Ecrire un polar : qui sera le coupable ?

Bien le bonjour à tous, j’espère que vous allez bien. Moi, ça va, mon roman de Maja continue de bien avancer : j’ai entamé la troisième partie, j’ai réussi à défaire un noeud qui me dérangeait dans ma progression et niveau retape, j’ai désormais 141 pages tapées. Ca rigole plus. Mais parfois, je me prends à rêver à mon prochain roman. Et si je décidais d’ écrire un polar ?

écrire un polar

J’aime bien lire les polars, je vous en ai présentés quelques uns ici mais c’est un genre que je trouve difficile. Par exemple pour ma part, en tant que lectrice, si je trouve le coupable avant la fin, même si le livre est bien, ça va diminuer mon enthousiasme automatiquement. C’est pour ça que je voue aux nues Les impliqués, Millenium (le 1er) ou encore les 10 petits nègres… parce que j’avais rien vu venir.

SK1 serial killer

Les dix petits nègres justement, parlons en. Jeune, j’ai lu énormément d’Agatha Christie et de Mary Higgins Clark (no judgement please, j’avais 15 ans) et le souci de cette dernière, c’est que j’ai fini par piger la recette et je devinais dès la page 30 qui était le tueur : un homme proche de l’héroïne principale et surtout celui qui n’est jamais le narrateur. J’ai longtemps cru que Christie n’avait pas de recette mais j’ai fini par trouver : la victime est souvent coupable, elle simule sa mort, une attaque ou prendra la place du mort supposé pour trompe l’enquêteur. Cf les dix petits nègres, Meurtre sur le Nil,les vacances d’Hercule Poirot…  par exemple.

Les 10 petits nègres, la série

S’arranger pour que le lecteur ne trouve pas le coupable avant la fin, c’est donc le but ultime du polar et à force d’en lire, j’ai repéré deux ou trois astuces…

Nail art écriture

Le coupable évident

Ca arrive, dans les polars, l’enquête se lance et il semble évident que c’est John le tueur. Sauf que tu lis un roman, qu’il y a trois-cents et quelques pages, dirons-nous et que tu ne peux pas écrire tout ça sur une évidence… Et bien certains y arrivent et quand vient l’heure des révélations tu es légèrement… désappointé. Mais ça peut marcher car tu cherches tellement pendant tout ce temps qui ça peut être car ça ne peut pas être celui que tout le monde accuse que tu te fais quand même bien balader.

Sang chaud pour meurtre de sang froid

Mais y a moyen de le jouer plus subtil…

Le dégueulasse

Celui-là, on ne le voit pas venir car il se rend coupable d’exactions qui dépassent notre entendement genre violer sa fille avant de la refiler au frère de cette dernière…Ca me « fascine » d’ailleurs un peu, cette voie là, faudra que j’en reparle, tiens.

Broadchurch

Le psycho

Un peu le cousin de celui du dessus : tout le ressort du roman est basé sur la folie d’une personne. C’est le cas par exemple de The gone girl ou un film ou téléfilm une fois que j’avais vu plus jeune et dont le dénouement était brillant : un inspecteur enquêtait sur une femme disparue et à la fin, on découvrait que cette femme, en fait, c’était son frère qui avait une double personnalité… En gros, personne n’avait disparu

Tout le monde ou presque

On pense naturellement au crime de l’Orient Express. J’ai lu un autre polar récemment (dont je tairai le nom pour pas spoiler, évidemment) dont la révélation était peu ou prou celle-là, tout le monde était impliqué plus ou moins sur deux crimes ayant lieu simultanément mais finalement sans rapport… et j’ai trouvé ça un peu facile comme rebondissement. Ok, je l’avais pas vu venir mais ça complexifiait tellement l’histoire que tu finis le roman genre “ouais, ok… on s’en fout en fait”.

Le crime de l'orient express

Le tueur sorti du chapeau

Celui-là, c’est celui que je déteste, Parce que c’est trop facile, on est à la limite de la paresse d’écriture. Vous avez votre paquet de suspect mais le tueur en fait, c’est le passant de la page 57, ahah, surprise ! Ca peut être bien amené, attention ! Dans Se7en, par exemple, le coupable n’apparaît in fine que lorsqu’il a terminé son oeuvre (même s’il est rapidement croisé dans un couloir à un moment) mais à aucun moment il n’y a eu de liste des suspects par exemple donc on n’était pas dans le “je te présente John, Mark et Teddy, ce sont nos trois suspects mais en fait, le tueur, c’était Jacob, le chauffeur du taxi que tu as pris à la page 36 et qui t’a dit “vous allez où ?”, incroyable, non ?”

