Demain, tous philanthropes

Bonjour, ceci est un article sans base concrète mais une petite utopie pondue au débotté parce que des fois, ça fait du bien de croire en des lendemains meilleurs. Et je n’ai bien que mon imagination pour envisager encore un futur riant. Alors je rêve. Je rêve de revenu universel et que nous deviendrons tous philanthropes si nous n’avions plus à travailler pour survivre.

En route vers l'utopie

Imaginez, imaginez. Demain, l’état nous donne à tous un millier d’euros pour vivre. Bien sûr, certains (la majorité je suppose) va continuer à travailler pour compléter ce premier salaire mais on ne bosse pas autant pour gagner 1000 euros que pour en gagner 2000, etc. Ou alors on peut partir sur l’idée de la semaine de 32h, aussi. On bosse 8h par jour 4 jours par semaine et hop, à nous le week-end de trois jours. En fait, choisissez le scénario que vous voulez. J’avais pour ma part démarré une utopie où chacun était à mi-temps : la moitié du temps passé au travail, l’autre moitié à faire ce que l’on veut.

Salarié à temps partiel : la liberté ?

Et justement, c’est quoi qu’on veut ? Imaginez. Alors on va tous se dire “se reposer”, “voyager”, s’adonner à une passion quelconque… En tout cas, moi, si ça arrivait demain, je commencerais par ça. Mais après ? Je veux dire, on parle de toute une vie comme ça. Une fois qu’on s’est reposé, qu’on a voyagé et pris l’habitude de lire, écrire, faire du paper art, des perles hama ou je ne sais quoi, on fait quoi ? Et c’est là que je m’avance à mort mais je crois sincèrement que tous autant qu’on est, ce temps gagné, on le donnerait.

Lara Croft en perles hama

Oui, c’est moi qui l’ai faite et j’en suis très fière

Pour ma part, je m’imagine sans soucis donner des cours pour les enfants. Peut-être des cours d’écriture collective avec eux où l’on créérait une histoire avec toute la classe et on ferait des dessins pour l’illustrer (eux, pas moi, je dessine vraiment très mal, pire qu’un enfant de 8 ans, oui). Bon, moi, je me projette là-dessus parce que c’est mon petit talent. Peut-être aussi que je m’impliquerais dans les cours de français qui sont donnés aux migrants (vu que j’aurais le temps de me former correctement pour donner ce type d’enseignement), sans doute un peu dans la politique locale sur certains sujets, m’impliquer dans l’écologie, notamment. Et ne croyez pas que je me la joue meuf coeur sur la main parce que je suis vraiment persuadée que ce serait un élan général.

Demain tous philanthropes  : tendre la main aux autres

D’où me vient cet incroyable espoir ? D’abord de mon envie d’y croire. Ensuite, d’une sensation, d’une intuition. Aujourd’hui, j’ai envie de m’engager plus. Non mais c’est vrai, j’ai un avis sur tout mais je fais pas grand chose pour faire bouger les choses. En ce moment, mon militantisme se limite à une vidéo tournée un dimanche après-midi (j’étais derrière la caméra, si jamais…) et une petite manif. Alors il y a des raisons politiques à ce léger ras-le-bol (je déteste les politiques, en vrai) mais aussi un manque d’énergie. La semaine, je rentre chez moi un peu vidée et le week-end, j’essaie de récupérer l’énergie perdue dans la semaine dans un espèce de grand cycle merdeux. Le week-end, j’essaie aussi de faire ce que je n’ai pas pu faire pendant la semaine : éventuellement les courses, le ménage, écrire mon blog, écrire tout court, prendre le temps. Déjà rien que ça, prendre le temps. Quand je faisais de la sophrologie, la prof nous avait dit un jour “vous voyez, quand vous êtes en vacances, tout ce que vous avez de changer dans votre vie… c’est parce que vous avez le temps et l’énergie”. Ou alors je l’ai lu dans Flow mais voyez l’idée.

Prendre le temps

Or ici, avec notre temps gagné, on peut s’occuper non seulement de soi et de nos proches mais éventuellement du reste. Bien sûr, ce ne serait pas unanime mais j’y crois pour une majorité. Evidemment, dans un cadre où le revenu universel ou la semaine de 32h nous permet de vivre tous à minima correctement, supprimant du même coup une bonne part de notre charge mentale. Oui parce que la charge mentale, c’est pas uniquement les femmes qui s’occupent des tâches ménagères, ça marche aussi sur tout ce qui est préoccupation vous empêchant de fonctionner correctement et les problèmes d’argent arrivent assez haut dans la pile. Si en même temps on arrive à un peu calmer le jeu de l’hyperconsommation, on partirait sur une société beaucoup plus jolie.

Stop le béton, pour une ville verte

Vous pourriez dire que je suis une rêveuse et… bah oui. Vous me direz que plus de congés n’a jamais rimé avec philanthropie ou alors juste à la marge et ce n’est pas faux. Mais je m’en fous. J’ai envie de croire en cet avenir là. Ce qui ne coûte pas grand chose vu qu’on crèvera tous du réchauffement climatique. Bonne semaine !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Va falloir que je dézingue ma charge mentale

A l’heure où vous lisez cet article, je serai peut-être encore en congés à faire des bulles chez mes parents. Ces vacances, je les ai voulues, je les ai désirées, je les ai attendues parce que depuis que je suis rentrée du Japon, je souffre. De 9h à 19h, à peu près. Et j’ai réalisé : ma charge mentale explose.

