Histoire d’O de Pauline Réage

Après la lecture de l’effroyable After d’Anna Todd, j’avais envie de me plonger dans un vrai roman érotique, pour démontrer que l’on peut raconter une histoire torride… Sauf qu’en fait, ce que je ne savais pas, c’est que finalement, Histoire d’O n’est pas tant un roman érotique qu’un roman psychologique.

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On va passer rapidement sur l’histoire : O est amenée par son amant dans un château à Roissy où elle va être dressée, devenant un objet de soumission pour les hommes. Puis cet amant va ensuite la céder à son demi-frère, sir Stephen, qui va l’amener toujours plus loin sur le chemin de la soumission.

1975 --- French actresses Corinne Clery and Christiane Minazzoli on the set of Histoire d'O (The Story of O) written and directed by Just Jaeckin. --- Image by © Georges Pierre/Sygma/Corbis

Arrêtons-nous d’abord sur la dimension érotico-sexuelle du roman. Si les faits sont torrides, l’écriture reste étonnamment prude, au point que je n’ai jamais trouvé ça excitant. D’abord parce qu’il n’y a pas de détails : le temps que je comprenne qu’il y avait du sexe, la scène était finie et on se retrouvait dans les introspections de O. Par ailleurs, le vocabulaire reste très soft et j’ai parfois eu du mal à bien saisir de quoi on parlait. Par exemple, je n’avais pas réalisé jusqu’à la lecture d’Histoire d’O que le sexe “entre les reins”, ça veut dire sodomie (et évidemment, nous repensons tous à Je t’aime, moi non plus de Gainsbourg). A un moment, O se fait percer “le bas du ventre”, j’ai mis du temps à comprendre qu’il s’agissait en fait de ses grandes lèvres (mais je voyais pas trop le truc du piercing au ventre). Cette petite pudeur crée un décalage assez fort entre ce qu’il se passe et ce qui est écrit. On va y revenir après.

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Deuxième point : la soumission ou le manque total de caractère d’O qui m’a un peu saoulée au départ “alors je me promène avec mon plan cul et hop, il m’amène dans un château où je subis un gang bang dès le premier soir sans mon consentement mais ça va, finalement, je l’aime, ça passe”. Par la suite, O se fera donc piercer et marquer au fer rouge sans qu’on lui demande son avis puis finit prostituée contre son gré au Château. Alors ceux qui errent sur ces pages savent à quel point ça me rend hystérique les histoires “d’amour” où la fille tombe dans les pattes d’un pervers manipulateur (au hasard : After) ou que le mec fait moyennement attention à son consentement (Beautiful Bastard) mais qu’on nous fait croire que c’est ça l’amour, le vrai. Donc là, je dois être en triple salto arrière tellement je suis énervée. Mais non… car lire Histoire d’O sans le contexte d’écriture fait passer à côté de la compréhension de l’oeuvre.

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Ce roman n’aurait jamais dû être publié, il n’a du moins pas été écrit pour ça. “Pauline Réage” (en vrai Dominique Aury) a écrit ce roman uniquement pour exciter son amant au départ. Histoire d’O n’est pas une ode à la soumission et à l’abandon féminin mais une tentative (réussie) de prouver à son amant qu’elle était capable d’imaginer une histoire particulièrement salace et perverse. A partir de là, elle n’avait aucune raison de censurer ses ardeurs, pouvant livrer son héroïne aux mains expertes de sadiens expérimentés qui vont la violer, jusqu’à qu’elle finisse par prendre du plaisir à ses pratiques et tombe même amoureuse de ses dominateurs. Cette clé est essentielle pour comprendre le pourquoi du roman mais qui explique aussi un peu la “pudeur” du vocabulaire évoqué plus haut : Réage réalise ici un exercice, ce n’est pas du tout son style d’écriture habituel et elle cherche à choquer et bouleverser son amant… tout en, selon moi, s’autocensurant inconsciemment en n’utilisant pas un vocabulaire trop cru.

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Mais finalement, Histoire d’O n’est pas tellement un roman érotique pour moi, ni un roman d’amour mais un roman psychologique suivant les histoire d’une femme qui repousse de plus en plus loin ses limites et s’abandonne dans la soumission.

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Non mais moi, je suis pas féministe

Entre deux dossiers, j’ai l’habitude de fureter sur Twitter histoire de me mettre un ou deux articles sous la dent avant de reprendre mes activités professionnelles. Je vois défiler du tout à et du n’importe quoi. Parmi les divers sujets qui agitent ma timeline : le féminisme. Sans doute ai-je dessiné un pool de comptes Twitter à suivre particulièrement au fait sur le sujet. Quoi qu’il en soit, je vois passer pas mal de propos sur le harcèlement de rue, la lutte féministe mais aussi les « non féministes ».
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Récemment, je suis tombée sur le tumblr « Je n’ai pas besoin du féminisme (quoique…) » que j’ai trouvé intéressant car plein de dérision. Ce que je n’avais pas capté de suite, c’est qu’il s’agissait d’un pastiche d’un tumblr américain où des femmes expliquent qu’elles considèrent qu’elles n’ont pas besoin du féminisme. Ah ? Oui parce que tu comprends, elles aiment bien cuisiner des petits plats pour leurs amoureux. Heu ? Pardon ? Je vous laisse découvrir la bien jolie critique de Muriel Douru sur le sujet.
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Tout ça m’interpelle un peu. Passons sur l’histoire du dîner concocté pour son amoureux, je n’ai jamais vu de lutte féministe imposant à la femme de quitter ses fourneaux. Si tu aimes cuisiner, fais toi plaisir. Mais comprends que tu ne dois pas cuisiner d’abord parce que tu es une femme. La nécessité d’équilibrer les tâches ménagères n’interdit pas de préparer un bon repas « pour faire plaisir », simplement qu’il est préoccupant de constater qu’en 2014, les femmes passent nettement plus de temps à réaliser des tâches ménagères que les autres.
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Parfois, j’ai la sensation que la phrase « je ne suis pas féministe » permet de se donner une certaine légitimité dans un débat ou plutôt éviter qu’on utilise cet « argument » pour nous rabaisser le clapet. Si je m’indigne de l’inégalité des salaires, de la perpétuelle objectivation de la femme, de son enfermement dans le rôle de la potiche, de la nécessité d’être une parfaite mère, femme au foyer… Sans parler bien sûr de la soumission totale de la femme dans certains pays, l’impossibilité d’accéder à l’éducation, l’excision… Mais bon, si je m’énerve sur ces sujets, c’est bien parce que je suis féministe. Donc mon avis ne compte pas, je suis intoxiquée par cette propagande hystérique. Ah ben, en voilà un contre argument imparable. Oui parce que nous, les femmes, on reste quand même très connes donc on répète bêêetement ce qu’on nous a dit de dire, hein. Bien sûr.
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Pourtant, pour moi, être féministe, c’est juste faire preuve de bon sens. Et se préoccuper de la question ne signifie pas que l’on dit amen à tout. Etre féministe, c’est comme être de droite ou de gauche, ça ne veut pas dire grand chose dans l’absolu. Les combats sont pluriels, les causes diverses et les oppositions entre les différents groupes féministes régulières. Parfois, ça permet un réel débat intéressant, d’autres fois, ce sont des querelles un peu ridicules. Les féministes ne sont pas un bloc monolithe que tu prends intégralement ou que tu rejettes. Pour ma part, je suis agacée par les Femen dont je ne comprends jamais bien les actions, je suis parfois lassée par les débats trop houleux sur la prostitution où on se jette à la figure les témoignages des prostituées comme arguments ou certaines querelles de clocher qui peuvent effrayer, je le comprends. Mais peut-on réellement ne pas être féministe ? Peut-on réellement trouver normal les inégalités hommes-femmes, le harcèlement de rue, le jugement porté sur nous dès qu’on ne se comporte pas comme la société l’impose, les discussions sur notre utérus comme s’il ne nous appartenait pas ?
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Alors sache que tu as le droit d’être féministe sans pour autant être fan des Femen, d’Isabelle Alonso, d’apprécier OLF la plupart du temps mais ne pas être d’accord sur tout. Tu as le droit d’être féministe et de porter les fringues que tu veux. Tu as le droit d’être féministe et de cuisiner un petit plat plein d’amour à ton mec parce que ça te fait plaisir. Tu as le droit d’être féministe sans penser que c’est un gros mot. Incroyable, non ?

