Première rencontre avec Osaka

Le 05 octobre – Retour fugace à Tokyo pour prendre le Shinkansen, direction Osaka ! Après avoir galéré à trouver notre chemin, on jette nos sacs dans le premier casier venu et on file à la découverte de la ville, notre AirBnB n’étant pas immédiatement dispo. Destination : le château d’Osaka.


Osaka, lampadaireOsaka, streetart à la gare
J’avais lu sur le guide qu’il avait été reconstruit et j’étais un peu inquiète du résultat mais franchement, ça défonce. C’était notre premier vrai contact avec l’Histoire japonaise et avec la foule vraiment touristique. En fait, Tokyo, c’est blindé de touristes (on reconnaît quelques Occidentaux, on les croise en masse au marché aux poissons) mais je n’avais pas trop eu la sensation jusque là de baigner au milieu des touristes. Là, on se retrouve vite dans une marée humaine avec beaucoup de touristes asiatiques, Chinois ou Coréens pour beaucoup.

Le château d'Osaka Le château d'Osaka Le château d'Osaka Le château d'Osaka Gourmandises au thé matcha

Le Château. Architecturalement parlant, ça claque. Nous mais regardez vous-mêmes, la noblesse du bâtiment… C’est un peu la carte postale typique du Japon que j’avais en tête. Parlons un peu de la visite. Pour les peu ou pas intéressés par l’histoire, il est possible de prendre l’ascenseur directement jusqu’au dernier étage pour profiter de la vue et shooter le panorama, merci, bisous. Mais si vous vous arrêtez au sixième étage, vous découvrirez la vie de Toyotomi Hideyoshi… en diorama ! Victor et moi nous retrouvons donc à mater des scènes auxquelles nous ne comprenons rien (vu que nous sommes Japonais LV jamais) mais avec les explications en anglais à côté, on finit par un peu resituer le sujet. Je trouve le concept génial (et en plus, j’ai appris des trucs). Autre point d’intérêt, l’exposition du 4e étage avec tenues et armures traditionnelles.

Osaka vu du parc du château Château d'Osaka, dioramas de la vie de Toyotomi Hideyoshi Château d'Osaka

Mais revenons au panorama, ce petit tour au sommet du Château qui va constituer notre première vision macro d’Osaka. Globalement, la ville n’est pas très belle, pas aussi remarquable en terme de fantaisie architecturale malgré quelques immeubles et bâtiments qui accrochent le regard et un immeuble traversé de part en part par une route. Je croyais que ça n’existait que dans les jeux vidéos…

Panorama vu du haut du château d'Osaka

Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Osaka vue du haut du château Panorama vu du haut du château d'Osaka Panorama vu du haut du château d'Osaka

Une route traverse un immeuble à Osaka

Fatigués, on se dirige vers notre AirBnB et… la déprime. Si notre appartement de Tokyo était super petit et celui de Kawaguchiko bruyant (mais grand), là, c’est juste glauque. Un éclairage par un vieux néon qui a un faux contact, une vieille lampe avec une corde à tirer trois fois pour l’éteindre, une salle de bain en plastique… Bon, ce point là m’a fait marrer, j’ai pu jouer à “on ferait comme si on était dans un camping car !”. Affamés, on se rend dans le petit resto voisin où on passe un très bon moment : des boulettes, des tempuras, des boulettes (au sésame et pâte d’haricots rouges), whisky et vin de prune. Après ça, aucun souci pour s’effondrer dans notre appartement glauque !

Boulettes au sésame

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La Croatie : et si on s’y achetait une baraque ?

Après la torride Budapest, j’avais HATE (en majuscule, oui) de me rapprocher de la mer, histoire d’avoir un peu d’air. A l’origine, je voulais vraiment aller en Croatie et j’ai construit le voyage en fonction de ça. Au menu : un petit arrêt à Split puis direction Dubrovnik !

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Je vous passe les détails du trajet entre la Hongrie et la Croatie mais spoiler : c’était horrible, je vous raconterai dans un article entièrement dédié. Nous arrivons donc relativement ronchons à Split avec une seule envie : un CAFE (toujours en majuscule, oui). Et déjà, on touche ce qui va être le défaut majeur de la Croatie : l’argent. Tout est payant et on te fait cracher un petit surplus si on peut. Ainsi, on a commandé deux cafés, on nous a automatiquement servi deux grands cafés (plus chers que des Expressos, donc). Peu attentifs et encore peu familiarisés avec la monnaie locale (la Kuna… on a chanté Hakuna Matata pendant trois jours), on ne se rendra compte de la supercherie que lorsqu’on y retournera prendre un café après notre déjeuner (on avait un bus à prendre dans la gare routière voisine).

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Nous nous étions arrêtés à Split car je n’avais pas trouvé de train Budapest-Dubrovnik et les avis sur la ville était en plus positifs, je décidais donc d’y rester quelques heures. Et effectivement, c’est superbe : la mer, une vieille ville aux belles couleurs, un palais dioclétien. La balade dans le centre historique est vraiment super agréable, on s’en prend bien la vue. Par contre, une fois le tour fait, il serait difficile de rester sur place (on n’a pas trouvé la plage mais on ne l’a pas vraiment cherchée non plus) et, moyennant finance, vous pouvez vous rendre dans d’autres villes de Croatie. Donc au bout de 2 heures, émerveillée par les photos des îles alentours ou encore de Pula, Zadar, Mostar (bon, en Bosnie), je décrète que la Croatie entre direct dans le top 3 de mes pays préférés, avec l’Italie et la Grèce (me demandez pas le classement exact, je suis pas sûre)…

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On va prendre le bus pour Dubrovnik et, malgré un départ à l’heure ou à peu près, on arrivera avec une heure de retard. Alors oui, ça, je sais pas si c’est nous qui avons eu de la malchance ou si c’est un fait mais on n’a jamais été à l’heure avec les transports croates. Pourtant, ils partaient relativement à l’heure (20 mn de retard certes sur notre Dubrovnik-Kotor) mais ça merdait ensuite. Alors oui, on passait des contrôles frontières ô combien pète-couilles mais quand on a fait Kotor-Dubrovnik opéré par des Monténégrins, malgré l’attente à la douane, on est arrivés à l’heure. Bref, je passe 5h à moitié lire moitié regarder le paysage en décrétant que “oui, oui, c’est très beau !”. Après un bref arrêt en Bosnie et une photo sur Insta histoire de dire que j’y étais, nous voici arrivés à bon port avec, donc, une bonne heure de retard. Heureusement que l’appart est juste à côté de la gare routière, on se pose tranquille sur la terrasse en profitant de la vue sur le port… Ah oui, oui, j’aime la Croatie !

