Où je ne regarderai pas Game of Thrones (mais j’hésite)

Ce soir, à l’heure où je dormirai à poings fermés, HBO diffusera la nouvelle saison de sa série phare : Game of Thrones saison 06, c’est parti… et je me demande si je vais faire partie du lot des spectateurs… parce que… parce que plein de raisons.

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1 – Parce que HBO

Je ne vais pas forcément cracher sur HBO dans sa globalité car Sex and the City à l’époque, Six feet under, the Leftovers, Veep et certainement plein d’autres séries très bien que je ne connais pas car je ne suis quand même pas une très bonne sériphage. Mais parfois, HBO, cest un peu “alors on a mis du cul et du sang parce que les gens veulent ça!”. Tellement que j’étais persuadée que la série Spartacus que nous pourrions résumer par “des gladiateurs et Lucy Lawless qui baise avec tout ce qui passe”. Du coup, dans Game of Thrones, on retrouve parfois du racolage sans qu’on comprenne bien pourquoi. Exemple dans la saison 5 avec les Aspics du désert, des personnages certes secondaires dans le livre mais là, à part une scène où l’une d’entre elles montre ses seins, elles servent à rien, un pétard mouillé. J’ai rien contre les scènes de cul ou de violence mais si je commence à me demander à quoi ça sert, ça n’est pas très bon signe. Car comme dirait un ex collègue “plus t’as de cul dans l’épisode 1, plus la série pue du cul” (je me suis permise une légère modification de la citation pour la rendre plus “ahah, c’est le cas de le dire”). Donc je suis pas rassurée sur la suite des événements

Scène de sexe dans Game of Thrones

Le sexe est bien présent dans le livre mais son exploitation diffère : dans le livre, les viols sont plus des faits de guerre qu’autre chose, dans la série, ça sert juste à rajouter un arc narratif qui ne sert à rien aux personnages (Sansa, Cersei) et le lesbianisme présent dans le livre sert finalement plus à démontrer une émancipation des femmes concernées (Cersei encore ou Daenerys) et ne sont pas juste mises là pour exciter le spectateur mâle habitué à des scènes saphiques.

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

2- Parce que le livre

J’ai donc entamé la lecture de Game of Thrones il y a 3 ans et j’ai achevé les 5 intégrales, quitte à passer à l’anglais (mais j’ai compris, le style est meilleur en anglais qu’en français) et à acheter une liseuse parce que bon, avoir un tote bag juste pour un bouquin, voilà voilà… Les deux médias présentent deux versions différentes d’une même histoire. Or autant j’ai bien accroché sur les volumes 3, 4 et 5 (le 2 fut une tannée à lire), autant je suis hyper déçue de voir que le rebondissement que je trouvais l plus dingo dans le livre n’existe même pas dans la série pour le moment et je crains qu’il n’arrive jamais. Du coup, tu ne sais pas trop si la série est un spoiler du livre (“ce personnage que tu pensais important ne le sera sans doute pas vu qu’on ne l’a même pas mis dans la série, ahah”) ou juste une autre partition sur un même thème. Mais du coup, vu que je préfère le livre à la série, est-il pertinent de regarder celle-ci et de risquer d’éventer un peu le suspense (genre je savais l’histoire des Noces pourpres avant de les lire… alors que je n’avais même pas regardé la série à ce moment là)

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3 – Mais les spoilers

Toujours les spoilers. J’ai commencé très tardivement Game of Thrones la série parce que je voulais lire les livres avant et ne pas me faire polluer l’imagination. Quand je lis, je me crée les personnages en fonction des descriptions donc forcément, quand on me parle d’Eddard Stark, environ 35 ans, et que je me retrouve soudain avec Sean Bean, ça le fait pas trop. Bref, je ne voulais pas voir les personnages pour ne pas les avoir automatiquement en tête quand je lis que machin fait ça ou bidule fait ça. Je lisais donc pépouse mon tome 2 quand le fameux épisode des Noces pourpres est sorti et tous les petits cons qui ont raconté ce qu’il se passait parce que huhu, c’est trop drôle. Donc quand je suis arrivée à la fameuse scène dans le livre, je savais très bien qui allait mourir et quelle était la traîtrise, youpi… Et en conséquence, je crains que, même si je ne regarde pas la série, ces mêmes petits cons me saoulent avec leurs spoilers et me gâchent le plaisir de lecture

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4- Mais le tome 6 sortira-t-il un jour ?

Parce qu’entre le moment où il va sortir, le moment où je vais le lire (je suis en plein Terry Goodkind sur ma liseuse et un Victoria Hislop sur papier dont il va falloir que je vous parle aussi), je devrais regarder la saison 06 bien après la fin de la série…

Par contre pour GoodKind, j'ai vu un épisode de la série L'épée de vérité et j'ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c'était très mauvais

Par contre pour GoodKind, j’ai vu un épisode de la série L’épée de vérité et j’ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c’était très mauvais

5- Mais y a plus the Walking dead, j’ai fini les revenants, Trepalium, le baron noir, Mister Robot et Occupied et je galère à trouver les épisodes inédits de The last man on Earth

On regarde quoi maintenant avec Victor, hein (bon, lui, il vaut pas regarder Game of Thrones ni Fear the walking dead (ce que je peux pas vraiment lui reprocher)) ni the Leftovers et il a déjà vu Black Mirror (et on n’a pas aimé du tout le premier épisode d’Utopia) ?

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Bref, on n’a pas fini de parler de Game of Thrones en ces lieux mais du coup… je la regarde cette foutue saison 06 ou pas ?

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L’engagement marketing

Depuis bientôt 6 mois, la France se déchire sur la question du mariage pour tous, nous forçant à regarder droit dans les yeux l’homophobie ordinaire. C’est un peu comme tout débat touchant à la nationalité et au droit des étrangers, ça semble toujours légitimer les commentaires racistes. Ca me donne toujours un peu envie de vomir (dans la gueule des homo/xénophobes) mais bon, il paraît qu’il faut laisser tous les avis s’exprimer… Mouais.