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Patong, le temple du vice thaïlandais

On associe souvent la Thaïlande à un pays très favorable au tourisme sexuel. Peu importe ce que tu as envie de te taper, sur place, tu as, il te suffit de sortir la monnaie. Dans ma petite tête, j’imaginais que ce marché de la luxure se faisait dans des quartiers interlopes, loin de la lumière des quartiers touristiques. Oui, je sais, je suis naïve.

Premier soir, on dîne et on nous propose d’aller à Patong le lendemain. Anaïs et moi sommes enthousiastes, prêtes à accepter toutes les excursions du moment que ça nous fait “voir du pays” (parce que dans l’hôtel, on voit pas grand chose). Le samedi soir, nous voici donc 6 à filer vers Patong : Anaïs et moi, donc, Marine brune et Jeff, Matteo et Fabrice. Déjà, ambiance, notre guide (qui ne fait que nous laisser là-bas sans se joindre à nous) nous répète à plusieurs reprises, à Anaïs et moi, de pas rester seules. Youhou… On y retournera tous le samedi suivant.

Il nous laisse à l’entrée d’une rue piétonne et de suite, ton corps part en vrille : tu perds 3 dizièmes à chaque oeil et la moitié de ton audition entre les néons aveuglants et la musique techno-dance à fond les ballons. Du bruit, de la fureur, la chaleur moite, la foule qui monte et descend, des Thaï qui te sautent dessus tous les deux mètres pour te proposer des shows à caractère sexuels ou les merdasses clignotantes que tu envoies en l’air, les mêmes qu’à Paris sur le Trocadéro ou devant le Sacré Coeur.

D’abord, tu ris de l’ambiance kitsch du lieu, de ces immenses bâtisses parées de néons et de sculptures en tuc, tu ne vois que les trucs pour gentils touristes comme la fish pédicure, tentée par Marine brune et Céline (certainement pas par moi, du fait de ma podophobie), les jeux étranges qui fleurent au coin des bars comme le bon vieux puissance 4 ou ces énormes troncs d’arbre sur lesquels on plante des clous. Comme à Fort Boyard, oui. Tu passes devant des bars où des groupes Thaï chantent, pas toujours juste, voire même carrément faux, du Shakira ou du Metallica. Tu découvres même un petit autel bouddhiste, la longue file des Tuk tuk.

Et puis le stupre commence à te piquer les narines. Tu comprends que la bouillie verbale que te servent tous les Thaï qui t’abordent dans la rue signifie “ping pong show”. Si tu as vu Priscilla Folle du désert et/ou le film South Park, tu sais de quoi je parle. Pour les autres, ce spectacle d’un rare raffinement consiste à se placer des balles dans le vagin et les expulser en le contractant. D’après un de mes encadrants de plongée (à Paris), il y a des spectacles à base de sarbacane dans le vagin qui éteignent des bougies ou des poissons vivants enfilés là-dedans et qui sont expulsés dans un bocal.

Puis tu vois les femmes, partout, qui se dandinent autour de barres de pole dance devant des écrans géants diffusant du foot ou seules dans des vitrines. Poses suggestives, elles se jettent sur tout Occidental s’aventurant près d’elles. Puis tu vois les autres, celles qui racolent dans la rue et ont l’air d’avoir 15 ans. Sans doute ont-elles réellement cet âge là d’ailleurs. Pendant que je bois mon cocktail trop sucré, je vois les va et vient, cette jeune prostituée qui semble flirter avec un Occidental, un badinage amoureux comme on en voit tant mais tu sais que ce n’est pas ça, elle rejette finalement le gars : il ne proposait pas assez. Elle partira avec un autre, l’entraînant avec assurance vers un lieu plus intime. A côté, une autre passe au bureau de change, elle a dû être payée en euros, roubles ou dollars australiens. Dans la rue, tu ne vois plus que ces prostituées, femmes ou hommes grimés en femmes, les fameux lady boys. Tu vois aussi une foule de jeunes Occidentaux complètement défoncés, certains flottant au bord du coma éthylique. Le malaise commence à devenir palpable. Et là, un gamin de 7-8 ans vient de proposer des conneries qui clignotent.

Au loin, tu vois ce qui semble être des flics. Alors tout ceci est normal, légal. Les gamines de 15 ans qui tapinent ont un air prétentieux, un gras chauve d’une cinquantaine d’années fend la foule avec une certaine agressivité en traînant derrière lui une de ces ados qu’on se paye pour quelques baths. Les clients sont de tout âge et de toute nationalité. Un peu comme la fish pedicure, la pute thaïlandaise semble un incontournable.