Saga, chevalier des gémeaux, tue le grand pope

Ok, les chevaliers du Zodiaque, c’est pas un polar mais c’est un excellent exemple de ce que je veux dire

Parce que c’est là, à mon sens, toute la difficulté du polar : comment trouver le juste équilibre pour surprendre le lecteur sans faire sortir un tueur du chapeau ? Lui donner tous les éléments sans que la résolution ne soit trop évidente ? Parce qu’un polar où l’on devine avant la fin qui quoi qu’est-ce… Ca donne juste envie de l’oublier au plus vite

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Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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Où je ne regarderai pas Game of Thrones (mais j’hésite)

Ce soir, à l’heure où je dormirai à poings fermés, HBO diffusera la nouvelle saison de sa série phare : Game of Thrones saison 06, c’est parti… et je me demande si je vais faire partie du lot des spectateurs… parce que… parce que plein de raisons.

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1 – Parce que HBO

Je ne vais pas forcément cracher sur HBO dans sa globalité car Sex and the City à l’époque, Six feet under, the Leftovers, Veep et certainement plein d’autres séries très bien que je ne connais pas car je ne suis quand même pas une très bonne sériphage. Mais parfois, HBO, cest un peu “alors on a mis du cul et du sang parce que les gens veulent ça!”. Tellement que j’étais persuadée que la série Spartacus que nous pourrions résumer par “des gladiateurs et Lucy Lawless qui baise avec tout ce qui passe”. Du coup, dans Game of Thrones, on retrouve parfois du racolage sans qu’on comprenne bien pourquoi. Exemple dans la saison 5 avec les Aspics du désert, des personnages certes secondaires dans le livre mais là, à part une scène où l’une d’entre elles montre ses seins, elles servent à rien, un pétard mouillé. J’ai rien contre les scènes de cul ou de violence mais si je commence à me demander à quoi ça sert, ça n’est pas très bon signe. Car comme dirait un ex collègue “plus t’as de cul dans l’épisode 1, plus la série pue du cul” (je me suis permise une légère modification de la citation pour la rendre plus “ahah, c’est le cas de le dire”). Donc je suis pas rassurée sur la suite des événements

Scène de sexe dans Game of Thrones

Le sexe est bien présent dans le livre mais son exploitation diffère : dans le livre, les viols sont plus des faits de guerre qu’autre chose, dans la série, ça sert juste à rajouter un arc narratif qui ne sert à rien aux personnages (Sansa, Cersei) et le lesbianisme présent dans le livre sert finalement plus à démontrer une émancipation des femmes concernées (Cersei encore ou Daenerys) et ne sont pas juste mises là pour exciter le spectateur mâle habitué à des scènes saphiques.

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

2- Parce que le livre

J’ai donc entamé la lecture de Game of Thrones il y a 3 ans et j’ai achevé les 5 intégrales, quitte à passer à l’anglais (mais j’ai compris, le style est meilleur en anglais qu’en français) et à acheter une liseuse parce que bon, avoir un tote bag juste pour un bouquin, voilà voilà… Les deux médias présentent deux versions différentes d’une même histoire. Or autant j’ai bien accroché sur les volumes 3, 4 et 5 (le 2 fut une tannée à lire), autant je suis hyper déçue de voir que le rebondissement que je trouvais l plus dingo dans le livre n’existe même pas dans la série pour le moment et je crains qu’il n’arrive jamais. Du coup, tu ne sais pas trop si la série est un spoiler du livre (“ce personnage que tu pensais important ne le sera sans doute pas vu qu’on ne l’a même pas mis dans la série, ahah”) ou juste une autre partition sur un même thème. Mais du coup, vu que je préfère le livre à la série, est-il pertinent de regarder celle-ci et de risquer d’éventer un peu le suspense (genre je savais l’histoire des Noces pourpres avant de les lire… alors que je n’avais même pas regardé la série à ce moment là)

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3 – Mais les spoilers

Toujours les spoilers. J’ai commencé très tardivement Game of Thrones la série parce que je voulais lire les livres avant et ne pas me faire polluer l’imagination. Quand je lis, je me crée les personnages en fonction des descriptions donc forcément, quand on me parle d’Eddard Stark, environ 35 ans, et que je me retrouve soudain avec Sean Bean, ça le fait pas trop. Bref, je ne voulais pas voir les personnages pour ne pas les avoir automatiquement en tête quand je lis que machin fait ça ou bidule fait ça. Je lisais donc pépouse mon tome 2 quand le fameux épisode des Noces pourpres est sorti et tous les petits cons qui ont raconté ce qu’il se passait parce que huhu, c’est trop drôle. Donc quand je suis arrivée à la fameuse scène dans le livre, je savais très bien qui allait mourir et quelle était la traîtrise, youpi… Et en conséquence, je crains que, même si je ne regarde pas la série, ces mêmes petits cons me saoulent avec leurs spoilers et me gâchent le plaisir de lecture

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4- Mais le tome 6 sortira-t-il un jour ?

