Stop la clope !

En fait, j’aurais dû publier cet article hier pour être top dans l’actu mais j’y ai pas pensé en fait et puis c’est un blog, ici, pas Le Monde. Donc comme ma vie est chiante en ce moment et que j’ai strictement rien à raconter, je vais te parler de la fin de mon tabagisme, histoire d’être un exemple, que dis-je, un modèle pour ceux qui souhaitent arrêter. Oui, j’aime bien penser que j’ai une incidence sur la vie des gens, et alors ?

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Y a-t-il un bon moment pour arrêter ? Non, en fait, si on veut vraiment pas arrêter, on aura toujours une bonne excuse. Donc moi, j’ai décidé d’arrêter le 18 décembre, point. Pourquoi le 18 ? Parce que c’était le jour où je rentrais chez mes parents, lieu où je ne fume pas. Donc ça nous fait déjà 15 jours sans clope, c’est un bon début non ? Le 18, donc, j’arrive sur le quai de la gare excédée par toutes mes loses (souviens-toi…), j’allume ma dernière clope et je l’écrase alors qu’il reste un bon quart à fumer car je veux pas rater le train. Et surtout, celle-là, je l’ai fumée symboliquement, the last one, alors que j’en avais même pas envie. Une fois dans le train, après m’être bien étalée pour faire fuir les gens qui sont censés être à côté de moi (déjà, j’ai le chat qui vomit, ça marche d’enfer, ça, mais ça pue), je sors mon paquet. Il reste cinq ou six clopes dedans. Hors de question de les garder : la tentation, c’est bien mais si on peut l’éviter, c’est mieux. Donc j’abandonne mes dernières clopes là, elles feront au moins un heureux, en espérant que ceux qui nettoient le TGV se rendent compte qu’il reste des clopes dedans. Sinon tant pis.

 

Psychologiquement, j’avais du mal à admettre le fait que j’étais désormais une non fumeuse et j’avais souvent envie d’en cramer une. Quand je discutais avec Anne chez elle (alors qu’elle ne fumait pas, en plus), quand je suis allée voir un gentil blogueur dans un café (pourquoi ils fument tous les gens !), pour le réveillon (alors que personne ne fumait)… Bref, si mon corps ne réclamait pas de nicotine, mon esprit, si. Quel connard, c’ui-là ! C’est vraiment un esprit de contradiction. Mais bon, le vrai défi, c’est quand je rentre sur Paris : j’ai la liberté de fumer, un tabac à 100 m de chez moi, des cafés où je traîne, tout ça, tout ça. Sans compter les sales histoires que je traverse, histoire de me tenter mais non, non, je ne craquerai pas.

A peine arrivée, j’installe un logiciel qui me permet de calculer depuis quand j’ai arrêté (en jours, heures, minutes), les sous que j’ai économisés et le nombre de jours de vie que j’ai gagnés. Par exemple, là, ça fera 46 jours à 14h02, j’ai économisé 165 euros (sa mèèèèèèèèèèèère !) et gagné 5 jours de vie. Je vais bientôt gagner une semaine ! Quoi que si j’agonise une semaine de plus à la fin de ma vie, je l’aurai un peu mauvaise d’avoir arrêté de fumer. Mine de rien, ces chiffres sont un peu ma bouée quand je suis en soirée avec des gens qui fument et que je suis tentée de leur en taxer. Parce que mine de rien, les habitudes ont la vie dure ! Je suis en soirée et là, quelqu’un se met à fumer et je me sens inactive, les mains vides… Alors qu’avec une clope, ma main, elle serait pas vide et pendant que l’autre me dit des choses, je recracherais ma fumée en attendant que ce soit mon tour de parler. Mais bordel, je vais pas céder au bout de 46 jours, c’est ridicule. Parce que si j’ai arrêté de fumer, la raison number 1, c’est de me prouver que je peux le faire. Et là, 46 jours, c’est pas assez. Non, je veux me prouver que je peux définitivement.

