Ce livre que je lis… et qui ressemble trop à ce que j’écris

Ceux qui passent régulièrement par ici le savent, j’aime lire. Je ne le fais pas assez à mon goût car j’écris aussi, je dors, parfois, je travaille, surtout. Mais j’essaie de me ménager quelques instants de lecture, histoire de m’évader un peu, découvrir une histoire à la cool et parfois, je suis troublée… Ce livre, là, il ressemble trop à ce que j’écris… possiblement en mieux.

Ma pile à lire

J’ai exactement ressenti ça en lisant deux livres  La cité d’un côté et La zone du dehors de l’autre, je vous avais dit que j’en avais pas fini avec ce roman. Parce que pendant sa lecture, même si je sortais parfois du récit à cause du style, je me disais “mais… c’est quand même pas mal Augura”, ma dystopie du bonheur. Evidemment, il n’y a pas à chercher si loin pour comprendre : nous avons les mêmes influences dystopiques. 1984 notamment, parfaitement, assumé par Damasio avec un clin d’oeil limite trop appuyé en début de roman qui se passe en 2084. A ça, je rajouterais le Meilleur des mondes (même si l’influence est plus forte pour Technopolis dans mon cas). Est-ce que les dystopies se suivent et se ressemblent ? Forcément, il y a des socles communs, peu importe comment on va jouer la partition. Sauf que là, y a quand même pas mal de proximité entre mon histoire que j’écris depuis pas loin d’un an (j’écris pas vite, cf premier paragraphe) et tout à coup, tu te poses la question : est-ce que j’ai pas un peu tort de persévérer, vu que c’est déjà fait ?

Ce que j'écris

Et bien pas forcément. D’abord, comme dirait Joseph Campbell dans Le héros aux mille et un visages, toutes les histoires sont des déclinaisons d’un même mythe, le monomythe. J’ai pas lu le livre (du moins pas encore,on l’a à la maison) et je suppose qu’on peut y apporter mille et unes nuances mais dans les faits, les histoires ont toujours une structure similaire. Une romance, c’est A et B qui se rencontrent et qui s’aiment, avec ou sans péripétie. Ca peut finir bien, ça peut finir mal mais ces histoires n’ont pour but que de raconter le lien entre A et B, resserré ou distendu par la vie. Ca marche pour les amitiés, d’ailleurs (je suis en train de lire la saga prodigieuse d’Elena Ferrante, on est complètement là-dedans). Pour les thrillers, polars and co, tout amène à la résolution de l’enquête via la collecte d’indices, souvent encouragés par quelques rebondissements. Une dystopie n’a de sens qu’à partir du moment où les personnages qui la subissent prennent conscience de ce qui ne va pas et décident de réagir. Et d’ailleurs, si j’enlève la dimension “société futuriste”, finalement, il n’y a pas tant à voir : Cerclon I est sur un satellite de Saturne, Augura est sur Terre, le leader de la révolution, Catpt, est un intellectuel qui pérore beaucoup alors que dans Augura… ben ce qui est censé faire office de leader de la révolution est Iris, une femme qui n’agit que dans son intérêt propre, sans mentir à qui que ce soit sur le sujet, et refuse d’endosser un costume trop grand pour elle.

La liberté guidant le peuple de Delacroix

Et la Cité, alors ? Là, pour le coup, j’étais dégoûtée en le lisant car j’y voyais une histoire que j’avais en tête depuis bien quinze ans et que je n’ai jamais écrite parce que pas le temps. Ca me rend ouf quand on me pique mes idées sans savoir que je les ai eues. Non mais à une époque, j’envisageais de faire des vidéos sur ce blog en coupant mon bla bla par des extraits de séries ou films… un peu comme tous les gifs qu’on utilise désormais pour illustrer nos tweets ou, à l’époque, permettait de créer un blog Tumblr assez comique… Vous n’imaginez pas les soirées que j’ai passées sur Tumblr mais ça me permettait de réviser mon anglais (à peu près). Mon idée, là, je l’ai eue en 2011, j’avais téléchargé plein de séries TV pour isoler mes petites vannes, notamment les Xena (que j’avais entrepris de mater pour écrire un jour un article dessus mais au bout de 6 épisodes, j’ai laissé tomber). Et du coup, j’envisageais un roman un peu épique assez inspiré de Angel Sanctuary une nouvelle fois (j’avais écrit un roman un peu inspiré déjà, qui a dû disparaître dans les limbes informatiques mais c’était nul donc bon) mais je ne savais pas trop comment l’articuler et là, en lisant la Cité, j’ai lu ce que je n’avais jamais réussi à mettre correctement sur pied.

Angel Sanctuary

Du coup, j’ai eu une folle envie de reprendre cette histoire, celle d’Emma que j’ai envisagé un temps de nommer Iris avant de le refiler le prénom à la meuf d’Augura, là (il faut savoir que j’ai une certaine obsession pour les prénoms, je pourrais créer un roman juste pour coller un prénom… Ce que j’ai fait dans Uchronia vu que je m’étais réveillée avec le nom de l’héroïne qui se répétait en boucle dans ma tête ou créer un roman juste parce que j’avais envie de mettre le nom dans le roman. J’ai donc déjà écrit 12 pages de Taylor Rent, quand même). Mais j’ai son histoire, me resterait qu’à l’écrire. Quand j’aurai fini un de mes romans. Parce que oui, l’envie d’écrire vient souvent de la lecture d’un roman ou le visionnage d’une série…

Pretty little liars

Même celle-à, oui

Inspiration ou plagiat… Un sujet intéressant à voir une prochaine fois.

