La roadmap de la touriste

Tu peux découvrir une ville de deux façons : en te perdant (je suis très douée pour ça), errant dans les rues au hasard, ou en ayant ta check list de touriste. Si je me perdis dans Venise, Rome, Naples, Athènes, Mykonos, Honfleur, Lisbonne, en Sicile. Au gré de mon instinct, je tourne à droite, à gauche… Tiens, ça a l’air mignon. Parfois, je tombe sur de charmants petits coins, d’autres dans une impasse sans le moindre intérêt. A New York, mon temps était compté : 4 jours pour faire le grand chelem touristique afin de pouvoir revenir un jour avec Victor et errer sans but dans les rues.

Au détour d'une rue à Lisbonne

Au détour d’une rue à Lisbonne

Au détour d'une rue à New York

Au détour d’une rue à New York

Cet article vous présentera donc les incontournables du touriste. Pour me faciliter la vie et éviter trop de retrait d’argent à l’étranger, j’ai opté pour la solution de facilité : le city pass. Avec ce city pass, acheté pour la modique somme de 114 $ (je vous ai dit que New York était cher ?) et je peux désormais :

  • Monter en haut de l’Empire State Building
  • Aller jouer avec les dinosaures du musée d’histoire naturelle
  • Aller au Met
  • Aller au top du Rockefeller center ou au Musée Guggenheim
  • Faire un coucou à la statue de la liberté en direct de la Circle cruise ou aller à ses pieds et visiter Ellis Island
  • Visiter le Mémorial du 9/11 ou visiter le musée de l’aéronautique et de la conquête spatiale (y a un intrépide dedans, je me souviens plus du nom exact et j’ai la flemme de chercher).

New York vu d'en haut

Tout ça, oui ! La question devient dès lors : comment on s’organise. Facile, en fonction de la météo : les trucs dehors quand il fait beau, les trucs dedans quand il fait moche (il a juste plu le vendredi en fin de journée). Voici donc une petite review des trucs dehors, je vous parlerai des musées une autre fois

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  • L’Empire State Building

Peu avant mon départ, un collègue qui revenait justement de la Grosse Pomme (tout le monde est allé à New York cette année)  m’avait dit “si tu pars que 4 jours, évite l’Empire State Building, tu vas perdre 3h !” Mais quand même, ça me titillait… et soit on m’a menti, soit j’ai eu un bol de tarée mais j’ai accédé très vite au sommet. Après avoir pris un ascenseur qui monte si vite que ça m’a fait mal aux oreilles et avoir tenté de faire la visite avec l’audioguide qui freezait, j’accède enfin sur la terrasse et OH MON DIEU ! J’ai eu la chance d’y arriver en fin de journée avec un soleil magnifique, Manatthan dorant au soleil couchant. J’ai fait 30 fois le tour de la terrasse, fait 150 photos, tenté des selfies à contre jour (je suis nulle en selfie, j’aime pas ça de toute façon, voilà), réalisé un petit portrait d’une Japonaise avec son smartphone (et j’ai réussi à déjouer le contre jour parce que je suis une smartphotographe hors pair… quand il s’agit pas de selfie, donc). J’ai adoré, j’ai adoré, j’ai adoré. Franchement, j’ai passé un moment génial, j’ai aimé chercher voir New York de haut, j’aurais voulu y retourner tous les jours.

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  • Le Rockefeller center

J’adore le RockeFeller center. Pourquoi ? Parce qu’un mec a quand même créé un immeuble à son nom en mettant une représentation de Zeus sur le fronton et des drapeaux comme si c’était l’ONU. La petite patinoire est assez sympa, aussi. Mais évidemment, le Rockfeller center, outre ses émissions de télé dont le fameux show de Jimmy Fallon, on y va pour sa vue. On monte dans un ascenseur très rapide qui en profite pour vous diffuser un petit film sur le plafond transparent chantant les louanges de la NBC (je me moque mais c’est assez étrange comme expérience) et on se retrouve sur le toit pour une magnifique vue. Alors évidemment, si on a déjà vu l’Empire State Building, rien de bien neuf sous le soleil… Quoi que si, justement. D’abord, vous avez une vue magnifique sur Central Park (vue obstruée sur l’Empire State par… le Rockefeller Center) donc rien que pour ça, ça vaut le coup et on aperçoit au loin le ballet aérien de la Guardia (j’adore les avions, depuis que je n’en ai plus peur). Bref, ça vaut AUSSI le coup.