Charge mentale, quand le travail tue

Depuis mon retour du Japon, tout est “meeh”. Je suis fatiguée de tout et motivée par rien. Je n’ai pas entamé la relecture du roman de Maja, j’ai calé sur Ofelia, j’ai quasi pas écrit une ligne de fiction depuis la fin octobre. Je voulais m’inscrire à la batucada, je ne l’ai pas fait, je voulais adhérer à une association qui travaille avec les tout petits, je ne l’ai pas fait, je voulais m’inscrire au monopalme dans mon ancien club de plongée, je ne l’ai pas fait . Je ne vais plus au yoga depuis un mois, j’ai troqué mon heure de lecture dans le métro par une heure de candy crush. Je me traîne, je soupire, je dors, aussi. Pour chaque pas en avant, je dois me faire violence. Alors oui, c’est vrai que les mois de novembre et surtout décembre sont ceux qui ne me réussissent pas mais là, je suis empoisonnée… par ma charge mentale.

Déprime saisonnière

Mais c’est quoi la charge mentale, allez vous me demander. J’ai découvert ce terme chez Emma, artiste BD de talent qui l’évoquait chez les femmes qui enchaînent les doubles journées : le travail en journée, tout gérer à la maison le soir. Sauf qu’allons plus loin, c’est pas de ça dont je veux me plaindre, Victor m’ayant au contraire beaucoup aidée ses derniers mois, ne serait-ce que par sa présence. J’ai recroisé la charge mentale dans les Utopies réalistes de Rutger Bregman dont j’ai omis de vous parler, je vais réparer ça vite parce que ce livre est génial. Ici, Bregman l’évoquait par rapport aux personnes précaires, expliquant que le manque d’argent pouvait devenir une obsession qui empêche d’obtenir de bonnes performances. Pour preuve une expérience qui annonçait à des personnes qu’elles devaient payer une somme dérisoire pour une réparation puis leur faisait faire des équations simples : résultats satisfaisants. Mais dès que la somme des réparations s’élevait, la personne devenait stressée par le besoin de trouver l’argent et échouait car obnubilé par son problème matériel. Voilà, moi, j’en suis là mais remplacez “problème d’argent” par “problème de travail” et voilà.

Mon travail me tue, enquête sur le burn out

Tiens, faut que je me l’achète celui-là

Je n’avais pas réalisé jusqu’à ce samedi 16 au matin où je devais tracter avec des camarades et où j’ai débarqué à l’arrache. Et là, j’ai senti la colère monter en moi. La bonne colère, celle qui me sauve les miches à chaque fois. Ca suffit. Ma vie vaut mieux que ça. Alors on fait quoi ? Dire stop, c’est bien mais ça ne résout pas le problème. Je vais donc tout mettre en branle pour me sortir du guêpier dans lequel je me suis retrouvée, actionner les bons leviers, frapper aux bonnes portes. Me souvenir que je suis forte, me souvenir que la vie, c’est pas mon taf, réinvestir mes projets, me battre pour reprendre le dessus car faudrait pas oublier que j’ai des armes. Le début 2018 va être intense. Mais il faudra en passer par là pour se débarrasser de cette foutue charge mentale.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Friends

« I’ll be theeeere for youuuuu ! » En 1997, j’allume la télé un soir d’été et je tombe sur une série bizarre, débile et qui me
fait mourir de rire : Friends. Je connaissais de nom, la série passait depuis quelques temps sur Canal Jimmy et tout le monde en parlait sur Fun Radio ou dans le magasine XL (oui, là, je viens de démontrer qu’ado, j’étais une super pintade). Du coup, j’étais méfiante. Quand on hurle au génie, j’ai peur de l’effet de mode. Donc comme rien ne vaut ma propre opinion, je regarde.

 

Voici donc l’histoire de 6 New-Yorkais pré-trentenaires. Rachel, Monica, Phoebe, Chandler, Joey et Ross. J’avoue que je ris comme une bossue, je suis totalement fan. Bon, je m’abstiendrai de présenter les personnages, je pense que tout le monde connaît la série et l’a vu au moins une fois. Cette série a « révolutionné » ma culture de fin d’adolescence. Au lycée, dans notre groupe d’amis, on ne parlait que de ça, j’étais surnommée « Phoebe » parce qu’à l’époque, j’étais totalement mystique, un peu timbrée et surtout, je voulais devenir
chanteuse. Oui, moi, mon rêve, ado, c’était de me retrouver seule sur une scène avec ma guitare. Bon, presque 10 ans plus tard, je n’ai jamais pris un cours de guitare mais les rêves d’adolescence sont très beaux. Bref, on en était accro, on s’était amusé à doubler un épisode, on en parlait souvent : « et tu as vu Friends, hier soir ? ». Cette série m’a d’ailleurs valu une déclaration d’amour particulière. Je raconte. J’ai donc 17 ans et je fais une soirée chez moi, trois copains restent dormir à la maison. Je vais me coucher et quelques
instants plus tard « toc, toc, toc ». Je vais ouvrir : Julien, un des trois garçons. Il m’explique que les deux autres font les cons et qu’il a envie d’un peu de calme donc on commence à discuter et on dérive sur Friends. A un moment, je babillais sur le sujet et je me prends un : « je t’aime ». Là, je bloque et je réponds : « Heu… Tu dis ça pour moi ou pour Friends ? ». Oui, quand je dis qu’ado, j’étais vraiment nulle dans mes relations homme/femme, je mens pas.