Ma photo de Bosnie

Ma photo de Bosnie

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Le lendemain, nous voici en route pour la vieille ville, là notamment où sont tournées les scènes de King’s Landing de Game of Thrones (et aussi des scènes de Star Wars VIII donc niveau merchandising, entre Game of Thrones et Star Wars, on était biens). Alors un peu d’histoire pour commencer : suite à la guerre des Balkans, Dubrovnik avait été en partie détruite et la vieille ville a été reconstruite avec les méthodes de l’époque. Et effectivement, si tu ne sais pas qu’il y a eu une guerre, tu n’as aucun moyen de le savoir juste en te baladant dans les rues. Seules stigmates trouvées : un char et un bateau repeint dans d’étranges couleurs posés dans un coin à côté d’un square pour enfant au bord du nouveau port. Ah et une vague expo sur le sujet en haut du téléphérique. Mais revenons à la vieille ville. Dire que c’est beau ne rendrait pas vraiment justice au lieu, c’est magnifique, somptueux. Et en plus, dès qu’on sort un peu des gros points centraux, y a peu de monde donc on peut flâner tranquille (mais bon, on est partis hors scolaire, ça joue peut-être). En petit plus produit : les fontaines qui distribuent de l’eau fraîche, un délice au vu de la chaleur ambiante.

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Voyez le toboggan derrière à gauche du char

C'est la bataille de la Nera !

C’est la bataille de la Nera !

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Mais la vieille ville nous a confronté au problème majeur de la Croatie évoqué plus haut : tout est payant. Ainsi, quand on a voulu se promener sur les remparts, on a découvert qu’on devait payer 16 euros chacun pour avoir le droit de monter une bonne grosse volée de marches et se promener sur les remparts. Pour le même prix, on a le droit de monter dans un téléphérique, direction le sommet de la montagne au-dessus de la ville… Donc quitte à payer, autant filer notre argent là où ça nous paraît le plus justifié. Notez que le problème n’est pas de payer quelque chose, juste la somme… Et pareil pour le resto du midi : Victor étant affamé, nous nous attablons à un resto dans la vieille ville, conscients que ça va nous coûter un peu cher mais tant pis. Donc pour deux entrées, deux plats, un dessert, deux café, une bière et un cidre… 80 € ! Pourboire non compris, s’il vous plaît. Bon, sur ce point, il faut comprendre que les restaurants croates ressemblent pas mal aux restos italiens (sauf qu’on vous fait pas payer les couverts et le pain) : dans le menu, vous avez des “entrées chaudes”, soit de gros plats de pâtes/risottos qui vous suffiront amplement et qui ne sont pas très chers… contrairement aux plats un poil plus élaborés (surtout le poisson alors qu’ils sont juste à côté de la mer, va comprendre…).

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Du coup, entre les remparts et le téléphérique, on a choisi ce dernier (coût plus légitime) et franchement, on n’a pas regretté trente secondes. Pour preuve :

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Bref, avoir passé une très belle journée à Dubrovnik et trempé mes fesses dans la mer (littéralement, j’étais assise sur un rocher en bord de mer, les vagues sont venues me lécher le fondement mais vu la chaleur, j’ai séché en quelques secondes), il nous fallait un plan pour la journée suivante. Les excursions proposées sont nombreuses (à peu près les mêmes qu’à Split mais en partant de Dubrovnik, donc) mais vu qu’on n’avait rien planifié ni réservé (et qu’on n’était pas sûrs d’être prêts à payer 60 € pour se balader avec un gros convoi de touristes. Je l’avais fait en Thaïlande, j’avais pas kiffé des masses), je suis allée jeter un oeil rapide sur Internet et nous voici partis pour l’aboretum de Trsteno (je vous dis pas le sketch pour acheter un ticket de bus pour … la ville sans voyelle ou presque). D’abord parce que ça nous ferait du frais, ensuite parce que ça avait l’air beau et enfin, quitte à se la jouer fans de Game of thrones (alors qu’on a zappé la saison 06), quelques scènes y ont été tournées, notamment celles censées se dérouler dans les jardins de King’s Landing. Et effectivement, c’était très sympa à un détail près : les moustiques. Je suis plutôt ce genre de personnes qui n’attire que peu les moustiques, un met de second choix pour eux… Bah, là, dans la forêt, pas de pitié, je me suis retrouvée avec des cloques qui grattent sur toutes les jambes. Donc si vous allez à l’arboretum (et franchement, c’est sympa, je conseille), pensez au spray anti moustique. Sinon, c’est très beau, surtout la fontaine de Neptune et le nympheum, l’aqueduc, le jardin. Vous vous promenez au calme au milieu des papillons. Plus bucolique, tu meurs.

C'est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

C’est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

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Un Neptune s’est glissé sur la photo, le trouveras-tu ?

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Y avait des libellules aussi

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Vois-tu le papillon ?

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Et là, tu le vois ?

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Après cette charmante promenade et un déjeuner pas trop mal dans le resto voisin, on décide de suivre les panneaux “plage” histoire de se tremper les pieds. Et là, nouveau point commun avec pas mal de régions d’Italie, ils n’ont pas forcément la même définition que nous de “plage” : ici en l’occurence, c’était une sorte de ponton en béton plus quelques dalles éparpillées à droite à gauche. Autant dire que l’effet “port” nous a bien dissuadé (mais on a un peu utilisé la douche voisine par contre).

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Sinon côté bouffe… Ben rien à signaler en fait, on a vite oublié les restos pour grignoter tous les soirs à la maison, notamment des gnocchis pas mal du tout, y avait du cidre un peu partout aussi.

Donc en résumé, j’ai adoré la Croatie, Victor un peu moins à cause de ce truc de tout payer tout le temps. Les côtes et les paysages sont fabuleux, les gens globalement sympas et surtout : après une semaine de privation, on voyait à nouveau des chats donc des petits chatons qui squattaient devant notre appart (mais sauvages donc inapprochables). Victor et moi nous amusions à repérer plein de vieilles maisons en mode « on rachète, on retape, on en fait un gîte ». Un peu comme on avait fait en Grèce, quoi. Mon seul regret : ne pas avoir eu de voitures pour pouvoir nous déplacer facilement et se faire un vrai tour de Croatie. Je me le mets donc dans ma liste (infinie) d’idées voyage “tour Croatie (et Bosnie + Monténégro).

