franchi le pas de la plongee. Oui, la plongée ça fout la trouille. Pas celle en piscine mais celle en mer. Je me souviens la première fois que je suis partie sur le zodiac à Marseille, je ne faisais pas la fière, surtout que je n’étais jamais descendue si bas (je n’avais pas pu m’entraîner à la fosse avant pour cause d’emploi du temps à la con). La première descente fut épique mais une fois en bas, on se demande bien de quoi on avait peur. Quoi qu’en passant au dessus de plus bas fonds, sombres et profonds, là où mon niveau 1 ne me permet pas d’aller, ça fait peur. Passer le niveau 2 pour y aller ? Ok ! Bon, il faut avouer que l’eau est carrément mon élément et une fois à ma profondeur de croisière, je suis totalement détendue de la combi. En plongée, c’est pas compliqué, le secret, c’est de rester calme en toute circonstance et ne pas se précipiter. Ce qui est certes en contradiction totale avec mon caractère mais j’y arrive bien.

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Mais il y a quelques jours, j’ai envisagé un truc fou et ce le plus sérieusement du monde. Malgré la caipirhina et le schtroumpf (curaçao, rhum, lait de coco de mémoire) qui me coulaient dans les veines, j’avais comme une révélation. Si je le fais, je serai capable de tout. Déjà que je mange des tomates crues maintenant… Mais évidemment mon défi ultime n’est pas de manger des produits que je n’aime pas. Non le défi ultime de ma vie : sauter en parachute. Oui, tu as bien lu ! Moi, la fille pas du tout aérienne, qui n’osait pas aller aux toilettes dans un avion de ligne de peur de le déséquilibrer et de provoquer le crash. Quoique maintenant, je n’ai plus peur en avion.

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Mais pourquoi cette idée tout à coup ? En fait, tout a commencé en Corse, lors d’un déjeuner sur les hauteurs de Bonifacio. Des mouettes peu farouches étaient posées à quelques mètres de nous et je les regardais de jeter dans le vide avant de remonter gaiement au gré des courants. Là, je me souviens avoir pensé que la vie de mouette, c’est quand même sympa. Partageant ma réflexion, Anthony me répondit que je n’avais qu’à faire de l’ULM. Ah ouais !

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(par contre, ça fait un peu peur les mouettes)

Mais comment en suis-je arrivée au saut en parachute ? Simple : parmi mes anciens collègues avec qui je prenais un verre, l’un d’entre eux en est à 80 sauts. Alors je le harcèle de questions, je veux savoir. Ça fait peur ? On tombe vite ? Ça fait pas trop de haut de cœur ? Non parce que moi, ce qui me rend malade sur le bateau pirate ou le zodiac, c’est la sensation de chute, ça me fout le cœur au bord des lèvres. Mais il me rassure, ça ne file pas la gerbe. A ce moment-là de l’histoire, je suis résolue à sauter le pas ! Seul gros bémol : le prix. 230 euros le saut, 320 avec la video. Oui, voilà, d’autant que j’ai des projets de voyage donc euh…

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Mais j’ai envie de le faire. J’en pète de trouille, je me dis que je suis un peu tarée. Limite j’ai qu’à me planifier une nuit dans un vivarium tant que j’y suis… Mais je sais pas, je ressens le besoin de me prouver quelque chose, d’avoir une expérience de référence : « Là, j’étais morte de peur et pourtant, j’y suis allée ». A partir de là, plus rien ne me paraitra infaisable. Enfin, je crois.

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Tsunami en la demeure

Aussi incroyable que ça puisse paraître, je ne suis pas morte. Personne de mon entourage n’a passé l’arme à gauche non plus. Ma petite absence en ces lieux s’explique par une déprime passagère qui me rend à peu près aussi drôle qu’un tableau de Munch et mon week-end à Marseille pour Buzz Paradise que je vous raconterai quand j’aurai retrouvé toute
ma joie de vivre car ce week-end fut une belle réussite pour l’agence à mes yeux et je veux leur rendre hommage à juste titre. Et pour ceux qui en douteraient, non, je ne bosse pas chez eux. La preuve, je ne vis pas au Luxembourg.


