Quand les comédies romantiques torpillent la notion de consentement

Je l’ai dit et répété moult fois : je n’aime pas les comédies romantiques. Parce que j’aime être surprise par un film et que là, c’est rarement le cas (à part dans La cité des anges avec Meg Ryan et Nicolas Cage, un film plutôt hilarant malgré lui en fait). Mais surtout, à y regarder de plus près, les comédies romantiques envoient un message très problématique : accroche-toi, il (mais en fait toujours elle) finira par céder. Et tant pis pour la notion de consentement.

Amour et amnésie

On dirait l’affiche d’un film où le mec a kidnappé la fille et lui fait un trip romantique alors qu’elle a peur pour sa vie

C’est l’histoire d’une jeune femme qui reçoit un technicien Orange chez elle pour une intervention quelconque et qui reçoit quelques heures plus tard un SMS du dit technicien qui la trouve bien jolie et a décidé de tenter sa chance. C’est l’histoire d’une jeune femme qui, quelques jours après être allée chez le médecin, se retrouve à tchatter sur Facebook avec un inconnu qui se révèle être l’assistant du dit médecin. Ca ferait sans doute un bon pitch de comédie romantique, le mec qui a un coup de foudre et donne un petit coup de pouce au destin pour conquérir sa belle. Sauf que non. Non, non, non, non. Parce que déjà, le coup de pouce au destin, c’est juste un acte un petit peu illégal de récupérer les données personnelles surtout que vous savez ce qu’il y a dans nos données personnelles ? Notre adresse ! Donc en résumé : un homme à qui on a à peine parlé a pris la liberté de prendre notre numéro ou notre nom sur un dossier juste pour nous dire qu’on est très jolies et il sait où on habite… On lui a même ouvert la porte la première fois car il devait intervenir chez nous dans le cas de la 1ère. Vous commencez à percevoir le malaise ou pas ?

affiche Anna M

Oui, ça me fait penser à Anna M, j’assume

“Ah mais oui mais si on se lance pas, on va peut-être rater une belle histoire !” Et alors ? Des embryons de belles histoires, on peut en croiser au quotidien si on s’excite un peu l’imagination. La belle personne du métro, celle de l’ascenseur, celle qui nous a souri en nous tenant la porte, celle à la table à côté de nous au café… Sauf que peut-être, cette belle personne ne vous a pas calculé ou pire, a été gênée par vos regards insistants qu’elle s’est bien appliquée à ignorer. Parce que oui, dans votre imagination débordante et légèrement érotomane, vous oubliez juste un point : le désir de l’autre. On ne rentre pas dans l’intimité d’une personne en volant son numéro de téléphone ou son nom… Vous vous croyez romantiques en vous battant contre le destin ? Non, vous êtes juste méga flippants.

Stalker

“Ouais mais je peux pas savoir si je lui plais ou pas si je demande pas !”. Et si, il y a truc fantastique qui s’appelle le body language. Si vous matez une belle personne et qu’elle fuit vos regards, c’est mauvais signe. Si elle ne fait pas particulièrement attention à vous, ce n’est pas bon signe non plus. Non parce que si je considère mon cas personnel, quand je suis pas en recherche d’un mâle pour égayer mes nuits, je souris poliment mais effectivement, je ne suis pas attentive aux hommes autour de moi car je ne suis pas en recherche. A l’inverse, si une belle personne m’attire l’oeil, je vais lui envoyer quelques oeillades ouvrant la porte pour une discussion.

La femme qui séduit d'un regard

Le problème des comédies romantiques, point de départ de ma réflexion, c’est qu’on nous fait toujours croire que le mec a raison de s’accrocher, d’aller au delà des convenance ou, in fine, du consentement de la fille car il sait, lui, que c’est là le bonheur de la demoiselle. Sauf que non, juste, arrête. Comment tu peux prétendre qu’une femme sera plus heureuse avec toi que sans toi ? Je suis pas hyper calée en comédie romantique mais si on prend Patrick Dempsey dans le témoin amoureux ou Andy McDowell dans 4 mariages, un enterrement (voilà, un de chaque), on a quand même une personne qui, au nom de l’amour qu’elle porte à l’autre, va bousiller tranquillement ce qui devait être le plus beau jour de la vie de leur proie. “Ouais mais c’est elle/lui qu’elle/lui aimait vraiment…”. And so what ? A chaque fois, ils ont eu des années pour se bouger le cul et faire avancer les choses dans le bon sens. Tu t’es réveillé-e trop tard, tant pis pour toi, Buddy, laisse la vivre sa vie, merde. Et puis merci l’exemple que ça donne, imaginez qu’un mec vous fasse ça en vrai…

La notion de consentement dans les comédies romantiques

Bref, il serait temps de réécrire les comédies romantiques avec de jolies histoires où il n’est pas question de “se battre pour conquérir sa belle”, surtout si celle-ci n’a pas l’air intéressée. Fou-tez-lui-la-paix. Si une femme (ou un homme, ça marche dans tous les sens quelle que soit vos préférences sexuelles) est intéressée par vous, elle vous enverra des signes, elle ne vous laissera pas sur le côté de la route. Mais arrêtez de nous faire peur, de nous mettre mal à l’aise… Vraiment.