 

Car la moindre cigarette peut être fatale. Je l’ai entendu l’autre jour à la télé dans chais plus quelle émission sérieuse (ça m’apprendra à jamais faire gaffe à ce que je regarde). Ils expliquaient en gros que si le corps se débarrasse rapidement de la nicotine, le cerveau, lui, garde ses effets en mémoire. En gros, si je refume une seule clope, je peux retomber accro de suite. Et puis merde, le plus dur, c’est d’arrêter, ce serait con de reprendre. D’ailleurs, ça ne m’obsède plus tant que ça, j’avoue, j’y pense de moins en moins. Quand je suis dans un bar avec des fumeurs, oui, mais sinon… Même quand j’attends le train, j’y pense plus. Surtout quand je l’attends au terminus, qu’il est là et qu’il fait un froid de canard. Au moins, je peux me réfugier à l’intérieur de la rame alors qu’avant, je fumais et je pouvais pas. Et quel bonheur de me réveiller sans avoir la gorge archi sèche ! De ne plus avoir peur d’avoir une haleine de cendrier froid ! De plus avoir l’angoisse, le dimanche, de plus avoir de clopes et pas de tabacs ouverts à proximité (je vis vraiment dans une banlieue de merde !) ! De plus dépenser 20 euros de clopes par semaines (même si sur la fin, c’était 25/semaine, voire 30…) ! D’avoir les fringues qui sentent bon le propre quand je les mets et pas le tabac, vu qu’elles sèchent dans la cuisine qui est dans la même pièce que tout le reste de l’appart et où je fumais ! Quel bonheur de plus me demander si mon chat peut choper un cancer par tabagisme passif ! Surtout que sur ce point, personne n’a pu me dire s’il y avait un risque ou pas.

 

Bref, finalement, je vis mieux sans clope qu’avec ! Et en plus, j’ai un joli teint maintenant (enfin, je suis passée de gris cendre à blanc bidet mais c’est déjà mieux !)

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Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

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Tous les soirs, je me fais une petite……

Mercredi soir, j’ai fait une soirée blog avec plein de gens connus : Gauthier (of course), 7h48, Cham, Wil, le Maniac et Eguemarine. En fin de repas, miss Rouquine est arrivée, accompagnée de Sylvain. On discute un peu de tout et à un moment, elle me dit : « en ce moment, sur ton blog, tu parles pas de toi. » Je lui fais remarquer que j’ai pas grand-chose à raconter de passionnant mais elle insiste. Donc si vous trouvez cet article chiant, vous savez à qui vous en prendre (quelle vilaine lâche, je suis !).

Bon, que fait une Nina en ce moment ? Le matin, la Nina est tirée de son sommeil par un réveil crachant les programmes du Mouv. Parfois, la Nina ne l’entend pas de suite, ce foutu réveil, et émerge plus tard. Il y a des jours aussi où ses gentils patrons l’appellent plus tôt, genre à 8h-8h30 (mon réveil est à 9h) donc la Nina est réveillée par le téléphone, ce qu’elle n’aime pas. C’est agressif un téléphone, ça fait des sonneries super moches et ça fait sursauter notre pauvre Nina qui a l’impression qu’elle va clamser d’une crise cardiaque.

Une fois debout, la Nina va dans la salle de bain pour diverses émulsions. Ensuite, elle enfile une culotte et son paréo, elle va ouvrir les volets, nourrit Kenya et prépare son petit déjeuner : cappucino et biscuit. Si vous voulez tout savoir, en ce moment, c’est bichoco au chocolat, justement. Tandis que le cappucino chauffe dans le micro-ondes (oui, lait et plaques électriques, c’est pas top comme mariage), elle se connecte au blog pour mettre l’article du jour, répond aux comms, lit ses mails et ses blogs préférés (liste sur le côté). Donc une heure plus tard à peu près, elle daigne enfin se mettre à bosser.

Alors, que fait-elle ? Le lundi et le jeudi, c’est revue de presse donc consulter la presse en ligne et récupérer tous les articles sur les 18-35. Des fois, ça fait beaucoup et d’autres, pas du tout. Une fois les articles collectés, elle les imprime, les lit avec son stabilo magique pour souligner ce qui est important puis elle rédige sa revue de presse. Elle la met ensuite sur l’éditeur du site et prévient ses boss que c’est prêt à la lecture. Les autres jours, la Nina rédige des articles sur des sujets parfois intéressants et d’autres qui lui prennent franchement la tête. Par exemple, la Nina a eu beaucoup de mal à rédiger son papier sur l’influence du territoire sur le parcours scolaire. Peut-être parce que Nina déteste le déterminisme. La Nina prépare parfois aussi des interviews, bosse sur un dossier de presse, essaie de répondre aux 38 mails qu’elle reçoit et essaie de comprendre ce qu’on lui dit vu qu’une fois sur deux, une des personnes a oublié de cliquer sur « reply to all » et qu’il manque des bouts de conversation.

