Ce chat qui ne m’aimait pas

Ce chat là :

"Je vais te tuer"

« Je vais te tuer »

A priori, un chat qui ne m’aime pas, ce n’est pas bien dramatique surtout que j’ai d’ordinaire la côte avec les félidés. Par exemple, chez mes parents, il m’est impossible de dormir sans qu’un, deux voire trois chats viennent squatter mon lit (celle de ma mère, celle de ma soeur qui vit désormais dans le sud et la mienne quand je la redescends bien que cette dernière ne soit pas toujours très partageuse). Selon ma théorie toute personnelle, c’est parce que je dégage beaucoup de chaleur en dormant donc je suis un peu la bouillotte humaine des chats.

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Mais revenons en à celle qui ne m’aime pas : Evanya. Le problème avec Evanya, c’est que c’est la chatte de Victor, le garçon avec qui je vais m’installer dans quelques temps. Et elle ne m’aime pas beaucoup. J’exagère ? Reprenons les faits.

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Janvier 2014, un froid matin d’hiver. Je me lève et me glisse mollement dans cette salle de bain qui n’est pas mienne, celle de mon amant du moment, Victor. Eau chaude, savonnage, séchage, je quitte la salle de bain emballée dans ma serviette et me glisse dans la chambre pour m’habiller. Oh pouah, ça pue la pisse de chat. Peu réveillée, je saisis mon pantalon et… alors de 1, il pue et de 2… y a une grosse tache qui n’y était pas la veille… J’approche mon nez et… Ah oui, je confirme : le chat a pissé sur mon pantalon. Alors le drame est le suivant : j’ai pas de pantalon de rechange et Victor est très fin (alors que moi, pas vraiment). Par miracle, je rentre dans son jean (et j’avoue que ça me faisait un super cul), la situation TRES gênante n’est donc plus que gênante. Cette histoire entrera désormais dans la légende et l’explication officielle de Victor restera “tu lui as fermé la porte de la salle de bain au nez, elle s’est vengée”. Oui mais c’est à dire que j’allais pas laisser la porte grande ouverte, sachant que Victor vit en coloc… Pourtant, lors de ma première venue dans cet appart, elle avait été très gentille avec moi… Sans doute parce que son maître venait de me mettre un stop dans la face, qui sait…

Je te vois même pas

Je te vois même pas

Depuis, on navigue entre guerre froide et entente cordiale. Elle vient me coller la nuit parce que toujours cette théorie de la chaleur mais à la différence de Kenya qui dort aussi avec nous, elle, elle dort entre nous…Ce que nous interprétons par “NON, ne faites pas de bébés”. Faudrait peut-être que j’essaie de lui expliquer le concept de stérilet… Bref, en 2 ans dont un an de réelle relation, elle est venue une fois, UNE SEULE FOIS sur mes genoux pour un câlin. Alors que dans le même temps, Kenya passe de l’un à l’autre selon qui l’appelle. D’ailleurs, un soir, j’avais décidé de la rendre folle : moi sur le lit, Victor sur le canapé, on l’appelait à tour de rôle pour faire des câlins, elle en pouvait plus…

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Bref deux chats, deux styles. Vous allez me dire que c’est pas bien grave que ce chat ne m’aime pas, qu’elle me regarde toujours comme si elle allait me trancher la carotide, qu’elle me tire occasionnellement les cheveux (je vous jure qu’elle fait ça), qu’elle piaule dès que j’embrasse son maître et vient même faire un tour sur le lit en miaulant très fort pendant que nous sommes en train de faire l’amuuuur. Bon, c’est peut-être une compétition vocale, elle est super douée en miaulage fort… Le souci, c’est qu’il serait temps qu’elle m’accepte vu que je vais bientôt faire partie intégrante de sa vie, moi et ma Kenya, donc. On a tenté la cohabitation cet été et force est de constater qu’elle a beaucoup mieux accepté mon chat que moi…

Tu sens qu'il y a un chat plus serein que l'autre, quand même

Tu sens qu’il y a un chat plus serein que l’autre, quand même

Il y a quelques temps, avant de me remettre avec Victor, je me disais qu’en vieillissant, je multipliais les chances de tomber sur un mec avec enfant et de me retrouver dans le rôle peu enviable de belle-mère… Finalement, j’avais pas si tort.

Il est à moi...

Il est à moi…

Ca se finit à quel âge la crise d’ado chez les chats ?

 

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Week-end romantique à Rome – Day 1

Je suis plutôt du genre têtue comme fille. Quand j’ai renoué avec Victor toute fin décembre, je le trouvais un peu fatigué et je l’encourageais à prendre l’air ailleurs. Comme il ne m’écoutait pas, j’ai pris les choses en main : pour son anniversaire, je lui ai offert un week-end à Rome. Ouais, je suis géniale comme petite amie.

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Vendredi 13 mars, nous atterrissons donc à Roma Fiumicino et on démarre de suite par se faire avoir en prenant le taxi : 48 € tarif fixe aéroport/Rome sauf que nous, en fait, on est à 20 mn en voiture de l’aéroport. On note, on le reprendra pas. J’avais dégoté un petit loft romantique sur AirBnB, un petit pied à terre très sympathique en effet avec une salle de bain démente : nichée entre la chambre et la pièce/salon, elle présente une baie vitrée donnant directement sur la chambre, parfaite pour mater son compagnon ou sa compagne sous la douche (oui, ok, cet élément a été décisif dans mon choix) ou pour permettre que l’un prenne un bain tandis que l’autre traîne sur le lit tout en étant ensemble ou à peu près (la vitre rendait la communication difficile).

