De l(‘)a normalité

J’aime observer mes congénères et me moquer un peu des comportements caricaturaux, notamment les anticonformismes qui ne sont finalement qu’une obéissance à un autre conformisme. Pour ma part, je ne sais pas bien me positionner sur la question, je fais comme à mon habitude : à la carte. Mais tu te rends vite compte que même quand tu ne revendiques rien en soi, la pression sociale est terrible.

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La semaine dernière, voyage en famille à 7. Ma sœur et son mec, mon presque frère et sa copine, mes parents puis moi, le boulet célibataire. Enfin, célibataire, tout est relatif puisque suite à une histoire de médicaments, mes parents sont persuadés que j’ai un compagnon. Ce n’est pas faux en soi mais c’est compliqué et surtout non exclusif et j’ai juste pas envie de leur expliquer. Mais voilà, je provoque le chiffre impair. Et quand ça parle mariage ou bébé, je me sens exclue. Quand je vois qu’on ne me compte aucun +1 éventuel à une fête qui aura lieu dans un an ou qu’on me demande si je peux envisager de vivre toute mon existence seule (sans compagnon et sans enfants), je me sens vieille et desséchée.

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Et pourtant, parallèlement, je n’ai pas forcément envie du schéma traditionnel mariage et gosses. Surtout pas mariage, d’ailleurs, ça coûte un fric monstre, on doit se supporter des gens qu’on aime pas, ça met une éternité à s’organiser. Moi je me dis qu’à mes yeux, le seul mariage tolérable, c’est celui de Lily et Marshall au pied d’un arbre avec juste les amis proches dans How I met your mother. Non parce que soyons sérieux, le mariage, fiscalement, ça reste intéressant, plus que le pacs. Mais à force de te sentir la bête curieuse, tu finis par ne plus si bien vivre ta vie de… De quoi d’ailleurs ? Je n’avais jamais cherché à me définir jusque là, j’aime me voir comme un papillon même si je manque parfois de légèreté sur certains points.


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Finalement, se range-t-on des voitures par pression sociale ? J’en parlais l’autre jour avec un homme et on était assez d’accord pour admettre que les femmes à la sexualité débridée se comportaient souvent comme ça pour ne rien regretter quand viendra the big one. Moi comprise. J’ai souvent « peur » de ne pas vivre toutes les expériences qui me tentent car une relation forte de type monogame me sera tombée dessus un beau matin. Il n’y aurait pas drame en soi, je sais que mes fantasmes ne sont pas immuables et même casée, monogame et heureuse, je fantasmerai sur des personnes ou situations pas forcément réalisables. Mais on en revient au point de départ : pression sociale ? Si je considère ma relation non exclusive avec Amant chouchou, personne identifiée par mes parents mais qui ne savent pas que je ne suis pas la seule dans le tableau, je ne suis pas sûre d’être capable de leur expliquer très précisément la situation. D’ailleurs pas qu’à mes parents, la plupart des gens ont du mal à comprendre… Pourtant ma mère envisage tout à fait que, moi, je puisse avoir plusieurs hommes en même temps vu que quand j’évoque un ex dont elle a déjà entendu parler, elle me demande spontanément si je le fréquente toujours alors que je suis censée être avec Amant Chouchou. De toute façon, comme elle me répète
sans cesse, je navigue, je n’ai pas de port d’attache.

