A quelle heure on met le réveil ?

Si je devais comparer ma vie de célibataire à ma vie en couple, la principale différence pour moi est clairement mon rythme de vie au global. En gros, avant, je me couchais tard mais genre vraiment tard et je me levais à la dernière seconde, tenant rarement mes résolutions d’arriver tôt au boulot pour partir plus tôt, profiter mieux de ma soirée et dormir plus tôt. En couple… c’est pas encore tout à fait ça mais là, on fait les choses à deux. Genre choisir l’heure du réveil.

Mauvais rythme de vie, fatigue au travail

Chacun sa conception du couple, nous, on est assez fusionnels dans le rythme de vie : on se lève ensemble, on se couche ensemble. A quelques nuances près. A une époque bien trop lointaine, j’ai ambitionné de suivre le Morning Miracle en me levant tous les matins à 6h, faisant un peu de sport et un peu d’écriture avant d’aller réveiller mon doux. Faudrait que je m’y remette d’ailleurs mais j’ai toujours ce problème récurrent du matin, cette sensation d’être écrasée sur mon lit par la gravité et que mon corps pèse environ 58 tonnes. Et justement, en étant en couple avec un individu qui prend les transports avec moi pour aller travailler, je n’ai guère le loisir de m’adonner au snoozing plus que de raison. Oui, depuis qu’on vit à deux, je me lève suffisamment tôt pour faire autre chose que me doucher et sauter dans mon jean, genre petit déjeuner avec un vrai café et tout.

Petit déjeuner avec petite brioche homemade, porridge aux graines de chia et café

A propos de dormir, parlons du soir, également, un grand moment. Etant célibataire, je traînais, traînais, trainaiiiiiiiiis sur mon ordinateur, regardant une dernière vidéo Youtube, un dernier épisode de série… Mon cercle vicieux classique : “faut que je finisse mon article pour le blog mais l’épisode de la série que je matais vient de terminer, je vais en relancer un autre”. Et ça sans parler du temps passé sur les Yahoo! jeux ou escape games les soirs où j’étais trop fatiguée pour enfiler les mots. Maintenant, on n’a pas un rythme parfait, loin de là (surtout en ce moment avec les jours à rallonge) mais au moins, je ne passe plus mes soirées à me lobotomiser et je ne dors pas si mal que ça.

Mieux dormir pour un réveil parfait

Mais à part dormir, il y a quoi qui change dans le rythme de vie ? Forcément, quand tu vis en  couple, t’es moins dans la spontanéité  : tu dois prévoir les sorties de l’un et de l’autre, faire une liste des courses en conséquence. Bien sûr, on peut avoir des imprévus ou décider d’aller boire un verre à la dernière minute mais il faut toujours prévenir l’autre. Et ne pas rentrer au milieu de la nuit sans prévenir… Et tu as vite une espèce de culpabilisation. Enfin, moi, du moins. Je peux vite me laisser entraîner à faire des milliers d’activités mais je dois me souvenir de consacrer du temps à mon bien aimé. Parce que c’est le piège : quand tu vis à deux, tu sais que, forcément, quand tu rentreras chez toi, tu trouveras ta douce moitié quelque part dans l’appart alors ça va. Sauf que si c’est pour la trouver roulée en boule dans le lit et endormie, l’intérêt est limité.

Sommeil profond

Mais une fois à la maison ensemble, que fait-on ? On fait tout ensemble ou séparément. Et bien, ça dépend des jours. Même si j’avoue que j’ai parfois du mal à tout mener de front, la vie pro, la vie amoureuse et les projets annexes. Parfois, il est tentant de renoncer à ces projets là, à se contenter d’aller bosser et passer la soirée dans les bras de l’objet de son amour sans chercher plus. Heureusement, on est deux et lui aussi a des projets ou juste envie de jouer un peu à un jeu, regarder une série que je ne regarde pas… Oui, vivre à deux, ce n’est pas toujours vivre à deux. Le rythme parfait reste difficile à trouver mais on se rapproche de la bonne balance. Encore deux ou trois ajustements et je pourrai travailler, aimer et réaliser quelques rêves à côté tout en faisant du sport.