Bref, revenons à Friends. Les personnages sont assez caricaturaux, pour provoquer des situations burlesques, mais je pense que nous nous reconnaissons tous un peu dans ces personnages. Ado, j’étais plutôt Phoebe, aujourd’hui, je serais plutôt Rachel. Un peu gamine, un peu pleurnicheuse, carriériste, enthousiaste et totalement nulle en matière de drague. Non parce qu’il faut l’avouer, ce que je préfère chez Rachel, c’est quand elle s’amourache d’un mec et ne sait comment se déclarer. Et ses galères, je connais. Comment faire comprendre au mec trop craquant qu’on aimerait bien qu’il nous fasse des câlins, qu’on s’installe ensemble et tout ça ? En plus, j’adore la façon dont elle s’habille, faudrait que je m’inspire un peu de son style.

Pour les garçons, j’ai remarqué que la plupart d’entre eux se reconnaissent plus dans Chandler ou Ross. Sans doute parce que Joey, même s’il est très mignon et attendrissant, est un sacré idiot. Même si Phoebe a un côté très naïf, elle aussi, elle se montre redoutablement intelligente quand il s’agit de manipuler les gens. Donc les mecs aiment bien se sentir proche de ces deux-là. Je me souviens de Guillaume the first qui essayait de copier le mouvement de tête de Ross quand il part brutalement après une lose, genre « je garde ma dignité ».

Friends, c’est un peu la vie dont tout le monde rêve : une bande de potes qui reste unie quoi qu’il arrive. Ils vivent dans de beaux apparts, ont des boulots plutôt peinards (ils passent leur vie au café), ont des gardes robes impressionnantes, ont toujours des histoires amoureuses avec des personnes physiquement très séduisantes… Bref, tout est plutôt rose. Bien sûr, ils connaissent les loses du quotidien : les problèmes d’argent, les problèmes de boulot, les problèmes sentimentaux… Mais ils finissent toujours par s’en sortir, notamment grâce au soutien de leurs amis. Il y a aussi des décès, comme la grand-mère de Ross et Monica puis la grand-mère de Phoebe. Il y a des naissances également : Phoebe donne naissance aux triplés de son frère, Rachel a une fille avec Ross. A la fin, Monica et Chandler, qui ne peuvent se reproduire, adoptent des jumeaux. Il y a des mariages aussi : Monica et Chandler, Phoebe et Mike. Ross
s’est marié deux fois dans la série, la série débute juste après sa séparation de sa première femme, Carole, devenue lesbienne. Le jeune homme a épousé Emily et Rachel avant de se séparer d’elles.

Ce qui est fantastique, c’est qu’ils vivent tous en coloc : Monica et Rachel et Joey et Chandler puis Ross vient vivre chez les garçon, Monica et Chandler s’installent ensemble donc Rachel part chez Phoebe alors que Ross se prend un appart. Suite à un incendie, Rachel part vivre chez Joey puis Phoebe chez Monica et Chandler avant de récupérer son domicile. Puis lors de sa grossesse, Rachel part vivre chez Ross avant de revenir chez Joey. Ce sont les entreprises de déménagement qui doivent être contents. Notons aussi que pendant un temps, filles et garçons ont échangé leur appart et qu’avant le début de la série, Phoebe vivait chez Monica. C’est compliqué, hein ? Au moins, ça fait des économies pour les décors.

Le truc qui m’agace un peu dans Friends, ce sont les incohérences : lorsque Rachel arrive lors du premier épisode, Monica lui présente Chandler qu’elle n’est pas censée connaître. Or, lors de plusieurs flash back, on apprend qu’ils se connaissaient déjà (Chandler étant l’ami de Ross, Rachel celle de Monica), ils se sont même échangés un baiser à la fac puis Rachel s’est faite draguer par le même Chandler quand elle était fiancée à Barry (celui qu’elle a abandonné) mais elle l’oublie à chaque fois, le pauvre garçon ! Par ailleurs, il y a de gros
soucis avec les âges. Lors de la 1ère saison, Monica a 26 ans. A la 5e saison, on apprend que Ross a 30 ans. Or Monica devrait arriver à sa 31e année et vu qu’elle est la petite sœur du monsieur, y a comme un souci. D’ailleurs, dans la 7e saison, Rachel fête ses 30 ans alors qu’elle a le même âge que Monica et devrait donc arriver aux 33. Or une saison équivaut bien à une année chez nos amis puisqu’on a systématiquement droit à l’épisode de Thanksgiving. De la même façon, certaines pistes intéressantes sont abandonnées : une
fois que Phoebe a accouché, on ne revoit quasiment plus son frère et les triplés, elle en parle de temps en temps mais je la trouve pas très préoccupée par ses neveux, la tatie. Idem pour Emma, la fille de Ross et Rachel qui passe plus de temps chez ses grands-parents ou chez la nounou qu’avec ses géniteurs.