Donc je disais qu’en ce moment, c’est pas la joie alors plutôt que de griller un sujet intéressant (ou non) en écrivant un article mal tourné car nous savons tous ici que mon humeur influe sur la qualité de ma plume, je pars en freestyling. Non, ici, point de chouinage à base de la vie c’est moche. De toute façon, mes soucis étant liés au boulot, je préfère ne pas raconter, de peur de trop en dire. Rien d’essentiel, je ne risque pas du tout ma place, que du chiant de toute façon. Comme a dit Anthony, le mec de ma sœur : « vous faites vraiment un métier de con… » (le vous intégrant ma sœur). Pas tout à fait faux quand on voit les drames qui sont les nôtres. Dans quelques temps, ça me fera hurler de rire à m’en taper les cuisses mais là, un peu moins. De toute façon, l’unanimité de mes relations me signale que je suis un peu trop impliquée et qu’il faudrait que je lève le pied. Moi-même, je me le dis, c’est pour dire. Même mon horoscope de Biba (je crois) a dit, je cite : « les amours ? Pas le temps, vous ne pensez qu’à votre carrière ». Pas faux mais en même temps, en ce moment, les mecs que je rencontre ont tous de sérieux problèmes avec les femmes en général. Des fois, je regrette un peu de ne pas avoir fait d’études de psychologie, je suis un tel aimant à tarés que je ferais fortune si j’avais mon cabinet. Oh, je créérais un blog psy ! Genre venez étaler vos névroses en comms, je vous analyse. J’aurais du pain sur la planche, déjà que certains ici me font halluciner par le contenu de leurs propos alors que je ne soigne personne… Mais faut dire aussi que j’ai le don de trouver mignon des mecs qui se révèlent être des connards.nPas forcément avec moi, d’ailleurs. Là, par exemple, j’ai croisé un mec en soirée au tout début de l’été, un croisement si furtif qu’il ne m’a pas vue, j’avais juste son prénom. Un jour, une amie me parle d’un blogueur dont je ne connais que le pseudo, elle me montre sa photo, j’ai un doute… On dirait le même mec. Et bien tout à l’heure, en furetant sur viadeo, j’ai eu confirmation que c’était le même mec. Ce mec qui incarne à la perfection mon style d’hommes est donc un type peu fiable. Merde. Pour la petite histoire, j’ai retrouvé ce jeune homme… dans les contacts de ma sœur.

On peut draguer sur viadeo ou c’est mal vu ?


Enfin, il faut voir le verre à moitié plein, je dois m’y forcer. Mes problèmes sont ponctuels, peu importants, rien de grave. Dans quelques temps, j’en rirai de bon cœur (sans me taper les cuisses cette fois, ça fait mal à force). Je pensais que 2009 serait un cru aussi bon que 2007, pour le moment, hors changement de poste, y a rien de vraiment particulier mais j’ai envie de lui laisser une chance de me prouver le contraire à 2009. Il reste deux mois et demi. A moi de me bouger pour faire un truc de plus de positif, un truc qui restera. Non mais c’est vrai, zut, les années impaires sont mes années, j’adore le chiffre 29 et depuis que j’ai 29 ans, il ne se passe rien de notable. Faut que j’attende la trentaine ? La trentaine, mon Dieu… D’ailleurs, ça y est, depuis presque 15 jours, j’ai 29 ans « et demi », comme quand on était petit, je dégringole vers l’autre côté. Suis-je censée commencer à réfléchir très fort à une liste de choses à faire avant 30 ans ? Non parce que j’ai pas trop d’idées, là… En même temps, en cinq mois et demi, il ne me reste pas le temps de faire beaucoup de choses, des petits trucs, plutôt. Et non, je ne sauterai ni d’un avion ni d’un pont, dussé-je avoir un élastique ou un moniteur avec un parachute dans le dos (bien que ça puisse être un volet intéressant pour où trouver l’homme mais je me pense sincèrement incapable de le faire).


De toute façon, faut que j’arrête de toujours me mettre des échéances pour tout, ça sert à rien.

Bref, voilà, je finis là cet article sans queue ni tête. Dès que ça va mieux, je vous raconte mon week-end marseillais, mon avis sur adopteunmec (ça va saigner), le fait que je suis toujours insatisfaite et j’avais vu un autre sujet pas mal dans Glamour ou Biba ou Cosmo (j’ai pas encore lu Marie-Claire) à développer. Ah et il faudra à tout prix que je vous parle d’une asso aussi !



Bon, c’est pas tout ça mais après avoir bu un mug de café, la nature se rappelle à moi.