Mais bon, la Nina est journaliste donc un peu feignante. En journée, outre son boulot, elle :

– fume
– mange chez elle ou sort rejoindre Gauthier
– fait une sieste

– va faire ses besoins et en profite pour faire une petite grille de sudoku

– se bat avec Kenya qui a décidé que, si, elle dormirait sur le clavier

– boit, beaucoup, du taillefine fizz ou de la menthe à l’eau (que je suis subversive quand même)

– parle aux gens sur MSN

– répond aux comms sur son blog et va en poster sur ceux des autres

– écrit pour son blog
– répond au téléphone quand Gauthier ou Mister Big appellent
– fait la vaisselle
– va faire des courses
– mate Lost (enfin, quand ça passait)
– prend une douche
– va fumer dans la cour de son immeuble pour aérer Kenya
 

Le soir, la Nina glande. Ou sort, ça dépend. Elle peut regarder la télé ou s’endormir devant ou parler sur MSN avec des gens qui sont parfois de charmants mâles. Quand il est l’heure d’aller au lit, elle éteint l’ordi et la télé si elle la regardait puis va prendre une douche délicieusement tiède, se lave avec du savon qui sent bon et, un soir sur deux, se lave les cheveux avec nutri gloss, le shampoing qui rend ses cheveux trop beaux et trop doux. Oui, il faut savoir qu’en ce moment, la Nina tripe sur ses cheveux, faut pas lui en vouloir. Puis après s’être lavée la frimousse et les dents et appliqué sur son corps un lait hydratant autobronzant qui est censé ne pas laisser de traces (et c’est quoi la sale trace marron que j’ai sur le bras, hein ?), la Nina va se faire une petite… grille de sudoku pour se détendre avant de dormir. Tout ceux qui ont pensé à autre chose sont des pervers (ce qui ne veut pas dire que je ne me fais jamais de plaisirs solitaires mais bon, on a dit que c’était un article chiant donc on reste dans la lignée).

Une vie monotone, certes. Mais la Nina ne se plaint pas. La Nina est contente de se lever le matin avec une raison de le faire. La Nina a des projets sur le feu et pas des moindres mais ne peut en parler. N’empêche que ça la rend heureuse. La Nina aime bien son stage parce qu’elle travaille sur un sujet super intéressant. La Nina a des amis, aussi, c’est ça qui compte. Elle les voit des fois, leur parle souvent, rit avec eux… Je vous cite quand même une sublime phrase de mon Gaugau adoré alors que je lui expliquais que j’avais des ampoules plein les pieds : « oh, moumour, tu es la Tour Eiffel des pieds ! ». Yes, j’ai réussi à la placer ! Oui, des fois, le train train, c’est pas si mal.

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Du sexe dans mon blog

En ce moment, je lis beaucoup. Je sais pas pourquoi, l’été, moi, ça m’inspire. Bref, je viens d’entamer (enfin, je l’ai fini, déjà…) « la vie sexuelle des magazines » d’Anne Steiger, un livre hautement passionnant, à mon goût. On y découvre un peu les coulisses des rubriques sexo de pas mal de journaux, les bidonnages et tout ça. De là, j’en viens à étendre la réflexion au blog.

 En-amour-les-femmes-ont-elles-change

Depuis le départ, ce blog parle de sexe et puis aussi d’amour mais bon, faut être honnête : en un an, j’ai eu beaucoup plus de sexe que d’amour. Je ne me plains pas, il y a une époque où je me sentais pas d’humeur amoureuse. A nouveau, je me sens pas prête à parler d’un « nous » hypothétique parce que mon pauvre petit cœur a besoin de se soigner mais là n’est pas le sujet de l’article. Donc on a parlé de pas mal de choses, ici, des préliminaires à la brouette. Ceci étant, suis-je prête à tester des trucs rien que pour remplir mon blog ? Vais-je écumer les annonces pour trouver des partenaires de triolisme ou me rendre dans une boîte échangiste juste pour remplir mon blog ? Niet.