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Frappe toi le cœur c’est là qu’est le génie (…?)

Par Diane

Mon cher petit lecteur, aujourd’hui j’ai envie de parler d’amour. Mais comme à chaque fois que c’est le cas, je réalise à quel point c’est difficile de le faire sans avoir l’air niais, ou mièvre, ou d’une banalité absolue. Il n’est rien de plus facile que de parler d’amour, mais rien de plus difficile que d’en bien parler.

Mais malgré cela, les choses tournent dans la tête, elles s’en vont et s’en viennent, elles fermentent et reviennent, alors bon, finalement ce n’est pas si grave, d’être mièvre, ou banal, si ça peut faire plaisir au troupeau de petits mots qui vagabondent dans le cerveau et qui veulent sortir, alors on parle.

Et c’est pour cela qu’aujourd’hui je vais vous parler de l’amoureux.

C’est fascinant, un amoureux(euse).

L’amoureux, c’est celui qui ressent, qui se drogue à l’émotion, la brute, la pure, de celle qui vous fait oublier la guerre la crise le cac 40 et les crises d’herpès. Que m’importe le malheur puisqu’elle m’aime! L’amoureux se sent toujours une âme d’artiste, et l’artiste fait tout ce qu’il peut pour garder son âme d’amoureux. « Frappe toi le coeur c’est là qu’est le génie », comme disait celui qui avait raison: l’amoureux écrit, il chante et s’enivre de toutes ces belles images qui lui sont soudainement offertes.

L’amoureux, c’est celui qui a une foi absolue dans son émotion, et qui accepte comme preuve incontestable de son amour la fièvre qui l’habite (tut tut, pas de jeu de mots) rien qu’à imaginer l’autre.Peu importe si le monde entier y compris sa propre conscience lui montre que tout cela n’est qu’illusion, sa foi n’en sera que plus grande parce qu’il le ressent ainsi. Et une grande et incontestable vérité sortie tout droit des films avec Meg Ryan nous dit qu’il est infiniment plus pur et bon de croire son coeur que sa conscience.

L’amoureux, c’est celui qui n’a pas de mémoire. Regardez cet homme assis sur ce banc vert près de la fontaine. Il y vient depuis plus de trois mois tous les jours, parce que c’est là que le monde s’est écroulé quand elle a prononcé ces quelques mots si douloureux qui se mêlaient au bruit de l’eau qui coule.  Il vient là pour réfléchir, réfléchir pourquoi cette situation s »est répétée une nouvelle fois, pourquoi elles le trompent, pourquoi elles s’en vont, pourquoi il ne voit jamais rien. Et aujourd’hui il se sent plus sage, il se répète qu’on ne l’y prendra plus, qu’il vit désormais dans le monde réel.

Et puis il lève les yeux et voit la fille assise sur le banc de l’autre côté de la fontaine. Il la regarde et se répète ces mots…qui pour ces grands yeux tout aussitôt moururent. Elle est belle, elle a la grâce reptilienne d’une reine égyptienne et un teint d’albâtre à damner un peintre. Un mot d’elle et il devient fou. Après tout, il aime bien sa folie. C’est elle qui lui fait la courte échelle pour grimper aux balcons des filles. La folie est la putain commune à tous les hommes prêts à se prostituer pour un instant d’éternité.

Ce qu’il faut de regrets pour le moindre frisson; n’est ce pas?

Car c’est aussi énervant, un amoureux.

L’amoureux, c’est aussi celui qui ne voit rien, ou qui ne veut pas voir, et qui est prêt à soumettre tout son être et toute son âme sans même y penser, et parfois à les perdre.Les hommes qui furent follement aimés n’étaient pas toujours ceux qui le méritaient le plus, même si la notion de mérite peut paraitre étrange à ce sujet. J’ai toujours ressenti un profond sentiment de colère en voyant follement aimés des hommes aussi cons que mauvais, qui bien souvent en profitaient.

