Liste de la fille à plat

– Je suis physiquement fatiguée, c’est un fait. J’ai des symptômes outre les bâillements à longueur de journée, la nécessité d’une sieste post job… D’abord, j’ai la paupière qui tressaute. C’est pas agréable et c’est toujours un symptôme de grande fatigue. Et en plus, j’ai recommencé à avoir mes visions. En fait, quand je me réveille, je vois des choses qui n’existent pas. Ca peut aller d’un carton de chaîne hifi (véridique), à des animaux ou à des gens. Une fois, comme ça, j’ai vu un ange s’envoler par la fenêtre, une mère et son fils à l’air très tristes tripoter mon réveil (qui n’avait pas sonné le lendemain, d’ailleurs), un mec assis au pied de mon lit me regardant fixement, la peur de ma vie. Là, lundi, sieste post job, je me réveille et voit une sale araignée que j’éclate sur l’oreiller voisin. En fait, il n’y a jamais eu d’araignées. Re-pos ! Donc la semaine prochaine, je préviens, je sors pas. J’ai plus de sous, de toute façon.


DSC00033.JPG

– « Nina, on dit pas c’te mais cet ou cette ». Tiens, on me l’avait jamais fait remarquer, ça. Je sais que je dis trop souvent c’est clair et en même temps mais là… Je crois qu’à force de contrôler mes tics verbaux, je vais finir par ne plus rien dire (oui, je sais, tant mieux diront certains)

– J’ai peur. Vraiment. Je commence à trouver les enfants mignons. L’autre jour, alors que je fumais ma clope, une petite fille passe sur le trottoir d’en face. Elle me fait un coucou donc je lui réponds et le petit jeu dure deux minutes (ben oui, elle est petite, elle avance pas vite). Et j’ai trouvé ça mignon. En plus dans Elle, cette semaine, y avait un dossier « être une mère cool et je sais plus quoi », je le lisais au boulot et tout le monde : « heu, t’es enceinte ? » Mais nooooooooon !

– Gabriel étant revenu me parler tout seul, le match hormones contre orgueil est annulé.

– Je crois que j’ai du sang marmotte dans les veines, du genre quand je dors, je dors. Samedi nuit, Summer et moi campons chez Vicky. Le lendemain matin, je me réveille comme une fleur, tard, les filles parlent d’un bruit qui les a réveillées à 9h. Ah ? On traînasse un peu puis en partant, on découvre que les boîtes aux lettres sont tombées. C’était donc ça le boucan de 9h ! Ah ?

– Tu cherches un boulot peinard aux horaires souples (en moyenne 10h-11h30, 15h-17h), un boulot où tu peux envoyer balader les clients si t’as pas envie de t’en occuper ? Et que même tu peux appeler ta moitié ou ta maîtresse du boulot ? J’ai la solution pour toi : fais agent immobilier ! Ca faisait 6 ans que j’avais pas eu à faire à eux, j’avais oublié à quel point je n’aime pas ces gens. Sauf les deux de l’agence trobogosses ! Et, non, je ne passerai pas de particulier à particulier, une fois m’a suffit.

– Pur moment de félicité la semaine dernière : samedi, il fait beau pour la première fois depuis pfiou ! Donc la girlie team décide de squatter un parc et même que ce sera celui de Bercy. Arrivée en premier, fringuée d’un T-shirt manche longue et d’un pantalon, je vais tourner un peu quelques images avec mon camescope (oui, je m’amuse beaucoup). Arrive Vicky, on fait un stop and go ravitaillement au Starbucks et nous voici étalées sur la pelouse (enfin, sur des couvertures et serviettes étalées sur la pelouse). Bon, j’ai chaud. J’ai un
débardeur dans mon sac mais j’ai pas forcément envie de montrer mon (très beau) soutien gorge à la populasse environnante donc j’enfile le débardeur (du genre casse couille) par-dessus mon T-shirt et je me contorsionne pour enlever ce dernier. Summer nous rejoint, on paresse, on papote, c’est tellement bon ! Bon, on décide de partir, re changement de haut (je le trouvais pas très décent mon débardeur). Qu’est-ce que je peux m’éclater dans ma vie, des fois.