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Notre petit nid d’amour était proche du Vatican, 10-15 mn à vol d’oiseau donc on décide de débuter par là. Pour l’occasion, Victor avait même renoncé à ses jolis T-shirts à message des fois que… Sauf que 10-15 mn à vol d’avion se transforment rapidement en 30 à 45 mn à pied car, ahah, y a un mur tout autour du Vatican et on doit contourner, encore, encore, encore. Nous voici néanmoins à Saint Pierre. La queue pour la chapelle Sixtine faisant déjà le tour de la place, on se dirige tranquillement devant le Château Saint Ange avant de traverser le Tibre pour se rendre sur la fameuse Piazza Navona. J’explique à Victor l’histoire amusante de l’église et de la fontaine qui représente (soit disant) la rivalité entre les deux artistes qui les ont conçu, Bernini et Borromini. C’était un des seuls trucs dont je me souvenais de mon précédent voyage à Rome (en 1996…) mais j’ai voulu faire un peu ma brillante. J’ai aussi voulu parler italien mais dès que les Italiens nous entendaient parler français entre nous, ils nous parlaient en français ou anglais. Et moi, très con, tu me parles en anglais, je réponds en anglais.

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Après un délicieux déjeuner à côté du Campo dei Fiori (dont un succulent artichaut à la romaine), on repart dans la partie antique de la ville. Et c’est parti : oh le Capitole, oh le Forum, oh le Colysée ! Je mitraille. On n’a pas pris de billets coupe file donc on se décide à continuer de marcher, on pousse jusqu’aux thermes de Caracalla qui, pour le coup, ferment tôt donc on trouve dès 17h les portes closes. C’est pas grave, on veut encore marcher ! Oh, le cirque Maximus délicatement doré par les lumières du couchant. Oh, la bocca della verità découverte par hasard grâce à un troupeau de touristes devant. On finit par se poser en terrasse du Trastevere pour une pause revigorante : délicieux cappucino pour moi, une bière artisanale pour Victor qui n’était pas trop mal.

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Photo floue parce que je l’ai pris à la volée avec mon mobile entre 2 touristes qui postent à côté (le suivant arrive, regardez à droite)

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Oui, photo floue mais je l’aime bien quand même

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Y avait plein de chats !

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Un peu vidés, on se décide à retourner à l’appart, on ressortira pour dîner après. Pensait-on. Car la particularité de notre appart, c’est qu’il est situé dans un quartier résidentiel proche Vatican, donc. On voit une rue qui monte par là donc on décide de la suivre. Mauvaise idée : cette rue nous rapproche certe de notre chez nous… A vol d’oiseau. Parce que, ahah, ça ne communique pas avec notre quartier. On redescend, on finit par repasser par la place St Pierre, on repart. On a quitté le Trastevere à 19h, on arrive à l’appart à 21h, lessivés, à peine a-t-on encore la force de parler (ce qui pour nous est le signe que ça va VRAIMENT plus). Du coup, on prend notre bain peinards, on végète sur le lit à instagramer/ Facebooker notre week-end, se mentionnant mutuellement sur nos statuts Facebook (oooooooooh !). Et on s’endort comme des merdes.

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Demain, je vous raconte un dimanche romain sous la pluie.

Ah et bien sûr

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La fille des magazines est philosophe dans l’âme

Par PinkLady

Hé saluuuuuuuuuuuut le blog ! Comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je vais un petit peu moyen et c’est de ma faute : pour vous, lecteurs, j’ai repris la lecture de magazines féminins et j’ai beaucoup souffert, vous savez… J’avais oublié quoi ! Toute cette fureur, tous ces articles qui m’expliquent la vie, toute cette pression de la minceur bronzée tout en m’expliquant que allez, c’est pas grave si je rentre pas dans un 38 mais que bon, si je pouvais faire des abdos et du vélo elliptique, je serais bien mignonne. Gniiiiii. Avant de vous décortiquer quelques articles, petite considération générale : la fille des magazines est philosophe.

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Prenons un magazine féminin, celui que vous voulez. Survolez tranquillement la Une, ne faites pas attention à la silhouette disloquée de la fille en couverture trop photoshopée. Que voyez-vous ? Des gros titres colorés dont la plupart sont… des questions. La presse féminine questionne tout. Tout et n’importe quoi. Est-ce que j’ose la tendance sweat imprimés ? (j’avais pas besoin de lire pour savoir que non, jamais de la vie) Et si on arrêtait les régimes ? La crème anti gros cul, réalité ou arnaque ? Faut-il retourner voir son ex ? Comment pimenter son couple ? Est-ce qu’il sait quand je simule ? (j’invente pas pour la dernière!). Tant de questions ! Car oui, la fille des magazines s’interroge suer tout. Et du coup, vous aussi. D’ailleurs, plutôt que de demander s’ils sentent si je simule, moi, je me demande plutôt s’ils sentent que je jouis. J’espère avoir un dossier sur la question dans les prochains mois.

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On n’imagine pas à quel point la fille des magazines est en proie au doute perpétuel. Pour tout, tout le temps. La fille des magazines, elle se lève et déjà, elle se demande « dois-je embrasser doudou avec ma douce haleine fétide du matin? » voire pire si le dit doudou est en forme :faut-il copuler avec son haleine chargée, sa coiffure inédite et son absence de maquillage ? Ou maquillage dégoulinant pour celles qui ont découché sans prévoir le matos. D’ailleurs, nouvelle question : comment se démaquiller lors d’une nuit de découchage ? On zappe ou on s’éclipse discrètement dans la salle de bain passer sa petite lingette histoire de faire respirer la peau ? Retournons à notre galipette du matin : oui ou non ? Non parce qu’on n’est pas à notre optimum. Oui parce que quand on baise, on ressemble rarement à une pub Calvin Klein. Non parce qu’on n’a pas le temps et que les préliminaires vont être bâclés. Oui parce que dépenser des calories avant le petit déj, ça va puiser direct dansle gras, c’est meilleur… Evidemment, vu la foultitude de questions posées, ce sera non car notre fille des magazines est déjà en retard.

