Et si on faisait des activités à deux ?

J’ai une passion dans la vie : apprendre des trucs. J’ai toujours envie de me lancer dans de nouvelles activités et si je m’écoutais (et que j’avais les moyens parce que ça coûte à un moment), mes soirées ressembleraient un peu à ça : lundi : yoga, mardi : comédie musicale, mercredi : plongée, jeudi : batucada, vendredi : yoga. Et pourquoi pas le week-end faire des ateliers de ci, de ça. Ma soif d’apprendre est inextinguible. Mais le souci dans mon équation, vous l’avez noté, c’est qu’il manque Victor. Alors comment tout concilier ? En trouvant des activités à deux. Et non, cet article ne parlera pas de sexe.

Idée d' activités à deux : le vélo

Sauf que, héhé, ce n’est pas si simple. Pour le coup, le point de départ du couple peut avoir une importance cruciale dans cette affaire. Prenons le cas de Mélanie et Ludovic, sympathique couple qui s’est rencontré au club de [insérez activité extraprofessionnelle de votre choix]. Dans la mesure où ils se sont trouvés dans une activité précise, la question ne se posera pas. Pour tous les autres couples, le problème peut être un peu plus épineux. Pour ma part, ça fait deux ans que je propose une nouvelle activité toutes les semaines à Victor “ça te dirait pas de faire du yoga ? Ca te ferait du bien, tu sais… La plongée, toujours pas ? Tu voulais faire du Taï chi, j’ai trouvé tous ces cours là, on pourrait y aller ensemble (il n’a jamais regardé mes liens)… Oh, tiens, j’ai bien envie de faire ça, l’an prochain, ça te dit pas ?”. Reloue la meuf ? Un peu.

Faire du tai chi en couple

Mais il faut me comprendre. Je sais que l’un des pires ennemis du couple, c’est le manque de moments complices. Si je suis absente deux soirs par semaine (c’est ce qui se dessine de mon côté), pour peu que j’ai un verre ou un pot de départ qui tombe en plus, je le vois quand, mon amoureux ? Donc déjà, y a ce souci là surtout qu’en parallèle, on a décidé d’instaurer le mercredi dodo tôt donc il nous reste les lundis et vendredi pour bien profiter (et les week-ends bien entendu). Et puis partager une activité à deux, c’est un truc en plus, une attache de plus. On se lance déjà dans un groupe politique tous les deux, certes, mais j’aime l’idée qu’on partage des trucs. Alors du coup, on a peut-être une idée, on verra…

couple en auto tamponneuse

Parce que faire une activité à deux, c’est aussi se faire des amis à deux… Les amis, tiens, parlons en la semaine prochaine.

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Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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T’as quoi dans le pipe ?

Je vous sens, avides, derrière votre écran, à guetter une mise à jour par ici (je rêve ma vie, oui, je sais). Et ce titre d’article aurait pu suggérer que j’allais vous parler de sexe, comme au bon vieux temps. Mais point du tout ! Dans notre jargon de pubard qui anglicise tout et surtout n’importe quoi, ce qu’on a dans le pipe (prononcez païpe), c’est juste ce qu’on a dans les tuyaux. Et moi, mes tuyaux ils débordent parce que j’ai :