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Du coup, les sphères artistico-médiatiques s’engagent. On (re)découvre l’allumée Frigide Barjot dont je n’ai toujours pas compris le métier (avant égérie anti mariage pour tous, j’entends), ça se positionne pour, contre. Surtout pour d’ailleurs. Jusqu’à ce que cette solidarité sur la question du mariage commence à fleurer bon le racolage et un moyen facile de faire parler… de soi. Genre Lio qui se déclare ivre de bonheur car le premier amour de sa fille était une autre fille. Mais qui va encore lui parler, à Lio ?

Lio

Premier grincement de dents de ma part sur la question : la couverture d’Elle. Elle sait s’engager, l’édito se positionne parfois pour, parfois contre. Parfois maladroitement, en tombant complètement à côté du débat comme lors de l’histoire des mademoiselles. Donc, là, forcément, Elle se positionne en faveur du mariage pour tous et veut faire fort en posant deux mariées sur sa couverture. Sauf que c’est raté. Cette photo est bien trop glamour, soignée, trop “issue d’un shooting”.

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Ca pue le toc. Sans même parler du côté incroyablement consumériste de leur « marage (mode, alliances…) Pourtant, des lesbiennes sexy et glamour, c’est quand même pas ce qui manque. Elle aurait pu choisir Jodie Foster et son récent coming out ou le couple de mannequins Arizona Muse et Freja Beha, pour rester dans l’aspect mode. Mais ça, bof quoi ! Honnêtement, je passe en kiosque, je ne repère pas du tout cette couverture. Engagement oui, mais engagement bien frileux.

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Et ça continue et là, on arrive à l’obsédé du marketing, le roi de la polémique de merde : Karl Lagerfeld. Karl Lagerfeld qui dit qu’Adele est trop grosse, François Hollande un abruti et veut faire de Zahia une grande styliste (et la fait défiler à poil, des fois qu’on oublierait d’où elle sort). Karl a donc achevé son défilé car un couple de mariées. Ouah, il s’engage dis donc. Non mais les gens, arrêtez d’être naïfs par pitié. Karl se préoccupe autant de ce débat que moi de ma première paire de chaussettes. Mais faire un petit coup d’éclat en pleine fashion week, quand les marques se font la guerre pour produire LE défilé dont parlera toute la presse spécialisée… Pardon de douter de la sincérité de l’engagement.

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Bref, à chaque débat de société, une bonne raison de faire un peu de marketing sous couvert de s’engager… Je ne pense pas que le débat en sorte grandi. Quoi qu’au point où il en est, rien ne pourrait vraiment l’aggraver. Enfin, je crois…

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Vivre sans télé ?

Petite soirée entre filles, je papote avec Stéphane, une copine de mon ex club de plongée avec qui je suis partie au Levant. A un moment, on évoque la question passionnante de la taxe d’habitation et de la redevance et elle me fait « j’ai pas la télé. Entre les replays et le téléchargement, j’en ai pas besoin ! ». Ah, tiens, pas con.

Je trouve qu’on diabolise souvent la télé à tort dans la mesure où c’est un média comme un autre et que tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Je peux regarder France 5 comme TF1 tout comme je peux lire Le Monde ou Cosmo, écouter France Inter ou Skyrock, surfer sur Mediapart ou un skyblog. Oui je dis « ou » et pas « et », je suis manichéenne si je veux. Mais force est de constater que ma télé est plus sur TF1 ou IDF1 que sur France 5 ou la chaîne parlementaire. C’est mon droit, c’est mon choix, point de flagellation ici. Mais la question se pose : elle m’amène quoi, la télé ?

En premier lieu du bruit et de la distraction. Je ne la regarde que très rarement attentivement vu qu’en même temps j’écris, je continue de taguer mes vieux articles, je gribouille en anglais, je tricote… Bref je ne sais pas regarder la télé sagement. Parce que d’abord, ça m’endort mais en plus, j’ai peur de perdre mon temps.

Mais la télé, elle me raconte parfois des histoires qu’il me plaît d’entendre. Je parle des séries voire téléfilms, pas d’une éventuelle manipulation médiatique (déplaisante à entendre au passage vu l’amour absolu de la petite lucarne pour le catastrophisme et le racolage). Elles sont rares, certes (je suis tellement chiante comme spectatrice) mais quand même… Et non, je télécharge pas parce que j’y pense pas. Mais je peux changer ça. Récupérer ce qui m’intéresse et ne plus regarder que séries et films en vo s’il vous plaît car mon english fait la gueule en ce moment. C’est fou comme ça se perd vite… Et j’économiserais la redevance + l’abonnement télé. De toute façon, je suis déjà larguée quand on me parle de top chef/masterchef/la France a un incroyable talent/Koh Lanta… Tous ces prénoms qui surgissent sur la scène télévisuelle pour redisparaitre aussitôt. Qui serait capable de me citer les participants de secret story de cette année ? Puis au pire, j’ai qu’à lire les résumés de Voici et me revoici à la page !

2013 sans télé, la première bonne résolution ?

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Multi rediffusions

Je le confesse : je suis une feignasse télévisuelle. Les séries, je les mate au gré de mon zapping, en français dans le doublage. Je sais, ça craint : les versions françaises sont généralement moins bonnes et en plus, ça m’empêche d’improver my english. Mais j’ai beau télécharger des séries, je finis par attendre qu’elles passent à la télé. En gros, j’agis devant la télé comme à la cantine : je prends ce qui a.

Du coup, je ne sais pas quel hasard, je retombe toujours sur les mêmes épisodes, comme si chaque série comportait une dizaine d’épisodes tournant en boucle sur la télé. Par exemple, sur la série Medium, j’ai dû voir 5 fois au moins l’épisode du gynécologue démoniaque. Idem mercredi (je crois), je tombe sur Esprits criminels, l’histoire du copycat qui tue des femmes en plantant un pieu dans leur corps pour dessiner une constellation, j’ai dû le voir trois ou quatre fois.

