C’est le point Desproges

Ce que j’aime sur Internet, c’est que tu peux trouver de nouveaux points tous les jours, à l’instar du Point Godwin. Sur ce blog, nous avions déjà identifié

– le point Alonso : à un moment du débat, quand ton contradicteur ne sait plus quoi dire, il attaquera la qualité de ta vie sexuelle (forcément insatisfaisante).
– le point Sarkozy/Hollande : ce moment du débat (ça peut être d’entrée de jeu) où quelqu’un énonce très sincèrement que tout ce qui se passe, c’est la faute du Président. Même les crashes d’avion et la pluie.
– le point “valeurs judéo chrétiennes” : ce moment du débat où l’un des participants estime que tu peux pas le comprendre car tu es corrompu par les valeurs judéo chrétiennes.
– le point “tupperware” : ce moment du débat où l’un des 2 participants, réalisant qu’il ne pourra pas convaincre l’autre, décrète qu’il est juste trop stupide pour comprendre (car lui seul a la vérité).
Aujourd’hui, parlons donc du point Desproges.

desproges

Desproges a dit “On peut rire de tout mais pas avec tout le monde”. Moi, à la base, je l’aime plutôt bien Desproges, sa verve et sa plume virevoltent avec un talent particulièrement rare. Rare. Copions ici la définition du Larousse : “Qui se rencontre peu souvent, qui n’est pas commun”. J’insiste un peu dessus, vous verrez pourquoi. Donc Desproges a dit ça et pour le coup, je lui en veux un peu même si, bon, à l’époque, Internet n’existait pas et il ne se rendait pas compte qu’il venait d’ouvrir la boîte de Pandore *tadaaaaaaam*. Quoi qu’encore, je parle d’Internet mais ça marche aussi sur la presse, nous allons voir ça tout à l’heure dans 30 secondes. Quel est donc ce point Desproges ? C’est quand tu trouves un contenu quand même pas mal sexiste/homophobe/raciste (choisis ton camp) et qu’on te répond que c’est de l’humour, du second degré. Quand tu insistes pour dire que ça reste déplacé et que l’humour ne justifie pas tout (surtout quand on manque de talent), tu finis toujours par te prendre un “tu captes pas le second degré, pffff ! Décidément, on peut rire de tout mais pas avec tout le monde”. Et c’est le point Desproges !

desproges-2

Prenons 3 cas récents
– 1 : Guillaume Pley qui impose des baisers à des filles non consentantes. Bon là, on a eu un festival avec le point Alonso au milieu (oui, trouver pas super cool d’embrasser des filles contre leur gré signifie forcément qu’on est mal baisés, oui, oui). Non mais humour, second degré, si tu comprends pas, c’est que tu es abrutiiiiiiiiii (et mal baisé donc). Non mais c’est vrai, le coup des trois questions pourries, je me suis pissée dessus de rire, je me le suis repassé en boucle pour me faire les abdos sans efforts, ohlala huhu, trop drôle ! Bref.

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– 2 : Causette le mag et son hilarant “55 raisons de ne pas aller aux putes” qui t’explique tranquille que les putes, c’est toutes des étrangères ou presque, qu’il y en a même qui ont des bites et puis d’abord, si tu as envie de te taper une meuf qui n’a pas envie de toi, viole la, ça coûtera moins cher (oh mais on rigooooooooole). Evidemment, quand les gens s’indignent, ils font “non mais roh, vous n’avez pas compris, c’est de l’humour, de l’antiphrase, blablabla. Bon,ok, plus de la moitié de la rédaction voulait pas le publier mais franchement, faut rigoler quoi!”. Oui, le viol est un sujet vraiment fendard hihihi. Faudra juste m’expliquer à quel moment violer une fille est une bonne façon de dénoncer le fait que les prostituées n’ont pas forcément envie de coucher avec leur client et que non, non, l’arrêt de la prostitution ne fera pas augmenter le nombre de viol.

