Redeviens sérieuse, blogueuse

Bon, j’estimais que mes “résolutions” de blog allaient tenir sur mon article de résolutions tout court mais je me rends compte que j’ai déjà beaucoup de résolutions et l’article allait se transformer en liste indigeste. Donc reprenons ici, en bref : en 2016, je vais essayer d’être un peu plus sérieuse sur mon blog.

amandine-huffington

2015 a été une année un peu… hmmm…particulière en ce qui concerne l’écriture. Disons que j’avais envie de parler de sujets légers, finir mes histoires de site de rencontre, parler de plan cul, d’amour et de réseaux sociaux mais l’actualité m’a coupé l’herbe sous le pied à plusieurs reprises. Entre horreur de la situation, indignité des politiques et petites manipulations à peine discrètes, il devenait difficile de rester légère et superficielle. Trop de colère à évacuer, d’envie de ruer dans les brancards et de secouer des consciences endormies. Surtout que moi aussi, par le passé, je soufflais d’ennui quand j’entendais parler de la France qui va mal et des magouilles politiciennes. Ohé, ça va, on n’est pas en Corée du Nord, non plus. Non, certes mais entre une riante démocratie et la Corée du Nord, il existe toute une gamme de nuance et la nôtre vire caca d’oie…

jaune-vert-caca-doie

Mais reprenons ensemble mes résolutions blog / réseaux sociaux et rions ensemble de voir que j’ai rien foutu.

  • les bouquins en auto édition : pas du tout
  • Les dossiers de Nina : pas du tout
  • les guides de la vie parisienne : pas du tout
  • une liste de gens intelligents sur Twitter : pas du tout
  • les selfies : pas du tout
Je fais juste des selfies avec ma nièce d'amour

Je fais juste des selfies avec ma nièce d’amour

Ah et la version des 10 ans :

  • le flat design ; mouiiiiiiiiiii…
  • raconter des histoires : pas du tout
  • mini strip : pas du tout
  • Etre rigoureuse sur l’histoire d’Audrey : pas du tout

Businessman resting head on desk, playing with rubberband ball

Voilà, bravo le veau. Alors j’ai des excuses, hein. En un, donc, l’actualité qui m’a soit poussée à prendre la parole sur certains sujets, soit me taire tellement je ne me sentais pas légitime pour prendre la parole. Oui, j’ai été choquée par les attentats and so what ? Mon témoignage n’a que peu de valeur : je n’ai rien vu, je ne vis pas près des lieux touchés, je n’ai, Dieu merci, perdu personne. Rajouter une couche de “moi,je” n’aurait servi à rien. Ensuite, il y a Victor, mon adoré qui me prend du temps : on passe en moyenne un soir sur deux en semaine et tous nos week-ends ensemble mais comme on ne vit pas encore ensemble, c’est difficile de vaquer chacun à nos occupations donc, pour moi, d’écrire. Et en 3, je passe en rouge niveau charge de travail donc c’est pas en rentrant après 22h que je vais écrire quelque chose de pertinent.

Panne inspiration pour blog

Mais en 2016, je vais essayer de remédier à ça puisque a/l’écriture fait partie de mes résolutions et ce blog reste un très bon entraînement, que b/ on va arrêter les conneries au boulot (sous entendu le trop de travail) et c/ si tout se passe bien, Victor et moi aurons un chez nous donc chacun nos pcs et on pourra s’occuper chacun de notre côté (mais faire quand même des trucs ensemble, faut pas déconner non plus).

geek

Du coup, je pense axer mon blog sur plusieurs axes :

  • les histoires : celle d’Audrey qui devrait repartir quand j’aurai trouvé le ton (et le temps de faire l’illustration) mais aussi une histoire d’amour, celle de Camille et Sacha. Je reprends le concept d’une histoire d’amour avec un côté généralité puis focus sur Camille et Sacha. J’ai volontairement choisi des prénoms épicènes afin d’écrire une histoire la plus universelle possible même si, étant hétéro, ça risque de ressembler à l’histoire d’un homme et d’une femme. Je vais essayer d’éviter ça au max.
  • les séries : je vais finir par lancer mon guide du bien vivre son plan cul, promis
  • guide de défense à destination des gauchistes : c’est un peu le prolongement de ma résolution d’hier d’être une gauchiste éclairée. En gros, je vais essayer d’écrire des articles riches en exemples concrets de pays étrangers ou de pensées de grands philosophes, sociologues, économistes pour pouvoir mener des débats les plus éclairés et éclairants possibles. Je vais aussi essayer d’aller fureter sur les sites complotistes (de merde) pour tenter de comprendre comment à un moment, on peut me dire sérieusement dans une conversation “non mais si les députés sont contre la déchéance de nationalité, c’est que la moitié sont franco-israéliens” (véridique, véridique). Pour démonter certains arguments, il faut comprendre d’où ils sortent. Même si, dans mon anecdote, c’était facile de démonter en demandant des noms et en faisant remarquer qu’on avait le nom de tous les députés et qu’il suffisait de chercher.
  • La mise en scène du soi sur les réseaux sociaux : parce que je kiffe la cyber anthropologie
  • La chômagie ou plutôt un espèce de coaching de la recherche d’emploi parce qu’Anaïs veut changer de job et que je la conseille du mieux que je peux et je me rends compte que je suis devenue pas mauvaise en la matière
  • De la culture parce que des films ou des livres que je vois/lis, y en a des supers que vous devez découvrir et des mauvais que vous devez éviter à tout prix.
  • Carnet d’une aspirante écrivaine : (si écrivaine) parce que peut-être que si je parle d’écriture, ça va me forcer à vraiment m’y mettre.

