Bohemian Rhapsody : le biopic qui vaut la peine

Il fallait vraiment que ça vaille la peine. Nina et Victor, un couple PAS cinéphile, se rendent au cinéma pour la première fois en cette année 2018 et pour voir un film qui sort le jour même… Oui, mercredi soir, nous avons affronté le froid pour nous poser dans une salle de cinéma… pas vraiment bien chauffée mais peu importe. On est en position, c’est parti pour deux heures de Bohemian Rhapsody.

Bohemian Rhapsody - Queen

Alors je ne vais pas vous dire de quoi parle le film car je pense que personne n’a été épargné par la bande-annonce. J’avoue d’ailleurs que c’est ce qui m’a motivée d’ailleurs. Alors que bon, je déteste les biopics à la base. D’abord parce que j’ai la sensation que ces films sont faits pour de mauvaises raisons, à savoir choper un oscar en mode “ohlala, il/elle s’est transformé.e pour ressembler au personnage”. Oui alors du coup, filez plutôt un oscar aux équipes maquillage et costumes. Ce sont des films purement narratifs avec aucun parti-pris ni recul, juste une façon de se faire du fric sans grand danger. Evidemment, certains biopics sont un engagement en soi : faire un biopic sur Martin Luther King ou Rosa Parks, c’est pas la même que de faire un film sur Elvis… ou Queen, en effet.

Bohemian Rhapsody _ Queen

Un biopic, ça sert aussi à raconter une époque, une évolution. Comme le Majordome par exemple que je n’avais pas super apprécié en soi mais qui racontait, à travers la vie d’un personnage, la lutte pour l’égalité des droits des Afro-américains. On peut même pousser le genre à ces biopics de type fictionnelles comme Benjamin Button et Forrest Gump qui racontent l’Amérique à travers la vie d’un personnage, avec ses passages obligés un peu chiant (le Vietnam, Kennedy, Nixon… et dans les prochains qui vont sortir, on va se ramasser le 11 septembre).

Bohemian Rhapsody - naissance d'un tube légendaire

En lisant ces précédents paragraphes, il semble donc que je sois mal partie pour apprécier Bohemian Rhapsody et il est donc possible que je ne sois pas tout à fait objective. Parce que Queen, c’est la fin de mon enfance. Je n’ai pas grandi dans une famille très rock, on était plus varietoche que rock et j’en garde quelques traces dans ma playlist (Starmania, Michel Berger & France Gall et… bah, c’est à peu près tout, en vérité) donc Queen, je l’ai découvert à la mort de Freddy Mercury, via mon cousin qui, à la réflexion, a eu pas mal d’influence dans mon histoire culturelle. J’ai adoré instantanément The show must go on, j’avais acheté le CD Innuendo juste pour cette chanson (la période magique où tu achetais tout un album pour une chanson), je me souviens aussi d’un après-midi à squatter la voiture de ma mère lors d’un repas de famille ou je ne sais quoi à écouter la K7 des greatest hits et il y a eu notamment “Radio Gaga” que je trouvais un peu nulle et mon cousin n’arrêtait pas de la chanter, ce qui m’agaçait. Oui, quand on a une très bonne mémoire, on se souvient aussi de l’insignifiant. Bref, comme la plupart des ados et pré ados des années 90, Queen a eu une forte place dans notre culture musicale, on avait quelques titres dans nos boums, notamment We will rock you et nous avons tous fortement apprécié le générique d’Highlander… à dire vrai, on va pas se mentir, le seul point fort de la série. Et aujourd’hui encore, je suis toujours un peu nostalgique quand ma playlist Spotify me balance “The show must go on” qui est un peu mon mantra à moi.

Bohemian Rhapsody - Freddy Mercury

Donc est-ce que j’ai aimé le film ? Bordel, oui. Je l’ai trouvé un coup drôle, un coup touchant et je trouve incroyable d’avoir la sensation de revivre le fameux concert de Wembley. Pour le coup, le film n’est pas blindé de référence à l’époque, on ne parle pas de guerre du Vietnam, de ce que fait la Reine d’Angleterre. On peut parfois être un petit peu perdu dans la chronologie malgré quelques dates incrustées de ci de là, mais en vrai, on s’en fout. Alors que les biopics sont souvent une fresque racontant une époque, Bohemian Rhapsody s’en détache. Parce que Queen refusait les recettes à la mode, justement, qu’ils tentaient leur propre sauce. Pas de “caméo” (dans le sens où un acteur jouerait une personne de l’époque genre “hey salut, je suis Michael Jackson”), à peine quelques names dropping. Et je trouve agréable qu’un film ne nous prenne pas trop pour des cons avec des clins d’oeil ultra forcés. C’est pas Carnaval, je suis pas là pour voir des acteurs déguisés en pop ou rock-star des années 80.