Dans le pipe

  • du boulot (plein, des trucs qui me motivent à mort, je barbote dans les chiffres et leur analyse)
  • des formations dont une offerte par le boulot (une 2e formation Powerpoint qui m’a été offerte car je donne des cours en interne) et un MOOC sur l’outil de statistiques R et, on va pas se mentir, j’entrave rien. Surtout parce qu’en fait, j’y connais pas grand chose en statistiques. Du genre quand on me dit ça : « Les bornes inférieures et supérieures de la première et dernière classe seront naturellement les valeurs minimale et maximale observées pour la variable age. À l’exception de la première classe dont les deux bornes d’intervalle seront fermées (c’est-à-dire que les bornes seront inclues dans l’intervalle), les bornes inférieures des classes suivantes (2 à 4) seront ouvertes, et les bornes supérieures fermées. Indiquer l’effectif associé à la 3ème classe ainsi constituée », ma première réaction est à peu près : « meeeeeh ? » (mais j’ai découvert les boîtes à moustache et rien que le nom, je veux en faire tout le temps maintenant)
  • des recherches juridiques parce que ça commence à sérieusement dégénérer avec la voisine du dessus (ceux qui me suivent sur Twitter savent. Pour les autres, en résumé : le moindre de nos bruits la rend folle, elle nous engueule parce qu’on ferme les volets trop tard, parce qu’on parle sur le balcon, parce qu’on reçoit une copine le samedi après-midi, parce qu’on perce le samedi après-midi, conformément aux heures de travaux correspondant au règlement de la copropriété affiché dans l’ascenseur. En conséquence, si on ferme trop tard les volets le vendredi, genre 23h30, elle va taper dans les tuyaux et sur son sol de 7 à 10h du matin pour nous faire chier.)
  • du rangement parce que l’appart est en bordel
  • du sport parce que là, j’ai sérieusement besoin d’évacuer rapport à l’histoire de la voisine. Et j’ai découvert la sophrologie, je vous en reparlerai.
  • des projets genre écrire (ahahah, faut que j’arrête de le dire, j’ai plus aucune crédibilité), lancer mon nouveau blog Nina feels good, faire du powerpoint art, etc. etc.
  • aller chez le coiffeur (ok, ça m’a pris qu’1h45 samedi mais quand même… D’ailleurs, contrairement à tout ce que j’ai toujours imaginé, j’ai osé, j’ai les cheveux courts maintenant, c’est… un tout nouveau monde qui s’ouvre à moi, un monde sans élastique déformé à mon poignet, par exemple)

 

Oui bon, je sais, y a encore du progrès à faire, c'est le avant-après du coiffeur

Oui bon, je sais, y a encore du progrès à faire, c’est le avant-après du coiffeur

cheveux garçonne

Sinon ça ressemble plus à ça, en vrai

Plus une vie sociale avec moult pots de départ (dont le mec avec qui j’avais fait mon pot de départ dans ma précédente boîte, histoire de bien imprimer le « bravo, tu as dépassé les 2 ans ici, tu es une Dinosaure maintenant), Joy et Isa qui reviennent du Canada (hiiiiiiiii!), des amis à voir que je néglige que trop, j’ai pris des cours de couture en octobre aussi…

Du coup, ben comme j’ai pas encore pris le coup d’écrire sur le chemin du travail parce que je lis, ce blog fait la gueule alors que j’ai tant à dire. Mais au moins, retenons le positif : mon silence est l’illustration parfaite du « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! »

Bisous les jeunes et les moins jeunes !

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Une nouvelle vie

Hellooooooooow !

Non, contrairement à ce que l’état de ce blog pourrait laisser penser, je ne suis pas morte (je vivais toujours sur Twitter ou Instagram, ceci étant dit). J’étais juste très occupée à poser les jalons de ma nouvelle vie et ça prend un peu de temps. Et je suis partie une semaine en Tunisie, c’était fort bien. Mais on en reparlera une autre fois.

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Une nouvelle vie, disais-je. Oui ! Les lecteurs les plus anciens le savent, je suis ce genre de fille à bien aimer les dates, les symboles, etc. Ceux qui me stalkent suivent sur Twitter et autres réseaux auront peut-être été étonnés de voir que j’avais quand même pas mal de vacances ces derniers temps : 2 semaines en juillet, 1 en août, 2 en septembre, ça va la vie ? L’explication est toute simple : je change de taf. Enfin, je change de crémerie et d’intitulé de poste mais pas de grande réorientation pour le moment, juste de nouveaux horizons, de nouveaux collègues et une envie de changer quelques trucs pour mieux réussir ma vie pro. En 1, être plus visible, en 2, essayer d’arriver plus tôt le matin… Je vous entends rire derrière vos ordis, vous savez. Cette fois-ci, pas de journal d’une démissionnaire, je ne crois pas que cette histoire ait un quelconque intérêt pour le coup même si je pense vous parler un peu d’histoires de pot de départ, peut-être d’un entretien ou deux que j’ai passés, on verra.