 

Dans le livre, Anne dresse plusieurs portraits des journalistes sexo, certains se contentant d’explorer pour faire un article commandé par le rédac’ chef, d’autres militant
ardemment pour un sexe libéré. Par exemple Agnès, journaliste SM revendicatrice, qui crache au passage sur la gueule des Catherine Millet ou Breillat qui véhiculent une sale image de la femme (suis rassurée de voir que je suis pas la seule à penser ça). Moi, je suis pas payée pour écrire mon blog (hélas) donc je ne vois pas l’intérêt de franchir une quelconque ligne de conduite juste pour attraper des lecteurs de plus. Pour les lecteurs les plus anciens et les plus fidèles, vous aurez constaté que si je parle des hommes que je côtoie, je ne parle que rarement des brouettes en elles-mêmes. Et, d’ailleurs, plus je tiens à un mec, moins j’en dis. Non pas qu’il y ait rien à raconter (hihihi !) mais j’ai pas envie de partager ces moments-là avec une autre personne que le jeune homme en question. Ce n’est pas tant une question de pudeur qu’une question de respect, je crois. Et puis même, je suis pas sûre que les lecteurs soient ravis de savoir qu’on a fait l’amour de 15h17 à 15h49 et qu’après des préliminaires riches en jouissance, on a entamé le coït par un sage amazone avant de se retrouver on ne sait trop comment en levrette… Bon, à part les trois du fond qui se paluchent en fantasmant sur Nina, on s’en fout. Et puis d’abord, on se paluche pas en pensant à moi sans autorisation, non mais !

 

Bref, en lisant ce livre, je me suis demandée où était ma ligne rouge. En tant que personne puis en tant que blogueuse. Vais-je aller dans une boîte à partouze juste pour dire
« ouais, moi, je suis une femme libérée, j’ai couché avec plus de 5 mecs en même temps ! ». Bon, je vois pas ce que ça pourrait m’apporter sur le plan humain. Si un jour, l’envie m’en prend, why not ? Mais bon, pour l’heure, c’est pas à l’ordre du jour. Et faire les choses juste pour me donner une image de nana libérée trashy, bof. Mais vraiment bof, j’en vois pas l’intérêt. Je m’en fiche pas mal de pas faire comme les icônes trashs de la littérature ou autre. L’échangisme est à la mode ? Je l’ai jamais suivie, moi, la mode, je vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. Je ne fais les choses que parce que j’en ai envie, ça me permet de me regarder dans la glace sans rougir.

 

Voilà pour la personne. Maintenant pour le blog. Bon, ici, on parle clairement de sexe et parfois de façon assez « poussée » mais toujours en respectant une certaine
limite. Y a des fois où je me demande : « mais si tu faisais ça, en parlerais-tu ? ». Je crois que tout dépend du ça et avec qui, si ça a changé quelque chose dans ma vie ou pas. Comme tout le monde, j’ai des fantasmes, j’en parle parfois sur le blog. J’ai parlé par exemple du triolisme, mais c’est aussi parce que c’est un fantasme assez partagé et qu’il est intéressant de voir ce que les gens en pensent et, s’ils l’ont vécu, ce qu’ils en retirent. Ceci étant, si j’avais une telle expérience, est-ce que j’en parlerais ici ? Et pourquoi ? Pour faire ma nana libérée qui va au bout de ses fantasmes ? Tant que ce n’est pas fait (si tant est qu’un jour ça se fasse), je ne sais pas. Je crois que si je le fais avec un mec auquel je tiens beaucoup, j’en parlerai pas. Parce que quand j’aime, je partage pas, surtout pas les souvenirs communs. Et puis même, comment en parler ? Comment ouvrir une porte sur mon intimité sans faire dans le racolage gênant ? Tout dépend la façon dont on en parle, certes. Rien ne m’oblige à faire dans le graveleux, j’aime pas ça, de toute façon. Mais si c’est juste pour la ramener, je trouve ça à la limite du pathétique. Ma vie ne se limite pas à mes expériences sexuelles, j’ai beaucoup d’autres centres d’intérêt, il se passe pas mal de choses dans ma vie, même si je n’en parle pas ici. Par exemple, en ce moment, je m’investis beaucoup dans le boulot mais j’en parle pas tous les jours car c’est un peu monotone mes journées, le « lever-petit déjeuner-boulot-déjeuner-boulot-dîner-boulot (ou pas) », les réunions et tout le tralala. Je pense que ça ne passionnerait personne, c’est le genre de petits trucs dont je parle à mes amis mais de là à faire un article, bof.