 

Ah tiens, le sport, nous en parlerons la semaine prochaine.

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Quand t’es en couple : dormir à deux

Dormir à deux, le rêve : après une dure journée, lors d’un orage ou d’une nuit froide d’hiver, se blottir contre le corps chaud et douillet de l’autre et se laisser sombrer dans un doux sommeil réparateur. MENSONGE ! Franchement, dormir à deux, c’est cool que dans les films.

Dormir à deux

Quand j’étais célibataire, je m’allongeais dans mon lit deux places le soir et me réveillais souvent littéralement pliée en deux, le buste d’un côté, les jambes de l’autre, je m’enroulais avec passion dans ma couette, je faisais ce que je voulais dans mon lit. Et de temps en temps, je partageais ma couche avec un gentil garçon, parfois même, je l’appellais “mon copain”. Avant de s’endormir, un tendre câlin puis arrive le moment délicat de l’endormissement. Le fait d’être enlacé avec l’autre va peut-être vous donner trop chaud, ses poils de torse vous chatouiller le nez, votre cou va commencer à tirer et surtout, qu’est-ce qu’on fait de ce putain de bras coincé sous son corps ou le nôtre ? Non mais sérieusement, y a toujours un bras en trop, ce bras dont on ne sait que faire ni où glisser.

dormir à deux, matelas spécial

C’est tellement un vrai problème que des gens ont conçu un matelas exprès pour ce bras qui gêne. Vous voyez que j’exagère pas

Et puis que dire des bruits ou mouvements de la personne qui partage votre couche ? Evidemment, on pense tous aux ronflements, nuisance numéro 1 des nuits à deux même si on a tous nos petites astuces pour les faire cesser. Perso, je bouge un peu brutalement dans le lit ou je tente de tourner mon partenaire sur le côté. Mais le pire du pire de l’angoisse absolue pour moi, ce sont les grincements de dents parce que tout ce qui est bruit de bouche me rend dingue. Et puis parfois, vous héritez d’un hyperactif nocturne qui vous fait le cirque du soleil dans votre lit tout en roupillant… et encore, j’ai eu de la chance, je n’ai jamais eu affaire à un somnambule et Victor m’a parlé qu’une fois dans la nuit mais notre dialogue fut assez limité :
“Bla bla incompréhensible
— Quoi ?
– Bla bla incompréhensible
– Tu dors, coeur !
– Non !”
En fait si, il n’a eu aucun souvenir de cette discussion pourtant si passionnante…

Dormir à deux

La meuf a tellement l’air flippante sur cette photo…

Ah Victor, justement, puisqu’on en parle (et qu’il lit par dessus mon épaule d’un air fâché en me menaçant d’aller dormir sur le canapé, ce qui serait plus une punition pour lui que pour moi). Alors oui, parfois, il ronfle, surtout à l’endormissement et une fois il a parlé mais à part ça… A force de s’endormir dans les bras l’un de l’autre, on a développé des techniques pour notre bras traînant (indice pour lui : le glisser sous mon oreiller et pour moi : je me déboîte l’épaule, hyperlaxie power !), on finit toujours par glisser paisiblement de notre côté du lit et le miracle opère : je dors à la perfection. Je m’endors sans grande difficulté, ne ruminant plus pendant des heures les contrariétés de la journée (ou si peu). Peut-être parce qu’il est là et que sa présence m’apaise ou peut-être parce que j’ai pu m’épancher sur ces contrariétés et passer à autre chose, je n’en sais rien. Mais en ce moment, un nouveau danger menace nos nuits ou du moins notre capital sommeil et je vous en parlerai la semaine prochaine : le rythme de vie.

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Le travail n’est pas le bonheur

Ces derniers temps, j’essaie de changer quelques paradigmes dans ma vie pour être le plus heureuse possible. Ca passe par un meilleur rythme de vie, une alimentation saine mais quand même gourmande parce que ça fait du bien, savourer les moments heureux… et me rappeler à chaque moment que je ne suis pas définie uniquement par le travail et que celui ne fera pas mon bonheur à lui seul.

bureau à niveaux

Mais que ça m’a l’air bien pratique cette petite chose !