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Exemple de maison à retaper

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D’ailleurs, à propos de Monténégro, bouclez vos ceintures, c’est notre prochaine destination !

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Fuis (en avant) et ne te retourne pas

Mercredi soir, dîner entre Ploufs aux Bonnes Soeurs, resto que je recommande au passage. On reparle de la soirée apocalyptique où l’une d’entre nous (enfin, elle a pas été réinvitee depuis) avait claqué la porte car on ne lui donnait pas toute l’attention qu’elle estimait recevoir et, telle la St Bernard que je suis, je lui avais couru après pour tenter de calmer le jeu (échec total). Et Lena de me dire : »ça m’étonne pas que tu y sois allée, tu étais dans une fuite en avant ».


Ce que j’aime chez Lena (entre autre chose), c’est qu’elle sait mettre le doigt sur un truc que je n’avais pas vu. Comme ma propension à ne pas m’occuper de moi pour aller m’occuper d’autrui. Les nœuds des autres sont toujours plus faciles à défaire. Mon poste est fermé ? Tiens, je vais plutôt passer la soirée à consoler une amie qui se fait traiter comme la dernière des merdes par le connard qui lui sert de mec. Tiens, je suis au cœur d’une rupture pas cool ? Je vais aller consoler la fille qui fait une crise d’hystérie parce que son mec va peut-être la plaquer.


Dans ces moments-là, je suis une sorte de Bat-girl : je végète dans une cave humide et sombre qui pue le moisi mais plutôt que d’assainir la cave, j’en sors au moindre bat-signal, la main sur le coeur, l’énergie prête à être dépensée dans cette noble cause. Quel altruisme !


Sauf qu’effectivement, cet apparent altruisme est un égoïsme (truisme). En général, quel est le meilleur allié des déprimés ? Le temps. Tu perds ton job ? Le temps t’apporte de nouvelles opportunités (enfin, faut chercher, hein !). Ton cœur est tout brisé ? Le temps t’aidera à cicatriser. Le temps guérit tous les maux mais à son rythme et son rythme est LENT. Moi, je l’aime bien le temps, hein, en phase down, j’espère toujours que le lendemain, il m’apportera une belle surprise. Incurable optimiste. J’adore le futur mais le présent m’ennuie dans sa monotonie. Enfin, même quand je vais pas bien, je suis capable de savourer un moment présent délicieux. Donc en attendant que ça passe, je m’occupe l’esprit. Bagues en perle ou sauvetage d’un(e) ami(e) en détresse, même combat.


Or penser que le temps guérit seul est un leurre. Il est comme le sable, il ensevelit petit à petit mais si tu prends pas la peine de te soigner, ça va gangrener. S’occuper des autres plutôt que soi est confortable et quelque peu gratifiant mais ça ne m’aide pas forcément. Ruminer n’est certes pas très constructif comme démarche mais ignorer les problèmes ne les résout pas.

Tu penses être quelqu’un d’exceptionnel à voler au secours du moindre petit cœur brisé ? Non, il faut infiniment plus de courage pour admettre que, oui, j’ai un problème et je dois le résoudre plutôt que de m’occuper de ceux des autres. Même si ça fait peur.

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Anticiper la rencontre avec la famille

Samedi 07 novembre, nous avons fêté avec la famille Parmentier l’anniversaire de mon papa, 60 ans tout rond. Je sais qu’il peut paraître étrange de fêter l’anniversaire de M. Bartoldi avec sa belle-famille plutôt qu’avec la sienne mais en vrai, la famille Bartoldi n’ayant rien d’italien, on peut dire que les liens qui nous unissent sont plus que détendus. En somme, je n’ai pas vu mes cousins depuis 6 ans (presque 7) et si Facebook n’existait pas, je n’aurais aucune idée d’à quoi ils ressemblent à l’heure actuelle.


Je m’égare, ça commence bien. Donc grand gueuleton au restaurant, j’ai d’ailleurs mangé un émincé d’huîtres, j’ai donc rempli une de mes résolutions 2009 (je ne me souviens pas des autres, faut que je regarde). Première vraie réunion de famille depuis le décès de ma grand-mère et malgré quelques absents, ce fut génial. Mais il y avait un petit nouveau : Pierre, nouveau compagnon de ma cousine aînée Lucie… Qui a beaucoup mangé. Mais elle a aussi bu donc ma sœur pense qu’elle n’est pas enceinte. Donc la conversation va bon train et inévitablement sortent les casseroles de Lucie dont la fameuse fois où elle a fait faire tous les magasins à ma pauvre mère pendant un après-midi pour une paire de chaussures pour finalement choisir celles qu’elle avait vu dans le premier magasin. Ahahah, on rigole. Et c’est là que j’ai eu une révélation : avant de présenter un mec à ma famille, va falloir baliser le terrain.



Heureusement pour moi, des deux filles Bartoldi, une a plus de casseroles que l’autre et je fus l’enfant à peu près sage de service. D’ailleurs, je ne pensais pas vraiment avoir de casseroles jusqu’à ce que ma mère, qui venait donc de raconter l’histoire des chaussures de Lucie et des culottes d’Alice, décida de raconter une histoire m’impliquant, l’histoire du pyjama à l’école. Je vous la raconte pour le plaisir, elle n’est pas bien méchante. Quand j’étais en primaire, je m’habillais seule le matin tandis que mon père s’occupait de ma sœur. Déjà petite, j’étais pas trop trop du matin bien que je me souviens que quand j’étais au collège, les deux premières années, j’habitais à 15 mn à pied donc je me levais seule et je partais
à 7h30 alors que la famille dormait encore. Aujourd’hui, ça m’épate quand j’y pense. Bref, en ce temps là, j’allais pas encore à pied au collège, je m’habillais néanmoins seule pendant que mon père habillait ma sœur. Et un matin, dans un grand élan d’étourderie, j’ai oublié d’enlever le haut de mon pyjama sur lequel j’ai enfilé ma salopette. Le pyjama était noir et gris avec de grosses rayures horizontales et la salopette bleu et blanche avec de fines rayures verticales. Quand ma mère est venue me chercher à l’école, elle a failli m’abandonner sur place. N’empêche que j’ai un
souvenir ému de ce pyjama ou plutôt chemise de nuit car elle avait appartenu à mon papa et j’adorais dormir dedans.