Le lendemain, alors que nous faisions un tour dans le vieux Phuket avec notre responsable, je lui dis que je trouve ce tour intéressant, que j’ai l’impression de voir enfin la Thaïlande. Et il me répond : “oui, je veux montrer aux gens que la Thaïlande, c’est pas que l’alcool et les putes”. Je suis pas sûre que ce soit clair pour tout le monde. Bref, Patong, c’est à voir juste pour comprendre que oui, ça existe et que même en étant ouvert d’esprit, ça met franchement mal à l’aise. A la fin, t’as juste envie de partir de là, de ne plus être la complice passive de ce bordel. Tu jettes un dernier coup d’oeil à la fille qui danse mollement dans sa vitrine. Et tu prends dans la gueule tout ce tourisme que tu exècres mais auquel tu as participé. Même si à Patong, t’es pas obligé d’aller dans un bar aux filles qui dansent ou de te payer une ado…

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Les mystères de l’amour : Hélène et les garçons reloaded

Vous connaissez mon merveilleux penchant pour la merdophagie avec, en tête de rayon, les séries AB et plus précisément Hélène et les garçons et ses suites car les autres séries sont quand même assez fatigantes même pour moi. Donc j’attendais avec “impatience” (tout est relatif, j’ai quand même des choses beaucoup plus intéressantes dans ma vie) le nouvel opus : les mystères de l’amour.

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 Dans la dernière saison des Vacances de l’amour, tout le monde vivait sur Love Island et tous les anciens couples s’étaient reformés dans un final à vomir tant il était sucré. On les retrouve 5 ans plus tard, noyés dans une crise de la pré quarantaine. José et Bénédicte sont propriétaire d’un restaurant sur l’Ile de la Jatte (je suppose qu’ils ont dû toucher un énorme héritage au vu du prix du mètre carré sur l’Ile), Nicolas est devenu photographe et vit sur une péniche, Christian musicien raté et alcoolique, Lalie journaliste people… Bon, bref, comme d’hab, ils ont passé leur post adolescence à sécher les cours à la fac mais ils ont tous des carrières très…hétéroclites on va dire. Après tout, faut voir, peut-être que sur un coup de bol, je peux aussi devenir photographe sur péniche demain, j’ai déjà deux appareils photos alors hein… On nous donne quelques nouveaux aussi : Angèle, l’adorable, cucul et terriblement neuneu copine de Christian qui se pâme d’amour pour lui et lui pardonne toujours tout. Même quand elle le trouve évanoui par terre parce qu’il s’est foutu une cuite, elle fait “oh mais Christian je t’aime!”. Notons cependant qu’Angèle a une peau sublime. Puis y a Ingrid, la nouvelle copine de Nicolas qui parle avec son nez pour faire femme de pouvoir et qui tient un club un peu coquin où les serveuses sont peu vêtues mais c’est tout ce qu’on a noté de sexy dans ledit club (où travaille Angèle pour donner des sous à Christian). Enfin, y a de la prostitution aussi Mais vu qu’Ingrid est jouée par la nana qui a toujours joué les salopes dans l’univers AB, on se doute qu’elle n’est pas toute innocente.

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Bref, ça repart sur le retour de Jeanne que tout le monde croyait morte dans un accident d’avion. Mais comme toujours, Jeanne est toujours poursuivie par des méchants, en cavale car elle s’est échappée de prison parce qu’on l’accuse d’avoir tué son demi-frère mais c’est trop pas vrai. Bon, du coup, une partie de l’intrigue tourne autour de la cavale de Jeanne et des vilains Colombiens qui veulent la tuer et enlèvent tout le monde (Olga enceinte jusqu’aux yeux qui dégage dès le 3e épisode d’ailleurs et ne revient à la fin que pour se taper un jeunot, elle ne servait qu’à ça puis Ingrid qui passe du coup son temps à baiser avec le méchant Colombien en simulant des viols). Parallèlement à ça, y a des histoires de coeur un peu chiantes avec Christian-Angèle qui n’est qu’un éternel “oh Angèle, je suis trop bien pour toi, je te mérite pas. – Mais si Christian – Mais pourquoi es-tu si adorable ? – Mais parce que je t’aiiiiiiiime”. On dit toujours beaucoup je t’aime, Bénédicte roule une pelle à un petit jeune absolument insupportable à mon avis, ils se disent de suite “je t’aime”. La chance. Nous avons aussi la crise José-Bénédicte, rien de très neuf, ils se trompent, ils s’engueulent.

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Globalement, je suis dubitative. Très. D’abord, ça fait un peu mal de voir certains acteurs s’être pris un coup de vieux. Nicolas vire bedonnant (mais pourquoi a-t-il passé le premier épisode à se balader torse nu ?), Eve Watson semble avoir abusé de la cortisone. José par contre devient de plus en plus charmant (enfin, l’acteur, son personnage reste toujours aussi creux à base de “je suis un con, je vais me rattraper et faire un bébé à Béné”), Bénédicte a trouvé la fontaine de jouvence et Lalie est devenue sacrément charmante. Mais bon, la pré-quarantaine, c’est moche au pays d’AB : Bénédicte ne parle que de sa future ménopause, José se teint les cheveux, les jeunes de 25 ans sont méchants et tous les mecs de la bande sont alcooliques même si seul Christian le reconnaît. Non parce que les ¾ des scènes tournent autour d’un verre partagé entre potes. “Tiens, allez, une petite dernière”. Ils doivent écluser une bouteille chacun par soir, tout va bien.