Samedi, un candidat en mousse a jeté un “Je ne veux plus entendre qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler”. Genre, le mec qui a passé sa (relativement courte) carrière à fouler les moquettes épaisses des bureaux lambrisés éclairés par lourds lustres prétend nous expliquer ce qu’est le travail ? Laissez-moi rire. Mais passons sur Macron (je vous expliquerai peut-être un jour pourquoi je le méprise du plus profond de mon âme mais pas aujourd’hui) qui n’est finalement qu’un énième politique à brandir le travail comme solution à tout et revenons justement sur cette notion très bourgeoise de travail qui est la valeur la plus importante de votre vie.

Britney Spears dans le clip Work bitch

Britney photoshopée approves

J’ai plutôt de la chance : même si je ne fais pas le travail que j’avais prévu de faire étant jeune, je ne m’en sors pas si mal. J’évolue petit à petit, j’ai réussi à me débarrasser du community management (je vous expliquerai un jour à quel point je déteste ça… le jour où je serai certaine d’être bien sortie du social media)(enfin, je déteste pas le social media en soit, j’aime bien faire les planning éditos, par exemple, et réfléchir à une stratégie globale), je rentre de plein pied dans la social data, mon but étant d’arriver dans la digital data soit en rejoignant une équipe de planning strat, soit notre département études, soit une poste de data manager. C’est pas encore trop défini mais mon nouveau rêve de chichounette, ce serait de réaliser des études en partenariat avec des journaux, histoire de concilier ma carrière opportuniste et mes rêves de jeune fille. Je me suis égarée, là, non ? Bref, bon an mal an, je ne suis pas en larmes le matin quand je quitte l’appart, y a même des jours où je rentre le soir avec ce doux sentiment de devoir accompli.

se détendre

Marrant, pour illustrer cette idée de devoir accompli, je prends une photo qui raconte plus un côté « s’être libérée des tensions »

Mais je suis une chanceuse. A côté de ça, il y a tous ceux qui n’ont pas pu avoir de réelles carrières, par mauvaise naissance ou accident de la vie, mauvaise orientation, peu importe. Ils prennent le premier boulot qui leur permettra de boucler le mois sans trop finir dans le rouge, ils seront équipiers au McDo, caissiers au Leclerc, livreurs, ouvriers à la chaîne… Des métiers où l’on se lève souvent à 5h du matin, où on rentre au bout de sa fatigue le soir et… et où franchement, on n’a rien fait d’intéressant, intellectuellement parlant. Ne voyez aucun mépris dans mes propos vis à vis de ces métiers. J’ai été guichetière à la poste, j’ai trié du courrier aux petites heures de la matinée et… Ca a le mérite de payer mais une fois que t’as appris les 3-4 trucs à savoir, les journées s’écoulent dans une routine qui s’étire, s’étire, s’étire… le “bored out” si catastrophique pour ceux qui ont la chance d’avoir un boulot à priori intéressant, c’est le quotidien… et ça fatigue.

La fatigue au travail

Et ce n’est pas tout. Le travail, c’est quoi au fond ? J’ai un travail qui me permet de vivre plutôt bien, qui me prend 8h/jour à priori (plus par moment, moins à d’autres), soit un tiers de ma journée. Un autre tiers est censé me servir à dormir mais je suis plutôt à 6h, on va mettre mes divers temps de transport dans les 2h restantes… Quoi qu’encore, non, ce n’est pas du temps de perdu puisque c’est du temps de lecture le matin et du temps d’écriture le soir… Donc si on enlève les 14h de sommeil et travail, il me reste à peu près 10h… Tu veux dire que je suis censé m’en servir pour travailler plus ? Dans les faits, c’est un peu ce que je fais. J’écris, par exemple : ici et sur mon roman de Maja (j’en arrive à la page 50 !), je lis pour me cultiver et réinjecter mes savoirs parfois dans mon travail rémunéré, souvent dans mes écrits loisir. Mais comme je ne suis pas payée pour ça, ce n’est pas du travail ? Le temps que je passe à écrire ces modestes lignes et le temps que vous passez à le lire, c’est du temps gâché pour tout le monde ?