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Et évidemment, mes traditionnels coups de sang, anecdotes et autres petits impromptus qui font le sel de la vie.

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2016, tu peux démarrer, je suis prête !

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Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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J’aime pas me lever le matin

Tous les matins, le même rituel. Le réveil sonne, je grogne, lance le snooze et me tourne pour grapiller quelques minutes de sommeil. Faux, erreur ! allez vous hurler, il ne faut surtout pas faire ça ! Parce que sinon, tu te rendors, tu réenclenches un cycle de sommeil et après, tu es défoncée. Je le sais mais… je m’en fous en fait. Si je devais prendre la liste des trucs mauvais pour la santé que je fais et bien celui là n’arrive pas vraiment en tête de liste…

Dormir - Stresser le matin rend moins créatif

Je n’aime pas me lever le matin. N’y voyez pas une déclaration de dépressive en mode “j’aime pas mon taf, j’aime pas ma vie, laissez moi au fond de mon lit” parce que pour le coup, ça n’a rien à voir. Non, si je devais expliquer ce pourquoi de manque d’entrain le matin, c’est assez facile : je suis une grosse flemmarde. Voilà. Enfin oui et non. J’ai beau m’en défendre depuis des années, me dire qu’en changeant un peu, je pourrais devenir du matin, un fait persiste : le soir, je tiens jusqu’à très tard alors que le matin, me lever très tôt est un calvaire.

Mal dormir

J’ai essayé, vraiment, en me disant que ce serait quand même sympa de trafiquer deux ou trois trucs pour moi avant d’aller au boulot, siroter mon petit café en pondant un petit article. Voire aller faire du sport pour démarrer la journée du bon pied. Mais ça ne fonctionne pas. Anecdote : un matin, j’avais mis mon réveil à 6h suivant un article qui disait que se lever à 5h30, c’était cool. Ah ben oui, me dis-je, ça va me permettre de faire du yoga et d’écrire un article, au moins. Donc le réveil sonne et là, je me dis “heu… je veux faire quoi ? Bah rien.” Réveil remis à 7h45.

Lever de Soleil aux Philippines

Alors qu’en vacances, je peux me lever sans soucis à 6h pour prendre des photos de lever de soleil

Puis j’ai eu une ambition : décaler mes horaires de travail, m’offrir des 9h-18h30 voire 8h30-18h. Sauf que dans mon métier, les choses ne démarrent vraiment qu’à 10h donc autant vous dire que vous carapater à 18h, ça arrive une fois l’an et encore. Surtout qu’au vu de mes what milliards de réunions, 18h, c’est à peu près l’heure à laquelle je commence vraiment à travailler (même quand je suis là depuis 8h10, véridique, je l’ai fait l’autre jour). Alors du coup, je me dis que quitte à commencer à 10h, je pourrais faire un crochet par la salle de sport… Ah mais oui mais l’antenne près de mon bureau, je peux pas y aller avant 9h parce que j’ai pas la bonne carte et je dois attendre qu’il y ait un mec derrière le guichet… Ou alors à la piscine. Ah ouais mais quand je vais m’installer avec Victor, si nos plans réussissent (ce dont je doute de plus en plus à dire vrai), je vais être loin, faudrait partir au max à 7h30 pour faire toute ça avant le boulot et no way, quoi !

Un café pour tenter de se réveiller

Tous les soirs, je me motive, je me dis que demain, oui, demain, je me lèverai tôt, je snoozerai peu voire pas parce que c’est mauvais pour moi puis je me lèverai tôt parce que quand je le fais, je suis assez fière de moi et j’aime cette sensation. Oui mais comme j’aime la sensation d’avoir été raisonnable après une journée diète ou l’afflux d’endorphines après une séance de sport… J’aime ça mais c’est pas pour autant que je ne tombe dans le premier paquet de Shokobons qui passe, ruinant ainsi ma journée soupe et yaourt de la veille ou que je sèche la séance sport parce que “j’ai pas le temps, je suis claquée”. Même si j’ai un réel problème de temps, on y reviendra dans mon bilan de l’année ou dans mes résolutions, je sais pas encore.

Manque de motivation, dormir au bureau

Mais la vérité, mes amis, c’est qu’en fait… j’aime ça traîner au lit. J’aime me rendormir et être assaillie de rêves débiles dont je vais me souvenir, j’aime m’étirer à n’en plus finir, j’aime faire un câlin à mon chat, Victor ou les deux, j’aime prendre mon temps… et finalement, puisqu’à mon boulot, tout le monde s’en fout que j’arrive tard, pourquoi ne pas en profiter tant que je peux ? Après tout, vu ma liste possible de résolutions, décidons que celle de se lever plus tôt pour faire des milliers de trucs n’en fera pas partie.

