Tokyo la dystopique

Je suis effroyablement en retard sur mes ambitions de carnets japonais mais ma vie en ce moment… je vous en parle pas pour pas salir cet article qui va me replonger avec délice dans ce voyage qui me paraît déjà si lointain… Quoique… Là, non, parce que je vais vous parler d’un aspect de Tokyo qui peut paraître étrange pour nous, Occidentaux mais Tokyo, c’est trop une ville dystopique.

Je suis une fille à imagination débordante : je lis, j’écris et quand je mets le pied dans une ville, je la scrute parfois comme un décor. Quelle histoire pourrais-je y raconter, quel élément du décor je vais pouvoir récupérer pour l’intégrer à mon récit ? Si New York était tellement Gotham City (mais quelques éléments ont d’ores et déjà pu me servir dans certains écrits, notamment mon histoire d’Ofelia dans son Néo-Rome), Tokyo, c’est… absolument Technopolis quand je vais le réécrire. C’est une ville du Futur… mais une ville du futur telle qu’on les imaginait quand j’étais plus jeune et que j’ai commencé à découvrir la SF et les romans d’anticipation.

#manhattan soleil couchant en direct de l’empire state building #sunset #latergram #Newyork

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Quand j’ai écrit des romans d’anticipation se passant dans des villes futuristes, ce qui est donc le cas de Technopolis et Ofelia, les deux villes concernées avaient exactement la même structure : toutes en verticalité avec des buildings qui vont te gratter le ciel, tellement que le Burj Khalifa, c’est un Playmobil à côté, plus de voitures mais des monorails et des ascenseurs (quoi que dans la version 1 d’Ofelia, alors qu’elle s’appelait Cecilia (hommage discret à Moravia), elle conduisait des voitures arrondies pour apporter un peu de douceur dans une société en crise, blablabla) parce que mes villes du futur, elles sont écolos… en fait, non, elles sont surtout hyper contrôlantes donc évitent que les gens aient les moyens de se déplacer facilement mais dans l’absolu, je suis une militante acharnée des villes sans voitures. Ce qui n’est pas le sujet. Donc des villes en verticalité traversées par des transports en commun avec des écrans animés qui parlent, une sursaturation des sens qui t’empêche de réfléchir… Bordel, c’est Tokyo.

Tokyo la nuit

Je ne saurais trop dire si j’ai aimé ou pas Tokyo… D’abord parce qu’il n’y a pas un Tokyo mais plusieurs endroits très différents les uns les autres, comme dans toute grande ville. A Paris, il y a des quartiers que j’aime et d’autres où je fais la gueule dès que je dois y mettre les pieds. Mais si je devais donner mon avis sur Tokyo, je dirais que je l’aimais… de jour. La nuit, je la trouvais attractive avec ses néons partout, son côté tellement… tu peux pas tout voir tellement ça clignote, ça s’agite, ça impressionne… Ca saoule. Littéralement. De nos soirées tokyoïdes, on a surtout une grande fatigue alors même que le spectacle pouvait être magique comme à Odaïba (le quartier de la baie de Tokyo que j’ai absolument adoré parce qu’architecturalement parlant, c’était littéralement la fête du slip qui te ridiculise Noisy-le-Grand)(même si j’ai super envie d’aller faire des photos à Noisy-le-Grand vu que mes potes en ont fait plein). D’abord parce que ça grouille de monde mais surtout parce que ça te parle. Des écrans géants qui te diffusent des messages de pub en permanence avec cette voix japonaise que j’associe tellement aux grandes catastrophes (parce que j’ai trop regardé Evangelion, certainement). Tu te balades dans les rues multicolores, des voix te disent des choses en boucle sans que tu en sois conscient, on est à la limite du message subliminal, tout est sursaturé… et tu fais quelques mètres en dehors de la grosse zone, t’as plus un bruit.