Du coup, faut que je dresse la liste des trucs potentiellement honteux qui ne manqueront pas de ressortir après le premier verre de champagne. Alors je note : j’étais nulle en tennis, j’étais le désespoir du prof. J’étais tellement nulle que j’ai quand même réussi à coincer une balle su la poutre du terrain couvert en voulant faire une volée…. J’avoue que je n’aime pas bien cette réputation là surtout que depuis, j’ai fait des progrès en sport même si je n’y vais pas souvent à mon goût… Y a quelques petites conneries de jeunesse dont je ne suis pas fière non plus et que ma mère ne semble pas bien décidée à oublier. Grrrr !


Et mon ex ? Ah ben oui, tiens, mon ex ! Je l’ai ramené pendant quelques années chez mes parents, est-ce que je dois anticiper aussi le fait qu’on pourrait potentiellement en parler ? Le champagne et le vin, ça délie les langues, je vous rappelle. Ca veut dire qu’il va falloir que je parle de mon ex à mon nouveau pour désamorcer d’éventuelles conversations gênantes…


Tout à coup, je mesure à quel point la présentation à la famille est un point stressant dans la vie.

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Où trouver l’homme ? Episode 32 : au Center Parcs

(Petit lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction car en vrai, au Center Parcs, j’ai fait une opération « je m’habille comme un sac » donc pour draguer…)

Pour la St Valentin, cette année, j’ai eu un cadeau : un week-end à Center Parcs avec Vicky, son frère et la copine de celui-ci. Un endroit peuplé de Parisiens qui viennent s’aérer les poumons, ouais, chouette !


Naïve ! A peine arrivée, je vois fleurir les monospaces et autres voitures familiales, il y a plein de petits enfants partout qui font du vélo à roulettes. Ca du Francilien, je vais en trouver mais il sera accompagné de sa femme et de ses enfants. Pourri le plan drague. Mais ne jurons de rien : après tout, je suis bien là, moi, femme célibataire et séduisante, un homme peut aussi être dans ma configuration, faut juste le trouver, quoi.

Au Center Parcs, tu peux tout à fait rester dans ton « cottage » (ton appart quoi) puisqu’il y a une cuisine donc les restos, tu oublies pour draguer.
Après, il y a un karaoké et une soirée disco mais comment dire… Le karaoké, c’est non. Je suis sortie avec un mec qui aimait ça pendant 4 ans et demi et les deux ou trois soirées karaoké m’ont parues interminables, surtout qu’il a chanté du Michel Sardou. Quelques soirées de plus et notre couple aurait duré beaucoup moins longtemps, je déteste viscéralement Michel Sardou, sa musique (et surtout les paroles de ses chansons) me donne envie de m’arracher les tympans. En plus, je ne pense pas avoir de dons particuliers dans cette discipline (je ne chante pas en public). Reste la soirée disco mais y a marqué « notre DJ vous fera danser sur les tubes de toujours » et je ne danse pas sur du Johnny Hallyday, point.

Mais en journée, que font les gens : ils vont à la piscine ! Bon, j’ai déjà dit que la drague en piscine était périlleuse mais là, j’ai au moins pas le bonnet et pas les lunettes, c’est plus crédible. Bon, faut slalomer entre tous ces enfants et leurs parents mais je vais bien trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Tiens, allons au toboggan, c’est pour les « grands » ça. Interdit au moins de 8 ans, ça élimine une bonne partie de la population. Sauf que, mauvais plan, le toboggan n’attire que les grands ados ou les quinquas mais entre, c’est le vide intersidéral. Or, sans vouloir être sectaire, il est hors de question que je fasse ma vie avec un être à peine pubère ou un autre qui a l’âge de mes parents.

En fait, globalement, la population est quand même assez beauf. Le dimanche, nous avons droit à un débarquement de gros bœufs meuglant. Dans les toboggan ? « MOUEEEEEEEEEEEEEEEEE ! », dans la piscine : « MOUEEEEEEEEEEEEEEEE ». En fait, on comprend pas toujours pourquoi ils gueulent mais ils le font beaucoup. Potentiel de séduction : aucun. En fait, les seuls mecs potables ne risquent pas d’être le père de mes enfants vu qu’ils le sont déjà de ceux d’une autre femme. La garce.

Bon, il va falloir jouer mon va-tout. Oublions le MNS (maître nageur sauveteur) qui n’a pas l’air motivé à l’idée de sauver qui que ce soit, je me demande même s’il ne dort pas un peu, là. Bon, on va taper plus haut et taper dans le pompier. En repartant de la piscine, j’entraîne donc Vicky du mauvais côté et nous voilà contraintes d’errer dans le noir avec une température de -2°, on ne devrait plus tarder à perdre connaissance. Comme ça, les pompiers viendront nous sauver. Sauf qu’on reste sur un chemin et qu’à un moment, on nous montre gentiment un panneau. Est-ce que le fait de savoir où on est nous transforme automatiquement en personnes qui n’ont pas besoin d’assistance ? Vraiment ? Mais j’ai froid, mes cuisses se sont transformées en bloc de marbre. Le froid est certes plus efficace que mes supers crèmes raffermissantes qui coûtent un bras mais j’ai un peu peur qu’on finisse par m’amputer quelques orteils à la

longue.

Mais non, finalement, on retrouve notre douillet cottage où il fait chaud, le sang recircule tout partout dans mon corps.

En conclusion, retenons deux choses : draguer en milieu familial n’est en aucun cas une bonne idée, y a rien à se mettre sous la dent. Et aussi que je peux survivre sans homme (mais avec une chérichounette), la preuve.

NB : On s’est vraiment perdues par -2°, on a marché 45 mn avant de retrouver la voiture mais ce n’était pas du tout volontaire, surtout qu’on sortait de la piscine et qu’on avait les cheveux mouillés.

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Où trouver l’homme ? Episode 26-2 : nuit blanche avec Fabien

(Lecteur, je te rappelle que tout ceci est une fiction et c’est bien dommage parce que là, je suis en plein déménagement et un Fabien
en plus, ça m’aurait été bien utile).

A la recherche du prince charmant

Dans l’épisode précédent (que tu peux aller lire), je me promenais donc avec Fabien durant la nuit blanche. Alors que nous contemplons la Seine du pont Simone de Beauvoir, je me colle à lui parce que la nuit blanche, c’est sympa comme concept mais en octobre, il fait froid. Ca tombe bien, nous sommes à proximité de son appartement. Chouette alors !