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Ton personnage, j’ai pas d’empathie pour lui

L’avantage de ne pas avoir trop le temps d’écrire, c’est que ça me permet d’avoir quelques livres d’avance à chroniquer. Ou pas, il y a certains bouquins sur lesquels je n’ai rien à dire. Depuis que j’ai abandonné « Je suis Pilgrim », j’ai avalé la promesse de l’ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos, Piégée de Lilja Sigurdardottir et Un monde après l’autre de Jodi Taylor. Et autant vous dire que réussir à créer un personnage suscitant un minimum d’ empathie, c’est vraiment un sacré challenge.

La promesse de l'ange de Frederic Lenoir et Violette Cabesos Piégée de Lilja Sigurdardottir Un monde après l'autre de Jodi Taylor

Sur ces 3 romans sus-nommes, nous avons 3 héroïnes : Johanna, Sonja et Maxwell. Et bien autant vous dire que je n’ai eu de sympathie et donc d’empathie que pour la 2e. Je ne sais pas encore si j’écrirais un jour un article sur ce roman donc à tout hasard : je vous le conseille. Alors pourquoi Johanna, Maxwell et ce bon vieux Pilgrim, qui n’a jamais été appelé ainsi pendant les 400 pages que je me suis cognées mais j’ai oublié son nom, ne m’ont pas émue ? C’est un peu difficile à lister mais en gros :

 

Leurs réactions sont illogiques

Alors ça, ça me rend hystérique aussi dans les séries Ou au cinéma, quand un personnage fait un truc débile alors que s’ouvrait devant lui un autre chemin tellement plus joli et évident. C’est souvent le signe d’un scénario mal maîtrisé, un peu un « Merde, je dois déclencher un nouvel événement, comment faire… ah ben tiens, mon héros/héroïne va sauter de l’immeuble en parachute. Oui, ok, il aurait pu prendre l’ascenseur mais c’est pas badass ». Un peu ce genre. Alors je sais qu’au naturel, je suis pas la fille la plus aventurière du monde, je suis à -17 sur l’échelle du trépidant (je ne cours pas pour descendre les escaliers car j’ai peur de tomber… monter en courant, je peux par contre) mais y a des moments où les personnages prennent des risques TOTALEMENT inutiles juste parce qu’ils raisonnent n’importe comment. Du coup, qualité de m’inquiéter pour eux, je m’agace de leur manque de jugeotte.

Les réactions illogiques des personnages : prometheus

Ils sont débiles

Le suspense est quelque chose de difficile à installer, notamment dans l’univers polar/thriller. On suit donc le personnage dans sa perception de l’énigme à résoudre, on dispose du même faisceau d’indices qu’eux. Or il arrive parfois que nous trouvions qui est le coupable avant la résolution de l’énigme… parce que c’est évident. Mais l’écrivain.e a choisi de ne pas arrêter son récit là et pendant les 100 pages restantes, on a envie de leur hurler qu’ils sont cons. Parfois, c’est juste qu’ils se noient dans un verre d’eau, qu’ils cherchent une solution et partent dans des pensées complexes alors que la solution est ultra simple et tu passes une partie du roman à soupirer devant les fausses difficultés du personnage.

Pretty little liars

« Mais comment elle sait tout, A. ? » Et jamais vous cherchez des micros, par hasard ?

Je ne les connais pas

Et là, on touche au cœur du problème. Je sors de mes romans pour parler du docufiction Mars qui est extrêmement révélateur du problème. Dans le 1er épisode, un astronaute, Ben, est salement blessé et tout ce 1er épisode va s’organisée autour de la survie du groupe en général et de la sienne en particulier. Sauf que j’ai vu ce mec 5 mn en cumulé et suivre son agonie et celle de ses camarades qui se mettent en péril pour le sauver… ben je m’en fous, en fait. Surtout qu’on avait en parallèle un laïus en mode « oui, on peut mourir mais c’est pour la science donc on est en paix avec ça ». Alors pourquoi vous êtes tous prêts à crever pour un mec qui a 9 chances sur 10 d’y passer ?

Le docu fiction Mars

Autre problème : le nom. Dans Pilgrim, le mec a plein de nom parce que espion, tout ça… du coup, j’avais du mal à vraiment m’intéresser à lui. Mais le pire, c’est Un monde après l’autre. Les personnages s’appelaient par leur nom de famille et donc notre héroïne était Maxwell voire Max. Pourquoi pas. Par contre, je n’ai pas compris si son prénom était Madeleine ou Lucy vu qu’elle a eu droit aux 2. Pareil, un autre personnage est soudain appelé par son prénom au bout de 200 pages, prénom qui avait dû apparaître dans une phrase de type « Je te présente Baptiste Tartempion qui fait ci, ça et ça et pia pia pia ». Le mec sera appelé alternativement chef et chef tartempion (à ne pas confondre avec Boss, c’est un autre personnage, ça). Du coup, quand y a un Baptiste qui pop tout à coup, je perds quelques secondes à comprendre de qui on me parle. Le nom est important, un personnage peut être nommé différemment selon qui s’adresse à lui… du coup, autant je peux admettre que je ne suis pas toujours 100% attentive quand je lis, autant un roman où j’identifie mal plusieurs personnages, le souci ne vient pas forcément de moi.