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Donc nouvelle vie, il fallait marquer un peu le coup. Et pour se faire, j’ai fait du ménage. Dans mon appart, je veux dire. Mais genre le bon gros ménage où j’ai dû bazarder pas loin de mon poids en trucs divers et variés (genre un bureau, de vieux draps, des vieilles fringes, une chaise de bureau déchiquetée par mon chat). Faites place, faites place ! Je vous laisse admirer le travail :

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(sur la 1ère, c’est l’apocalypse car je venais justement de gicler le bureau et de poser les trucs dessus un peu au hasard). La nouvelle Nina jette, elle s’allège. Bon, évidemment, le but après et de ne pas reprendre les vieilles habitudes de tout accumuler mais on sait jamais, ça peut marcher…

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Puis la nouvelle Nina, hop, elle est devenue brune aussi. Alors que ma chevelure glissait à nouveau vers le blond cramé, changement radical et hop, je vire force brune. Et au vu des réactions globales, j’aurais dû le faire depuis longtemps, j’ai chopé un modjo de folie au passage.

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(Bon, ok, la 1ère date de janvier, j’avais déjà fait une couleur entre temps donc j’étais un peu moins blonde mais quand même) (j’ai aussi un nouveau pc et j’ai pas installé photoshop dessus encore, montage sous paint donc pardon)

Bref, je tente une rentrée sur le bon pied, ça m’a juste pris un peu de temps de tout mettre en place. Mais me revoici ! Y a plus qu’à espérer que ça dure.

 

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La carte de visite, le Graal ultime

Dans le joyeux monde du marketing digital, on joue beaucoup aux chaises musicales et les employés embarquent et débarquent à toute vitesse. Trop vite pour que l’on suive en tout cas. Ainsi, il arrive régulièrement qu’en rendez-vous client ou presta, une personne rougisse légèrement à l’heure des changements de cartes de visite « je viens d’arriver, j’en ai pas encore… »

Pour ma part, j’ai un léger problème relationnel avec les cartes de visite, j’oublie toujours de les donner mais passons. J’aime cependant bien ce petit rituel de la carte de visite car aujourd’hui, en obtenir de le part de son entreprise est fort en symbole. On a quand même investi quelques dizaines d’euros pour écrire sur un bout de carton mes coordonnées et le fait que j’appartenais à la maison. Obtenir ses cartes de visite, c’est un peu comme passer le test HIV dans une relation amoureuse, c’est un signe d’engagement. Ma boîte et moi, on est suffisamment engagés pour avoir nos deux noms sur une même carte…

Du coup, ne pas avoir sa propre carte peut avoir quelque chose d’humiliant. Même si on est en pleine lune de miel (les premiers mois sont toujours idylliques… Comme dans une relation amoureuse), on sent tout de même poindre la possibilité d’une porte de sortie, un « oui, on est bien tous les 2 mais je suis pas encore sûr… ». Professionnellement parlant, ça s’appelle une période d’essai : 1, 3, 6, parfois 12 mois où on s’aime mais on reste un peu sur la réserve. On ne sait jamais, un amour récent est si fragile.

Et puis un jour, elles arrivent. Dans leur petite boîte transparente, elles trônent sur votre bureau. Oh, on sait bien qu’on ne les distribuera pas toutes (surtout quand on n’est pas commercial et que, comme moi, on oublie d’en donner) mais voilà, c’est la petite tape sur l’épaule de ton entreprise qui te dit « je crois en toi, je crois en nous ». La carte de visite, c’est la matérialisation de la relation, une sorte d’alliance en papier glacé ou papier recyclé. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, je préfère ces dernières. Petite boîte chérie, inscrivons notre amour au panthéon pro en respectant l’environnement, s’il te plaît. Vous avez désormais votre Graal entre les mains, un petit rectangle qui signifie que oui, vous en êtes. Et que vous distribuerez négligemment lors des rendez-vous clients en adressant un sourire mi-consolateur mi-condescendant à celui avouant qu’il n’en a pas encore…

Pourquoi personne ne pense jamais à fêter ça, tiens ? Ça changerait des pots de départ toujours un peu déprimants…

Et puis, cerise sur le gâteau, ça nous fournit plein de marques pages.