Un quart d’heure plus tard, nous voici à l’abri du froid à boire un chocolat chaud en discutant de tout et de rien. C’est fou comme on a toujours des choses à se dire. Sauf que vers 4h30 du matin, j’ai les yeux qui piquent et une furieuse envie de me coucher. Or je ne suis pas sûre que les trains de banlieue circulent et je suis siiiiiiii fatiguée, rentrer chez moi me paraît une épreuve insurmontable.


« Dis, je suis vraiment épuisée, ça t’embête si je dors un peu ici ?

– Non, non, je vais te faire le lit, je dormirai dans le canapé. »

Hein ? Qu’ouis-je ? Il va me faire un lit à part ? Mais…aurais-je sur interprété ses intentions vis-à-vis de moi ? Et les bisous et les
enlacements devant la Tour Eiffel, ça rimait à quoi ?

« Mais euh, tu sais, je ne veux pas t’embêter, hein…

– Non, non mais tu ne m’embêtes pas, j’en ai pour deux minutes. »

Bon… De toute façon, je suis trop fatiguée pour rentrer chez moi alors je ne vais pas me battre avec lui. Il prépare donc le canapé, on rediscute un bon quart d’heure et il me souhaite une bonne nuit en m’embrassant tendrement… même que je sens comme une légère tension érotique dans l’air. Mais non, il ne se glisse pas dans le lit avec moi. Ah.


Le lendemain matin. Je me réveille et je guette le moindre bruit. Je suis en sous vêtements et j’hésite sur la marche à suivre. Je me lève et je m’habille ou je fais semblant de dormir et attends qu’il vienne de me réveiller ? Ah, je l’entends qui trafique dans la cuisine. Ah, il ne vient pas. Ah, il ne vient toujours pas. Bon, ok, j’ai compris. Je m’habille et le retrouve dans le couloir. « Ca te dit un brunch ? ». Heu… Ouais, mon estomac grogne, je pense que c’est une bonne idée. Une demi heure plus tard, nous voici attablés au Starbucks, à la terrasse. Et on parle, on parle, on parle, on parle. Il fait presque nuit, là, non ? Ah, il est déjà 18h, que le temps passe vite en si bonne compagnie. Il me distille des compliments, me caresse la main distraitement. La nuit tombe et on finit nos conversations au restaurant. J’aimerais que cette journée ne s’achève jamais.

 

Mais le temps se moque bien de ce que je veux, à 23h, il est temps de se désolidariser. Un rendez-vous de 24h, c’est pas anodin. Après de tendres baisers, on se quitte en se disant qu’on se retrouve vite. D’ailleurs, à peine rentrés, on se retrouve sur MSN pour un débriefing. Nous sommes heureux de ce rendez-vous, des moments passés ensemble et on a très envie de passer à la suite. Je lui propose de venir dîner chez moi dès le lendemain soir. Sur mon terrain, il ne pourra pas me résister.

A suiiiiiiiiiivre

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Où trouver l’homme ? Episode 21 : le resto d’après Starbucks

A la recherche du prince charmant

(Cher lecteur de mon cœur, et puis ceux que j’aime pas aussi, et puis les petits nouveaux, coucou, bienvenue, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction parce qu’en vrai, au Starbucks, j’étais pas dans le lot des draguées mais dans le lot de celles qui observaient, admirative. D’ailleurs, on n’a pas eu le fin mot de l’histoire et Tatiana et moi, nous sommes frustrées).

Nous voici donc parties, Tatiana et moi, avec ces deux inconnus pour un restaurant. Sur le papier, la soirée s’annonce sympa puisque nous nous entendons plutôt bien avec les deux jeunes hommes. Seulement voilà, ils sont deux, nous sommes deux donc un bref calcul mental nous permet de déduire que ça fait deux couples. Là où ça se corse, c’est que rien n’indique que nous allons être d’accord sur la répartition. Et dans ce cas là, il est difficile de s’isoler à deux pour partager le butin, si j’ose dire. Surtout qu’en l’espèce, ce sont eux qui
ont entamé la discussion donc le butin, c’est plutôt nous. Quoi que nous savons toutes que l’homme propose, la femme dispose (ou non) [je sens que ça va plaire à la frange la plus misogyne de mon lectorat].


Nous voici donc à table et là, je sens le drame poindre : Tatiana et moi avons verrouillé la même cible. Et là, c’est le drame. Le drame pour le pauvre mec délaissé, c’est quand même super dur à vivre de voir que son pote intéresse deux nanas et lui aucune. Y a bien que dans Hélène et les garçons que les choses se passent de façon harmonieuse : trois filles rencontrent trois garçons et chacun adopte aussitôt sa chacune. Pourquoi la vie n’est-elle pas simple comme une série AB (les viols et le fétichisme des pieds en moins) ?


Alors maintenant, la question est : qu’est-ce qui est le plus important ? Le mec ou l’amitié ? Parce que ce genre de situation peut nous exploser à la figure en moins de deux, ça commence par quelques piques pas trop méchantes sur l’adversaire… Enfin, la copine… Seulement, si on n’y prend pas garde, ça part en bataille rangée assez méchante : « oui, elle dépense des sommes folles en cosmétique, faut la voir le matin au réveil, c’est effrayant », « oui, elle va à la piscine toutes les semaines mais au vu de ses cuisses, on comprend pourquoi, ahahah ! », « t’as pas eu les chlamydiae, toi ? », « ahah, figure-toi que son mec est parti car elle passait sa vie à fouiller
dans son mobile ! », « t’as pas des problèmes de frigidité, toi ? ». Ca tape de plus en plus bas. Curieusement, les messieurs en face ont l’air quelque peu atterré, celui qui n’intéresse personne est perdu dans la contemplation de ses ongles. On voit bien que si son corps est toujours là, son esprit est loin, loin, loin…Son pote, l’objet de notre lutte sans merci, paraît très gêné et il se redresse au fur et à mesure pour ne pas être trop proche de nous, des fois que ça partirait à la baffe. Ah, tiens, il demande l’addition en sautant la case dessert et café. De mon expérience des hommes, cela veut dire deux choses : soit le dessert, c’est moi, soit il veut terminer la soirée au plus vite tellement il en peut plus. En l’occurrence, devinez quelles sont ses intentions de fin de soirée ?