Bohemian Rhapsody- la scène de Wembley

Du coup, oui, ce biopic est à voir. Pour Rami Malek qui est fou. Pour les émotions que ça génère. Parce que c’est pas racoleur (on n’évoque que partiellement la sexualité débridée de Mercury et donc sa maladie et quasi pas sa mort) alors que le sujet s’y prêtait, qu’il y a vraiment des scènes drôles… et pour la B.O évidemment. Certains l’ont trouvé lisse, moi, je l’ai trouvé prenant. Peut-être grâce au goût de madeleine, allez savoir. Mais je serais même prête à repayer 11 € pour le revoir.

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Professeur Nina Bartoldi

J’en rêvais. A 33 ans, je pénétrais enfin dans l’arène, clé USB en main, le discours rodé. Le 17 octobre 2013, sur le tableau blanc d’une école de comm était inscrit « 13-14h / cours de social media management / professeur : N. Bartoldi ». Ça, c’est moi. J’ai failli prendre le tableau en photo. Voilà, le 17 octobre, professeur Nina Bartoldi était dans la place et c’était trop cool.

jeune-enseignante-se-prepare-pour-la-lecon

Je ne cesse de vanter l’importance du réseau. Son absence a plombé ma première année et demie de « jeune diplômée » (ma période chômage donc), son existence m’ouvre toujours des portes. Par exemple en avril ou mai, par là, je recevais un mail de Jeanne, l’ex rédactrice en chef de TMF avec qui j’ai donc travaillé de 2007 à 2009, à peu près. Elle donne des cours dans une école de comm et cherche quelqu’un dans le community management pour évangéliser son chères têtes blondes (en vrai, ce sont des 5e année, j’ai à peine 10 ans de plus qu’eux). C’est naturellement qu’elle a pensé à moi même si, je dois l’avouer, j’étais bien moins bonne à l’époque que maintenant. Je parle sur le plan professionnel, bien entendu ! J’ai évolué, j’ai appris, j’ai grandi, j’ai pris du recul. Et justement, préparer un petit cours sur son métier permet de réfléchir un peu sur ce que l’on fait au quotidien. Pourquoi je vais quotidiennement sur Facebook parler au nom d’une marque, répondre à des gens qui viennent pour râler (ce qui me saoule puissance mille, ça, surtout quand on nage en pleine mauvaise foi). Pourquoi je fais de même sur Twitter, Youtube, Tumblr, Pinterest, Instagram, Google+, LinkedIn… C’est quoi mon métier et pourquoi c’est chouette des fois. Souvent.

professeur Nina Bartoldi

Je prépare donc mon petit Powerpoint histoire de pas débarquer les mains vides, j’attends Jeanne dans le couloir, en relisant trois ou quatre fois le fameux tableau. Des jeunes passent, d’autres sont installés dans un coin avec un laptop. Jeanne me récupère et m’amène dans les tréfonds de l’école, tout en haut, dans une petite pièce sous les toits où végètent trois élèves et demi. Bon, ayant été dans une promo de 12 lors de mon master de journalisme, je m’attendais pas à un amphi bourré à craquer mais bon… Il faut savoir commencer petit. Je doute que Rihanna ait débuté de suite dans un stade immense, par exemple. La comparaison avec Rihanna est audacieuse, là, non ? Bon breeeef ! Comme tous les élèves ne sont pas présents, on redescend au rez de chaussée chercher un café puis on remonte (3 étages, ça fait les fesses et les cuisses). Bon, il est temps de commencer. Mon petit coeur tape un peu mais ça va aller, respire par le nez, fillette, tout ira bien.

respirer-nez

Après quelques instants avec le souffle court, je prends mes aises. Je déroule ma prés, je réponds à une ou deux questions, tout va bien. Je repère un élève particulièrement intéressé par les réseaux sociaux, il me bombarde de questions en fin de présentation sur de nombreux réseaux sociaux comme Google+ ou Path, ce qui démontre une connaissance du sujet, un autre veut bien récupérer mon powerpoint que je trouve pourtant très trèèèèèèèèès basique. Trop même mais pour une présentation d’une heure, ça fait le job. Je reste debout tout le temps, je montre des choses sur mon powerpoint même si la projection est floue, j’occupe un peu l’espace, je me sens bien. En fait, je l’avoue : je kiffe. Une heure, ça passe bien trop vite…