causette-appel-au-viol

– 3 : un détail pour le coup mais juste pour faire un exemple de plus. Cet semaine, je tombe sur un article navrant de Topito qui, sous prétexte de dénoncer les clichés contenus dans la scène post coïtale de Nico et José des Mystères de l’Amour (ouiiiiiiiii !) nous explique que si, si, on le savait bien qu’il était pédé, José, il jouait un instrument de pédé, le synthétiseur (comme Indochine… Pas vu le rapport non plus), il avait les cheveux longs et il se battait trop comme une fiotte. Et en plus, il se tapait la fille la plus moche (bim, un peu de sexisme au passage, jugeons le physique des filles qu’aucun hétéro ne voudrait se taper…). Y a même une vanne sur le jus de kiwi que j’ai pas comprise et une url à base de douleur anale de grande classe. Quand j’ai osé parlé de relents homophobes, je vous dis pas le seau d’insultes que je me suis prise sur la tête, que j’étais bien trop con et que j’étais bien la seule à pas comprendre et tiens, je te copie/colle la définition d’ironie parce que t’es vraiment trop stupide, trop premier degré… Bref.

humour-de-merce

Là où je veux en venir, c’est que ça commence à salement me déranger que, sous prétexte d’humour, de second degré, on sorte les plus belles vannes racistes, homophobes, putophobes… et qu’on va même t’encourager à embrasser des filles qui n’ont rien demandé voire carrément à les violer. Lolilol les enfants, qu’est-ce qu’on se marre ! Ah oui, la provoc, ça peut avoir du bon, oui, le politiquement correct, c’est chiant. Sauf que j’en reviens à Desproges : la fonction poil à gratter n’est pas si facile à tenir. Comme je disais plus haut en insistant, Desproges avait un talent rare, une capacité à provoquer, à flirter avec la limite sans la dépasser. Là, on est tellement dans la course au buzz (de merde), à la tentative de se faire (un peu) voir qu’on y va franco de porc. Avec la bonne ambiance qu’il y a en ce moment, est-ce qu’on a vraiment besoin d’en rajouter une couche ? Est-ce qu’on n’en a pas assez pris dans la gueule avec les “débats” dégueulasses du Mariage pour tous ? La vendetta contre les Roms ? On doit vraiment s’en remettre une lichette ?

homophobie

Non parce qu’à ce niveau là, on y va :
“On devrait foutre tous les Roms dans un bateau et le faire couler. Lol !” ou “On devrait foutre tous les Roms dans une pièce et y foutre le feu, ahahah!” ou tiens, “les pédés, ils devraient même pas avoir le droit de voter. Les mecs, ils achètent volontairement les CD de Mylène Farmer, ça vous montre à quel point ces mecs sont des malades !”. Et puis tiens, un peu de sexisme “Non mais on le sait quel est le meilleur atout des femmes pour avoir une augmente, hein, hein, HEIN !!”. Ah oui, y a pas à dire, on est bien, là. Vive l’humour, vive le second degré !

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Ensemble, tout devient merdique?

Par Diane

Vingtenaires, vingtenairettes, j’ai aujourd’hui à vous faire part de constatations résultantes de mes moultes observations existentielles.

Il se trouve que je suis revenue la semaine dernière d’une semaine de vacances dans un petit lieu dit de provence (au milieu des moutonsss, dans le sud de la france en pays des santonnns). Si l’on ajoute le fait que je me trouvais dans un petit lieu dit accessible uniquement par une petite route encastrée dans la montagne et peuplée d’animaux bizarres à celui qu’on était mi septembre, et donc que la populace vacancière était à 98% partie, vous conviendrez que j’avais passé la semaine dans un cadre relativement propice au calme, à la méditation et à la paix de l’esprit. Et
effectivement, ma tension a baissé d’un coup, j’ai cueilli des noisettes et le peu de personnes que j’ai pu croiser pendant mon séjour a été plus qu’avenant et aimable.