Parce qu’entre le moment où il va sortir, le moment où je vais le lire (je suis en plein Terry Goodkind sur ma liseuse et un Victoria Hislop sur papier dont il va falloir que je vous parle aussi), je devrais regarder la saison 06 bien après la fin de la série…

Par contre pour GoodKind, j'ai vu un épisode de la série L'épée de vérité et j'ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c'était très mauvais

Par contre pour GoodKind, j’ai vu un épisode de la série L’épée de vérité et j’ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c’était très mauvais

5- Mais y a plus the Walking dead, j’ai fini les revenants, Trepalium, le baron noir, Mister Robot et Occupied et je galère à trouver les épisodes inédits de The last man on Earth

On regarde quoi maintenant avec Victor, hein (bon, lui, il vaut pas regarder Game of Thrones ni Fear the walking dead (ce que je peux pas vraiment lui reprocher)) ni the Leftovers et il a déjà vu Black Mirror (et on n’a pas aimé du tout le premier épisode d’Utopia) ?

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Bref, on n’a pas fini de parler de Game of Thrones en ces lieux mais du coup… je la regarde cette foutue saison 06 ou pas ?

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Interstellar de Christopher Nolan

Bonjour, j’ai pris l’avion donc j’ai vu plein de films que je n’avais pas vus au cinéma et je viens partager mon avis.