A l’inverse, certains éléments sont présents tout au long de la série comme le chien blanc en marbre acquis par Joey lors de la 2e ou 3e saison qui navigued’appart en appart jusqu’à la fin de la série. Il y a aussi la porte coupée de la chambre de Chandler. Par contre, l’élément récurrent le plus agaçant de la série est le personnage de Janice. Petite amie de Chandler durant la 1ère saison, elle revient régulièrement dans la vie du jeune homme. A partir du moment où il sort avec Monica, Janice revient de temps en temps, croisant par hasard nos héros mais je trouve que son personnage est surexploité à la fin, il n’apporte rien du tout à l’intrigue et ses : « OH MON DIEU, Nahahahahahahahah ! » sont plus agaçants que drôles, à la longue. Je veux bien croire que les hasards de la vie nous fait revoir certaines personnes mais qu’elle croise tout ce petit monde au resto, à l’hôpital (comme par hasard, elle accouche en même temps que Rachel), ou se retrouve future voisine de Monica et Chandler, faut pas déconner non plus.

Friends, c’est fini. Et ce n’est pas plus mal, il faut savoir arrêter les choses tant qu’elles marchent et pas trop tirer sur la corde. D’ailleurs, la dernière saison n’est pas forcément la meilleure et pue un peu trop la guimauve à mon goût. Phoebe se marie, Monica et Chandler adoptent des jumeaux, Rachel et Ross se retrouvent et Joey part faire carrière à Hollywood. Manquerait plus que l’un d’eux gagne au loto ! Ce qui est agaçant, aussi, ce sont les réactions excessives du public. Exemple : lors du dernier épisodes, il font des
« houhou » en applaudissant comme des fous quand Monica et Chandler présentent des jumeaux à leurs amis qui n’étaient pas au courant de la nouvelle. Mais le public sait puisque l’une des scènes précédentes montre l’accouchement. Alors c’est pas la peine de s’exciter, hein ! Mais bon, c’est pareil dans toutes les séries, ils doivent être super bien chauffés pour être au bord de l’hystérie, comme ça.

Ceci étant, je pense que Friends est et restera une série culte emblématique de la fin des années 90, début 2000. Malgré le côté caricatural, on se reconnaît tous plus ou moins dans les galères de ses pré-trentenaires. Et moi, je l’avoue, je revois cette série avec plaisir, surtout que toutes les chaînes du câble s’empressent de la rediffuser…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Pauvre petite chose

Par Mister BigCertains d’entre vous entendent parler de Mister Big, voient mon nom apparaître de ci de là, et, pour les plus curieux qui ont cliqué sur les archives, je représente aussi quelques rares articles. Le pourquoi du comment de cette présence épisodique est simple : la vie et ses déboires. En ce moment, mon meilleur ami vit une de ces périodes difficile où tout semble s’acharner sur lui. Moi, je l’ai vécu entre septembre 2005 et Janvier 2006. Il me semble vous avoir promis, dans une de mes rares apparitions (qui a dit « j’ai vu la vierge ??? »), de vous raconter le pourquoi du comment. Et bien le voilà.

Prenez un Mister Big heureux en amour, avec un CDI lui permettant de poser le préavis de départ de son appart pour aménager avec son cher et tendre, des zozios qui chantent, le soleil qui brille, etc etc… Ca, c’était moi l’été dernier. Et là, cruel comme un enfant qui arrache ses ailes à une mouche pour voir combien de temps elle va survivre sans, le destin a décidé que j’étais trop gâté depuis trop longtemps et m’a fait payé mon bonheur au prix fort.

Premier acte : je te quitte. Pour moi, le vent a tourné le temps d’un WE. J’étais casé, suffisamment alcoolique pour sortir presque tous les WE avec Gauthier, le reste du temps partagé entre son boulot et l’homme que j’aimais, et tout semblait parfait. Fin octobre, je devais quitter ma coloc pour me créer un nid douillet avec mon homme. Et là, à la mi-septembre, sans crier gare, en rentrant d’une journée passée avec des amis, voilà que j’entends un « je ne t’aime plus, ça peut plus durer comme ça ». Un coup de vent sur un château de carte, et vlan, plus rien ! J’étais largué. Lui, le lendemain, prenait le train pour rentrer chez papa-maman et me laissait seul avec un préavis pour nulle part et un hébètement sans fin face à ce qui me tombait sur la gueule. Bon, vous me direz, on se fait tous larguer. Avoir son univers entier qui s’effondre, c’est probablement arrivé à tous ceux qui lisent ces lignes, on y survit. Ca, je suis d’accord avec vous. Mais ce n’était que le premier acte.