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La liste de la fille qui boarfffff

Ma vie est d’un monotone en ce moment…

– Salle de sport : Anaïs sur un rameur, moi sur un autre, on papote, on papote quand une faille dans le système apparaît. “J’ai faim” “Moi aussi””On va au McDo après ?” “Oh ouais !”. Mais bon, 5 mn plus tard, on s’est dit que c’était un peu débile d’aller au McDo griller en un hamburger l’heure et demi de sport qu’on vient de s’offrir.

– Des fois, je me demande si open space a la même signification partout. Du genre tu papotes tranquille sur skype avec un mec en journée, tu lui expliques que tu es au boulot en open space et donc là, il se dit que mettre sa bite en avatar était une bonne idée. Maintenant, je sais masquer les avatars de mes contacts.

– Ces derniers temps, je cours (au sens métaphorique du terme, il est évident que je ne mettrai jamais en pratique ma résolution du jogging parce que j’aime pas ça, le jogging) donc je commence à être un peu fatiguée. Tellement qu’en rentrant du salon de la plongée il y a 15 jours, je me suis écroulée sur mon lit et j’ai même pas eu le courage d’aller me faire couler un bain.

– Anniversaire d’Anaïs mi janvier, Anna et moi sommes chargées du cadeau. En semaine pas le temps donc on ira l’après-midi du jour J. Sauf que le matin, y avait fosse donc on rentre chez elle à 14h, on mange puis après le déjeuner, elle commence à regarder les boutiques où on pourrait aller “ouais alors on pourrait aller là ou là… Nina, tu dors!” Gneeeeeeeee ? “Bon, on fait la sieste ?”. On a donc dormi jusqu’à 17h15. Puis on a traîné. Résultat, on a décollé de chez elle à 18h50. Mais on a rempli la mission cadeau quand même !

– Pourquoi je ne vais jamais au cinéma : dimanche dernier, petite séance avec Anna, on va voir J Edgar. Moyenne d’âge dans la salle : 60 ans, facile. A côté de moi arrive une dame d’un certain âge qui sent fort la poudre mais pas comme j’aime, un peu la poudre de dame, un peu sucrée. Bon bref. La salle s’éteint, le film commence et la dame commence à salement s’agiter avant de me parler “j’ai fait tomber mon sac dans le trou de devant, hihi !”. Oui et ? Ah, elle veut qu’on l’éclaire pour le retrouver. Du coup, j’ai raté les premières minutes du film. Voilà pourquoi je ne vais jamais au cinéma.

– Mail sur viadeo : “Bonjour, nous cherchons un stagiaire pour notre site pour le community management, êtes-vous intéressée ?”. Heu ben vu que je suis en CDI et un peu senior quand même, non, pas vraiment, non…

– Pas mal de pots de départ en ce moment dans la boîte. Et à chaque fois, je fais la même “non mais je prends juste un verre et je rentre pas tard”. Et je finis par rentrer chez moi en titubant à 1h du matin. Et le lendemain, je suis incapable de bosser. Mais c’est pas ma faute si les gens partent aussi (pour une fois que je suis pas la démissionnaire de service…).


– Mauvaise humeur en ce moment, je suis en phase grognon. Et ça m’énerve. Cercle vicieux.

Voilà, rien de fascinant, il ne se passe rien dans ma vie. Ceci étant, si je compare à 2011, à cette heure-ci, j’avais déjà subi une rupture, un abcès dentaire et je me faisais agresser par mail par un sale type. Alors le calme de 2012, il me fait du bien.

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Quand le doute est bien installé


Comme j’aime à me répéter, allons y gaiement : le travail, c’est tout comme l’amour en de nombreux points. Par exemple, le manque de confiance en soi. Prenez une fille plongée pendant plus d’un an dans une ambiance tendue sans que jamais une seule de ses compétences soit reconnue à sa juste valeur ou presque. Faites embaucher cette même fille ailleurs et jetez là face à son premier client alors qu’elle n’a même pas fini son préavis. Ca vous donne un taux de stress pas possible.