Halle Berry dans Catwoman de Pitof

Leurs motivations sont pétées

Là, c’est surtout le cas de la promesse de l’ange où la psychologie du personnage est un peu… surréaliste, dirons nous. Pendant tout le roman, je secouais la tête dès qu’elle justifiait un acte en mode « non, meuf, tu n’as pas le droit de piller une tombe parce que tu as fait un rêve chelou quand tu avais 8 ans » (c’est le vrai pitch du roman). Son obsession la rend d’ailleurs absolument insupportable.

Avoir de l'empathie pour un personnage

Ils sont insupportables

Justement. Que ce soit Johanna, Lucy-Madeleine ou le Pilgrim, ce sont des gens que je n’aurais aucun plaisir à rencontrer dans la vraie vie. Johanna et Pilgrim sont très imbus d’eux-mêmes, Lucy-Madeleine est lourde… mais très en fait. Elle m’a fait penser à plusieurs reprises à la Mickey du roman horribilus… en mieux écrit néanmoins. Ouf.

Leila Bekhti dans jour polaire

Construire un personnage qui va plaire aux gens est un défi… colossal. Peut-être qu’il est même impossible de créer un personnage faisant l’unanimité, ça doit dépendre de notre sensibilité, je suppose…

Peut-on avoir de l'empathie pour Ted Mosby

Mais s’ils pouvaient arrêter d’être cons, ça me faciliterait l’empathie.

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Le doux rêve du télétravail

Vendredi dernier, je ne suis pas allée travailler. Après 3 jours de galère avec le RER, ayant observé que beaucoup étaient resté chez eux, j’ai décidé que c’était mon tour. J’avais mes documents, c’était parti pour une journée de télétravail.

Télétravail

Et j’ai super bien bossé. De 9h15 à 19h un peu passé avec une petite demi-heure de pause déjeuner seulement mais surtout, surtout, je n’ai pas été dérangée. Non parce que depuis quelques temps, j’ai une ambition : adopter le 52-17. C’est quoi ? Bosser 52 mn, pause de 17 mn et on renchaîne. Sauf que c’est impossible, littéralement. D’abord j’ai des réunions posées de façon aléatoire mais surtout, je suis dérangée en permanence. Déjà, bien que non manager, je suis manifestement celle qui a réponse à tout donc je suis interpellée beaucoup plus souvent qu’une fois toutes les 52 minutes. Du coup, je plonge à peine le nez dans un dossier que quelqu’un m’interpelle ou vient carrément à mon bureau pour me parler. Je vais m’acheter des guirlandes lumineuses : blanc, tu peux venir me parler, rouge, pas le temps. Et pourtant, j’ai un gros casque audio et une surdité moyenne (va falloir que j’aille chez l’ORL d’ailleurs) mais ça insiste.

Open space

Le télétravail, c’est la vie. On avait eu un programme pour s’inscrire mais notre DG (parti depuis) avait décrété que non, on allait laisser tomber. Dois-je préciser qu’il était lui-même en télétravail le vendredi parce que, tu comprends, il a 1 heure, 1h15 de trajet pour venir bosser ? Et bien moi, j’oscille entre 1h et 1h30 mais je ne suis qu’une salariée donc bon… et c’est là tout le sel du truc. En France, les employeurs ne veulent pas entendre parler de télétravail car tu comprends, le salarié, il va se la couler douce at home. Et tant pis si, en cas d’intempéries, plus personne ne travaille parce que les transports sont gelés… Pourtant, le salarié n’a justement  aucun intérêt à tricher. Les rares fois où j’ai télétravaillé, j’ai toujours produit plus mais surtout j’étais au taquet niveau mail, répondant quasi à la minute… ce qui est un peu mon vu que les mails me coupent aussi dans mon élan (je hais les mails). Mais pour mon employeur, c’est du gagnant : je bosse plus longtemps et mieux. Pour moi, c’est du confort : je bosse en yukata, des petites pauses câlin au chat et je m’arrête de bosser à 19h sans pleurer sur le fait que je dois encore me taper une heure de trajet… si tout va bien.

yukata

J’aime tellement les yukatas

Longtemps, le télétravail me faisait peur, je me savais peu rigoureuse. Le télétravail ? Pfff, c’est un coup à se lever à 11h-midi et à bossouiller devant AB1. Sauf que finalement, non. Point essentiel : je vis en couple. Pas de grasse matinée volée, quoi. Ma journée de télétravail se cale sur les horaires de mon Victor : s’il part à 8h30, je vais commencer à bosser peu de temps après (le temps de finir tranquillement mon café et de m’installer). Il rentre vers 18h30-19h, je termine ce que j’avais en cours et ciao.