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Puis l’histoire est mal ficelée, y a de gros problèmes de temps. Y a une journée qui n’en finit jamais, c’est le matin, le soir, l’après-midi, le soir, le matin, l’après midi, on ne sait plus où on en est, surtout que Béné dresse trois fois les tables pour le service du soir. En même temps, Béné passe l’essentiel de la série à mettre la table et à baiser avec son petit jeune. A ce sujet, jamais nous n’avons autant senti les premières amours d’Azoulay : l’écriture de films érotiques. On caresse du doigt le thème de la bisexualité (toujours entre femmes, faut pas déconner non plus) : Ingrid embrasse Angèle et on apprend qu’elle couche avec ses employées. D’ailleurs, on a droit à une scène hallucinante où Ingrid se fait masser par une de ses filles “mmm, vas-y, plus fort, plus bas, c’est bon, mmmm!”. Employées qui au passage se prostituent et couchent aussi gratos avec le mec d’Ingrid si elle leur demande.. Lalie et Jimmy (oh le couple improbable) caressent du doigt le sado masochisme mais s’arrêtent aux menottes. Seuls Nicolas et Jeanne semblent se faire chier au lit et Hélène qui, comme d’hab, n’a pas de sexe.
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 Une saison 2 est en route, elle sera plus romancée et moins polar et surtout moins sexuée, les gens ont été un peu choqués (??). En fait, je crois qu’on touche là le vrai problème de la série : on ne sait pas ce que c’est. On passe d’une scène avec drogue et flingues à une scène neuneu où on se dit je t’aime avant de voir une femme prendre son pied lors d’un massage. Une bluette érotico-policière, c’est un hybride un peu trop mutant pour être honnête.
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Bilan de cette année 2011

Par Laurent

2011 restera dans les annales pour bien des raisons. Dans cette année pré-présidentielle, de l’inattendue et des célébrités au summum de leurs arts, petite rétrospective de ce qu’il faut retenir de cette année 2011 :

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28 mars 2011 : Apres la démission du premier ministre François Fillon pour cause de dépression, Roselyne Bachelot, fut nommée pour prendre sa succession à l’hôtel de Matignon, une première depuis Edith Cresson. En vue des élections à venir, elle fut sommée par Nicolas Sarkozy de trouver des mesures phares afin de réduire le déficit de la sécurité sociale
et de lutter contre le chômage.

Elle réussit en moins de 3 mois à diviser le chômage par 2 et rendre le bilan 2011 excédentaire.

En effet, elle eu l’idée fantastique non seulement de rendre légale la prostitution, mais de l’organiser par le ministère de la santé. Ainsi les médecins traitants furent habilités à prescrire des massages récréatifs. Pole emploi recruta 1.2 millions de chômeuses afin de dispenser ces massages au tarif conventionné de 97€ l’acte, imposé à 40% par l’état. Comme elle l’avait fait pour la campagne de vaccination, Roselyne Bachelot s’est mise en action devant les cameras pour prouver les bienfaits de sa réforme.

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21 avril 2011 : Ce fut un choc dans le monde occidental quand 8 adolescents allemands ont déposés plainte à l’encontre de Benoit 16 pour attouchement. Les faits remonteraient à l’époque ou Joseph Reitzeiger n’était encore que cardinal de Munich, et le jeune Ulrich bouleversa toute l’Italie en témoignant à la télévision de comment le pape l’avait obligé à
astiquer son crucifix. La police rattrapa Benoit 16 quelques heures plus tard essayant de s’échapper à bord de sa mercedes immatriculé conception. Face à la menace de dissolution de l’église faite par de nombreux états et en prévention de nouveaux dérapages, le nouveau pape fut contraint de mettre en place au sein l’église catholique 20 minutes de masturbation quotidienne obligatoire. 

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19 mai 2011 : Ce jour fut l’annonce officielle de la candidature de Zahia Dehar à l’élection présidentielle de 2012. Afin de facilité l’obtention des 500 signatures, elle proclama qu’il y avait largement assez de place pour que tous les élus puissent signer directement sur sa poitrine. Stratégie payante car elle obtint les 500 griffes en moins d’une semaine. Son slogan un sein vaut mieux que deux tu l’auras convint le candidat socialiste à l’élection présidentielle Dominique Strauss Kahn, qui lui offrit une place dans son futur gouvernement. Mais à ce jour le transfert n’était toujours pas signé avec son ancien employeur Franck Ribery.

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8 juillet 2011 : Mariage de son altesse sérénissime le prince albert Grimaldi de Monaco avec la nageuse Charlene Wittstock. Toutes les têtes couronnées étaient présentes en principauté  pour célébrer cette union.  Mais l’effroi figea toute la cathédrale Notre-Dame-immaculé de Monaco quand la belle tout de blanc vêtue eu préférée s’enfuir au pas de course en se rendant compte qu’elle était beaucoup trop bien pour lui, prenant le premier avion en partance pour l’Afrique du Sud. Albert se consola auprès d’une hôtesse de l’air du vol Nice-Bangkok, où il se rendait initialement pour acheter une nouvelle femme en remplacement de Charlene. 

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24 septembre 2011 : Comme les spécialistes le craignaient, la firme de Mark Zuckerberg décida de revendre toutes les informations de Facebook à des entreprises. Wikileaks réussit à pirater des renseignements lors d’un échange de fichier et rendit publique les informations les plus croustillantes. Ainsi nous y avons découvert pêle-mêle les photos d’une
orgie homosexuelle dans les vestiaires du stade français, que Marine Le Pen avait un enfant noir, que Lady Gaga s’était secrètement converti à l’islam, que Nicolas Sarkozy aimait que Carla lui roule un joint tous les soirs pour se détendre, et que Madonna avait montée un atelier clandestin avec tous les enfants qu’elle avait adoptée à Haiti.

De plus la France connut une vague de plusieurs milliers de licenciement quand les patrons découvrirent que leurs employés passaient leurs temps à buller, écrire des blogs ou pire suivaient Secret Story.

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14 décembre 2011 : « La famille Bieber a le regret de vous annoncer le décès de leur fils Justin dans des circonstances tragiques». L’enquête préliminaire de ces dernières semaines tend à démontrer que le jeune homme de 17 ans eu l’inadvertance d’échapper un Mentos durant la visite d’une usine Coca Cola à Philadelphie, s’en suivit une explosion de 3
Mégatonnes et le corps du jeune garçon ne fut jamais retrouvé. Durant plusieurs jours des centaines de rassemblement à sa mémoire eurent lieu. Son fanclub intégriste initia même un suicide collectif en se plantant une fourchette dans le cœur. C’est ainsi que 178 jeunes filles furent amené à l’hôpital en urgence pour une perforation du poumon droit. Sa disparition laisse un grand vide pour la chanson à texte américaine.

Cet année 2011 fut un excellent millésime, bien sûr la ressemblance avec des personnes existantes ne serait que purement fortuite…

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L’hôte pas hot

Par Bobby

Bon, y a des fois où Bobby la bidouille, il est un peu con.

Ca faisait un bail qu’il discutait avec Albin (j’ai pris ce pseudo pour lui parce que ça commence comme albinos ; je dis pas que Albin est albinos, mais il est aussi diaphane qu’un lapin blanc aux yeux rouges) sur internet, et quand Albin débarque à Paris et demande un asile, Bobby la bidouille se dit « chouette, je l’héberge chez moi, comme ça j’ai un morceau de viande à consommer dans mon lit à volonté ». Ok, ok, je suis vraiment un pourri sur ce coup. Que les puritains lecteurs se rassurent, Bobby fut sévèrement puni.