A côté de ça, il y a un bon paquet d’épisodes de ces séries que je n’ai jamais vus. Oui, rappelons nous que je suis une mauvaise sériphage et vu que j’ai une vie sociale un peu fofolle… Je rate pas mal d’épisodes. Et je vous parle de ces deux séries parce que ce sont celles qui me viennent en tête mais je pense que ça marche pour toutes les séries. Et pourquoi je vois toujours les mêmes épisodes ? Le hasard ? Pour une part, oui, mais pour l’essentiel, c’est la faute aux chaînes qui diffusent les séries en dépit du bon sens.

Glissons nous dans la peau d’un programmateur de série (responsable des programmes ?) un instant. Voyons, ce soir, on va diffuser deux épisodes inédits et un ou deux vieux et hop, la soirée est bouclée. Bon, on est dans la saison 3, on doit normalement diffuser l’épisode 07 et 08. Ah ouais mais l’épisode 07, il est un peu trop violent quand même et le 08 est un épisode clé alors on va le mettre en premier plutôt. Puis tiens, on va passer le 12 ensuite vu que c’est le deuxième épisode clé histoire de pas trop perdre d’audience face au gros match de foot diffusé sur la chaîne en face. Ouais yeah ! Pour le dernier épisode de la soirée, heu… Ben le 15e épisode de la première saison, au pif. Et la semaine prochaine, on diffusera l’épisode 09 et 07, tranquille.

Et puis les séries, c’est pratique, ça comble les trous des programmes. Pendant mes vacances, j’ai pas mal maté France 4 qui est une chaîne qui me plaît plutôt bien. Programme du jour : deux épisodes de Plus belle la vie, 4 épisodes d’Urgences, 2 épisodes de Plus belle la vie… Les mêmes que le matin (ceci étant, même en les voyant deux fois, j’ai toujours du mal à capter qui est qui par rapport à qui. Genre Luna, c’est la mère de Nathan ?) Le lendemain, sur 4 épisodes d’Urgences, 2 avaient déjà été diffusés la veille. Tu m’étonnes que tout le monde se perde dans ce schmiblick. Mais je suis tombée pile sur l’épisode le plus horrible : la mort de Lucy (enfin, l’épisode juste avant sa mort, précisément). Bref, une fois une série achetée, on la diffuse jusqu’à ce que la pellicule crame. On diffuse la saison inédite (enfin, inédite pour moi, tout le monde l’a déjà téléchargée) en prime time et on comble les trous de la grille des programmes des anciennes saisons. Un peu de Docteur House ici, de Grey’s Anatomy là, multi diffusons Friends et How I met your mother…

Et ça saoule un peu à vrai dire. Pourquoi ne pas investir dans des vraies séries originales françaises ? En dehors de Canal +, je veux dire. Ca éviterait de nous imposer éternellement les trois mêmes séries multi diffusées absolument n’importe comment du moment que ça comble les trous. Ou mieux : et si on avait l’incroyable audace de faire quelques petits documentaires ? C’est vrai, une émission sans meurtre, sexe, violence ou racolage, ce serait reposant. Avec plein de reportages sur les pingouins et les manchots parce que faut le dire : c’est trop top comme animal.

Et encore, je dis ça, je regarde pas les Experts (quelle que soit leur cité d’action)

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Tuons la téléréalité

Depuis plus d’un an maintenant, j’ai une sale manie : je compulse les réseaux sociaux pendant mes trajets en métro au lieu de lire. Triste habitude qui m’empêche de nourrir mon esprit mais exaspère mon désespoir envers l’humain social et sa propension moutonnière. Comme par exemple sa volonté à live tweeter la moindre émission racoleuse de télé réalité ou associée (genre émissions de reportages merdiques où l’on fait croire aux gens qu’on leur donne la parole alors qu’on veut juste se moquer d’eux). Et là, je dis “mais éteignez votre télé bordel ! ».

Petite parenthèse sémantique pour que le reste de l’article soit clair pour ceux qui n’utilisent pas Twitter : en gros, ce sont des gens qui commentent en direct une émission de télé. Or si tu reprends mon paragraphe précédent, je consulte surtout Twitter dans les transports donc quand tu te retrouves à un tweet genre “Oh quelle pute la blonde #emissiondemerde”, tu comprends pas trop de quoi il s’agit et quel est l’intérêt de la déclaration, mais voilà, tu sais que quelque part dans le poste de télé, y a une blonde qui est assimilée à une pute. Mais sutout, tu découvres un phénomène pervers : la téléréalité et consort sont regardés par des kikoolol mais aussi par des amis que tu pensais intelligents et cultivés mais qui ont envie de leur dose de lol et de cracher sur le prolo inculte qui rêve de ses 5 mn de gloire.

J’ai moi même regardé ces émissions. Essentiellement Secret Story 3 (les autres ne m’ont pas accrochée), le Bachelor 3 (parce que j’aime l’histoire de cet homme qui dit je t’aime en toute sincérité toutes les 2 minutes et ce dès le premier rencard et passe pour un prince. Alors qu’un mec qui fait pareil hors caméra passe sutout pour un connard), Pékin Express 1, un peu l’Ile de la tentation (saison 4, 5 ou 6, j’en sais fichtre rien). Et je me suis moquée de leur français plus qu’approximatif et de leur bêtise profondément incrustée. J’ai tenté quelques Confessions intimes mais j’ai un peu de mal, ça me rend terriblement mal à l’aise. Quand aux On a échangé nos mamans et Super Nanny, j’en avais parlé tantôt.