 

Alors est-ce que Tokyo va m’aider pour mon écriture ? Pas pour le Néo-Rome d’Ofelia mais pour Technopolis reload de quand je l’écrirai… ABSOLUMENT. Parce que oui, pendant quelques secondes, j’ai joué à “je suis dans Technopolis” et je vous garantis que ça marche d’enfer. Limite, je me demande si Oceany ne devrait pas être rebaptisée Mitsuko et tout déplacer au Japon tellement le japonais irait trop bien à cet univers… Mmm…

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Cette bande annonce qui m’a trompée

Quand je vais au cinéma, je fais bien attention à ne pas rater le début de la séance car ils passent un truc que j’adore : les bandes annonces. J’aime bien prendre ces morceaux de films mis bout à bout et imaginer l’histoire du long métrage derrière. Sauf que maintenant, la bande annonce te spoile méchamment le film. Comme dirait le fossoyeur de films “maintenant, aller au cinéma, c’est payer pour voir la version long métrage de la bande annonce”. Et c’est pas faux ! Je me souviens par exemple avoir vu le film Le Saint avec val Kilmer et à un moment, le personnage est censé être mort ou disparu (j’ai un souvenir très diffus de ce film) mais je savais que c’était un leurre. Parce que c’est le héros donc immortel ? Non parce qu’une image de la bande annonce le mettant en scène n’était pas encore passée… Et c’était extrait d’une des dernières scènes du film. Bravo champion.

le-saint-kilmer

Mais parfois, les bandes annonces sont montées de telle façon qu’on te raconte une tout autre histoire. Bonne nouvelle, on me spoile pas le film mais mauvaise nouvelle, ça peut être absolument déceptif. Prenons par exemple les comédies : on peut être sûr que les meilleures vannes seront dans la bande annonce, faut donner envie quand même. La question devient alors : est-ce que le film est à l’avenant où on a eu droit aux seules trois bonnes vannes de l’oeuvre. L’avantage, c’est que si on n’a pas rigolé sur la bande annonce, on peut déjà se passer de voir le film.

Dès la bande annonce, tu sais que tu n'iras pas voir ce film

D’autres fois, tu vois un teaser et là, ton imagination construit une histoire en deux minutes trente et tu veux aller voir ce film… Sauf qu’il n’existe que dans ta tête en fait. Comme par exemple… A la poursuite de demain. Quand j’ai vu la bande annonce pour la première fois, alors que le film s’appelait encore Tomorrowland, j’avais très envie de le voir, d’autant que la grande ville me rappelait follement Esthar de Final Fantasy VIII, jeu auquel j’ai beaucoup joué, juste pour les cinématiques et parce qu’il se finissait beaucoup plus vite que Final Fantasy VII. Et un peu Zanarkand de Final Fantasy X, jeu que je n’ai jamais terminé, tiens… Bref, j’étais motivée pour le voir même si je craignais d’avoir un George Clooney version “je suis venu cachetonner mais j’en ai rien à foutre du film, bisous !”. Puis les distributeurs français ont décidé de lui donner un titre français “À la poursuite de demain”, douchant immédiatement mon enthousiasme. Déjà, est-ce que les gens qui traduisent les titres de films peuvent arrêter de parodier des titres d’autres films ? Genre le “entre amis”, là. Surtout qu’en général, ça n’annonce vraiment rien de bon, ça fait “hé, ce film est une merde mais on a mis un titre proche de celui d’un autre film que vous avez aimé pour vous attirer dans les salles”. 

Ici Esthar

Ici Esthar

Zanarkand

Et là Zanarkand

Magie, magie, Tomorrowland se matérialise sur mon disque dur et un soir de “on fait rien”, on décide de se mater ça avec Victor. Et… Ben pour ce que j’en ai vu parce que je me suis endormie un bon moment, c’est mauvais. Je vais citer Victor qui lit par dessus mon épaule tandis que j’écris cet article “Non mais parle de la scène d’exposition qui te fait croire que la fin du monde est imminente afin de créer un enjeu alors qu’à la fin du film, tu comprends que pas du tout, c’est malhonnête !”. Ce n’est certes pas le sujet mai un peu quand même car il y a une autre chose de malhonnête dans ce film : la bande annonce ! Donc là, je vais spoiler mais le film est nul de toute façon ! En fait, dans le film, l’insupportable héroïne dont j’ai oublié le nom trouve un médaillon qui la fait switcher de son monde actuel (le présent) à cette société futuriste incroyable où elle va prendre une fusée, moment qui constitue l’essentiel de la bande annonce et qui m’avait mis l’eau à la bouche… sauf qu’on apprend au bout de 20 mn de film qu’en fait, ce qu’elle a expérimenté n’était qu’une publicité pour une ville qui n’existera jamais. L’enthousiasme de la jeune insupportable est douché et mon intérêt pour le film envolé.