Perdre son temps

Et je ne parle pas de mes autres activités : le sport que je pratique régulièrement dont le yoga qui me permet d’affronter avec beaucoup plus de sérénité mon travail rémunéré, idem pour la sophro. Et puis le temps que je passe avec mon Victor, avec mes amis… Désolée, Manu, tu dois être bien malheureux dans ta vie pour croire que vivre est moins intéressant que travailler. Moi, vois-tu, j’essaie de gagner un max de temps libre pour que le travail ne soit plus le coeur de ma vie mais une parenthèse de 8h entre tous mes projets. Et tu sais quoi ? Je suis bien plus heureuse depuis que j’ai placé mes billes ailleurs. Surtout que le monde du travail, il me dégoûte de plus en plus. Je vous en parlerai un autre jour.

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Couple : pauvres victimes de l’amour

Lundi matin, je branche mon Twitter et là, je vois un déferlement de tweets sur… non, pas David Bowie (enfin, si, aussi) “quand tu es en couple, tu renonces à”. Ah oui, le couple, ce grand sacrifice ! Alors nous avons bien sûr quelques jolies réponses amusantes et mignonnes tendance neuneu :

Quand tu es en couple, tu renonces à... hashtag et réponses rigolotes

Mais certaines me mettent légèrement mal à l’aise :

Quand tu es en couple, tu renonces à... les réponses qui font peurAlors révélation : si tu te sens oppressé dans ton couple et que tu renonces à tes libertés, c’est que tu devrais changer de partenaire au plus vite.

Relations-toxiques-Comment-les-reperer-et-s-en-proteger

Je l’ai déjà dit mais je vais me répéter : la passion amoureuse telle que vendue dans les romans et films est nocive 9 fois sur 10. Là, je suis en train de lire After saison 2 (“saison”, ça me donne envie de jeter le truc direct aux ordures, déjà) et je suis littéralement ulcérée de voir qu’Anna Todd nous explique qu’un amour parfait, c’est juste être victime d’un pervers narcissique. Le mec est violent, abusif, il s’impose dans la vie professionnelle de la fille, l’enferme dans un appartement, la coupe de sa famille, de ses amis (enfin, non, elle n’en a pas), lui fait des scènes de jalousie partout, tout le temps, y compris sur son lieu de travail à elle, prend les mêmes cours qu’elle pour la surveiller, lui vole sa voiture pour la réparer. En fait, il était tout le temps là, elle peut pas faire un pas sans qu’il apparaisse et menace de péter la gueule de tous les hommes daignant lui parler. Alors toi, fille, tu dois te casser au plus vite et toi, mec, va te faire soigner. Mais c’est de l’amour tu comprends…

relation-toxique

Non, je comprends pas. Si pour toi, l’amour, c’est passer plus de temps à pleurer qu’à être heureux, c’est que tu as sans doute trop regardé les Feux de l’amour petit en prenant ça pour une vérité absolue. Bien sûr, il faut faire quelques concessions car on se partage l’espace à deux mais si ça vous rend malheureux, c’est que vous n’êtes pas avec la bonne personne. Si je prends ma relation avec Victor, nous n’avons pas forcément les mêmes centres d’intérêt, on s’installe peu à peu dans une routine : moi j’écris pendant qu’il code ou mixe et tout va bien. Je ne lui ai pas demandé de mettre un casque quand il fait sa musique ou je ne le prive pas de jeux vidéos… surtout que bon, depuis qu’on a réactivé ma Nintendo DS, c’est plutôt moi qui abuse un peu. On essaie de trouver notre rythme et notre équilibre alimentaire, on ne renonce à rien. Alors, oui, c’est sûr que je peux pas dormir en travers du lit et je ne peux pas m’improviser chanteuse de comédie musicale en pyjama si l’envie m’en prend mais… d’abord ça doit m’arriver une fois par an. Mais surtout je ne renonce pas à l’essentiel. Je veux sortir avec mes amis ? Ben je le fais et réciproquement. Il veut se faire un Festival à Amsterdam ? Ben va… La confiance étant un pré requis dans notre couple, on peut partir chacun de notre côté sans inquiétude ou jalousie.