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Couper les fils

Ce week-end, je suis partie en week-end yoga, faudra que je vous raconte, j’ai souffert. Non, pas souffert mais souffeeeeeeeert. Mais j’en ai recueilli une certaine sagesse et des résolutions que j’ai immédiatement appliquées : j’ai cassé certains fils.

barcelona

Nous sommes la génération connectée. Connectée à la toile mais connectés entre nous aussi, si bien qu’il devient difficile de réellement rompre tout contact. Il y a environ un mois, après un petit dîner à 4, je rentre avec Victor qui me fait remarquer que c’est bizarre que j’ai toujours mon ex à qui je ne parle plus dans mes contacts Facebook (ceci n’était pas du tout une scène de jalousie, juste un constat). Du coup, j’ai un peu réfléchi à tout ça. Pourquoi tu gardes ce mec dans tes contacts ? Raison 1 : parce que tu ne veux pas être celle qui rompt tout contact (même s’il n’y en a plus). Raison 2 : parce que j’ai une curiosité mesquine. Vous savez, ce côté “sa vie est moins bien que la mienne”, le match des exs en un sens. Et raison 3, aussi : voir ses défauts m’exploser à la figure à chaque statut. Mais là, ça vire limite au masochisme, quand on lit une énième fulgurance en se demandant “mais je lui trouvais quoi à lui, déjà ?”

love story set. all images this series, see my portfolio

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Donc 3 mauvaises raison de rester en “contact”. Suite à mon stage, une séance de lecture avec l’océan pour seul compagnon et un massage ayurvédique, ma décision fut prise. Ciao ex. Ciao un autre d’ailleurs. Un autre sautera bientôt (seule la raison 1 m’a empêché de le faire). Ciao les 2 ex manageuses que j’ai détestées et que j’espère ne jamais recroiser. Ciao une ex amie qui m’a un peu foutu hors de sa vie sans que je sache pourquoi tout en continuant à suivre la mienne et à la raconter à des gens. C’est ainsi qu’après quasi un an sans se causer, je l’ai croisée à une soirée et elle me présentait comme Nina “tu sais la fille dont je t’ai parlée par rapport à [événement assez récent]. D’ailleurs, ça va mieux ta jambe cassée ?” Freakyyyyyyyy ! Donc on enlève. Puis passons sur Twitter couper les ponts avec une ex amie qui me disait le lundi qu’aucun homme n’arriverait jamais à nous séparer pour me virer dès le mardi parce que monsieur ne m’aimait pas. Sans doute parce que je n’étais dupe d’aucun de ses mensonges… En même temps, je n’y suis pour rien s’ils étaient dramatiquement énormes ! C’est depuis ce temps là que je suis très énervée sur la question des pervers narcissiques d’ailleurs.

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Bien sûr, ça ne se fait pas comme ça, ça réveille forcément des souvenirs, des regrets. Pas pour mes exs, eux, c’était bel et bien terminé et le fait que je les laisse désormais glisser peu à peu dans l’oubli me laisse indifférente. Oui, il y en a un qui m’a rendue marteau, qui m’a permis de voir certaines de mes limites, où je me suis rendue compte que j’avais fait de la merde sur pas mal de points mais aujourd’hui, il ne représente plus rien. L’idée de ne plus jamais parler avec lui ne suscite plus rien en moi. Par contre, les amitiés, ça fait un peu plus chier. Elles ont été remplacées depuis, il n’est pas dit que mon moi d’aujourd’hui se serait entendu avec leur Elles du jour. Une, je suis même sûre qu’on était arrivées au bout de toute façon, l’autre… Je ne sais pas mais après tout, si les choses sont telles qu’elles, c’est sans doute qu’il n’y avait pas d’autres alternatives. Tant pis, tant mieux. Alors au lieu de soupirer de la voir s’enfoncer dans son déni et sa fuite en avant, tournons la page.

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De temps en temps, il me prend une frénésie de vide. Je suis une fille qui accumule. Trop, tout le temps, qui garde des bouts de ficelles “parce que ça pourrait me servir”. J’ai gardé des magazines plusieurs années parce que je voulais découper les jolies images et m’en servir pour des tableaux ou des bijoux. Je garde des vieilles fringues que “si, si, je vais remettre” et que je ne renfile jamais. Alors parfois, je pète un plomb et je remplis les sacs poubelles. Au fur et à mesure que je les évacue, je me sens mieux, je me sens renaître. En ce moment, je liste les choses à revendre/jeter, mon Victor en fait autant, on s’encourage à faire de la place. Mais la place, ce n’est pas que dans l’appart qu’il faut la faire…

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Je coupe les fils. Bye gens qui n’avez plus de place dans ma vie, je vous laisse filer. Au fond, on ne partageait plus rien. Je laisse désormais la place libre pour qui voudra la prendre, pour qui je voudrai la donner.

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Le pouvoir de la carotte

Cet article ne traitera pas des bienfaits de la carotte, le légume, je suis pas nutritionniste.

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L’autre, je vous racontais que je galérais grave pour quitter mon lit adoré. Peu importe l’heure du coucher, c’est tous les matins le même drama. Le réveil sonne, je snooze, snooze, snooze jusqu’à l’ultime limite… qui ne cesse d’être repoussée. Parce qu’on ne me dit rien si j’arrive bien tard, il m’arrive parfois d’exagérer et je me sens toute minable après. Et comme j’ai une tendance naturelle à l’autoflagellation, je vous dis pas comme je me fais plaiz “non mais t’es qu’une merde ma pauvre fille ! Heureusement que tu avais prévu de te lever tôt”.