Et donc là, c'est Tomorrow Land

Et donc là, c’est Tomorrow Land

On a en France un vrai problème avec les bande annonces. Je sais pas bien comment ça se passe à l’étranger mais nous, soit on te raconte tout le film parce qu’on veut t’en mettre plein la vue et que les scènes finales sont généralement plus dantesques que le début (surtout pour les blockbusters) soit on te raconte un truc qui n’a rien à voir parce que les seules scènes cool du film mises bout à bout sont trompeuses… Mais on s’en fout, on veut que tu craches ton billet de 10 pour voir ce film qui, en fait, n’existe pas ou que tu connais déjà. Et encore, quand je dis 10, je parle pour les versions 2D.

wonder-woman

En attendant, je suis toujours à la recherche de ce film d’anticipation avec une ville cool et lumineuse qui me donnerait envie de vivre dans le futur, une belle utopie… Je ne désespère pas ! Mais je me fierai plus aux bande annonces pour choisir un film, par contre. Et je vous mets les cinématiques de Final Fantasy VIII et X car ça me fait plaisir

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Adopteunmec, toujours plus loin dans la classe

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai une espèce de fascination répulsion pour la publicité et plus précisément pour les spots télé. Le secteur dans lequel je ne travaille pas, je reste dans le digital et ma santé mentale est sauve. Je crois. Du moins sur ce point. Autant certains spots me charment, autant certains me donnent envie de jeter des objets sur ma télé. Souhaitant ne pas casser ma télé (et l’objet lancé), je décide donc de prendre ma plume la plus acérée pour vous rédiger une critique acerbe des pubs qui m’énervent. Donc cette semaine : la nouvelle campagne d’adopteunmec.

Premier axe de mon énervement, le plus évident : le racisme latent de toutes ces pubs. Dans les pubs que j’ai vues, nous avons eu droit à un argumentaire vantant les mérites des roux, des barbus, des métisses (pas “noir” mais “métisse”, ce doit être plus politiquement correct) et même les petits sous les traits d’un nain. Ca me file vaguement la nausée, je trouve que le côté “la peau de gorgée de soleil” du Noir, pardon du métisse, est assez débectante. Ah oui, pardon, c’est de l’humour. J’attends avec impatience la pub avec le juif dont le prépuce a été ôté pour une bite plus élégante et plus propre…

Deuxième axe qui découle clairement du premier : le côté incroyablement superficiel des critères de choix. Oui, moi, je veux me taper un Noir parce qu’il a la peau riche en vitamine D, de beaux cheveux et une bouche gourmande. Ben oui, la seule chose qui m’attire chez un homme, ce sont ses qualités physiques, c’est bien connu. Je ne suis pas sans savoir que chaque femme a un type physique de prédilection, moi la première. Certaines filles craquent sur les Noirs, les Roux, les grands ou les petits, ce n’est pas un mal en soi. Sauf que j’ai beau adorer les grands bruns un peu sec, j’ai aussi eu dans ma vie des blonds, des petits et des mecs un peu plus en chair. Un homme est un savoureux alliage de qualités physiques et intellectuelles.

En même temps, je trouve la pub très fidèle au site qu’elle représente. J’avoue que j’ai du mal à rester connectée plus de 10 minutes tant je suis blasée par ce site. Les fiches présentation sont ridicules quant à leur contenu (non, savoir qu’un mec a une voiture et un lit deux places n’est pas un critère de sélection), les gens présents ne correspondent pas vraiment à mon style. Je veux dire le style pseudo kaïra qui pose torse nu devant une piscine, casquette sur la tête, dès le départ, ça me glace un peu. Du creux, du creux, du creux. Alors finalement, le taux de mélanine est un critère de sélection comme un autre, hein…

De plus, je trouve que le “féminisme” (je mets qu’un jeu de guillemets pour la lisibilité mais faudrait en mettre une bonne demi douzaine) du site est plus que gerbant. Reprenons rapidement le concept du site “ce sont les femmes qui ont le pouvoir”. C’est vrai, on donne à des hommes le droit de nous parler ou non. Sauf que si les femmes ont le pouvoir, elles doivent appâter le chaland en détaillant leurs préférences et pratiques sexuelles. Ah ben oui, moi, je me sens au max de ma domination féminine quand je dis que ahah, oui, je pratique la fellation, j’ai des menottes et je mets de jolis dessous. Mais bon, c’est assez typique, on confond “donner le pouvoir aux femmes” et penser que la domination féminine serait un copier/coller des pires travers masculins… Qu’on choisit les mecs sur une enveloppe car c’est bien la seule chose qui nous intéresse et ça nous permet de cocher la liste des “mecs avec qui coucher”. Tiens, moi, il me manque le croate, je file sur adopteunmec !