Le télétravail

Cette peur du télétravail démontre le manque de confiance total des employeurs vis-à-vis de leurs salariés. Si je suis pas sur place, impossible de me fliquer… alors même que je me connecte au Skype entreprise des que je bosse de chez moi, que j’ai un téléphone pro et que j’ai mes managers sur Facebook messenger. Voir si je suis connectée ou non prend environ 2 secondes. « oui mais on ne sait pas ce que tu fais ». Mais en présentiel non plus, en fait. Franchement, ça ne vous est jamais arrivé, à vous, de perdre une journée de travail parce que vous avez fait un tour sur Twitter/Instagram/Facebook/vos mails ou je ne sais quoi, que vous avez vu/lu un truc qui vous a envoyé sur Google chercher une info et que, tiens, ça me fait penser, si je faisais une recherche pour nos prochaines vacances… bref, vous passez la journée sur des sujets qui n’ont rien à voir avec votre taf mais vu que vous êtes présents dans l’open space, ça passe (à peu près).

Coussin ordinateur

Pourtant, au pays des start-up et du sharing desk, on devrait aaaaadorer le télétravail. Ah oui, tiens, le sharing desk, va falloir que je vous en cause aussi.

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T’écris toujours ? Panne d’écriture

Ah tiens, mon carnet d’écrivaine, voyons voir… Ouhla *keuf keuf* c’est bien poussiéreux, ce truc ! Bon voilà, on ne va pas se mentir : je n’écris toujours rien d’autre que ce blog depuis le début d’année. Une page de ci, de là, de temps en temps mais rien de plus. Je me déclare officiellement en panne d’écriture

Panne d'écriture

Alors j’ai mon éventail de mauvaises excuses :

  • j’ai du travail : bah oui, en journée, j’ai pas le temps d’écrire
  • Je lis dans le métro : je pourrais utiliser mon temps de trajet pour écrire un peu mais à l’aller, j’ai Victor avec moi sur les ⅔ du trajet et au retour, je lis. Et je refuse de sacrifier mon temps de lecture
  • je ne vais plus au sport entre midi et deux : je profitais de mes vingt minutes de vélo pour écrire quelques lignes mais j’ai arrêté pour des raisons de gestion du temps : oui,ça me fait un bien fou de me dépenser à la pause déj mais si on rajoute à l’heure de sport les 20 minutes de trajet et le temps de se doucher, se changer… Bon ben je me retrouvais à 14h à grignoter un sandwich devant mon écran. Et le sandwich, c’est pas top pour la ligne donc je perdais le bénéfice du sport et sur ma silhouette et sur ma zénitude vu que tout était mesuré à la minute près. Faut vraiment que j’arrive à convaincre le CE de nous faire une petite salle de sport…

salle-de-sport

  • j’ai déménagé : vous avez déjà écrit sur une pile de carton ? Moi non plus.
  • je vis en couple : on apprend un peu la vie commune et on a un peu de mal à faire les choses dans notre coin. En fait, on a encore beaucoup à faire pour être bien installés : fixer quelques étagères, déplacer quelques meubles… Bref, les week-ends passent très vite et on se retrouve souvent le dimanche soir sans avoir eu le temps d’écrire pour moi, de mixer pour lui.
  • je suis partie en vacances. Ben oui, ça prend du temps

Coucher de soleil à Budapest

Bref, j’ai un joli carnet d’excuses mais le constat reste sans appel : faut que j’arrête de me la raconter “non mais moi, j’écris dans mon temps libre et je vais essayer de me faire publier”, personne ne publiera des embryons de romans de 3-4 pages.

vieilles_archives

On arrive au point où il faut que je me pose réellement la question : qu’est-ce que je veux ? Me rêver être ou être réellement ? Quelles sont mes priorités ? Oui, j’ai envie de tenter l’aventure éditoriale, voir un peu comment ça marche et ce que je peux en retirer. Sauf qu’écrivain, c’est un métier à plein temps et… moi, mon plein temps, il se passe dans mon agence media à jouer avec les stats pour raconter des histoires. Et ça pose des questions sur mes ambitions, mes envies… En fait, clairement, je ne suis pas en crise professionnelle, c’est même carrément l’inverse : je suis à un mois et demi de souffler ma 2e bougie dans cette boîte (record) et ça évolue dans un sens très intéressant… alors que l’an dernier, j’allais toquer à la porte de l’APEC pour voir comment me reconvertir… Comme quoi.

reconversion professionnelle

Du coup, je laisse tomber en me disant que si je peux pas le faire sérieusement, autant ne pas le faire ? Pas si sûr. A présent que nous sommes installés dans notre appart du bonheur et qu’on va enfin pouvoir avoir une petite routine, y a quelque chose à tenter. Après tout, si on regarde le nombre d’articles ici, ça nous aurait fait une belle collection de romans !

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Bloguer ou bosser: l’impossible alliance ?

J’ai un défaut: j’ai des idées, tout le temps. Des idées de livres à écrire, d’articles à vous faire… ou de blogs à créer. Et je vous parle même pas des 38 boutiques Etsy auxquelles j’ai pu penser. J’avais eu aussi l’idée y a 5 ans de faire des articles vidéo (des podcasts, quoi) avec des ponctuations issues de séries télé. Quand j’ai vu l’explosion des tumblr gavés de gifs animés exploser (et les articles qui utilisent encore ce type d’illustrations aujourd’hui), j’ai saisi à quel point j’avais trop eu la bonne intuition… et loupé le coche. Bon après, rendons à César ce qui lui appartient: “mon” idée géniale était directement inspirée de Dream On. Et en plus, j’ai une culture série de merde. Mais bloguer en travaillant, gérable ?