Maintenant, j’ai envie de remettre ça pour devenir de plus en plus bonne professeure. Enseigner, ça me plaît bien parce que d’une part, ça permet de réfléchir trente secondes à ce que l’on fait au quotidien (j’ai pas super le temps de jouer les contemplatives en ce moment) mais surtout, ça fera peut-être naître quelques vocations. Non parce que le community management/social media management reste toujours le parent pauvre de la comm, le « oh ben tu vas pas étudier pour écrire des statuts Facebook quand même… ». Ben si. Même si les cours sont à réécrire au quotidien vu que nos chers réseaux sociaux changent les règles tous les deux jours et que la seule façon d’apprendre est finalement de tester et de valider ou non nos choix. Genre le hashtag sur Facebook, en fin de compte, c’était pas une si bonne idée que ça, ça ne sert qu’à baisser mon reach. Mais demain, qui sait… ? Et Google+, on n’est pas à l’abri que ça finisse par décoller un jour. Guettons.

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Quoi qu’il en soit, je rêvais de donner des cours depuis des années, c’est enfin fait et j’en fus fort satisfaite. Je vais envoyer un mail à mon ancien IEP pour voir s’ils voudraient pas que je vienne donner quelques cours…

 

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Mais pourquoi tu ne parles plus de sexe sur ton blog ?

Ceux qui me lisent depuis le début ou à peu près l’auront remarqué, ma vie sexuelle n’est plus la star de ce blog et ce depuis un bon moment. Hormis quelques anecdotes et réflexions de ci de là, impossible de connaitre la météo de mes amours et coucheries. Et c’est fait exprès.

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Ce n’est pas parce que je n’ai plus rien à raconter, je dirais même que c’est précisément l’inverse. Première explication et la moins intéressante : certains de mes collègues connaissent ce blog. N’y voyez pas de la fausse pudeur ou autre mais je n’ai pas forcément envie qu’ils connaissent le détail de mes nuits et si je veux raconter un truc, je le fais à la pause. Donc même si je sais qu’à l’arrivée, connaitre ce blog ne signifie pas forcément le lire, la possibilité existe.

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Mais ça, ce n’est qu’une explication mineure, la vérité est ailleurs. En fait, je me suis rendu compte que je n’avais plus tellement envie de partager les histoires de fesses et/ou de cœur. Non, pas envie, le mot exact serait plus besoin. Je n’ai plus besoin de raconter mes folles nuits pour prouver, pour ME prouver que, oui, je plais. Fini le temps du doute et des choses à prouver. Aujourd’hui, je vis ma sexualité pour moi et pas pour raconter sur ce blog.

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Je ne dis pas que des fois, le clavier me démange un peu, j’ai un peu envie de partager certaines expériences. Parce qu’elles sont folles, parce que je découvre certaines choses sur moi, les autres, le sexe, l’amour… Mais en grandissant (je ne vieillis toujours pas), force est de constater que les limites de mon extimité sont de plus en plus étroites. Peut-être aussi parce que Nina est de moins en moins anonyme, j’ai la sensation de parler ici à des potes, certains particulièrement prompts au jugement, et je ne raconte pas les détails de ma vie sexuelle à mes potes. Juste à Vicky que j’ai traumatisée un peu. Et à certains de mes amants mais ils en sont les acteurs donc bon…

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Et puis je ne suis pas qu’un cul ou une paire de seins voire un clitoris… Aujourd’hui, je lis mes jeunes camarades sur Twitter et je suis un peu attristée par les personnes qui passent leur journée à crier leur sexualité débridée. J’attends même le « mon mec vient de me defoncer le cul, je vais me doucher et je reviens, hihi ! ». Principe de la poutre et de la paille : quand on le fait, on trouve ça super drôle, tellement subversif mais quand les autres le font, on sent alors toute la lourdeur du propos. Non parce que parler de sexe sans recul, juste pour rajouter une ligne sur son carnet de conquête et le montrer fièrement, je me rends compte que c’est sans intérêt et qu’en plus, ça finit par devenir suspect. Si tu insistes autant sur le fait que quelqu’un a daigné te sauter la veille, ça donne limite la sensation que c’est exceptionnel. Oh, je sais, Hopital, charité mais force est de constater que plus j’ai confiance en moi et en ma séduction, moins
je la ramène sur le sujet. C’est un fait. Il y a aussi ce sentiment émancipatoire à base de « je bois, je baise, j’emmerde les conventions » mais bon, le sexe et l’ivresse, ce n’est pas vraiment novateur comme concept… On est même drôlement soft par rapport à des temps plus ou moins lointains.