Or, lorsque j’ai repris le train et que je suis arrivée dans le métro parisien, force m’a été de constater que l’amabilité ambiante avait un brin diminuée.  Et que j’te rentre dedans en râlant parce que t’es sur mon chemin, et que jte laisserais debout même si t’as 95 ans, une jambe en moins et une valise de 45 kilos parce que moi je bosse toute la journée, merde, hein, toi t’es à la retraite, t’asseoir, t’as que ça à foutre, j’en passe et des meilleures.

Et il m’est souvenu que l’année dernière, quand j’avais passé 15 jours au québec, l’amabilité des gens m’avait étonnée aussi. Sachant que les québecquois, si mes souvenirs sont bons, se partagent
un territoire de 7 fois la france avec une population équivalente à celle de Paris/banlieue, j’ai commencé à me poser sérieusement des questions sur le rapport entre la qualité de vie (et je ne parle pas d’un point de vue financier, hein, mais de choses futiles comme l’amabilité, l’empathie, la fraternité tout ça…) et la masse de population. Prenons quelques exemples tous simples:

1/Vous êtes en haut d’une montagne, au milieu d’une belle rando de 6h. Vous êtes arrivé en haut, vous en avez chié,  vous n’en pouvez plus, mais vous êtes le roi du monde (Jack dawson peut bien aller se rhabiller, ce guignol). Et tiens, tout en haut de la montagne, vous voyez un vieux monsieur assis qui se repose. Qu’est ce que vous faites? Vous vous dites bonjour, vous vous auto-félicitez de votre belle montée, vous vous extasiez tous deux sur le panorama et tiens, c’est drôle, vous venez du même coin, et, votre oncle, c’est le pharmacien de son village! Alors que, à
St Lazare un lundi soir, est ce que vous allez causer à votre voisin de train? A ceux qui attendent le train avec vous sur le quai? A 95% non. D’ailleurs, ils tirent la gueule, ça donne pas franchement envie. Et pis lui là, il est louche avec son grand imper.

2/Vous êtes prof, animateur, éducateur, ou n’importe quelle situation où vous avez affaire à cet étrange catégorie humaine(?) qu’on appelle les adolescents. Prenez en un, montrez lui quelques trucs et pouf, il sera capable de vous pondre de magnifiques dissertations, de montrer l’envie d’apprendre, voire même, j’ose à peine le dire, d’avouer que Tokyo hotel, c’est d’la merde et qu’il écoute Maxime le Forestier quand personne le regarde. Alors que, prenez le même adolescent et mettez le avec une douzaine de ses con(dé)génères, il diminue aussitot son vocabulaire de moitié, lit « scooter magazine » et balance des pierres du haut d’un pont sur l’autoroute en dessous en signe de sa pathétique rebellion à l’autorité castratrice qui ne le comprendra jamais.

3/Et là, je pique mon exemple à Pierre Desproges, (dans un de ses réquisitoires il me semble), tiré de son expérience personnelle. Quand il était à l’armée, il a assisté à un jeu formidable: la course de tortues. Quelques uns de ses camarades avaient chacun une tortue à laquelle ils faisaient une petite incision sous le bide pour y placer un morceau de coton imbibé de je ne sais plus quoi inflammable. Et le jeu, je vous le donne Emile, c’était au signal de départ, de foutre le feu à sa tortue pour voir laquelle arriverait en premier. Qu’est ce qu’on se marre à l’armée! Et M. Desproges de remarquer que si l’on prenait individuellement un de ces hommes et qu’on lui donnait une tortue, il n’aurait pas d’autre idée que de l’appeler « Fifi », de lui donner quelques feuilles de salade et de lui trouver un abri pour pas qu’elle aie froid l’hiver.

Je ne sais pas si vous avez noté, mais les médias mettent un point d’honneur à nous faire remarquer que le monde est dans une misère noire et qu’il risque de s’écrouler d’un moment à l’autre, que
le malheur est là, partout, on ne peut y échapper. C’est apocalypse soon.