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Interstellar, donc. J’ai un petit intérêt pour les space operas. Dès qu’un film se passe dans l’espace, ça m’intéresse même s’ils sont souvent assez mauvais. Mission to Mars te fait taper la tête contre les murs tellement les ficelles sont grosses, Prometheus m’a fait pas mal lever les sourcils (et m’inquiéter pour la carrière de Charlize Theron qui se Sharon Stonise de plus en plus…), même Albator m’a laissé un peu dubitative sur le scénario (mais pas sur l’animation notamment de l’Arcadia, splendissime). Après avoir maté Gravity au cinéma et en 3D, je voyais en Interstellar, l’occasion de remonter un peu le niveau. Non parce que Gravity, c’était très bien fait, bien malaisant mais le scénario avait été oublié sur Terre.
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Donc Interstellar. On va pas faire durer le suspense : à la première tentative de visionnage, je me suis endormie au bout de 8 mn, j’ai tenu 1h20 la 2e et enfin terminé la 3e. Parce qu’on va pas se mentir : c’est chiant et long.
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L’histoire : Cooper, un ancien pilote d’on ne sait trop quoi (une navette ? Un avion supersonique new generation ?) est devenu agriculteur après avoir planté sa machine mais ne s’est pas remis de cet échec cuisant. Il vit dans une petite ferme avec son papounet et ses 2 enfants : un garçon qui ne sert pour ainsi dire à rien et une fille qui vient réveiller son papa car les fantômes de sa chambre foutent le bordel. Cette enfant, répondant au doux nom de Murphy (si vous n’aimez pas les enfants, n’en faites pas au lieu de leur gâcher la vie avec des prénoms improbables) n’a pas 5 ans mais facilement le double et souffre du syndrome de l’enfant intelligent et fayot qui n’a visiblement pas réglé son complexe d’Oedipe puisqu’elle n’adresse pour ainsi dire la parole qu’à son Père. En résumé, au bout de 10 mn, Murphy me gonfle et pas qu’un peu. Quant à son père, à part serrer les mâchoires et faire son rebelle nostalgique d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, il est à peu près aussi passionnant qu’une réunion sur les résultats financiers de ta boîte un lundi matin à 9h. Donc on part direct sur des personnages sans charisme auxquels tu n’as pas envie de t’attacher. Bien…
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Après quelques scénettes sans intérêt et maladroites pour bien illustrer le monde merdique dans lequel l’Humanité évolue désormais (une chasse au drone totalement inutile et qui n’a pas le moindre sens, un nuage de poussière qui semble fasciner les joueurs de base ball alors que c’est décrit comme un phénomène normal… un peu comme si on restait saisis par une averse, quoi), on passe direct la 3e : Papounet comprend que Murphy délire pas tout à fait avec son fantôme mais en fait, c’est dû à une perturbation de la gravité et après avoir saisi que la gravité lui parlait en binaire, il reconnaît des coordonnées et fonce direct là où on lui dit d’aller. Bon après tout, vu qu’il a des grosses machines automatisées qui s’occupent de ses champs, on va dire qu’il n’a que ça à foutre de rouler des heures pour se rendre à un point dicté par la gravité. La facétieuse Murphy se glisse discrètement dans la voiture mais il s’en rend compte trop tard pour la ramener à la maison. Noyons cette enfant, par pitié.
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Notre joyeux duo finit par arriver devant un énorme bunker et se font embarquer illico presto par des personnes semblant légèrement hostiles parce que merde, comment qu’ils ont trouvé ce bunker introuvable ? On parle donc d’un énorme bâtiment avec une route qui le dessert… Ah ben oui, c’est étonnant que quelqu’un ait fini par le trouver dis donc… Bon bref, notre copain apprend qu’en fait, la NASA qui a été interdite quand il a fallu cultiver des champs pour nourrir l’Humanité a continué ses travaux en secret et même que le bâtiment secret dans lequel ils sont est en fait la structure d’un super vaisseau qu’ils ambitionnent un jour d’envoyer dans l’espace avec toute l’Humanité dedans car on pourra pas survivre sur Terre, c’est mathématique. Ca vous situe la taille du bâtiment « introuvable » au passage… Bref, puisque Cooper est là grâce à la gravité dont tous les scientifiques réunis ici reconnaissent la facétie mais la justesse, on se dit qu’on va tout raconter à Cooper, tiens.
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Donc si l’Humanité reste sur Terre, tout le monde va crever parce qu’on a tout cassé et le maïs qui est la seule céréale qui parvient à survivre va finir par disparaître elle aussi et bon, à partir de là, y aura plus rien à manger. Donc notre demi douzaine d’amis de la NASA, ils se disent que quand même, on peut pas laisser les humains disparaître comme ça donc ils ont mis en place 2 plans : plan A : il y a un trou de ver mis en place par on ne sait qui du côté de Saturne, on y va et derrière, y a 12 planètes possiblement viable. On y a déjà balancé 12 scientifiques et y en a 3 qui émettent toujours donc on va aller voir par chez eux si c’est bien viable, leur planète. Plan B : y a pas possibilité de rapatrier tout le monde mais les prochains scientifiques vont partir avec plein d’ovules fécondés pour  créer une colonie ailleurs (mais ceux qui restent sur Terre meurent, tant pis).
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Vous comprenez pourquoi j’en avais déjà marre… Des mecs qui bossent dans le plus grand secret ont envoyé 12 navettes dans l’espace : personne n’a rien vu (ben tiens) et l’argent et les matériaux doivent pousser sur les arbres à la NASA. Tout ça pour balancer des gens via un trou de ver placé par une entité inconnue pour, peut-être, trouver des planètes viables. Et comme on n’arrive pas bien à communiquer avec ceux qui sont partis, on va re renvoyer des spationautes jeter un oeil et ils prendront des ovules fécondés qui vont certainement pouvoir grandir sans aucun incubateur vu qu’on est dans le futur. Plan moisiiiii. Alors évidemment, on propose à Cooper de piloter le barda parce que bon, on part demain et qu’on n’a personne pour conduire la navette. Merci la gravité, hihi. Evidemment, Cooper accepte, Murphy chiale et veut pas lui dire au revoir, elle lui dit que la gravité lui a dit en morse « reste » (la gravité a du mal à choisir un langage, elle en utilise donc plusieurs) mais Cooper n’écoute pas : tu comprends, il fait ça pour sauver ses enfants.
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La petite troupe part. Dans le vaisseau : Cooper, le Dr Brandt, fille du Dr Brandt, chef de la NASA et qui est donc la seule, en dehors de Cooper, à avoir le droit à un background familial, un docteur barbu et un docteur noir qui ont certes des noms mais on les retient pas parce que… on s’en fout en fait. Nos joyeux drilles sont accompagnés de 2 robots carrés répondant aux doux noms de TARS et CASE, les seuls à avoir un peu d’humour parmi notre bande de scientifiques bien trop investis de leur mission. Ils partent, s’amarrent à une station qui avance en tournant sur elle-même (clin d’oeil SUBTIL à 2001 odyssée de l’espace). Avant leur hibernation de 2 ans (durée pour rejoindre le trou de ver au niveau de Saturne), ils matent les messages envoyés par leur famille et en envoient un. Murphy l’insupportable fait toujours la gueule.
