Je te pique un peu de notoriété

Je l’avoue, je délaisse Facebook de plus en plus, sans doute parce que je travaille dessus un peu trop souvent et qu’à chaque changement de règle qu’on nous annonce l’air de rien tous les 4 matins, j’ai envie de passer les doigts de Mark Zuckerberg au mixeur, histoire que ce soit pas le seul à rigoler. Du coup, en cas d’accès de procrastination, je vais jeter un œil sur Twitter et là, mes enfants, il s’en passe des choses.

Concentrons nous aujourd’hui sur la course à la notoriété. Tu as un type de twittos qui ne parle que pour le RT (retweet, partage de ta superbe fulgurance pour les non initiés), se branlent sur leur nombre de follow en rêvant qu’ils ont la plus grosse (communauté) et que nous attendons, transis, qu’il nous délivré sa sainte parole. J’ai hésité à poursuivre l’analogie de la branlette et de la grosse (communauté) mais ça va, assez de vulgarité.

Donc le twittos se rêve influent, te crache son klout (sorte de note d’influence) à la figure à la moindre occasion comme s’il s’agissait d’un gage de vérité divine. Pour info, Nadine Morano a un klout de 80 et Justine de l’Amour est dans le pré, 63 (celle dont j’ai lu what millions de RT par des personnes disant qu’il fallait pas en parler. On n’est pas à une contradiction près je suppose). Le twittos est influent, il aime t’humilier en faisant partager à toute la twittosphère ses saillies à ton égard en plaçant un point devant ton pseudo pour ne pas limiter vos échanges à vos followers communs. Mais surtout, surtout le twittos sait ce qu’il fait le buzz et va s’arranger pour en tirer bénéfice.

Semaine dernière, une blogueuse qui me fait hurler de rire publie un article très drôle sur une journée sur Twitter. Et là, je vois son article diffusé dans tous les sens selon 2 modes :

– le mode je clique sur le bouton RT, le tweet d’origine apparaît dans la timeline de mes followers et je n’en tire rien.


– le mode j’ajoute un commentaire devant le RT de type « mais trop lol ». Le twitt n’est donc plus Klaire : une journée sur Twitter [lien] mais Twittobranlos : Mais lol ! RT @Klaire : une journée sur Twitter [lien] voire Trop vrai ! Une journée sur Twitter [lien] via @Klaire. Du coup, si le blog de Klaire reçoit bien les visites, pour peu que les followers du Twittosbranlos ne suivent pas Klaire, ils vont retweeter twittosbranlos. Et voilà comment on chope du RT et donc du followers en s’abreuvant l’air de rien dans la notoriété (et donc le travail) d’un autre.

Malin, non ?

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Dans le train, tugudum tugudum

Des fois je me demande bien pourquoi je sortirais un mec vu que j’ai déjà une relation passionnelle destructrice. Je l’ai avec la SNCF. Oui je sais, encore !
Mais tout n’est pas si noir.


Ce week-end, je me suis donc offert un week-end réparateur chez mes parents avec, au menu, piscine. Evidemment, il a plu et il a fait froid mais mes parents ayant
la bonne idée de mettre une bulle au dessus, j’ai quand même pu me baigner même si se promener en maillot deux minutes dehors à 17° avec une bonne grosse averse, ce n’est pas trop une partie de plaisir. A l’aller, le train fut parfaitement à l’heure, malgré les grèves de la veille et de l’avant veille, ce qui m’a un peu étonnée surtout que j’avais peur que le train soit annulé, vu qu’il partait à 7h25 et que les grèves vont de 20h à 8h. Mais non, voyage peinard, Kenya adorable. Bon, par contre, j’ai eu droit à un plan drague improbable, si on considère le fait que je venais de dormir 4h donc j’étais pas maquillée, pas coiffée, habillée un peu n’importe comment et je soupçonne des traces de fauteuil sur la joue. Le mec a commencé par le classique « et votre chat, il s’appelle comment ? Et toi ? Et tu fais quoi dans la vie ? T’as pas envie qu’on fasse connaissance ?

– Ah ben, c’est ballot, je descends à la gare suivante, dans 10 minutes, quoi… »

Par contre, le mec a pris une photo à un moment, je sais pas s’il visait Kenya ou moi mais je suis pas très fan du concept.

Par contre, selon la loi d’un voyage sur deux chaotique, le retour commençait mal. Le train arrive à l’heure à la gare, je monte dedans : aïe, je suis juste à côté du bar, je sens qu’on va rire. Je m’installe à côté d’une jeune fille, face à nous, deux gars bien allumés. Le train ne part pas. Le train ne part toujours pas. On a dépassé les deux minutes d’arrêt, là. « Mesdames et messieurs, suite à un malaise d’un passager, le train est retenu en gare le temps que le médecin intervienne.