– Vendredi, journée recherchons un appart avec Future Coloc. Après 4h de marche (en fait, 6h30 de périple mais on a aussi fait des pauses des fois), je pense que j’ai pris 3 centimètres de corne sous les pieds, donc je culmine enfin à 1m60. Mais c’est trop laid, va falloir que je ponce tout ça, activité que j’apprécie à peu près autant que l’épilation.

– Jeudi soir, soirée jeux chez Summer et son Kinder en présence de Vicky, Van, Bruce et le frère de Kinder (c’est un pingoui alors ??). Poker, je les ai pilés. En fait, il ne restait que Vicky et moi donc on fait tapis toutes les deux, c’est tendu. J’ai un 8et une drouille. Sur le flop : 7, 6, 5, 9 et 2. J’ai donc une suite mais je pense qu’elle a aussi un 8 et si sa deuxième carte est plus forte que ma mienne, je suis morte. Mais elle avait pas de 8 et j’ai gagné, mouahahah ! Ensuite, on est passé à Time is up (un jeu où faut faire deviner des personnalités réelles et fictives et où on se rend compte de la limite de sa culture, des fois. C’est qui Albert Jacquard ? L’inventeur du pull du même nom ?) et Pingoui et moi
avons pilé les autres mais on a eu de la chance, mêmes références culturelles, ça aide.

– Quand vous passez devant la station Velib des Halles, si votre bluetooth est activé, la station communique avec vous (quoi ? Là est la question). Mais Gabriel m’a expliqué que ça bouffait de la batterie donc je l’ai désactivé. De toute façon, je m’en sers même pas.

– Semaine chiante au boulot, les bloggeurs sont en forme pour la rentrée. Pas les ados, eux, ils m’embêtent pas, ce sont les adultes qui sont relou. Enfin, adultes, c’est à se demander. Sur plateforme 1, le grand jeu cette semaine ça a été « il me traite, bannissez le ! ». Une bloggeuse me prenant la tête, je lui fais remarquer que si elle arrêtait d’insulter la personne, ça irait mieux. Du coup, elle m’annonce toute fière qu’elle a enterré la hache de guerre toute seule vu qu’on pouvait pas compter sur moi, je lui ai dit qu’à son âge, elle avait plus besoin de moi. Un autre me fait chier car il a effacé sciemment ses articles et veut qu’on les lui remette. Non. Il me menace de se plaindre au service client. De se plaindre de quoi ? De sa connerie ? Sinon sur plateforme 2, c’était la rebellion, les bloggeurs m’ont harcelée à cause d’une histoire de modération (non gérée par ma boîte) donc quand j’en ai eu marre de me faire insulter quand j’expliquais que ça me concernait pas, j’ai fini par fermer les comms, avec l’accord de mes collègues. Non mais à quoi on en est réduit ! Sinon, jeudi matin, j’arrive « Nina, le jeu qu’on devait faire dans 15 jours est annulé, voici la nouvelle fiche opération, fais le en urgence ». Mon collègue lui se prend une note explicative sur la fermeture des comms à rédiger. Super, quand on sait que jeudi, je devais faire tout mon taf de vendredi vu que j’ai pris ma journée pour travailler ma corne plantaire, je la sentais mal la journée. Mais j’ai tout fait. Et je me suis même offert le luxe de parler d’anulingus à Guillaume et Rémi au déjeuner. Je crois que je viens de ruiner ma réputation de jeune fille sage et innocente.

Rendez-vous sur Hellocoton !

J’’me les gèle

Voilà, là, je suis pas inspirée pour écrire un truc intelligent donc on va faire un article idiot qui fait du bien au cerveau. Toi, lecteur, tu viens d’allumer ton ordi et de vérifier tes mails, t’as la tête dans le pâté, je le sais alors pas de considérations ésotériques à la con aujourd’hui. Non, aujourd’hui, on va faire de la météo.