Un quart d’heure plus tard, nous voici sur le trottoir à nous saluer poliment, on se reverra peut-être à l’occasion, des fois qu’on se croiserait… Traduction : « on ne se reverra jamais, adieu ! ». Nous voici donc comme deux ronds de flan sur le trottoir, Tatiana et moi. Un ange passe. Enfin, c’est pas vraiment un ange, je dirais plutôt un démon parce que l’ambiance est électrique. Selon ce qui va être prononcé dans les prochaines minutes, notre amitié sera sauvée ou pulvérisée.

« En fait, il n’est pas si beau que ça ».

Sauvée.

Moralité : Ne plus fréquenter de copines célibataires en public.

NB : En vrai de vrai, on ne se comporterait jamais comme ça avec Tatiana, évidemment.

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Courrier des cœurs : réponse à Madinlove

Madinlove nous a soumis une question : Pourquoi les hommes en couple stable (tout va bien et tout est nickel) sont attirés par d’autres femmes?


La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que l’on en pense.

Diane : Bon, je tenterais d’éviter les foudres du MLF en arguant que peut-être, des fois, y’a des épouses qui ne brillent pas par leur spiritualité et leur sensualité animale, mais en revanche j’ai une ou deux petits explications annexes.
1/l’explication neuro-biologique, j’énoncerais tout d’abord une raison, toujours la même, à laquelle on n’échappe pas: LES HORMONES! Un homme est fait de matière grise certes (quoique des fois on se demande), mais surtout de chair de sang et d’hormones. Et surtout, contrairement à nous mesdames qui avons un unique petit ovule à féconder (et qui nous amène à être plus sélectives, à privilégier la qualité à la quantité), ces messieurs ont des milliards de ptis zigouigouis gigoteurs qu’il ont besoin (ou plutot l’instinct) de caser, et comme ils ne peuvent les caser en une seule femme, eh bien pouf, ils vont zigouigouiser ailleurs, ou tout du moins avoir envie de zigouigouiser ailleurs. (car un homme a des instincts certes, mais aussi une raison et un cerveau qui peuvent l’aider à se contrôler: que ces messieurs n’aillent pas voir dans mes propos une magnifique excuse imparable à leurs indifélités)
2/l’explication psychanalytique sommaire
L’être humain est fait pour espérer et désirer, c’est cela qui le fait avancer. Si on est un être parfaitement contenté, on stagne dans sa finitude et on ne fait plus rien. Et il se trouve que on ne peut désirer que ce que l’on n’a pas. Alors oui on peut désirer sa femme gnagnagna, mais le VRAI désir est celui qui aspire à ce qu’on ne possède pas. Messieurs/mesdames en couple depuis qques temps, je le répète, tentez de vous rappeler  votre dernier rêve érotique avec pour partenaire votre conjoint…. vous risquez de chercher longtemps. Bref, si l’homme désire ailleurs, (autant que la femme d’ailleurs), c’est absolument normal, il est configuré pour, et ce n’est pas ça qui va l’empêcher d’aller voir ailleurs,sauf si c’est un abruti primaire qui ne contrôle pas ses pulsions et qui ne sait pas faire la différence entre don juan et la vraie vie. Donc, baver sur la collègue de bureau ou sur le voisin qui joue du saxophone torse nu (non mais franchement, allez résister à un homme qui joue du saxophone… rrrrrouf), c’est normal, mais au final on a une caboche en principe remplie d’une matière bloubloutante qui nous sert à contrôler nos actions.
Et puis de toute façon, dans une énoooorme majorité des cas, le désir, une fois contenté, perd tout son charme.

Jane : Etre attiré par d’autres femmes, c’est à dire? Il faut ici faire la distinction entre regarder et goûter. Regarder, tout le monde le fait, homme ou femme; ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu. Nous sommes humains, donc forcément attirés par… ce qui attire notre oeil. On peut posséder un
Picasso chez soi et toujours aller dans les musées (oui, cette réponse sera pleine de métaphores foireuses, j’assume) Regarder, trouver quelqu’un attirant, c’est donc normal.
Si on parle ensuite de tester la marchandise… C’est une question de volonté, à mon humble avis. Tout comme goûter le dessert de son voisin au restau histoire de voir si c’est bon (oui, je persiste et signe) Il faut à un moment savoir si on peut se contenter de ce qu’on a dans son assiette, avec ses qualités et ses défauts, ou si on préfère essayer une cuisine différente. Avec les risques d’indigestion encourrus quand on enchaîne deux repas (et les interactions parfois désastreuses). Pour finir cette parenthèse gastronomique, je dirai tout simplement ceci: qui a dit que seuls les hommes étaient comme ça?

Lucie : Vaste question. Je ne pense pas que mon taux de testostérone soit assez élevé pour prétendre résoudre cette fascinante énigme qu’est le mââââââle. Enfin, je peux toujours essayer.
Première réponse envisagée (qui je pense peut s’appliquer également aux femmes) : je vais évoquer un élément plus que banal mais qui peut peut-être jouer dans un couple : la routine. Cette insidieuse et perfide petite chose qui fait que l’autre ne nous surprend plus ; que le côté off nous lasse (ben oui, l’exotisme des jambes de yeti ou d’un maillot un peu oublié, bof au bout d’un moment.). Du coup, on se prend à rêver d’exotisme, d’inconnu, de fraîcheur…bref, on aimerait peut-être retrouver les moments simples d’un début de relation, la découverte de l’autre…
Deuxième réponse envisagée (je maîtrise un peu mieux, je l’ai connue) : le cas psychologique du Dom Juan. Cet homme vous aime, vous adore, vous idolâtre mais…ben oui il y a toujours un mais avec lui…il a besoin de se sentir aimé, désirable en permanence. Il va donc séduire à tour de bras juste pour se rassurer. Attention, le Dom Juan ne va pas forcément passer à l’acte et tromper sa dulcinée, il veut simplement tester son potentiel de séduction. Si vous voulez plus de renseignements là-dessus, je vous conseille les rayons psycho et sexologie.
Après le mâle a peut-être d’autre motivation profonde, genre le gène de Cro Magnon qui inconsciemment le pousse à vouloir se reproduire avec le plus de demoiselles possibles (pour sauvegarder l’espèce et disséminer ses gènes pourris) même s’il est follement amoureux de sa dulcinée…Au final, je sais pas trop ce qui peut se passer dans la tête d’un homme. Par contre, je sais que quand je suis en couple et que je vois un superbe mâle passer, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de lui sauter dessus voire plus si affinités !