Bref, j’ai plein d’idées, des trucs où je me dis “tiens, je vais lancer ça pour me payer des vacances” (enfin, ça me paiera au mieux le café à l’aéroport) ou “tiens, je vais lancer ça, ça fera bien sur mon CV” voire “tiens, je vais lancer ça, ça me permettra d’acquérir telle compétence” (et ça fera bien sur mon CV)”. Oui, j’ai des idées mais pourquoi j’estime que c’est un défaut ? Facile: parce que si j’ai les idées, j’ai juste pas le temps de les appliquer donc je suis frustrée.

Bloguer en travaillant , le défi impossible ?

stressed woman with computer

Si je devais résumer ce blog, je dirais très grossièrement qu’il y a eu 2 périodes: la faste et la ronron.

La faste: au début où nous avions trois ingrédients de succès: le cul (version sans filtre), la régularité (1 article par jour) et surtout le temps d’entretenir la communauté (pas étonnant que je passe ensuite par la case community manager) et d’avoir de nouveaux lecteurs en postant des comms de ci de là.

bouton-commentaire

La ronron: beaucoup moins de cul pour cause de “j’ai des collègues maintenant, on ne sait jamais”, une régularité plus que relative et surtout plus aucune gestion de la communauté pour cause de manque de temps. Comme qui dirait les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Il est vrai que ce blog m’apporte juste un espace de prise de parole mais c’est bien tout désormais. Et je n’ai aucun regret en soi. Contrairement à mes autres projets de blogs (ceux qui ne voient pas le jour, j’entends), les vingtenaires ne nécessitent que rarement un travail de recherche, on est plus dans le fact checking qu’autre chose. Pourtant, j’aime ça, chercher, c’est toujours l’occasion d’apprendre quelque chose mais pas le temps. D’autant plus maintenant que je suis en couple et que je vis entre deux apparts.

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d'autres trucs vous plaisent)

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d’autres trucs vous plaisent)

Mais parfois, je soupire devant certaines occasions manquées. Non pas que je compte devenir millionnaire grâce à mon blog, je suis légèrement réaliste mais du coup, je perds l’aspect expérimentation sur certains réseaux ou sur l’écriture, le public reste modeste. Parfois, je me pique de vouloir relancer la machine, faire un peu de SEO, essayer de booster un peu les réseaux sociaux mais je laisse vite tomber… essentiellement par manque de temps. Et d’investissement aussi. Ce que j’aime, moi, c’est écrire. Le reste, ce serait bien que je sache faire mais la flemme… Ouais, la flemme. D’abord parce que la naturopathe avait dit que j’avais droit mais surtout… bah une fois un article écrit, j’ai pas le courage de faire “buzzer” en commentant ailleurs, en allant interpeller des gens qui parlent du sujet et surtout, surtout, j’ai la flemme ultime de fréquenter la blogosphère et ses soirées sponsos. Je crache pas sur les blogs en général, certains sont tops, mais alors le côté soirées de marque, c’est peut-être un peu trop proche de mon boulot pour que j’ai envie. Sans parler du fait que c’est un milieu assez puéril (et Machine elle a dit de truc que ci, que ça et lui, je l’aime pas, lui parle pas, et elle, c’est trop une michto, blablabla) donc un gros “pas envie”. Enfin, je dis ça des blogs, les Tweet apéros et co, c’est pas forcément mieux… En fait, c’est un peu partout pareil, je crois juste que je suis devenue associale et que j’ai juste envie de voir a) mon mec, b) mes potes. Les soirées pince-fesses, à part pour faire progresser ma carrière, non, non, non.

NON MERCI !

NON MERCI !

Mais reste la frustration. Celle de ne pas avoir le temps d’écrire comme je veux, celle de ne pas arriver à écrire une relative success story (le défi étant donc de “réussir” à monter un truc sans se taper les soirées sus-nommées. Et surtout de mener de front ma vraie carrière et ce petit projet, je n’ai pas envie de devenir “blogueuse pro”, voyez). Que si, parfois, le secret pourrait résider dans l’organisation, ces derniers temps, le travail me pleut dessus et il devient difficile (impossible?) de sauver quelques minutes d’écriture. Avec de la chance, une fois que Victor et moi serons installés ensemble, je pourrai écrire un peu le soir, mais rien n’est moins sûr. Mais il faudra car mine de rien, le blog, ça reste le meilleur truc pour rajouter du sens au métro, boulot, dodo.

 

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Les mauvaises excuses

J’ai tendance à croire que le plus dur dans la vie, c’est le premier pas. Je ne parle pas forcément de séduction mais de cette impulsion initiale : se lever le matin, aller au sport, écrire. Ce qui coûte le plus, ce n’est pas l’effort en tant que tel mais de se lancer. Typiquement pour le sport, parfois, j’ai pas envie d’y aller, je me force un peu et après, je suis ravie de m’être bougée le cul. Mais y a toujours de mauvaises excuses.