Déja on va tous crever de faim parce que notre pouvoir d’achat ridicule ne nous permettra bientot plus de nous acheter à manger. Ensuite on va tous crever désintégrés sous les bombes des terroristes intégristes islamistes et tout un tas de trucs en « iste » qui ont juré d’avoir notre peau, sans compter les jeunes de banlieue qui brûlent tout et fusillent les enfants dans les collèges. Ah, et puis on va aussi tous crever de cancer, de cirrhose ou d’horribles maladies parce qu’on ne mange pas 5 fruits et légumes par jour. Sans compter bien sûr mesdames les guéguerres au
sujet duquel je ne résiste pas à vous citer une magnifique phrase de l’article « guerre » du dictionnaire Philosophique de Voltaire:  » Les malheureux harangueurs parlent sans cesse contre l’amour, qui est la seule consolation du genre humain et la seule manière de le réparer; ils ne disent rien  des efforts abominables que nous faisons pour le détruire ».  (oui, c’est beau. Vingtenaires, vingtenairettes, amis du genre humain, lisez Voltaire. Jvous assure, des fois, ça fait du bien)
Donc, disais-je avant d’être grossièrement interrompue par Voltaire, j’aurais tendance à me dire que, plus il y a de population sur la planète….plus c’est la merde. (sans oublier le rôle des médias et des politiques hein. C’est bien connu, la peur est l’ingrédient le plus efficace jamais testé pour soumettre le peuple aux choses les plus ignobles, quitte à se torcher bien allègrement avec la déclaration des droits de l’homme)
Et là je me demande: est ce que l’homme serait incapable de se retrouver à plusieurs sans devenir automatiquement con? Ce fameux « effet de groupe » est-il inévitable?

D’un autre côté, c’est aussi au contact des autres qu’on devient soi et qu’on s’enrichit….laissez un homme seul au monde (avec ou sans ballon de volley) il tardera pas à devenir dingue, ou en tout cas à régresser carrément. (le contact de l’autre permettant la confrontation et l’émulation intellectuelle). Ou alors, énième suggestion: le contact de l’Autre enrichit l’homme; le contact des autres le rend con. (et encore, j’vous ai même pas parlé des supporters).

Enfin voilà, à vous de me dire ce que vous en pensez.

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DESPROGES MON AMOUR

Par DianeFrançaises, français, belges, belges, vingtenaires, vingtenettes,Pierre, pierrot, lecteurs chéris mon amour,

 
Voilà aujourd’hui 20 ans que Pierre Desproges est mort. Oui, je sais, il est mort en avril et on est en janvier, donc techniquement ça fait pas encore 20 ans, mais je vous ferais
remarquer que s’arrêter à de tels détails tatillons et puérils n’est pas franchement intelligent, et puis ne commencez pas à m’interrompre comme ça dès le début ça va m’énerver.
20 ans, disais-je, que ce fabuleux trublion politiquement incorrect a cessé de trublioner et de titiller nos zygomatiques pour aller s’enterrer au père Lachaise, entre Petrucciani
et Chopin.
Une dernière résidence dont l »épitaphe originelle a malheureusement été jugée un peu trop trublionement incorrecte (« Pierre Desproges est mort d’un cancer sans l’assistance du professeur Schwartzenberg») par les biens pensants qu’il assaisonnait copieusement et régulièrement de sa haine ordinaire. 
Mais qu’est ce que tu dirais, Pierrot (tu permets que je t’appelle Pierrot), si tu pouvais voir ce qu’on est devenus, sans toi?
On tient sa langue, on est mous, on lit closer, voici et la biographie de cécilia sarkozy, on a élu un mec gréffé à ses ray-ban et à ses faires valoirs (hommes, femmes enfants,
faux amis et rolex) qui se shoote à l’ego, au pouvoir et aux photos pipole comme représentant de tous les français aux piteux yeux du monde, on dégomme mère Nature, on fait la gueguerre, on piste les délinquants à la maternelle, on écoute nos MP3 à fond dans le métro sans écouteurs, on s’excite plus à la publication de photos de manaudou à poil sur le net qu’à la mort de Nougaro, on veut travailler, travailler, travailler, pour avoir du fric, du fric, du fric, pour pouvoir consommer, consommer, consommer, nous ruer dans les magasins, encore, courir avec une délectation vibrante d’extase consumériste nous coller à d’autres chercheurs d’or suintants d’excitation fébrile et se prendre une ou deux vieilles emperlouzées à chihuahua et vison véritable en pleine face, et leur planter notre talon dans les tibias, parce qu’on l’avait vu en premier, le sac vuitton à -50%, on va pas se laisser marcher dessus par une vieille mamie-la-tremblotte non plus merde!!
Tu avais raison, Pierre, on peut rire, de tout, mais pas avec tout le monde. On peut même pas  s’moquer de Mahomet sans se retrouver avec une bombe sous le paillasson ou se
faire attaquer en justice (heureusement charlie hebdo est revenu…)
 