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Pourtant, le sexe en soi peut tout à fait être intéressant pour peu qu’on prenne un peu de recul, il existe de très bon blogs de sexe, de zone zerogene dont je parlais l’autre jour à rue69 en passant par second sexe ou sexactu. Mais le but n’est pas la-bas de se poser en personne sexuée mais bien de replacer la chose dans son contexte. Parce qu’il y a des milliers de choses intéressantes à dire sur le sujet, encore faut-il chercher à décoller un peu le nez de son oreiller. Par ailleurs, je trouve que de façon générale, on perd un peu le côté léger et grivois des conversations sur le sexe, ça devient limite une revendication, un manifeste à la limite de l’agressivité. Mais enfin, mes enfants (j’ai 30 ans, je grandis toujours mais commence à prendre un ton maternaliste, quand même), baiser est un acte
joyeux, agréable, ludique (enfin, j’espère pour vous), pourquoi en faire une sorte d’arme pour… pour quoi d’ailleurs ? J’ai pas encore compris.

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Voilà donc pourquoi ma sexualité n’apparaît plus qu’en filigrane ici. Et si quelques uns (voyeurs ?) le regrettent, je pense pour ma part qu’on y gagne tous au change, finalement. Même si en ce moment, pour reprendre Isadora « ohlala, ta vie, c’est trop Clara Sheller! ». Ouais, à peu près…

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2010, ça va chier (mais en bien) !

Tous mes horoscopes sont formels : en 2010, je fais péter les scores. Bon, sauf celui de Marie-Claire qui dit que je vais passer mon année à me chamailler avec mon entourage en général et mon mec en particulier mais vu que j’ai pas de mec, je ne vais pas le prendre en compte (et d’abord depuis quand les horoscopes annuels sont négatifs, hein ?). Et moi, je suis fermement décidée à leur donner raison. 2010, la Nina 3.0 voit le jour et ça rigole plus.


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Changement de décennie, donc. Je vais passer le compteur à 30 et je sens déjà poindre la fameuse crise, je navigue entre mini crise d’ado et grandes décisions sur ma vie. Ahah, oui, il est temps de prendre un papier et un crayon et de faire la fastueuse liste des résolutions parce que ça fait toujours bien d’avoir un objectif. Mais je vais continuer d’appeler ça un vœu pieux un « si je fais ça, ma vie sera drôlement plus top ». Ce qui implique qu’il va falloir que je bloque Yahoo ! jeux, ça suffit de perdre des heures là-dessus !

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Alors après réflexion avec moi-même, cette année, je ne veux pas faire « plus » ou être « plus », ma priorité n’est pas à l’amélioration de ma personne, certes totalement perfectible mais à un rééquilibrage de ma vie et ce de façon urgente. Je sais que je passe mon temps à le dire mais voilà, 10 jours de vacances, ça permet de prendre du recul et je ne veux plus faire le hamster. Le hamster ? Oui, courir dans le vide, me dépenser comme une folle dans une indifférence générale et l’absence de réelle reconnaissance. C’est pas que je cours après les honneurs mais dans le système de la carotte et du bâton, faut une carotte sinon, ça ne marche pas. Il faut donc que je rééquilibre ma vie et arrêter de mettre tous mes petits poids (oui, avec un d, je parle de poids, le truc pour peser, pas les pois à manger) sur le même plateau, ce n’est pas bon. C’est avec ce genre de connerie qu’on finit sous Lexomil, chose que j’ai très mal vécue. Et oui, je ne suis pas invincible, Seigneur ! Surtout que bon, je dramatise un peu à outrance car j’ai dû en prendre 3 en tout et pour tout (ça marche par quart) mais là, je dis stop. Rééquilibrage imminent.

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2009 a été une année assez décevante par rapport aux espoirs que j’avais. Enfin, relativisons. L’hiver et le printemps avaient été plutôt top, l’été un peu trop dépravé, finalement (rien de bien grave mais des petites entailles à l’ego dont je me serais passée, avec le recul), l’automne cataclysmique. Décembre sauve un peu l’ensemble, curieusement je dirais vu que comme je disais, décembre est toujours un mois de merde dans ma famille. Là il reste encore 3 jours, dont un que je vais à moitié passer dans un train mais bon, on n’est pas à l’abri d’un finish en feu d’artifice, j’aimerais bien.