Acte deux : tu m’passes ton portable ? Environ 15 jours après m’être fait méchamment lourdé, Gauthier me sort un vendredi soir et on noie nos pensées dans la vodka, mère au sein si réconfortant quand tout va de travers… 5h du mat : faudrait que je rentre, je bosse à midi (hé oui, même le samedi !) Qu’à cela ne tienne : je vais rentrer à pieds, 20 minutes de marche, ça va me dégriser. Je bise tout le monde et hop ! Je décolle… je fais 100mètres, et là, au rond point, une voiture s’arrête, un jeune homme d’obédience nord-africaine (oui, on appelle ça du politiquement correcte, car si j’avais dit un reubeu, on m’aurait traité de raciste ! mais j’y peux rien, moi, si je me suis po fait agressé par un suédois !!!) descend du coté passager et m’apostrophe en me disant « ma voiture est tombée en panne ! Tu peux me passer ton portable ? » « heu… j’ai plus de forfait, désolé ! » D’habitude, ça suffit pour que le type me lâche. Ben pas ce coup-là !  Il continue à m’importuner, moi j’avance, puis d’un coup, je sens une main sur mon épaule gauche genre « tu vas me regarder que tu le veuilles ou pas ! », je tourne légèrement la tête, et, sûrement soucieux que ma coupe de cheveux tienne en place, le type me pulvérise une grande giclée de laque ! Sauf que la laque, c’était une bombe lacrymo, et que c’est pas mes cheveux qui étaient visés, mais mes yeux. Et il avait bien calculé son coup : il me l’a collé à deux centimètres de l’œil gauche et m’en a pulvérisé sur toute la gueule ! Mais pas de chance, suis pas un pédé, moi ! La surprise passée, je me retourne et je lui lance un « t’avais bien calculé ton coup, connard ! » Enfin… courageux, mais pas téméraire, le gars ! Il était déjà en train de courir à toutes jambes pour retourner retrouver son pote dans la voiture soit disant en panne ! Tout fout le camp ! Il m’agresse et oublie même d’essayer de me faucher mon portable que je tiens pourtant dans la main ! Bref… il aura fallu 8 à 10 secondes pour que la lacrymo commence à faire effet, mais après, elle a pas fait semblant de brûler ! Heureusement pour moi, la mère d’un pote habitait la rue d’à coté, donc j’ai foncé chez elle, je l’ai réveillé et j’ai rincé tout ça ! Aucune de mes lentilles n’avaient disparu, mes yeux allaient mieux, et le lendemain, me suis réveillé avec le plus merveilleux peeling qui ne m’ait jamais été fait ! En un mois, je me retrouve largué puis agressé. Ca commence bien.

Acte trois : Toit et moi. Entre toutes ces émotions (car, en plus de ça, mon ex m’a joué pendant presque deux mois le grand jeu du « je sais plus si je sais que je sais pas si je sais vraiment si j’aurais pas mieux fait de savoir avant car au final je me demande si je t’aime pas toujours ») et mon boulot, me voilà arrivé à la fin de mon préavis et toujours pas d’appartement en vue ! Premier novembre : Mister Big remplit un garde meuble et amène ses dernières affaires chez la mère du pote qui m’avait recueillit après l’agression. Que cette femme soit canonisée ! Elle m’a hébergé pendant un mois, et ça m’a énormément aidé ! Mais en décembre, elle avait de la famille qui arrivait, je pouvais pas rester. Un copain connaissant mon problème m’avait proposé une colocation provisoire, je bondis donc sur l’occasion : je prends mon baluchon sous le bras et je passe décembre chez lui. Mais là aussi, chaque chose a une fin. Début janvier, toujours SDF, j’échoue chez Océane chez qui j’avais déjà dormi quelques WE. Mais, détail intéressant, elle aussi lâchait son appart, donc j’avais jusqu’à la fin janvier pour trouver quelque chose, même une vieille niche pour chien, sinon c’était vraiment la rue ! Chez Emma, je repère quelques offres sympa d’appart sur internet, je visite, je visite, mais rien. Je dois en visiter un dernier. Mais le jour même, on m’appelle une heure avant pour me dire « ben on a pas encore récupéré les clefs, on vous prévient dès qu’on les a ». J’étais en deuxième position pour le visiter. Je vais à l’endroit, je regarde l’immeuble, et, me sentant aculé, je décide de prendre le susdit appart sans même l’avoir visité, vu que je n’étais pas prioritaire pour le voir et donc le prendre. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, mais aux grands maux les grands remèdes : je joue la Causette à l’agence, qui accepte, puis refuse, mais me promet (-craché-juré !) de me le faire visiter en tout tout premier ! Je visite, je signe ! Et voilà comment j’ai enfin mis fin à presque trois mois de SDFisme mondain.