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Alors je dis stop, ça suffit les conneries. D’abord, j’arrête de vouloir me lever dès l’aube pour faire des trucs avant d’aller bosser car je sais que je le ferai pas. Comme m’a dit Anaïs “ça sert à rien les résolutions que tu sais que tu tiendras pas à part te donner un sentiment d’échec” (admirons sa sagesse). Je suis une couche tard même quand je me résous à me lever tôt, faisons donc plutôt les choses le soir, basta. Point 1 réglé.

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Il n’en reste pas moins que je dois arrêter de traîner au lit gratos. Oui, j’aime rêvasser, me rouler dans mes draps, m’étirer à n’en plus finir… et me rendormir, ce qui me fait rentrer dans le cercle vicieux et malsain du snoozing honni. Je dois donc trouver une carotte pour me lever plus tôt, d’autant que j’y arrive sans soucis si j’ai un rendez-vous à respecter, allant même à me lever à 5h30 un dimanche matin pour aller photographier le soleil levant sur le pont Alexandre III. Ou respecter un rendez-vous client. Et pourquoi, là, j’arrive à me lever : car j’ai une raison précise de le faire (respecter une horaire).

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Donc je réfléchis et je cherche comment ne pas me rendormir, quitte à savourer quelques minutes de doux réveil. On m’a proposé quelques solutions mais j’y trouve toujours un mais :

  • La masturbation : plusieurs personnes m’ont expliqué que quand elles dormaient seules, elles s’adonnait à la masturbation, profitant de l’énergie provoquée par l’orgasme pour se lever. Sur le papier, je trouve ça tout à fait charmant pour débuter la journée du bon pied mais moi, vu que je m’en sers plutôt pour m’endormir sereine, je suis pas sûre que mon cerveau décrypte correctement le message.
  • Mettre un réveil loin : le matin, je suis d’humeur “pas de bruit, merci”. Un réveil qui sonne au loin et me force à me lever vite pour l’éteindre, ça va forcément me mettre de mauvaise humeur.
  • La musique : là, je pense que je tiens un truc intéressant mais je sais pas programmer mon ordi pour qu’il me lance une playlist “bonne humeur”. Non parce qu’à une époque, j’avais une appli qui lançait mes mp3 en guise de réveil… et bien je peux vous garantir que la BO de requiem for a dream les jours de pluie, ça vous donne plus envie de vous pendre que de vous lever. Et accessoirement, j’ai plus de mp3 donc j’attends avec réelle impatience que Spotify propose une fonction “réveil” dans son appli.
  • La télé. Non. Juste non. D’abord parce que ça fait 6 mois que j’en ai plus pour une sombre histoire de télécommande qui ne marche plus et que je pense pas à appeler SFR pour en obtenir une nouvelle. Mais surtout la télé le matin, je peux paaaaaaaaas ! Et si je mets des vidéos rigolotes, ce sera pire que tout, je les regarderai au lieu de me préparer.

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J’ai d’autres idées, plus farfelues :

– la tirelire du réveil : à chaque lever réussi, je mets une certaine somme (1 ou 2 euros) dans la tirelire comme ça, à la fin, je m’offre une récompense. Le seul souci de cette idée de génie (au moins), c’est que a/ j’ai jamais de monnaie et b/ j’irais forcément casser la tirelire quand les agios tombent. Donc bon…

– écrire au lever : à une époque, je plaçais ma tablette près de mon lit pour écrire dès le lever. Je ne l’ai, bien sûr, jamais fait…

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Je cherche la motivation, la carotte. Le truc qui me donne envie de quitter mon lit au plus vite, arriver pas trop tard au boulot, fraîche et sereine. L’idée de faire du yoga me paraissait pas mal mais c’est un échec retentissant. Idem pour tout autre sport, je suis toujours plus motivée le soir que le matin alors même que j’ai parfaitement conscience du bien que ça me fait.

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Je ne trouve pas ma carotte, ça m’agace. Alors peut-être que toi, derrière ton petit (ou grand) écran, tu as trouvé la recette miracle, la petite astuce magique qui t’aide à quitter tes draps en chantant la vie dès le réveil. Et comme tu m’aimes bien (mais si, je suis sympa en vrai), tu vas partager… Allez, steuplé, aide-moi à en finir avec les réveils chiffons !

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Résolutions version réseaux sociaux (les miennes, pas les vôtres)

Hey hey ! Ceci  n’est pas un article sur les résolutions sur les réseaux sociaux mais bonne nouvelle, je compte me pencher sur la question et un peu sérieusement. Plus tard.

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Donc niveau bonnes résolutions, je vous ai parlé un peu de ce que je voulais faire pour rendre ma vie (mon corps et mon appart) plus belle. Mais qu’en est-il de “Nina”, cette entité virtuelle que je porte depuis près de 10 ans ? C’est drôle de voir que sur pas mal de réseaux, c’est sous ce pseudo que j’ai avancé en premier (Twitter, Instagram, Vine dont-je-me-suis-servie-qu’une-fois). Du coup, je me dis : tiens, et que faire de l’écosystème Nina pour 2015 ? Après tout, j’audite celui de mes clients, je peux bien bosser un peu le mien.

