Un dernier tour de piste à Cuba

Le 16 mars – Dernier jour à la Havane et à Cuba. Je suis un peu partagée. D’un côté, je n’ai pas envie de rentrer, profiter encore du soleil, de ce pays qui ne m’a pas tout montré et surtout, je ne veux pas retourner au travail, retrouver trop vite ma grande fatigue. De l’autre, Victor me manque et la vie en collectivité me lasse, surtout qu’il y a pas mal d’animosités dans le groupe. Après un petit déjeuner vite expédié et une balade dans les escaliers parce qu’un seul ascenseur de 6 à 10 personnes (selon les valises présentes et la non volonté de se serrer) et que finalement, t’as plus vite fait de monter les six étages à pied que d’attendre ledit ascenseur vu qu’arrivées à notre destination, l’appareil n’avait toujours pas atteint le rez-de-chaussée.

Eglise Orthodoxe de la Havane, Cuba Lever de soleil sur le Capitole de la Havane Lever de soleil sur la Havane

8h30 (enfin…), on part  l’usine de rhum. La visite est assez brève et nous n’avons pas le droit de visiter la vraie fabrique, le savoir-faire cubain doit rester secret… oh bah non, moi qui voulais me fabriquer une petite distillerie maison… Ca reste sympa comme visite, surtout la partie avec la maquette de train (passion diorama forever) et le bar. Avec une petite dégustation. Alors autant j’aime le rhum, autant une petite dégustation dès 9h30, mon corps dit stop… Déjà que ma trachée commence à brûler, un peu comme quand j’étais partie en Martinique… Du coup, en Guadeloupe, j’ai vraiment peu picolé…

Caisse enregistreuse à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Dégustation au bar de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Visite de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Distillerie Havana Club à la Havane, Cuba

C’est parti pour deux heures de temps libre. Comme je n’ai pas du tout compris où était le rendez-vous du midi, je suis un peu désespérément le couple dans le marché voisin qui propose à peu près les mêmes choses que les marchés de Trinidad et Cienfuegos. On va ensuite se perdre dans la Havane avec d’autres dont la fille que je soupçonne de ne pas m’aimer et qui semble avoir décidé que je n’existais pas. On croise la rue Obispo avec le fameux hôtel Hemingway et je repère le trajet à partir de là. Vingt bonnes minutes de marche… Comme après le déjeuner, on a environ une heure pour profiter encore de la Havane, je renonce à mon trip “écrire au même endroit que Hemingway”. Alors que j’envisage de me poster une heure dans un parc pour souffler un peu avec ma coloc (j’ai laissé partir mon groupe habituel, j’en avais un peu marre de me sentir pas appréciée par une personne qui était plutôt sympa au départ sans que je comprenne ce que j’avais pu dire ou faire… et peut-être que le pourquoi n’a pas de réponse, au fond, juste une question de tête qui revient pas). Mais l’autre couple nous propose un tour en taxi, dans l’une des fameuses vieilles voitures américaine. Allez, après tout…

Chaton de la Havane, Cuba Street art à la Havane, Cuba Architecture cubaine à la Havane Vieille carcasse dans les rues de la Havane, Cuba Art nouveau dans les rues de la Havane à Cuba perspective dans les rues de la Havane Architecture cubaine à la Havane Un pousse-pousse à la mode cubaine Bus dans les rues de la Havane, Cuba

Et j’ai bien fait d’accepter, en fait. La balade fut très sympa, on s’est rendus sur la rive d’en face qui me faisait de l’oeil depuis notre arrivée. Nous avons pu voir le Jésus géant, la maison où le Che dormait parfois, la zone des fameux missiles de Cuba et des bouts de l’épave de l’avion U2 américain décanillé qui a failli déclencher la guerre. Puis on termine par le fort et…mais…oui, ça sent l’iode. Enfin ! Je m’en emplis les narines. Cette odeur là, elle me rend tellement heureuse. Retour au point de départ, on a juste le temps de prendre un dernier verre, une piña colada 4 étoiles et on file vers l’aéroport. On traîne au duty free pour faire le plein de rhum (alors qu’on n’a pas fini la réserve de la Guadeloupe), un petit magnet pour ma soeur et on se rend devant la porte d’embarquement “dernier appel pour Paris !”. Mais y a jamais eu le premier ! On s’installe dans l’appareil, toujours pas d’écran individuel, quelqu’un a cassé sa prise jack dans ma prise audio donc je suis punie de film. Bon, les films français sont sous-titrés en anglais et je les ai déjà vus à l’aller… Par contre, curieusement, le film anglais ne l’est pas. Du coup, j’ai rien compris à l’intrigue de Kingsman 2 (je ne regardais pas vraiment mais vu que j’avais été réveillée par des turbulences et que ce film passait, je matais en attendant que je puisse me rendormir, peinarde).

Panorama sur la Havane du haut du fort, Cuba Phare du fort de la Havane, Cuba Canons du fort de la Havane, Cuba Raffinerie de la Havane, Cuba La Maison du Che à la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Les missiles de Cuba Les missiles de Cuba Le Jésus de la Havane, Cuba

Paris, enfin. L’hôtesse annonce une température au sol de zéro, annonce suivie d’un “oooooh !”. Bus pour rejoindre le terminal, douane, bagages. Je récupère mon sac et alors que je veux dire au revoir, je constate que tout le monde s’est barré à part coloc et une autre fille qui étaient à côté de moi dans la zone bagages. Fin amère. Heureusement, le taxi est sympa, il me prévient qu’il risque de neiger, je rigole.

Retour à la maison, doux câlins, papotages, café et douche avec mon Victor. Il file à 11h chez le kiné, je pars me coucher. 14h30, je me réveille : il neige. Etrange retour.

La neige à Paris

Ok, je triche un peu, ça, c’était durant l’épisode neigeux avant mon départ…

C’était cool. Vraiment, j’ai aimé Cuba et je n’ai qu’une envie : y retourner avec Victor. La nourriture était sympa (je vais intégrer les haricots noirs, la courge et surtout le manioc dans notre alimentation), les alcools parfaits, l’ambiance douce. J’ai tellement aimé les musiciens partout qui te rendent n’importe quel titre festif. Depuis mon retour, je désespère de trouver une version “cuban orchestra” de Baïlando d’Enrique Iglesias que je trouve chiante dans sa version originale. Les plongées étaient belles aussi et les paysages… j’ai un peu regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour moi, pour écrire notamment mais ce n’est pas si grave. Par contre, le groupe était un peu décevant. Il y avait de vraies scissions et la fin m’a pas mal déçue. C’est un peu la loterie tout ça, j’ai eu de très bons groupes (Philippines, Thaïlande, Maldives même si c’était pas l’UCPA), d’autres moins (le Levant, la Corse), j’ai l’impression que le nombre joue beaucoup : dès qu’on dépasse la quinzaine, des clans se forment. Après, j’étais partie en mode un peu solitaire, ce ne le fut pas tant que ça, finalement.

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Plongée à Osaka : aquarium et Dotonbori

Le 06 octobre – En vacances, il faut savoir se ménager. Nous, on ne sait pas. Donc là, on s’offre une grasse matinée et ça tombe bien : il pleut.