Et je vous passerai le laïus sur la pseudo hypittude de Lucienne, la vieille dame du Petit journal. J’ai rien contre elle mais je ne comprends pas bien à quoi elle sert dans la pub. Mais on n’est pas à ça près.

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Je n’aurai pas le temps

Dimanche,  alors que je dégustais mon petit pamplemousse devant la télé (mon estomac va finir par faire la tête avec tous les agrumes que je m’avale), je tombe sur une pub qui me parle, sur les premières images. Un monsieur prépare un truc pour un anniversaire, il est un peu tendu. Quand arrive sa femme qui lui dit “Ah, Marc a appelé, il sera un peu en retard” et un petit orchestre apparaît sur son épaule pour fêter le fait qu’il a du temps. Bon, la pub n’est pas super bien foutue et c’est pour un organisme de crédit que je vomis de toute mon âme mais le concept d’avoir le temps me parle, oui.

Je suis la fille qui veut tout faire. Ecrire, tricoter, coudre, fabriquer des bijoux, faire de la photo, aller à la chorale, faire du sport (plongée, salle de gym, just dance sur wii), voir mes amis… Et encore, en ce moment, je suis sage avec les hommes. Bref, c’est la folie furieuse. Au travail aussi, la to do list s’allonge à n’en plus finir. Mais le travail, ça stresse mais ça gère. Je déroule mes tâches au fur et à mesure et si j’ai besoin d’un coup de main, j’appelle à l’aide. Je me prends de sacrés coups de speed mais les choses doivent être faites et le sont.

Dans la vie privée, c’est différent. D’abord, je cours, tout le temps. La source principale de mon stress reste le timing. Exemple dimanche. J’ai rendez-vous au ciné à 15h55 avec Anna pour voir J. Edgar. J’arrive à la gare et là, bim, le prochain train n’est que dans 8 mn. J’avais calculé pour prendre celui de 15h35 mais il a disparu. La ratp/sncf aime me faire des blagounettes. Stress. Je ne serai jamais à 15h55 au cinéma. Finalement, j’y suis arrivée à 16h, j’avais prévenu de mon retard (alors que j’étais quand même la première) mais ça m’a stressée. Alors que la veille, pour mon tea time avec Loxy et Amy, j’étais pile à l’heure donc détendue du string. Donc point essentiel de ce sentiment lancinant que le temps me presse et m’oppresse : les transports et le retard qui en découle. Sans parler de l’extrême lassitude de toujours envoyer ce texto : “pas de train, j’arrive quand je peux”.

Le temps est un tyran. Envie de faire tant de choses en si peu de temps. Lutter contre le sommeil pour faire quelque chose de ma soirée alors même que je n’arrive pas à m’extirper du lit le lendemain. Se dire que demain, oui, demain, on ira s’acheter de la pâte Fimo pour fabriquer des bijoux. Mais on n’a pas le temps. Ni vraiment l’argent, ma banquière n’apprécierait pas mais ce n’est pas le sujet de l’article. Demain, on rangera le coffre qui contient des objets déposés en son ventre il y a trois ans et dont on pourrait se débarrasser. Demain, je prendrai en photo les livres que je ne veux plus pour les vendre et gagner de la place chez moi. Demain, demain, demain. Sauf que demain ressemble à aujourd’hui, trop de choses à faire, pas le temps de tout accomplir.

Le temps m’étrangle. J’en ai marre. C’est sans doute de ma faute, je veux faire trop de choses. Mais comment font les autres ? Genre mon ex qui mène de front son travail, ses cours de théâtre, ses groupes de musique et qui faisait (ou fait encore) de la photo ? M’éparpille-je ? Mais est-ce de ma faute si les gens veulent me voir et que je le leur rends bien ? Si mes journées de travail font 9 à 10h ? Si je me mets des deadlines qui ne servent à rien. Pour ce week-end, j’aurais aimé terminer une écharpe pour le projet de Larcenette (j’en ai déjà faite une, la nouvelle, elle a des torsades) et une petite robe pour bébé Emma. Forcément, je ne pourrai pas mener les deux à temps puisque ce soir, je nage, demain, je pédale avec Anaïs sur nos vélos de salle de sport, jeudi, je dis bye bye à notre petite stagiaire et mes parents arrivent vendredi.

Et on est repartis pour un épisode d’asthme mental.

Du coup, je me dis que c’est pas demain que je vais commencer à apprendre le russe ou reprendre le violoncelle. Entre autres.