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Je parle de relations amoureuses mais c’est pareil pour l’éducation des enfants. Je suis tombée deux minutes sur un reportage l’autre jour sur une famille qui voyage autour du monde en voilier (si j’ai bien compris). Réflexion n°1 : et bien les gosses, ils sont pas à l’école ? Et bien bravo! ». A noter qu’ayant pris le truc en route et l’ayant quitté rapidement pour aller au lit donc je ne sais pas si ce voyage se fait hors période scolaire mais pour la suite de la démonstration, partons du principe que ces enfants sont donc déscolarisés pour
faire un tour du monde. Opprobre, scandale, des enfants échappent à notre système scolaire pour voyager ? C’est pas comme ça qu’ils vont trouver du boulot plus tard. C’est vrai, moi aussi, j’ai pensé ça. Sauf qu’à l’arrivée, malgré une scolarisation continue et un bac+5 (et 2 bac+4), j’ai été au chômage pendant un an et demi. Là, encore, on montre « l’anormalité » du doigt mais en y réfléchissant bien, un enfant apprend-il plus sur le banc d’une classe ou en prise directe avec la vie ? Là, franchement, je ne trouve pas la réponse si évidente et je suis même tentée de pencher pour la 2e solution. Il y a quelques années, je suis sortie avec un mec qui avait fait l’école libre, vous savez, là où il n’y a pas de notes, ni rien, enseignement que j’avais rangé dans la catégorie « vaste connerie ». Mais à l’époque, en discutant avec Gaetan, je me suis rendue compte que ce n’était pas si mauvais que ça, il avait pu épancher sa curiosité, toucher à beaucoup de
choses… Bon, il se trouve qu’il a une orthographe déplorable, qu’il est un peu immature et assez beauf mais je ne pense pas que ce soit lié à l’école libre. Je m’égare un peu mais tout ça pour dire que pourquoi la voie « normale » serait forcément la meilleure ? Finalement qui est le mieux placé pour savoir où est le bien de ses enfants ? La société ou ses parents ? Oui bon, ok, c’est pas pour autant que j’approuve tout, le délire des mamans hyper abusives avec le co-dodo et l’allaitement jusqu’à 3 ans « pour ne pas rompre le cordon », je ne suis pas sûre que ce soit pour le bien de l’enfant, je pense surtout que c’est un égoïsme de la mère qui veut que son bébé ne grandisse jamais. Idem pour l’éducation « à la maison » parce qu’à l’école, « y a des voyous ». Pourquoi pas mais tu sais, ton gosse, un jour, il faudra bien qu’il côtoie « les autres ». Brrrr ! Mais bon, après tout, je n’ai pas d’enfants, Dieu seul sait quelle voie je choisirai.

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Bref, « l’anormalité » est souvent assez pénible, d’autant plus quand vous ne vous sentez en rien anormale. Parce que tout est question de contexte. Dans ma famille, tout le monde se case et se marie, ok. Par contre, dans mon entourage amical, hormis Anne qui est toute casée, les autres, c’est le bordel. Et quand je dis bordel, je suis gentille. On valse toutes d’un homme à l’autre, on tombe sur des cas (va falloir que je parle perversion narcissique, tiens)… Donc j’ai dans ma manche de très nombreuses trentenaires célibataires et nullipares
qui ne le vivent pas mal. Ce n’est ni un choix ni une croix à porter, c’est juste un état de fait, limite un hasard de la vie. Alors, non, être célibataire à 30 ans n’est pas anormal. Choisir de vivre des relations « hors normes » n’est pas anormal. Ce n’est pas pour autant que j’envisage de finir seule et sans enfants, je n’envisage juste rien. Je vis et c’est déjà pas mal. Il n’empêche que j’étais quand même un peu ravie de retrouver mon milieu parisien de célibataires en goguette parce que dans ma famille où tout le monde est lié par une bague, je me sentais légèrement en trop, par moment… Et c’est là que tu te rends compte que chaque choix de vie est à assumer, même quand on pensait pas, et que tu finis par te poser des questions… qui n’ont pas lieu d’être.

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Ce que la presse people dit de nous

L’autre jour, en lisant l’article de Virgo sur Jennifer Aniston et un autre sur la même demoiselle sur le club Sex and the city, j’ai eu une révélation : la presse people, dans son traitement de « l’actualité » en dit parfois long sur nous, plus qu’on ne croit, en tout cas.