Osaka dans la rue

Première étape de la journée : le temple de Ohatsu-Tenjin qui a une bien jolie histoire, celle de Ohatsu et Tokubei. Elle était geisha, il était apprenti, ils s’aimaient d’un amour interdit, hélas. Après 1000 péripéties, comprenant que leur amour était impossible, ils choisirent de se suicider… et donc ce temple leur est dédié, vous avez des plaques votives en forme de coeur et tout… Ok, on n’a pas la même définition du romantisme mais après tout, ça reste carrément du Roméo et Juliette.

Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin Osaka, temple Ohatsu Tenjin
On quitte le sanctuaire pour s’enfoncer dans des ruelles étroites pleines de panneaux, je vois en vrai  pour la première fois depuis notre arrivée cet autre cliché que j’avais du Japon. On s’enfile un ramen d’anthologie puis direction l’aquarium d’Osaka.

So japanese #japan #osaka #japanese #bike #lantern #inthestreet #cliche

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Popompette Osaka

ramen Osaka

Alors les aquariums, je suis toujours très partagée sur la question mais après tout, mon ex club de plongée organisait des excursions à celui de Paris, il paraît que c’est l’un des plus intéressants du monde et il pleut. Donc on y va. On commence directement avec les animaux aquatiques terrestres et… oh mon Dieu des loutres ! Il y a en a trois en tout : deux de rivière et une de mer. Les trois roupillent tranquillement : elles viennent d’être nourries et ça digère sec. Les deux loutres de rivière dorment enlacées ensemble, c’est absolument trop adorable. Plus loin, un cabiaï (j’appelle ça un cochon d’Inde géant) s’adonne aussi à sa petite sieste digestive. On continue notre progression et voici les phoques, dauphins et pingouins. Je me pose toujours un peu la question de l’espace réservé à ces animaux : leur bassin s’étend sur plusieurs étages et je ne connais pas le rayon d’action moyen d’un pingouin ou d’un phoque. Par contre, les dauphins me paraissent assez à l’étroit…

Le port d'Osaka Girafe Lego Osaka

Manchot à l'aquarium d'Osaka Phoque à l'aquarium d'Osaka

On avance et on tombe sur le bassin qui fait la réputation de cet aquarium : le bassin géant du centre avec des raies, requins et surtout des requins baleines !  Victor est impressionné, je fais un peu ma crâneuse en lui expliquant que j’ai déjà plongé avec ces mastodontes, deux fois ! (Maldives et Philippines). Parmi les espèces croisées, notons le poisson lune (je n’en ai jamais croisé en plongée mais je ne désespère pas), des hippocampes mais surtout un espace méduses assez… médusant.J’avoue que j’aime beaucoup les méduses d’un point de vue esthétique (c’est à la fois beau et dégueulasse un peu) et biologiquement parlant, ça me fascine. Après, évidemment, quand j’en croise en plongée, je les laisse à distance raisonnable !

L’envol de la méduse #japan #osaka #kaiyukan #aquarium #jellyfish #grace #blue

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Méduses à l'aquarium de Osaka Méduses à l'aquarium de Osaka

requin baleine à l'aquarium d'Oska

En fait, je l’ai tellement filmé le requin baleine que je l’ai pas pris en photo à part là

crabes géants à l'aquarium d'Osaka

Les crabes de l’enfer, ils étaient flippants

Hippocampes à l'aquarium d'Osaka

Anguilles jardinières à l'aquarium d'Osaka

Ca, ce sont des anguilles jardinières, on en croise parfois en plongée… mais moi, avant, je les voyais jamais car j’avais pas de masque à ma vue. #anecdote

Poisson lune à l'aquarium d'Osaka

Et le fameux poisson lune

J’aime le côté apaisant des aquarium, la lueur bleutée, la grâce des animaux marins, c’est doux, c’est reposant. Cette visite aurait pu être un joli moment s’il n’y avait pas eu la petite activité “touche les raies et les requins”. Non. Juste non. Déjà, les pauvres bêtes s’ébattent dans un mètre d’eau maximum mais surtout, leur peau était vraiment très abîmée. C’est pas fait pour être touché, même avec les mains propres. Enthousiasme douché.

l'aquarium d'Osaka l'aquarium d'Osaka l'aquarium d'Osaka

A propos de douche, nous voici dehors pour notre dernière activité de la journée : le quartier Dotonbori avec sa rivière entourée de spots, les artères grouillantes. Sauf qu’il pleut et vraiment pas qu’un peu : sur le sol, la pluie fait comme des vagues. On s’abrite, on attend, on tergiverse… Finalement, on trouve un passage sous arcade pour arriver jusqu’au fleuve. Ca clignote, ça gigote, ça bouscule. Petit passage par le petit pont au-dessus de la rivière avec le panneau Glico et retour à l’appartement, Victor se sent fatigué. On s’arrête au 7/11 pour trouver de quoi se nourrir, on se prend des nouilles instantanées et des brioches pour le lendemain matin et fin de l’histoire. On se couche car demain, il faut se lever tôt, direction Studio Universal Japan !

Le panneau glico de Dotonbori à Osaka

Evidemment, il faut se prendre en photos devant en mimant la position du coureur

Foule à Dotonbori, Osaka Quartier de l'aquarium à Osaka Grande roue à Osaka

Noodles

Feat le magnifique tapis de notre AirBnB

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Travailler dans sa passion, ce n’est jamais vraiment travailler

Proverbe à la con ou à peu près certainement croisé trente fois sur LinkedIn. On a quand même un rapport bizarre au travail si on y réfléchit bien. Parlez autour de vous, tout le monde va trouver à se plaindre de ce quotidien répétitif, peu épanouissant et souvent humiliant. Pourtant, notre métier, pour certains, on l’a choisi, non ? Alors pourquoi travailler dans sa passion, ce n’est pas tant le paradis que ça ?

Endroit parfait pour travailler - travailler dans sa passion

Il y a quelques années, j’avais cotoyé rapidement un mec qui, tout mytho qu’il soit, m’avait posé une question intéressante : “pourquoi tu passerais pas ton rescue diving ? Comme ça après, tu pars vivre en Thaïlande pour devenir prof de plongée là-bas !”. Mmmm, vivre toute l’année au soleil et une bonne partie sous l’eau, j’avoue que ça fait rêver. J’ai d’ailleurs un ancien camarade de mon club de plongée qui vient de tout plaquer à 40 ans et quelques pour devenir encadrant dans le sud… Bon, un peu poussé par une rupture, certes, mais quand même. Alors allons demander son avis à Laurent, notre encadrant pendant notre voyage aux Philippines “Tu vois, j’ai pas le droit de me dire un jour “non, je plonge pas, j’ai pas envie”, je dois y aller tous les jours et là, j’en ai marre !”. Parce que la plongée, c’est en général très sympa mais parfois, ça peut juste être horrible : tu peux plonger avec des boulets qui vont gâcher la sortie de tout le monde, il y a les conditions météo qui ne sont pas toujours au top, le courant, le froid, la fatigue… La première chose que tu apprends en plongée, c’est de ne pas y aller si tu le sens pas. Sauf quand tu encadres.