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2 ans plus tard, tout le monde se réveille et on se jette dans un trou de ver, concept gentiment expliqué par le docteur barbu à Cooper, le pilote du vaisseau… C’est à dire que le mec qui est censé conduire à travers le trou de ver ne sait pas ce que c’est ? On retrouve là le problème récurrent de ce film : sous prétexte de poser des éléments, il les explique un peu à tort ou à travers.
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D’ailleurs, de l’autre côté du trou de ver, nos planète soit disant viables gravitent autour d’un trou noir et on est repartis pour un blabla scientifique qui a surtout pour intérêt d’intégrer le temps comme une donnée relative. En gros : la première planète qu’ils souhaitent visiter est très proche du trou noir donc le temps y est fortement ralenti : une heure sur cette planète équivaut à 7 ans sur Terre. Donc on y va quand même mais on reste pas trop pour pas trop trop vieillir et bon, le temps, c’est précieux, la planète Terre est en train de tuer ses habitants. Evidemment, l’expédition qui devait durer quelques minutes se passe mal, le docteur barbu disparaît très mais alors très connement et Cooper et Dr Brandt ne parviennent à repartir qu’au bout d’une heure, soit 7 ans sur Terre… mais en fait non, quand ils arrivent dans le vaisseau, ce sont 23 ans qui se sont envolés. Légère erreur de calcul, dis donc. Le docteur noir les attendait sur le vaisseau et on mesure alors la compassion de la Dr Brandt : quand le docteur noir demande où est le barbu et la scientifique qui a atterri sur cette planète, elle secoue la tête pour dire « nan, ils sont morts. Et mon père ? » « Il est toujours en vie » « aaaah, super ! ». La Dr Brandt et Cooper vont donc écouter les messages envoyés par leurs proches (le Noir n’a toujours pas de famille) car ils peuvent en recevoir mais pas en envoyer. Cooper a droit au journal intime de son fils qui a rencontré une fille puis ils sont mariés puis ils ont un enfant mais il meurt car la Terre est devenu un milieu hostile mais il en a un 2e et tiens, papy est mort la semaine dernière. Quand soudain, en dernière vidéo, qui que voilà ? Murphy ! Voilà, au bout de 23 ans, elle a fini de faire la gueule. Et devinez quoi ? Murphy travaille à la NASA avec le papa du Dr Brandt, c’est foufou !
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La 1ère planète étant moisie, nos spationautes décollent vers une 2e planète, celle explorée par le Dr Mann qui fait palpiter la culotte du Dr Brandt. C’est une planète où les nuages sont en glace… Oui bah pourquoi pas, la 1ère était une planète recouverte de 50 cm d’eau avec des tsunamis tous les trois-quarts d’heures alors bon… Ils arrivent à localiser le module du Dr Mann, il est dans son sarcophage d’hibernation et là : ouiiiiiii, il est en vie. Bon apparemment, l’élan du coeur du Dr Brandt n’était pas trop partagé vu qu’il ne la calcule pas vraiment. Ca va pas aider à peupler la planète habitable qu’ils vont trouver cette histoire. Le Dr Mann dit que la planète est viable sous les nuages de glace et il va amener Cooper zieuter tout ça. Oui, amener le seul mec nul en biologie du lot voir si une planète est bien viable, ça me paraît un bon plan.
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Et là, on arrive au gros raté du film à mon sens. Nolan choisit de développer en parallèle l’exploration de Cooper et Mann, le docteur noir qui va essayer de réparer le robot de Mann qui est démonté et Murphy qui, au sol, découvre la trahison du Dr Brandt qui a fait exprès de pas intégrer la donnée temps dans ses calculs pour faire partir sa fille et lui permettre de survivre (j’ai pas trouvé ça super clair, j’avoue). Or la trahison de papa Brandt te laisse à penser que ça va pas bien se passer chez les spationautes non plus et ça loupe pas : en fait, Mann a pété les plombs : il a fait croire que sa planète était viable juste pour qu’on vienne le chercher et décide donc de tuer Cooper tandis que le Dr Noir, en voulant réparer le robot qui aurait donc révélé la supercherie, vole en éclat. On est donc dans un rebondissement clé du film et on le voit venir à des kilomètres grâce à un montage grossier. Et le reste est pire : grâce à l’amour d’un père pour ses enfants, Cooper parvient à prévenir la Dr Brandt de sa situation, elle vient le sauver alors qu’il commence à ne plus pouvoir respirer (hey, Gravity !). Mon Dieu est-ce qu’il existe quelque chose de plus tarte que « c’est grâce à l’amour d’un père pour ses enfants que j’ai pu survivre plus de 5 mn dans un air irrespirable » ? Accrochons-nous, nous avons dépassé la moitié du film.
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Mann essaie de s’enfuir à bord du gros vaisseau mais comme il est un peu con, il se loupe et provoque une explosion qui endommage le vaisseau mais pas trop. Au point où ils en sont, ils décident donc de larguer un des robots dans le trou noir pour qu’il puisse dire ce qu’il s’y passe (comment ?) et repartir vers la dernière planète soit disant viable, on ne sait jamais. De toute façon, viable ou pas, ils n’ont aucun moyen de le dire aux autres donc voilà, tout le monde va mourir.
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Mais en fait non ! Parce que Cooper, il est un peu tête brûlée donc il se balance lui aussi dans le trou noir en laissant la pauvre Dr Brandt seule dans l’univers pour aller coloniser une planète qui est peut-être viable… Hmmm… Pendant ce temps, Murphy a soudain une révélation et retourne dans sa chambre de jeune fille, persuadée que la gravité va lui donner la solution au problème du Dr Brandt et sauver donc l’humanité. Hé oui, dis donc parce qu’en fait, son père est tombé dans une sorte de zone étrange construite par on ne sait qui (les mêmes que le trou de ver) qui lui donne accès pile à la chambre de Murphy, incroyable ! C’était donc lui qui lui parlait en morso-binaire dis donc. Comme il est pas si con, il comprend en 2mn30 comment ça marche et lui livre donc en direct la solution à son problème grâce à la montre qu’il lui avait offerte lors de son départ (et qu’elle avait légèrement fracassée contre un mur mais apparemment, c’est du solide). Bon, pendant ce temps, il se passe aussi un truc avec le frère de Murphy mais ça sert juste à mettre de la tension (« est-ce que Murphy arrivera à recevoir le message de son père avant que son frère, ultra vénère qu’elle ait cramé ses champs, vienne lui casser la figure ? » Suspense totalement inutile puisque pour rappel, Cooper navigue dans le temps, justement…).
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Une fois sa mission accomplie, Cooper se laisse dériver dans l’espace dans un plan totalement pompé sur 2001… Mais c’est pas encore la fin (achevez-moi), non non ! Parce qu’en fait, Cooper est ramassé dans l’espace juste avant la fin de son oxygène par l’immense vaisseau spatial qui balade l’humanité et va aller voir du côté du Dr Brandt si y a de la planète viable ou pas. Cooper retrouve donc Murphy (son fils doit être mort, il ne pose même pas la question), vieille dame honorable entourée de tous ses enfants. Ils se font un petit bisou puis Cooper prend un vaisseau rejoindre le Dr Brandt qui est en train de tripatouiller ses ovules fécondées, se pensant seule dans l’univers.