Pourtant, même si on en rit au premier abord, ça finit par créer un malaise. D’abord parce que ces gens qui passent à la télé n’ont pas toujours conscience du traquenard dans lequel ils se sont fourrés. Ils pensent pouvoir trouver une solution à leurs problèmes, faire parler de leurs particularités, de leur passion ou devenir enfin des stars. Touchant sauf que la télé saloparde se fout des bons sentiments, on n’est pas chez les Enfoirés ici. Le montage pervertit les images, ne ressort que les “perles” des brèves participants. Si tu prends Secret Story par exemple, faut pas se leurrer, on prendra toujours le moment où Sandy dit une énormité de type “oh bah je m’a trompée hihihi!” mais si elle se mettait à parler physique quantique (on ne sait jamais), jamais vous n’auriez accès à cette scène. Les abrutis parlent aux abrutis ou aux snobs imbus se moquant de ces losers en quête de leur 15 minutes de gloire. Et ça finit par me faire de la peine, tous ces jeunes paumés prêts à montrer leurs fesses H24 pour “devenir des stars”, seul avenir un peu clinquant qui leur est promis. Mais au bout de 2 mois, tout le monde les aura oublié.

Et c’est là que je dis stop, faut arrêter de nourrir le système. On ne peut pas s’indigner du racolage de ces émissions et les raconter limite minute par minute sur un réseau social, accroissant le succès de la dite émission. Ca fait 10 ans qu’on se moque des débilos exhibos qui parlent pas français, ça va aller maintenant. Si vous voulez de la merdophagie, regardez des séries télé, y en a plein de pourries (je vous en parle suffisamment souvent). Au moins, les acteurs et scénaristes sont payés et non pas exploités avec une vague promesse de célébrité. Et après, on se retrouve avec une ancienne “star” de la téléréalité dépressive qui s’enchaîne les tentatives de suicide.

Alors, on arrête ?

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Le sexe n’est pas une arme

Fiers d’eux, ils s’affichent dans les médias, inventent des termes pour se singulariser. Eux sont différents et le clament sans honte : ils ont une sexualité hors norme. Vomissant le concept de partenaire unique, ils avancent fleur au fusil pour défendre leur cause. Laquelle ? À part l’énormité de leur ego, nul ne le sait.

Ils revendiquent le droit d’exister. Ok, super, personne ne les en empêche. En France, les lois régissant la sexualité sont plutôt lâches : du moment que tout se passe entre adultes consentants, pénétrez qui vous voulez où vous voulez. Enfin quand je dis où, je parlais d’orifices, vous etes priés de pas baiser dans des lieux où les gens n’ont aucune envie d’assister à vos ébats. Et je vous jure que globalement, vos parties de jambe en l’air n’intéressent que peu de monde…

Pourtant, tous les jours, des inconnus clament avec fierté qu’ils baisent. Des hommes, des femmes, des transsexuels et que s’ils tombaient sur des hermaphrodites, ça les gêneraient pas. Puissante déclaration s’il en est, c’est comme si je disais que si j’avais l’occasion de sauter en parachute, ça ne me dérangerait pas. Alors que rien que de voir la vidéo du saut de mon beau-frère, j’ai crié et me suis cachée dans mon pull. Ok, c’est bien mon petit, tu couches donc avec tout le monde sans t’arrêter au genre de tes conquêtes. Et ? Tu as une revendication ? Ah non, aucune ? Alors pourquoi tu nous racontes ça ?

Passons sur le fait qu’on se demande si la multiplicité des genres des conquêtes n’est pas lié à cette volonté d’être « différent ». Le problème de la prise de parole sur la sexualité, c’est que d’un sujet intéressant à la base, on se vautre rapidement dans le racolage. La sexualité de Jean ou Jeanne n’a en soi aucun intérêt, ce n’est que de l’anecdote graveleuse. Je suis bien placée pour dire ça au vu des origines de ce blog. En relisant mes articles purement cul des premières années, je me suis demandée pourquoi les gens s’intéressaient au récit de ma nuit avec Paul ou Jacques. Réclamer une certaine liberté sexuelle ? Mais personne ne me l’a niée. Prouver qu’on peut aimer le sexe sans être salope. Moui, léger. En fait mon processus était simple : après 4 ans et demi en couple, je me trouvais à nouveau sur les chemins de la conquête et oh wouaaaaah ! Ça marchait pas mal pour moi, dis donc. J’ai vécu ces expériences les yeux grands ouverts, persuadée que je réinventais la poudre. Comme on dit sur l’Internet : lol.

Car le sexe n’est pas une arme. Je peux écarter les cuisses et m’en vanter tant que je veux, le monde sera le même le lendemain, je ne fais avancer aucune cause. Serais-je un exemple pour de jeunes filles timorées qui n’osent céder aux tentations de la chair ? Ahah non. Nombreuses sont les séries qui ont dédramatisé le sexe pour le plaisir, crier que oh oui, on fornique quand on en a envie n’est qu’une goutte dans l’océan.

Il y a pourtant des causes à défendre vis à vis de la sexualité comme tout ce qui touche à la prévention, le droit des femmes à disposer de leur corps et de leur fertilité, le droit de dire non… Et plus loin toute la question du droit des homosexuels en terme de mariage et d’adoption. Des combats, il y en a. Dire qu’on baise hors des conventions petites bourgeoises n’en est pas un, c’est juste une posture. Et si on considère que dans les Mystères de l’amour, y a un club libertin et un couple à 3, c’est limite ringard comme posture.

Je terminerai par cette éternelle phrase tellement originale et inconnue de notre ami Epicure : pour vivre heureux, vivons cachés. Car n’oublions pas une chose : notre vie amoureuse et/ou sexuelle n’a d’intérêt que si on ne la vit que pour nous, pas pour se la raconter dans les médias.

Et je finis par un article hilarant qui m’avait inspiré cet article : L’arène 69, parlons cru puisqu’elle est nue.

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Y a comme une couille dans le potage

Question : devais-je parler de cette affaire DSK sur mon blog, dans la mesure où je ne tiens pas un blog d’actu, que je n’ai guère traité le drame japonais, les révolutions arabes et les 30 ans d’arrivée au pouvoir de Mitterrand donc je ne suis pas à un non traitement de l’actu près. Et puis que dire qui n’a déjà été dit ? Sans parler du fait que, quoi que j’en pense, que je crois ou non aux accusations, je n’y étais pas donc mon avis reste un avis.