Poissons clown dans leur anémone

Il y a l’écriture. Mon rêve de chichounette, le truc que je rêvais de faire petite en tapant à deux doigts sur la vieille Olivetti de mes parents. Sauf que… l’écriture est un loisir pour moi, une petite escapade hors de mon quotidien comme le serait une balade en forêt par exemple. Et j’ai peur qu’à partir du moment où ça devient une obligation, mon “petit tour en forêt” devienne une tannée de type “balade avec de la boue jusqu’au genoux, tout ça pour servir de buffet aux moustiques”. Ca fait de suite moins envie. Voyez si je prends en exemple ce blog qui n’est pas du tout mon travail vu qu’il me rapporte pas un cent, il fut un temps où je me forçais à écrire juste pour publier régulièrement… et plus je me force plus j’écris mal. Parce que des fois, j’ai pas envie. Parce que des fois, je suis fatiguée. C’est même pas forcément que j’ai rien à dire, juste que ce que j’ai à dire, ça sort pas. Si vous saviez le nombre d’articles abandonnés que je tente de reprendre parfois en me demandant ce que je cherchais à dire au moment où je l’avais débuté.

forêt sur le versant de la Soufrière Guadeloupe

Alors, oui, vous allez me dire que ce que je vous dis sur mes passions comme travail, c’est finalement comme n’importe quel job : y a des jours avec et des jours sans. Y a des jours où je vais pondre 3 recos avant le déjeuner et d’autres où, sur la même plage horaire, j’aurai juste écrit le titre de la première slide. Sauf que mon travail n’est pas ma passion : je le fais par hasard, y a des jours où j’aime ce que je fais, d’autres où je passe ma journée à chercher quelle formation je pourrais faire pour me tirer de là (ou des recettes de cuisine ou des cours de sport… ou n’importe quoi parce que j’ai pas envie). Peut-être que c’est juste moi qui ai une vision merdique du travail, un truc où tu dois t’y coller tous les jours, peu importe si c’est un jour plus ou un jour moins… En tout cas, depuis que j’ai mon rituel d’écrire dans le métro, j’écris un peu tous les jours, c’est facile, ça coule tout seul. Mais il est vrai qu’avoir ce métier à côté qui me ramène suffisamment de sous pour préparer actuellement mon projet voyage au Japon, peut-être ne suis-je pas prête à lâcher ça pour faire ce travail que j’aimerais tellement que j’aurais pas l’impression de travailler.

Le bonheur au travail

Peut-être ai-je choisi la mauvaise stratégie ?

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Pourquoi se lever le matin ?

Ceci n’est pas un article sur la dépression. Au contraire, j’ai une bonne pêche cette semaine malgré le froid et cette sensation de nuit sans fin. En fait, cet article aurait été parfait pour mon blog Nina feels good mais vu que je l’ai toujours pas créé… Donc c’est ici même que nous allons nous poser la question : pourquoi se lever le matin ?

pourquoi se lever le matin

Un début d’année, c’est une motivation, un nouvel élan. On laisse les échecs de l’année passée derrière nous, on se promet d’essayer de faire mieux. Et si vous me lisez depuis quelques années, vous savez à quel point j’aime ces dates symboliques (nouvel An, mon anniversaire, la rentrée), que j’adore faire des voeux pieux pour une vie meilleure… même si mon taux de réussite de mise en application est dramatiquement bas. Mais je ne renonce pas (sinon, là, je serais en dépression, les lendemains qui chantent sont mon moteur) et de temps en temps, je me pique à lire quelques ouvrages de développement personnel. C’est ainsi que suite aux conseils de ma bonne amie Amy, je me suis penchée sur “The morning miracle” de Hal Elrod dont je vous reparlerai sans doute en détail. Parmi les tas de choses évoquées dans le bouquin, cette question “c’est quoi qui vous fait lever le matin ?”. Ah ben, oui, tiens, c’est quoi.

Réveil difficile

Je ne suis pas du matin. Je pratique ardemment le snoozing (moins depuis que je vis avec Victor, cet homme est merveilleux), j’ai jamais trop envie de quitter la couette, surtout en ce moment. Mais ce n’est pas une vérité générale et immuable, il peut m’arriver de me lever sans trembler très tôt si j’ai une carotte : je peux me lever à 6h pour prendre un train, un avion, ou shooter un sublime lever de soleil aux Philippines. Je peux me lever dès potron-minet parce que j’ai décidé de réaménager mon appart et que j’ai pas envie d’attendre une minute de plus. J’ai même pu me lever tôt pour préparer un concours de journalisme… certes aidée par l’horrible accordéoniste qui squattait le carrefour juste en bas de chez moi et qui attaquait dès 7h30. Idem quand je faisais mon stage dans un journal local où je me levais fraîche et dispose à 7h30, la fleur au fusil. Donc oui, la motivation, ça joue. Et il me semble un peu difficile d’être à fond tout le temps. Mon boulot me plaît mais y a des jours, bof. Pire, comme je disais à Victor récemment, “c’est pas que j’ai pas envie de travailler, c’est juste que j’ai pas envie d’aller travailler”.

s'habiller pour le froid

Bon, par contre, la fourrure, c’est nul…

Alors j’ai réfléchi. C’est pas le quotidien et la routine qui va me donner envie de chanter dès le matin, je dois trouver ce que j’aime, ce qui me fait lever d’un bond, le sourire aux lèvres… Comme cette semaine, tiens. Et que fais-je cette semaine ? J’apprends, j’expérimente. Oui, je suis actuellement en formation et je me régale. Tiens et qu’est-ce que j’aime dans mon travail au quotidien ? Quand j’apprends des trucs ou que je teste quelque chose Et c’est ça un peu la magie de mon poste de… nom pas encore trouvé mais en gros, j’analyse de la data pour en tirer des histoires et j’apprends toujours des trucs, c’est hyper intéressant. Oui, en fait, c’est ça mon moteur : apprendre, découvrir, expérimenter, m’enrichir. J’aime voyager parce que j’aime accumuler des images sur ma destination, apprendre des nouveaux us et coutumes, me remplir de la petite anecdote sur tel lieu, remarquer les habitudes, goûter, sentir… J’aime lire parce que même dans la fiction la plus niaise,il y a quelque chose à trouver. Par exemple, j’ai découvert le violent placement de produits dans les fictions romantico-perverses de type After… Bah oui, la meuf qui passe sa vie à dire que les fringues Karl Marc John, c’est trop de la balle, je croyais que c’était une métaphore pour des marques types Zara mais NON, ça existe. Ah oui, l’apprentissage, c’est pas toujours pour un truc cool mais du coup, je sais que ça existe.