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Sam en tas

Par Sam
N’ayant pas beaucoup de plan ‘drague’ a mon actifs, malgré mon âge, je vais tous les raconter, il n’y en a pas pour long, juste qq. lignes.

1) Premier « contacte » avec une fille. Plantage du décor : piscine de la ville, avant la 6eme (si ma mémoire est bonne), fin du cours de natation, arrive les 5 minutes de jeux dans l’eau avec des bouées gonflable, genre chambre à air de roue de camion. Je plonge, j’arrive sur la bouée pleine de monde, par en dessous. Je remonte à la surface. Allô Houston, j’ai un problème! Mon appareil dentaire est accroché au maillot de bain d’une fille au niveau de son arrière train. Devant toute la classe, la honte.
2) 5eme ou 4eme, je vais la queue pour manger au réfectoire de l’école, je sens une paire de mains sur mes fesses. Sur les premières secondes, je trouve çà « agréable » jusqu’au moment où je me rends compte que, contrairement à ce que je pensais, cet acte était volontaire. Je me retourne et je vois trois nanas en train de se foutre de la gueule comme ce n’est pas possible. Inutile de préciser que j’ai piqué un phare (tiens au fait, on dit : phare ou fard?) et que j’étais terriblement gêné pendant les 15 minutes d’attente, avant d’aller manger, je ne savais plus où me mettre. Ce n’est pas très agréable de se faire plotter sans qu’on le veuille. Je n’ai pas trop de mal à comprendre les réactions des femmes a qui cela arrivent dans le métro ou autre.
3) Vers 14 ans, je crois, comment on appelle çà déjà, une « partie » il me semble. Une fille m’invite à danser, 3 secondes plus tard j’étais dehors, seul, en train de prendre l’air, tellement j’ai eu la trouille, j’ai toujours été TRES timide. Je ne sais plus par quelle raison j’ai fuie comme çà, enfin si, je sais mais çà c’est encore une autre histoire. Et pourtant je la trouvais vraiment très jolie cette fille. Sans doute « trop » pour moi.
4) Fin de la 3eme, pendant la récré, une copine de classe SAM1 vient me dire que SAM2, une autre copine de classe, a plus ou moins « flashé » sur moi. Allez savoir ce qui m’est passé par la tête pour sortir une connerie du genre : « çà tombe mal, j’ai l’intention de devenir curé ». Le pire dans cette histoire c’est que je « flashais » également sur SAM2. Je ne sais pas bien ce qu’il m’a pris, je pense que cette façon de faire était trop « brutal » ou trop rapide pour moi, à l’époque. Il me faut du temps pour réfléchir pour prendre une décision, et j’avoue avoir des difficultés pour en prendre spontanément.
5) En Term., Rien, pas le temps de draguer les filles, il y avait le bac a préparer. Je ne pouvais pas faire deux choses en même temps. Oh mon Dieu, bien trop compliqué de faire un truc pareil. Et puis c’est vachement important d’avoir le bac. Quel con j’étais oui ! Tous les midis j’allais en perm pour travailler (mon côté cigale est quasi inexistant, mais mon coté fourmis, lui, il m’a bien pourri la vie). Et tous les midis je croisais cette fille, rousse et peu sauvage, regard de braise, terriblement attirante. Elle était assise toujours au même endroit, sur le rebord d’une fenêtre, dans le couloir qui menait à cette salle d’étude dont j’allais chaque jour. C’est curieux, pourquoi ce n’est qu’avec du recul, qq. années après, que je me suis rendu compte qu’elle me déshabillait du regard comme si je passais au rayon X à chaque fois. Mais je n’ai rien fait, comme d’hab. D’abord le bac, me dis-je, ensuite on verra pour les filles.
6) IUT, ben, je ne peux rien faire, 120 élèves et seulement 4 nanas. C’est l’avantage de prendre une filière non littéraire.
7) BTS, mes deux plus belles années d’études, ben oui venant d’un IUT, le BTS était un peu de la révision et donc ‘relativement’ facile. La fille en question s’appelait SAM3, je me suis rendu compte que je l’aimais qu’au bout d’un an et demie passé à ses cotés (dans la même classe). Je me souviens encore, on était tous en cours de math et quelqu’un est venu lui annoncer un décès dans sa famille, par un papier ou dans l’oreille, je ne sais plus. Je me souviens de l’avoir vu pleurer, et d’avoir eu mal au cœur comme jamais auparavant, de la voir souffrir ainsi. C’est là, à ce moment précis, que j’ai compris ce qu’était le mot ‘amour’.
Elle vivait dans un appart en coloc avec 2 autres filles de ma classe, allez savoir pourquoi j’étais souvent chez elles. J’arrivais toujours à trouver une bonne excuse, en plus je servais de taxi pour les 3, chaque WE, covoiturage oblige.

