La discipline de l’écriture

Pour que la vie me soit plus douce et demain toujours un peu exaltant, j’aime avoir des projets. En ce moment, par exemple, je cuisine, je tricote, je couds. Un peu tous les jours, je vois le chemin se dessiner vers l’accomplissement de mon projet. Et je cherche à appliquer cette même discipline du “un peu tous les jours” à l’écriture, afin de réellement faire avancer mon aventure éditoriale. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Machine à écrire, papier et crayon, ambiance rétro

J’ai une obsession du chiffre et de la to do list. En début d’année, je m’étais fixée une liste de tâches quotidiennes à effectuer pour avoir une vie très réussie : écrire un article par jour (pour les vingtenaires mais aussi pour des projets annexes genre “Nina feels good”, le truc dont je parle tout le temps mais qui n’existe toujours que dans ma tête), faire mes exercices duolingo (faut que je m’y remette, j’y ai pas touché depuis mai, je crois), monter 20 étages par jour (oublié aussi alors que je les tenais), faire mes 10 000 pas, traqués par mon fidèle bracelet Jawbones… Et écrire 1500 mots par jour sur mes romans divers et variés. Beau programme, hein ? Autant vous dire que je n’ai jamais réussi à tout faire, essentiellement parce que pas mal de mon temps est occupé par mon travail, mon mec et des fois, je dors aussi. Si j’arrive à peu près à écrire pour nourrir ce blog, côté écriture de roman, ce fut un flop retentissant.

échec reine renversée sur un damier

J’envisageais alors l’écriture comme un sport, quelque chose à pratiquer de façon régulière pour parvenir à ses fins. J’ai beau adorer le sport, il y a des jours où, sur le coup, je n’ai pas forcément très envie de me lancer. Typiquement, la piscine. J’adore l’eau, j’adore nager, je pense que ceux qui me lisent depuis quelques années s’en sont bien rendus compte. Mais la piscine est froide, quand même (surtout quand on baisse la température de 1 degré pour faire des économies d’énergie. Pour nager, une eau pas si chaude est mieux mais pour y entrer, il faut faire preuve de courage et d’abnégation, voire d’un peu de folie) et leur sèche-cheveux pourris ne sèchent rien du tout, je vais choper la crève et je n’ai pas trop le temps d’y aller finalement… Bref, j’ai un bon gros chapelet d’excuse pour ne pas y aller, pour baigner dans ma démotivation. Et pourtant, une fois que j’y suis, que je sens l’eau glisser sur mon corps en plein effort, je suis contente d’y être allée. Du coup, pour l’écriture, ça doit fonctionner pareil, non ? Une fois le starter mis, ça devrait glisser tout seul.

ecrire au quotidien, une discipline - carnet page blanche et stylo

 

Mais est-ce une si bonne idée de se forcer à écrire ? L’idée de ce rythme pas si effréné était d’avancer dans le récit, quitte à reprendre plus tard pour relever le niveau les jours où j’ai écrit avec les pieds. Ca me rappelle une anecdote d’ailleurs. Quand j’étais en 4e, la prof nous avait demandé d’écrire un petit roman, j’ai déjà dû en parler trente fois sur ce blog, je crois. Si j’avais hérité d’un magnifique 16 (et ce même si je soupçonne la prof de s’être un peu moquée de moi quand elle a dit que mes dessins avaient un style… Sans mentir, c’était franchement laid mais dans le style très naïf et enfantin), quelques passages avaient été soulignés de rouge, la prof soupirant un peu d’une pauvreté soudaine de vocabulaire. C’était notamment le cas au moment où mes personnages entrent dans une chapelle secrète ou je ne sais plus quoi (j’avais 14 ans, je ne me souviens pas de tout) et la description ressemblait à peu près à ça “pia pia était pia pia était pia pia étaient pia pia était”. Oui, il devait y avoir une promo sur le verbe être le jour où j’ai écrit ça… Ou alors, j’ai écrit ça un jour de non inspiration mais où je n’avais pas le temps de niaiser car le rendu était proche. Et point de réécriture car j’ai tout écrit à la main (en 1994, je ne devais pas encore avoir d’ordinateur à la maison… Pourtant, je devais bien avoir une vieille machine à écrire, mmmm…j’étais peut-être juste maso). Bref : plus tu te forces, plus c’est atroce.