A tout ceci je rajouterai d’importants problèmes d’argent en Novembre, des pressions à mon boulot de merde, Gauthier qui part pour Paris, mon ex qui me tourmente, et même des morpions en décembre, tant qu’à y être. Mis bout à bout, tout ça, ça use, et ça use même beaucoup. J’étais assez souvent dans un état second, j’ai même décompressé une fois au boulot (pour plus de définitions, demandez à Emma, c’est elle l’infirmière psy !), et je lançais même un « qu’est-ce que je serais mieux si j’étais mort » à l’occasion. Heureusement, ceux qui me connaissent vous le diront, j’ai un moral solide et une personnalité assez prononcée pour dire ce genre de chose mais jamais passer à l’acte ! C’était une sorte d’exutoire à mes idées noires. D’ailleurs on riait beaucoup de nos malheurs avec Gauthier à l’époque en les abordant de façon tragi-comique genre « je me suiciderai jamais, mais si un bus avait la bonne idée de perdre le contrôle et de me faucher au passage, ça serait pas une mauvaise idée… » Bref, je ferai pas un « acte quatre » pour tout ça, mais j’ai été à deux doigts de la dépression nerveuse, et c’est bien parce que j’ai une volonté d’acier, un moral à tout épreuve et des gens qui m’entourent que j’ai réussi à dépasser tout ça ! Maintenant, je finis de me reconstruire, que ça soit au niveau de mon cocon à moi (mon appart, en gros !) comme de penser les plaies de mon cœur et de réaliser tout ce qui m’est arrivé en l’espace de quelques mois. Le prochain acte sera de réellement faire quelque chose de ma vie. Dans l’immédiat, je garde mon boulot de merde le temps de finir de me reconstruire (et surtout de tout payer !) et après, je tente de trouver ma voie. Mais ma priorité number one maintenant, c’est d’être égoïste et de ne penser qu’à moi. J’ai toujours pensé aux autres, taché de leur faire plaisir, tout sacrifié pour mon mec, et voilà où ça m’a mené ! Je passe en premier, désormais. Quand je vivrai la vie que je veux vivre, là, je pourrai penser aux autres.

Voilà en gros un aperçu de la vie de Mister Big et de ses petits tracas. Présentations et explications faites, je vais enfin pouvoir plus participer à ce blog !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mon journal intime

Par Gauthier
Je suis toujours en pleine période d’introspection due à ma nouvelle vie. J’ai envie de faire un bilan. Alors aujourd’hui je vais vous proposer un exercice inhabituel. Entre janvier 2003 et septembre 2004 j’ai tenu un journal. Une idée de ma psy pour m’aider à « exprimer de façon claire quels sont mes problèmes et ainsi leur trouver une solution ». En gros je résume sa pensée « Gauthier tu n’as pas de problèmes une fois que tu les auras écrits et que tu les reliras quelques semaines après tu te rendras compte que tu n’as pas de problèmes ». Allez au point où j’en suis, je veux bien me laisser tenter, mais je savais dès le départ que ça serait épique !
Alors pourquoi j’ai arrêté ce journal ? Pour la raison suivante (et là je me cite) « Je viens de me rendre compte que ma vie de ces deux dernières années tient en 30 pages ! C’est déprimant, mais c’est vrai, je tourne en rond… », donc je ne voyais aucun intérêt à continuer, surtout qu’à chaque fois que je le relisais (suivant toujours les conseils de ma psy), ça me tirais plus vers le bas qu’autre chose.
Je propose donc un autre exercice, je vais prendre une partie du journal telle quelle et je vais lui répondre ! Oui parce que maintenant ça ne fait plus peur, j’ai grandi, j’ai évolué, moi fort, moi courageux, moi me lance…
Comme je suis incapable de choisir entre deux parties de ce journal, je vais citer les deux, la première est extraite du premier article que j’ai écrit, la seconde intervient au printemps suivant. Bien sûr les noms seront modifiés, saint anonymat béni sois-tu!
 
29 janvier 2003 :
 