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Il faut dire que c’est une actualité qui ne laisse pas de glace. La question essentielle tourne autour de la véracité de ces faits. Si cela s’avère vrai, je plains de tout mon coeur la pauvre victime que tout le monde a déjà oublié. La scène politique française se serre les coudes, à gauche comme à droite, pour dire que, non, non, Dom’ n’est pas comme ça. Oui il aime les femmes, c’est un séducteur mais il n’est pas violent. Seuls les Le Pen crient haut et fort au pervers mais les Le Pen, ils ne sont pas à un racolage près. Si c’est faux, nous voici face à une histoire digne d’un pitch de série télé voire de film, le Président du FMI, déjà annoncé comme prochain Président de la France, piégé pour d’obscures raisons que nous découvrirons lors,de la saison 3 ou à la fin du film… 

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Il faut dire que sexe et politique, c’est intimement lié. Même en France où on ne condamne pas un homme politique car il est allé tremper son biscuit dans un autre lait que celui de sa légitime épouse (ou tout du moins compagne, les politiques français du XXIe vivent parfois en couple sans être mariés), on ne peut s’empêcher de papoter des histoires de cul des uns et des autres. Le tout Paris journalistique sait et se sent supérieur au peuple ignorant que le député Durand trompe sa femme avec sa secrétaire, assistante, collègue, une journaliste, la femme d’un notable ou Dieu seul sait qui. Tiens, voilà un angle d’attaque intéressant, ça… Donc parlons de cette sphère grise journalistique qui sait les choses mais se tait.

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Le week-end dernier, je lisais le Nouvel Obs et au détour d’un article consacré à DSK et à Ramzy Khiroun (l’homme à la Porsche), je croise le nom de Tristane Banon, une obscure journaliste qui aurait écrit un livre au vitriol sur DSK. Oui bon, ok, je classe cette info dans l’étagère « sans intérêt » de ma mémoire. Pas plus de 24h plus tard, la fameuse Tristane devient la première victime officielle et identifiée de DSK. Pourtant, ce secret était de polichinelle dans le milieu des journalistes politiques, elle le dit elle-même dans une intervention dans une émission d’Ardisson dont l’extrait a tourné tout le week-end « tout le monde le sait qu’il a de vrais problèmes avec les femmes », un truc du genre. Je suppose que la connaissance de tout ce off, de ces secrets d’alcôve donne un sentiment de puissance, de « moi je sais ». Quand je bossais chez TGGP, nous avions appris que notre Président fricotait avec une journaliste blonde sur des
plages marocaines. Depuis, mon entourage me prend pour « celle qui sait », ma mère s’est empressée de me demander mon avis sur cette affaire DSK. Sauf que je n’étais pas à New York ce week-end (j’aurais bien aimé, ceci dit. Pas au Sofitel pour voir ce qu’il se passe, juste à New York) donc je n’en ai pas la moindre idée, je n’ai que des présomptions et elles n’intéressent pas grand monde. Il est vrai que c’est amusant de savoir qui fornique avec qui, ça donne de la puissance, une autre image de ceux qui nous gouvernent ou ceux qui nous font rêver, si on parle show business. Déjà, à mon modeste niveau, j’ai vent de beaucoup de coucheries. Je ne partage pas forcément l’info ou à un public choisi sur le volet.

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Mais le fait de savoir fait de vous quelqu’un, apparemment. Cette histoire de président et de journaliste remonte à quasi 4 ans et je garde mon aura de celle qui sait alors que je suis assez agacée par les « toi qui sais tout… ». Non je suis très loin de tout savoir.Non, je ne sais pas si Carla Bruni est enceinte de façon certaine, non, je ne sais pas si elle attend des jumeaux. Je ne peux que supposer et en plus, je m’en tape un peu. Mais pourquoi cette fascination pour ceux qui savent, pour les secrets d’alcôves ? Ce n’est pas nouveau, y a qu’à
voir la pile de livres qui sortent régulièrement sur les maîtresses des Rois de France (j’ai d’ailleurs trouvé un très vieux bouquin prêt à être jeté sur les histoires d’amour de Louis XV, faut que je le lise), le portrait consacré à Anne Pingeot, « l’autre femme » de Mitterrand dans le Nouvel Obs. Parce que savoir, c’est tutoyer le pouvoir, c’est se donner une aura d’importance « oui, je sais mais je ne peux pas te dire ». C’est se gausser quand on entend la plèbe bruisser à propos d’une liaison entre X et Y alors qu’on sait très bien que X couche en fait avec Z et que ça fera son petit effet quand on lâchera l’info, l’air de rien, dans les dîners en ville. 

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Il n’empêche que ça ne nous dit toujours pas si DSK a voulu jouer au docteur avec la femme de chambre…

PS : En fait, ceci est un exemple typique de l’article non maîtrisé, j’aime bien.

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Une cure detox qui me fait bien flipper

J’ai décidé en mon âme et conscience que le samedi, s’il n’y avait pas de question love and sex (essentiellement parce que j’ai oublié de le faire, j’ai eu une semaine trop chargée, je m’excuse), j’allais parler télé. Parce que moi, j’aime ça la télé et plus un programme est merdique, plus je l’adore : je vais pouvoir le critiquer. Je suis un peu la Guy Carlier des blogs mais avec plein de kilos en moins (je sais pas combien, je sais plus où il en est parce qu’à un moment, il avait un peu maigri). Sauf qu’à la fin, je vire pas aigrie et misogyne.