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Mais 2009 et son foutu bordel (dans tous les sens du terme) étant derrière moi, concentrons nous sur 2010 et ses vœux pieux, donc. Vie privée en avant. Donc je vais me faire plaisir. Comment ? En essayant de voir quelles sont mes compétences artistiques. Ceux qui me lisent depuis quasi 5 ans (gasp !) ont dû remarquer que j’avais un côté artiste frustré car seule l’écriture me permet de m’exprimer pleinement. Vous me direz que c’est déjà pas mal, c’est vrai. Mais moi, je veux savoir dessiner ou au moins photoshoper suffisamment bien pour créer des histoires. J’ai une bonne conception de storyboards dans ma tête, je suis capable de concevoir  une BD avec découpage des cases, aucun souci MAIS  je ne sais pas le coucher sur le papier, mes dessins sont ignobles. J’avais donc décrété que j’étais nulle et point. Mais peut-être que si je prends des cours… Faudra que je vous parle des cours pour adultes d’ailleurs. Mais voilà, en 2010,je cultive mon côté artiste. Et je crée mon autoentreprise, j’ai des soucis pour le faire sur le web mais je ne désespère pas.

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Et ensuite, que dire ? Etre plus rigoureuse de façon générale, plus méthodique pour gagner du temps qui me servira à autre chose (autre chose pouvant impliquer le repos, la glande, les soirées entre amis…). Je ne mets pas le sport, j’en fais déjà, on va dire « poursuivre les efforts ». En 2010, j’allie tête bien pleine sur corps bien fait, sourire ultra bright sincère car ma vie sera équilibrée. Après manger sain, fumer moins (voire plus du tout, tiens). Ah, j’entends quelqu’un au fond me suggérer de trouver un mec bien. Oui, l’important est sur le bien, un mec tout court, c’est toujours facile à trouver. Et bien personne du fond, tu sais, je reste persuadée que l’amour, ça ne se cherche pas vraiment. Mais ça ne m’empêche pas de rester attentive et d’étudier les opportunités, on ne sait jamais…

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Ah et en 2010, j’essaie de chanter une demi heure à une heure à tue-tête par jour. Parce que j’avais oublié comme ça faisait trop de bien.

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Courrier des cœurs : réponse à Sylvain

Cette semaine, Sylvain nous a posé la question suivante : « Mon ex vient de réapparaître dans ma vie alors que ça faisait 3 ans que nous avions rompu. Depuis, j’ai rencontré une autre fille avec qui je suis. Mais avec mon ex, on a vécu une histoire très forte et quand elle est partie, j’ai mal vécu la rupture. Là, le fait qu’elle revienne, même si elle me demande rien, me fait tout remettre en cause. Je ne sais plus laquelle j’aime. Je suis bien avec ma copine actuelle mais mon ex est tout le temps à ma tête. Que faire?? »


La cellule love and sex des vingtenaires des vingtenaires s’est réunie et voilà ce que nous en avons pensé :

Jane : Dans le mot ex, il y a… ex. Je suis absolument contre la remise de couvert post-rupture, au final, on se rend compte que ce qui nous énervait chez l’autre est toujours là, parce que c’est un peu ce qui fait sa personnalité, et à moins de pouvoir le ou la reformater… Ça ne changera pas! Et là, je m’interroge: elle ne demande rien, elle réapparait, tu es avec quelqu’un avec qui tout se passe bien, et tu ne sais plus qui tu aimes? Ya comme une rupture mal digérée là. Même si l’histoire était forte, à l’époque, il y a eu rupture, tu as refait ta vie, elle aussi… Pourquoi ne pas profiter de la tienne sans ressasser le passé? A moins que tu sois persuadé que tout peut être différent cette fois-ci, que vous avez changé et que ce que tu vis actuellement finalement c’est moins bien. Sans vouloir être pessimiste, c’est généralement se voiler la face ce genre de pensées. Voilà pourquoi les exs devraient avoir interdiction formelle de revenir dans nos vies (et pourquoi si c’est toi qui l’a retrouvé sur Facebook, tu as bien cherché les complications!)

Lucas : Je suis incapable de répondre à ce genre de question. La morale me ferait dire « Non Lucas, tu es avec une nana, tu avais enterré
l’autre, ce qui est fait est fait, point barre ». Mais d’un autre coté le poids de l’emotion peut être très fort… Comme je suis un peu pusillanime, je ne serais pas enclin à tenter le diable.
Casser avec l’actuelle pour repasser 15 jours avec l’ancienne et recasser de nouveau avec l’ancienne pour se retrouver seul, aussi seul, c’est pas top…
C’était Lucas, défonceur de portes ouvertes devant l’éternel.