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Quand la pub est la pire ennemie de la musique

Je suis une téléauditrice. En gros, la télé, je ne la regarde que peu, je l’écoute plus (quoi qu’écoute, écoute, je devrais plutôt dire entendre mais bon…). Et donc forcément, j’entends les pubs qui se répètent, encore et encore, avec toujours la même musique, vient le moment où j’en viens à détester ladite musique, même celle que j’aimais pourtant au départ.



Pour choisir une bonne musique de film, faut un thème marquant, répétitif, quelque chose qui reste en tête. Contrairement aux reportages (qui soit dit en passant recyclent quand même régulièrement les mêmes thèmes) la pub peut choisir des musiques  à paroles, souvent des chansons étant ou ayant été un succès populaire, à part certaines marques qui trouvent un petit groupe inconnu pour le propulser au sommet comme Levis, par exemple. On récupère le refrain avec l’intro au besoin pour la partie parlée et c’est parti. Ainsi, dès que je vous dis Alice, vous répondez : « houhou ! ». Chanson que j’aimais bien au départ mais qui a fini par me gonfler, même si choisir une chanson qui répète « you’re not the one for me », je trouve ça assez grandiose. Et il me semble avoir entendu « Fuck you » de Lily Allen dans une autre mais je me trompe peut-être, Lily Allen faisant régulièrement la même chanson. Des fois, on a même droit à plusieurs chansons pour une même marque. Alors que le crédit mutuel tourne depuis plusieurs années avec la fille qui chantait le rêve bleu d’Aladin, le crédit agricole change à chaque pub, laissant ses conseillers faire un mauvais playback sur des chansons ultra connues, sans doute un hommage foireux à On connaît la chanson. Quand je dis hommage, je veux dire « ça a super trop bien marché pour ce film, on le reprend, on ne pourra pas se planter ». Mouais, mouais, mouais…


Encore que quand le pubeux se contente de reprendre la chanson originale, on évite le pire. Le pire ? Alors il y a deux catégories de pire. En un les reprises de chansons connues par d’obscurs groupes ou chanteurs globalement mauvais. C’est particulièrement le cas pour des pubs Eaux jeunes, je me souviens d’une reprise agaçante de Gloria, il y en a eu tant d’autres depuis, je ne m’en souviens même pas. Mais bon sang, pourquoi ces mauvaises reprises ? J’aime les reprises, globalement, je suis une fana des playlists de Paris Dernière mais là, non, ça fait un peu groupe de lycéens qui font leur première scène à la fête de l’école. Plus qu’une reprise, je préfère parler d’une copie tirée sur une photocopieuse plus vieille que moi.



Mais le pire du pire du pire, ce sont les chansons créées spécialement pour l’occasion, un peu comme en radio. Par exemple, on carglass répare carglass remplace qui a fait le saut radio/télé sans se casser le cul : on reprend le même texte, la même chanson insupportable, on colle un gogol et une nana extatique et voilà. D’ailleurs, vous avez remarqué qu’ils ont remplacé Olivier depuis quelques temps ? Mais il faut bien comprendre quelque chose : les chanteurs de pubs sont les plus mauvais du monde ou à peu près. Je vous ai déjà parlé de ma haine viscérale des pubs Velouté et de leur ritournelle insupportable, je n’achèterai pas ses yaourts tant qu’ils continueront (de toute façon, je préfère les Gervitas). Mais là, je crois que j’ai trouvé pire. Si, si. Une pub qui me rend hystérique dès qu’elle passe et qui me reste en tête tout le lendemain, j’ai bien nommé l’inaudible « Ange ou démon » avec une chanteuse au vilain filet qui me rappelle mes premiers cours de violoncelle, quand je devais travailler sur la corde du la que je n’aimais pas. Moi, j’aimais le do, plus puissant. Bref, je ne sais pas qui est la demoiselle à la voix de crécelle mais c’est affreux. De toute façon, toute cette pub est ratée, cheap… Pauvre Uma Thurman.



Mais le pire, dans tout ça, c’est que je suis un peu trop fan des pubs pour les zapper systématiquement… « Je suis ange ou démon et c’est là mon secreeeeeet ! »

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Welcome à TGGP

Je suis officiellement salariée à TGGP (très grand groupe de presse pour les nouveaux arrivants) depuis fin octobre. Déjà 9 mois et je ne vois toujours pas le temps passer. Même si la lune de miel est terminée et qu’il y a des jours plus sans qu’avec, globalement, tout va bien. Au bout de ces 9 mois, j’ai eu donc droit au séminaire d’intégration. Mais quand ma sœur fait le sien en Tunisie, moi, je le fais au siège de TGGP en petite couronne, juste à côté de chez moi. Côté exotisme, on repassera.