L’amoureux, c’est souvent celui qui est amoureux de l’amour, qu’il incarnera au gré du temps et des rencontres dans des êtres les plus vaporeux et inaccessibles possibles, petits socles malléables où il pourra à loisir imaginer et façonner l’idéal aux courbes félines et aux senteurs d »orient qu’il modèle à ses moments perdus et qui ressemble à ses rêves.

Et c’est pour cela qu’une fois devenu trop réel, l’autre a perdu toute saveur, une fois que l’autre s’est approché, il faut le mettre à distance, pour éloigner cet atroce sentiment qu’avec le réel de l’autre va s’évaporer le parfum de ses rêves.

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Pourquoi j’aime pas Love Actually et consort

Il y a quelques temps, TF1 a diffusé Love Actually, film anglais de type comédie romantique. Comme tout le monde m’en disait que du bien, j’ai regardé. Et je n’ai pas compris. Je ne comprends pas l’engouement pour tout ce qui se rapproche de près ou de loin à une comédie romantique. Pourquoi ? Je vais vous expliquer !

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D’abord Love Actually est un film « chorale » avec tout plein d’acteurs trop connus, waaaaaah. Premier objet de méfiance : les trop beaux castings me font toujours craindre un scénario inexistant et un film de mauvaise facture. Même si y a Colin Firth dedans qui, pardon de le dire, est 100 fois plus sex que Hugh Grant à mes yeux. Donc je regarde, je passe la moitié du film à comprendre qui est qui et à m’attendre à un lien entre les personnages. Erreur, le but n’est pas de créer ce lien mais de nous infliger une demi douzaine d’histoires sentimentales à la con sur un seul film. Et je ne vous parle pas du finish : c’est Noël, tout le monde s’aime, pitié !

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Je n’aime pas les comédies romantiques parce que j’en connais la fin avant même le générique du début. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Pardon mais j’ai passé l’âge. Pour vous dire à quel point ce côté inévitable m’ennuie, j’ai limite hurlé de joie quand Meg Ryan crève comme une conne dans la cité des anges (non mais quelle mort pourrie !) alors que Nicolas Cage vient tout juste de renoncer à son statut d’ange pour l’aimer. Le reste du film était bien nase, ceci dit, sauf le moment où ils baisent et que Nicolas lance un « ahuuuum, c’est chaud ! ».

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Je n’aime pas ce genre de films car tout n’est que clichés. On s’aime à Noël ou au Nouvel An, on se déclare à la jeune mariée (qui a eu la stupide idée d’en épouser un autre), c’est toujours pareil. Que ce soit Meg Ryan, Julia Roberts ou Gwyneth Paltrow, on a toujours la rencontre improbable, deux êtres que tout sépare mais qui finalement, surmontent leur différence pour s’aimer… Passe moi la bassine, trop de guimauve, ça m’écoeure.

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Ca m’agace parce que ce n’est pas crédible, pas du tout. Dans mon bon vieux Perso, mon magazine fétiche de mes jeunes années, ils étaient allés interviewer une prostituée sur des films mettant en scène des putes et elle avait été directe sur Julia Roberts : « Trop belle pour faire le trottoir ». Sans parler de la perfection du timing, de l’incroyable stupidité des nanas qui réalisent au pied de l’autel qu’elles n’aiment pas leur futur époux mais celui qui leur court après pendant tout le film (marche aussi avec Hugh Grant, ceci dit) et du fait qu’on a toujours un peu l’impression que Dieu ou le Père Noël y sont pour quelque chose. La preuve : le baiser amoureux se fait généralement sous la pluie et la neige pour la
romantic touch. Dans la vraie vie, la pluie ne se déclenche pas pile quand on a envie d’embrasser l’amour qui vient de nous sauter au visage…

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Certains me penseront cynique mais c’est même pas ça. J’aime les histoires d’amour, les vraies, celles impliquant des gens que je connais (ou pas mais qui sont amis d’amis), même si elles ont un côté magique. Mais dans les histoires vraies, il y a toujours un élément peu glamour, quelque chose qui fait que dans le sucre, il y a de l’acide…Et ça, oui, ça,
j’aime. Parce que dans la vie, l’amour, c’est pas aussi simple qu’une rencontre sur les trottoirs d’Hollywood, par exemple.

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Message de service : Vous connaissez le club Sex and the city
2 ? Alors c’est très simple, il s’agit d’un blog participatif dédié à Sex and the city 2 et tout l’univers Sex and the city. Et d’après ce que j’en sais, va bientôt y avoir du cadeau. Voire même du très très TRES beau cadeau. Donc si vous êtes mignons, vous allez vous inscrire, ça me fera plaisir, merci ! 