FIIIIIIN

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Alors oui, j’ai trouvé ce film ennuyeux d’abord parce que les personnages sont stéréotypés et absolument pas attachants. Quand Cooper apprend que son père est mort et que son petit fils aussi, il chiale comme un perdu… et moi je ne comprends pas bien de qui on parle. Quand Murphy lui parle enfin, je me dis juste « et bien, 23 ans de boudage, record battu ». Les relations entre personnages sont mal ficelées : hormis l’amour entre Murphy et son père (au détriment d’un fils dont on se demande presque à quoi il sert à part garder la ferme familiale et expliquer le retour de Murphy 23 ans plus tard), les autres relations sont mal mises en place et les rebondissements qui y sont liés tombent à plat : le Dr Brandt est prêt à sacrifier l’humanité pour sauver sa fille mais les 2 personnages n’interviennent quasi jamais ensemble à l’écran. La même Dr Brandt est amoureuse du Dr Mann mais cet élément disparaît à partir du moment où elle le retrouve et n’est moteur de plus rien. Cooper abandonne sa fille (certes grabataire) en fin de film pour rejoindre la Dr Brandt avec qui il n’a jamais été question de relations plus profondes que du professionnel. Mouais…

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Mais le plus violent reste les trous dans le scénario. Certes, on ne peut pas tout expliquer dans un film de 3h mais le côté « oh bah y a des gens qui ont construit ci ou ça, on sait pas qui ni pourquoi mais on va partir du principe que c’est pour nous et notre bien ! ». Heu… De la même façon, il y a un vrai souci avec cette histoire de gravité magique : dans la chambre de Murphy, il s’agit donc d’une intervention de son père flottant dans le trou noir. Pourquoi pas. Mais ces perturbations sont également à l’origine du crash de son vaisseau en tout début de film et ça, on ne sait pas pourquoi. De façon générale, les personnages prennent tout avec une placidité assez troublante : Cooper découvre la base secrète de la NASA, on lui explique que la Terre est condamnée et qu’il faut aller piloter un vaisseau, le mec dit oui sans discuter et va enfiler sa tenue.  Au passage, j’aimerais savoir comment ils auraient fait pour piloter cette fameuse navette sans la providentielle gravité. Quand ils découvrent des planètes aux vertus scientifiques étonnantes (les tsunamis avec 50 cm d’eau ou les nuages en glace), ils ne cherchent pas à comprendre : c’est comme ça et point. Quand la Dr Brandt touche une perturbation de la gravitation dans le vaisseau (en fait Cooper qui remonte le temps dans son trou noir), elle touche et point. Personne ne lui demande ce que ça fait, à minima. C’est-comme-ça. Pour des scientifiques, je trouve qu’ils manquent cruellement de curiosité.

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Bref, le film est bien fait, les effets spéciaux sont bons. Je suis un peu surprise du parti pris de filmer les navettes en plan très serré, on ne doit les voir dans leur globalité qu’une fois ou deux mais après tout, pourquoi pas. Mais je suis pas rentrée dedans du tout. Moralité : je vais me remater 2001, odyssée de l’espace.