Jeune femme énervée froisse une feuille de papier devant son ordinateur

Oui ok mais du coup, on va abandonner direct le rêve éditorial parce que… Ben parce que mon emploi du temps, il s’en fout des bonnes vibes de mon inspiration. Il y a des jours où je crève d’envie, littéralement, d’écrire… Sauf que ça tombe comme de par hasard le jour où je suis blindée de taf, que j’ai une reco à rendre impérativement et que l’excuse “pardon de ne pas avoir tenu les délais mais j’avais besoin d’écrire”, ça ne fonctionne pas. Déjà que ces jours là, t’es limite obligé d’avaler un sandwich devant ton écran au lieu d’aller à la cantine pour prouver ton abnégation, hein… Donc si je veux écrire de façon régulière, je dois choisir d’écrire en fonction de mon temps libre plutôt que de mon inspiration, histoire d’être sûre d’avancer un tout petit peu ? Oui. Et j’ai même un nouveau jeu qui va me permettre d’y arriver, je vous raconte une prochaine fois…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Kotor, station balnéaire du Monténégro

Quand j’ai organisé notre road trip en Europe de l’Est, j’ai voulu voir un max de choses mais aussi nous prévoir un peu de repos car ce sont nos seules vacances de l’été et va falloir recharger les batteries. Ayant entendu parler du Monténégro et de ses splendides paysages, je tape “station balnéaire Monténégro” et le gagnant est : Kotor. Embarquons donc maillots de bain et crème solaire, ça va glander sur la plage.

kotor-montenegro

Sauf que pas du tout, en fait. Reprenons. Après trois jours dans mon nouveau pays préféré, la Croatie (toujours à égalité avec la Grèce et l’Italie, j’ai pas mis au point un système de classement fiable), on monte dans un bus, direction Kotor. Evidemment, on est partis avec 20 mn de retard, on a passé une heure avec les douanes (mais j’ai récolté un nouveau tampon sur mon passeport qui commence à devenir bien velu). Le trajet nous balade dans les hauteurs de la Croatie jusqu’à arriver sur les bouches de Kotor, un fjord magnifique qui entoure un bras de mer. Et c’est parti pour le grand tour, je repère un village adorable avec deux petites îles avec un monastère sur l’une et une église sur l’autre. C’est trop beau, ce doit être là Kotor… D’ailleurs, on s’approche… et on ne s’arrête pas. Alors si ce petit bijou, là, c’est pas le plus beau de la baie, je me demande à quoi peut ressembler Kotor…

fjord-bouches-kotor

kotor_fjords perast-montenegro

On arrive enfin à destination et : je préférais le petit village, quand même. Mais Kotor a un truc génial, fou : outre les fjords bien sûr, Kotor dispose d’une vieille ville, un peu comme Dubrovnik mais surtout des remparts qui grimpent jusque haut dans la montagne pour atteindre la citadelle. Pendant 3 jours, je passais mon temps à lever le nez pour me repaître de ce spectacle. On peut même monter tout en haut mais après 10 jours à manger des escaliers tous les jours et vu qu’on était là pour glander, on n’a même pas prévu de le faire. Bref, on rejoint notre AirBnB après s’être tapés des côtes de malade (hydratation en négatif tellement on transpirait), on croise un tout petit chaton dans une évacuation d’eau qui nous salue (Monténégro +10 points dans mon coeur) et on s’installe. On a une chouette terrasse avec vue sur la baie (même si on a quelques bâtiments devant mais ça passe), l’eau verte qui rappelle les lacs de montagne… et pile en face, sur cette eau, un énorme paquebot TUI. Je hais ces paquebots, bordel ! Heureusement, il lèvera l’ancre une ou deux heures plus tard, il est donc temps d’aller à la plage se détendre.

terrasse-kotor-montenegro_coucher_soleil terrasse-kotor-montenegro_2 terrasse-kotor-montenegro terrasse-kotor

Quelques petites photos prises en direct de la terrasse

Et là, le fail : en guise de plage, du gravier. Alors là, je dois préciser un truc : j’ai passé mon enfance sur la plage de sable proche de Perpignan, fuyant les plages caillouteuses de Collioure ou Banyuls, par exemple. Même si Collioure, je conseille d’y aller, c’est vraiment joli. Je n’ai jamais compris l’attrait de certains pour les plages de cailloux, ça fait mal. On essaie de s’installer un peu comme on peut : douloureux. On essaie d’aller se baigner : douloureux. Un peu plus loin, il y a des transats, 10 euros la journée… Ah oui, petit point : le Monténégro étant sous protectorat européen, ils utilisent l’euro comme monnaie. Mais comme on n’a pas vérifié avant, on avait déjà changé toute notre monnaie. On se trouve un coin de plage moins caillouteux et on va nager un peu. Et là, j’avoue que nager au milieu de ce fjord mérite amplement les petits bobos aux pieds, c’est magnifique. Kotor propose également une sorte de piscine naturelle, un carré de pontons en béton avec ouverture sur la mer mais j’avoue que l’aspect eau croupie ne m’a pas trop attirée.