Etaient conviés les employés engagés au 2e semestre 2007 dans les branches publicité et numérique. Dès le départ, on perd donc Simon embauché avant. Avec Ioulia, on se tâte et on finit par accepter vu que nos copains y vont. On ne se voit plus trop souvent depuis que mon service est parti sur un autre site (enfin, on se fait un déj une fois par semaine quand même) donc l’occasion était trop belle. Mercredi, je me lève à l’aube de l’hiver (c’est-à-dire qu’en hiver, à cette heure là, il fait encore nuit, c’est pour faire un peu ma
Cosette), je me prépare et pars, pas super en avance. J’arrive en vue de l’arrêt de bus et le bus est déjà là. Je dois traverser une grande avenue fréquentée. Un, deux trois, je pique un sprint. La chauffeuse me voit et rouvre les portes. A Toulouse, les chauffeurs attendaient rarement les coureurs, la RATP, c’est pas tous des vilains. Je note au passage qu’il est beaucoup plus facile de courir 100 mètres à plat que 50 en pente. Même pas essoufflée.

Arrivée à TGGP, je retrouve Ioulia, Scarlett et Louise. Oh super, du café ! Je me prends une grosse tasse (contrairement aux autres), ce qui me fait passer pour la caféïnomane de service. Un de nos collègues qui s’appelle Guillaume à qui j’ai parlé une demi-douzaine de fois arrive à notre table, salue les gens et me regarde : « on ne se connaît pas… ». Pan, dans ma gueule. « Heu ben si, on travaille sur ce site là ensemble, je suis la troisième du bureau avec Ioulia et Simon.

– Ah… Mais c’est parce que t’es dans l’ombre et que je suis pas physionomiste ».

Tiens, je viens de perdre mon ego, elle commence bien cette journée.

C’est parti pour le séminaire. Au menu : 4h de blabla avec une pause au bout de 2 heures. Plusieurs DG de la boîte (dont le nôtre) viennent présenter leur secteur. L’idée de la réunion est de nous présenter les secteurs d’activité de la boîte, des fois qu’on ait envie de bouger. Pas de chance, la branche qui m’intéresse n’a pas droit à un discours même si le responsable fait un peu le maître de cérémonie. Boss ultime fait un discours puis on nous présente les branches télé, radio, pub, numérique… A côté de moi, Louise, enceinte de 5 mois qui se caresse le ventre dès qu’on nous passe des vidéos avec de la musique forte car sa petite s’agite. J’ai été passablement traumatisée par le volet « je suis à côté d’une femme enceinte » mais je suis rassurée : elle m’a appris qu’on pouvait quand même boire du café pendant la grossesse mais juste un peu. Ouais, j’ai des questions essentielles.

2h de blabla, retour au buffet pour un deuxième gros café car je sens que je vais défaillir, je mange aussi des petits viennoiseries. Je suis parée pour affronter la suite. C’est reparti pour un tour. Les intervenants se succèdent, je lâche un peu. A un moment, il commence à se passer des trucs bizarres sur scène et tout à coup, je suis plus là… Oh non, j’ai fermé les yeux ! J’aligne les micro siestes mais je suis pas la seule, Louise aussi. Sauf qu’on se fait remarquer par le responsable de la comm interne (service que je vise pour dans 2 ans) et Louise, elle, elle est enceinte alors que moi, pas du tout. Est-ce que le fait que mes règles arrivent justifient un assoupissement pendant un séminaire ?

Enfin, après 4 heures de docile écoute, nous sommes récompensés par un déjeuner. Toute la bande (ceux cités au dessus plus Joy, Lena, Pauline, Philippe et une fille que je connais pas) se retrouve à la même table avec une RH qui anime le déjeuner. Pendant qu’on se pète le bide (ils se sont pas moqués de nous, il me faut du riz noir), elle nous parle un peu de mobilité interne, on lui expose les problèmes qu’on rencontre genre le bureau de la stagiaire commandé il y a deux mois et demi et toujours pas arrivé, l’abonnement aux magazines que j’ai demandé à mon arrivée et que j’ai jamais reçus, ce genre de choses.