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Kingsman de Matthew Vaughn

Ohlala, déjà 3 films vus en 2015 au cinéma, je pète mon record. Bon en vrai, Saint Seiya, on l’a maté en .avi sur la télé de Victor mais chut. Donc Kingsman, proposition de mon cher et tendre que je me suis empressée d’accepter car j’avais confondu avec Birdman. J’ai déjà pas de culture cinématographique, je prends pas trop le métro, comment je peux savoir qu’il existe 2 films au nom similaire qui sortent en même temps au ciné ?
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Mais c’est pas grave, c’était cool quand même même si je n’avais pas la moindre idée de ce que ça allait raconter. Alors voici le pitch : c’est l’histoire d’un jeune garçon, Eggsy (no comment le prénom) qui perd son père dans sa jeunesse. Un homme, Harry, passe chez lui pour annoncer le drame et donne à Eggsy une médaille avec un numéro dessus en lui disant : le jour où tu as besoin d’aide, call me ! Parce que le papa d’Eggsy, c’était un Kingsman, un super agent secret et il est mort en mission en se jetant sur un mec qui avait une bombe histoire de sauver ses petits camarades. Donc Eggsy grandit et devient un semi voyou, pas trop aidé par sa mère qui fait de la merde, sort avec le caïd du coin qui a la main lourde… Un jour, Eggsy fait une connerie pour faire chier son beau-père et se fait embarquer par les flics. Comme il est malin, il appelle le numéro laissé par le mystérieux monsieur, Harry. Après quelques péripéties, Harry désigne Eggsy comme son candidat pour tenter de devenir le nouveau Lancelot. Oui car chez Kingsman, chaque espion porte un nom de chevalier de la table ronde.
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Je me permets une aparté symbolisme : Harry a comme nom de code Galaad, qui n’est autre que le fils de Lancelot… Or ici, le fils de Lancelot, c’est Eggsy car le 1er Lancelot du film est le père du jeune homme qui décède en se faisant sauter sur l’homme à la bombe, donc…. Cet inversement des rôles est assez intéressant puisque Harry prend bien entendu le jeune garçon sous son épaule tel un père bienveillant pour remplacer le père. Bref.
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Donc Lancelot n°2 est mort et il faut le remplacer, chaque membre de Kingsman envoie donc un candidat, ce sont donc 8 jeunes gens qui se font kidnapper pour aller dans un centre secret. Oui, 8 alors que nous avons normalement 12 chevaliers de la Table Ronde*. Ils doivent survivre à tout un tas d’épreuves pour prouver leur force et intelligence et peut-être devenir le prochain Lancelot.
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Evidemment, dans le lot, il y a la jolie fille qui devient très pote avec Eggsy et un jeune arrogant insupportable qui devient son rival. On a Hermione et Drago, il nous manque Ron… Ces joyeux jeunes gens seront notés par Merlin, un homme sans expression qui n’hésitera pas à leur faire croire que la mort est au tournant pour les stimuler.
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Pendant ce temps, les Kingsman sont très occupés car il se passe d’étranges choses. Le méchant Richmond Valentine (Samuel L Jackson), réalisateur influent à Hollywood, a décidé de sauver la Terre et kidnappe quelques politiques et scientifiques influents, aidé par Gazelle, sa jolie assistante qui a des lames à la place des jambes (clin d’oeil subtil à Planète Terreur, je suppose). Lancelot 2 étant mort lors d’une mission pour délivrer un scientifique, les Kingsman sont très intrigués de découvrir ce dernier en pleine forme continuer à mener sa petite vie.
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Nous avons donc deux arcs narratifs en parallèle : d’un côté, l’initiation de Eggsy qui se rapproche peu à peu de la finale pour devenir Lancelot et de l’autre l’enquête de Galaad qui cherche à comprendre les plans du vilain Richmond.
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Malgré ce côté un peu cliché et certains rebondissements trop bien préparés genre quand Eggsy va visiter la planque d’arme de Galaad « hé copain, à quoi ça sert cette arme là » « oh, ça, ça sert à ça… mais je te le dis pour info, hein, va pas croire que ça va te servir d’ici la fin du film ». Ah ben non, tiens… Malgré ces aspects un peu négatifs, donc, le film reste un très bon moment. Je n’ai pas vu le temps passer et une scène en particulier m’a scotchée par son surréalisme, réussissant à transformer un moment de pure violence en franche rigolade. Le personnage du grand méchant reste ambivalent, ses motivations étant finalement bien philanthropes mais ce paradoxe n’a pas été assez creusé à mon goût. Sa complice a la psychologie du dernier boss avant le boss final : super hard à battre, on sait dès le départ qu’elle aura droit à sa scène de baston d’anthologie, c’est même à ça que sert son character design (et son personnage dans sa globalité).
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Petite aparté ainsi sur un point qui m’a intriguée et que je devrais creuser : parmi les dirigeants étrangers, on évoque plusieurs fois la Suède via sa princesse (qui semble avoir une grande influence politique dans le film alors qu’en vrai, c’est pas la sensation que j’en ai) et son Premier Ministre. Rien sur la France. Depuis quand la Suède est devenu ce pays étranger à intégrer dans un film ?
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Bref, un film qui n’invente rien en soi mais qui rend les films d’espionnages un peu plus drôles et piquants avec un Colin Firth très bon à contre emploi.
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* Oui, je sais, le chiffre varie