piscine_mer_kotor_montenegro

La « piscine » d’eau de mer

plage_kotor_montenegro_fin_journee

Le soleil passant vers 18-19h de l’autre côté du fjord, l’eau reste assez fraîche

canard_plage_cailloux

Point propreté de la plage : un canard abandonné

plage_kotor_montenegro_2 plage_kotor_montenegro

Puisqu’il était désormais évident que nous n’allions pas passer nos journées à la plage à bouquiner, il fallait improviser. Une journée à paresser, siester, crapuler, une petite visite de la vieille ville de Kotor, très charmante (mais toujours pas de grimpette jusqu’à la citadelle) et petit plus : y a des chats partout. Dans la vieille ville, ils sont plutôt bien entretenus et en forme mais dès qu’on sort un peu, on a été attaqués par un adorable chaton de un mois qui avait contracté une sorte de coryza, j’imagine. Donc on a fait des “oooooooooh, trop mignon” mais on l’a pas touché.

kotor-vieille-ville-montenegro_7 kotor-rempart-montenegro_2 kotor-rempart-montenegro kotor-vieille-ville-montenegro_6 kotor-vieille-ville-montenegro_5 kotor-vieille-ville-montenegro_4 kotor-vieille-ville-montenegro_3 kotor-vieille-ville-montenegro_2 kotor-vieille-ville-montenegro kotor-montenegro-citadelle

kotor_montenegro_chat_3 kotor_montenegro_chat_2 kotor_montenegro_chat

Après notre tour (un peu rapide, ce n’est pas très grand) de la vieille ville, on pousse un peu la balade et on tombe sur un vieil hôtel désaffecté, le bien nommé “Fjord”. Je capture un peu la façade puis commence à me raconter une histoire dramatique sur cet hôtel, imaginant un drame en pleine guerre des Balkans. Mais en fait, la vraie histoire est totalement nulle : faillite. En faisant des recherches sur le web sur le sujet, je tombe sur un blog de photographes qui sont allés dans la vieille bâtisse pour faire des photos. Ouiiiiiiii, des photos d’abandoned places, mon rêve ! Mais je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps : on n’a pas eu le temps d’y retourner et Victor était moyen chaud rapport à un éventuel risque de se prendre une plaque en béton sur la tête.

hotel_fjord_kotor-montenegro_3 hotel_fjord_kotor-montenegro hotel_fjord_kotor-montenegro_2 hotel_fjord_kotor-montenegro_ponton hotel_fjord_kotor-montenegro_street_art hotel_fjord_kotor-montenegro_4

Du coup, pour notre dernier jour, je fais du lobby pour aller à Perast. Perast ? Oui, vous vous souvenez, l’adorable village dont je vous ai parlé en début d’article. Et bien, après un tour là-bas, je suis absolument affirmative : si je retourne au Monténégro, je séjournerai dans ce village. Non, il n’y a toujours pas de plage de sable mais c’est absolument adorable et me réveiller le matin avec une vue imprenable sur ces deux petites îles, je ne peux qu’adhérer. Même si pour le coup, il n’y a pas de AirBnB (mais j’ai repéré une jolie maison à vendre…).

perast-montenegro_3

Du coup, on achète celle-ci…

perast-montenegro_5

…Ou celle la ? (plus abordable, je pense)

perast-montenegro_13 perast-montenegro_12 perast-montenegro_11 perast-montenegro_10 perast-montenegro_9 perast-montenegro_8 perast-montenegro_7 perast-montenegro_6 perast-montenegro_4 perast-montenegro_2

Que retenir du Monténégro ? C’est beau, très (enfin, les bouches de Kotor du moins) mais mes ambitions sur le séjour là-bas (la plage) ont un peu terni mon image du coin. Une fois de plus, j’ai regretté qu’on n’ait pas de voiture (je n’avais pas pris mon permis, des baffes) pour découvrir d’autres coins hyper sympas comme Tivat ou encore le lac Skadar, hyper réputé. Quand je vous dis que je vais réorganiser un tour Croatie-Bosnie-Monténégro ! Le seul hic : je suis la seule conductrice, Victor n’ayant pas son permis. Mais bon, si je suis notre planning de vacances, ce ne sera pas avant 2019 alors d’ici là…

dernier-soir-kotor

Voici donc le récit de notre road trip en Europe de l’Est. Il me reste encore quelques aventures à narrer comme le train de nuit entre la Hongrie et la Croatie et une petite note sur les AirBnB. Bonne semaine les gens !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le grand bleu ou mon premier cours de plongée