Peu de temps avant ma démission, Ioulia m’avait expliqué un jour que l’ambiance lui bouffait tellement les nerfs qu’elle avait totalement perdu confiance en elle au point qu’elle nous demandait toujours notre avis avant d’envoyer un mail. Pourtant, elle est très loin d’être stupide mais on est tellement pressés qu’on n’arrive plus à lâcher du lest, à un moment. Alors quand Rémi, mon futur boss, m’appelle pour me demander de préparer une présentation sur un projet que je vais récupérer pour un client, je me rends compte que je ne fais pas la fière non plus. Je sais que c’est l’épreuve du feu et j’ai un peu peur d’avoir survendu mes capacités.

Après avoir prépare un joli powerpoint sur le sujet, je débarque dans l’agence de comm qui nous reçoit pile à l’heure (alors que j’étais censée avoir 10 minutes d’avance mais je me suis légèrement perdue, pour changer). Je retrouve Rémi qui m’explique qu’il y a plein de départs et d’arrivées dans la boîte, j’essaie de saisir qui est là, qui est parti, qui va nous quitter et qui va arriver. J’apprends que l’Asiatique que j’ai croisé lors de mon deuxième entretien s’appelle Anthony… Ah, ben, j’aurais pas dit.

C’est là qu’arrive Charlotte, la fille avec qui nous avons rendez-vous. On va fumer une clope dehors et j’en profite pour écouter ce qu’elle raconte pour apporter de l’eau au moulin de ma présentation. Je me sens totalement godiche dans ce milieu design, blanc, avec des filles d’1m70 minimum.



Ah, c’est l’heure de la présentation. Rémi me cède la parole. C’est parti. Je raconte, je fais défiler le powerpoint, je détaille, j’affine. Je ne sais pas si je suis à la hauteur mais Charlotte m’écoute avec attention. Je termine, je retiens mon souffle. « C’est bien, on te sent motivée par le projet ! ». Tataaaaaaan ! J’ai réussi. Il faut que je complète un peu mon document (on m’a toujours appris à ne pas trop en mettre sur le power point pour avoir quelque chose à dire) mais tout s’est bien passé, je sens un légèrement soulagement du côté de Rémi : il a engagé la bonne personne.

Je repars de ce rendez-vous toute guillerette, le cœur léger. En chemin, je repense à ce que m’a dit Ioulia sur sa confiance en elle et je me rends compte qu’elle avait totalement raison. Avant de bosser chez TGGP et même dans les premiers temps, cette réunion ne m’aurait pas autant inquiétée parce que je me savais au niveau. Je me rendais compte de l’espèce de travail de sape pernicieux que j’avais subi pendant un an. Le pire, c’est que je peux même pas réellement jouer les grandes victimes car ce n’est pas moi en tant que personne qui posais problème et qui était « victime » de tout ça mais finalement juste une employée lambda. Une employée dont personne n’avait rien à faire et ça ne m’étonnerait pas qu’au fond, le but était de nous pousser gentiment vers la sortie.

D’ailleurs, mon dernier jour ne restera pas dans les annales. Quand une rédactrice du magazine bébé me demande si je fais un pot de départ, je réponds sans réfléchir : « Bah non, j’ai piscine ce soir ». Les gens avec qui j’ai envie de fêter mon départ, je les convierai plus tard. J’ai pas envie de jouer les hypocrites à sourire à des gens dont je n’ai rien à foutre, qui m’ont toujours regardée de haut car je « passais mes journées sur les forums à poster des messages ». Au moins.

Alors je quitte la boîte, légère. Je suis à peine triste, j’ai plutôt hâte de commencer mon nouveau job. Je sais que je reverrai ceux que j’aimais bien, ceux qui m’ont empêchée de glisser peu à peu dans la dépression. Parce que se lever tous les matins en sachant qu’on va passer 8h à faire des choses qui ne servent à rien, y a plus joyeux dans la vie (si, si). Maintenant, je me suis relevée, mon nouveau boulot est très prenant mais j’aime, je vous raconterai tout ça mais plus dans cette série.

Le journal d’une démissionnaire se ferme ici pour moi mais pourrait être rapidement repris par d’autres plumes. A suivre.

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Donnons nous la main, soyons copains !