Boutique Karl Marc John

C’est un peu comme si la vie était une immense collection de perles de rocailles que je recueille précieusement pour m’en faire des colliers. Je tisse mon savoir de ces petits riens que je raconte ensuite quand l’occasion se présente. Sans pédance (j’espère), juste pour le plaisir de partager. En septembre, par exemple, quand notre stagiaire est parti, elle a mis à propos de moi sur son mail de départ “merci pour toutes tes petites histoires et anecdotes pendant les pauses”. Ca m’a fait la journée, vraiment, j’étais super touchée. Parce que bon, avoir du savoir, c’est bien mais faut le partager (et savoir le recevoir aussi).

broche chat en perle miyuki

Petite photo piquée à ma copine Nelly (qui doit m’apprendre à faire ça d’ailleurs), clic sur la photo pour aller voir l’article (pattern inclus)

Du coup, j’entrevois une nouvelle vie. Je veux changer des choses et laisser plus de place à l’apprentissage, que ce soit de la culture gé, du bidouillage informatique, du loisir créatif… Parce que ça fait partie de mon fameux voyage intérieur dont je parlais dans mes résolutions mais surtout, on ne sait jamais de quoi demain est fait. Et si ma carrière m’a bien appris un truc, c’est qu’on ne sait pas quel savoir ou compétence va t’ouvrir des portes.

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Sois gentille, même si c’est pas toujours facile

 

Ce blog vire dangereusement rose guimauve, faudrait que je m’énerve un peu sur l’actu, on va finir par croire que j’ai perdu toute acidité. Mais tant qu’à parler de bien être et de gens gentils, poursuivons. Depuis mon retour du Canada, je ne supporte plus les Parisiens mais j’essaie tant bien que mal d’être charmante et polie. Sois gentille, c’est pour le bien commun.

Sois gentille

Commençons par deux anecdotes :

  • Philippines, avril 2015 : au 3e hôtel, Anaïs et moi héritons d’une chambre avec vue directe sur le parking quand les autres filles ont des chambres installées autour de la piscine. En fait, les chambres étaient réparties avant notre arrivée et on a changé car Anaïs et moi voulions être ensemble donc du coup, nos colocs prévues respectives étant légèrement du style vindicatif, il devenait difficile de leur refiler la chambre du parking donc les gentilles en ont hérité, ce qui m’a bien BIEN saoulée sur le coup

piscine_philippines

  • Pays Basque, juin 2015 : stage de yoga, avant-dernier jour. Lors de ce stage, nous étions responsable de la propreté des lieux avec des consignes claires quant à la vaisselle notamment. Ce matin là, on se lève et catastrophe : lave-vaisselle pas lancé et évier plein, le propriétaire de la maison, un de ses invités et deux stagiaires ayant passé la soirée à picoler sur la terrasse (mon imagination a brodé 35 histoires au moins autour de ça). Pour éviter tout drame, je prends donc sur moi de faire la vaisselle. Jusque là tout va bien. Mais après le repas, la prof m’interpelle : “tiens, Nina, passe le balai dans la maison”. Heu ? C’est à dire que je me suis déjà tapé toute la vaisselle que je n’aurais jamais dû faire, est-ce vraiment nécessaire d’en remettre une couche ? “Imagine que tu chasses tes mauvaises pensées à chaque coup de balai”. Y en avait pas mal pour toi meuf*…

pays-basque-guethary

Dans ces anecdotes, la conclusion semble être “trop bonne, trop conne”. Non mais c’est vrai, regardez le nombre de situations dans le quotidien où il faut rester ferme pour pas se laisser bouffer : dans le métro, par exemple. Je parle même pas d’avoir une place assise mais par exemple, combien de fois il faut lutter pour juste se tenir à la barre centrale vu qu’un-e gros-se boulet-te étale tranquillement son dos sur ladite barre. On se sent spolié dans son bon droit parce que, pardon mais cette barre n’est pas à toi, monsieur-madame et je vais enfoncer mes doigts dans ton dos, je m’en fous… Alors oui, on peut demander gentiment et même une fois sur deux, vous obtenez ce que vous voulez sans énervement aucun. Mais l’autre fois, vous ferez remarquer à une personne qu’elle pourrait lâcher le strapontin vu la foule et elle vous répondra par sa plus grande indifférence (au mieux…)

Photo empruntée à Christophe Lhomme qui semble très énervé par les gens qui restent assis en cas d'affluence (on comprend pourquoi)

Photo empruntée à Christophe Lhomme qui semble très énervé par les gens qui restent assis en cas d’affluence (on comprend pourquoi)

Quand je vois ce qui passe à la télé (ouais, ok, je vois plus rien, je l’ai plus mais faisons semblant), les émissions de téléréalité où on se met des quenelles, où on se la fait à l’envers, où les gentils sont vite éliminés, les séries télé ou les films où on kiffe le personnage bad boy/girl irrévérencieux, l’omniprésence de chroniqueurs “mordants”… et à l’inverse les “gentils” présentés comme des faibles, des victimes éternelles, des gens fades et sans intérêt…

Ok, je connais très peu Community

Ok, je connais très peu Community

Et pourtant… Pourtant, quand tu vois comme les gens sont plus détendus dans un pays où la politesse est la norme dans les relations, que tu vois comme ça te met de bonne humeur quand tu as une interaction agréable avec quelqu’un dans la rue, dans les transports. Ou alors, c’est moi qui suis Bisounours mais ça me rend de très bonne humeur, quand le caissier ou la caissière de ma supérette est poli, s’il est de bonne humeur et chantonne ou fait une blagounette… Ben, ouais, ça fait une différence. Vous n’imaginez pas quel niveau de bonheur j’atteignais au Québec, quand il était normal de saluer le chauffeur, que les serveurs te tapent gentiment la causette parce que c’est normal mais qu’ils s’imposent pas non plus. Tu oublies ton réflexe de jouer à la plus connasse pour pas te faire avoir.

Connasse est la parfaite illustration de "l'adoration" autour des personnages détestables (j'ai détesté le peu que j'ai vu)

Connasse est la parfaite illustration de « l’adoration » autour des personnages détestables (j’ai détesté le peu que j’ai vu)

Mais au fond, est-ce si grave ? Oui, parfois, c’est gonflant de voir un mec arriver en même temps que le bus et pousser tout le monde pour pouvoir s’asseoir alors que vous qui étiez là bien avant devez un peu pousser les gens pour avoir une mini place mais après… Après le trajet va durer quoi, 15 mn ? 20 mn ? Une goutte d’eau dans ma journée. Par contre, si je m’énerve, la tension va bien me durer une heure ou deux. Et vous aurez noté qu’en général, quand on est de mauvaise humeur, on peut causer mal à quelqu’un, tout prendre mal, c’est un cercle vicieux.

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Etre gentille… Résolution des 36 ans, tiens. Et franchement, ça va pas être si facile.

* Ce stage de yoga va finir par devenir “Cosette chez les yogi”, j’ai l’impression… Faut dire que je suis tellement retombée en amour avec le yoga depuis mon expérience marocaine que j’ai beaucoup de rancœur contre la prof qui a failli m’en dégoûter.

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Le cahier d’écrivaine

Dans mes plus jeunes années, quand je me voyais déjà écrivaine, je m’étais achetée un cahier d’écrivains dont la première qualité était d’être joli. J’y notais quelques idées, quelques nom de personnages à utiliser ci ou là parce que j’aimais bien. Mais dans les faits, ai-je vraiment besoin de ce cahier d’écrivaine ?

cahier d'écrivaine

Quand on imagine le bureau d’artiste, il doit toujours y avoir dans un coin un vieux cahier gribouillé et raturé, recueillant croquis ou mots, embryons d’une œuvre future. On a souvent cette image d’Epinal d’un écrivain noircissant les pages de son carnet au fond d’un bar ou en terrasse, judicieusement accompagné d’un petit noir ou d’un ballon de rouge, voire une bonne mousse. J’avoue que le concept me fait rêver. Curieusement, j’aime à penser que j’écrirais mieux dans un environnement propice, un café ou une bibliothèque. Alors que c’est un peu comme imaginer que sa vie serait différente si on était plus grand, mince, musclé… Rayez la mention inutile. Mais les amis, c’est un leurre.