J’avais dit cette année que je voulais prendre des cours. De dessin ou de russe mais ce sera finalement de plongée. Tout a commencé par un dîner chez des amis, j’explique que j’ai bien aimé mon baptême et que je devrais continuer. A peine avais-je fini ma phrase que la fille en face de moi appelle un de ses potes qui appartient à un club de plongée. Me voici donc au pied du mur.

plongeur.jpg

Mardi soir, me voici donc à la piscine pour mon premier cours. Je passerai sous silence la galère pour y aller, j’ai eu l’audace de tenter la ligne 7 bis. Plus jamais. Bref, j’arrive sur place. Si vous avez bien suivi, je n’ai indiqué à aucun moment avoir vu mon « parrain » de plongée avant mon arrivée au club. Parce que oui, je ne l’avais pas encore rencontré et je ne connaissais de lui que son avatar twitter… Heureusement, je suis bien accueillie par un monsieur qui me demande si je viens pour un baptême ou pour une prépa niveau 1. Heu ben je sais pas trop… Techniquement, j’en ai déjà fait un de baptême mais à part respirer dans l’embout, j’ai pas fait grand-chose, le moniteur me promenant sans que je ne fasse rien. Enfin, j’ai bien essayé de palmer mais je faisais pas bien, je pédalais alors qu’il faut faire du ciseau. Donc je préfère refaire un baptême, le moniteur qui nous rejoint n’est pas trop de cet avis alors en fin de compte, je ferai baptême en première heure, prépa N1 en deuxième. Puis là, on me présente (enfin) mon « parrain », Benoît.


Ligne_7bis.gif


Après avoir été présenté à des dizaines de personnes, c’est l’heure d’aller nager ! Bon, je découvre qu’il y a peu de cabines et là, une fille me prend sous le bras en me disant : « viens, on a une cabine collective pour les filles, c’est plus convivial ! ». Ah oui, tiens, c’est pas forcément le mot que j’aurais utilisé mais à Rome, fais comme les Romains, zou. Sauf que voilà, ça tombe pile le jour où je n’ai plus de culotte. Oui parce que pour tout vous dire, j’ai mes règles depuis lundi (4 jours d’avance, j’adore) et du coup, ma culotte n’était plus très nette et ça me gênait donc je l’ai virée. Ca le fait d’être la fille sans culotte ou pas ? Bon, je me change vite, personne ne s’en rendra compte. Même la fille qui discute avec moi pendant qu’on se change.


culotte-grise.jpg

Le moniteur, Fabien, me file des palmes et un masque et c’est parti, je file avec le groupe prépa N1 (ça fait trop scolaire comme nom, j’adore). Il y a un mec qui a commencé la semaine précédente et il nous prend à part pour nous apprendre à nager avec les palmes. Là, j’ai le déclic : suffit de tendre les pieds et ça va tout seul. Du coup, je m’éclate, je nage trop vite, c’est magiiiiiiiique ! En 2e heure, j’ai le moniteur rien que pour moi (ahah !) et on part avec les bouteilles. Sauf que mon gilet n’est pas très adapté et je n’arrête pas de tomber en arrière. Quand je suis sous l’eau, je me prends la bouteille dans la tête ou je penche à droite mais je finis par quand même bien gérer. On essaie plusieurs fois de régler cette histoire de gilet mais le moniteur n’ose pas trop tirer mes sangles. Rapport au fait que c’est au niveau de mes seins, en fait. Tout à coup, je sors la tête de l’eau et y a déjà plus personne dans le bassin. Quoi ? Ca fait déjà 2h ? C’est pas possible, on m’a volé du crédit temps ! Retour sous la douche où je retrouve Benoît, il m’explique qu’il y a un pot après, si le cœur m’en dit. Evidemment que le cœur m’en dit !

plongee-corail-go-voyages.jpg

Et nous voici sur une terrasse à 23h30, moi avec mon coca light glacé, ma main droite décédée de froid, les autres avec une bonne bière. « Bon alors Nina, tu reviens la semaine prochaine ? ». Un peu que je reviens ! Et pas juste parce que j’ai entendu parler du week-end plongée à Marseille en mai… Mais je sens que la plongée va m’apporter la zénitude dont j’ai besoin. Puis mine de rien, 2h de natation, ça fait toujours du bien par où ça passe !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mais où trouver l’homme pour de vrai ?