– Non mais ils font chier les gens à faire des malaises sans prévenir », rigole le mec en face.

Moi aussi, je rigole, planquée derrière mon Biba. La fille à côté de moi lit le même magazine donc les deux compères commencent à commenter notre lecture commune et je leur propose mes autres magazines en stock. Le train part enfin avec 30 mn de retard mais on s’amuse bien tous les 4, on discute, on rigole. A la gare suivante, un gars veut récupérer sa place et les deux garçons s’en vont. Mais du coup, avec la fille, on sympathise, on papote entre deux lectures, je lui prête même mon téléphone pour qu’elle appelle son chéri

« Oui, j’appelle du téléphone de Nina… La fille à côté de moi dans le train ! »

Elle raccroche et m’explique que son mec trouve qu’elle parle trop facilement aux gens qu’elle connaît pas. Moi, je trouve ça plutôt chouette : c’est mon
meilleur trajet depuis bien longtemps même si Kenya a été malade (mais le TGV fonçait tellement qu’à un moment, j’étais pas des plus brillantes non plus).

Bref, j’arrive à Paris avec juste 15 mn de retard, plutôt de bonne humeur. Dommage que la grève du transilien sur le réseau nord ouest (pour quelle raison ?
J’ai toujours pas compris et ça fait que le 3e week-end qu’on subit ça sans savoir pourquoi) m’ait forcée à rentrer à pied chez moi. En temps normal, marcher une quinzaine de minutes, je m’en contrefous mais là, ma valise dans ma main gauche, mon sac sur la même épaule, le sac à chat sur l’autre épaule qui me scie bien le coup au passage et une poche dans la main droite, j’ai trouvé ça vachement moins drôle. Du coup, j’ai mal au dos alors j’aimerais savoir si le syndicat du réseau nord ouest rembourse les séances de kiné parce que moi, je veux bien être solidaire mais
à la limite, on a qu’à dire que c’est réciproque et que leur solidarité à eux, c’est de me soigner le dos. Non ?

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La folle vie sociale de Nina

Tiens, si je racontais un peu ma vie pour changer (mouahahahah). La semaine dernière, je suis sortie quasiment tous les soirs, ce qui fait plein de choses à raconter. Pour faire un article un tant soit peu cohérent, je vais vous le faire jour par jour. Ouais, une sorte de liste mais moins fouillis que celle du samedi. Et là, je parlerai pas de pantalon qui tombe.

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Lundi : Soirée avec Lucie, de passage sur Paris. Ca fait du bien de se retrouver face à face après quasi un an sans se voir mais c’est comme si on s’était quittées la veille. Elle n’est pas heureuse sur son île et ça me navre. De façon complètement égoïste, j’aimerais qu’elle puisse revenir vite en métropole car on pourrait se voir plus souvent. Mais surtout, elle pète les plombs là-bas et ça ne me fait pas plaisir du tout, forcément. Mais soirée très très agréable, quoi qu’il en soit.

Mardi : Soirée présentations de la Best de Vicky, c’était important. Bon, en fait, moi, je me faisais pas du tout de souci : si ça arrive que
j’apprécie pas toujours les amis de mes amis, là, quand même, j’avais pas trop de doute. Première partie de soirée : cocktail avec Summer et nous trois puis dîner à la cantine sans Summer, partie rejoindre son Kinder. Comme je le pressentais, tout s’est bien passé avec Best, délicieuse soirée.

Mercredi : Normalement, barbecue entre collègues chez Philippe mais il pleut donc non.

Jeudi : Pique nique anniversaire de Summer avec pas mal de forumeurs. On s’installe dans le jardin des Tuileries mais évidemment, il pleut. Du coup, on
se rapatrie sous les arcades du Louvre et on passe une excellente soirée. Les passants passent bien au large mais suffit de nous regarder pour voir que nous sommes bien sous tout rapport. On passe vraiment une bonne soirée, je me suis cassée à faire des brochettes de bonbons entre midi et deux au boulot (les collègues étaient un peu dégoûtés de pas y avoir droit) que j’ai trimballées
en réunion chez Big Entreprise et tout. On mange, on boit (un peu), on rigole (beaucoup). A 23h30, un type en costard et cravate rose pâle s’approche de nous « Excusez-moi de vous déranger, je ne voudrais pas vous gêner, vraiment, la sécurité du Louvre nous a appelé pour nous demander de vous faire partir. Mais je suis vraiment désolé, hein ! ». C’est pas grave, on était justement en train de plier. Mais ce petit squatt improvisé fut drôlement sympathique, même si on s’est un peu gelé. Ouais, en août, le soir, on se pèle, si c’est pas dramatique.