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En route vers le dressing. Même s’il s’agit d’un placard tout pourri, on dit dressing, point. Donc là, c’est le drame absolu : rayure ou pois ? Jupe longue ou courte en fonction de ma morphologie ? Sweat ou pull ? Ugg ou bottes ? Mettre une jupe courte alors que j’ai pas le genou fin (oui, maintenant, on nous explique comment mincir des genoux) ? Le questionnement est sans fin et guère utile : le temps que notre fille des magazines se décide, la mode aura changé trois fois. Puis vu le temps qu’il fait, te bile pas : sous ta doudoune, on sait pas comment t’es fringuée. A quoi que non, la doudoune, c’est out, pardon…

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Direction la salle de bain, là, je vous parle même pas de la pile incroyable de dilemmes entre le maquillage, les produits de soin, etc. Y a aussi une mode en matière de lipstick. C’est quoi la tendance, corail ou rouge intense déjà ? Un peu de bronze sur mes paupières ou j’y vais à fond dans le color block ? Et ma manucure, stylée ou nature ? French ou caviar ? Gniaaaaaaa ! Pshhhhhh, quelques neurones en moins pour une surchauffe du moteur.

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Allons au travail. Là, ouf, la fille des magazines se pose moins de questions hormis qui couche avec qui et s’interroge sur le bien fondé d’une relation au travail. Elle parle un peu avec Martine à la machine à café mais pas trop car il faut toujours se méfier : peut-on réellement faire confiance à ses collègues ? Au fond, la seule vraie question de la fille des magazines à propos de son travail (outre les histoires de fesses), c’est comment demander une augmentation. Elle en veut une tous les trois mois mais ne sait jamais comment la demander. Oui, faut y aller entre douceur et fermeté. Trop doux, tu l’auras pas, trop ferme non plus et t’auras agacé ton chef en prime. Mal joué.

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Vient l’heure du déjeuner, moment honni par toutes les filles du magazine car on n’a pas encore résolu l’énigme qui bouleverse l’humanité depuis que l’homme est homme : comment bien déjeuner sans grossir. Evidemment, la salade verte semble toute indiquée mais entre les déjeuners professionnels et la cantine, pas si facile et manger sa salade maison devant son écran fait asociale. Puis bon, manger en travaillant, c’est mal pour la digestion, la salade pourrait nous rester en travers. Sans compter le fait qu’une salade à midi, c’est bien mais à 16h, vous êtes au bord de l’inanition. Que faire, que faire ?

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Fin de journée, l’heure du sport. Là aussi, la vie est pleine de dilemme. Ah oui, faut faire du sport, obligé. Les magazines ont bien compris que le jogging en bord de Seine, ça nous ennuyait un peu alors tous les mois, on a droit à un sport musclant et sexy de type danse du ventre, yoga bikram, natation synchronisée (pour de vrai), toutes les danses du monde, aquabiking… Souvent des sports qui coûtent un bras mais pour votre régime, c’est top : vous n’aurez pas les moyens d’acheter du gras qui coûte cher, vous aurez les moyens pour un bol de riz par jour. Youhou !

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Le soir, ah le soir. C’est encore pire que le midi ! Parce que le soir, on picole, on se fait des apéros et les apéros, ça fait grossir. Que faire, se demande notre philosophe. On a bien sûr toute une batterie de solutions (bois un grand verre d’eau, mange une pomme avant d’y aller…). Mais surtout le soir, on voit les hommes, source infinie d’interrogation pour notre fille des magazines qui est donc forcément hétérosexuelle. Parce que les hommes, on nous explique qu’ils viennent de Mars. Au vu de l’incompréhension de ces petits êtres, je voterais plus pour Uranus… Non pour les traiter subtilement de trou du cul mais parce que Mars me paraît bien trop près. Elle s’en pose des questions la fille des magazines sur ce garçon, qu’est-ce qu’il pense, qu’est-ce qu’il veut ? Pourquoi il veut coucher avec nous ? Pourquoi il ne veut pas ? Pourquoi il ne hisse pas le pavillon sur commande ? Pourquoi il bande tout le temps alors que là, j’ai pas envie ? Pourquoi il dit je t’aime pendant le sexe et pas après ? Pourquoi il veut pas rester dormir ? Pourquoi il prend tous les draps ? Pourquoi il appelle sa mère ? Et pourquoi il l’appelle pas ? Pourquoi, pourquoi, POURQUOIIIIIIIIIIII ? Oui, la philosophe des magazines vire un peu hystéro à force de se poser tant de questions.

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Moi, j’en ai une de question : pourquoi tant d’errances ? Pourquoi tant d’interrogations ? Je veux dire si tu as besoin d’un magazine pour mener ta vie sur des choses aussi bassement pratiques que ta façon de t’habiller ou pourquoi ton mec dit je t’aime pendant le sexe (t’as qu’à lui demander), c’est peut-être et surtout que tu manques cruellement de confiance en toi. Et un magazine n’est pas un jeu de tarot qui va t’apporter toutes les réponses sur un plateau…Mais ainsi va la femme des magazines.

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L’hiver rend le poil mauvais

(en témoigne ce titre tellement mauvais)

Bon, cet article sera sans queue ni tête, juste l’expression brute et non travaillée de ce qui me secoue actuellement : une mauvaise humeur tenace. La cause ? Le froid. J’ai du mal à comprendre pourquoi je vis aussi mal cette soudaine vague de froid, on n’est quand même pas au Canada, les températures restent tout à fait supportables. Mais cette année, non, j’y arrive pas.

Mercredi matin, le réveil sonne. J’ouvre un oeil et soupire. Enroulée dans ma couette et mon gilet XXL, la bouillotte qui n’est plus vraiment chaude errant près de mon flanc, j’essaie de trouver la force de m’extirper de ce cocon chaud. Pas le choix, j’ai une réunion, impossible de jouer les prolongations dans mon petit lit. Fais chier les réunions, encore des powerpoints. J’aime pas les powerpoints, ce n’est que poudre aux yeux. Autant faire nos présentations clients en faisant des claquettes. Mais allez, lève-toi, tu vas être en retard. Dans la salle de bain, j’exécute les gestes lentement, mollement. Dans quelques instants, je vais sortir, emmitoufflée dans mon manteau, mes gros gants sur les mains, ma chapka enfoncée sur la tête, mon écharpe autour du cou. Et je vais marcher 30 minutes dans le froid pour rejoindre mon bureau. AUcun moyen de transport ne me permet de rester au chaud. Et si j’appelais mon chef pour lui dire que j’étais malade ?