 En cette morne matinée, j’aurais pu vous parler du fait que mon train avait encore eu du retard hier (40 mn car un train en sens inverse a dégommé un sanglier. Con de sanglier), du fait que j’ai repris le travail et que je crois que je vais être toute seule au bureau aujourd’hui. Mais non, j’ai pas très envie de chouiner donc on va parler de rencontres amoureuses, ouééééé !


Rencontre-amoureuse-mode-demploi.jpg

Y a plus d’un an, j’ai débuté où trouver l’homme, une série qui m’a amusée mais que j’ai fini par laisser filer. Du coup, aujourd’hui, j’ai des milliards d’idées sur la question mais j’ai un peu perdu la flamme. Puis je me suis trop éloignée de mon objectif de départ, je crois. Bref, faudrait tout reprendre de zéro mais ici, ce ne serait plus tellement le lieu. Peut-être créer un blog dédié ou un livre en auto édition ? J’en sais rien, faudrait déjà que j’ai le temps. On verra.


livre.jpg


Il n’empêche que la question se pose avec de plus en plus d’acuité. Parce que ce n’est pas si simple, surtout si on bosse. Prenons ma vie type : je me lève, je me prépare, je pars au boulot, j’y passe 9-10h, je repars, je vais ou non au sport, maison, dodo. Parfois, je sors avec mes amis soit dans des bars de type lounge soit chez eux. Alors ok, il paraît que la salle de gym est un super lieu de drague (ou la piscine) mais je l’ai déjà dit dans les où trouver l’homme justement, je n’y crois guère. D’abord parce que je suis là pour faire du
sport et j’ai tendance à faire mon autiste dans ces cas là. Je ne parle pas en nageant ou en ramant ou en torturant mon corps dans des cours d’abdos fessiers, hautement féminins au passage. Tout n’est question que de contexte et en salle de sport, je ne suis pas dans le contexte.

salle-de-sport.jpg

En fait, c’est le cœur du problème, je ne suis jamais en conditions idéales. Par exemple, la drague au boulot. Non mais vous croyez que c’est le lieu. Bon, déjà, dans ma boîte actuelle, on n’est que 11 et tous dans la même pièce donc mise en situation : imaginons que je chope le seul célibataire de l’open space, je vais l’avoir sous le nez toute la journée. Bon ben pardon mais c’est juste impossible. Je ne suis pas une fusionnelle, j’ai besoin de mon espace et vivre avec un mec que j’ai sous le nez toute la journée, non, je ne peux pas. Non mais c’est vrai, comment se créer une intimité dans de telles conditions ? Je ne vois pas. Et dans le métro ? Non, je ne suis pas dans le trip surtout que le mec peut être tout à fait charmant à l’œil mais profondément crétin, comment savoir ? Accepter un verre avec un mec avec qui on n’a rien en commun, y a des expériences plus sympa. Quant au bar, si j’y vais avec mes amis, c’est pour passer la soirée avec eux. Point.

bar-entre-amis.jpg

Alors reste la drague sur le net, idéale pour les travailleurs et travailleuses. Oui, quand on est étudiant, on se dit que c’est un truc de désespérés puis on se rend compte que quand on est la tête dans le guidon de 9h30 à 20h, ça laisse de suite vachement moins d’opportunités de rencontre. Sauf que perso, j’en ai ras le bol des sites de rencontre, véritables nids à connards qui ont trouvé moyen de baiser gratos. Et arrive un moment où avoir la sensation d’être juste une pute gratuite n’est pas super flatteur. Chercher du fun sur les meetic, adopteunmec et autres conneries, ok mais pour du sérieux, passez votre chemin. Et le passer où, justement ? Telle est la question. Puis c’est pareil, le contexte n’est pas le bon, j’y vais par ennui et désoeuvrement plus que par réelle volonté de rencontrer quelqu’un.

draguer-sur-le-net.jpg

Avant, j’étais étudiante, j’avais rencontré Guillaume 1er sans le faire exprès, au détour d’une cafétéria. Et maintenant ? Bah, il est vrai que ça ne me préoccupe pas trop car j’ai  pas mal de trucs sur le feu en ce moment mais quand je vais vouloir une présence pour me réchauffer les pieds en hiver autre que mon chat, va falloir agir. Parce que le « gna gna gna, ça vient quand tu t’y attends pas », c’est bien gentil mais y a que dans les mags féminins que l’amour frappe à la porte sous les traits d’un nouveau voisin craquant. Mais dans la vraie vie, les voisins sont soient vieux soit mariés. Des fois, je me dis qu’il serait tellement plus simple de vivre dans un magazine !