C'est marrant, moi, quand je fais du sport, je suis rouge et décoiffée

C’est marrant, moi, quand je fais du sport, je suis rouge et décoiffée

On en a toujours une pelletée. En matière d’écriture, les miennes sont légion :

– je suis fatiguée, je vais écrire de la merde. Alors oui, c’est fort possible mais qui dit écriture dit relecture et correction : avance, tu reviendras plus tard que ce chapitre, c’est pas grave.

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– je dois me coucher tôt : bien belle excuse sauf que je sais parfaitement que commencer un coucher à 23h ne veut pas dire que je vais éteindre avant 1 ou 2h du matin, le temps que je consulte Twitter, Facebook, Instagram, re Twitter, que je joue un peu (trop) à 94%, que je lise… Voilà, là, j’aurais pu écrire mes 3 pages.

les mauvaises excuses pour ne pas écrire

– j’ai autre chose à faire… Mais 9 chances sur 10 que je le fasse pas car j’aurai fait des escape rooms à la place.

– je passe la soirée en amoureux : oui parfois, on se mate un film et ça fait du bien de se consacrer du temps mais vu qu’être avec Victor ne m’empêche pas de jouer à Zelda, bon…

Ya ! Ah !

Ya ! Ah !

– j’ai pas l’inspiration. Ça, c’est plus problématique mais vu que je suis censée avoir plusieurs projets sur la table, étonnant qu’aucun d’entre eux ne me donne envie…

– J’ai pas le temps. Ok, c’est pas faux avec mes longues journées de taf mais je peux quand même trouver une heure. Organisation !

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Bref, je vous passe les « mais je suis mal installée » et autres très mauvaises excuses, on va finir par me croire de mauvaise foi…

Et c’est pas tout à fait faux. Par exemple, là, j’écris ces lignes sur mon iPhone, juchée sur le vélo de la salle de sport. Paie ton confort d’écriture ! Donc pourquoi c’est si dur ? Deux ennemis potentiels : la motivation et la peur de la réalité. Le premier, je me sens pas concernée, j’ai réellement envie d’écrire mais… J’ai peur.

j-ai-peur

Quand j’avais 8 ans et qu’on le demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais crânement écrivaine. Et j’ai beaucoup écrit mais c’était facile car… Y avait pas d’enjeu. J’écrivais par plaisir, pour moi. Là, j’ai 35 ans et je veux me lancer mais… Et si j’echouais ? J’ai confiance en ma plume mais mes histoires sont peut-être très mauvaises, je ne sais pas. Si on me dit non, c’est mon rêve de gosse que je vais assassiner.

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Mais si je réussissais ?

Pages écrites : c’est aussi vexant comme question que de me demander mon poids post fête de Noël

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A quoi bon ?

Depuis quelques temps (un an ou deux facile), je souffre d’un étrange syndrome que j’appellerai le “à quoi bon ?”. J’avais des ambitions par le passé : celles de faire des choses par loisir. Apprendre le russe parce que c’est une langue qui m’intrigue, apprendre à jouer d’un instrument de musique, prendre des cours de ci ou de ça… Jusqu’au moment où je m’interroge : à quoi bon ?

 

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

Ce syndrome semble être né le jour où je me suis trop prise au sérieux, niveau boulot. Je veux dire quand ma carrière est devenu mon moteur. Je me suis toujours définie comme une gentille carriériste, la fille qui vise la marche suivante de l’échelle sans pour autant se rêver au sommet. Et aujourd’hui, avec la connaissance que mon expérience m’a amenée, je confirme que j’ai pas envie du tout d’être dirigeante de quoi que ce soit, je n’y vois pas d’accomplissement personnel pour moi. Puis je suis bien trop nulle en léchage de boules pour arriver aussi haut. Je m’égare. Gentille carriériste donc, la fille qui bosse dur (et bien) pour progresser et commence à tendre toute sa vie en ce sens : je vais faire ça comme ça, ça m’apportera l’expertise bidule qui me permettra de faire ça ensuite. Bref, je virais fille la plus chiante du monde ou à peu près, ce qui se concrétisait par :

  • Apprendre le russe ? Bof, ça me servira pas, je le maîtriserai jamais assez pour que ça soit une vraie compétence
  • Un instrument de musique ? Non pas le temps, je vais lire des articles sur le social media et rêver que j’écris un blog sur le sujet.
  • Tout autre activité loisir : ça me servira pas.

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J’essayais de dessiner les contours de l’expertise de ce que je souhaitais avoir. Tiens, j’ai un bagage pas mal dans l’univers du luxe et de la cosmétique, je devrais peut-être essayer de trouver une formation de parfumerie* pour maîtriser parfaitement le vocabulaire (j’ai jamais bien saisi ces histoires de notes de tête, de coeur et de fond. Je sais ce que c’est mais je ne peux pas dire si un parfum va me plaire ou non en fonction d’un bouquet garni de senteurs qui me font parfois froncer les sourcils)*. Et puis non, tiens, je veux devenir une pro du tourisme parce que j’ai envie de bosser pour une compagnie aérienne, tiens.