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Depuis que je pige chez Closer, je reçois donc le magazine à la maison et je le lis (surtout dans le bain). Bon, des fois, je me moque un peu, surtout samedi où j’ai bien ri quand j’ai lu qu’Angie était traumatisée car Romain l’avait violenté, il l’avait poussée très fort, tellement qu’elle en a, je cite, « perdu ses extensions ». Oui, j’ai des fois un humour particulier. Mais merde, quel drame, elle a perdu ses extensions ! Mais c’est pas d’Angie dont je veux vous parler, c’est du sempiternel trio amoureux Jennifer Aniston – Brad Pitt – Angelina Jolie. Je résume les épisodes précédents : Jennifer, la gentille Rachel de Friends, arrive à choper le bellissime Brad Pitt (alors que Courtney Cox qui est un peu la plus canon du show serre David Arquette, y a comme un illogisme). Donc on s’identifie toutes à elle. Sauf que la supra garce Angelina Jolie le vole et là, bouh, c’est une honte ! On se sent un peu comme au lycée quand le beau gosse ultime daignait nous regarder pour finalement finir avec la bonnasse de service dont il se murmurait qu’elle pratiquait des choses sales dans les
toilettes.

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Du coup, depuis 5 ans, on nous annonce tous les 4 matins qu’Angelina Jolie et Brad, c’est fini, que celui-ci est resté très proche de Jennifer, on se réjouit que Jennifer ait été trop canon et trop parfaite lors des oscars alors qu’elle avait son ex et sa pouffe juste sous son nez… Bref, il y a comme un parti pris évident pour Jennifer Aniston parce que elle, c’est nous. Et c’est là que je prends toute la mesure du pourquoi du comment de la presse people. En fait, la presse people, ce sont les cancans du lycée quand il y avait deux clans : les populaires et les autres. Donc people = populaires et les autres = le reste du monde (dont toi et moi). Et dans les people comme dans les populaires, on a quelques figures sympas, des « comme nous », des qui pourraient nous faire croire qu’on peut arriver au Panthéon comme eux. Surtout que Jennifer, jeune, elle était grosse. Elle faisait un 40 quoi. Elle s’est aussi fait refaire le nez mais pas trop, ça va. Elle reste une girl next door alors on
lui pardonne de tricher un peu.

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Et puis il y a ceux qu’on déteste comme Angelina Jolie, donc, qui passe toujours pour l’hystérique, mère abusive ou mère absente, folle, épouse étouffante de Bradou (même si en fait, ils sont pas mariés). Certainement parce que c’est une belle femme et qu’on peut pas lutter, que son mariage avec Brad ne fait pas rêver parce qu’on ne peut pas s’identifier. Contrairement à Vanessa Paradis, par exemple, imparfaite mais surtout française qui a un peu chopé le beau gosse ultime qui nous a tant fait rêvé durant notre jeune adolescence (oui, j’étais amoureuse de Johnny Depp dans 21 Jump Street comme j’étais amoureuse d’Alex Dimitriade dans Hartley Cœurs à vif, je me demande d’ailleurs si ça vient pas de là mon affection pour les mecs qui louchent). Bon ceci étant, j’aimerais être imparfaite comme Vanessa Paradis… Mais voilà, force est de constater que plus une people est canon, plus on va rire de sa cellulite. Par exemple Demi Moore qui a l’outrecuidance de se taper notre fantasme d’adolescence  Ashton Kutcher (enfin, moi, j’étais plus très adolescente quand ils ont diffusé that 70 show) ou pire, Madonna qui se tape une bonnasse de 24 ans. Alors elles, dès qu’on peut mettre une photo où elles sont moches et se moquer très fort, on y va. Et vas-y que Madonna est une tarée, control freak à mort, trop vieille sous ses liftings, elle chante en playback…

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C’est moche hein ? Mais j’avoue que globalement, ça me fait plutôt rire. Surtout les drames humains impliquant la perte d’extensions.

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Confessions intimes ou comment je deviens sociopathe

Hier soir, j’ai pas passé une super soirée car j’ai dû me battre avec mon pc qui est mort ou à peu près vu qu’il ne veut plus démarrer. Enfin si mais écran bleu, erreur fatale… Je peux juste accéder au mode sans échec. Si quelqu’un peut m’aider, ce serait adorable, merciiiiiiiii.