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’écran de résolutions

Par Lucas
(n°1 sur les jeux de mots foireux)

Vous vous rappelez la chanson de Rose ?
« Aller à un concert,
Repeindre ma chambre en vert,
Boire de la vodka,
Aller chez Ikea… »

« La Liste ».
J’y repense chaque année au moment du nouvel an, période, s’il en est, des bonnes résolutions. Pour un nouveau départ, une année toute neuve, comme une nouvelle vie, qu’il vente ou qu’il pleuve. Game over, insert coin : same player shoot again !

http://emma.indoril.free.fr/dotclear/images/sisyphe.png
Mais chaque année je me refuse à prendre de bonnes résolutions.
Je me dis que je ne vais jamais les tenir alors à quoi bon faire un listing de velléités.
Exactement ce que chante la Grande Sophie dans sa chanson « Les Bonnes résolutions ».

Quand vient le mois de Janvier, je nage
Même au mois de Février, je nage
Et d’année en année
Je n’ai fais que passer
A côté de mes promesses

Quand arrive l’été, j’enrage
Je n’ai fait que brasser, dommage
Brasser de l’air
Jusqu’au prochain hiver
D’autres résolutions…

Les lecteurs intègres vont me dire que, Sophie et moi, on manque simplement de volonté,  que si on avait vraiment envie d’appliquer un programme on le ferait…  Ce n’est pas faux. Mon petit frère a décidé l’an dernier d’arrêter la clope : un an après il n’a pas rechuté. Idem pour la beuh. Chapeau bas, p’tit frère.

Je n’en suis pas fier mais la raison pour laquelle je n’ai jamais pris de résolutions, au nouvel an, c’est tout simplement que j’ai toujours eu  peur de ne pas aller au-delà de la déclaration d’intentions. Peut-être que c’est l’intérêt de rendre publique une liste de bonnes résolutions ; comme on a des témoins qui ne manqueront pas de nous questionner quelques semaines plus tard quant à l’application du programme, c’est la fierté qui incite à se tenir aux prévisions annoncées.
C’est un peu sournois comme logique.
Je ne le fais pas pour moi je le fais pour ne pas être stigmatisé par les autres.
C’est lâche, c’est  débile (à tous les sens du mot), c’est nimp…

Les résolutions, normalement, ça doit être une manifestation d’énergie et ensuite d’opiniâtreté.
D’ailleurs, en pratique, mieux vaut-il en avoir une kyrielle et n’en faire que quelques-unes ou en choisir trois ou quatre et les faire toutes ?
Pour une question de fierté je préfèrerais la deuxieme solution… mais ya toujours un problème de volonté initiale, une lâcheté implicite que je dois mettre au placard.

Résolutions de Lucas
–    Trouver un taff, même merdique
–    Courir plus souvent sur les bords de Seine
–    Mieux ranger chez moi, être plus rigoureux
–    Me remettre au piano et acheter des anches pour mon xaphoon.

http://www.swisscastles.ch/cinemascotte/films/images98/anges1.jpg
En écrivant ces phrases,
Je repense à ce film magnifique, « La vie rêvée des anges« ,  avec Elodie Bouchez (qui se bouge les fesses) et Natacha Regnier (qui se berce d’illusions).

Je repense surtout à ce mail de Nina, qui est venu dans la droite ligne de celui de Maud et de Fabian.
Des mails d’engueulade légitimes devant ma passivité lymphatique et mon incapacité à aller de l’avant, à prendre le taureau par les cornes et à me bouger le cul. Tiraillé que j’étais entre mon envie de trouver un « bon » taff (comprenez un taff payé 2 fois le smic…) associé au fait que mes copains me disaient guéris,  mais avec, en face, des parents médecins qui refusaient de l’admettre et me disaient que mes efforts ne servaient à rien.
Le tout au sein d’une crise  économique (chais pas si vous etiez  au courant) qui a rendu encore plus légitimes les 300 réponses négatives ou silences pusillanimes que les DRH m’ont assénés depuis 15 mois (bande de crevards)