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De l’art de faire chier : le spoiler

La semaine dernière, les Internets se sont agités car un épisode de Game of Throne les a laissé en plein désarroi. Je n’en dirai pas plus car… ben j’en sais rien en fait. J’en suis qu’au volume 2 de l’intégrale et n’ai jamais lu la série, je me fais spoiler en permanence. Même pas la bande annonce d’OCS quand j’aperçois un certain personnage sur un bateau alors que dans le livre, là où j’en suis, ce certain personnage est encore en train de le chercher. Ou quand je cherche quel personnage joue Natalie Dormer (la Ann Boleyn de The Tudors) et que si le nom de son personnage ne me disait rien, c’est parce qu’il n’était pas encore intervenu là où j’en étais dans ma lecture. Mais y a tellement 150 personnages, aussi…

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Bon, bref, l’épisode se termina sur un événement incroyable qui laissa les spectateurs pantois. Enfin ceux devant leur écran à ce moment là. Les absents ayant toujours tort, voici donc que ces spectateurs facétieux décident de balancer l’incroyable rebondissement à leurs camarades absents de leur petit écran. Salaud ? Oui. Et grâce à mes gentils contacts Internet qui voulaient pas spoiler mais qui postaient un gif signifiant qu’en lisant le livre, on savait ce qui allait se passer et qu’en fait, les simples spectateurs se faisaient balader ou la page Facebook de Glamour (ou Cosmo) postant la photo d’un personnage “qu’avez-vous pensé de l’épisode de Game of throne d’hier soir ?” avant de changer la photo 10 mn après suite à des commentaires disant “mettre une photo de ce personnage pour dire ça, trop lol”. Ok, donc j’ai tout compris à l’histoire, allez crever. Déjà que j’ai un peu de mal à le lire…

Game-of-Thrones

Au delà du simple Game of Throne, je suis incroyablement fascinée par ce besoin de faire chier les autres, de se la jouer plus malin, de tout faire pour attirer désespérément l’attention. Comme il est, semble-t-il, plus difficile d’attirer l’attention en faisant un truc cool ou altruiste, faisons le connard. Ahahah, quel kiff de voir les gens râler face à notre petitesse, ahahah. C’est ainsi que récemment, j’ai découvert le visage de la fameuse “mother” de How I met your mother alors que moi, j’en suis même pas au mariage de Barney…

how-i-met-your-mother

Pourtant, je ne vois pas de quoi se vanter. Tu étais devant ta télé hier soir ? Tu n’as tellement pas de vie que tu passes non seulement tes soirées à regarder des séries mais le lendemain à essayer de gâcher le plaisir de ceux qui ont eu une vie la veille ? Ca puerait pas un peu la frustration de no life, ça ? Non parce que si je n’en suis qu’au livre 2 de l’intégrale (j’ai acheté le 1 juste après Noël, j’avance pas des masses, j’avoue) et que j’ai toujours pas vu un seul épisode c’est que :
– je lis aussi d’autres bouquins (à venir : la suite de Glacé de Bernard Minier)
– je sors parfois et je rentre trop tard pour lire beaucoup
– j’écris (pas assez à tout dire)
Bref j’ai une vie hors des séries télés.

Series-tv

Internet a aussi cette capacité à gâcher le plaisir. La semaine dernière, ça devenait littéralement chiant entre “ceux qui ont lu le livre et qui savent”, “ceux qui ont regardé l’épisode et qui ne diront rien mais que putain ils sont dégoûtés”, “ceux qui “mais putain vos gueules, laissez moi regarder en paix!”… Et pourquoi vous la fermez juste pas ? Bien que les derniers, je comprends carrément qu’ils râlent. Oui, c’est bon, on a compris vos allusions lourdingues “ceux qui ont lu”, retournez à vos bouquins et foutez la paix aux autres. Oui, on sait que vous êtes dégoûté ceux qui ont vu l’épisode mais est-ce que ça a vraiment un intérêt de l’exprimer ? L’avantage quand on a 5 ans de retard sur toutes les séries comme moi, c’est que quand je m’exprime sur la fin d’une série, tout le monde l’a déjà vue… Comme ça, je ne nuis à personne. Quoi qu’en fin de compte, la seule série qui m’a vraiment fait poster un commentaire quasi à chaud sur sa fin est Six Feet under et l’incroyable finish qui m’a déprimée pendant 15 jours…

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Il était doux, le tout où pour savoir la suite d’une série US, fallait aller la lire dans un magazine. Volontairement je veux dire…

Et puis pour déprimer tous ensemble, je vous colle le final de Six Feet Under.

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