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Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

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Au nom de l’esthétique, interdisons le botox

De temps en temps, je me plonge dans la presse people, un peu pour mon boulot même si j’ai ordre de ne plus trop m’occuper du site people pour concentrer mes efforts sur mes deux autres site, mais aussi pour le côté gossip qu’on trouve sur certains sites. Ok,
se moquer, c’est mal, gna gna gna mais on ne va pas non plus pleurer des liftings ou liposuccions ratées non plus.

Or depuis quelques temps, nous avons de plus en plus droits à ces visages figés plastifiés effrayants : le botox a encore sévi. Quand on regarde des Nicole Kidman, des Madonna, des Rosanna Arquette, des Demi Moore, j’en passe et des meilleures, j’ai peur, franchement. C’est le bal des sorcières et pas des sorcières sexy à la Charmed, non, les vraies sorcières qui font peur. A l’arrivée, on ne sait plus si c’est la star elle même que l’on voit en photo ou sa statue de cire, c’est troublant. Et quelque part, ça me navre.


Je peux comprendre que quand on a un métier public, on est obligé de faire attention à son image. Les femmes que j’ai citées, leur visage et leurs corps sont un outil de travail qu’elles sont contraintes de plier aux canons de beauté en vigueur. La minceur et la jeunesse sont à la mode, faisons du sport voire liposuçons nous, botoxons et liftons nous. Quand nous, on fait un bilan de compétences, elles, elles passent chez leur chirurgien esthétique. On pourrait les blâmer, leur cracher à la figure que c’est leur faute si nous, pauvres anonymes, sommes obligées de rester minces quoi qu’il arrive et de s’étaler des dizaines de crèmes sur la tronche pour paraître éternellement jeunes. Perso, je fais du sport pour avoir un corps au top et je m’étale tout un tas de produits sur mon petit corps qui ne demande rien mais j’assume : c’est aussi parce que j’aime bien. Surtout parce que j’aime bien. J’ai même commencé l’antirides mais on subit les influences que l’on choisit, finalement.

Seulement, arrive un moment où la course à la beauté provoque des dégâts considérables. Je ne relancerai pas le débat sur la minceur, la minceur est un critère de beauté comme les cheveux longs : tous les hommes n’en sont pas fans, question de goût. Mais certains aiment. Par contre, ne me dites pas que ces visages plastiques et effrayants puissent réellement plaire à quelqu’un et en premier lieu aux propriétaires de ces dits visages. On se retrouve avec des stars de 40 ans qui en paraissent 20 quand elles sont botoxées et maquillées mai elles ont toute la même tronche et je ne parle même pas des implants faciaux pour avoir de bonnes joues rebondies, les injections de collagène qui les font ressembler à Daisy Duck ou autre… Du coup, on se retrouve avec une Meg Ryan qui ne ressemble plus à rien, à part à une starlette qui refuse son âge. Mais au secours quoi ! Et que dire de Madonna qui, sur certaines photos,
ressemble à une sœur cachée des frères Bogdanov… Brrrrr, ça m’en fait froid dans le dos. On gueule parce que ces femmes n’ont pas le droit à un kilo en trop. Là, on oublie la question de la morphologie, certaines femmes sont naturellement minces. Quand je vois ma collègue, Louise, qui revient de son congé maternité aussi mince qu’avant sa grossesse, c’est naturel. Cette femme est taillée pour être mince, elle ne s’est pas fait liposucée. Mais par contre, notre visage se marque au fur et à mesure du temps et ce n’est pas un drame, c’est juste la vie. Dans ma famille, on ride peu mais je sais quelles rides j’aurai parce que c’est génétique, je sais que j’en aurai sur le front et autour de la bouche en premier mais je vais pas commencer à m’injecter du poison dans la figure pour retarder l’inéluctable.  On peut retarder l’inéluctable, rendre son corps tonique et utiliser des crèmes pour garder une élasticité de la peau mais se la figer, pitié. Nous connaissons l’âge de ces femmes, qui veulent-elles tromper ?

Et quelque part, ce qui est dramatique, c’est de lire des articles comme dans Biba qui exalte ces quadragénaires et quinquagénaires qui font de la pub en nous expliquant que le jeunisme est mort. Mais c’est archi faux. Le jeunisme est plus que jamais d’actualité, au point que des femmes ne peuvent plus rire, qu’elles ont perdu tout leur charme pour se ressembler les unes les autres et sortent même avec des petits jeunes. Et on veut me faire croire qu’elles acceptent leur âge ? Heu… Comment dire ? Vous êtes sérieuse là ? Quand on voit Demi Moore avec sa fille, on a du mal à savoir qui est la mère de la fille. Elle a limite l’air plus jeune que moi avec ma mini ridule sur le front.