Donc, les déclarations d’intentions, ca suffit.
Je repense au titre d’un film (oui, encore un) et je l’associe au titre d’un bouquin.
Le livre c’est « Et que le vaste monde poursuive sa course folle » (meilleur bouquin de l’année selon la rédaction de « Lire ») très joli titre, un peu fataliste, auquel j’oppose un « Va, Vis, et Deviens » nettement plus volontaire.
Parce que,

Je repense à la belle Tatiana qui est partie, son amour et son baluchon sous le bras, pour refaire sa vie en Amerique du Sud.
Je repense à Nina qui a galéré comme une crevarde pour trouver un taff.
Je repense à Bobby qui mène plein de projets de front
Je repense à tous mes copains qui ont maintenant des salaires annuels à pleurer et dont certains sont vraiment heureux (mais certains seulement)
Et je suis un peu frustré mais pas aigri ni jaloux.
Au contraire.
Léger,
En mode Super Constellation,
Vous savez cet avion magnifique, dont on a l’impression qu’il est toujours prêt à bondir…

Te regarder dormir
Me regarder guérir
Faire du vélo à deux
Se dire qu’on est heureux
Emmerder les envieux.

Et vous, vous vous y tenez à vos résolutions ?
Je laisse le mot de la fin à Calvin & Hobbes :
« it’s a magical world, Hobbes, ol’ buddy. Let’s go exploring ! »
Je vous souhaite à tous, complices lectrices, complices lecteurs, pour 2010, tout plein d’bonheurs.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ce que font les filles sous la douche

Oh, le vilain titre racoleur, là, je plaide coupable. Mais s’il y a un moment particulièrement orgasmique de la journée, c’est bien la douche.
 
Il faut parfois être privé de quelque chose pour en apprécier pleinement la saveur. Pendant presque deux mois, je me suis douchée avec juste un filet d’eau chaude, cette activité devenait une pure question d’hygiène, je n’y prenais plus aucun plaisir. Puis ma chaudière fut réparée et là, quelle douche, mes enfants ! Elle dura facilement un bon quart d’heure. Quand l’eau chaude, propulsée par une sacrée pression (je ne savais pas que j’avais de la pression) qui vient frapper ma peau, mais quel délice ! J’avais oublié à quel point c’était bon de sentir son corps s’abandonner à la douce chaleur, sentir la vapeur d’eau me rentrer dans les narines… Bref, je pense que si je devais faire un classement des meilleures douches de ma vie, celle-là serait dans les premières places.
 
La douche est la dernière chose que je fais avant d’aller me coucher, une bonne façon de terminer la journée. Je ne suis pas du tout douche du matin : une fois passée sous la douche, l’idée de mettre un orteil dehors me traumatise complètement. La douche est un pur moment égoïste où on se prélasse, tous les sens sont en éveil. L’odeur du savon, la mousse qui glisse paresseusement sur votre corps pendant qu’on se lave, la peau qui devient douce…
 
Tout aussi plaisant, son corollaire : le bain. Je ne peux m’empêcher, quand je me glisse dans mon bain, de laisser échapper un petit soupir de contentement : oh que c’est bon ! J’avoue que l’une de mes occupations préférées de ma vie de célibataire, c’est de barboter dans mon bain bouillant à l’eau rendue laiteuse par la poudre faite pour avec un magazine à la con, un manga ou un bouquin. Mais un bain à deux, c’est bien aussi !
 
Bon, mais revenons-en un peu au titre de l’article : que font les filles sous la douche ? Il y a un mythe assez répandu de la demoiselle qui se masturbe sous la douche grâce au concours du pommeau. J’avoue tout à fait que sous la douche, je me lave, je me délasse mais point barre. Pourtant j’ai du plaisir quelque part, rien que lorsque l’eau chaude caresse mon corps et c’est un moment que j’ai du mal à partager.
 
Si je regarde en arrière, je n’ai partagé ma douche qu’avec des hommes avec qui j’avais développé une certaine intimité. Un copain de brouette, je n’ai même pas envie de partager ce moment-là avec lui, j’attends d’être peinarde pour me laver. Quelque part, je n’aime pas me laver devant autrui. Même quand je me brosse les dents, ça m’emmerde qu’on me regarde, un peu d’intimité, que diable ! Pour mon corps, c’est pareil. C’est un peu les coulisses du spectacle, si j’ose dire. C’est là où je me fais belle, que je nettoie mon corps et mes cheveux pour paraître toute rutilante quand je sors. Bon, j’avoue que cette idée est bizarre.
 