Albin est gay, pas trop mal foutu (de loin), et fait des études à peu près intéressantes. En gros, potentiellement baisable, et potentiellement on peut discuter ensemble après le coït. Potentiellement.

Sauf que en vrai, ben Albin, il a pas du tout envie de Bobby la bidouille. Il dort SUR la couette et non pas dessous, quitte à se cailler le cul à mort. Ok, bon, Bobby le prend mal, c’est un peu normal, ce genre de vent étant difficile à digérer, même s’il vient d’un Albin un brin crétin.

Bref, après tout, ce serait de la prostitution, donc si il veut pas forniquer, c’est pas un drame. Par contre, l’absence totale de sympathie, de complicité, de savoir-vivre, ça, c’est pas cool. Je demande pas grand chose, mais pouvoir rigoler avec le gars qui squatte sous mon toit pendant 5 jours, ça serait la moindre des choses, je trouve. Quand
j’essaye de faire de l’humour, il répond pas. Quand j’essaye de lui parler, ça l’intéresse pas. Il hausse les sourcils et se tait, puis se plaint de Paris, des gens, de la vie. Ben ouais, si t’es pas content, casse toi. Personne t’oblige à venir à la capitale si t’aime pas les métropoles.

Alors non, lecteur, je refuse de te laisser croire que Bobby est moche, pas drôle et chiant à mourir. C’est tout la faute à ce trouduc d’Albin, même que. Même que là, il est à deux mètres de moi,alors que j’écris cet article, na. Il sait pas comment je le descends, mais c’est jouissif.

Moralité : ne plus héberger un mec qu’on connaît peu juste dans l’idée de pouvoir se le taper, parce que si ça marche pas, on s’emmerde.

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Sadisme télévisuel

Pour ceux qui ne le savent pas, je travaille, entre autres, sur un forum people. Or sur ce forum où la moyenne d’âge est assez basse, ils ont une passion : Secret Story. J’avoue que je n’ai vu que deux émissions quotidiennes en tout et pour tout (même pas en entier) donc je suis très loin de maîtriser sur le bout des doigts. Ceci étant, j’ai l’impression qu’on arrive à un niveau de sadisme incroyable.

Dans le loft, nous avons eu trois couples : le lesbien Nathalie-Samantha (c’était leur secret), Alice et Matthias qui était au départ un faux couple mais qui en est un vrai maintenant (si j’ai bien compris) et Cyril et Alexandra qui se sont mis ensemble en cours de route. Jusque là, rien à dire. Mais la production, très joueuse, a fait bien mumuse avec ses petites souris :

– Nathalie et Samantha : Nathalie est partie très tôt dans le jeu et toute l’émission tourne désormais autour de l’idylle naissante entre Nathalie et Marilyn. Nathalie voit rouge et plaque Samantha en direct, devant la France entière, les yeux ébahis (enfin, ceux qui regardaient, quoi). La semaine suivante, Samantha est éliminée, les deux ex se fusillent du regard sur le plateau et… et… trois jours après, les revoilà ensemble. Je sais pas mais là, je sens qu’il y a comme une arnaque.

– Cyril et Alexandra : une des tensions dramatiques de l’émission est basée sur la question suivante : Alexandra qui est une salope est-elle avec Cyril par amour ou par jeu ?

– Matthias et Alice : donc au début, si j’ai bien compris, ils étaient un faux couple et maintenant, ils en sont un vrai. Alors là, la Voix (c’est-à-dire la production qui fait mumuse avec les candidats) a décidé qu’on allait bien se marrer. Il y a des missions à faire pour gagner des sous et la Voix demande à Matthias de demander à Alice de venir vivre chez lui. Et elle accepte ! Du coup, le voilà bien emmerdé, il ne pensait pas qu’elle accepterait. Parallèlement, la prod demande à John-David, bellâtre de service, de draguer Alice.

Attendez, c’est pas fini. Je vous ai peu parlé de Cyril et Alexandra pour le moment, le meilleur arrive. Ou le pire, c’est selon. Donc déjà, ils ont proposé à Cyril de plaquer son Alexandra pour 10 000 euros mais il a refusé, ooooh. Ensuite, ils font sortir Cyril et Alice sans que je comprenne bien pourquoi mais en fait, ils n’étaient pas sortis du jeu, ils étaient enfermés dans une pièce secrète et ils mataient tout ce qu’il se passait dans la maison. Sauf la salle où la prod parle aux candidats et justement, ça tombe bien, voilà qu’on demande
à Matthias de draguer Alexandra, sous le nez des deux autres donc mais personne ne sait qu’ils sont encore là. Un petit aspro ?

Bon, voilà, tout ceci est bien amusant ou navrant, au choix, mais pour ma part, je trouve qu’on arrive à un niveau de sadisme télévisuel parfois préoccupant. Par exemple, en Hollande, le pays d’Endemol, ils ont sorti un espèce de concept d’Ile de la tentation où en gros, y a 6 filles et 6 gars, je crois, et parmi eux des gens en couple. Chaque semaine, y a un éliminé et les en couple doivent faire croire à leur célibat. Donc forcément, une candidate en couple, très motivée pour gagner, a tripoté le pénis d’un candidat (célibataire) mais ensuite,
elle a tenu à rassurer son mec : « t’inquiète pas, il a joui très vite ». Bon sang ! Déjà que dans des émissions comme l’Ile de la tentation, je trouve qu’on est proche de la prostitution, là, je suis effrayée…Et sans vouloir être réac, je me demande quand même jusqu’où on va aller comme ça. Bien sûr, je me doute bien que tout n’est que manipulation et orchestration, je ne suis pas naïve, la question n’est pas là. En fait, elle est de l’autre côté de la télé, de notre côté à nous. Jusqu’à quel point va-t-on aller jusqu’à ce que le public s’indigne réellement ? N’est-on pas dans l’expérience de la grenouille qui ne sort pas de l’eau si on la fait chauffer progressivement.

Evidemment, je ne juge pas les gens qui regardent et je plaide même coupable pour l’Ile de la tentation, je me fais avoir chaque année. Bien sûr que ça détend, qu’ils font des fautes de français énorme, que c’est amusant… J’aurais peut-être regardé Secret Story si les horaires m’avaient convenues, qui sait. Mais quand je vois les Jerry Springer show et compagnie, je me dis qu’il serait peut-être temps d’arrêter un peu les conneries. Parce qu’au rythme où on va, ça va pas tarder à arriver chez nous. Déjà qu’avec C’est mon choix, on s’en
rapprochait petit à petit…

Tiens, au fait, elle devient quoi Evelyne Thomas ?