Aussi loin que remonte ma mémoire, j’ai toujours été mal dans ma peau, une sorte d’état second, ou plutôt une situation confortable. En effet quoi de plus facile que de redoubler une année en se disant « c’est parce que je vais pas bien ! » ou encore, se disputer avec des proches à cause d’humeurs changeantes en se disant « ils comprendront, ce sont mes amis, ils me connaissent ! ». Mais le cœur est le plus fragile des muscles, on peut le briser, le détruire, mais jamais il n’en sort intact… Et là je sais de quoi je parle.
            Marc, avec lui tout finit et tout commence, je ne sais pas si c’est l’homme de ma vie, mais c’est à lui que je pense quand j’écris. Il a mon age, il est beau, on s’est rencontré il y a près de deux ans maintenant, dès que je l’ai vu mon cœur c’est arrêté de battre, mon souffle s’est coupé, tout c’est mélangé en moi, désir, peur, timidité… J’ai fait le serment à un ami présent ce soir-là qu’un jour il serait à moi. J’ai mis un mois, mais on a fini par « conclure » là s’en est suivi un an de bonheur. Pourquoi étais-je heureux ? Parce que pendant un an j’ai mis de cotés tous mes problèmes. Dès que ça n’allait pas je me disais « Marc t’aime, il pense à toi ! » Et hop j’oubliais tout. Il a été mon meilleur antidépresseur, ma raison de vivre et maintenant je suis seul face à la réalité de la vie, froide, vide, effrayante… C’est sûrement ce qui me pousse aujourd’hui à dire que oui, je l’aime plus que de raison, et ce jusqu’à ce que j’en crève !
            Pour être honnête, ce n’était pas tout rose, on est très différents, on a cassé, on s’est remis ensemble trois fois. Mais à chaque fois qu’on s’est séparés j’ai souffert, même si c’est moi qui mettais un terme à la relation. J’ai mis un an à me rendre compte que je l’aimais. Et le déclencheur est la rupture finale. Là c’est lui qui est parti et il m’a laissé que mes yeux pour pleurer. Pourtant, encore une semaine auparavant, je disais à ma mère « Marc, ce n’est pas l’homme de ma vie, on est bien ensemble pour le moment, mais j’attends de trouver celui avec qui je pourrais construire quelque chose de vraiment stable et beau ! »
            À l’heure actuelle je ne sais pas si c’est bien lui l’homme de ma vie, pourtant je pense à lui tout le temps. Et je me détruis plus ou moins vite en attendant. Mais j’attends quoi ? Plus rien…
            J’ai du succès auprès des mecs, je peux coucher avec un différent chaque soir, avoir trois petits copains en même temps, mais ça me ne suffit pas. Je veux tomber amoureux, encore, pour oublier ! Avoir un coup de foudre comme j’ai eu avec lui. J’ai déjà appliqué cette sorte de thérapie. Bon le résultat n’est pas concluant. Le cobaye c’est Matthieu, ma pire erreur, je crois, à l’heure actuelle. Non seulement je n’ai pas oublié Marc, mais en plus je suis tombé amoureux de Matthieu. Désespérant dites-vous ? Affligeant en tout cas. Je me suis fait avoir deux fois en moins d’un an. Record digne d’une blonde, ou plutôt dans mon cas d’un névrosé !
            Par névrose, j’entends incapacité à apprécier les choses telles qu’elles sont, je suis un perpétuel insatisfait. Il y a un nom scientifique pour ça… Mais je ne suis pas psychanalyste donc laissons de côté les termes médicaux précis.
            Voilà beaucoup de choses se bousculent dans ma tête, et comme je n’ai pas la prétention de savoir écrire, je vais livrer tout ceci sous sa forme la plus simple : un journal intime. Si c’est intime personne à par moi n’est censé lire ces lignes, mais je livre ces pages comme un testament au cas où, un jour, mes problèmes me pousseraient à faire ce à quoi je pense depuis trop longtemps : dormir et oublier pour toujours. Morbide ? Non, terriblement réaliste et moderne, romantique et surfait, inquiétant et passionnant.
 
Ok, bon quand je vais pas bien j’ai tendance à me prendre pour Proust, et mon style littéraire s’en ressent, mon Dieu que c’est pompeux, ah j’ai honte. Aujourd’hui qu’ai-je à répondre à ça ?
1/ Je ne suis plus amoureux de l’un ou de l’autre.
2/ Je suis incapable de retomber amoureux de qui que ce soit.
C’est pas glorieux, mais je vais quand même éclairer un peu la situation, Matthieu je n’ai plus de nouvelles, depuis au moins 2 ans, tout est clair entre nous, on s’apprécie et si je suis amené à le revoir ça me fera plaisir, et je sais que c’est partagé. Marc c’est plus complexe, je ressens encore beaucoup de choses pour lui, on se donne des nouvelles régulièrement, et dès que j’ai un texto ou un coup de fil de sa part je ne peux m’empêcher de me dire, l’espace d’une milliseconde, « est ce qu’il ressent encore quelque chose pour moi ? ». Oui bon j’ai plus 15 ans, il faudrait que je passe à autre chose, mais c’est plus fort que moi, il occupera toujours une place dans ma vie. Juste un exemple, Marc n’a pas le droit à une vie sentimentale ou sexuelle, quand il me raconte qu’il a couché avec x ou y, des pulsions meurtrières s’emparent de moi. Personne n’a le droit de le toucher, ça me rend fou, mais vraiment. Mais cette colère passe rapidement et se transforme en mélancolie. Vous avez dit névrosé ? Oui et alors, j’assume !
Pour ce qui est de ne plus pouvoir tomber amoureux, je dis ça pour une raison bien précise : je ne pense pas avoir été amoureux de Marc, j’étais plutôt amoureux de la situation, c’était mon anti-dépresseur, il m’a beaucoup apporté, mais je n’ai rien réglé et je me suis tout repris en pleine face après la rupture. Alors si c’est ma façon d’aimer elle ne me convient pas, je veux aimer comme dans les films, et ça je m’en sens incapable, peut-être que je changerai, mais j’en doute, je me vois plutôt finir entouré d’amis, avec des enfants que j’aurais eus avec mes copines, et surtout heureux de regarder mon parcours professionnel. Comment ça je compense ? Mais non arf…
 
02 juin 2003 :
 