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Et puis je me suis retrouvée quelque part dans les Philippines à regarder défiler le paysage quand j’ai eu la réponse. A quoi bon ? A se faire plaisir, à vivre de jolis moments. Quand j’ai commencé la plongée, je n’ai jamais pensé à un quelconque bénéfice pour ma carrière. Et dans les faits, il n’y en a pas : c’est juste pour mon plaisir. Pour moi. Parce que, bordel, ma vie ne se résume pas au boulot. Même si j’y passe certainement trop de temps mais ça, c’est un autre sujet.

 tortue-philippines

Alors ça suffit de plus avoir d’activités extraprofessionnelles parce que a) ça sert à rien dans l’absolu et b) j’ai pas le temps car trop de boulot. Le temps ça se trouve et si ça me fait plaisir et bah c’est tout bénéf. Alors voilà, décision number one de ce voyage : reprendre des activités extraprofessionnelles.

philippines

* N’empêche que ça reste intéressant

 

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Pourquoi j’ai renoncé aux sites de rencontre

[Article qui aurait dû être écrit en novembre, quand j’étais célibataire, pour que ça ait plus de sens mais tant pis]

Un soir de novembre, je me connecte en plein ennui sur OkCupid, je fais mollement défiler les profils. Mpfff, non, non, bof, ah pas mal… Ah non, profil vide, laisse tomber. Non, non… Ah lui, regardons… Profil sympa. Bon, je lui dis quoi ? Bon, je suis pas inspirée, je le favorise et je lui parlerai plus tard. De toute façon, en ce moment, j’ai pas le temps.

Woman peering at her laptop

Et puis je prends conscience : en ce moment, j’ai pas le temps. Je fais défiler des photos de ces hommes et femmes qui vivent leur vie, près de moi, qui aiment la littérature italienne, Moriarty ou la photographie. Qui sont informaticien-ne-s, étudiant-e-s étranger-e-s de passage sur Paris, artistes, photographes ou mythos. Ils sont peut-être là, ce soir, devant leur écran, harassés par l’ennui, ils font défiler les profils. Peut-être que l’un-e d’entre eux cliquera sur ma photo, me jugera jolie et ira fureter sur ma fiche. Peut-être qu’il se dira que j’ai de bons goûts en matière de musique même s’il ne comprend pas ce que vient faire Lady Gaga dans cette liste follement hétéroclite. Peut-être certains s’arrêteront à ma description physique. 1m56, c’est pas grand… Curvy*, ça veut dire grosse, non ? Ah non, elle est bélier, j’aime pas les béliers. Puis elle a un chat et j’y suis allergique. Bref, on fouille, on trouve quelques raisons de se contacter ou non. Plus on traîne sur ces sites, moins on y met les formes. Deux, trois phrases tapées négligemment pour montrer que quand même, on peut être intéressant mais on n’est pas dupe. Ca finira au mieux en plan cul.

plan_cul_regulier

Et puis j’en ai eu marre. Marre de voir que je consultais avant tout ces sites par ennui. Marre de jouer toujours un peu le même scénario, on va boire un verre, peut-être qu’on dînera et puis on s’enverra en l’air, on est là pour ça, non. La flemme. La Flemme. La flemme de consacrer des potentielles soirées à ça, de sortir boire un verre et de constater que, tiens, ça le fait pas. Ce moment un peu gênant de flottement où tu espères que cette absence de désir est réciproque pour en finir au plus vite, se faire la bise devant la bouche de métro en se disant qu’on se rappelle alors qu’on sait très bien que non. La flemme de rencontrer quelqu’un de vraiment chouette mais de me casser les dents car lui est dans une autre phase, celle de l’éclate sexuelle incroyable qu’offrent ces sites. En même temps, comment les blâmer, j’ai fait la même à une époque. Et je suis certainement passée à côté de mecs bien, du coup.

accro-au-sexe

Et puis, j’ai tendance à croire que la foudre ne frappe pas 2 fois au même endroit : j’ai eu du bol une fois, voire 2, il serait peut-être temps de découvrir de nouveaux horizons. Laisser un peu faire la vie, le hasard. Je ne renie pas ce que j’ai vécu sur les sites de dating, les rencontres que j’ai pu faire, les choses que j’y ai apprises au détour de conversations avec des personnes d’horizons différents. Des personnes que je n’aurais sans doute jamais croisées autrement. Au fond, les sites de rencontre, ce sont ni plus ni moins que les bals populaires d’antan, on rencontre les gens là où ils sont.

bals-populaires-cafes-concerts-paris-temps

Je clos cette série sur les sites de rencontre, je n’ai sans doute pas abordé tous les sujets mais pour ma part, le tour est fini.

Dès la semaine prochaine, je débuterai ma nouvelle série “guide du savoir être avec son plan cul” (suite presque logique).

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* Pour moi non vu que quand je tape curvy dans Google images, ça me sort Beyonce donc bon…

Moi, je veux bien être "curvy" comme ça !

Moi, je veux bien être « curvy » comme ça !

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La norme Fotolia

Les grands connectés que nous sommes guettons avec une pointe d’angoisse les énormes consortiums qui tentent de nous imposer des normes, de nous emprisonner dans leur petit monde. Apple, Facebook, Google… On hurle à l’imposition d’une norme, aux ponts fermés entre ces univers. Sur mon iPhone, j’ai d’office safari et non google chrome, j’ai hérité du magnifique Apple Plans au lieu de l’efficace Google Map. D’ailleurs, si vous vous ennuyez, découvrez le tumblr des ratés d’Apple Map. Je trouve qu’il y a de la poésie là dedans…

Mais il y en a un dont on ne parle jamais alors qu’il dessine insidieusement notre monde digital. Parfois, dans un élan de procrastination, je m’en vais lire un article de presse en ligne et notamment des articles de presse féminine qui ont pour avantage de bien me détendre entre deux powerpoints. Or que constaté-je en « feuilletant » ces sites : ils sont envahis de photos Fotolia.