Je suis de mauvaise humeur. J’ai froid, je me contracte et j’ai mal aux épaules et aux cervicales. La quotidienneté me pèse mais l’idée de sortir me paralyse : trop froid, je veux rester chez moi sous ma couette. Tout m’énerve, surtout les broutilles sans intérêt que je ne relèverais même pas en temps normal. J’ai envie de ruer dans les brancards, de remettre des points sur les i de tout le monde mais je me retiens. Parce que ces points là n’ont pas le moindre intérêt, ce ne sont que pécadilles, petites divergences d’opinion qui me passeraient à des milliards au dessus de la tête d’ordinaire. Mais là, rien ne passe. Alors j’essaie de me taire et de respirer (fort) par le nez. Parce que se brouiller avec les gens juste parce que je suis mal lunée, ce serait dommage. Enfin, pour les gens un tant soit peu importants pour moi, bien entendu. Parce que y en a deux ou trois qui ne font pas partie de ces happy few de mon coeur que je m’emplafonnerais avec grand plaisir.

Je suis en période bof. Vous savez, cette période où on trouve notre vie chiante, insipide mais qu’on ne sait pas trop quoi faire pour changer les choses et surtout qu’on n’en a pas la moindre envie car changer signifie dépenser de l’énergie et on n’en a plus. La fatigue nous étreint, nous paralyse, ma paupière vibre pour me signaler qu’il serait temps d’arrêter de me dépenser dans tous les sens sauf le bon. Mais quel est le bon sens, je ne le sais même pas. Je suis dans une période où quand je me regarde dans une glace et que je n’y vois rien qui me plaise vraiment. Mes cheveux sont plats, mon teint terne, ma peau se prend pour une usine à sebum tout en m’infligeant la malédiction du coude sec, mes lèvres se craquèlent et ma paupière gauche fait du morse. Je me sens inséduisante. Pas moche, juste bof. Banale à en pleurer. De toute façon, le froid réduit à néant toute mon envie de m’habiller joliment, je me jette sur les pulls comme la misère sur le pauvre monde, je suis un oignon : toujours plus de couches. Toutes les filles sont plus jolies que moi, je suis transparente.

Curieusement, le seul domaine qui n’est pas touché par cette période bof, c’est le boulot. Comprenez bien : aller au boulot ne me pèse pas, c’est le trajet qui me donne envie de rester au lit. Je me « découvre » (oui, enfin, c’est pas tellement une nouveauté) une chef de projet efficace et que, ouah, en fait, je peux être hyper organisée comme fille. Comme la consultante avec qui je travaillais est partie, je dois prendre sa remplaçante par la main pour qu’elle puisse prendre tous nos dossiers en main. En fait, je suis passée de la fille qu’on prend par la main (au début de mon contrat) à la fille qui marche à tes côtés (depuis pas mal de temps) à la fille qui guide à son tour. Tout se passe bien et j’envisage l’entretien annuel d’évaluation avec sérénité et envie de réclamer quelques trucs (à savoir plus de sous et de responsabilités). Pour la première fois de ma vie, j’ai dépassé les un an dans une boîte sans chercher désespérément à me barrer. Je réponds négativement à toutes les propositions qu’on me fait et j’en ai quand même quasi une par semaine en ce moment. Non, messieurs dames, la Nina version 2.012 pérennise.

Dans toute cette mauvaise humeur et nuages gris (et non noirs), j’ai conscience que j’exagère. 2012 est bien plus tendre avec moi que 2011. Il ne se passe rien mais il ne se passe rien de négatif du coup. Pas de rupture ni d’abcès dentaire ou drames amicaux, c’est déjà mieux qu’en 2011. Sauf que j’ai pas eu de vraies vacances depuis un an : les vacances de janvier ont été marquées par ma rupture, celles de juin par un cassage de genou et celles de Noël par le décès de ma grand-mère. Je crois que j’en peux juste plus et ce gros ras le bol n’est que l’expression d’une énorme fatigue générale, d’un burn out mental. Heureusement que dans 2 semaines, à cette heure-ci, je serai sans doute dans un avion pour l’autre bout du monde. Le sans doute, c’est juste parce qu’on n’a pas encore les horaires du vol. Si je reviens pas reboostée, je vois pas ce que je pourrais faire.

Ah si : hiberner mais pour de vrai.

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La vie en communauté

Je suis une femme de tribu. Ma petite vie est rythmée par mes interactions avec elles : ma famille, mes amis « historiques », mes amis de la plongée, mes collègues, mes anciens collègues, mes amants… Sans parler des tribus virtuelles avec lesquelles j’echange quand je suis devant mon pc. J’ai parfois envie de dire que le taf de community manager était fait pour moi, tant je suis communautaire. Sauf que le communautaire, à un moment, ça suffit.

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Semaine dans le Var donc. Durant une semaine, j’ai partagé ma chambre  avec 5 autres personnes : 2 hommes et 2 femmes la première nuit puis 5 filles le reste de la semaine. Oui, tu lis bien, on a été 6 filles dans la même piaule pendant 5 jours et 5 nuits. Avec une seule salle de bain. Bon, j’avoue en toute immodestie que j’ai parfaitement géré cette partie là : au lieu de glander après la journée plongee, je filais en premier sous la douche. Ça coinçait ensuite avec la chieuse de service qui décidait toujours de prendre sa douche quand une
autre annonçait qu’elle allait le faire. Alors même qu’un soir, elle est restée 15 bonnes minutes dans la salle de bain pendant que je téléphonais sans se laver. J’aime cette sensation d’avoir été légèrement écoutée…

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Parce que si j’ai bien géré la partie douche, niveau intimité et retrouvailles avec soi même, c’est plus compliqué. Déjà plus question de trainer nue comme à la maison, il faut enfiler un t-shirt long pour dormir, on prend pas 2h pour s’étaler différentes crèmes de jour, on arrête de se mater dans la glace pour voir si on est canon ou boudin aujourd’hui (la demi-mesure m’ennuie). Mais surtout quand tu vis seule depuis 13 ans, malgré une cohabitation avec un petit copain pendant près de 2 ans, une coloc de la vacuité et autres nuits partagées avec hommes ou copines, ne pas avoir une minute vraiment seule, c’est pesant. Et je te parle pas des nuits où il faut composer avec celle qui ronfle, celle qui parle et celle qui dort au-dessus de moi qui bouge si violemment que je finis par me demander si elle ne le fait pas exprès.