Nina : Alors, ça veut dire quoi attirer? Mater les autres filles en les trouvant jolies. Non mais alors, ça, c’est tout à fait normal. C’est pas parce que nous, on sait mater discrètement qu’on ne le fait pas.
Par contre, si dès que tu sors avec A, tu as envie de B, j’appelle ça le syndrome du  jouet. Mécanisme basique de l’enfant : il veut un jouet, il le veut, le veut, le veut. Mais une fois qu’il l’a, il se rend compte qu’il y a l’autre jouet qui est mieux finalement et se désintéresse de celui qu’il a. On peut aussi envisager que le monsieur n’est pas amoureux de sa madame quoi qu’il en dise mais ça, c’est une autre histoire.

Summer : Pourquoi? à généralité et cliché répondons par généralité et cliché, peut être parce que les hommes sont aveugles et qu’ils ne voient pas ce qu’ils ont sous le nez? Peut être sont ils inconstants? ou tout simplement idiots?

Tatiana : Question intéressante. J’ai déjà eu l’occasion d’y réfléchir pas mal de fois par digression à la question suivante : pourquoi les mecs qui me draguent sont tous casés ?
Déjà je pense que cette question est aussi appliquable aux femmes. N’allons pas jouer les sexistes. Donc je préfère parler des Hommes au sens large et donc des êtres humains. Pour moi la réponse est simple. Premièrement c’est très normal d’être attiré par d’autres personnes parce que si l’on était attiré seulement par une personne ce serait bizarre. Après y a des degrés d’attirance : d’un simple regard à de la drague appuyée pour finir à l’adultère. Deuxièmement, je ne crois pas à l’amour éternel. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vouloir passer toute notre vie avec une seule personne (à moins de la rencontrer à 70 ans). Il y a forcément un moment où on aura un coup de coeur pour quelqu’un d’autre. Et puis il y a aussi le besoin de voir qu’on plait à d’autres personnes. Ce besoin de séduire et aujourd’hui hyper présent dans la société. Il n’y a qu’a voir combien de personnes draguent au travail, même si c’est de la drague légère histoire d’avoir ce dont on a besoin. Mais toutes ces raisons évoquées ne veulent pas dire qu’on n’aime plus la personne avec qui l’on est.

Bastien : Cette question est aussi pertinente que de demander « Pourquoi l’eau mouille t-elle ? » ou « C’est loin Pékin ? ». Mais il est parfois bon de rappeler certaines choses des plus primaires. Non l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Du Moyen Age au XXe siècle l’age moyen du mariage était de….allez, dites un chiffre….27 ans pour les dames et 28 pour les hommes. La nouvelle femme servait a remplacer la mère trop vieille pour s’occuper du foyer. Sachant que la durée de vie était des plus limitée (a 40 ans on était considéré comme un sage pour les cahiers de doléances en 1788) je pense pouvoir affirmer qu’entre la polygamie médiévale et la polygamie contemporaine les choses ont bien changées. D’ailleurs, de quand date la monogamie imposée dans le monde chrétien ? En même temps que la chasteté des prêtres, c’est a dire le XIe siècle avec la reforme grégorienne. Non messieurs (et mesdames) je vous le dit, l’illusion que l’Homme devrait vivre sa vie avec une seule créature de son espèce est un petit reste de doux rêve judéo chrétien, et comme beaucoup de ces restes même les athées y succombent, la force de la tradition me direz vous.
Et puis St Exupery a dit « L’amour commence quand la passion s’arrête » et il est de notoriété plus ou moins publique que c’est la passion qui crée le désir, pas l’amour.
Bref je ne dirais plus qu’une seule chose, ne confondons pas sentiments / sexe / désir.

Lucas : Classique… Une fois les folies de l’état amoureux dissipées on tombe dans l’amour, pur et simple, et on est donc facilement tenté par ce qui nous sort de l’ordinaire. On cherche dans l’autre une petite nouveauté, une raison de s’extasier, un peu de relief dans notre existence. L’intérêt pour l’autre n’est en somme que la preuve évidente de notre incapacité à rendre notre couple épanoui et vivant.
Je n’en dirais pas plus. Je n’ai jamais atteint avec une donzelle une durée telle que je m’intéresse à autrui.

Si t’as des questions love and sex, n’hésite pas à les poster en comm. Surtout si elles sont loufoques parce qu’on n’est pas là pour être sérieux !

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Petit problème de langue

Par Diane

Aujourd’hui, dans le cadre de l’éternel débat antithétique homme/femme: nous pas pareils, je voudrais causer d’un problème particulier qui au fait est à la base de beaucoup de conflits inter-genres: le langage.
Sans me lancer dans une grande loghorrée métaphysico-linguistique,  il suffit de se munir d’un minimum d’observation et de jugement pour se rendre compte que, malgré le fait que l’on cause la même langue DANS LA FORME, ça a pas vraiment l’air de se répercuter DANS LE FOND.
Peut-on calculer le nombre titatesque de fois où, sentant que nous affichions un air contrarié, Juanito s’est enquit d’un « qu’est ce qui va pas » auquel nous répondions invariablement « rien », et que, Juanito, prenait ce « rien » pour argent comptant, et s’en allait sans demander son reste???? C’est bien connu, ce rien dissimule toujours un « sisi bien sûr qu’il y a quelque chose mais comme c’est quelque chose qui est même de très loin éventuellement lié à ta petite personne, eh bah je procède par étapes, càd qu’avant de t’exprimer clairement ce qui ne va pas, eh bien j’exprime mon
mécontentement à l’aide d’un ‘rien’ aussi fondé qu’il est crédible, et par là je fais ce qu’exige hautement et indispensablement ma condition féminine dans toute son intrinsèque ispséité: je boude. »
Et juanita, ça lui semble tellement évident qu’elle pense que Juanito fait semblant de pas comprendre pour éviter un conflit. Mais il semble que très souvent, Juanito croyait vraiment, le naïf, ce qu’elle lui disait.
Nous avons donc un mot, et deux compréhensions totalement différentes. Comme dirait mon vieux pote Oscar Wilde, « nous sommes séparés par une langue commune »
Pour éclairer un peu cela, voici un point de vue bien intéressant sur le sujet (celui de Paul Watzlawick , Comment réussir à échouer):