Donc j’étais énervée et je décide de regarder Confessions intimes pour me « détendre ». J’avoue que je ne suis pas familière du tout avec l’émission, je l’avais jamais regardée en entier je crois. Et après le visionnage qui laissera des traces mémorables dans ma mémoire, je comprends pourquoi : cette émission nous rendra fous et solitaires, y a pas d’autres issues.

Sans vous raconter les épisodes d’hier en détail, on a eu droit à des couples bancaux avec des mecs tyranniques et machistes, un gamin avec un comportement déviant qui inquiète ses parents et une mère abusive. Moi, à la fin de l’émission, j’ai  juste envie de me ligaturer les trompes et de partir dans un couvent histoire de ne plus jamais avoir à faire avec la gent masculine.

Alors, évidemment, tout ça n’est que mise en scène de pauvres gens limite ravis d’avoir un problème pour passer à la télé. Hier soir, y avait même des gens de ma ville natale, j’avais les racines douloureuses, pour le coup. Je comprends les gens du nord qui râlent de voir que la plupart des cas sociaux télévisuels viennent de chez eux. Ou de Nice pour le lot de cagoles. Si visionner un ou deux reportages comme ça, c’est marrant, autant tout une émission, là, j’ai le vertige. Je suis certes très sensible en ce moment, dans tous les sens du terme, mais bon sang, là, j’ai quand même envie de vomir, envie de frapper le connard avec son chien, le connard qui flique sa femme ou la chiante qui est toujours en train de coller son mari « bon, tu t’occupes de moi, dis, dis, hé, hé ! Regarde moi ! Houhou, parle plus à tes potes ! » Mais au secours, sortez moi de là.

A la limite, moi, j’ai la télécommande, un bouton et le cauchemar est terminé mais toutes ces vies sur le même modèle médiocre, ce désir fou de passer à la télé que je ne comprendrai jamais. Quand je vois des caméras dans la rue pour un micro trottoir, je fais un gros détour, laissant les dindes gloussantes (« hiiii, y a la télé ») faire un coucou derrière. Puis je me pose la question de l’utilité de ces émissions. Trouver ma vie plus belle ? Parce que vous pensee que tout cette misère humaine jetée en patûre aux spectateurs me réconforte d’une façon ou d’une autre ? Ouais, super, je me sens plus belle, plus intelligente, je me rends compte que savoir parler en conjugant correctement les verbes n’est pas donné à tout le monde, même ceux qui s’affirment « littré » (ohohoh!), que je n’ai rien en commun avec cette France deschienne… Mais en fait, non, ça me fait peur. Parce qu’au delà de l’aspect « France profonde » qui se donne à fond pour bien passer à la caméra, y a cette sensation que le bonheur est une chose si fragile et qu’il est vraiment trop facile de tomber dans des comportements hallucinants de bêtise sans même s’en rendre compte.

En attendant, j’ai plus envie de me mettre en couple, plus jamais, et ne pas faire d’enfants car soit ils auront des comportements bizarres, soit je les étoufferai par mon côté mère abusive et ils appelleront TF1 pour régler ce conflit (mais quelle idée) et la fille qui fera peur dans le poste télé, ce sera moi.

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On arrête de toucher à mes madeleines

Le temps passe et voilà, j’ai déjà 28 ans, je dis des phrases du genre « tu vois, ça fait 14 ans que je mets des tampons, j’ai jamais eu des problèmes », des « ça fait 10 ans que j’ai le bac »… Je grandis et maintenant, je parle parfois en dizaine d’années. Cette année, par exemple, j’ai rempli pour la première fois ma déclaration d’impôts et ça m’a un peu déprimée : cette fois, c’est officiel, je suis grande.