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J’ai en ma possession un joli agenda avec un hibou à lunettes dessus parce que… Pourquoi pas. J’ai élu cet agenda « cahier de l’écrivaine » car il est joli. Je le regarde droit dans les pages (blanches) et… Rien. Qu’écrire dedans ? Le nom des personnages, oui, ce ne serait pas idiot mais ensuite ? Les grandes lignes de l’intrigue, oui, mais ensuite ? Parce que le souci est là : un cahier, c’est chouette mais… Je déteste écrire à la main.

carnet d'écrivaine
Sans dire que je suis née avec un clavier entre les mains, je suis à la croisée des générations X et Y et je tapais sur des machines à écrire dès mes 8 ans. Parce que ça va plus vite et que je peux me relire. Oh j’ai certes écrit pas mal de choses à la main : un roman, exercice de français en 4ème (j’ai eu 16, je me la pète un peu) ou quelques pages de roman quand je faisais semblant de réviser mon bac dans ma chambre (la machine à écrire m’aurait grillee). Quelques bouts épars lorsque je bossais à la Poste et qu’il n’y avait pas de clients (mieux vu que de sortir un roman ou, pire, un magazine) ou quelques phrases dans les réunions m’amenant au bout de l’ennui. Mais je n’y prends pas de plaisir : ça devient vite illisible et ma main se crispe. Je vous jure, j’ai attrapé une crampe aux Philippines suite à l’écriture d’une quinzaine de cartes postales. J’ai tellement plus vite fait d’écrire au clavier, pourquoi m’emmerder ?
clavier-lumineux
Parce que la réécriture. L’avantage d’écrire à la main, outre de rentabiliser certaines réunions, c’est que je vais revenir sur mon premier jet, forcément perfectible. Ça ne veut pas dire que le second sera parfait mais sera sans doute meilleur. En plus, je me mettrai moins la pression sur la qualité vu que ça devra être tapé. Plus de fond, moins de forme. Et surtout, ne pas écrire sur un ordinateur, ça veut dire ne pas glander sur les réseaux sociaux et perdre du temps. Tu sais, ce truc là… ah oui, procrastination !

reseaux-sociaux-procrastination-humour

Mais le souci majeur de ce plan, c’est le temps. J’ai déjà du mal à trouver du temps pour taper sur un clavier alors écrire ? Oublions déjà le métro : déjà que j’écris mal, là, j’atteindrai le niveau hiéroglyphe… Dans le train peut-être…Mais pourquoi pas le soir ? Ça me coupera de l’écran encore plus tôt et je recopierai mes notes le week-end, comme quand j’étais à la fac. À tester !

Pages écrites : 8 lignes /21 pages.
Y a presque un peu de mieux !

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Waterfalls… version Philippines

(Un peu de musique ?)

La plongée étant un sport un peu exigeant niveau pression sur votre corps, il est recommandé de ne pas plonger 24h avant de prendre l’avion. Ainsi, après une plongée du matin assez moyenne à Turtle Bay, nous rangeons nos affaire définitivement : fin de plongée (pour ce séjour) pour nous, cet après-midi, on va barboter sous la cascade.

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Destination : Kawasan Fall ! On s’entasse dans le bus rutilant de l’hôtel (celui qui a crevé, oui)et en route pour un lieu que j’imagine féerique, on me l’a décrit comme une cascade tombant dans des bassins aux eaux bleutées. Ouaaaaah ! On se gare sur un parking blindé et on marche 10-15 km sur un petit chemin, remontant une rivière aux eaux limpides. Que tout ceci est bucolique ! On s’approche, j’entends l’eau vombrir au loin… Oui, la cascade !

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Oh mais que c’est beau, cette puissante colonne d’eau qui tombe dans un bassin à l’eau de jade… Sauf que moi, je m’attendais à ça :

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Et en fait, c’était ça :

Cette photo ne rend pas justice au monde qu'il y a

Cette photo ne rend pas justice au monde qu’il y a

Bienvenue dans l’un des spots préférés des Philippins. Alors avouons que c’est très beau et que l’eau est délicieusement fraîche et que j’étais ravie d’être là. Le contraste entre les intrépides et les prudents avec leur gilet de sauvetage était assez marrant même si, certains se sentaient pousser des ailes. Ainsi, alors que certains de mes camarades s’élançaient d’un rocher un peu haut, un mec (je ne suis pas sûre de sa nationalité, Philippin ou Coréen), sanglé dans un gilet de sauvetage me demande si c’est suffisamment safe pour sauter. Heu ben j’ai envie de te dire oui mais ton gilet me fait douter un peu…

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Ca aurait pu être une journée divine mais… j’ai fait mon boulet. Après le déjeuner, notre guide nous annonce qu’on va se promener dans la jungle. Alors je vous le dis, je trouve le mot jungle légèrement galvaudé, le sentier pour monter était très praticable. On monte un premier degré, on découvre un nouveau bassin avec pas mal de gens, quelques tables de pique-nique, des gamins qui jouent avec une liane. Tout ça est bien joli, je dégaine mon gros reflex et immortalise ces quelques instants.

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Le mec qui plane au milieu vient de lâcher la liane avec laquelle il se balançait

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J’ai pas réussi à comprendre le sens de cette photo

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On continue, on passe sur des rochers plats un peu humides et… je finis le cul (mouillé) par terre. Je me relève, pas de bobo, tout va bien. Quelques mètres plus loin, je reglisse d’un rocher à cause de mes pompes mouillées. Je tombe droite et sur mes pieds mais… dans ma chute, mon objectif tape ledit rocher. Pas de panique, pas de panique… Putain, j’arrive pas à retirer le cache, qu’est-ce qui se passe ? Un de mes camarades, me sentant en hyperventilation, vient m’aider, on arrive à faire sauter le cache et là, je tombe face à une désolation : le verre est pulvérisé.

Vous comprenez pourquoi j'étais pas bien ?

Vous comprenez pourquoi j’étais pas bien ?

Alors que l’on arrive à un nouveau pont branlant en bambou et que l’autre Nina du groupe (oui, sur 13 stagiaires, on a réussi à être 2 Nina) commençait à paniquer, je me dis “non, j’en ai marre”. J’ai donc annoncé aux autres que je restais là à les attendre et, Anaïs sentant mon bouillonnement intérieur, encourage les gens à me laisser seule. Je suis un peu comme ça : quand je suis énervée, j’ai besoin de rester quelques instants tranquille pour reposer un peu l’équation. Nous avons donc un objectif pété qui coûte facile 300 € (après vérification, pas du tout, c’est plus 160 € mais à ce moment là de l’histoire, j’avais pas Internet, j’étais dans la jungle). J’ai un autre objectif à focale fixe à Paris et nous sommes en fin de séjour donc de ce point de vue là, l’appareil peut être très vite réutilisable. J’avais pris une assurance UCPA donc peut-être que ça va me prendre le bris de matériel… Bref, après quelques minutes, le drame n’en est plus un surtout qu’en re testant l’appareil, tout fonctionne, à part évidemment la trace de bris sur les photos. Tiens, pas pété l’objectif ?