Enzo : Je te comprend pleinement cher lecteur, m’étant retrouvé plus ou moins dans cette situation, ayant réessayé avec la plupart de mes exs, que ce soit poussé par le manque de confiance en soi, de la culpabilité ou par un sentiment semi-conscient de vengeance !
Au final, je dirais qu’il y a toutes les chances pour cela n’en vaille pas la peine (ne soyons pas dans l’absolu, après tout, tu as dit que c’est elle qui t’avait quitté, peut-être qu’elle a muri entre temps si c’était le problème). Mais d’un autre coté, tu auras toujours ce sentiment de « et si ? » vu que c’est elle qui t’a quitté et que tu n’as pas absorbé totalement la rupture. Il faut aussi ajouter qu’il y a eu un espace de trois ans sans contacts entre les deux, il est donc à parier que tu n’es plus amoureux que de souvenirs qui se sont embellis avec l’age…
Mon conseil serait d’essayer de te refroidir un peu, de prendre du recul.
Tu penses à ton ex qui est réapparu soudainement, avec qui tu as vécu un truc fort. Ca te fait quelque chose, c’est normal, tu es un être humain sensible.
Mais cela ne veut pas dire que tu es amoureux d’elle, qu’il y a encore quelque chose entre vous. Il faut donc juste faire attention à toi, ne surtout pas te précipiter.
Dans le cas infime où vous seriez vraiment des âmes soeurs, multiplie par 10 les délais ! Après tout, ça fait déjà trois ans alors des mois en plus ou en moins, ça ne changera rien si ce n’est te donner du temps pour réfléchir et analyser tes émotions.
(au fait, ça finit comment déjà « Quand Harry rencontre Sally ? »)

Tatiana : Je vais encore chercher the solution comme la dernière fois : et si tu trompais ton actuelle avec ton ex histoire d’être sûre que tu peux quitter ton actuelle pour ton ex ? Par contre fais le discrètement car si ton actuelle s’en rend compte c’est mort. Et pas de crise de culpabilité post aventure non plus, l’honnêteté c’est pas toujours cool.

Summer : Il ne faut pas jouer avec ses jouets cassés on peut se faire mal!

Nina : A ma droite, ta relation amoureuse actuelle. A ma gauche, ta relation amoureuse passée qui n’a pas duré. Et tu veux remettre en question la première à cause de la seconde ? Surtout que tu le dis toi-même, ton ex ne te demande rien donc il n’y a absolument pas de questions à te poser. Une relation qui n’a pas marché la première fois, y a peu de chances que ça fonctionne la deuxième. Là, tu idéalises ce passé mais si ça a cassé, c’est que ce n’était pas si idyllique que ça. Et sans vouloir être méchante, si c’est elle qui est partie et qu’aujourd’hui, elle ne te demande rien, c’est certainement qu’elle ne pense pas à se remettre avec toi. Donc profite de ce que tu as au lieu de pleurer ce que tu n’as plus.

Si toi aussi, t’as une question love and sex à poser, n’hésite plus ! Poste un comm ou envoie un mail (clique sur contact, en bas de la page) ! Promis, on t’aidera… Enfin, on essaiera

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Par Lucas

Il y a quelques années, un de mes honorables enseignants a conclu son cours de 3 semaines en nous donnant un conseil…
Il nous a dit que tout ce qu’il pouvait nous apprendre n’était rien comparé à… un peu de bon sens et d’humanité.
Bien sûr, comme elle avait payé un p’tit peu 21K€ pour des cours de finances de market et de compta, l’assistance a fait un p’tit peu des sourires mi-figue mi-raisin…

Je crois qu’en fait il voulait dire qu’en entreprise on est trop centré sur nos tâches, trop prompt à appliquer nos techniques et nos connaissances et qu’on ne prend pas assez de recul.

Donc, merci Hercule mais, sur le coup, une telle logique ça parait ridicule tant on est obnubilé par l’envie de s’investir dans ce qui est notre premier taff, d’y passer 15 heures par jour pour montrer qu’on a des aptitudes, qu’on est super fort, et qu’on mérite une augmentation maousse costo. Tout ça avant de réduire le rythme au bout de 3 ans car on a « fait ses preuves ».

Seulement voila…

Le prof a vu nos mines perplexes… Il a alors dégainé d’un geste souple et  élégant son feutre Velleda TM et il a scripturé au tableau le nom d’un bouquin. En se retournant vers nous, il avait un sourire 10000 watts et une phrase terrible :

« Tout ce que vous avez appris depuis que vous savez lire n’est rien comparé aux préceptes de ce livre. Ca, c’est le bouquin du pouvoir ! »

Alors là, bien sûr, vous vous dites: « Purée, Lucas, tu nous saouuuules! C’est quoi le titre : accouche bordeeeeel ! »
Non, pas encore.
Avant cela, penchons nous sur une autre publication.
Parmi nos lectrices et lecteurs émérites, il en est quelques uns qui sont des tronches en histoire. Si,si.
Ceux là même qui pourraient nous dire quel était le livre de chevet de Hitler.
Alors ?