 

Je sais pas chez toi mais ici, à Paris, il pèle et pas qu’un peu. Enfin, rien que de très normal pour un 23 janvier, ok… Sauf que trois jours avant, il faisait 10 degrés de plus au moins ! Donc, forcément, mon petit corps, il comprend pas ce qu’il lui arrive… Non parce qu’il était habitué à se balader que normalement couvert, avec un t-shirt, un pull et un manteau même pas fermé. Là, de suite, il faut rajouter les couches parce que bon, c’est pas que je peux pas me payer le luxe d’être malade mais ça me ferait profondément ch***. Mon petit nez est bien trop joli pour être écorché à coup de kleenex. Donc le manteau, je le ferme, je rajoute une écharpe, des gants (en cuir d’Italie, cadeau de Noël) et un chapeau parce que mes oreilles étant une zone érogène cruciale de ma personne et que je ne veux pas qu’elles perdent de leur sensibilité. En somme, opération : pas de peau exposée.

Chez moi, j’ai remonté le chauffage et tout mais je me pèle quand même un peu. Alors là aussi, les grands moyens s’imposent. Couette supplémentaire, gilet avec ma grosse chemise de nuit (là, je sens que mon potentiel de séduction atteint des sommets). Bon, je vous rassure, je mets pas encore les chaussettes. En plus de ça, je bois plein de boissons chaudes genre thé, café, tisane et eau chaude au citron (tout ça sans sucre parce que je vous dis pas, sinon). Sans parler des soupes, of course. Et puis y a la douche bien chaude juste avant d’aller au dodo. Puis même des bains, des fois, soyons folles.

Bon, en dehors de ces considérations passionnantes, j’ai l’impression que tout le monde en a pris un coup au moral. Moi, d’abord. Pourtant, tout va plutôt bien en ce moment mais bon, j’ai froid, ça me fatigue, j’ai surtout envie de m’enrouler dans les draps, c’est pas glop glop ! Mardi, je voulais faire du podcast vidéo en ville, je déjeune en ville avec ma copine Sab (qui m’a fait attendre en plein froid, la cruelle, j’ai cru que je me transformais en pingouin) et je décide d’aller faire un tour sur le parvis de Notre Dame pour trouver deux ou trois personnes à interviewer. Mais en fait, vu le froid, je me suis rapatriée direct aux Halles. Ce froid soudain semble avoir figé Paris sur place. Demandez aux gens comment ils vont, vous aurez droit à un « bouaf ! » ou un truc du genre. Le froid, on aime pas ça et c’est tout. Si encore il neigeait, ça compenserait mais même pas !

 

Je me souviens de ce mois de février (ou de mars, je sais plus) 2005 où je foutais les pieds dans la capitale pour un entretien de motivation pour mon stage. Il neigeait, tout le temps et Paris sous la neige, ça a vraiment une autre gueule, c’est magique. Bon, j’avais prévu de déambuler joyeusement dans les rues mais vu que je sentais déjà plus mes orteils, j’ai décidé d’aller déambuler aux Galeries Lafayette. Histoire de bien me prendre dans la gueule que Paris, c’est plus cher que la province. Alors j’ai craqué sur deux robes, ce jour là, genre « ouah, trop jolie », ma main, fébrile, saisissait avec une certaine anxiété l’étiquette et… la relâchait, effrayée, tel un enfant qui aurait pris un serpent pour un bâton. 324 euros la robe bout de tissu. Et ta sœur, elle bat le beurre ?? Oui, moi, l’hiver, je l’aime que pour la neige, le chocolat chaud et la cheminée chez papa maman. Le reste, ça m’emmerde. Le ciel gris, la nuit tout le temps, la pluie glacée, le nez qui coule, la pulpe des doigts qui menace de faire exploser ma petite peau, mes mains incapables d’attraper quoi que ce soit dès qu’elles sont sorties des gants. Et encore, là, j’ai eu la bonne idée d’arrêter de fumer donc pas besoin d’enlever les gants pour allumer cette foutue clope de mes fesses. J’aime pas la nature morte, la boue après la neige, les gens qui font la gueule et la mode cette année tellement terne. En hiver, on n’a pas idée de ne vendre que du noir, du gris et, à la limite du prune. Faites péter le orange, le rouge, le fuchsia,
je sais pas moi ! C’est pas parce que c’est moche dehors qu’il faut qu’on s’adapte, bordel. Moi, en signe de protestation, je mets mes lunettes de vue rouges, na.

 

Les gens chouinent parce qu’il n’y a plus de saison. Et ben, ok, c’est vrai mais moi, il me manquait pas l’hiver. Surtout qu’il neige même pas !

Rendez-vous sur Hellocoton !