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Mes camarades reviennent et me voient un peu apaisée, on redescend tous joyeusement pour la dernière partie de cet après-midi : le passage sous la cascade sur un radeau en bambou. Hihi, ça va être rigolo même si on ne comprend pas pourquoi les gens crient à chaque fois.

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Ah ben pour la peine, on a compris : l’eau te tabasse. Littéralement. Aplatie sur mon radeau, je reçois je ne sais combien de litres d’eau sur le dos, j’ai limite du mal à respirer. On recommence, deux fois, trois fois, ça m’arrache le bas du maillot puis on le refait assis… Une fois sortie de l’eau, la fille à côté de moi se jette sur moi, je me dis “tiens, je la savais pas si tactile” mais en fait, elle cachait juste un de mes seins rendu à sa liberté par la puissance de la chute.

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Bref, c’est assez bondé et touristique, la balade sur le radeau en bambou n’est pas indispensable mais ça reste beau.

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Ah et pour ceux qui s’inquiètent pour mon objectif, il va bien ! En fait, seul le filtre polarisant a été explosé. Une fois retiré les restes de celui-ci, j’ai pu refaire plein de photos. Mais il est vrai que le reflex, c’est encombrant et comme j’ai tendance à toujours le tenir au moins à une main, ça n’aide pas mon équilibre déjà précaire. Et puis à l’occase, il faudra peut-être que j’aille chez la podologue pour retaper ma voûte plantaire gauche déformée depuis mon accident du genou. Quelques photos prises après l’incident…

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Il y a des nuages incroyables là-bas, j’adore les nuages

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C’est moi ou c’est un peu phallique, là ?

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Voilà, fin du voyage aux Philippines, retour en France imminent (après 18h de vol en cumulé). Mais déjà, je formentais des projets pour mes prochaines vacances : rando américaine, plongée aux Antilles… Rien de tout ça, finalement. Avec Victor, nous allions nous envoler vers l’Europe du Sud. A suivre !

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De frog fishs en requins baleine : plongées 4 étoiles aux Philippines

Depuis que j’ai arrêté la plongée en club, je ne pars plus que dans les contrées lointaines pour découvrir de nouveaux poissons. Après les Maldives qui m’avaient permis de nager avec des requins (même un baleine), des raies mantas et lutter contre un courant d’enfer, me voici partie pour les Philippines où je pensais retrouver des conditions similaires. Et bah non.

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Autant vous le dire : je ne suis pas forcément super fan du courant en plongée mais c’est la condition sine qua non pour voir du gros, comme on dit. Je n’ai pas une passion particulière pour les requins mais ça reste impressionnant. D’après ce que j’avais compris, les Philippines, c’était assez costaud dans le genre aussi… Et bien non, en fait.

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Donc exit les requins mais pas de soucis, y a eu du beau, aussi. Commençons par le spectaculaire requin baleine, le mangeur de plancton. Il faut savoir que le requin baleine est le plus gros poisson existant, il peut atteindre jusqu’à 12 m et ne mange que du plancton. Il est assez rare d’en croiser “par hasard”. Aux Maldives, on a plongé là où il y en a un qui stagne régulièrement et aux Philippines, ils sont attirés par des guides locaux qui les nourrissent. On arrive là au problème classique du plongeur : le feeding, c’est quand même pas le top surtout qu’ici, il y avait pas mal de baigneurs qui attrapaient la nageoire caudale des dits requins baleines ou les touchaient, ce qui est franchement dramatique, ne nous mentons pas. Mais bon, la plongée reste impressionnante ! A un moment, tu es concentrée pour prendre une photo de la bête et il y en a une qui passe tranquille pas loin de toi, aaaaaaaah ! Par contre, en bas, c’est le bordel, on gigote tous dans tous les sens, on monte, on descend… niveau saturation, c’est pas le pied.

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Mais il n’y a pas eu que le requin baleine qui nous a occupé une plongée. Outre cette plongée Disney (pour le côté attraction touristique), nous avons eu l’occasion de découvrir d’autres espèces. Des nudibranches bien gras, quelques barracudas au loin et des mérous, rascasses volantes, poissons cochets, des poissons clowns toujours aussi photogéniques dans leur anémone, un mini poulpe trop joli mais surtout, surtout… les frog fishes !

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Barracudas de loin

Barracudas de loin

 

 

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Ceci est bien un poulpe et je suis super fière de l'avoir trouvé

Ceci est bien un poulpe et je suis super fière de l’avoir trouvé

 

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Qu’est-ce qu’un frog fish me direz-vous ? C’est un poisson qui ne ressemble à rien, vous répondrai-je. Le premier que j’ai vu, énorme, j’ai cru à une sorte de ballon de foot crevé qui s’animerait soudain, regardez plutôt :

frog fish philippines

frog fish philippines

Entre pneu crevé et jouet pour chien hyper mâché, j’avoue que 9 fois sur 10, j’avais du mal à les situer du premier coup d’oeil quand on me les montrait et j’ai eu du mal à les resituer en découvrant mes photos quelques temps plus tard. Cest moche, bizarre et en même temps fascinant.

Trouveras tu le frog fish sur cette photo ?

Trouveras tu le frog fish sur cette photo ?

Réponse ici

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Oui, ça a des pattes

Autres espèces croisées ici et nulle part ailleurs pour ma part : des crabes porcelaine ou arlequin, des poissons rasoirs qui se déplacent à la verticale et mon tout premier hippocampe ! J’étais super contente, je n’en avais jamais vu. Bon, le premier jour, le guide nous a bien montré un pygmée mais on comprenait pas trop donc on a dit “oui, super, ok” et on s’est barrées sans comprendre ce qu’on était censés voir. A noter aussi un banc splendide de jack fishes : il y en avait tellement qu’à un moment, l’eau semblait être devenue complètement argentée ! Puis les magiques ghost fishes et poissons feuilles… Ce genre de bestioles que tu seras incapable de voir sans ton guide de palanquée, ne nous mentons pas.

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On dit bonjour aux poissons rasoir

Le truc noir qui flotte, c'est un poisson

Le truc noir qui flotte, c’est un poisson

Un poisson ? Une feuille ? Un poisson feuille !

Un poisson ? Une feuille ? Un poisson feuille !

 

Banc de Jack fish en approche !

Banc de Jack fish en approche !

Et le même vu de plus près

Et le même vu de plus près

Le crabe arlequin

Le crabe arlequin

Mon premier hippocampe (photo un peu floue)

Mon premier hippocampe (photo un peu floue)

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On a aussi eu droit à pas mal de tortues (j’adore les tortues), des rascasses volantes minuscules ou noires, des bat fishes, des syngnathes en veux-tu en voilà (à la fin, ça ne m’impressionnait même plus alors qu’en début de séjour, j’étais hystérique quand j’en voyais une) et des serpents de mer dont un qui m’a un peu déboulé sous le nez par surprise, me donnant ainsi une sacrée frayeur, j’ai jamais aimé les serpents.