Ceci étant, moi, j’attends. Le botox est une technique récente, on ne connaît pas les effets à long terme. Pas sûr que dans une dizaine d’années, quand je flirterai avec la quarantaine, on se précipitera encore à se faire des piqûres pour se faire injecter un poison végétal pour avoir l’air plus jeune. Peut-être que d’ici là, on se rendra compte que pouvoir rire ou avoir des expressions faciales est finalement plus important. Ou que, comme les hommes, les femmes ridées ont un sacré potentiel de séduction.

NB : Ayant mis deux heures (pour de vrai) à mettre les deux images, je laisse tomber. Vieux pc agonisant (pas celui du virus, l’autre, 6 ans d’âge). Mais bon, des gens meurent en Palestine, bordel.

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Où trouver l’homme ? Episode 23 : à la technoparade

A la recherche du prince charmant

(Lecteur, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction et qu’il ne faut pas trop prendre ce que je dis au pied de la lettre sinon, ça ferait
peur. Puis la preuve : la technoparade, elle est samedi et je ne suis pas sûre d’y aller)

L’avantage quand on vit à Paris, c’est que nous avons droit à une foultitude d’événements festifs et culturels, des réunions de foules gigantesques. Et qui dit foule dit « nombre de célibataires mâles au m² plus élevé que d’habitude ». Ceci étant dit, pour un plan drague, mieux vaut cibler l’événement parce qu’à la gaypride, il n’est pas évident de trouver son prince charmant (même s’il y a des hétéros, bien entendu, faut juste arriver à les cibler). Du coup, je me dis que la technoparade est un peu plus sûre pour trouver du mâle hétéro qui voudra bien devenir ma moitié. Puis c’est coloré, chatoyant… Allez, à l’abordage !


 

Rendez-vous est pris avec Vicky à Bastille. Je sors du métro et là, je suis assaillie par les décibels. Mazette, j’espère que les hommes ne sont pas exigeants sur ma capacité d’écoute parce que là, je pense perdre quelques points auditifs… Une fois Vicky retrouvée (d’ailleurs, je vous propose un jeu amusant : essayez de téléphoner un jour de technoparade, vous allez voir comme c’est compliqué mais exaltant), on se pousse un peu plus loin histoire de voir les chars défiler. Et pouvoir mater tranquille.

La foule commence à arriver et je fronce les sourcils. Je crois avoir totalement surestimé mes chances de trouver un homme présentable à ma famille ici. Autour de moi, les mecs sont pour l’immense majorité mineurs, ils se sont renversés un pot de gel sur la tête, ils ont découpé de longues chaussettes bariolées pour en faire des mitaines, des t-shirts noirs avec une inscription fluo «techtonik killer » et portent des slims. De façon personnelle, j’ai tendance à croire que slims et fertilité ne font pas bon ménage. J’ai lu il y a quelques années une étude qui expliquait que des jeans masculins trop serrés faisaient remonter les testicules un peu trop hauts et augmentaient donc leur température, nuisant aux petits spermes, très sensibles à la chaleur. C’est pour ça qu’en hiver, les hommes ont les couilles hautes (au chaud près des cuisses) et basses en été (à l’air frais). Avec cette mode des slims pour homme, on se prépare un babycrash, je ne vous dis que ça. Mais même s’ils avaient des baggys qui tombent jusqu’au genoux, ils n’en restent pas moins qu’ils ont 16-17 ans et que je ne suis pas pédophile.

 

C’est dommage qu’il n’y ait pas plus de 25-30 ans quand même car avec l’arrivée des chars, me voici très intime avec tout un tas de gens que je ne connais pas. Si ma vie était un roman ou une série télé façon Sex and the city, au détour d’un mouvement de foule, je me retrouverais soudain nez à nez avec un charmant jeune homme qui m’inviterait à aller prendre un café plutôt que d’assister à ce défile de fous furieux adolescents et de finir de perdre mon ouïe. Mais ma vie n’est pas un roman, ni une série, pas même une comédie romantique avec Meg Ryan qui jouerait mon rôle. Non, ma vie est régie par la loi du plus tu cherches, moins tu trouves et au bout d’une heure, mon résultat de chope est déprimant : des ampoules et des acouphènes. Je m’agite vaguement en rythme mais j’ai omis de prendre des cours de techtonik et je n’ai pas trop de place pour m’agiter. Finalement, le seul point positif c’est qu’avec la chaleur
torride, je vais perdre quelques kilos. Ca peut toujours servir pour un prochain plan drague.