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Alors évidemment, ceux qui ont répondu à ce hashtag ne savent peut-être juste pas ce qu’est un couple et répondent par clichés… et c’est précisément ce qui m’inquiète. On nous vend tellement d’histoire d’amours toxiques que ça en devient presque la norme. On nous fait croire que l’amour, c’est du sacrifice : du plus superficiel (toujours être épilée au poil… je suis une très mauvaise élève) au plus dérangeant (ne jamais refuser les envies sexuelles de son/sa partenaire, se séparer de certain-e-s ami-e-s dérangeant notre moitié). Mais alors expliquez-moi : ça sert à quoi de se mettre en couple si c’est pour souffrir ? Je sais pas vous mais moi, perso, si je dois juste sacrifier ma liberté, mes amis, voire ma famille dans les cas les plus sévères juste parce que c’est ça “l’amour”, mais j’en veux pas ! Je me fais suffisamment chier à sourire et faire des courbettes hypocrites au boulot pour pas m’amuser à faire la même en rentrant à la maison.

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Bref, ton couple est une souffrance : barre-toi. Tu n’as plus le droit de dire ou faire ce que tu veux ? Barre-toi ? Ton mec/ta nana pense que tu dois être comme ci ou comme ça, parler à telle personne et pas à celle là ? Barre-toi. Etre en couple n’est en aucun cas une obligation, on peut très bien vivre seul (si, si) donc réfléchis bien : est-ce que cet “amour” faut vraiment que tu paies le prix fort ? Dédramatisons la rupture : si c’est pour se sentir mieux et plus libre, ce n’est pas un échec mais bel et bien une victoire. Sur soi, sur sa dépendance à l’amour (enfin, l’idée qu’on en a), sur la société qui nous impose à marcher par paire, quitte à tomber sur une personne abusive et toxique. Je pense que pas mal de twittos ayant joué avec ce hashtag devraient sincèrement se poser la question

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Quand le stress te lâche

Depuis quelques temps, je le sais, je carbure au stress. J’ai énormément de choses à faire, au boulot, dans ma vie, j’ai couru, j’ai fait quelques belles nocturnes (pour mon dernier jour avant les vacances, je suis partie à 23h30…). Un petit sprint final qui a duré presque un mois mais je ne trouve pas forcément matière à me plaindre : ce stress, c’est un peu de ma faute, au fond. Et je compte m’en rajouter une lichette en chopant des freelances pour me payer les vacances du nouvel an ainsi que celles de 2014. Et même que si je travaille treeeeees bien, j’en referai la déco de mon appart et je m’offrirai un joli Pc tout neuf. Et des cours de plein de choses. Si tu cherches un(e) CM freelance ou rédactrice web, manifeste-toi !(t’inquiète pour mon emploi du temps, je gère)*

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Bref, autant vous dire que je faisais des petites croix sur mon calendrier en attendant ces 15 jours de vacances (dont une semaine pour me faire opérer mais c’est pas grave, je vais dormir). Le vendredi soir, je répare donc du boulot avec une tension certainement au plafond. Le samedi, je dois gérer pas mal de choses encore : gérer le catsitting de ma monstresse, les derniers achats, la valise, écrire quelques articles sur le blog (assez gros échec), finir de programmer des campagnes sur Facebook et Twitter pour pas refiler trop de boulot aux copains. Au lit à 2h30, endormie à je ne sais plus quelle heure, réveil à 7h10… Et dans la voiture, je somnole à peine entre les changements de place au volant (j’ai pas conduit), mon neveu qui trouve mes cheveux irrésistibles et joue donc avec. Bref, le premier soir, je suis un peu dans le coton et rêve juste d’aller me coucher.