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Parce que des fois, j’aime me retrouver seule avec moi-même. Pour chantonner, rêvasser, lire un article sans m’arrêter toutes les 30 secondes car on me parle, menbrosser les dents en comptant jusqu’à 180 sans perdre le fil car on m’a posé une question. Me brosser les dents sans avoir à parler, d’ailleurs, ne pas frôler l’occlusion intestinale car je n’aime pas qu’on m’entende m’abandonner à certains besoins vitaux… Le souci, c’est que tout le monde ne partage pas mon besoin de solitude. Exemple : le mardi matin, je m’eveille, toute la
chambrée est déjà prête. Chouette, me dis-je, je vais avoir un peu de temps pour moi toute seule. Sauf que là rôde votre pire ennemie : la fille qui ne supporte pas la moindre once de solitude et estime que vous laisser seule est une traitrise. T’as beau lui dire : »tu peux y aller, je te rejoins », non, non, telle une ombre, elle est là. Le pire fut quand même le jour où je suis sortie de table à la fin d’un repas sans rien dire, souhaitant profiter que mes camarades de chambre soient encore attablées pour aller me délester tranquillou de quelques grammes stoqués dans mon intestin. J’avais à peine fermé la porte de la chambre qu’elle débarquait… Mais tu vas me laisser chier tranquille oui ? Notons que son inquiétude vis à vis de moi ne concerne que ma solitude, c’est la seule à ne pas avoir pris de mes nouvelles suite à mon opération.

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Vous allez me dire qu’une semaine de cohabitation, c’est rien et c’est vrai. Sauf que suite à mon cassage de tibia, je vais vivre (au moins) un mois chez mes parents. Dans une chambre proche de la leur. Et y en a un qui ronfle très fort. Et ma mère soupire « Mon Dieu quelle horreur » quand je mate Buffy contre les vampires. Tiens, j’ai à nouveau 16 ans…

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Alerte asthme mental

Si un génie me demandait quel pouvoir magique je souhaite obtenir, je demanderais de pouvoir agir sur le temps. En gros, il me faudrait des journées de 30h que je découperais comme suit : 10h boulot, 10h loisirs en tout genre, 10h dodo. En vrai, j’ai bien les 10h de boulot mais pour le reste, ça coince. Et voilà, je refais une crise d’asthme mental.

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L’asthme mental, c’est un concept très simple : ce sont ces périodes dans la vie où vous avez des milliers de choses à faire et la sensation de ne pas avoir le temps de les faire. Que vous devez vous accrocher à ce lendemain où votre emploi du temps va s’alléger. Concrètement, voici une de mes semaines type :

– lundi, aquabike avec Isa brune (dans les faits, on n’y est allées que 2 fois, 2 fois où on n’a pas pu avoir de vélo)

– mardi, plongée

– mercredi, cours théorique de plongée (normalement une semaine sur deux mais là, on est partis pour 3 semaines non stop)

– jeudi, normalement rien donc toujours une soirée à caler avec les amis

– vendredi, normalement entraînement de plongée mais au bout du monde, j’arrive jamais à me motiver pour y aller. Donc soirées.

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Les week-ends ? Pas mieux. Le week-end dernier, j’ai quitté ma maison le samedi à 12h15, je suis rentrée à 19h et le dimanche, partie à 10h15, rentrée à 19h. Le week-end d’avant ? Partie à 16h30 le samedi, rentrée à 19h le dimanche. Je vous raconte même pas l’état de mon appart vu qu’en ce moment, je rentre chez moi, je fais passage salle de bain-pipi room / mon lit et le matin mon lit/salle de bain- pipi room/ la cuisine pour donner à manger au chat et je pars. 

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Or j’aurais des tas de choses à faire. Déjà faut que je me décide à finaliser le déménagement de ce blog, j’ai quasi fini sa nouvelle maison, me reste à intégrer un encart Facebook pour la page fan (quitte à l’avoir créée, hein…), réussir à faire paraître les boutons hellocoton (il apparaît dans le code source mais pas sur la page). Déménager les articles au fur et à mesure mais j’en suis à 650 déjà là bas, j’avance pas si mal. Puis j’ai d’autres engagements, je dois m’occuper de pages FB de mon club de plongée, d’autres blogs, créer des comptes twitter et hellocoton, ranger mes contacts Facebook pour que je puisse m’exprimer sans que mes collègues ou mes contacts pro soient au courant de la moindre de mes turpitudes ou des photos de mes pérégrinations parisiennes (ce week-end, je serai en Espagne donc plein de photos à partager à mon retour). 

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J’ai des projets manuels aussi, j’ai acheté du tissu y a plus d’un mois, j’ai toujours rien fait avec, j’ai commandé des livres à lire, je dois cuisiner, faire du ménage, écrire mon roman. Je dois le recommencer d’ailleurs, je me suis un peu fourvoyée sur la forme
initiale, passant violemment d’un « je » à un « elle » donc à reprendre. Surtout que là, j’ai beau dire que je veux bien une grenouille, je continue à fricoter avec des citrouilles, je suis un peu incorrigible. Ou masochiste, au choix. Remarque, sur ce point, je suis sacrément servie en ce moment. J’ai même pas eu le temps d’aller chercher mes t-shirts Newlook qui végètent chez mon concierge depuis lundi
(dommage, je voulais porter celui-ci mardi, j’ai pas pu).