 Avec un petit ami ou un amant très proche, j’avoue que j’adore me doucher avec lui (ou prendre un bain). La première fois que j’ai pris une douche avec Guillaume 1er du nom, j’ai dû insister, il trouvait ça bizarre. J’avais déjà expérimenté la chose avec Pierre le pervers qui me démontrait par A+B les bienfaits du pommeau de douche et son grand jeu était de couper l’eau chaude à la main car l’eau glacée, c’est bon pour la peau. Du coup, je poussais de grands cris et essayait d’échapper aux jets froids, qu’est-ce qu’on s’amuse ! Finalement, Guillaume 1er a trouvé ça très amusant. Chez mes parents, la salle de bain du haut, dédiée aux enfants de la famille, n’est équipée que d’une cabine de douche donc à deux là-dedans, on se frotte, on se frôle et, immanquablement, à un moment, je sentais poindre un truc dur dans le dos… Curieusement, je me souviens pas qu’on se soit douchés à deux ailleurs que chez mes parents, sans doute parce qu’il était douche du matin et moi douche du soir. Il n’y avait que le week-end où on se douchait un peu n’importe quand, selon l’heure du lever et du coucher.
 
La plupart de mes petits amis ne rechignent pas à une douche mixte sauf Arnaud qui n’avait jamais dû tenter l’expérience. Première soirée chez lui, on brouette joyeusement puis après le câlin postcoïtal que j’affectionne tant, il m’annonce qu’il va se doucher. « Super, fis-je, je viens avec toi ! » Et là, il m’a regardée très étonné : mais quelle est donc cette demoiselle aux mœurs étranges ? Je me suis donc incrustée dans sa baignoire… Et rien. Chacun de son côté, on se savonne, on se shampouine, il m’a gentiment rincée avec le jet mais absolument rien d’érotique. Certes, on venait de faire l’amour comme des fous mais c’est pas une raison pour se tripoter un peu, non mais !
 
J’aime laver mon partenaire de douche, lui passer mon éponge (oui, je me lave avec une éponge) sur tout le corps, insister sur certaines zones, le rincer, et qu’il en fasse autant pour moi. De façon générale, la douche est un bon préliminaire ou une bonne façon de conclure une brouette. L’avantage d’une douche précoïtale, c’est qu’on est sûr de la propreté de son partenaire. Bon, à ma connaissance, je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec un monsieur fâché avec l’hygiène (disons qu’ils étaient toujours propres quand ils passaient entre mes mains) donc je n’ai jamais eu à me plaindre. Mais si le monsieur exhale des odeurs franchement écoeurantes, il peut se brosser pour avoir droit à la brouette (rien de sale en moi), à une fellation (rien de sale en moi), ou même à une soupe de langue (Hum !). Je ne suis pas une nazie de l’hygiène mais il y a des choses avec lesquelles j’ai du mal. Donc se doucher avec son partenaire, c’est être sûre d’éviter ce genre de mésaventures. Et même si la douche ne dégénère pas en brouette, ça reste un agréable moment intime à partager, selon moi. Le seul souci, c’est de croire qu’une douche à deux peut faire gagner du temps (les deux prennent la douche en même temps donc logiquement…) parce qu’on se frotte, on se tripote, ça fait durer un peu la douche.
Enfin, moi, ça m’arrange, c’est mon propriétaire qui paie l’eau et j’ai décidé de le faire cracher au maximum (oui, il y a un jeu de mot atroce dans cette phrase, je le confesse).
 
Mais quand même, le must du must, ça reste le bain à deux. C’est d’ailleurs une scène assez courante dans les films un peu chauds comme dans « Une liaison pornographique » avec Sergi Lopez et Nathalie Baye, à un moment, ils prennent un bain et je sais plus qui tripote l’autre avec son pied mais ça plaît beaucoup. Donjuju a aussi fait une planche sur le sujet. Personnellement, je n’ai jamais fait l’amour vraiment dans une baignoire mais de longs jeux érotiques, ça oui et j’aime bien. A la base, je suis une fille aquatique, j’ai su nager avant de savoir écrire, j’ai toujours aimé ça. Donc mélanger eau et sexe, c’est un cocktail affolant. L’eau rend la peau douce et parfumée, pour peu qu’on ait mis de la poudre de bain dedans (ce que je fais toujours), on est alanguis, totalement détendus… Et après, je m’étonne de faire des rêves érotiques qui se déroulent dans ma baignoire !
 
A force de parler de jeux coquins dans l’eau, j’ai chaud… Je vais calmer mes ardeurs sous la douche !
Rendez-vous sur Hellocoton !