COUVERTURE MAHOMET 
 
Les aveugles ont bon dos d’être les bénéficiaires d’une puante bienséance qui les fait hypocritement appeler « non voyants » tandis qu’entourés de centaines de
personnes à st lazare le matin ils se prennent les murs avec bienséance, aussi.
 
Mais où est-elle, Pierronounet (tu permets que je t’appelles pierronounet), où est-elle, cette fièvre, cet enthousiasme vibrant, cette passion fébrile, cette intarissable soif de
savoir, de justice et de raison qui embrasait naguère avec ardeur et éloquence nos plus brillants cerveaux d’une inextinguible flamme humaniste? Nous sommes mous, taris, vidés,lympathiques, décérébrés, légumineux, exsangues,atrophiés du bulbe,diminués,hypo-courroucés,neurasthéniques,flegmatiques et gélatineux. Gracq est mort, tout le monde s’en fout. Pour un peu que Mme de Fontenay aille casser sa pipe, on lui ferait des funérailles nationales. 
Mais je m’égare, et pas seulement au gorille.
J’ai peur, Pierrot, l’ombre misanthropique plane sur ma foi en l’humanité. Je lis Axel Kahn, Picouly et Philippe Val, et mon petit coeur se gonfle d’un léger espoir qui croit entrevoir en l’homme l’émergence, ou plutot la survivance d’une foi, d’une croyance, voire d’une certitude qui fait penser à l’homme qu’il peut vivre son éphémère vie en regardant plus loin que le bout de son pouvoir d’achat, qu’il peut être utile, qu’il peut découvrir, apprendre, et vivre sa vie sans corruption, en étant, tout simplement, raisonnable et humain.
Ca me rappelle ce que tu me racontais jadis:
« On a envie d’aimer mais on ne peut pas. Tu es là, homme mon frère, mon semblable, mon presque-moi. Tu es là, près de moi, je te tends les bras, je cherche la chaleur de ton
amitié. Mais au moment même où j’espère que je vais t’aimer, tu me regardes et tu dis :
— Vous avez vu Serge Lama samedi sur la Une, c’était chouette. »
 
Pourtant je persiste. Il y a 20 ans que tu es mort, et je ne m’en fous pas! Je suis triste! J’ai les badigoinces à l’envers et la rate en berne, et ce soir, ma choucroute a un arrière-goût d’atrabile. Je t’ai écouté, j’ai lu Vialatte et Aragon, et délaissé un peu ( un peu) Pif gadget. Aragon justement, rappelle toi:
 
« votre enfer est pourtant le mien
nous vivons sous le même rêgne
et lorsque vous saignez je saigne
et je meurs de vos mêmes liens.
 
Quelle heure est-il, quel temps fait t-il,
j’aurais tant aimé cependant
gagner pour vous pour moi perdant
avoir été peut-être utile.
 
C’est un rêve modeste et fou,
il aurait mieux valu le taire
vous me mettrez avec en terre,
comme une étoile au fond d’un trou. » 
 
Rhhaa je souffre, ver de terre amoureuse d’une étoile; mais du fond de ton trou tu m’éclaires toujours Pierrot, alors vivons heureux en attendant la mort, et d’ici là, n’oublions
pas qu’il faut rire de tout. c’est extrêmement important.C’est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans.
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