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Hier soir, aux petites heures de la nuit (23h et quelques), je me dis que je commence à fatiguer et que j’allais partir me coucher. Hibernation et émotions fortes de la semaine obligent même si ça m’embête un peu, j’ai du boulot de tarée ce week-end (oui, je sais…) donc ça m’aurait arrangée de pouvoir profiter de la soirée. Mais là, commence une émission dont je ne verrai certes pas la fin mais qui m’interpelle : Marine teste une cure detox. Marine est une journaliste blonde et sympathique qui se met en scène dans diverses situations pour vivre les choses comme par exemple un dîner nudiste (ok, c’est joyeusement racoleur, celui là). Cette fois ci, Marine part en cure detox : en gros, elle va nettoyer son corps. Cool, tiens, ça m’intéresse. Oui, il semblerait que la trentaine approchante me force à me préoccuper de mon intérieur. Pas mon appart, ma tuyauterie, j’entends.

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Sauf que je déchante vite et je me pose une question : cette cure, telle qu’exposée, n’est-elle pas dangereuse ? Je vous explique un peu : c’est la cure de Marine Méchin, une nana qui était dans la Star Ac 8 (la dernière ?) et passait son temps à insulter les élèves pour les pousser à se surpasser. Je suis tout à fait convaincue qu’à 16 ans, on a quotidiennement besoin d’entendre qu’on est une petite merde et qu’on devrait limite avoir honte d’exister, ahem… Donc j’ai un peu cherché sur le web des infos sur la Marine Méchin, j’ai pas trouvé grand-chose à part qu’elle pratique le Wu Wang, un truc qu’elle a découvert en Asie ou je ne sais quoi. Bon, fin de la recherche documentaire (ah, si, elle aurait bossé pour Sarko et déclare être lesbienne mais ça ne va pas nous aider).
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Donc la journaliste Marine et une poignée d’autres nanas se retrouvent en stage. Elles sont une dizaine, le stage coûte 750 à 1250 € et vous allez voir comme c’est tout bénef pour Marine (la coach). Premier jour, les nanas arrivent. Repas du soir : quelques grains de raisins puis une séance de gym pas piquée des vers jusqu’à 2h du mat. Là, notre coach annonce : demain, rendez-vous à 6h en bas, on marchera pendant 4h ! Je vous distribuerai à toutes un verre d’eau chaude avant de partir ». Donc les nanas se lèvent affamées car elles n’ont mangé que du raisin la veille, elles font de l’exercice pendant 4h (sans eau au passage,enfin, je n’en ai pas vu en tout cas) et après, que font-elles ? Elles mangent du raisin ! Bref, en résumé, durant ces deux trois jours, elles ne mangent pas, boivent de l’eau chaude, avalent des gélules pour se « purger », font de l’exercice et, comme le dit une nana « de toute façon, elle fait tout pour nous faire craquer ». Alors le côté detox, là, il y est à mort vu qu’il y a même un exercice pour filer la nausée aux nanas. Sauf que, pour ma part, jeûne+exercice physique+purge, je trouve ça légèrement dangereux… Surtout que je sais pas mais le côté « on mange des grains de raisin, on prend des gélules pour aller aux toilettes et on se file la nausée », ça me rappelle vaguement les clichés typiques de l’anorexie.

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Je veux bien comprendre le côté dépassement de soi, je dis pas. Mais arrive un moment où je trouve ce genre de conneries dangereuses à faire et à montrer. On m’a toujours expliqué qu’il ne fallait surtout pas sauter un repas (ce que je fais hélas parfois), qu’il faut varier son alimentation et surtout, SURTOUT et c’est ce qui me choque le plus dans l’histoire : s’hydrater. Déjà, je vois dans quel état j’étais après quelques heures de jeûne total lors de ma journée Ramadan, la déshydratation me donnait l’impression d’avoir du sable dans le cerveau alors là, marcher 4h sans eau, c’est limite criminel.
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Bref, vous l’aurez compris, cette émission m’a énervée, malgré la personnalité franchement sympa de Marine la journaliste. Je comprends le principe de tester son corps, aller puiser dans ses réserves, se détoxifier en sortant ce qu’on a mauvais en soi mais là, non, ça fait limite secte et je le répète, c’est dangereux. Et je pense limite inutile car après avoir quasi jeuné pendant deux ou trois jours, le retour même doux à une alimentation normale, vous allez reprendre tous les kilos perdus avec même un petit bonus. Parce que le corps réagit à la privation « j’ai pas eu assez de réserves, je vais stoquer un peu plus » (source : la diététique pour les nuls). Si y a un truc que j’ai bien compris en terme de diététique, c’est que rien ne vaut un régime équilibré, le reste n’est qu’une perte de poids temporaire. Mais là, le pire, finalement, c’est qu’on vend la cure comme une détox, pas comme un régime genre « tu vas revenir toute purifiée ». Tu vas en chier (au sens propre du terme) mais tu reviendras soulagée (y a un sens propre, si j’ose dire, là aussi). Sauf que pendant cette cure, la Marine la coach remue la merde (au sens figuré cette fois-ci), pose les nanas face aux échecs de leur vie, leurs angoisses… et leur fait « non mais moi, je suis pas psy ! ». En gros, je souligne ce qui ne va pas dans ta vie et démerde toi pour régler ça toute seule ou avec l’aide d’un thérapeuthe. Ouiiiiiiii ? C’est vrai, rien ne vaut un bon petit cassage psychologique pour repartir sur de bonnes bases. Ou sombrer un peu plus loin dans la déprime.

Message de service : Puisqu’on parle tuyauterie, petit coup de main à une opé en ce moment : Activia a créé une page pleine de conseils pour récupérer des excès des fêtes. C’est par que ça se passe, pour ceux que ça intéresse.