L’autre jour, je lisais Glamour qui donne des petits conseils stratégiques pour sa carrière notamment sympathiser avec ses collègues pour développer son réseau. Sans être aussi calculatrice, je fais attention à mes relations avec mes collègues parce que je les vois tous les jours donc si on s’aime pas, ça va vite devenir invivable.

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 Première semaine, me voici face à une quinzaine de personnes que je ne connais pas avec plein de prénoms à retenir. Ok, je suis là pour un bon moment donc retenons vite qui est qui et qui fait quoi. Ben oui, autant demander les choses à la bonne personne sinon, tout le monde perd du temps. Bon, y a que des garçons à tendance bruns mal rasés mais ça va, je gère, je retiens

vite. Maintenant que je connais les prénoms, passons la vitesse supérieure, adressons la parole aux gens. Dès le départ, certains sont plus chaleureux que d’autres donc on va dire que c’est ma porte d’entrée. Comme j’ai de la chance, la fille que je remplace part la semaine où j’arrive, elle fait donc un pot de départ donc idéal pour discuter avec les gens. Pour sympathiser, j’accepte même une partie de fléchettes. Bon ben voilà, au bout d’une semaine, je me sens déjà intégrée, trop forte moi.

 Oui, mais c’est pas le tout. Les collègues, faut faire amis amis sans pour autant sortir avec eux tous les soirs, c’est pas une obligation. Mais travailler dans la joie et la bonne humeur ça se travaille, manger seule devant son écran, c’est un peu bof comme principe. Dans l’agence on a un espace pour déjeuner (enfin, un canapé et des tabourets autour d’une table basse), la tradition veut qu’on mange tous autour avec ce qu’on a acheté et on papote. Parfois, on va aussi manger dehors, je n’accepte pas toujours parce que bon, resto tous les jours, ce n’est bon ni pour mon porte monnaie, ni pour ma ligne. Bon, bref, il faut trouver un bon dosage pour pas faire la snob de service ni faire pleurer ma conseillère financière. Il y a aussi les pots, des fois, à ne jamais rater, avec le tournoi fléchettes qui va avec (et que je perds toujours lamentablement mais j’essaie quoi).
 

Bon, passer un instant de détente avec ses collègues, c’est bien mais si c’est pour faire tapisserie, ça ne sert à rien. Il faut parler. Face à moi une quinzaine d’hommes entre 25 et 37 ans, la plupart entre 25 et 30 (enfin, 28-30, même). Bon, même génération, de suite ça aide. Mais le problème avec des garçons programmeurs et compagnie, c’est qu’ils parlent beaucoup technologie et jeux vidéos et c’est pas forcément ma tasse de thé. Ceci étant, de temps en temps, je joue avec eux, même qu’une fille qui joue à GTA, c’est pas si courant que ça. Même que je tape tous les gens que je croise dessus, trop forte moi. Bon, la F1 et le rugby, c’est pas leur truc, reste la politique, le cul et les conversations de type scatologiques où je peux suivre. Bon, des fois, on parle taf aussi mais c’est moins marrant. Seulement attention à ces petites conversations. Il est vrai que dans mon cas, mes collègues peuvent être facilement pris pour des potes du fait
de notre âge similaire mais il ne faut point trop en dire. On n’a pas besoin de savoir que je me suis faite secouée dans tous les sens la nuit dernière, tututut. J’ai pas besoin de faire la liste de tous les mecs avec qui je couche, quelles positions on a testées, non. Je dirais même que je préfère pas. Bon, j’ai vaguement expliqué à Rémi et Guillaume le dossier Gabriel, j’avais aussi
clairement la tronche d’une nana qui avait fait des folies de son corps la semaine dernière (je ne boirai plus de Dark dog au boulot, on va croire automatiquement que j’ai sexé) mais je reste discrète, tout comme eux, d’ailleurs. Je sais qui est maqué, le prénom de la plupart de leurs copines mais j’avoue que je suis pas sûre que j’aimerais savoir qui fait quoi. On sort pas
ensemble, chéri, alors tes pratiques sexuelles, je m’en passerai. Déjà que je sais qui fait pipi la porte ouverte chez lui…

 