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Le lendemain matin, je me lève sans encombres à 7h45 (je me lève toujours si facilement tôt en vacances, ça en est limite énervant) mais après le petit dej, un petit tour au Leclerc pour acheter de quoi se faire des apéros, je me retrouve allongée sur mon lit à lire Voici… Et à dormir dessus. C’est pas si passionnant que ça la vie de nos amies les stars, à croire. Mes premiers soins se passent dans un nuage : entre le bain massant et le modelage relaxation, j’ai 20 minutes d’attente, je m’assoupis donc dans la salle d’attente, en toute décontraction. Le soir, je suis claquée, extinction des feux à 23h. Le mardi, je suis enfin repartie, vaillante, même pas je m’endors pendant mes soins. Et toc !

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Le problème quand ton stress est ton moteur, c’est que dès que tu n’en as plus, tu t’effondres. En vacances, je dors, beaucoup, alors qu’en temps normal, je roupille en moyenne 6h/nuit en semaine sans difficultés notables. En Égypte, c’était pareil, je m’ecroulais à 22-23h. Bon, on se levait à 6h et la plongée, ça vous claque bien. Mais force est de constater que des que je ne suis tenue par le rythme trépidant de ma vie très active, je m’écroule comme une marionnette à qui on aurait découpé les fils. KO la Nina ! Vous allez me dire que les vacances, ça sert aussi à ça, se reposer, mais j’aimerais aussi en profiter pour faire des choses que je n’ai pas ou peu le temps de faire en temps normal : lire, écrire pour commencer. Parce que j’ai toujours plein de romans en écriture stoppés à la page 5, à peu près.

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Au fond, le stress, c’est peut-être un peu ma drogue… Et dès que je suis en manque, je m’évanouis. La question est : dois-je calmer le stress en période intense ou en profiter pour faire plus de trucs, profitant des vacances pour ne vraiment mais alors vraiment rien faire ? À la dernière visite médicale, ma tension était bonne… Sauf que quand t’as pris qu’une semaine, mettre 48h à récupérer un rythme un peu décent, c’est long… Très long. Trop. Surtout que mes prochaines vacances, ce sera plongée en Corse ! Pas le temps de roupiller.
* tu peux me joindre sur Nina.bartoldi@gmail.com, des fois que…

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Dolce Vita

Dans mon escarcelle à idées pour l’article du dimanche, j’avais soit la ringardise hype soit l’impudeur médiatique rapport à la mort de Serrault comme tout personnalité qui décède.
Ca, je le ferai plus tard (oui, c’est ce qu’on appelle du teasing). Parce que j’ai décidé de vous saouler avec mes vacances un max donc je vais vous parler de la dolce vita du sud, si précieuse à mes yeux.

ladolcevita

Dans ma vie, j’ai donc vécu dans trois villes : 18 ans dans ma vie natale, 7 ans à Toulouse et 2 ans à Paris. Si ma ville natale et Toulouse ne sont espacés que d’une centaine
de km à peu près et offrent un rythme de vie à peu près similaire, autant entre mon sud ouest et Paris, c’est le jour et la nuit. A Toulouse, on commence la journée vers 8h30 ou 9h, sauf commerces, on déjeune pendant une à deux heures puis retour au boulot jusqu’à 18h, 18h30 au plus tard. Puis on rentre chez soi et parfois, on ressort ou pas. A Paris, on fait plus du 10-19h (voire plus tard) avec une pause déj minimale puis on multiplie les after works pour voir ses amis, se faire de nouveaux contacts et co… De la même façon, l’espace et le temps sont pensés différemment. Quand j’étais à Toulouse, une heure de transport pour aller bosser, c’était vraiment le bout du monde. Je mettais 25 mn à pied pour aller à la fac, 15 mn en métro les premières années. A Paris, pour aller bosser, je mets quasi 45 mn quand tout se passe bien (record : 1h30) mais comme je n’ai qu’une correspondance, ça me dérange pas outre mesure. J’habite également à 45 mn de trajet de chez Gabriel, ce n’est pas gênant, ce qui le serait beaucoup plus dans mon sud ouest.