Mercredi soir, j’avais pas envie de sortir, Benjamin par contre oui, et en plus il voulait boire, donc on a bu, mais comme des trous ! Débarqué au Club vers 7h du mat’ après avoir supporter la crise de Damien 1* « qui va pas bien parce que ça va pas bien ! », on reboit et il se met à chercher de la C. Bon il a pas trouvé, mais par contre on se démonte pas on file au Jim’s, club d’after que je connaissait pas du tout, et là je tombe sur un couple de potes, ils ont des taz, on sort le fric, et on gobe, il est 8h ! Alors je dois dire que sur le moment j’ai pas vraiment vu la différence, vu que j’étais bourré comme pas possible. Ensuite on est parti en after chez le couple en question, et on est rentré vers 10h, me suis coucher vers 11h, et là j’étais bien bien perché, mais je pensais que ça passerait… Grave erreur !!!!! Suis resté perché jusqu’à samedi matin, avec 5h de sommeil entre mercredi midi et samedi matin, j’étais pas crevé, ni malheureux, juste PERCHÉ !!!!!! N’empêche j’adore ça, y a de quoi finir accro à cette merde, qu’est ce que ça doit être la C ! Le pire ? Il m’en reste un entier qui me fait de l’œil… Mais je le prendrais pas tout seul, et pas de suite ! Non mais… J’ai de la volonté moi ! (Quoi ? Suis pas crédible là ? Pfffffffff mais si !)
            Et hier au Club j’ai revu Damien 2 mon ex**, je l’ai donc royalement ramener chez moi histoire de baiser, et c’est ce qu’on a fait toute la journée, non mais si tout déraille dans ma vie, j’ai quand même une vie sexuelle ! Na ! Là pas besoin de s’étendre sur le sujet trois heures, c’est fait on en parle plus !
            Damien 1 m’énerve, c’est mal parti,  il a vraiment besoin d’aide parce qu’il a des gros problème avec son école et son boulot, et mÔssieur déprime à vouloir s’en suicider parce que un mec qu’il a pas vu depuis un an et avec qu il est resté 3 jours lui pose un lapin pour boire un café ! Quelquefois j’ai vraiment envie de le suicider moi-même ! Comme ça au moins on en parle plus… J’t’jure ! Bref il faut être patient, ça lui passera comme à chaque fois, je le sais de toute façon !
            Voilà après il y a pas grand-chose d’autre à dire, sauf que je suis raide dingue amoureux de l’autre con (Marc) et qu’il me manque comme jamais mais bon, je reprend un taz et j’oublie ! C’est quand même merveilleux la drogue je dis ! De toute façon je sais que je vais finir drogué, ça fait un an que je le sais… Si seulement j’en avais les moyens !
            Je crève la dalle, j’ai pas envie de manger, je suis mort de fatigue, j’ai pas envie de dormir, j’ai besoin d’amour, j’ai pas envie de me trouver un « autre » mec. Joyeux non ? Suis à fond ce soir ! Vais vider le frigo et au pieu…
 
* Damien, c’est mon meilleur ami de l’époque, on ne se parle plus depuis le printemps de cette année, on est fâché comme des collégiens  « t’es plus ma meilleure amie, maintenant c’est machine ma meilleure amie, je vais te griller dans tout le collège, plus personne ne se mettra à coté de toi au self ! », oui je sais c’est pathétique, mais bon on est comme ça 😉
** Rien a voir avec l’autre, ils ont juste le même prénom.
 
Donc petit éclairage contemporain, je ne parle plus donc à Damien, ce qui ne me manque pas. Demandez à Nina et au reste de mes amis, ils m’ont tous applaudit des deux mains quand je leur ai annoncer que je ne l’imposerai plus dans toutes nos soirées « Enfin tu a compris que ce mec ne t’apportait rien !!! ». Bref parlons de l’épisode « drogue », j’ai déjà dit dans un de mes articles qu’on m’en avait proposé récemment et que j’avais fièrement refusé (alors que j’étais plein). Là il s’agit de la première fois de ma vie où j’en ai pris, ça a duré 4/5 mois je me souviens plus trop. J’ai fini par avoir de la C, pour ce qui est du problème de fric, ça ne se pose pas au début. Oui, les dealers, sont des commerciaux doués, au début on t’offre tes doses (là je parle de cocaïne, parce que les taz c’est plutôt rare que ça soit gratuit). Et une fois que tu apprécies bien de te poudrer le nez, une à deux fois par semaine en soirée, on te propose un gramme à « prix d’amis » alors tu ne résiste pas, après tout ça fait quelques semaines que tu en prend à l’œil, cette fois tu peux en offrir. Et tu rentres chez toi avec le reste de C, et un soir où ça va pas bien, tu en prend un peu juste avant de sortir, pour « te mettre dans l’ambiance ». Et là c’est fini, tu en achètes dès que tu as trois sous, tu en as toujours sur toi, et tu en prend quasiment tous les jours. Heureusement pour moi je n’ai jamais franchi la barrière de la dépendance physiologique, j’étais juste dépendant psychologiquement, mais ça a quand même été dur d’arrêter. Alors si je n’ai qu’un conseil à dire : si ce n’est pas encore fait, n’y touchez pas, personne ne peut dire qu’il sait ce qu’il va se passer quand on est drogué (montée, descente), et surtout personne ne peut dire qu’il maîtrise c’te merde, elle te contrôle, tu ne contrôles rien. Et je parle de toutes les formes de drogue. Voilà faut bien un peu de bonne morale bien pensante dans ce blog.
 
Je vais arrêter mon auto analyse ici, peut-être que je recommencerais une autre fois, j’en ai des tonnes dans mon journal, des drôles des moins drôles, mais bon promis la prochaine fois, j’essaie de vous faire rire.
Rendez-vous sur Hellocoton !