De la même façon, je suis la seule fille de l’agence avec la boss et la secrétaire (mais on la voit jamais parce qu’elle est dans sa pièce et c’est la seule dans la catégorie plus de 50 ans) donc forcément, j’en joue un peu, je minaude, je demande toujours à celui qui tient la cafetière « tu me sers un café s’il te pléééééééééééé ! » en papillonnant avec ma petite voix mais après, si on se sort quelques vannes de cul, je ne drague pas. Déjà que ça jase quand je papote avec mon collègue tchèque, hein ! Non parce que les histoires de coucherie au
boulot, c’est compliqué, même si elle sont fantasmées. Oui, forcément, ils me taquinent sur le sujet et je réponds mais c’est que du jeu. Mais ça fait que je me sens à l’aise avec mes collègues et c’est ça de pris.

Bref, le boulot, ce n’est pas « que » bien faire son job, c’est également soigner ses relations. Car mine de rien, à qualités égales, on préférera toujours une personne souriante et sociale à celle qui se la joue perso et qui se limite « bonjour, bonsoir, tu me passes l’agrafeuse ? »

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Delirium tremens

Bon, j’avais commencé un article qui se voulait (à peu près) intelligent mais force est de constater que je suis toujours malade et fiévreuse et que j’arrive pas bien à aligner les
mots et les idées de façon cohérente sans fautes. Alors du coup, je vais faire un article sur mes délires fiévreux.

 

Petite, j’étais à peu près tout le temps malade, un 40° tous les 15 jours, selon la légende. Bien sûr, je me souviens pas de tous mes délires. Je m’en souviens de 2 en fait. Le
1er, j’étais en 2nde, j’avais de la fièvre et dans ma tête, j’arrêtais pas de convertir les chiffres français en italien. Sauf que je traduisais toujours le 14. Quatorze, quatordici, quatorze, quatordici…Bref, ça m’éclatait. Une autre fois, en 1ère, j’étais vraiment pas bien, je dormais au rez-de-chaussée dans la chambre d’amis tellement j’étais KO (ma chambre est à l’étage) et donc, mon allergie pour l’aspirine se déclare. Me voilà donc pleine d’eczema sur la tronche mais moi à moitié comateuse, moi n’avoir rien vu. Ma mère arrive à un moment,
me regarde et part en criant. Ben, sur le coup, j’ai sincèrement pensé « ça y est, je suis morte ». Mais comme j’ai bougé, j’ai compris que non.

 

Bon, je me rappelle rarement de mes délires fiévreux donc là, je vous raconte les derniers puisque je m’en souviens encore. En fait, tout a commencé mercredi, j’aurais dû
comprendre qu’il y avait comme un souci. Je rentre du taf et décide de m’accorder une sieste post job. Je m’endors donc joyeusement et là, c’est parti pour un rêve. Au départ, y a un pot à mon bureau mais en fait, c’est l’entreprise voisine mais on peut quand même y participer, y a du champagne rose et tout, tout ça pour un stagiaire qui finit son stage, plutôt sympa. De là, je pars récupérer un papier dans le bureau parisien de mon père ( ?) avec Vicky, on gare la voiture sur le balcon. Je récupère le papier et quand on sort, je vois un nuage de poussière qui fonce droit sur nous donc je dis à Vicky de vite se baisser, on s’accroche chacune à une fenêtre. Y a un gros souffle qui dure longtemps, une vieille dame passe et bougonne. Quand l’explosion est finie, je dis à Vicky d’appeler vite sa famille avant que le réseau ne soit saturé. Oui, j’ai de l’expérience en explosion, AZF rules. Bon, là, y a une ninja cagoulée qui débarque et me tue pour me piquer mon portable mais comme je trouve que ça craint de mourir comme ça, on en revient à « appelle tes parents ». En attendant, je laisse la voiture sur le balcon et je prends une mobylette pour rentrer chez moi car j’ai vu que le quartier qui a explosé est juste à côté de ma banlieue. Je prends le périph, je me retrouve des fois à contre sens et j’arrive chez ma sœur qui n’est pas là car en province mais ma mère et Anthony sont là donc je veux à tout prix rentrer chez moi pour voir si tout va bien, suis inquiète pour Kenya. On part donc à pied de chez Anthony et
Alice avec le jeune homme, ma mère et deux amis à lui. On passe devant la Poste où toutes les vitres ont volé, les potes d’Anthony veulent s’y arrêter donc je pète les plombs et je rentre vite chez moi. J’habite dans une espèce de maison, la porte du jardin est grande ouverte mais Kenya ne s’est pas échappée, elle se nettoie sur le rebord de l’évier et personne n’est rien venu me voler. Merci.