De la même façon, on ne se déplace pas de la même façon : vendredi, je pars de chez ma grand mère, je dois me rendre au Capitole, je commence à calculer instantanément métro.
Là, soudain, je me sens ridicule : j’ai vécu 3 ans dans ce quartier, je sais très bien que je suis à une vingtaine de minutes à pied du Cap. Mais j’ai quand même pris le métro pour tester la ligne B. Tout est différent dans le sud, on est moins stressés, moins pressés, moins agressifs. Dans la rue, on a de la place (quoi que certaines rues, c’est un peu le cauchemar), les gens ne courent pas… Le soir, chez mes parents, on profite. Après le repas, on profite de la douceur estivale, on discute autour d’un verre de vin, on regarde les canards passer (enfin, surtout mon papa) en attendant que la fraîcheur nous pousse à débarrasser la table. Bon, bien sûr, je suis en vacances mais j’ai tellement la sensation d’un double temps, d’une vrai dolce vita.

Dans les pubs qui aiment tant exploiter les clichés, dans le sud, on fait la sieste sous les oliviers. Bon, je ne suis pas de la provence, on ne sieste que le jours chômés. Mais

c’est vrai que quand je compare ma vie parisienne et ma vie toulousaine, j’ai vraiment la sensation que la seconde, c’est la dolce vita. Dans mon pays, tout me paraît plus simple, moins basé sur les apparence. Et pourtant, tout le monde se connaît et tout se sait alors qu’à Paris, on est anonyme mais Paris, c’est ma ville de carrière, on dira, je dois me tisser un réseau alors que dans le sud, je n’ai plus que ma famille, Anne et Guillaume 1er. Je sors en ville sans trop me farder, ça m’est un peu égal, au fond. Je prends le temps, je savoure.

 

Dans le sud, les gens sont un peu indisciplinés, surtout en voiture. Leur demandez pas de regarder dans le rétro, ils connaissent pas. Le cligno non plus, pas plus que les trajectoires et le feu, bof, ça dépend. Faut pas être stressé en voiture dans le sud sinon, vous n’y survivrez pas.

Mais surtout, mon sud à moi, c’est jeter une serviette sur la pelouse et bronzer tranquillement en attendant que l’allergie se manifeste et me force à me pousser de là. Ce sont des fruits à cueillir à même l’arbre pour dégustation immédiate, ce sont les mûres qui poussent partout le long des chemins. C’est le ciel bleu pur parce que moins pollué, ce sont les grillons qui chantent, les grenouilles qui croassent. Bref, dans mon sud, on entend la nature.

 Bien sûr, vous me direz que y a pas que chez moi qu’on trouve tout ça, Dieu merci d’ailleurs. Mais à présent que ce pays est mon pays de détente et de vacances, c’est plus que jamais, le pays de ma dolce vita.  
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Faut-il partir en vacances avec ses potes ?

Comme vous l’avez noté, nous sommes en période de vacances, les uns partent, les autres reviennent, certains restent parce que l’été, la plage, c’est plein de monde et c’est
pas vraiment des vacances de revivre tous les jours l’angoisse de la proximité physique du métro. Bref, chacun fait à sa sauce. Le grand trip quand on est jeune (et fauchés), c’est de partir 
entre potes : à plusieurs, la location d’une maison, ça coûte moins cher, c’est mathématique.
 