Je parle de la presse féminine mais c’est la même pour la presse économique et entrepreneuriale, vous savez, ces photos avec des mecs aux dents blanches et costard cravate qui sourient en levant le poing tel des winners du business, le tout se passant dans des bureaux immenses, blancs, aseptisés.

Et c’est là précisément que je veux en venir. Les photos Fotolia se passent dans un univers plus blanc que blanc, tout est calculé, propre, pas un cheveu qui dépasse. Comme dans tout l’univers de la pub et des médias me direz vous, oui, mais si tous les webzines commencent à se nourrir à la même source, ne risque-t-on pas d’avaler la norme Fotolia sans nous en rendre compte ?

Moi, je dis non ! Et même que je vais relancer mon tumblr des photos tartes pour dénoncer. Même s’il devrait durer 15 jours, comme la plupart des sites périphériques que je lance. D’ailleurs, il serait temps que je reprenne Week end sac à dos, il a été victime de la mort subite du nourrisson… Sans parler des dizaines d’url que j’ai achetées pour en faire des blogs (bon, non, pas dizaine). Moi et ma capacité à vouloir faire plein de trucs sans prendre le temps de les faire. Digression, mon amour.

Bref pour en revenir à Fotolia, je dis non ou alors, détournons les, ridiculisons-les ! Disons non à cette norme insidieuse ! Retrouvons le plaisir des gens aux peaux et silhouettes imparfaites, aux décors colorés, au bordel, à la vie quoi… Que les rédactions arrêtent de s’abonner à ce site (et à ses avatars) pour refaire leurs propres photos. L’illustration fait partie de l’article, autant maîtriser aussi ce contenu là, non ?

PS : Je suis pas un journal, moi, je suis pauvre mais dès que je peux, je mets mes propres photos.

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Le CM est un loup pour le CM

Petit point lexical avant de poursuivre : CM = community manager ou plus concrètement la personne en charge de parler au nom d’une marque sur les réseaux sociaux (oui je suis extrêmement réductrice, là).

Nous avons tous dans notre escarcelle quatre ou cinq marques à manager et tous les jours, nous espérons inconciemment que rien ne va nous tomber sur la tête. Parce que le bad buzz rôde sur nos espaces, tu ne sais jamais sur qui ça va tomber. Sur une marque de parfum dont le dirigeant tient des propos racistes en toute décontraction ? Sur cette marque de VPC qui s’est retrouvé avec un homme nu sur une image d’enfants ? Sur cette marque de soda aux faux fans ? Sur cette chaîne de restaurant avec des souris en cuisine. Les hyperactifs connectés reconnaîtront les marques dont je parle. Pour les autres, ne vous inquiétez pas, je suis pas là pour faire une anthologie du bad buzz. Surtout que je ne suis pas sûre de sa définition exacte en terme de bad buzz, à partir de quelle propension on peut l’utiliser ? Non parce que certains tirent la sonnette d’alarme un peu pour rien. Bref, passons, c’est pas le sujet.

Quand le bad buzz éclate, bon courage, tu vas en chier. Assied-toi devant ton Pc et lis les commentaires, ne modérant que ceux se montrant insultants. Les autres, tu dois les supporter. Or tout CM qui a subi un jour un bad buzz, de près ou de loin le sait : les pires raclures, ceux qui postent les contenus qui rajoutent à chaque fois de l’huile sur le feu, ce sont les autres CM. Est-ce parce que Facebook est notre sorte d’open Space virtuel et on mange du pop corn en en jetant de temps en temps sur le pauvre community manager qui essaie de calmer les esprits sur sa page ? Ou est-ce une sorte de soulagement ? Ouf, ça m’est pas tombé dessus alors du coup, je vais un peu pourrir la vie du malchanceux du jour ! À moins que ce ne soit un peu l’occasion de se lâcher, de faire de la vanne pourrie que nos marques ne valideront jamais. Ou alors dernière explication pour les premiers messages : tester la modération. Mais ça ne marche vraiment que pour les premiers.

Et c’est toujours pareil. Sur Facebook et sur Twitter, le CM se déchaîne, multipliant vannes et parfois même création d’images douteuses (je dois vraiment mal me démerder moi, j’ai pas le temps de faire du montage photo pour le plaisir du lol quand je bosse). Dans l’espoir de se faire repérer ? Ah ben c’est vrai que saloper le boulot de tes camarades, ça donne envie de t’embaucher, mec, y a pas à dire. Car vois-tu, nous, on a une liste noire entre nous la liste des « petits cons », ceux qu’on rêve de croiser un jour en entretien et de lui dire : »votre nom m’est familier… Ah oui, vous vous êtes bien amusés lors du bad buzz sur la page Topitampon… Notre client. Au revoir ». Oh ouais, ce serait tellement bon !

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