 Autre délire, cet après-midi. Pas bien, je décide d’aller m’allonger devant la télé sur le canapé. Et là, je pars très vite dans un cycle de pensées incohérentes dont une qui me

tient éveillée. Un slogan que je trouve génial : « la tomate, ça tumate ». C’est génial. Bon, dans ma tite tête, je commence à être consciente que le verbe tumater n’existe pas donc
j’essaie avec le passé simple, vous tumâtes. A présent, je réalise pleinement que ce verbe n’existe pas et je n’ai aucune idée de ce que je voulais dire avec ce verbe là.

 Alors voilà, là, j’ai bobo la tête, je me sens crasseuse, y a Eve Angeli à la télé alors vous comprendrez pourquoi je ne peux pas prétendre écrire un article un poil intelligent et

argumenté.

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La liste de la jobeuse

Mouahahahah, com’ je me la pète troooooooooop!

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– Kenya n’aime pas que je bosse. L’an dernier, quand je passais mes journées avec DRH choupinou, elle vomissait. Cette année, elle essaie un nouveau truc : elle dort toute la journée comme ça, le soir, je peux profiter de toute son énergie… Heu… Et le matin, pour être sûre que je quitte pas mon lit, elle bouffe tout pied essayant de poser les pieds sur le sol.

– jeudi, on a eu un pot de départ au boulot, la fille que je remplace. Du coup j’ai bu plein de champagne mais rassurez-vous, je suis restée très digne. Etre bourrée au boulot dès la 1ère semaine, ça le fait trop pas.

– dans mon agence, ils jouent tous au fléchettes au troquet voisin. Ils veulent que je joue, Rémi m’a expliqué les règles mais on va attendre un jour où j’ai pas bu de champagne et où j’ai pas de talon parce que je suis pas à ma hauteur habituelle. Non mais imaginez, là, je dépasse le mètre 60!!

– les smoothies framboise-litchies, ça déchire sa mère.

– au boulot, on a voté, pour voir. Sur 11 votants, on a eu 4 Sarko, 4 Royal et 3 Bayrou au 1er tour, 4 Sarko, 4 Royal et 3 blancs au second. C’est comme ça que j’ai appris qu’en cas d’égalité entre deux candidats au second tour, c’est le plus âgé qui l’emporte. Donc dans ma boîte, Ségolène présidente, mouahahahah. Du coup, je connais les orientations politiques de la moitié de mes collèges,mouahahahah!

– Bon, ma nouvelle coupe, je m’y fais pas, ça coûte cher une jolie perruque (ouais, pas celles en plastique de Britney!!) ?? En attendant, je vais investir dans les bandeaux et autres, pour voir.

– Je suis définitivement amoureuse de Smith de Sex and the city alors que normalement, je préfère les bruns mais lui, il est super trop craquant et en plus, il est gentil. Sinon, je crois que je vais jeter ma télé (qui est en train de décéder toute seule de toute façon), ça me frustre trop. Parce que Smith, c’est comme George Clooney, ils me brouetteront jamaiiiiiiiiiiis! Pfffff, bande d’enfoirés.

– Tiens le collègue que j’avais classé en pédé, il a une copine… Raté!

– Si mes collègues lisent le blog, ils vont se demander qui j’ai pris pour un pédé, hihi!

– Bon, finalement, vendredi, j’ai testé les fléchettes, d’abord entre midi et deux et après la journée de boulot (ben oui, je fais connaissance avec mes camarades de travail). Première partie, je m’en suis pas trop mal sorti avec une centaine de points (les premiers font le double mais bon). Deuxième partie, par contre fanny… Mais en fait, j’ai pas compris le comptage des points.

– J’ai fumé deux cigarettes hier, c’est la lose mais bon, on dira que c’était pour fêter mon embauche.

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