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Les nouvelles amazones

En ce moment, la mode, ce sont les femmes amazones. Enfin, quand je dis en ce moment, ça date d’il y a un petit moment quand même. Depuis Sex and the city ou peut-être même avant, je ne suis pas sûre. Tiens, je ne suis pas sûre ? Intéressant, creusons un peu.

xena-amazone

Quelle est la femme des années 2000 ? Une femme qui s’assume, yeah. Elle baise, elle jouit, elle se masturbe, elle jette les hommes comme les Kleenex sans complexes ni culpabilité. Quoi que… Moi, j’utilise pas les hommes comme des Kleenex, y en a même que j’essaie de garder parce qu’ils me plaisent bien et que l’idée de faire un bon bout de chemin ensemble me donne des ailes. Bref, la femme des années 2000 est une sexuée fière de l’être et qui revendique son donjuanisme. Sur ce point, je suis d’accord. Mon nombre de partenaires sexuels a deux chiffres (mais on s’en fout du nombre exact) et de ce fait, je pourrais passer pour une salope. Mais à part quelques accidents de parcours, j’ai toujours eu du respect pour ces hommes tout comme ils en ont eu pour moi et les souvenirs que j’en garde sont souvent de bien agréables moments. Parce que même si la plupart d’entre eux ne furent pas des officiels, ça n’empêche pas qu’il y avait quelque chose. Pas de l’amour mais une
certaine affection. Bref, j’utilise pas les hommes comme des godes vivants. Et, ô surprise, beaucoup de femmes libérées raisonnent comme moi.

En ce moment tourne une nouvelle pub meetic, censée représentée la femme des années 2000 et que les hommes regardent en croyant avoir tout compris à la gent féminine. Je ris. Je regarde cette pub et je me reconnais dans peu de nanas. A la limite celles qui matent mais nous sommes beaucoup plus discrètes que ça. Et la black qui fout son mec dehors est géniale (quoi que notez que c’est elle qui a fait la valise comme quoi, rien ne change). Mais après, honnêtement, j’ai un rencard avec un mec, je demande pas de capotes à mon collègue car :

– on va chez moi, j’en ai à la maison

– les trois quarts du temps, le mec en a

– y a des distributeurs dans toutes les stations de métro

– mes collègues n’ont pas à savoir que je baise. Je n’ai pas honte d’avoir une vie sexuelle mais j’aime bien que les choses soient cloisonnées.

Sans parler de la nana qui met les mains de son mec sur ses seins sur la moto, pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour s’accrocher et forcément, ça casse tout le charme. Moi, j’aime mieux quand un mec arrive sur mes seins après quelques instants de papouilles, dans la logique des caresses. Non mais c’est vrai quoi…

Bon, bref, on nous fait croire que la femme des années 2000 est donc un vrai mec, si j’ose dire, qui ose s’endormir après le sexe et consomme les hommes comme d’autres les dragibus. Ce qui est bien, c’est qu’on substitue un cliché par un autre, on passe direct de Bree à Samantha, en gros, sans transition aucune. Merci les publicistes. Pourtant, j’ai réfléchi à ce « depuis quand on est des Samantha » et je trouve pas de réponse. Tout simplement parce que la femme des années 2000 n’a rien de nouveau, y a bien que des mecs pour penser ça. Revenons un peu en arrière. Le MLF, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs, qui revendiquent le droit à l’orgasme, au contrôle de leur corps…. Années 60-70. Nos mamans. Oui, moi, ma mère, elle a beau être vierge comme le veut les statuts de la secte des immac’ réunis que je suis en train de créer avec Vicky, c’est pas précisément le genre prude. Souvenez-vous, ma mère, cet être merveilleux qui rigole comme une bossue devant un tableau qui s’appelle « La pinède en feu » avec un pompier qui tient fermement sa lance (à incendie) au niveau des reins, qui me répond que c’est pas de sa faute si y a plus de vierges à la maison quand je lui dis qu’on devrait acheter la beeeeeeeelle statue de la Vierge dans la vitrine parce qu’on n’en a pas (c’était ironique), qui me répond, quand je m’indigne que les prostituées ne soient payées que 30 euros la pipe « bah, au moins, elles sont nourries ». Là, voilà, ça, c’est ma maman. Pas hyper coincée du cul (mais toujours vierge). Et même, quand je lis, je constate que des femmes jouissantes et amatrices de sexe, des maîtresses femmes, ça n’a rien de nouveau. Oui parce que faudrait pas croire que l’orgasme, c’est une spécialité des femmes des années 2000, on n’a rien inventé.

Alors, vous allez me dire « ouéééééééé mais attends, on drague plus comme avant, vous êtes plus entreprenantes ». Heu, vous en savez quoi ? Oui alors certes, dans la bourgeoisie du XIXe, la séduction était ultra codée mais vous croyez vraiment qu’à la campagne, dans les bals populaires et autres, seuls les hommes prenaient les devants… Les femmes ne sont pas des saintes vierges (sauf ma mère), il serait temps d’atterrir. Parce que si vous attendez que les publicistes vous donnent une image (fausse) des femmes, vous êtes mal barrés messieurs.

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Messieurs, je vous aime

Bon, j’avoue, des fois, je suis pas tendre avec vous donc profitons de cette période où mon horizon est dégagé de connard pour vous rendre hommage. Non, je précise, je suis pas amoureuse, cette bienveillance (qui n’est pas nouvelle, je suis pas si aigrie que ça) est motivée par un livre et son auteur : Le musée de l’homme de David Abiker.