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Et je ne vous parle même pas de mes projets pharaoniques sur ce blog, j’ai des milliards d’idées mais en quel temps ? Je me dis aussi que je dois monter mon blog marketing (à force de baigner dedans, j’ai sérieusement envie d’en parler mais ici, ça ne s’y prête pas du tout). Asthme mental, frustration, dépit. Et le pire c’est que dès que j’ai une soirée de libre, je me vautre dans mon lit pour dormir. Parce qu’à force de courir partout, je suis bien entendu claquée mais je suis rassurée, tout le monde est dans le même cas que moi. On va dire que
c’est le changement de saison. Mais bon, j’en ai marre d’avoir envie de faire les choses et de ne pas en avoir le temps. Ok, un pique-nique le dimanche en bonne compagnie, c’est génial, c’est mieux que de rester enfermée chez soi à dormir. Idem pour le resto en terrasse post fosse de plongée. Mais je n’aime pas cette sensation de fatigue et de pas de temps. J’ai envie de faire des choses, j’ai envie de pouvoir faire des choses.

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Déjà, Dieu merci, mes cours théoriques de plongée se terminent mercredi prochain ! Une soirée de gagnée, je vais pouvoir en faire des choses. Ou alors comme d’hab, je vais dormir.

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Je suis passé du côté totalement girly de la force

 j’avais 18 ans, j’étais globalement garçon manqué. Quelques teintures de cheveux par ci, une touche de mascara par là, un peu de khôl autour de mes yeux et c’est terminé pour ma féminité. Ah si, j’avais déjà de jolis sous vêtements . Mais tout ce qui était mode et chouchoutage au-delà de la simple hygiène me semblait d’une superficialité sans nom et rien que l’idée d’un masque capillaire me faisait lever les yeux au plafond.

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Je l’ai déjà dit, ado, je ne prenais pas bien soin de moi. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis totalement l’inverse. Déjà, je lis des magazines féminins que je vomissais il y a à peine 10 ans (sauf Perso qui était ultra top) tellement je les trouvais futiles et creux. Non mais c’est vrai, c’est criminel de proposer des jeans à 1350 francs (y a dix ans, on parlait encore en francs, je rappelle). Aujourd’hui, les jeans sont encore plus chers et les pages mode génèrent chez moi grande frustration MAIS j’aime les magazines féminins, ça me distrait essentiellement, ça me donne de bonnes idées d’articles, des petits tuyaux pas cons et je rajouterai même qu’on y apprend des choses. Mais je ferai un article consacré au sujet plus tard.

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Donc me voici féminisée à mort et j’en ai pris conscience mardi soir, dans les vestiaires collectifs de la plongée. Déjà je me suis fait une copine, une apnéiste que je ne croise qu’aux vestiaires (il semblerait que plongeurs et apnéistes ne se mélangent pas, je suis pas sûre mais on ne les voit jamais au pot du débrief). Donc après avoir discuté avec ma nouvelle copine pendant qu’on se change (j’aime bien discuter topless, ça change les rapports… ou pas, en fait), une fois qu’elle est partie, j’écoute mes camarades plongeuses qui parlent beauté et cheveux : « non mais attends, il paraît qu’il faut faire un masque capillaire par semaine, geeeeeeenre ! Mais qui fait ça ? ». Heu… moi. Bon, ok, il est vrai que je suis un peu stressée du cheveux, je fais masque capillaire, j’ai une crème de nuit pour cheveux (si, si), j’ai un gel protecteur pour la piscine et parfois, je fais des masques à base d’huile de monoï ou d’argan (mais toujours avant shampoing, c’est hyper gras, on ne sort pas dans la rue sans avoir nettoyé derrière). Même si de manière générale, j’ai été moins complimentée sur la douceur de mes cheveux que sur celle de ma peau par la gent masculine, avoir le cheveu vif et soyeux permet de… bah de recevoir les compliments de la coiffeuse pour commencer.

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Des fois, je me dis que j’aurais dû prendre des photos de mon lavabo à différentes étapes de ma vie, passer de la brosse à dent et biactol non entamé à la panoplie brosse à dent, gel pour le visage, crèmes hydratantes (oui, une pour le corps, une pour le visage et je mets pas la même selon la saison, par exemple), huile d’argan, masques en tout genre. Et je ne vous parle pas de la baignoire décorée de plusieurs bouteilles de gel douche, shampoing et produits moussant pour le bain. Et le maquillage, j’en parle pas non plus… Même que j’applique mon rouge à lèvres au pinceau maintenant.

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Mais pourquoi ce changement ? Il semble que ça vienne de ma vie parisienne, je crois que j’étais pas aussi girly, fashionista et soignée avant (quoique rassurez-vous, me reste des marges de progrès faramineuses genre mes ongles, jamais peints, coupés ras). Le côté soin me vient de ma hantise de subir les effets de la pollution et du chlore (oui, et du tabac, j’en connais une qui va me le dire). Mais pour le reste, je sais pas. Est-ce lié à ma vie de femme séductrice ? Sans doute. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai aucune envie de remettre en cause cette féminité-là, elle me plaît, je la cultive et dès que je relâche un peu le tartinage, j’ai la sensation de me négliger.

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Paris m’a-t-il rendue superficielle ? Sans doute un peu mais au fond, ça m’est bien égal.

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Studio 30m²- 645 euros TCC

 

C’est parti pour la visite de studios. Je galère pour trouver des visites, la plupart des apparts se louent à une vitesse hallucinante et les agents immobiliers n’ont rien à me proposer quand j’appelle. Ou n’ont pas envie de chercher quelque chose à me proposer, je ne sais. Enfin, je chope un numéro pour un studio sympa sur le papier à Plume-sur-Berges
mais pas du tout dans le même quartier que le mien.