Bilan : une matinée, c’est un peu trop dense et surtout, on est forcément restés entre nous, aucune « activité » ne favorisant les mélanges. Alors qu’on serait allés en Tunisie, il y aurait eu plein de mélanges.

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Les lofteurs vs les bloggeurs

Là, de prime abord, ce titre est effrayant, inquiétant et surréaliste mais oui, je te confirme, il y a un lien entre les lofteurs et autres « stars » et les bloggeurs, du moins ceux qui s’affirment influents. Je ne vais pas me défouler sur cette notion aujourd’hui, ce n’est pas trop le sujet, quoi que…

Alors, quel est donc le point commun entre ces deux entités. Bon, déjà, il y a le fait qu’on ne connaît jamais vraiment leur vrai nom. Par exemple, il y a Loana du loft et Nina des vingtenaires, des gens qu’on appelle par leur pseudo mais dont personne ne connaît le vrai nom, finalement. Mais en fait, ce n’est pas tant ça le point commun que je voulais évoquer parce que ça ne ferait pas un article à part entière mais plutôt le phénomène de « je suis célèbre… dans ma tête ». J’ai eu l’occasion de croiser un lofteur dans une soirée,
j’en avais parlé à  l’époque, celui qui fornique dans une piscine et le mec se sentait plus péter. Se rend-il qu’il est juste un gros naze dont plus personne ne se souvient ou presque ? Que si on ne m’avait pas dit « hé, c’est machin », je me serais dit au mieux « tiens mais ce mec me dit quelque chose, j’ai dû le croiser quelque part » mais pas plus.

Et bien le bloggeur « influent », c’est pareil. Au départ, le blog était un petit espace de parole avec une personne qui écrit pour raconter sa vie, se créer une vitrine professionnelle, etc. Aujourd’hui, pour pas mal, le but est de choper des cadeaux à la louche, être invité aux soirées ultra VIP, jouer à mort le racolage et le « buzz » pour attirer le visiteur, tout ça, tout ça. Le bloggeur, comme le lofteur, se pense important et célèbre et que même qu’il a le pouvoir de dégommer une marque, un film ou une personne. Par exemple, si moi, je te dis qu’un film est nul, forcément, tu vas me croire et ne pas y aller. Mais si je te dis qu’un film est bien, tu vas y aller. C’est pour ça que je trouve normal que les marques me brossent dans le sens du poil et que si elles font un faux pas, je vais les assassiner car j’ai le pouvoir.

Ce que j’aime surtout, c’est la sensation d’être célèbre. Les blogs les plus lus font en moyenne 10 000 visiteurs uniques par jour donc un certain pourcentage vient de google. En gros, il arrive régulièrement que des gens lisent votre blog sans savoir qui vous êtes et sans forcément lire ce que vous avez dit en dehors de l’article qui les intéressait. Alors c’est sûr que si je dis que l’appareil photo XY est tout pourri et que je suis bien placée sur google, le consommateur qui hésite à l’acheter tombera sur mon avis en premier ou pas loin. Mais
s’il se contente de mon avis sans en consulter d’autres, il n’est pas bien malin.

Mais le must, quand même, ce sont les guerres entre bloggeurs. C’est un peu à qui tapera le plus fort, à qui va virtuellement assassiner qui… Alors nous sommes supposés lire tout le monde sinon tu ne comprends pas les piques limite private jokes qui font rire tous les commentateurs sauf toi car tu ne comprends pas qui est visé par « j’aime toutes les tortues sauf celles qui sont attirées par le turquoise alors que ça leur va pas du tout ». C’est comme les guéguerres des lofteurs et assimilés qui essayaient de se discréditer les uns
les autres pour gagner sauf que le bloggeur, il ne gagne rien. Au mieux, il fait baisser les stats de sa cible mais en général, c’est l’effet inverse que cela produit. En gros, le bloggeur met en scène ses disputes en espérant que ça va fasciner tout le monde car tu comprends, il est une célébrité, on aime quand ça saigne.

Mais surtout le bloggeur est un peu un ringard comme les lofteurs. Parce qu’il veut tellement exister qu’il y a de quoi se moquer de lui, de ses crises existentielles parce qu’il n’a pas été invité à telle ou telle soirée ou parce que telle marque l’a snobée, sa volonté de soigner la forme plus que le fond, parler du dernier album de Madonna juste parce que ça va ramener du clic alors qu’il déteste Madonna. Les outils marketings, les tuyaux, on finit toujours par les connaître, c’est pas si compliqué. Mais vendre son âme pour une notoriété fantasmée, ce n’est pas forcément mieux que de se faire filmer toute la journée pour une émission de téléréalité. Surtout que sorti du milieu des bloggeurs, nous ne sommes plus personne. D’ailleurs, si tu n’évolue pas dans le milieu pub-market-comm voire journalisme parisien, c’est à peu près certain que quand tu commences ta phrase par « j’ai déjeuné avec tel bloggeur la semaine dernière et tout », on ne sache pas du tout de qui tu parles.