Cet été, j’ai joué mon intellectuelle, c’est-à-dire que j’ai alterné roman/essai/roman/essai, histoire de me culturer un peu. Là, je suis en train de me taper Mythologies de Roland Barthes. Très intéressant mais le style est un peu trop sociologique par moment mais on s’en fout, c’est pas le sujet de l’article. Donc cet été, j’ai lu pas mal d’ouvrages consacrés aux jeunes dans le sens large du terme ou aux trentenaires et j’étais un peu fatiguée par le discours misérabiliste que je lisais mais j’en parlerai (peut-être) dans un autre article. Et au milieu de toutes ces récriminations, j’ai trouvé ma pépite, un râleur qui m’a fait mourir de rire, David Abiker. Sur le coup, j’ai pas percuté mais une blogueuse (Lambchop, je balance) m’a rappelée sur un blog voisin de qui il s’agissait : le gars à lunettes de Arrêt sur images. Vous savez, celui qui fait une chronique en début d’émission et qui après écoute, intervient des fois, avec de grosses lunettes noires. Bon ben depuis que j’ai lu son bouquin, je le regarde plus du même œil, David parce qu’en fait, sous ses airs pince-sans-rire, je fais l’intello à la télé, ce mec est bourré d’humour. D’ailleurs, j’avais l’air très con à rigoler toute seule dans le train ou dans le métro mais bon, je suis plus à ça près.

 

Bon, mais pourquoi je m’extasie soudain sur David. Parce que mon attirance innée pour les lunetteux n’explique pas tout. Donc j’achète ce bouquin suite aux conseils d’un ami. Et je découvre la vie de David, trentenaire ordinaire, marié, papa de deux petites filles. David nous parle de la deuxième grossesse de sa femme, de son talent inné pour le bricolage, des copines célibataires de sa femme qui parlent mecs, du copain homo de sa copine, il répond à une interview de Elle chez le pédiatre à la place de Mélanie Doutey, trouvant ses réponses plus intéressantes que celle de l’actrice… Plus intéressante, je sais pas mais plus hilarantes, y a pas de doutes. Je vous mets quelques morceaux choisis, mais c’est super dur à choisir.

 

A propos de son talent inné du bricolage : [après s’être explosé le doigt avec son marteau] « je prononçais des paroles incompréhensibles où il était question de clémence divine, de prostitution et de la mère d’un ami (Bon Dieu de bordel de la putain de sa mère) ».

 

A propos des homos : « Ma femme a un ami, un gué. Un type très bien,vraiment. On dîne chez lui, ce soir.

En plus, il est beau ce mec.
– En plus de quoi ?
– Mais en plus de rien, laisse-moi conduire, steuplé ! »

D’ailleurs, quand il est chez le gué, il lit Têtu en douce dans le salon pendant que sa femme et l’ami cuisinent et évidemment, le gué devine qu’il lit Têtu, ce
qui étonne David : mais comment sait-il ? Tu sais, David, tous les hétéros lisent Têtu chez leurs amis homos. Même moi. Surtout quand le beau mec en page centrale ressemble à un Dieu grec.

 

David, c’est un macho… Un faux macho. Un mec qui chouine parce que sa femme gagne plus que lui, qui se dit que les copines célibataires de sa femme devraient le tester car on fait pas mieux que l’homme marié. Il laisse les mamans des autres enfants le soin de surveiller les siens… Non parce que c’est l’homme, quoi, un vrai, celui qui se sent Charles Ingalls quand il plante
un clou dans un mur. David pourrait agacer avec sa vision masculine du monde mais en fait, non, il est juste attendrissant. Ces trois femmes de sa vie, il a beau dire, il les aime. On sent qu’au fond, il a surtout peur de plus plaire à sa femme… Et puis David, il a beau jouer les Charles Ingalls, il fait quand même la cuisine, même qu’il met un tablier avec une femme en sous-vêtements dessus.

 

Moi, j’aime bien les faux machos, ceux qui jouent des muscles mais qui, finalement, ne le sont pas. Par exemple, Guillaume 1er qui m’explique que si un mec m’emmerde, il monte à Paris lui péter la gueule… Avant de remarquer tout que du haut de son mètre 73 (oui, si vous voulez vexer Guillaume 1er, mettez en doute sa taille, il va pas se laisser faire !) et de ses 63 kg, il cassera pas la gueule à grand monde… Mais c’est touchant. Moi, ça m’amuse, ces touches de machisme et de virilité, ces hommes qui jouent les durs et se désamorcent tout seul.

 

En plus d’être un mari aimant, David est un super papa. Je vous raconte la dernière scène du livre (mais c’est pas grave, vous pouvez le lire quand même) : il va souvent au musée d’histoire naturelle avec ses deux schtroumpfettes. A la fin du musée, il y a une grande fresque avec des tas de photos de personnes pour illustrer la diversité humaine et, inlassablement, l’aînée demande qui sont ses gens. Parce que la petite, elle a remis en cause le statut masculin de David en expliquant que puisqu’il n’était pas représenté au musée de l’Homme, c’est qu’il n’en était pas un (logique enfantine, j’adore !). Un jour, David va en douce au musée et ça coller sa photo sur la fresque. Quand il retourne au musée, sa fille lui pose la question rituelle et il répond : « des amis de papa ». « Meeeuh, je te crois pas ! T’es pas un homme du musée de l’homme ! ». Et là, il lui montre la photo et la petite fille déborde d’admiration pour son papa, précisant même « maman va être jalouse ! ». Et David est tout fier. Ben, moi, David, quand j’ai lu ces lignes, je t’ai aimé. Je veux un homme comme toi !

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Partouze MSN

Conversation à 5 sur MSN du 1er août, bon courage!)Gauthier : Tu veux preumser?