 

En attendant, le défilé, plutôt court si on compare a la gaypride, est déjà passé, la rue s’est vidée à une vitesse hallucinante, ne reste que quelques technokillers de 17 ans trop fiers de boire de la bière à la bouteille. Bon, ben, on va se faire un Starbucks ? Après tout, la
dernière fois, ça avait été efficace… Quoique…

En bonus, je remets la vidéo que j’ai monté sur la technoparade 2007 parce que je me suis bien embêtée à la faire, na. Les photos sont faites par moi aussi !

 

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Les pubs qui m’énervent

Quand j’étais petite, j’adorais la publicité. Ma mère me raconte que dès que j’entendais le jingle pub, je courais devant la télé en poussant des « tut-tut !! » (en référence à la petite musique qui annonçait mes mini-métrages préférés)… Je me souviens même avec émotion de la chanson de Jeanne Mas, « Toute première fois », car je comprenais « tut-tut première fois » et je croyais qu’elle parlait de ma passion (même si je ne comprenais pas ce que foutait cette « première fois » derrière). Je suis une publivore, j’adore regarder les émissions qui sont consacrées et force est de constater qu’en France, nos cerveaux ne se foulent pas la neurone dans ce domaine.

L’afflux de sang lors des règles rend niaise
Petit cours d’histoire pour commencer : en 1975, ô révolution, les tampons arrivent en France et, avec eux, leur lot de polémique : les tampons font perdre la virginité aux jeunes filles. Bon, je ne sais pas à quoi ressemblaient les tampons en 1975 mais quand je vois ceux d’aujourd’hui, j’ai du mal à croire que j’ai perdu ma virginité grâce ou à cause d’eux… Sérieusement, un mec qui me
dit qu’il a le pénis de la taille d’un tampon, je pars en courant !


Est-ce parce que ce objets ont soit-disant menacé notre hymen il fut un temps que les publicités pour tampons sont aussi niaises ? On ne voit que des vierges effarouchées parler avec un air pincé : « ah non, je peux pas aller me baigner, j’ai mes hum-hum ! ». C’est le même combat pour les protège-slips et serviettes hygiéniques. Mon adolescence a été bercée par de jeunes filles sorties
directement de la famille Lequennois (cf La vie est un long fleuve tranquille) nous expliquant que les serviettes, c’est gênant parce qu’on ne peut pas mettre des pantalons moulants, ça se voit…


Heureusement, grâce à Always ultra, ouf, on peut mettre un fuseau si on veut. Merci le progrès ! Maintenant que les serviettes sont minces, nos amies-coincées-du-cul paniquent car elles ne se sentent pas « top fraîches » pour se promener sur les épaules d’un jeune homme. Heureusement, il existe des serviettes délicatement parfumées… Bon, déjà, la fille qui est au bord de l’orgasme parce qu’un mec la trimballe sur ses épaules, je trouve ça suspect. Ensuite, pourquoi faut-il toujours mettre en scène des filles prudes et chastes sur une musique neuneu au possible dans ce genre de publicités ?


Pour ma part, j’ai une idée de pub pour les tampons : un mec et une fille sont dans les toilettes d’une boîte, grosse soupe de langues et là, le mec sort une pièce en regardant la fille d’un air suggestif, elle prend la pièce mais au lieu de l’insérer dans le distributeur de capotes, elle le met dans le distributeur de tampons. Elle le saisit alors et secoue la tête en souriant style : « pas ce soir, chéri, la rivière rouge est en crue ». Bon, d’accord, c’est inutilement provocateur et les distributeurs de tampons n’existent pas, en France (et c’est bien dommage) mais franchement, ce n’est pas parce qu’on a nos règles que nous devenons complètement niaises.


Je profite de l’occasion pour souligner un problème soulevé tantôt par Océane dans l’un de ses mails. Je cite : « Pourquoi est-ce que les emballages de tampon sont ils toujours extrêmes colorés ?  Je veux bien qu’il faut que ça ressemble à des bonbons, comme dans la pub mais quand même!C’est bien une idée de mec ça… Ils sont tellement bloqués face ce « problème » qu’ils ne connaîtront jamais qu’ils les emballent comme des friandises. Oui mais toi quand t’es au boulot et que tu veux te changer aux toilettes tu te tape la honte : soit tu prends ton sac alors que tu ne le fais jamais soit tu te débrouilles par tout un tas d’acrobaties pour mettre le dit ustensile vert fluo de ton sac à ta poche…Quand tu as la chance d’avoir une poche… Sinon, tu pries pour avoir pris un compact qui tient dans la main et ne fond pas dans la bouche ( désolée!)… »


Je me souviens effectivement d’une pub vantant l’aspect « friandise » dudit produit… Y a bien que des hommes pour croire qu’il s’agit d’une géniale idée. Mais, personnellement, je ne connais aucune femme qui va aux toilettes avec un bonbon… Les WC ne sont pas forcément le meilleur endroit pour se restaurer.
Je vous passe les réponses à ce mail, chacune y allant de sa plainte et de ses petites astuces pour se promener discrètement avec l’objet… Tiens, voilà un sujet que les publicistes n’ont pas encore exploités.