Pour les non érudits et les lectrices de Minnie Parade qui nous survolent  lisent, je donne la réponse : la bouquin de chevet de Hitler a été écrit en l’an de grâce 1895 par un…français. Un psychologue  appelé Gustave Lebon ; un raciste convaincu mais cela importe peu ici car dans ce bouquin il ne s’agit pas de classification Bon Aryen /
Sous Humanité, non, non.

Le titre du bouquin de notre bon Gustave c’est Psychologie des Foules.
Lu, relu, annoté, idolâtré par Adolf jusqu’à sa mort. Disponible en pdf gratuit sur
ce lien 

Et j’en reviens au bouquin dont parlait mon prof, bouquin que nombre d’entre vous connaissent au moins de nom : Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens par Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois (tout le monde n’a pas la chance de s’appeler Léo Bim)

300 pages que je dois fichedelecturer depuis 2 ans car tout peut se résumer en 6 pages, mais je suis velléitaire… La honte. Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens, donc
Et tout est dit.

J’ai repensé à ce bouquin quand j’ai adhéré samedi dernier à un groupe sur FaceBook, un groupe crée par une nana qui se dit étudiante en psycho et qui fait une thèse sur la création des sectes et leur propagation.
Elle a crée un groupe et elle appelle tout le monde à adhérer pour démontrer à Facebook que le site doit être plus rigoureux car les sectes peuvent y faire de la pub voire du prosélytisme.

Entre autres. 

Mais ce qui m’a choqué ce n’est pas ça…
En fait, ce qui était super bien trouvé, c’est le titre du groupe.  Super intelligent et bien pensé :
L’Expérience Interdite par Facebook. 

Titre qui m’a poussé à m’intéresser au contenu de ladite experience et c’est ce en quoi la nana nous a manipulés, même si c’est à son corps défendant. Pour autant,
je ne serais pas étonné qu’elle nous dise tous à la fin:

« Chers Adherents, je vous ai bien niqués, en fait ma thèse c’est sur l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes et je vous ai bien euuuuuuus, na
nanèèère.

Bon d’accord Hélène, j’arrête les médisances, mais reconnais que ton titre est pour le moins accrocheur.
Expérience qui a un p’tit coté aléatoire mais scientifique.
Interdite alors que ladite expérience s’impose sur un espace comme Internet où la liberté est la règle.
Allons plus loin…

Quand on voit la place de Facebook dans nos vies on se dit que celui qui a les clefs du site peut toucher un maximum de gens. L’élection du président de FB nous
l’avait démontré (mais Arash était déjà un bouffon au sens littéral du mot il y a 8 ans alors qu’on étudiait le droit ensemble).

Si Hélène avait appelé son expérience « Expérience Amusante » aurait-elle eu autant de succès ?
J’en doute.

Elle a bien marketé son produit et c’est e-xac-te-ment ce qu’on nous apprend en école de commerce :  à être glamour et policé, vendeur et attentif. Surtout,
elle a su faire preuve d’intelligence et d’astuce, comprendre les mécanismes pour toucher les gens.
Je n’ai pas envie de dire qu’elle a fait preuve « de roublardise et de duplicité » car après tout on avait tout notre libre arbitre pour choisir ou non d’adhérer. Ce genre de jugement me semble venir de gens qui sont vexés de s’être fait embrigadés et qui se découvrent impuissants à posteriori… Pour autant saluons le travail d’Hélène qui a cherché les termes pour attirer le chaland et y a très bien réussi. Quelque part on s’est fait un peu manipulé, même à notre corps défendant. Vous voulez une preuve ? Bah c’est simple. Vous avez pensé à « Prendre de la distance », « Ambition » ou à « Tina Arena » en lisant le titre de cet article ?

Bon…

Et à ce sujet, j’aimerais bien avoir ton avis, ta pensée, tes traits d’esprits, toi lectrice toi lecteur (« Vingtenaires » inecloudide)…

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Petit blog deviendra grand

En ce moment, vous l’aurez remarqué, je me fais un peu discrète par ici. Pourquoi ? Parce que j’ai besoin d’un peu de recul par rapport à ce blog, voir ce que je vais en
faire, si je le continue ou pas.

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Résumons un peu la situation : 2 ans et quelques de blogging sur les vingtenaires, une ligne éditoriale qui a évolué puisqu’on a un peu délaissé le côté « liaisons
foireuses » pour le côté « nos vies, nos envies, nos délires ». J’en suis d’ailleurs à me demander si le terme même de liaison foireuse vaut encore la peine puisque sur les 9, 3 et
demi sont en couple et ça se passe bien donc le côté foireux est un peu léger. Puis on parle tellement d’autres choses, maintenant, que l’intitulé du blog est bien loin de son contenu.