Dimanche (ouais, entre temps, y a rien eu. Enfin, si, mais rien de socialement intéressant) : 18h, j’ai rendez-vous avec Patapon, le chef des Ra7orboys. En fait, ils avaient fait un jeu où il y avait un tour en mini Ra7or à gagner et la personne qui avait remporté la mise m’avait donné son lot. 18h, je suis assise devant l’Eglise St Augustin où on a rendez-vous. Le ciel se couvre (décidément !). Aux premières gouttes, je me réfugie sous le porche et je fais bien, il pleut des cordes. 18h15, coup de fil de Patapon « t’es arrivée ? ». 5 mn plus tard, je vois arriver la fameuse Mini. Pour monter dedans, je traverse la rivière qui s’est formée sur la chaussée, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles
malgré mes talons de 10 cm. Bon alors le thème de la balade était « on se la pète en mini dans Paris » mais je suis plus sûre d’être dans le ton avec mes petons dans l’eau, là. Le début de la balade est plutôt épique. Il pleut et on fait beaucoup de buée dans la voiture donc on voit rien de chez rien (et non, il conduisait donc on faisait rien de sexuel, bande de pervers). Heureusement, ça finit par se lever et on peut un peu profiter de la balade. De lieux touristiques en rues plus discrètes, j’adore. Oui, faut savoir que j’adore être passagère, moi, en voiture, en moto… Ca me permet de papoter et de regarder le paysage sans trop remarquer qu’il a une conduite pour le moins couillue, Mister Patapon (non, je ne dirais pas qu’il a doublé une voiture par la droite pour se rabattre vite fait devant son nez pour éviter le bus en stationnement. Ah oups, si, je l’ai dit). Après une bonne balade, on va boire un petit café chez lui, histoire de papoter
encore un peu. Comme il est sympa, il me refile le blaireau autobronzant pour mec que j’avais réclamé. Il marche très bien, mon collègue m’a demandé où j’avais réussi à choper un coup de soleil. Huuuuuuuuum ! Comme c’est un garçon charmant, il me ramène même chez moi en mini à nouveau. Et c’est déjà 21h, ciel ! J’apprends au passage que j’habite à à peu près 15 mètres d’un autre Ra7or. Plume sur Berges est vraiment le centre du monde !

Vous allez me dire : et alors ? Et alors rien. Je passe de délicieux moments en compagnie de délicieuses personnes et ça fait du bien de dire que c’est agréable et que ma vie sociale me plaît bien. Un peu trop intense parfois mais faut en profiter tant que je suis célibataire, jeune et sans enfants. Oui, je mets un S à enfants, je vous rappelle que je suis censée en avoir 3, damned ! En ce moment, je rencontre pas mal de gens (la Best de Vicky, Spacior du forum que j’ai découvert jeudi, Patapon) et que j’adore, tout simplement.

Mais promis, je vais essayer de trouver un motif de plainte bientôt, on va croire que je me bisounoursise, sinon. Je râlerais bien après free mais en fait, le problème venait bien de la prise, ça remarche depuis que j’ai rebranché le cordon ADSL, j’avais un peu oublié ce petit détail… Blonde un jour, blonde toujours.

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I list, you list, we list

J’adore la conjugaison anglaise, y a pas à dire. Enfin, juste les verbes de base, pas ceux qui font exception et j’ai toujours pas compris le present perfect. Mais un jour, je comprendrai, promis.



– C’est quoi ce temps de merde ? Ma nuit de lundi à mardi. Je me douche tout ça puis dodo. Nue comme quasi tout le temps, je me glisse sous mon drap et dessus de lit. J’ai tellement froid que mes têtons ne supportent même pas le frottement avec le tissu. Vous savez, quand ils sont tellement dressés que tout ce qu’ils touchent ressemble à du papier de verre ? Ben vala. Donc je récupère ma chemise de nuit de célib, informe, marron, avec des nounours mais qui est chaude. Mais je me pèle toujours donc je récupère ma couette que j’avais eu la bonne idée de garder au pied du lit. Je suis toute recroquevillée et j’ai toujours aussi froid… Un 20 mars, ça fait chier.

– A la supérette du coin, quand ils te disent « ouvert jusqu’à 20h30 », ça veut dire 20h15, en fait.

– Un téléphone sans fil, si tu le remets pas sur son socle, ça marche plus.