National Radio Astronomy Observatory ALMA Antennae Image

Alors en 1 : le blog. Ce blog est un peu projet de bientôt 10 ans, le truc qui a duré le plus longtemps dans ma vie même si on peut difficilement comparer le blog à ses débuts et ce qu’il est aujourd’hui. J’ai longtemps cherché comment rentabiliser le truc eeeeet j’ai toujours pas trouvé. Car non, je refuse même l’idée de foutre de la pub dessus mais parfois, j’ai envie d’en faire un truc. Pourquoi pas quelques bouquins en autoédition de quelques séries sympas genre la chômagie, le mariage ou les sites de rencontre. Mais j’ai besoin de temps pour la réécriture et j’aime pas réécrire. Mais ça pourrait être un projet. Ca et…

Les documents de Nina

 

*TOUDOUM*

 

J’ai pas encore bien réfléchi mais quand j’étais plus jeune et que j’avais le temps, j’écrivais *gratos* pour des webzines qui nécessitaient un peu de recherche et ça me permettait de me cultiver un peu. Donc l’idée est à peu près la même : je constitue un dossier sur des sujets d’actu ou non qui m’intéressent et je les publie ici. J’hésite quant à la forme : PDF ou PPT (quand la journaliste et la marketeuse fusionnent, tadam !). Bref, j’ai envie que ce blog reprenne ce qu’il ambitionnait d’être au tout départ avant qu’on ne se mette qu’à parler de sexe : un observatoire sociologique sans prétention. Même si dit comme ça, ça fait la fille qui se sent plus péter.

 Narcissism

J’ai aussi envie de vivre plus pleinement ma vie parisienne à fond tant que j’y vis toujours en réalisant un petit guide spa/massages (ça me forcera à y aller), les ateliers que je teste ou les visites que je peux faire en accord avec ce que j’ai décidé suite à mon voyage à Lisbonne.

 paris-cite

Niveau galaxie sociale et plus spécifiquement Twitter : je vais me faire des listes “gens intelligents”, on va dire. Je suis un peu fatiguée des attention whores en tout genre qui nous expliquent à longueur de temps qu’ils n’en ont rien à foutre de nos vies et de ce que l’on dit car prendre la parole sur autre chose que leur petite personne, c’est un peu voler de leur lumière. J’en ai marre de ces demande d’attention permanentes, de ces photos “oh non faites pas attention, je suis trop moche”. Perso, quand je me trouve moche sur une photo, je la jette, je la publie pas à l’attention de l’interweb, quoi… Sans parler de l’éternel retour au lycée avec le syndrome prom Queen ou de celui qui aura la plus grosse. J’en garde un petit échantillon pour ma série mais à part les copains-copines que j’aime de tout mon coeur, les autres, je les mettrai pas dans mes listes et je respirerai mieux. Pour être tout à fait honnête, j’avais hésité à me créer un personnage totalement attention whore avec des photos de mes décolletés uniquement pour attirer le dalleux et démontrer que “séduire” sur Twitter n’a rien d’une prouesse et que c’est même limite vexant à force (je ne suis pas qu’une paire de seins, que diable) mais j’ai pas le temps de jouer alors tant pis.

 

Ca se voit pas forcément mais j'étais dans une église, là (pour un mariage)

Ca se voit pas forcément mais j’étais dans une église, là (pour un mariage)

Bon par contre, lire surtout des interventions intelligentes ne me dispensera pas de twitter des conneries car je suis un boulet fini, n’oublions pas, et j’ai besoin de chouiner sur ma énième chute et comme je n’ai pas le temps pour des expos ou autres, je continuerai à poster des Instagram de mon chat, de mon neveu de dos, de couchers de soleil sur la mer et de cocktails. Et puis je vais essayer de me la jouer beaucoup plus selfies pour agacer celles et ceux qui veulent pas qu’on parle d’autre chose que d’eux parce que j’en ai marre de ne jamais être sur aucune photo et de ne pas pouvoir changer celle de mon Facebook régulièrement. Quitte à parler de mise en scène sur les réseaux sociaux, autant jouer le jeu à fond.

 

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Quelques minutes avant de perdre ma jolie écharpe bleue à Lisbonne

Bref, près de 10 ans après sa naissance, “Nina” et les vingtenaires ne sont pas prêts de s’éteindre, ils vont juste être plus sélectifs pour moins se retenir de tacler les gens (“meuf, arrête de dire que tout le monde en veut à ton cul : si c’était si ordinaire, tu ne le partagerais pas A CHAQUE FOIS avec nous, je te promets…”)(c’était cadeau). Bien sûr, c’est toujours un peu chiant d’avancer sous le masque « Nina » qui ne me sert à rien dans ma « vraie vie » (je le mets plus sur mon CV) mais on ne sait jamais quelle porte ça peut ouvrir. Ou pas.