 Le contenu parlons en. Je ne parle plus guère de moi et ce pour plusieurs raisons. Le début de l’année 2007 a tourné exclusivement autour de ma recherche de taf, pour moi, mes

échecs, mes désillusions et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Me voilà une grande fille, j’ai un taf. Pendant quelques temps, j’ai encore eu le réflexe de traîner sur les sites de recherche de taf, pas que j’en cherchais un nouveau mais c’était un bête réflexe. Maintenant, ça y est, je suis plus une étudiante, plus une chercheuse d’emploi, je suis une salariée, une vraie, toute la problématique de ma vie change. C’est pas pour autant que la question du chômage ne paraîtra plus jamais ici, au contraire, même. J’avais écrit une série d’articles sur le sujet pour un autre blog, ils paraîtront ici dans une série, je reviendrai plus tard sur cette histoire de série.

 

Ensuite, parlons de Nina, mon avatar bloguesque. Y a des jours où Nina me saoule franchement ou les rapports qu’ont les gens rapport à Nina. J’ai parfois l’impression que certains veulent juste me rencontrer pour savoir la gueule que j’ai mais c’est le seul intérêt, peu importe qui je suis en réalité. Parce que Nina, c’est qu’un bout de moi, je l’ai déjà dit, je suis plus riche et plus complexe que ce qui paraît ici. J’ai des avis sur pas mal de sujets que je n’aborde pas ici parce que c’est pas le lieu. Par exemple, j’ai lu récemment un livre sur le Québec qui m’a inspirée des tas de réflexion mais c’était tout simplement impossible de faire des articles sur le sujet ici, ce serait trop hors contexte. Un blog n’est pas un journal, on ne fait pas d’actu ici. Ca intéresse pas mal de vingtenaires, bien sûr mais si vous voulez de l’actu, allez sur le site du Monde ou de ce que vous voulez, pas sur des blogs. Surtout celui-ci. Ici, c’est un peu sociologie de comptoir. Par ailleurs, mon anonymat n’est plus qu’une utopie, aujourd’hui, pas mal connaissent mon vrai nom, ma vraie trombine. Des gens qui ne m’aiment pas me lisent aussi, je sais que mes loses les réjouissent, d’où mon sentiment que je ne peux plus dire ce que je veux aujourd’hui. De toute façon, dès que je le fais, on m’accuse de régler mes comptes. Mais bon, vu que certains me lisent pour trouver une demi phrase qui pourrait les incriminer, forcément, ils la trouveront même si ce n’est pas du tout ce que j’ai voulu dire. Enfin, y a les trolls mais ça, c’est un peu inévitable donc je vais pas chouiner sur le sujet surtout que bon, des inconnus qui m’insultent, je peux pas dire que ça me touche vraiment.

 

Mais c’est vrai qu’il y a des jours où j’ai envie de faire disparaître Nina, tout plaquer ici et recommencer ailleurs. Autre pseudo, autre lectorat, nouvelle liberté d’expression.
Pourquoi je le fais pas ? Parce que les vingtenaires, c’est mon bébé. Ca peut paraître bizarre de dire ça mais ce blog est ma réussite, quelque part. Combien de blogs apparaissent et
disparaissent sans même avoir atteint la centaine de lecteurs ? Moi, j’en ai 20 fois plus, des gens qui viennent tous les jours, des anonymes pour la plupart qui lisent nos petites histoires avec leur café du matin. Jamais je ne fermerai mon blog à cause de quelques indésirables, ça devra venir d’une vraie lassitude. Là, j’ai juste envie de faire évoluer le blog, en faire quelque 
chose d’un peu plus sociétal et un peu moins perso, ce qui est le cas depuis quelques temps. Je ne vous parle plus des hommes que je croise, juste quelques noms qui apparaissent de ci de là dans mes listes mais rien de précis. Et ça suffit. Pour vivre heureux, vivons cachés, comme on dit.

 

Bref, ce blog va devenir grand, plus adulte. Je parlerai moins de moi, plus de « nous », les vingtenaires. De ce qui fait qu’on est une génération qui vaut aussi le détour, tout comme les trentenaires, qu’on a notre propre vécu, nos propres expériences et que, non, on est définitivement pas la génération lose. Je vais lancer des « séries », plusieurs articles sur un même sujet, une sur le chômage et une sur le blogging. Le tout avec une certaine bonne humeur, histoire de rendre le café plus joyeux. Allez, c’est parti, nouvelle saison.

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