Les derniers mois, avant de passer le diplôme, SAM3, faisait toujours référence à ‘il’ en me regardant avec un petit sourire en coin. Elle avait tiré, une fois, les cartes de tarot, pour ‘voir’ son avenir. Toujours en parlant d’un ‘il’, bien sûr je croyais fermement que ce ‘il’ était moi, comment aurait-il pu en être autrement?! Les cartes ne mentent pas, c’était bien de moi qu’elles parlaient, ces cartes, je me suis reconnu, aucun doute possible. Bref, la fin de l’année est arrivée, les examens était passé. Je me suis enfin décidé à lui déclarer ma flamme, la dernière fois que je la ramenais chez elle en voiture. Je n’avais plus rien à perdre de toute façon, c’était coups double, soit-on ne se voyait plus jamais, soit c’était parti pour une belle histoire. Et bien sûr je me suis pris une belle ‘claque dans la gueule’, quand elle m’a dit que le ‘il’ n’était pas moi, mais un autre qu’elle aimait depuis plusieurs mois déjà. Ce jour là, j’ai compris l’expression « l’amour rend aveugle » et avoir le « cœur brisé en mille morceaux ». Je m’entendais super bien avec elle. Je m’en suis voulu longtemps d’avoir été aussi con et aussi aveugle. J’ai pleuré à chaudes larmes pendant, chaque soir, une bonne semaine, tellement j’avais le cœur ‘serré’ et qui me faisait atrocement mal. Je crois que c’est mon plan le plus foireux de toute ma vie, attendre deux ans et se prendre un ‘vent’, comme çà, après tous les petits moments de ‘complicité’ que je ‘croyais’ avoir eu avec elle, çà ma vraiment fait souffrir.
C’est en partie pour ça que j’avais choisi une école près de la Belgique plutôt qu’une autre école plus proche de chez moi, l’année suivante. J’avais besoin de prendre de la distance, en pensant que se serait plus facile d’oublier ce ‘chagrin d’amour’. Cà n’a pas vraiment marché, un an plus tard, j’avais eu envie de la voir, même de loin. Je me suis donc inscris à une course à pieds (20 kms de footing) qui passe juste devant chez elle. J’ai donc couru pendant 13kms (elle habite environ à mi-parcours) en espérant l’apercevoir, même quelques secondes. Et bien sur, je ne l’ai pas vu. Au bout des 20km, j’étais mort, rincé, vidé, mal aux genoux, mal aux jambes, mal partout, je ne suis pas un grand sportif. Je me souviens d’avoir dit à un proche « c’est la première… et aussi la dernière fois que je fais cette saloperie de course ». Deux ans après j’ai remis çà, plus dans l’intention de la voir, juste pour ‘le fun’. Je m’étais entraîner plus sérieusement, ben je n’ai quand même ‘chié’ comme c’est pas possible, je pense que c’était bien elle, cette fois ci, que j’ai aperçu avec un type et un bébé, j’ai comme qui dirait fait mon ‘deuil’ ce jour là, quand je l’ai vu, me semble t’il, heureuse.
Depuis, je m’inscris à cette course chaque année, juste pour savoir si je peux le faire, ces satanés 20 kms. Cette année, je n’ai même pas pensé à regarder si elle était là ou non, à présent je m’en fiche, mais ça m’a pris beaucoup de temps.
8) Cà fait qq. années que je travaille dans la ‘vie active’. J’ai essayé qq. plan drague sur mon lieu de travail, c’est plutôt déconseiller de faire ce genre de chose. Il y a eu SAM4, suite a un sourire de sa part, j’ai commencé une petite ‘correspondance’ par mail.On s’écrivait un tas de connerie, une bonne 30taine de messages par jours, où on n’arrêtait pas de rigoler. Cette fois là, je n’ai pas mis deux ans pour tenter de l’inviter au cinoche, mais comme par hasard, malgré que le courant passait bien, elle sortait d’une relation un peu difficile donc elle a refusé. Avec les filles, j’ai toujours été un sacré veinard. Quelques semaines après, j’ai su qu’elle était mutée sur Paris, donc plus aucun contact. J’ai pleuré un peu, en même temps on ne c’était vu que 3 ou 4 fois dans les couloirs.