 

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Modern stalking

Par Audrey

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Le problème des ruptures à l’ère du web 2.0, c’est qu’elle manque de netteté. Comment tourner la page alors que l’autre reste là, à portée de clic. Malgré les résolutions, malgré l’envie d’avancer, comment résister à l’envie d’aller jeter un oeil… Ne serait-ce que pour vérifier qu’on n’est pas la seule à en chier. Sauf que sur les réseaux sociaux, on a tendance à mettre en avant ce que l’on fait de cool. Et là, la curiosité vire à la scarification mentale.

Mais qui est cette pouffe qui like tout ce qu’il poste avec la régularité d’un métronome ?

Benoît était, quand nous étions installés ensemble, la parfaite incarnation du mot « pantouflard ». Plus motivé à l’idée d’un plateau télé ou d’une soirée console que par l’idée d’aller voir dehors ce qu’il se passe. Mais là, depuis qu’il est seul, il semble pas mal sortir. Un coup au concert de Fauve (style de musique qu’il semblait détester quand nous étions en couple), avis posté sur le dernier Woody Allen, expo à Beaubourg… Mais qui est cet homme ? Mais surtout qui est cette pouffe qui like tout ce qu’il poste avec la régularité d’un métronome ?D’ailleurs, pourquoi lors du concert des Artic Monkeys, elle l’a tagué sur une photo ? C’est qui cette Aurélie ?

Côté face, je souris, je joue la fille « la vie devant moi, youhou ! ». Côté pile, mon estomac est en train de se décomposer sous l’effet des giclées de bile aigre provoquées par toutes les apparitions de cette mystérieuse Aurélie dans la vie de mon mec… euh, mon ex. Jusqu’au jour où ça apparaît en toutes lettres sur mon écran, un coup virtuel dans les tripes « Benoît Garassi est maintenant en couple avec Aurélie Chastain ». Je saisis mon clavier et vomis ma colère, prête à lui démontrer l’étendue de mon vocabulaire le plus ordurier.

Mais, sur les conseils de mon amie Elisabeth, je finis par ne pas l’envoyer. Parce que ça sert à rien. Parce qu’il s’excusera d’avoir été maladroit, oui, mais il ne m’aime plus et la scène, même un peu légitime, qu’il va se prendre ne changera rien. Audrey out, Aurélie in, c’est comme ça.

Devant mon Facebook, je me décide enfin à faire ce que j’aurais dû faire depuis le départ

Alors je me plante devant mon Facebook et fais ce que j’aurais dû faire dès le départ mais que je n’avais pas eu le courage d’exécuter pour de fausses raisons (« non mais ça fait mesquin, tu comprends »). « Voulez-vous vraiment supprimer Benoît Garassi de votre liste d’amis ? ». Oui.

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Arrête de râler : agis !

Je l’avoue : je suis une râleuse. A dire vrai, j’aime bien ça car, comme je le dis toujours « ça va mieux en le disant ». Parfois, un truc m’agace, je le verbalise et hop, je passe à autre chose, merci, au revoir. Mais parfois, c’est plus profond, insidieux, je me dis que la vie est trop injuste, qu’une situation me pèse… Oui, ok, très bien mais à un moment, ne reste qu’une solution : bouge ton cul.

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Tout a commencé peu avant Noël, alors que je suivais distraitement la détox 21 jours d’Anne Ghesquière sur Feminin Bio (qui m’a permis entre autre de découvrir le jus d’herbe, mon geste beauté du matin, et la monodiète à laquelle je recours de temps en temps. Mais aussi l’existence des bains dérivatifs* qui me font un peu peur). En jour 3, Anne énonce l’évidence : tes bourrelets, soit tu les acceptes, soit tu t’actives vraiment pour les faire disparaître mais râler dessus ne sert à rien. Mais oui, tu as raison, Anne.

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Comme je l’expliquais un peu sur mon article de résolutions, je veux être une femme parfaite (enfin, selon ma propre définition). Y a Nina la vraie, celle du quotidien qui a sa belle panoplie de défauts plus ou moins gérables, plus ou moins avouables ou carrément honteux et y a la Nina idéale, celle à qui je rêve quand ma vie me saoule. Une Nina plus mince, avec des fringues et bijoux de malade qu’elle réaliserait elle-même pour un style unique, une Nina qui se lèverait plus tôt le matin, aurait un appart bien rangé et joliment décoré, qui écrirait beaucoup et finirait enfin un de ses putains de romans arrêtés à la page 37 et aurait l’audace insensée de l’envoyer à des éditeurs. Une Nina qui se bougerait le cul pour obtenir des freelances pour partir en voyage plus souvent. Oui, la Nina idéale a aussi des journées de 36h, c’est sans doute là où le bât blesse.