– Pourquoi tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique me vaut une haine si farouche ? J’ai décidé de me lancer dans le podcast audio, il me faut donc un logiciel audio. J’ai déjà adobe première mais ça reste un logiciel vidéo et c’est chiant de bosser sur le son. Audacity ? Non, c’est merdique, j’ai besoin de quelque chose de plus précis. Je travaillais sur Protools pendant mes cours de radio donc je mobilise mes P2P pour télécharger le logiciel. Bon, la mule marche plus, je suis toujours en low ID malgré mes manipulations. Donc bittorrent et bear share prennent le relais. Je télécharge une dizaine de versions différentes et à chaque fois que je le lance, l’ordi plante. Mais plante vraiment genre écran bleu « erreur fatale ». Donc je lance un SOS sur le forum et Odd me conseille Cubase. J’en télécharge deux versions sur bear : virus. Un 3? Un fake. Bordel de merde ! En fait, aucun ne marche, me demande si y a pas un souci avec mon pc, faudra que j’essaie avec le portable.

– Dans Technik’art, y a un petit tableau récapitulant les propositions des principaux candidats des Présidentielles (y a pas Nihous et Schivardi). Le candidat dont le programme me plaît le plus… Bordel José Bové !! Il faut savoir que je ne supporte pas José Bové, espèce d’arriviste et d’opportuniste de première qui, si je ne m’abuse, devrait être en prison à l’heure actuelle. Mais bon, c’est définitif, Ségo aura ma voix dans un mois.

– Ma mamie perd un peu la boule suite à son accident cérébral. Du coup, elle mélange un peu tout : elle a dit que mon papi était cardio à Ploum-Ploum les Oies (ma ville natale) alors que ça, c’est mon père, elle a expliqué à ma mère que j’avais du mal à percer dans le théâtre (je n’ai jamais fait de théâtre de ma vie). Puis elle prend les aides soignantes pour des femmes de ménage et comprend pas où est passée la sienne et elle a peur que cette dernière prenne mal le fait qu’elle ait de nouvelles femmes de ménage. Et puis elle veut défaire les cartons de Perpignan… Alors que ça fait 20 ans qu’elle vit à Toulouse. Mais des fois, on peut pas s’empêcher de rigoler quand elle mélange les pinceaux comme ça, même si c’est pas drôle, au fond. Mais c’est le côté surréaliste de ce qu’elle dit. Au moins, elle aura dit une fois à ma mère qu’elle était une bonne belle-fille. Depuis 30 ans que mes parents se sont mariés, il était temps. Je suis allée la voir hier (oui, suis rentrée chez mes parents ce week-end), elle va mieux mais des fois elle bugge, genre elle s’éteint et écoute plus rien et revient deux minutes après. Elle est devenue toute gentille, aussi.

– Pourquoi il pleut TOUJOURS quand je passe un entretien, c’est dingue ça ? Surtout que mes chaussures à talons ne sont pas équipés d’antidérapants, ce qui fait que j’ai failli a) me casser la gueule ; b) réaliser un beau grand écart mais sans échauffement, j’aurais pleuré ma maman. Mais je commence à m’habituer aux talons, j’aime bien quand ça fait clac clac clac quand je marche, j’ai l’impression d’empaler l’adversité avec mes talons de 3 mm et demi ! En fait, j’ai découvert le lendemain en tuant ma cheville droite au passage que le talon de ma chaussure droite est pétée, je marche donc sur un moignon de talon tout rond. Forcément que je me pétais la gueule.

– Quand la RATP écrit sur ses affiches de bus « nous nous engageons à ce que vous n’attendiez pas plus de 5 mn par rapport aux horaires affichées », c’est pas vrai. Parce que le bus de 12h30 n’est jamais passé, on est passé direct à celui de 12h40.

– Dans mon appart : une ampoule sur deux est décédée dans ma cuisine, 1/1 dans l’entrée, celle de la salle de bain survit, l’hallogène a été changée et jeudi, ma lampe de bureau a rendu l’âme. Bordel, je fais quoi pour faire péter toutes ces ampoules ??

– Quand je prends le train sans maquillage, après une nuit courte et de grosses crises de larmes la veille… Ben je me fais draguer. Je comprendrai jamais rien aux hommes. Surtout que j’ai dormi la moitié du trajet (option bouche ouverte qui bave) et j’ai fait du tricot sur la fin !

– Je veux définitivement la coupe de Victoria Beckham, je vous la montrerai demain ou chais pas quand, j’ai pas eu le temps, là, et je vais au dodo.

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Toute ma classe a vu ma culotte (mes hontes, volume 2)

Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

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Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et  à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
 
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
 
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
 
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
 
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
 
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
 
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
 
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
 
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
 
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.
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