Concernant ce que l’on appelle « l’hygiène intime », c’est encore pire. La plus merveilleuse étant « femmefresh » ou comment parler de cette fameuse hygiène sans même l’évoquer. On voit une bonne femme en maillot sur une plage qui s’enroule dans un paréo…Est-ce que pour une crème solaire ? Un après-soleil ? Une crème anti-cellulite ? Il faut bien lire ce qui est écrit en fin de pub pour
enfin savoir que c’est fait pour laver notre intimité…Cool.


Tout ce qui touche au sexe féminin fait peur ! C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle « d’hygiène intime », on n’entendra jamais une femme dire dans une pub : « je lave mon sexe avec Rogé Cavailles ! » (c’est sûr, dit comme ça, ce M. Cavailles va faire des jaloux). Ce qui me fait hurler, c’est quand j’entends : « je ne lave pas mon hygiène intime comme mes pieds ». Voilà une phrase qui ne veut absolument rien dire ! Je regarde dans mon dico et je vois hygiène : « ensemble de soins apportés au corps pour le maintenir propre ». CQFD : « laver son hygiène » est un formidable pléonasme.

Le sexe est partout, le sexe est nulle part
Le sexe fait vendre, c’est bien connu. A l’étranger, j’ai vu quelques pubs assez coquines et follement hilarantes. Par exemple, je me souviens d’une pub scandinave où on voit un couple baiser avec fureur dans toutes les pièces de la maison. Et vas-y que je te défonce sur le piano, et vas-y que je te prends contre l’étagère… Forcément, ces coïts enragés causent des dégâts et, à la fin,
on voit monsieur qui recolle tout ce qui a été cassé… C’était une pub pour de la colle, trop fort.


En France, on ose sans oser et souvent, c’est ridicule. Boire certaines boissons ou utiliser certains parfums nous rendent absolument irrésistibles mais tout est dans le sous-entendu… Si ça marchait vraiment, tout le monde se promènerait avec une canette de Gini… (le problème étant que si nous passons nos journées à consommer cette boisson, certains gaz indésirables risquent de s’inviter durant nos brouettes. D’un autre côté, laissons tomber les régimes, nous serons tous très vite obèses). Manger un magnum file un orgasme…Ah ? Je m’en suis jamais rendue compte et pourtant, j’en mange.


Parlant de produits donnant des orgasmes, je ne pouvais passer à côté d’Herbal Essence. Personnellement, j’avoue que j’aime bien me laver les cheveux, sentir la mousse dégouliner dans mon dos lorsque je me rince tandis que mes cheveux apprécient d’être débarrassés de ce poids soudain… Mais franchement, je n’ai jamais eu d’orgasme en me lavant. La première pub d’Herbal Essence était
une sorte de parodie des pubs traditionnelles où les femmes jouissent en se lavant les cheveux mais depuis, ils ont abusé du concept. En plus, je soupçonne la même agence de pub d’avoir fait la pub pour la société générale avec les fly boats et Eiffel Tower et une nouvelle pour le brie que j’ai découverte aujourd’hui : les vieux couples s’inspirent de la fougue des jeunes pour tenter de
retrouver une nouvelle impulsion. C’est surtout la dame qui semble lassée par le manque d’initiative de leur mari et leur pénis mou qui ne leur donne plus satisfaction. Heureusement, la publicité nous parle aussi de pilules miracles pour rendre à monsieur son érection d’antan. Entre parenthèse, je plains l’acteur qui joue dans cette pub et qui écoute en souriant une bonne femme qui
raconte que c’est plus tout à fait ça… Pauvre monsieur, on sent le compte en banque qui flirte avec l’interdit bancaire pour en arriver là…


En parlant de sexe, c’est l’été et les publicités pour les préservatifs débarquent. Et là, on admire le talent des publicistes qui arrivent à faire une pub pour des capotes sans vraiment parler sexe. On voit des couples se remercier pendant des heures, un espèce de super Durex… Tant qu’à y être, ils auraient dû nous faire le coup des bombes à eau. En voilà un concept : des gamins qui
prennent les capotes du grand frère pour en faire des bombes à eau mais le préservatif est si solide et résistant qu’il n’éclate pas…


A ce sujet, Victoire a souligné dans l’un de ses mails un problème intéressant : «moi, la pub qui m’énerve, c’est celle qui nous rappelle qu’on peut choper le sida, même l’été. Genre, y a pas de 
saison pour la capote. Ils nous ressortent la même tous les ans. » Comme tu as raison, ma Victoire ! Le sida, ce n’est pas comme la turista, ça ne s’attrape pas uniquement en vacances. Lecteur, à l’approche de l’hiver, continue de te couvrir, s’il te plaît. Et puis, rappelons que le préservatif est d’utilité publique, il lutte contre la surpopulation.