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En progressant dans la vie, j’ai bien conscience que je peux pas être tout à fait la Nina parfaite puisque, donc, la Nina parfaite a de trop longues journées et que je peux pas suivre. Moi, mes journées ne font que 24h dans lesquelles j’essaie de caser le boulot (enfin, ça, « j’essaie » pas, je suis pas sûre que mes N++ trouveraient cool le concept de « non mais aujourd’hui, je viens pas, je voudrais me coudre une super tenue plutôt. A demain ! »), le sport, mes amis, mes amants, écrire un peu (au moins pour le blog), lire (je termine l’intégrale III de Game of thrones pour vite lire le 04 avant le début de la 4e saison et comme ça, vous pourrez bien aller vous faire foutre, les spécialistes du spoil)(en 2014, je ne suis pas résolue à être moins vulgaire), dormir, essayer de me cuisiner des trucs qui cultivent pas trop mon gras. Et c’est déjà beaucoup. Quand je racontais ma vie à la naturopathe, elle m’avait rappelé mon droit à la paresse. C’est pas tout à fait tombé dans l’oreille d’une sourde. Maintenant, le soir, si je suis claquée, j’essaie plus d’écrire des articles à tout prix, je me contente de glander sur tumblr ou pinterest. C’est pas grave, j’ai aussi le droit de souffler. Puis il est marrant ce gif…

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Mais je continue de râler. Parce que je voudrais être Elle quand même, la Nina idéale. Puis ce fameux article sur la râlerie et je remets les choses en place : bouge toi le cul ou renonce mais arrête de vivre dans l’ombre de cette fille idéale qui n’existera très certainement jamais. Arrête d’attendre sagement dans ton coin que l’on reconnaisse ton talent, va l’exposer, ouvre ta gueule, sors les griffes. Enfin, dans le bon sens du terme, l’eye du Tiger qui se bat dans son intérêt mais sans aller croquer d’éventuels alliés quoi.Personne ne nous attend jamais. Travailler bien est une bonne chose, avoir du talent aussi mais techniquement, ça ne suffit pas. Dans toute la masse de vos collègues, vous en avez certainement de très bons mais peu mis en avant et des moins bons qui progressent vite. Non pas parce qu’ils ont couché (enfin, je suppose que ça dépend des cas mais ce n’est pas le sujet) mais parce qu’ils se sont bougés le cul. Idem pour n’importe quelle success story : personne ne se fait découvrir par accident. A part peut-être Laetitia Casta. Mais regardez, mettons, les blogueurs qui réussissent, qui « grâce à leur blog », ont réalisé un rêve, ont pu faire un voyage idyllique, sorti un livre ou je sais quoi. Ils n’ont pas attendu dans leur petit coin virtuel, ils ont pénétré les cercles des blogueurs, rencontrés, démarché, pour se faire leur place au soleil ou du moins près du buffet. Ca marche pour tout. Si tu veux devenir une star de la chanson, ça fonctionnera peut-être mieux si tu tentes des castings plutôt qu’en chantant dans ta salle de bain.

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En fait, la question n’est pas « pourquoi eux et pourquoi pas moi » mais « es-tu prêt(e) à te bouger le cul pour tenter ta chance ? ». Si la réponse est oui, procède, si la réponse est non… Arrête de râler. C’est pas bon pour le teint de toute façon. Même si, ok, on a le droit aux mouvements d’humeur, faut pas déconner non plus !

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* les bains dérivatifs nécessitent le port de poches de gel à l’entrejambe parce que les animaux ont le pubis à l’air et pas nous et c’est pas bien. Perso, je suis pas sûre d’être prête à me glisser du froid là…

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La tradition du bilan

Je me fiche de ne pas manger de dinde, j’aime pas ça, je me fiche de pas manger de bûche : si elle est pas glacée, j’aime pas ça non plus. Mais s’il est une tradition que j’adooooore et à laquelle je tiens, c’est celle du bilan (et celle des résolutions mais c’est pour lundi, hihi). Alors, 2013, ça a géré ?

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Et bien après le cataclysme 2011 et le pas vraiment mieux 2012, enfin, j’ai eu une année cool. Rah putain, ça fait du bien !! Cette année, je me suis retrouvée, une sensation de renaissance qui fait du bien au moral. Déjà, parlons boulot. J’ai enfin réglé mon problème de syndrome de l’imposteur. Oui, je n’ai pas fait d’études de marketing mais je suis douée, je pige vite. En un an, je suis devenue la reine des campagnes de pub Facebook et j’ai enfin trouvé ma voie, mon objectif. Ca, ce sera pour 2014 mais ça fait du bien de voir enfin la prochaine marche, de chercher à mettre en place une échelle pour l’atteindre. Enfin, mes qualités sont reconnues et louées. Une sorte de vengeance sur des expériences passées où j’ai été punie de pas avoir été élue par la Reine Mère, d’être tombée sur une manager qui ne fait rien à part chercher les responsables de sa propre incompétence ou encore une équipe où ça se passe entre couilles et, pas de bol, j’en ai pas. Ah et cette année, aussi, j’ai été félicité à plusieurs reprises pour ma grande organisation dans mon travail. Ahah, moi, organisée ? Et ben oui. Avec ma to do list, je suis devenue über performante. Comme quoi, rien n’est jamais définitif dans la vie, on peut changer.
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Bon, fin du chapitre boulot. Et les amours ? Mmmm, quelques rencontres sympas, de jolis moments mais rien de définitif. Des mecs bizarres aussi : un beau mythomane et je crois qu’un autre a essayé de me soutirer du fric mais rien de traumatisant non plus. Ca restera pour l’anecdote. Eventuellement, mon petit English one arrivé en fin d’année, je m’y attache un peu… Mais rien d’incroyable, je me suis bien amusée, merci.