 

Des fois, j’ai l’impression qu’on est autant dans la surenchère sur les blogs que dans les médias. Ce sera à celui ou celle qui ira le plus loin, qui sera le plus trash, le plus
subversif… Bof, ça m’intéresse pas. Je vous raconte pas mes séances de masturbation, ce que je peux bien faire d’Ernest le gode dans ses moments-là, si tant est que je l’utilise (ça, vous saurez pas)… Parler de masturbation en général est un sujet intéressant (j’en parlerai un jour). Un article « hier soir, je me suis masturbée comme ça et comme ça », je sais pas trop à quoi ça m’avance. Comme si j’étais la seule à me masturber, tiens ! Après, on peut parler des expériences que l’on fait en toute pudeur comme Emma l’a fait avec les boules de geisha. C’est pas pour flatter ma copine que je dis ça mais son article est un modèle du genre : elle raconte de façon claire sans pour autant tomber dans le vulgaire et bêtement racoleur. Il me semble que de tous les articles que j’ai écrit ici, le plus excitant (enfin, au vu des comms) fut celui sur le baiser. Tout simplement. Un truc que tout le monde partage, les plus prudes comme les plus chauds. Je me refuse à aller très loin dans le sexe juste pour en parler sur mon blog. Il y a même des sujets que je ne peux pas aborder. Par exemple, un jour, je parlais à Gauthier de ma première fois et il m’a dit : « non, ça, tu peux pas en parler sur le blog ». Effectivement, je peux pas sans tomber dans le trash et puis, depuis le temps, c’est digéré, je vois pas ce que ça m’apporterait. Et ce que ça t’apporterait à toi, lecteur.

 

Oui, lecteur, c’est aussi à toi que je pense dans ses moments-là. Un an que j’existe sur la blogosphère et je pense que ce que tu aimes chez Nina, c’est pas son côté aventurière du sexe (pas très présent, surtout en ce moment de non vie sexuelle) mais plus le côté « tentative d’analyse des relations hommes/femmes et de la vie des vingtenaires en général ». Je crois, et tu me dis si je me trompe, que tu t’en fous de savoir que j’ai baisé la nuit dernière et dans quelle position (je précise, j’ai baisé avec personne, cette nuit). Et je m’en fous de te le raconter, ça tombe bien. Ce que tu aimes, ce sont les histoires, les « comment on s’est rencontré », « comment ça s’est terminé » (oui, hélas pour moi, ça se termine, des fois), le « ce que ça m’a apporté et pourquoi c’était bien à ce moment-là ». Je crois, lecteur, que ce que tu aimes, c’est l’histoire de deux personnes qui se rencontrent pas juste un pénis et un vagin qui se mêlent (ou autre configuration selon les personnes impliquées).

 

Donc, lecteur, aujourd’hui, je te le dis. Je n’irai pas dans un club échangiste juste pour te le raconter. Je ne coucherai pas avec une fille juste pour te le raconter. Je baiserai pas avec Sagamore Stévenin juste pour te le raconter. Ceci étant, si ça arrive, je vais pas bouder mon plaisir, hein ! Mais je ne franchirai jamais la ligne rouge juste pour attraper deux lecteurs de plus. Je ne vis pas ma vie en fonction de mon blog et je ne vais pas faire des trucs qui ne m’attirent pas juste parce que j’ai rien trouvé de mieux que le sexe pour me mettre en avant. Au fond, je ne suis qu’une fille comme les autres. Et c’est précisément pour ça que tous les jours, tu viens prendre des nouvelles de Nina, lecteur. Me trompe-je ?

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