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Courrier des cœurs, réponse à Candice

Cette semaine, Candice nous a posé la question suivante :

« J’ai rencontré un garçon depuis peu, nous ne sommes pas encore amoureux donc pour l’instant c’est une jolie relation, avec de
la complicité, des rires, du partage, du sexe aussi ! mais voilà, en bon individu masculin, monsieur a un peu de mal à s exprimer, et j’ai eu droit à des mots – paroles, textos, petits post-its..- de sa part comme quoi il est heureux que l’on se soient rencontrés, que nous avons passé des moments/instants très agréables.. je m’exprime au passé car nous sommes à présent dans des villes différentes pour une courte période avant de se retrouver dans la meme ville d’ici peu.. ma question est donc de savoir si pour lui je suis réduite à des  » moments agréables » alors meme que nous avons pris la décision de se donner l’exclusivité sentimentale – à savoir s’engager ensemble – durant le temps où nous serons géographiquement éloignés.. J’en appelle donc aux vingtenaires – hommes essentiellement ! et les filles aussi si ça vous est déjà arrivé – afin de comprendre ce q un homme entend lorsqu’il s’exprime de la sorte – et de manière récurente – car pour ma part, cela me semble un peu réducteur et ca manque un peu de romantisme ! »


 

La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Jane : Ça tombe bien que ce soit pour les hommes, je ne suis pas sûre de comprendre la question…

Tatiana : je pense que s’il t’a donné l’exclusivité déjà c’est que tu comptes pour lui. Tout le monde n’exprime pas ses sentiments de la même manière, sachant que les hommes ont une préférence pour les paroles monosyllabiques (oui, non, grumph…). Oui messieurs je sais, maintenant vous me détestez et c’est pas grave.  Moi je crois qu’en bonne fille que tu es tu te torture le cerveau pour pas grand chose. La réponse est dans ta question

Lucas : Je suis désolé, je suis un homme mais je n’ai aucune réponse adéquate.

Le maximum que j’ai tenu avec une nana c’est deux mois ( mais j’ai triché, j’étais partie en Erasmus à Milan au bout de deux semaines alors ça compte pas) Je n’ai donc jamais connu de moments où  j’ai eu à dire « tu me manques ». Attend d’être dans la même ville que lui, attend de pouvoir le comprendre au delà des mots : un jour tu vas ressentir de toi même s’il est vraiment sincère ou si tu n’est qu’un outil pour des bons moments. Ce qui me saoule, c’est que vous, les filles, vous nous voyez comme des utilisateurs de joujoux qui procurent des moments agreables et seulement comme ça. Comme si ds l’inconscient collectif féminin y avait une crainte inhérente d’être chosifiée et d’être uniquement un numéro. S’il s’exprime de la sorte, même si c’est un garçon cultivé, c’est simplement qu’il ne sait pas comment transmettre ce qu’il a en lui, qu’il ne sait pas comment évoquer avec des mots justes ce qu’il ressent, qu’il ne sait pas comment faire pour ne pas être trop dithyrambique ni trop distant, qu’il a comme tous les mecs peur de lui et peur de trop en dire. Derrière ce phrasé apparemment médiocre, téléphoné et standard, peut-être y a t-il une grande faiblesse de celui qui commence à ressentir un attachement mais qui refuse de le clamer par pudeur ou par crainte. A toi d’avoir la finesse d’esprit pour estimer ce qu’il en est. La copine de mon p’tit frère l’a largué au bout de 2 ans. Elle lui a donné une Sde chance au bout de 3 mois. 3 mois plus tard c’était zi end, biouti for friend. Alors ne nous pose pas de question, trouve les mots, les intonations,  qu’il faut pour les poser à lui et ressentir dans tous les non-dits de sa réponse ce qu’il voudrait te dire.

Keira : « Tarzan aimer Jane ». Bon, bah alors Jane, sois contente

Petite Cervoise : c’est assez rare qu’un homme te dise de facto qu’il te donne l’exclusivité, donc profite ! Tout va bien, comme
dirait Anny Duperey dans 98% de ses films.

Enzo : En lisant ta première et dernière phrase, la boucle est bouclée. Vous n’êtes pas amoureux pour l’instant ? Comme « ça manque de romantisme » ! Je suis désolé de te l’apprendre mais si vous ne vous considérez même pas comme amoureux dès le départ, c’est mal parti. Au début (quelques mois), ton corps est dopé aux hormones, troublant ton jugement. On ne ressent pas cette drogue dans ta missive. Soit tu essayes de rationnaliser pour te protéger, soit… Soit rien en fait. Sur le papier, il y a les ingrédients (sexe, complicité, …) mais ça n’est pas pour ça que la recette prend. Tu le dis toi-même. Une « jolie relation ». Comme on dit c’est un « gentil garçon », mais il y a toujours le « mais » qui vient à un moment. J’aime beaucoup les termes, « nous avons pris la décision de se donner l’exclusivité sentimentale » (alors que socialement, c’est le cas admis par défaut sans qu’il soit nécessaire de prendre une décision, quoiqu’en dise les articles racoleurs des magazines féminins, ce qui explique sûrement pourquoi c’est « assez rare qu’un homme te dise de facto qu’il te donne l’exclusivité »), « s’engager ensemble » pour un garçon que tu vois « depuis peu », alors que simplement vous allez être dans des villes différentes pour « une courte période ». Cette surenchère cache quelquechose, j’en mettrais la main de Lucas à couper (je suis prudent).
Si je résume. Tu es séparé de ton récent mec pour une courte durée. Il te rappelle de manière récurente son attachement (paroles, textos, post-its, …), qu’il est « heureux que vous vous soyez rencontrés ». Il rappelle* que la distance temporaire ne remet pas en cause sa fidélité. C’est plutôt positif ! (mais malgré ça mademoiselle n’est pas contente) Ah oui sauf que tu trouves que vous n’êtes pas ENCORE amoureux. Donc c’est mort. Soyez honnêtes envers vous-même et tirez-en les conclusions. S’il n’y aucune étincelle dès le début, que penses-tu que ça va être au bout d’un an, deux ?
* Il serait intéressant de savoir l’origine réelle de cette discussion, si c’est vraiment de sa propre initiative comme le comprend Petite Cervoise ou si c’est commun ou si c’est seulement toi.