Nina : Chez toi??
Gauthier : (pour emmerder Mister Big!)
Nina : Oui!! Faudra que tu me fasses un article sur mon blog à moi, aussi. J’ai preumsé!!
[Mister Big rejoint la conversation]
Gauthier : alerté en mm temps de la possibilité d’un preum’s, un seul vainqueur. NINA ZE BEST!
Mister Big : meme pas peur! t’as preumsé combien de fois sur la journée? hein?hein? hein?
Nina : OUI. Aimez moi, adulez moi
Mister Big : non, en second, tu m’as prévenu!!!
Gauthier : Non
Nina : Baisez moi pas les pieds
Gauthier : en mm temps (à 1 milliseconde pret)
Mister Big : si si! tu m’as meme dit « histoire de faire chier Nina »
Gauthier : g fait copié collé puis entré sur une fenetre et puis sur l’autre
Nina : Aïame ze quine- Il m’a dit pareil!! 😀
Gauthier : et puis c t toi Mister Big le premier lol
Nina : EN PLUS
Mister Big : atta, le temps que j’ouvre la page dés que tu me l’a dit, 2coms… t’as de grosses milisecondes! lol
Nina : BOUH LE MAUVAIS ! Oui mais je tape vite
Mister Big : m’en fous j’ai preumsé toute la journée, na!
Nina : Moi je fais dans le concis. A défaut de faire dans le circoncis
Gauthier : je ve cette conv dans le bétisier ! « les débiles du preum’s ». « playskool présente Nina et mister big, 26 ans »
Mister Big : oui, on se croierait en maternelle première année!
Nina : Oui mais bon en maternelle 1ère année, je savais pas écrire preums. Je savais écrire NINA en très gros et en capitale
Mister Big : moi si: j’ai tjrs été trés intelligent… 😉
Nina : Non, preums, j’ai appris quand j’ai joué à l’élastique. On disait preums pour commencer
Gauthier : Mister Big qd il est né il a hurler « preum’s »
Nina : Mais comme j’étais plus petite que les autres (déjà), je perdais
Gauthier : sa mère a décider à ce moment précis de ne plus se reproduire
Nina : Oui, ce fut le preums et le dernier. Tiens, y a l’ile de la tentation sur la Une
Mister Big : mdr! elle avait déjà fait un enfant parfait… 😉
Nina : Oui………………. Ohlala la pouffe blonde!! Bouh qu’elle est moche et cocue en plus
Gauthier : lol « la tv par Nina »
Nina : Ohlala, y a un tentateur, il me tente quand il veut
Gauthier : mieux que les résumés de closer 😉 c plus de la tentation alors, c de la prostitution 😉
Nina : Oui, ça, ils baisent tous. Je vais reGarder ça, tiens. Ca va calmer mes hormones et mes envies de me foutre en couple (déjà que…)
Mister Big : moi suis en couple, e tle pire, c que rien ne me tente!!! lol
Nina : Oui, t’es amoureux, quoi
Mister Big : il est bo (enfin… pour moi, c le plus bo!!) et il fait super bien l’amour… que demande le peuple???
Nina : Bah rien. Il a une voix de Pokemon?
Mister Big : non, il a un ti accent qui fleure bon le sud!
Nina : Putain, y a de la vulgaire pétasse
Mister Big : il a raison, le Vincent!!! t’as vu la gueule de la pétasse blonde? l’est mieux l’autre!!!
Nina : Elle est moche la Blonde avec sa bouche refaite. Elle a le code barre sur son bracelet, c un style. Non mais alors le crayon noir, c’est pas autour de la bouche que ça se met pépète
Mister Big : mdr! j’ai vu ca! « culé! »
Nina : Oh, elle est distinguée « Ouah, c’t un enculé! »Ahahahahaha!!!
Mister Big : une partouze!!! lol
Nina : Oh la chance
Mister Big : vieux tentateur… lol cte tete de boeufs!!!
Nina : Bon, je me trouve un mec et je vais me faire péter la rondelle à l’Ile de la tentation
Mister Big : mdr! les vincents dans cette saisons sont plutot buenasses!!!
Nina : Oui, ça en fait deux déjà. Oh moins, elle se plantera pas de prénom; « OH OUI VINCENT DEFONCE MOI COMME LA CHIENNE QUE JE SUIS!!! » Bouh, il est vilain Eric

Gauthier : je rappelle que je ne suis absolument ps devant l’ile de la tetation…
Nina : Oui mais c encore mieux quand tu le lis à travers nous, nan??
Gauthier : devant cet étalage de poésie tardive je v me pieuter je pense…ah oui c excellent
Nina : Sandra, elle doit te raboter une bite facile avec ses dents
Mister Big : la moche (qui devrait se faire allumer mais que personne il en veut!) qui fait des pronostics sur les autres! terrible!!!

[Emmanuel rejoint la conversation]
Gauthier : les enfants
Nina : Ouais, tu la sens pas du tout aigrie!!
Mister Big : salut toi!!!
Gauthier : on dit « bonjour Emmanuel »
Emmanuel : Bonjour
Nina : Bonjour Emmanuel
Emmanuel : Manu se demandait ce qui lui arrivait
Gauthier : Manu qui sera donc là ce weeke end avec nous
Mister Big : mdr! partouze msn!!! 😉
Gauthier : OUAAAAAAAAIS

Nina : AH OUI OUI AH OUI OUI OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Manu : Ouais
Gauthier : Nina, mets toi ernest là où je pense et calme toi!
Nina : Bah, j’ai Jack le rabbit maintenant. Encore mieux! Même que Jack, il clignote!
Gauthier : elle c commandé un gode sur le net looooooooooool
Mister Big : mdr! et l’hippo? l’est où l’hippo?
Nina : Et des boules de geisha aussi. Sur mon meuble de l’entrée

Gauthier : bienvenue au [adresse de Nina], le plus grand sex shop de la région

Emmanuel : je suis impressed
Nina : Oui mais je vends que des trucs d’occasion

Gauthier : nbotre hotesse teste pour vous la perceuse gode sur son sling panthère

Emmanuel : euh… occasion…
Mister Big : n’aie peur, n’aie peur… 😉
Nina : Non mais je les lave avant!
Mister Big : oui, à la lingette pour bébé… 😉
Nina : Oui, avec la lingette Rogé Cavailles
Emmanuel : sauvé? … !
Nina : Parce que c fait exprès pour mon hygiène intime
Gauthier : pour réguler ton ph?

Nina : Oui, un PH neutre, c important pour mon hygiène intime

Emmanuel : j’ai confirmation au fait mes deux futurs coloc sont hétéros…et même pas il cherhcent à le soigner

Nina : Emmanuel…
Gauthier : chouette
Mister Big : pas de chance… lol
Nina : Mon ami…
Gauthier : Nina ta gueule
Nina : Tu sais à quel point je t’apprécie???
Emmanuel : vi vi
Nina : Tu veux pas me les présenter?? Un petit plan à trois, ce serait sympa
Gauthier : on se bourre la gueule chez les étéros de manu
Mister Big : mdr! SALOOOOOOOOOPE!!!!!
Gauthier : et on en suce un chacun, oki?
Emmanuel : beurk…
Nina : Hého, ils sont hétéros, on vous a dit
Emmanuel : c mes colocs !!!
Mister Big: y sont moches?
Nina : Ils sont à moi!!
Emmanuel : je sais pas
Nina : Oui, tiens, ils ressemblent à quoi?
Gauthier : Nina enfonce toi qqch par pitié
Emmanuel : mais bientôt pleins d’argent
Mister Big : mdr! ils sont bos alors… 😉
Nina : Jack, il faut que je lui change les piles
Emmanuel : j’en ai un en photo
Nina : FAIS PETER!!!!!!!!!!!!!!!!!!
[Emma rejoint la conversation]La suite ce soir quand je rentre du ciné!

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