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Un banc de bat fish

Un banc de bat fish

La délicate rascasse volante noire

La délicate rascasse volante noire

Un gracieux syngnathe

Un gracieux syngnathe

Et là, y en a même 2

Et là, y en a même 2

Serpent de mer Philippines

Serpent de mer Philippines

Autre particularité des Philippines : les fonds “artificiels”, je m’explique. Pour ceux qui s’intéressent un peu à la vie de cet archipel, il y a eu un gros typhon en 2013, provoquant d’énormes dégâts sur les fonds, arrachant un peu tout. Pour encourager la faune à repartir, les Philippins ont donc émergé des blocs de béton et quelques carcasses pour permettre au corail et aux poissons d’y faire leur vie. Ces plongées étaient de fait assez étranges : on navigait de carcasses en blocs de béton avec du sable nu et noir au milieu, les locaux appelaient ces plongées “garbage”, ça donne un peu une idée… Mais quand on aime la bio sous marine, ce sont des plongées particulièrement intéressantes… et quand on a une imagination un peu débordante comme votre blogueuse, ces paysages étranges vous rendent à la limite de l’euphorie, un peu comme les tunnels de Tabarka. J’avais un peu la sensation d’évoluer dans un univers post apocalyptique ! On a aussi croisé une épave d’avion laissée là pour les mêmes raisons. La plongée et un avion… le plus beau jour de ma vie !

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Bref, plonger aux Philippines… on y retourne l’an prochain (si on peut mais pas tout à fait dans le même coin).

Et pour finir, quelques photos pour le plaisir !

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Poissons flute

plateau corallien Philippines

Corail Philippines

Gorgones Philippines

Poisson cochet Philippines

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Murène Philippines

Bye bye

Bye bye

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Philippines, vacances à presque l’autre bout du monde

En avril, je suis partie aux Philippines et je vous en parle enfin (et j’enchaînerai ensuite sur mes vacances en amoureux en Europe du Sud de début juillet mais c’est pas dit que je m’arrête en milieu pour m’énerver sur la société) ! Ma vie ayant été un peu folle depuis, j’ai pas pris le temps de me poser sur le sujet, les revues voyage me sortant un peu moins des tripes que des articles où je me désespère sur mes congénères.

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Fin 2014, Anaïs et moi, on s’excite sur des vacances plongées en Polynésie, le paradis des plongeurs (avec les Komodos apparemment). Mais début 2015, à l’heure de faire péter le livret A, on panique un peu : le chikungunya fait des ravages dans la région… Alors on ré épluche le catalogue UCPA et finalement, on repère un voyage aux Philippines : un peu moins cher, des dates plus pratiques, banco.

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Le 13 avril, nous décollons donc vers les Philippines dans un rutilant A380 (j’étais super contente alors qu’Anaïs et nos nouveaux amis n’en avaient globalement pas grand chose à faire) de Korean Airlines avec une petite escale de 5h à Seoul (arghhh!). Après un vol fait de lecture et de dodo (les films étaient en anglais sous titrés coréens et j’entends jamais rien dans les avions, j’essaie même de sous-titrer les films français quand je peux, ça m’aide beaucoup), nous voici à errer dans le gigantesque aéroport de Seoul avec douches et sièges massants (ouais!) avant de ré embarquer pour Cebu, capitale régionale des Philippines. Comme nous arrivons à minuit et demi, je me raconte une belle histoire : au lendemain, nous ouvrirons nos rideaux et découvrirons un paysage enchanteur, hihi ! Sauf que le lendemain matin, nous avions ça comme vue :

J'avais mis un filtre par accident

J’avais mis un filtre par accident

Oui, on a dormi dans un hôtel un peu moyen mais on s’en fout, on est partis pour le premier resort, youpi !

De suite ça change

De suite ça change

Alors avant tout, petit topo largement pompé sur Wikipedia : . Concrètement, on a pris plein de ferries pour relier une île à une autre et tu as de mini chapelles ardentes et des signes catholiques partout, jusque dans les taxis mobilettes… Ce qui est assez cohérent avec leur façon de conduire, ils prient juste avant de démarrer… Nous aussi d’ailleurs. Un peu comme la Thaïlande, tu te demandes comment y a pas plus de morts tellement ça double dans tous les sens, ils ont un ratio de 3 pour une place disponible. Nous avons un peu pris le pli, nous entassant à 7 ou 8 dans le taxi mobilette ou à 15 dans une voiture 9 places suite à la crevaison de notre bus rutilant…

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Donc durant notre séjour, nous avons séjourné dans 3 resorts avec club de plongée inclus, une petite plage, piscine, clim, tout confort. Les gens sont très gentils et serviables. de façon générale, les Philippins sont vraiment adorables, y compris quand ils ne sont pas payés pour nous servir : quand on se promenait sur la plage, de nombreux enfants nous interpellaient, mi hilares mi intimidés, juste pour nous saluer.

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Bref, les Philippines, le paradis ? Ah oui : les paysages sont magnifiques, j’ai eu droit à de sublimes levers ou couchers de soleil, je me suis gavée de merveilleux fruits… L’Asie a ce côté terrible de mettre à ta disposition les meilleurs fruits du monde. Ananas et mangues goutus et parfaitement sucrés, coco fraîche gorgée d’eau (mon addiction à l’eau de coco vous salue), de minuscules citrons saturés d’un jus acide et sucré… Et les avocats se fondent dans un sublime avoccado shake fameux. Niveau nourriture, on mange vraiment très bien même si c’est souvent très copieux avec plein de plats. Trop sans doute. Je finis par troquer mes entrées contre des jus de citron ou eaux de coco pour ne pas gaspiller.

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Le Paradis sur Terre ? Pour nous, oui, ça doit avoir ce goût là. Par contre, pour les populations locales, ce n’est pas si simple. Une fois sortis des resorts rutilants et de retour dans la capitale régionale Cebu, le Paradis a soudain un vilain goût : à côté de sublimes baraques flambant neuves se dressent des bidonvilles insalubres . Dans la rue, de petits enfants de moins de 10 ans vous courent après pour vous vendre 3 babioles, certains dorment directement sur le trottoir, j’ai même vu un gosse de 3 ou 4 ans se balader à poil dans la rue… Il y a également pas mal de mutilés, des aveugles, sans que je sache bien pourquoi.

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Bref, les Philippines, oui, j’ai aimé, j’y retournerai peut-être l’an prochain mais reste cette sensation toujours un peu étrange de venir en néo colons. Je vous en parlerai une prochaine fois, je vous raconterai également les folles plongées et les drôles de bêtes que nous avons rencontrés sous l’eau… Requins baleine inclus.

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Change… de cheveux pour commencer

Ces derniers temps, je suis fatiguée, blasée, lasséeeeeeeeee. Toujours ma crise existentielle qui n’en finit pas de ne pas finir (vu que je n’ai pas trouvé la solution à “je sers pas à la société, que faire de ma viiiiiiiiie ?”. En gros), beaucoup de travail qui me provoque une crise d’asthme mental qui n’en finit plus. Non mais juste pour illustrer la violence du truc : dimanche, après un petit massage en duo et un déjeuner tranquille, Victor et moi retournons chez lui pour traîner un peu et s’offrir une sieste. Et là, j’ai dû rentrer chez moi pour bosser. Quitter les bras accueillants de mon mec pour bosser. Un dimanche. Voilà.