« l’on peut comparer un homme à une ellipse. Une ellipse a deux foyers, l’un est le logos, qui renvoie non seulement au domaine de la raison,
mais aussi à l’objectivité, aux domaines professionnels et scientifiques, et même, plus généralement, au monde « extérieur ». L’autre, qu’on appelle eros, c’est le monde des relations à un autre être humain. L’homme ne peut jamais être que dans l’un de ces deux foyers. Pour lui, ce n’est pas un problème particulier; selon ce qu’exige une situation donnée, il va et
vient simplement entre logos et eros.
On peut, d’autre part, comparer une femme à un cercle. Un cercle peut être considéré comme un cas particulier d’une ellipse: en elle, les deux foyers coincident. Pour une femme, il est parfaitement naturel d’être dans l’eros et le logos en même temps. Le problème, c’est que ni la femme ni l’homme n’ont aucune raison de supposer, même une seconde, que leur partenaire a une architecture mentale différente qui la ou le fait agir et réagir tout à fait différemment. »

Mettons donc cette belle théorie en application concrète. Juanito et Juanita se font un resto/ciné en amoureux. La femme invite l’homme au cinéma ou au restaurant. Si l’homme a le malheur de ne pas aimer le film ou la nourriture, la femme va prendre cela comme un reproche vis à vis de ce qu’elle a voulu faire pour lui. Pour l’homme, le film et le moment passé au cinéma avec sa femme sont deux choses totalement distinctes. Il va apprécier le fait de passer un moment avec sa femme, et l’initiative
qu’elle a pris pour lui d’un coté, et de l’autre peut ne pas aimer le film sans que cela n’affecte le premier point. Tandis que la femme, elle, va prendre les choses comme un tout, dont un aspect affecte forcément l’autre. Si le film ou la nourriture était mauvais, cela va donner pour elle moindre valeur à son initiative et elle va, selon les personnalités, soit en vouloir à l’autre de ne pas aimer ce qu’elle lui propose, soit s’en vouloir à elle même de ne pas avoir fait un bon choix.
Et la réputation de complexité de raisonnement de la femme pourrait venir de là, qu’elle, ayant tendance à mélanger l’eros et le logos, doit par conséquent en permanence avoir à moduler entre les deux, à ne pas laisser l’un trop empiéter sur l’autre. Donc Juanita cercle et Juanito ellipse, ça me semble une bonne théorie à creuser.

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La liste de la fille qui snirfe

Glamour un jour, glamour toujours.
 

– Mardi, à moitié mourante (au moins), je vais à la pharmacie pour m’acheter quelques médocs. Le mec devant moi confond avec la boulangerie, je sais pas « alors, il me faudrait du doliprane. Merci. Tiens, je vais prendre de l’efferalgan aussi. Ah, vous avez le truc pour nettoyer le nez aussi ? ». Un café et l’addition ? Bon, si dans 5 minutes, il a pas fini son shopping, moi, je tombe dans les pommes. Enfin à mon tour, je demande un ibuprofène et un sirop pour la gorge. « Vous toussez ? – Non. – Alors pas de sirop, vous pouvez
prendre des pastilles ou des collutoires. – Des collutoires ? – Des pshitt-pshitt. – Non, je veux des pastilles. – Ok, avec ou sans sucre ? – Heu, ça m’est égal. – A la menthe, aux fruits des bois ? Heu, ça m’est égal ! ». J’achetais quoi, déjà ? Des médocs ou des chewings gums ?

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– Lundi, réunion à Big Entreprise. Donc Nina et Guillaume prennent le RER pour y aller, un itinéraire un peu inédit pour eux. Sauf que Guillaume n’est venu que 2 fois là-bas et que Nina n’a pas le sens de l’orientation. On n’est arrivés qu’avec 10 minutes de retard. Mais même le nez bouché, je suis trop forte en réunion.

– J’adore le concept du « je t’efface de facebook parce que t’es même pas ma copine d’abord et même si j’ai tort, je m’excuserai pas ! »

– Y a des jours où je suis un boulet : semaine dernière, j’achète une bougie dans un verre. Verre atomisé au bout de 3 minutes. Jeudi, je pète une cuillère en porcelaine. Raaaaaaaaaah, j’aime pas être maladroite !

– Mercredi matin, 9h55. C’est la sonnerie pour la famille, ça ! Ma maman. Ciiiiiiiiiiel que se passe-t-il ? Bah, rien, ma mère m’appelait pour une broutille. Parano, moi ? Mais non.

 – Je rallume le chauffage ou pas ? Snirf !
 

– Pourquoi j’ai pas droit de péter la gueule à certains bloggeurs de la plateforme où je bosse ? Non mais y en a, ils méritent, quoi.

 – Mercredi soir, resto entre collègues, Philippe part devant en scooter « c’est juste à côté ». Farid (qui est Marocain mais pas musulman car en ce moment, il mange aussi le midi et il a même mangé du pâté de je sais pas quelle bête et du boudin), Benjamin et 2 Tchèques qui étaient en France pour la semaine. Resto très sympa, buffet à volonté dans une espèce de cave à vin. Moi malade et vite bourrée, je parle plus. Ah, faudra que je fasse une présentation en anglais lors de mon séjour à Prague. Heu… au secours ?

– Au resto, même jour, même endroit. A la table voisine, une dame parade. Si j’ai bien compris, elle dîne avec son père ou sa mère (j’ai pas vu la personne comme il faut et je m’ensouviens pas en plus) et se fait dragouiller par les mecs de la table d’à côté. Et une femme qui drague, c’est subtil « AH MAIS MOI, J’AI FAIT 5 ANS DE DROIT, JE M’Y CONNAIS. MEDECINE ? J’AI FAIT DEUX ANS AUSSI ! ». Ouais.

– Les bloggeurs sont des rebelles. Avec Asia, on a trouvé un nouveau concept de soirée : en tout début, on fait une dictée et celui qui fait le plus de fautes paie sa tournée. Comme ça, on s’amuse en révisant son orthographe, ouais !

– En ce moment, je me sens un peu asociale, arrivée de l’hiver oblige (quoi, on vient juste d’arriver en automne ???). En fait, j’ai juste envie de voir mes amis proches. Vendredi soir, donc, soirée en petit comité pour fêter la fin des exams de So Long, avec Vicky et Van. Ben, j’ai passé une super soirée, j’étais toute guillerette (et même rayonnante, il paraît).

– Tiens, j’ai fumé 3 cigarettes cette semaines (1 taxée à So Long et 2 à Vicky), à cause de ma crève. Et si j’arrêtais ?

– Things are gettin’ desperate when all the boys can’t be men… Toriiiiiiiiii !

 

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