Tu as raté la Star Ac ? Chante dans les publicités !
Certains publicistes sont inspirés et décident de faire chanter les slogans des produits qu’ils vendent. Erreur fatale ! Je me souviens, il y a quelques années, j’errais dans un supermarché en compagnie de ma maman, faisant semblant de m’intéresser aux courses familiales quand, soudain, un son
étrange me tira de ma distraction. Etait-ce le cri du paon à l’agonie ? La plainte désespérée d’une 2 chevaux qui voit fondre sur elle un 33 tonnes ? Non, une pub à la radio ! Une chanteuse
beugle comme une âne un slogan à la con sur l’air de L’école est finie…On n’a pas idée de chanter aussi mal !
Dernièrement, à la télé, passe une publicité qui me donne envie de jeter mon poste par la fenêtre (habitant au rez-de-chaussée, il n’ira pas bien loin), celle pour les yaourts Veloutés. Un type
qui prend une voix de fausset entame cette merde télévisuelle par un petit jingle : « Veloutés, où sont donc les veloutés ? ». Soit dit en passant, cette pub est l’exemple même de ce qu’on peut
faire de pire dans ce domaine. Outre le jingle atroce qui me donne envie de frapper le pauvre chanteur, les acteurs sont mauvais, en particulier la petite fille qui annone son texte sans chercher
à comprendre ce qu’elle dit (« mais-maman-où-sont-donc-les-Veloutés-tu-en-as-acheté-hier », option voix monocorde). Quant au « scénario » (grand nom pour cette chose), il est franchement
pitoyable…Le pire, c’est qu’on sent les publicistes qui ont bossé là-dessus et qui ont trouvé très drôle cette histoire de bonne femme qui parle de concierge et d’ascenseur alors qu’elle n’a ni
l’un ni l’autre dans son immeuble… Non, messieurs les publicistes, ce n’est pas drôle, ça me donne limite envie de pleurer.
Je parlais l’autre jour à Gauthier de cette pub que nous détestons tous les deux et il a une théorie à ce sujet : la chanson est insupportable volontairement, c’est pour que la publicité nous
marque. De ce point de vue là, la réussite est totale. Sauf que moi, j’ai décidé de boycotter les Veloutés, j’en achèterai pas tant qu’ils continueront avec cette atrocité !
De là, je me suis demandée pourquoi les publicistes s’acharnaient à faire chanter des trucs aussi catastrophiques. Car il ne faut pas se leurrer : si vous avez du talent pour la chanson, vous
n’allez pas chanter dans les pubs ! Mais ça doit coûter moins cher d’embaucher Dédé, la star du karaoké de Saint-Ouailles-sur-Berges que de payer des droits à la SACEM pour récupérer une chanson
déjà existante. Et puis, Dédé, il aura droit à ses 10 secondes de gloire plusieurs fois par jour pendant des mois.
Concernant les pubs qui font hurler, il y a une personne dans mon entourage qui est particulièrement critique vis-à-vis de ces mini-métrages : ma maman. Tu vois, lecteur, si l’enfer est
personnalisé pour chacun, je connais celui de ma mère : lui imposer de regarder en boucle la pub de Javel Dose. Rappelons que cette pub met en scène une brunette à la voix stridente qui hurle : «
Javel Dose, javel dire à tout le monde ! ». C’est fou mais dès que mes cousins ou amis proches voient cette pub, ils pensent irrésistiblement à ma mère. Par ailleurs, elle déteste la blonde dans
les pubs Taillefine (« Non mais qu’elle est moche cette fausse blonde qui se la joue Meg Ryan ! Elle m’énerve ! ») et la pub Calgon où le plombier engueule la bonne femme qui a choisi une marque
moins chère en la regardant style : « mais pauvre conne, y a que Calgon qui protège ta machine ! ». Monsieur le plombier, tu devrais être content que la dame ait choisi d’acheter son anticalcaire
chez Leader Price, ça te fait gagner des sous alors arrête de la mépriser comme ça !
Regarder la pub avec ma mère est assez jouissif, en fin de compte. Elle est très critique et s’énerve pour un rien, c’est très amusant. Finalement, je crois que je suis la digne fille de ma
génitrice !

 

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