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Alors des fois, tu as envie de changement mais :

  • tu n’as pas forcément envie de changer de boulot parce que t’es quand même bien placée dans la hiérarchie, que tu peux continuer à creuser un peu ton trou et que, quand même, y a des sujets intéressants. Là, par exemple, je me frotte au community management sur un film, truc que j’avais très peu fait (étonnant au vu de ma grande cinéphilie…)
  • T’as la méga flemme de repartir passer des entretiens et co alors que ça ne fait que 9 mois que tu es là et que, surtout, tu n’as aucune idée de ce que tu veux faire ensuite (cf crise existentielle). Je veux dire changer pour faire pareil, je vois pas ce que ça va m’apporter à part des giclées de stress parce que tu passes des entretiens en cachettes aux petites heures de la matinée, à l’heure d’avaler un sandwich ou en fin de journée quand tu as le cerveau en compote, que tu cours pour pas te faire gauler. Tout ça pour faire pareil mais ailleurs. Peut-on dire que le fait de changer de lieu de travail pour faire pareil est un changement ? Heu… mmmm, pfffff. En plus, ma boîte déménage dans une quinzaine de jours donc voilà.
  • côté vie privée, tout va bien merci donc rien à changer
  • côté appart, c’est pas à l’ordre du jour non plus, merci
Lonely girl with suitcase at country road.

Lonely girl with suitcase at country road.

Alors niveau changement dans ma vie, il ne reste pas grand chose. Eventuellement me trouver une nouvelle marotte (mais j’en change déjà tous les 18 jours en moyenne) ouuuuuu… travailler sur mon physique. Une intro de 373 mots tout ça pour vous dire que je suis allée chez le coiffeur.

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Le coiffeur, ah, le coiffeur. Vous ne vous imaginez pas la prise de tête que ça peut être. Tête, cheveux, vous l’avez ? Je suis très fatiguée, j’ai le droit de dire de la merde. Je considère depuis longtemps que mes cheveux font partie de mes atouts séduction vu qu’ils sont bien épais et souples. Donc l’un des gros drames de ma vie, c’est de trouver un bon coiffeur et c’est chaud. Rapide histoire : j’avais une coiffeuse bien bien dans ma ville natale mais aller chez le coiffeur quand je descends moins de 48h de temps en temps, ça devenait compliqué. Donc je suis partie à la recherche d’un coiffeur sur Paris et là, j’ai souffert. J’ai commencé par un coiffeur “sans rendez-vous” qui a commencé par une attente d’une bonne demi-heure calée sur un quart de fesse sur un tabouret coincé dans un coin d’un salon bondé où ça virevoltait autour de moi (sans me coiffer pour autant). La fille qui prit mes cheveux en main fut fort sympathique mais pour la détente, on repassera. Puis j’ai testé des Tony and  Guy pour me faire coiffer par des hair artists qui me faisaient tous la même coiffure, un salon avec un coiffeur bipôlaire qui me mettait super mal à l’aise (paie ta détente, encore).

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Puis j’avais trouvé mon parfait partenaire de cheveux, un gars sympa qui s’occupait bien de ma chevelure folle, qui m’a accompagnée sur les chemins de la rousserie avant de m’amener en blondie. Mais il a fini par me quitter pour s’installer au Luxembourg… le pays, pas le jardin (oui, j’ai posé la question) avec sa femme et son fils. Et on est repartis pour une errance : d’abord sa remplaçante qui m’avait fait une coiffure atroce très en vogue chez les dames d’un certain âge et qui m’abandonnait régulièrement dans un coin du salon, me bousillant un après-midi (paie ta détente, encore et toujours) puis le salon “juste à côté de chez moi” où on retourne au principe de gens qui passent pour un coup de ciseaux. Comme ils ne refusent personne, je me suis donc retrouvée abandonnée 45 minutes au bac parce que tu comprends, faut laisser poser le shampoing (Mais…). J’ai fini par m’énerver, paie ta détente. Bon, la 2e tentative fut plus réussie.

When I was blonde... et un peu hipsta

When I was blonde… et un peu hipsta

Puis samedi, je suis allée chez un coiffeur hipster grâce à une réduc sur Balinéa (mon site préféré), un relooking cheveux. Parce que voilà, puisque je peux pas changer plein de trucs dans ma vie, je peux travailler sur mes cheveux (enfin, les confier à un spécialiste) puis ça tombe bien, j’avais des racines quasi blondes avec le soleil. Donc après 2h de papouillages (il existe peu de choses au monde aussi kiffantes que le massage crânien, avouons-le), je ressors de la brune à nouveau avec des mèches et des dégradés, des boucles travaillées, on aurait dit que j’allais enchaîner direct avec la soirée des Oscars. Bon, un shampoing plus tard, reste une couleur et un dégradé impeccable mais sur le coup, ça a fait du bien.

J'avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l'heure où j'écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l’heure où j’écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’ai souvent travaillé sur mon apparence quand j’avais besoin de changement mais que je ne pouvais rien enclencher. Après la rupture avec l’Italien, après une période d’un an et demi à me prendre des baffes, j’ai décidé de marquer un virage… en devenant blonde. Puis quand j’ai changé de poste en septembre, j’ai voulu re-marquer le coup en devenant brune. Là, en parallèle, je joue à me faire des “challenges” sportifs genre les challenges 15 km où je vais à la salle de sport et je fais 15 km sur différentes machines. En général : si je suis seule, 6, 5 km de vélo elliptique, 3,5 km de vélo, 3 km de tapis de course (je marche) et 2 km rameur; si je suis avec Anaïs, je fais 6,5 km sur vélo, 6,5 sur vélo et 2 sur rameur. Dès que ma boîte aura déménagé, je rajouterai le challenge 7 km : 7 km de nage par semaine. En parallèle, j’essaie de suivre un programme “Low sugar no soda”. Low sugar parce que le no sugar me fait quand même chier mais j’aimerais limiter ma conso de sucre aux fruits/ jus de fruits (composés uniquement de fruits, sans sucres ajoutés) et à quelques yaourts. Le no soda, c’est plus pour tester un truc. En fait, j’ai un souci de dyshidrose aux pieds depuis 5 ans, c’est insupportable. Mais j’ai eu 2 grosses périodes de rémission : quand je me suis cassé la jambe y a 5 ans, j’ai plus du tout eu de dyshidrose pendant 2 mois puis là, après les Philippines, j’ai rien eu pendant un mois et là, ça revient. J’ai tendance à identifier une cause alimentaire vu que ça ne correspond pas à mes pics de stress. Donc j’ai deux suspect principaux : le chocolat et les sodas (je bois beaucoup trop de Coca Zero). Je commence par virer donc le coca et je verrai.

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Bref, en attendant de trouver ma voie, je change mon apparence. Peut-être que ça ne fera aucune différence mais au moins, ça m’occupe. Puis je vous ferai peut-être chier avec des infographies de mes performances sportives… Juste pour m’entraîner à faire quelques infographies en fait.

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