Du coup, je suis très attachée à certains souvenirs, certains endroits, certains détails. Proust avait ses madeleines, moi, j’ai plein de choses. Mais parfois, on se rend compte que la madeleine a un peu moisi et ça me fait un pincement au cœur. Cette année, pour mes vacances, je suis partie avec mes parents dans l’appart familial en bord de mer, celui où j’ai passé toute mon enfance et mes vacances avec Guillaume 1er. En gros, ça faisait 4 ans que je n’y avais pas mis les pieds pour des séjours de plus de 3 heures. Et là, j’ai été déçue, en fait. Pas par les vacances en elles-mêmes mais par le lieu. Avec mes yeux d’adultes, j’ai vu à quel point la station était laide et délabrée, les fissures au sol, le cheap qui m’agresse de toute part. Sans parler du bruit le soir. On habite au dessus d’une place avec bars et resto et le vendredi soir, on a eu droit à deux karaokés. Avec ma mère, on n’en pouvait tellement plus
qu’on a embarqué mon père pour une marche nocturne. Finalement, on s’est posés sur la plage un peu plus loin, au calme. Ca au moins, ça ne change pas.

Autre détail. En juin, je suis allée rendre visite chez ma tante chez qui j’ai passé de longues heures à jouer pendant mon enfance. Là, j’ai soudain remarqué qu’elle avait coupé les branches basses de ses chênes, celles qui nous servait à grimper dedans. Je me souviens comme on pouvait s’éclater dans ses arbres. Et là, mes parents émettent l’idée de vendre leur maison dans quelques années (on parle en dizaine, quand même) pour quelque chose de plus petit et là, j’ai protesté : « ah non, hein ! Vous avez déjà vendu l’appart de mon enfance, vous gardez la maison ! ». Il faut savoir qu’on a beau avoir vendu l’appart de mon enfance depuis 15 ans, j’en rêve encore souvent. Même que quand Vicky est venue chez mes parents en octobre, je l’avais amenée en pèlerinage devant mon ancien immeuble. Première fois que je conduisais dans ce parking où j’ai passé des milliers d’heures (je jouais au
tennis contre un mur, souvent, là) et ça m’a paru petit, finalement, un peu différent. Moisie la madeleine.

En fait, il y a des jours où la vie adulte m’ennuie. Evidemment, c’est plein de défis, tout ça, mais c’est vrai que c’est un peu angoissant. Je me souviens, en terminale, j’avais décidé un matin de ne pas avoir le bac car avoir le bac signifiait partir vivre seule et ce que ça impliquait me filait une trouille monstre. A l’arrivée, ça fait maintenant 10 ans que je vis seule, 3 que je ne rentre plus tous les week-ends chez mes parents. Je remplis même des papiers administratifs, je gère mon argent… Bref, je suis une grande fille. Sauf que je suis encore loin d’avoir tout fait. Parce que là, j’ai toute ma carrière à construire, je suis encore au bas de l’escalier que je veux gravir. Et ma vie privée, c’est pire que tout. Vivre à deux, je l’ai déjà fait, même si c’était officieux mais un jour, je me reproduirai sans doute et là, ce sera le grand saut dans le vide. Comment on fait pour être parent ? Comment je peux être responsable d’un petit être ? Ok, j’ai un chat, je suis techniquement responsable d’un petit être mais ça n’a strictement rien à voir. Un enfant, il faut tout lui inculquer, des valeurs, des
principes, des connaissances… Il faut lui donner tout ce qu’on peut pour qu’il parte bien dans la vie. Sans parler de l’inquiétude quand on a un gosse. Telle que je me connais, j’ai toutes les cartes en main pour être du type mère abusive qui colle trop ses gosses… Bon, ma mère est très anxieuse aussi et on n’a pas trop été étouffés quand même. Ceci dit, j’ai passé la semaine à travailler sur le forum parental de Ioulia qui est en vacances et être parent, ça me paraît hyper stressant. « Mon enfant ne marche pas encore », « mon fils n’arrive pas à marcher », « il ne parle pas, est-ce normal ? ». Déjà que j’angoisse rien qu’à lire ça… Heureusement que Ioulia ne part que 15 jours, j’aurais fait une grossesse nerveuse à force.

Alors face à l’énorme Inconnu avec majuscule qui se dresse devant moi, les souvenirs d’enfance sont un peu mes bulles de réconfort. Alors maintenant, on va arrêter de toucher avec mes madeleines ou je vais me fâcher tout rouge !

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