Rendez-vous est pris lundi à 13h. Bon, pause-déjeuner visite d’appart, on s’éclate. Je ne connais pas du tout ce quartier, je végète peu à Plume durant le week-end, j’y étais passée à l’époque où j’avais passé la nuit chez Semi-Russe. Premier point négatif : un ex plan cul super relou dans le quartier. Ceci étant, je suis pas convaincue qu’il me reconnaisse si jamais on se croisant : à l’époque, j’avais de courts cheveux roux. Maintenant, j’ai de longs cheveux bruns, une autre femme quoi.

J’arrive à la première gare de Plume (j’habite à côté de la seconde) et évidemment, je me paume parce que sinon, c’est pas drôle. Il fait une chaleur pas possible et j’ai eu la bonne idée de prendre ma veste, je cuis (cui). Enfin, je trouve le bon boulevard et je remonte. La vache, c’est super loin. Mais en chemin, je croise des tas de bus, de pressings et même un Monoprix : commerce de quartier au top. Mais surtout, en avançant, je longe un parc magnifique avec vue sur Paris. Oh ce parc, ce parc ! J’arrive enfin devant l’immeuble, l’agent immobilier me crie les codes des 2 digicodes. Pas de bol pour moi, j’ai plutôt une mémoire visuelle, limite photographique, pas du tout auditive donc je lui fais répéter. Je rentre dans
l’immeuble, classe et propre, je passe l’épreuve des deux digicodes et me voici dans l’ascenseur, direction 3e étage. Là, j’essaie déjà de me raisonner : le quartier est top, le parc voisin génialissime (trois ans que j’habite à Plume et je ne connaissais pas son existence), l’immeuble a l’air bien entretenu mais ne nous emballons pas, l’appart est peut-être tout
pourri… Arrivée au 3e, je trouve l’appart et… Mince, il est bien.

Détaillons un peu : une grande pièce avec une fenêtre qui court tout le long. Bon, j’ai vue sur la rue alors que de l’autre côté, on voit la Seine et Paris mais l’appart d’en face est loin donc pas de vis-à-vis, je pourrais me balader à poil si je veux. Oui, j’aime me promener nue chez moi et je conseille à tout le monde d’en faire autant. De toute façon, avoir un appart avec vue directe sur la Seine et Paris, c’est facile 50 euros de plus par mois, je suis sûre. Je tourne un peu : oh, une grande salle de bain avec baignoire… Oh la cuisine est équipée au gaz ! Y a même un four et tout plein de rangements. Un grand placard dans l’entrée ! Bref, top de top. Seul bémol quand même : la moquette beige. Je rappelle que mon chat est quand même sombre et que comme tout félin, elle aime se rouler par terre. Mais quand même, à part ça, c’est top. Il y a aussi une cave et une place de parking mais l’agent est plus occupé à vérifier que quelqu’un arrive qu’à me faire visiter. Bon, je prends un dossier pour postuler, on verra bien.

Je repars, globalement emballée. Entre le quartier et l’appart, je dirais que tout est bon. Avec un paravent, je pourrais isoler un coin chambre et puis là… Non, stop, pas de précipitation, ça porte la poisse. J’en parle le soir à mes parents calmement (ou à peu près) et je décide de déposer un dossier, ça ne coûte rien. Enfin, c’est ce que je croyais car je ne me rendais pas compte du parcours d’obstacle dans lequel je m’engageais…

 

A suivre, of course (mouahahah)

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Bienvenue dans le monde merveilleux des petites annonces


Bon, appart je veux, appart je cherche. Enfin, je cherche piano parce qu’aux heures d’ouverture des agences immobilières, moi, je suis aussi au travail. Donc comme je suis dans un bureau relativement calme de 3 personnes, je peux difficilement passer ma journée à harceler les agences. Donc alternative : je me rends sur le site seloger.com et je balance des mails à toutes les annonces qui m’intéressent. Sur une trentaine d’annonces, 3 réponses et encore, une, c’était pour tenter de me refiler un autre appart, plus cher. La recherche d’appart et la recherche d’emploi, même combat.



Donc je cherche. Etape 1, rentrer les critères : je cherche un appart F2 avec une chambre pour un maximum de 700 euros dans le 75 et un autre département de la petite couronne. Au début, je rentrais un minimat pour le loyer mais un F2 à 500 euros, c’est même pas la peine de le préciser en minimum, ça n’existe pas. Pour la surface, je n’ai pas toujours précisé mais après quelques visites (j’y viendrai, no panic), je ne veux pas moins de 28m², vivant actuellement dans 27. Je suis une grande, j’ai dit, je veux plus grand. Pourtant, au départ, je n’ai pas précisé la surface et je suis tombée sur quelques pépites, j’y reviendrai une autre fois.

Me voici donc face aux annonces et là, waaaaah, y en a plein. Mais avant de balancer mes mails sans réponses (je pense que les agences immobilières ne sont pas du tout web 2.0… Ni web tout court d’ailleurs), je lis bien tout ce qu’on me dit histoire de déceler dès le départ les pièges cachés.

Piège 1 : la seule photo qu’il y a, c’est la façade. Autant, sans photo, je peux me dire que l’agence n’en a pas fourni mais que l’appart peut être potable. Là, si y a juste la photo de la façade, c’est que c’est la seule chose de montrable sans effrayer le chercheur d’appart.

Piège 2 : « situé à un étage élevé ». Comprends : sous les toits et sans ascenseur.

Piège 3 : Oups, on a oublié de préciser le métrage carré. Comprends : cet appart est minuscule et honteusement cher mais viens le voir quand même, avec de la chance, tu n’as aucune notion de l’espace et tu vas te faire avoir comme un petit bleu, gnark gnark.

Piège 4 : « salle d’eau » au lieu de salle de bain. En gros, t’as un recoin douche dans un coin de la chambre, on n’a pas osé appeler ça « salle de bain ».

Piège 5 : coin cuisine. En gros, il y avait un lavabo, on a dit que c’était la cuisine. Tu peux ramener tes plaques et ton frigo, si tu te démerdes bien, ça passe.