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Côté activités annexes, je me suis inscrite nulle part finalement. J’avais des envies et puis finalement, en septembre, plus rien. Du coup, je passe ma vie à la piscine, j’y vais quand je peux/veux, c’est pas si mal. Cette année aura surtout été l’année de la déconvenue associative mais en fin de compte, ça se digère très bien. De toute façon, je repars avec mon ancien club de plongée en mai, on ne change pas une équipe qui gagne.

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Côté amitié, pas de changements, on reste sur les bons basiques. En même temps, c’est déjà pas toujours si simple de se voir donc c’est pas forcément la peine de chercher de nouveaux amis puis pourquoi faire ? Ah oui, si, j’ai ma théorie de jouer sur l’amitié pour trouver l’amour, à savoir : tu deviens pote avec une fille maquée dont le mec a plein de potes. Avec de la chance, parmi ses amis à lui, se trouve la perle rare… Mais bon, pffff, la flemme. Notons quand même que certaines personnes ont fait leur entrée dans ma vie grâce au boulot, des gens que j’apprécie énormément et qui rendent les déjeuners à la cantine plus savoureux. Non pas pour le contenu de l’assiette mais pour la teneur épicée de nos conversations.

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Mais surtout 2013, c’est l’année où je suis réellement devenue une super Tatie. Mon neveu et moi, on s’adore. Ma soeur m’en confie la garde de temps en temps, je le change, je le lave, je le nourris, je le couche, je joue avec. Quand il me voit, il est tout content et même que pendant les vacances, spontanément, il m’a fait un câlin alors qu’il en fait jamais. Ce petit bonhomme, c’est un concentré d’amour à haute dose et puis il est beau ! Mais vraiment, hein, tout le monde le dit, on dirait un bébé de la télé. Il est drôlement dégourdi aussi, il marche déjà (il a commencé pour ses un an), papote dur même si on comprend rien. Bon, du fait de sa grande mobilité, il fait pas mal de conneries aussi, ahem… Mais bon, c’est l’amour de ma vie.
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Et puis en 2013, j’ai arrêté de fumer et lu le livre le plus chiant de la planète (enfin, non, le 3e), preuve de ma volonté sans faille « quand je veux » et qui va me servir de base : je peux tout réussir puisque j’ai déjà réussi ça.
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Voilà, voilà. Une année bien remplie qui m’a permis de faire un peu la paix avec la « vie ». Non que je voulais me balancer par la fenêtre mais j’ai arrêté de soupirer en me demandant quelle serait la prochaine merde à me tomber dessus. Et puis après deux années de merde, je méritais une année à la cool. Maintenant, on va travailler pour que 2014 soit exceptionnelle avec les bonnes résolutions…

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Week-end sac à dos

Toi qui me lis depuis si longtemps, tu me connais, j’ai quelques marottes dans la vie : la merdophagie, les concepts et théories, les métaphores foireuses et les résolutions. Voyez, moi, les résolutions, j’en fais pas juste au 1er janvier, j’en fais toute l’année avec une petite préférence pour le dimanche soir et son fameux cafard « ma vie pue ».

Récemment, j’ai traversé une phase « marre de dire sans faire » qui est un grand classique de ma vie. En témoigne l’état de ma machine à coudre achetée en décembre 2010 (la pédale est toujours sous plastique), de ma pâte fimo jamais utilisée… Dans ma tête, j’ai des milliards d’idées et de projets mais ça n’enclenche pas. Sauf que vivre dans ses rêves n’engendre in fine que de la frustration donc ça suffit de dire « je voudrais », « j’aimerais ». Maintenant, je fais. Et en première place de mes envies à réaliser : les voyages.

Je crois que je suis incapable de faire la liste de toutes les villes européennes qui me tentent les bras, qui me donnent envie de prendre mon sac à dos, mon appareil photo et c’est parti pour l’aventure. Pour une nuit, je dors en auberge de jeunesse, peu importe. Si on part à deux, un petit bed and breakfast voire un hôtel et on sillonne. Trop court un week-end pour connaître une ville ? Bien sûr mais c’est mieux que rien.

Dans mon sillage, des amies se montrent intéressées. Anaïs, Salima, Zénobie me disent « mais tiens moi au courant, je veux venir ! ». Oui, partons, crapahutons, prenons nous en plein les mirettes. Grâce à la magie des low costs et des auberges de jeunesse ou B&B, y a moyen de se faire plaisir sans trop se ruiner. Pas tous les week-ends bien entendu (j’ai toujours pas gagné au loto mais je joue toujours pas) mais de temps en temps, faisons nous plaisir. A moi Londres, Amsterdam, Rome, Florence, Barcelone, Bruxelles, Prague, Berlin, Vienne, Madrid, Naples, Stockholm… Et tant d’autres. Et puis Lyon, aussi, Strasbourg… Bref, c’est ma résolution. Et j’ouvrirai un blog dédié quand je commencerai (septembre/octobre à priori). Une sorte de petit carnet de voyage perso que je partagerai avec vous.

Et puisque j’ai décidé de voyager, je commence. Là, pendant que vous me lisez, je me la coule douce en Sicile avec Zeno. Un voyage de dernière minute dont mon corps réclamait la nécessité à corps, à cris et à coup de crise de spasmophilie (cet épisode m’a légèrement traumatisée). Profitons de la vie tant qu’on est jeunes et sans enfants. Les regrets, ça sert à rien, autant ne pas les provoquer.

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