Jane : Je vous admire les gens, je relis la question, et je ne la comprends toujours pas (en gros, le problème, c’est qu’elle est avec un mec, pas sûre d’être amoureuse, qu’il lui dit qu’il tient à elle et lui sera fidèle, et qu’elle trouve ça réducteur, ou j’ai vraiment rien compris? Parce que si c’est ça, j’ai envie de répondre « mais c’est quoi le problème? » (ce qui prouverait définitivement que je n’ai rien compris))

Enzo : Tu as très bien compris.

Nina : Je suis assez perplexe sur cette affaire. Si je résume l’affaire, le monsieur veut l’exclusivité pendant votre courte période de séparation. Bref, il veut une relation amoureuse monogame. Il ne l’exprime peut-être pas de façon grandiloquente mais voilà, c’est bien ce qu’il veut. Je crois que dans cette histoire, le problème ne vient pas du manque de romantisme mais de ce que tu dis dans la première phrase : « nous ne sommes pas encore amoureux ». Lui, si. Et si, finalement, ce qui te dérangeait, c’est que tu as peur de t’engager avec lui ? Tout simplement ?

Voilà ! Si toi aussi, tu as une question love and sex à nous poser, n’hésite plus, commente, maile (nina.bartoldi’a’gmail.com),
facebooke, twitte, ce que tu veux.

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Les lofteurs vs les bloggeurs

Là, de prime abord, ce titre est effrayant, inquiétant et surréaliste mais oui, je te confirme, il y a un lien entre les lofteurs et autres « stars » et les bloggeurs, du moins ceux qui s’affirment influents. Je ne vais pas me défouler sur cette notion aujourd’hui, ce n’est pas trop le sujet, quoi que…

Alors, quel est donc le point commun entre ces deux entités. Bon, déjà, il y a le fait qu’on ne connaît jamais vraiment leur vrai nom. Par exemple, il y a Loana du loft et Nina des vingtenaires, des gens qu’on appelle par leur pseudo mais dont personne ne connaît le vrai nom, finalement. Mais en fait, ce n’est pas tant ça le point commun que je voulais évoquer parce que ça ne ferait pas un article à part entière mais plutôt le phénomène de « je suis célèbre… dans ma tête ». J’ai eu l’occasion de croiser un lofteur dans une soirée,
j’en avais parlé à  l’époque, celui qui fornique dans une piscine et le mec se sentait plus péter. Se rend-il qu’il est juste un gros naze dont plus personne ne se souvient ou presque ? Que si on ne m’avait pas dit « hé, c’est machin », je me serais dit au mieux « tiens mais ce mec me dit quelque chose, j’ai dû le croiser quelque part » mais pas plus.

Et bien le bloggeur « influent », c’est pareil. Au départ, le blog était un petit espace de parole avec une personne qui écrit pour raconter sa vie, se créer une vitrine professionnelle, etc. Aujourd’hui, pour pas mal, le but est de choper des cadeaux à la louche, être invité aux soirées ultra VIP, jouer à mort le racolage et le « buzz » pour attirer le visiteur, tout ça, tout ça. Le bloggeur, comme le lofteur, se pense important et célèbre et que même qu’il a le pouvoir de dégommer une marque, un film ou une personne. Par exemple, si moi, je te dis qu’un film est nul, forcément, tu vas me croire et ne pas y aller. Mais si je te dis qu’un film est bien, tu vas y aller. C’est pour ça que je trouve normal que les marques me brossent dans le sens du poil et que si elles font un faux pas, je vais les assassiner car j’ai le pouvoir.

Ce que j’aime surtout, c’est la sensation d’être célèbre. Les blogs les plus lus font en moyenne 10 000 visiteurs uniques par jour donc un certain pourcentage vient de google. En gros, il arrive régulièrement que des gens lisent votre blog sans savoir qui vous êtes et sans forcément lire ce que vous avez dit en dehors de l’article qui les intéressait. Alors c’est sûr que si je dis que l’appareil photo XY est tout pourri et que je suis bien placée sur google, le consommateur qui hésite à l’acheter tombera sur mon avis en premier ou pas loin. Mais
s’il se contente de mon avis sans en consulter d’autres, il n’est pas bien malin.

Mais le must, quand même, ce sont les guerres entre bloggeurs. C’est un peu à qui tapera le plus fort, à qui va virtuellement assassiner qui… Alors nous sommes supposés lire tout le monde sinon tu ne comprends pas les piques limite private jokes qui font rire tous les commentateurs sauf toi car tu ne comprends pas qui est visé par « j’aime toutes les tortues sauf celles qui sont attirées par le turquoise alors que ça leur va pas du tout ». C’est comme les guéguerres des lofteurs et assimilés qui essayaient de se discréditer les uns
les autres pour gagner sauf que le bloggeur, il ne gagne rien. Au mieux, il fait baisser les stats de sa cible mais en général, c’est l’effet inverse que cela produit. En gros, le bloggeur met en scène ses disputes en espérant que ça va fasciner tout le monde car tu comprends, il est une célébrité, on aime quand ça saigne.

Mais surtout le bloggeur est un peu un ringard comme les lofteurs. Parce qu’il veut tellement exister qu’il y a de quoi se moquer de lui, de ses crises existentielles parce qu’il n’a pas été invité à telle ou telle soirée ou parce que telle marque l’a snobée, sa volonté de soigner la forme plus que le fond, parler du dernier album de Madonna juste parce que ça va ramener du clic alors qu’il déteste Madonna. Les outils marketings, les tuyaux, on finit toujours par les connaître, c’est pas si compliqué. Mais vendre son âme pour une notoriété fantasmée, ce n’est pas forcément mieux que de se faire filmer toute la journée pour une émission de téléréalité. Surtout que sorti du milieu des bloggeurs, nous ne sommes plus personne. D’ailleurs, si tu n’évolue pas dans le milieu pub-market-comm voire journalisme parisien, c’est à peu près certain que quand tu commences ta phrase par « j’ai déjeuné avec tel bloggeur la semaine dernière et tout », on ne sache pas du tout de qui tu parles.

PS : Un autre article sur le sujet que j’ai bien aimé

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