les_randonneurs

Sur le papier, ça promet de supers vacances mais en réalité, c’est pas garanti du tout. En général, ça débute comme une proposition qu’on ne peut refuser. Votre super copine
Charlotte vous propose de partir une semaine chez ses parents, y aura la maison que pour nous. La mer, la plage, le soleil à moindre frais. Vous en rêviez, Charlotte l’a fait. Valise enfournée 
dans le coffre vous voici parti avec Charlotte et d’autres amis parce que plus on est de fous, plus on rit, youpi you ! Sauf que les vacances de rêves tournent à l’aigre. On se dispute pour la bouffe, la vaisselle, les rythmes de vie ne sont pas les mêmes, Julie déteste les musées et ne veut que se reposer, Paul est cramé au 3e degré et refuse de retourner à la plage. Christian veut sortir tous les soirs et moi, je fais un lobbying actif pour jouer aux tarots. Ce qui fait chier Julie mais faut dire qu’elle joue comme une brèle, elle pète les jeux en prenant tout le temps parce que, si, elle a un bout et qu’elle se fait toujours bouffer le petit en essayant de le placer à la fin mais elle comprend pas qu’avec 5 atouts en tout, elle tiendra pas toute la partie.

Alors que la situation est déjà tendue, que Christian et Julie se sont déjà disputés trois fois et que vous vous rendez compte à quel point Charlotte est chiante quand elle s’y met (et elle s’y met tout le temps, à croire). Alors que les vacances touchent enfin à leur fin et que vous vous rêvez discrètement du retour à Paris, là, arrive l’épreuve ultime : les comptes. Avec de la chance, vous n’avez pas de pingre dans le lot parce que sinon, c’est un cauchemar. « Non mais attends, je suis allée acheter trois bricoles l’autre jour, ça m’a coûté 3 euros 28 ! ». Là, si personne ne se fout vraiment sur la gueule, on aura de la chance.

J’ai déjà fait des vacances entre potes et je peux vous dire qu’on a parfois de drôles de surprises. La première fois, c’était en 1ère année de fac, nous voici parti avec Yohann et Rachel, mes meilleurs amis de l’époque, ainsi qu’un couple d’amis, Stéphane et Gabrielle. J’ai cru étrangler Rachel. D’abord, elle ne se levait pas avant 11h30 dont hors de
question de faire du bruit avant, pas question de marcher non plus parce que c’est fatigant et les comptes furent une pure horreur car un sou et un sou. Moi, maline, je m’étais préposée d’office à la vaisselle parce que j’aime bien faire la vaisselle et surtout, Rachel n’aime rien ou presque en matière d’alimentation et si c’est pas préparé comme elle le fait, ça va pas donc la cuisine, j’ai laissé tomber aussi sec. Avec Yohann, on est rentrés, on s’est franchement dit qu’on ne voulait plus jamais revivre ça. J’ai passé d’autres vacances entre amis : un séjour chez Lucie (parfait), un autre chez le même Yohann en Suède ou quelques jours avec Gauthier sur Paris quand on était de jeunes étudiants, ça s’est toujours bien passés. Faut dire que dans les 3 cas, on craquait tous en même temps : hé oui, un corps, ça s’épuise et visiter tout Paris en 2 jours et demi, non, c’est pas possible. Et prévoir la visite du Louvre le matin et celui du salon de l’auto Portes de Versailles l’après-midi, c’est de l’utopie (surtout après 3 jours de folle cavalcade). J’étais également partie 4 jours chez les parents d’une copine, Vanessa, à Gruissan, avec Gauthier et une autre amie, Corinne. Autant vous dire qu’on se l’est coulé douce pendant 4 jours, pas le moindre conflit ou éclat de voix, si ce n’est le premier soir, quand Corinne et Gauthier papotaient (fort) dans la chambre voisine et que Vanessa et moi essayions de dormir. Bon, j’ai été un peu traumatisée par Vanessa qui me parlait dans son sommeil et m’a même attrapé le genou à un
moment (mon Dieu, que va-t-elle me faire ?) mais c’est vraiment tout.

On dit qu’on ne connaît pas vraiment quelqu’un tant qu’on n’a pas vécu avec et je pense que c’est pour ça que les vacances entre amis sont à double tranchant. On peut se
rendre compte que notre super copine, on l’aime mieux de façon épisodique ou au contraire, resserrer les liens. Mais si mon expérience m’a appris quelque chose, c’est que pour éviter les prises 
de tête, prévoyez le budget AVANT. Et ne soyez pas à 3 euros près APRES.

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