Voyant que cette méthode de ‘correspondance’ marchait un peu, j’ai essayé de renouveler cette façon de faire, avec deux ou trois autres filles, sans aucun succès. 
9) Il y a 3 ans environ, au premier le l’an, rencontre de SAM5. Elle est sympa, gentille, mignonne. Le courant passe bien, comme un con je ne pense pas à lui demander son numéro. J’espère la revoir au premier de l’an suivant, bien sûr elle n’est pas là. Dans l’année j’apprends qu’elle m’a envoyé une lettre, que bien sûr je l’ai jamais reçu. Peut de temps avant le deuxième Jour de l’An, je la revois au restaurant où je mange tous les jours. Le lendemain, je me décide à lui écrire une lettre, lui déclarant plus ou moins mon envie de la revoir. Il semble que la période de deux ans de réflexion, soit récurent chez moi. Au Jour de l’An, elle n’est pas là, j’apprends qu’elle est sur Paris et qu’elle est ‘maqué’ avec un policier.
10) Cet été, au mariage de mon cousin. Je fais la connaissance de deux filles SAM6 et SAM7. Je sympathise avec SAM6, danse avec elle, discute, puis plus rien. Je pense que c’est de ma faute, sur ce coup là, je ne me suis pas assez ‘occupé’ d’elle. En effet, pendant les ‘fêtes’, j’ai la fâcheuse tendance à ne pas picoler et vouloir ‘aider’ tous le monde, apporter les plats, faire la vaisselle, ranger, … Plus tard, SAM7, qui, j’ai l’impression, a des vues sur moi, commence à me parler, patati patata, elle m’attire pas plus que çà, je la trouve trop autoritaire à mon goût. Fin de la soirée, pratiquement tout le monde est parti, j’aide les personnes restant à préparer le retour de mariage. Le lendemain, il ne se passe rien, je discute avec SAM6 et un peu avec SAM7. Fin d’après midi, elles m’invitent à boire un verre. Une fois de plus, comme le gros con que je suis, je me sens obligé d’aider à ranger avant de les rejoindre. Je pensais en avoir pour 1 heure grand maxi, ben non, çà a duré plus de 3 heures. Bien sûr, je suis aller au rendez-vous avec plus de 3 heures de retard, et évidemment il n’y avait plus personne. J’ai vraiment le c.. bordé de nouilles. Quelques jours après, j’envois un émail ‘collectif’, une blague à deux balles, avec SAM6 et SAM7, entre autre, en destination, en espérant avoir un ‘retour’ de la part de SAM6. Mais rien, aucune réponse, puis le lendemain, SAM7 me répond. Ce n’est pas elle qui était convoité au dépard, mais bon, essayons, je n’ai rein à perdre après tout. Il s’ensuit une légère correspondance par mail de 2 mois, tout l’été donc, jusqu’à une ‘engueulade’ entre nous deux après une mauvaise compréhension des désirs de chacun, fin de la correspondance. Et depuis… rien, nada, quedal.

Aujourd’hui, je suis comme ce type dans un avion, qui doit sauter en parachute et qui se trouve tétanisé devant la porte de l’appareil à 20 000 mètres d’altitude. Avec cette peur du vide qu’il lui bouffe les tripes et n’attendant qu’une chose, qu’on lui donne un bon coup pied dans le c.. pour sauter. Il se sait pourtant qu’il va prendre son pied à « sauter », il sait aussi qu’il y a des risques de plantage. Mais ce n’est pas de çà qu’il a peur, il juste peur de ce vide, cet inconnu. Peur du saut uniquement.

C’est dingue, après tous ces échecs j’en suis à me demander comment une femme me perçoit, gros, petit, moche, laid? Je n’en sais absolument rien. Je suis bien conscient de ne pas avoir le physique de Brad Pitt mais je ne crois pas non plus, enfin j’espère, avoir le physique de Quasimodo. Je ne peux pas m’empêcher de m’interroger. FIN

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