Piège 6 : le prix. Sur seloger et sites assimilés, l’immense majorité des annonces sont émises par des agences immobilières. Sous entendu par des gens qui connaissent la réalité du marché. Donc ils vont pas louer un produit qui vaut 700 euros à 500, les agents immobiliers ne sont pas nos amis. La bonne affaire existe, bien sûr. Mais là, je viens de voir une annonce : appart 35 m², 650 euros TCC proche de Lavande sur Seine… J’ai envoyé un mail pour le visiter, juste par curiosité. Mais apparemment, le mail, c’est vraiment pas la bonne approche.

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Les gaytérosexuel(le)s

Par GauthierOui j’invente des mots, et alors ?

 

Aujourd’hui lecteur, je vais te parler d’une nouvelle espèce, le gaytérosexuel. N’ai pas peur lecteur, il ne te veut aucun mal 😉

 

On parle depuis quelques années des « métro », ou métrosexuels, qui en fait est la contraction de « métropolitain » et « homosexuel ». Je ne vais pas vous expliquer exactement ce que c’est, puisque vous le savez probablement déjà. Personnellement je ne suis pas pour ce néologisme. Tout simplement parce que comme les homos ne se définissent que par leur sexualité (et ben voyons, allons y gaYment dans les clichés !), on s’est senti obligé de mettre « sexuel » dans ce mot ! Alors moi je propose une autre contraction : « homopolitain » ! Ouaip c’est ridicule, mais ça a le mérite de montrer à quel point le mot précédent l’est aussi… Enfin bref, je ne suis toujours pas à l’académie française, donc on s’en fout.

Le métro est donc une nouvelle espèce d’homme (un mâle, un vrai, qui encule de la femelle libérée), qui adopte les habitudes des pédés. Il va chez le coiffeur, l’esthéticienne, la salle de gym, la salle d’UV, il fait de la thalasso, et file se faire injecter du botox le matin de ses trente ans. Mais il reste hétéro, profondément hétéro. Sauf que comme il accepte son côté féminin, il est devenu aussi chiant qu’une femme, il se pose toujours des questions, il ne veut plus coucher le premier soir « parce que je te respecte trop », il fantasme sur la sodomie « parce que les femmes libérées font ça, mais elle me font peur », il propose un pacs plutôt qu’un mariage, et offre une semaine de vacances sur l’île de la tentation à sa fiancée en guise de voyage pré-nuptial.

Bref, l’homme a changé, et tant mieux quelque part ! Surtout que maintenant quand on lui demande gentiment (et pour peu qu’il ait deux trois verres derrière la cravate D&G) il accepte avec plaisir de se faire sucer et/ou enculer par le pédé de service (c’est souvent moi d’ailleurs !).

Les pédés ont été à la mode à la fin des années 1990, il fallait obligatoirement en avoir un dans son groupe d’amis pour pouvoir sortir « Non mais moi le pacs je suis pour. Je connais un gay, il vient manger des fois à la maison, et c’est des gens comme nous… sauf qu’ils finissent par porter des couches à force de se faire enculer ! Mais bon on peut pas tout avoir (rires) ».

Le plus souvent se sont les filles qui se sentent bien avec deux trois pédés dans leur entourage « Non mais avec toi je peux parler, c’est tous des connards, et tu es le seul homme à pénis que j’aime ». Oui parce que des hommes sans pénis, c’est sûr, ça court les rues…

Alors voilà au début le pédé s’installe dans ce monde hétéro, il prend ces marques, il fait son trou, il se rend vite indispensable. Et même si les premières intentions ne sont pas pures, l’amitié finit par s’installer durablement et sainement. Alors que se passe t il pour ces hétéros qui fréquentent des tafioles depuis x années ? Virent ils tous pédés/lesbos ? Non, ils deviennent des gaytérosexuels.

Néologisme de mon invention (enfin je crois, mais bon j’ai pas vérifié faut dire…), issue de la contraction de « gay » et de « hétérosexuel », sous la même forme donc que « métrosexuel » (c’est pas parce que je l’aime pas que je vais pas reprendre l’idée !)

Explication du comment du pourquoi de ma théorie toute vaseuse :

A force de fréquenter des gays, de sortir avec eux, de vivre comme eux « non mais vous c’est plus facile pour baiser, et puis en plus ils sont tous beaux, merde ! Regarde les thons que je me tape moi ! ! ! ! », ça finit par laisser des traces. Au début le changement se fait en douceur, vous ne remarquez pas que le copain hétéro passe de plus en plus de temps dans la salle de bain avant de sortir, qu’il lit vos magazines de pédés, qu’il vous appelle pour vous proposer de voir un film complètement queer, qu’il pleure pour que vous lui prêtiez votre collection de AB FAB et de Samantha Oops, qu’il s’insurge à chaque passage de Bitch Christine Boutin à la télé, qu’il répond « homophobe » à chaque fois qu’une racaille lance un « pédé »… Et puis ça devient flagrant, votre ami(e) hétéro est plus au fait que vous de ce qu’est un gay aujourd’hui.

Nous parlons ici de culture gay, de way of life (fringues, films, tv, icônes…), les hétéros, sans pour autant renoncer à l’envie de fricoter avec l’autre sexe (beurk), s’accaparent la culture gay.

Pour vous donner un exemple, je vous parlerai de Nina (ben ouais, on est pas cul et chemise pour rien nous deux !). quand elle vient chez moi elle lit Têtu (alors qu’il y a aussi Le Monde Diplo, Courrier International, le Nouvel Obs…), elle me menace de représailles si j’ose regarder le DVD 3 de Samantha Oops, elle m’informe sur les films qui parlent des pédés, ou les émissions tv en rapport. Bref par moment je la sens plus connectée que moi au monde des pédés.

Ça ne me dérange pas, loin de là, ça nous fait encore plus de sujets de conversations. Mais c’est un fait moumour, si tu étais un mec, tu serais encore plus pédé que moi 😉

Alors je dis bienvenue à tous ces hétéros qui s’intéressent de plus en plus à nous les pédés, à notre façon de nous amuser et de vivre ! L’interculturel c’est l’avenir, comme dirait l’autre.

Pr Gauthier, conférencier à Paris LXIX.

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