PS : Un autre article sur le sujet que j’ai bien aimé

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Mon propre patron

(Article écrit il y a donc un an, il me semble que je parle d’un magazine qui n’existe plus, en fait…)

 Il y a un an, j’étais donc une chômeuse, pour ceux qui seraient pas au courant. Alors ce qui est bien dans ce cas-là, c’est que tout le monde vous regarde d’un air navré, un
peu gêné. Cancéreux en phase terminale ou chômeur, même panier. Mais ce qui est bien, c’est que chômeur, on peut toujours guérir et tout le monde va vous dire comment. Bon, c’est gentil mais oui, des CV, j’en ai envoyés (tu me prends pour une idiote ou quoi ?). Oui, je lis les annonces (tu me prends pour une idiote ou quoi ?). Mais la suggestion qui m’agace le plus, c’est sans nul doute : « et pourquoi tu crées pas ton propre journal ? ». Ah ben oui, et moi qui ne savais pas quoi faire des lingots d’or cachés sous mon lit, ça tombe
bien !


Quand on regarde mon CV, on peut constater que j’étais certes assez expérimentée pour mon âge… Mais assez expérimentée ne veut pas dire que je peux créer mon journal demain. Moi, je sais écrire. Mais je ne sais pas gérer un budget (je suis à découvert presque tous les mois), je bidouille en comm, je peux manager une équipe mais une petite équipe. Je n’y connais rien en matière de publicité ou de distribution, je n’ai aucune idée du prix d’un journal, d’une page de pub, du nombre de salariés à embaucher pour un journal lambda, sans parler des frais d’impression. Et puis j’ai pas les moyens de faire des études de marché vraiment poussées.

Pourtant, des idées de journaux, j’en ai. Mais bon, je suis un peu une usine à idées, ça ne veut pas dire qu’elles soient bonnes. Ma première idée, c’était de faire un journal
d’éditoriaux de droite ET de gauche. Partant du constat que les gens ne lisent qu’un quotidien (de droite ou de gauche, aucun journal n’est apolitique, soyons sérieux !), offrons-leur deux lectures de l’actualité. Parce que là, selon que vous lisez le Figaro ou Libé, vous n’aurez pas les mêmes articles. Cet été, je faisais des revues de presse et c’était marrant la différence de traitement, notamment sur le CPE. Donc mon journal proposerait des analyses de l’actu par des éditorialistes de droite et de gauche, histoire de travailler l’esprit critique !

Sinon, j’avais eu une idée de journal féminin axé culture et actualité. Comme toutes les femmes, je lis la presse féminine, je ne m’en cache absolument pas. Mais des fois, je suis
un peu agacée par le manque d’article d’actualité ou de culture approfondie. Les femmes ne sont pas des idiotes, elles lisent aussi le Nouvel Obs ou L’Express. Pourquoi n’aurait-on pas droit à un deux en un ? Y a des féminins qui tendent vers ça, genre Jasmin. Sauf que Jasmin, il s’adresse aux trentenaires +, moi, je n’y suis pas encore. J’ai envie d’un journal qui me parle de futilités, d’articles psycho-socio à base de « faites votre propre bonheur » ou je ne sais mais qui me parle aussi du Darfour ou de la situation des femmes au Kirghizstan. Déjà, rien que la condition des femmes dans le monde, on pourrait en faire un mag à part entière. Mais bon, c’est vrai que ça peut choquer de lire un article sur les femmes traitées comme des moins que rien et ensuite, un article où on nous présente des sacs à 1500 euros. Peut-être que des études de marché démontreraient que les femmes préfèrent dissocier lecture plaisir et lecture culture, je ne sais pas… Comme quoi, mon idée de génie est peut-être une idée totalement stupide.

Bref, créer un journal, ce n’est pas un jeu ! Alors le prochain qui me sort cet argument, je lui demande de me faire une présentation détaillée d’un journal qu’il créerait, avec concept général, sommaire prévisionnel, public visé, argument ventes, annonceurs potentiellement intéressés… Ca le calmera.

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Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)

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