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Le Rockefeller center vu de l’Empire State Building

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Oui alors en fait, c'est pas Zeus, c'est la sagesse mais ma version est plus marrante

Oui alors en fait, c’est pas Zeus, c’est la sagesse mais ma version est plus marrante

Sinon là, c'est Prométhée

Sinon là, c’est Prométhée

  • Le World trade center

Oui, je le mets là car je vais parler du lieu et pas du Mémorial que je n’ai pas fait par manque de temps et je n’y tenais pas particulièrement, je suis pas une fana du côté “nous, le monde libre avons souffert !”. Je saisis tout le drame humain du 11/09, c’est ce que ça a légitimé derrière qui me fait violemment grincer des dents. Sans parler de ce nouveau building, certes magnifique… Ca me donne la sensation que la leçon n’a pas été tirée. Bref, un regard aux bassins du souvenirs, des noms de gens décédés, quelques photos parce que le bâtiment est beau et fait des reflets sur l’immeuble d’en face et je repars

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  • La statue de la liberté

Le plus typique pour la fin. Comme je disais dans mon article d’intro, j’ai souvent rêvé de la statue de la liberté, version monumentale (à peu près cette photo : mais c’est ce que je voyais entre les buildings).

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Lors de notre arrivée en shared bus, je l’ai vue, au loin, face à Manhattan, dans une semi pénombre, brandissant fièrement sa flamme. Dans mes oreilles, la BO parfaite : Again de Archives (Archives est la BO parfaite d’à peu près tout, ok). Grosse impression. Par la suite, je ne l’ai plus beaucoup vue, n’errant que peu au Sud de Manhattan. Je l’ai aperçue du haut de l’Empire State, puis par la suite en haut du Rockfeller center et du Pont de Brooklyn. Du coup, j’étais un peu excitée dans le ferry qui amenait jusqu’à la fameuse Liberty Island mais comme je suis un peu quiche, je ne me suis pas posée du bon côté du ferry et ne l’est pas vue alors qu’on approchait (et j’arrivais pas à bouger). Pas grave, je ferai les photos de la Statue de la liberté “vue de l’eau” au retour. Liberty Island a 2 intérêts : la statue donc, qui reste remarquable et une très belle vue sur la skyline de Manhattan. Mais c’est un peu comme la Tour Eiffel : il faut le faire une fois mais inutile d’y retourner.

(je ne retouche pas les photos parce que ça me saoule donc admirez le ciel bleu de ouf)

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Je fais plein de photos et j’embarque pour Ellis Island. Et je me trompe encore de côté pour le ferry donc les seules photos de la Statue de la liberté prises de l’eau seront un peu lointaines. Pas grand chose à dire sur Ellis Island en soi, je pense que c’est quand même à faire au moins une fois, ça fait pas mal réfléchir sur l’histoire des migrations, sur un pays de liberté qui parque ses nouveaux arrivants pour pas s’encombrer des trop pauvres, des pouilleux ou des fous… Et si, comme moi, vous avez eu droit à un texte sur Ellis Island chaque année dans vos cours d’anglais, vous aurez une petite pensée émue pour vos profs.

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Voilà un peu pour les grand spots touristiques, je vous parlerai de musée, de comédie musicale à Broadwa, d’architecture et de jolie rencontre une autre fois.

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La bise !

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La plongée aux Maldives, c’est extrême

Enfin quand t’as pas de bol et nous savons tous que la chance m’aime ou me hait sans juste milieu.

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Déjà, au départ, ça s’annonçait pas top vu qu’à 48h du départ, je vomissais tout le gras avalé durant ces quelques jours de vacances familiales. Note pour moi-même : plus jamais de diète juste avant les vacances de Noël. Bon bref. Mon estomac se retape relativement à temps, j’arrive à Male sans encombre, je trouve mes compagnons d’aventure et vogue la galère. Dans tous les sens du terme.

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Il faut savoir que j’ai pas beaucoup de plongées à mon actif, je suis arrivée crânement aux Maldives avec 75 plongées, quasi toutes en Méditerranée. J’imaginais les plongées aux Maldives dans une eau chaude et limpide. Pour le chaud, aucune réclamation. Par contre pour le limpide, tu repasseras. Parce que cette semaine, nous avons affronté… (Musique de suspense) les courants de la mort (tadaaaaaa).

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Bon, on va pas se mentir, les courants aux Maldives, c’est comme la pluie à Paris, ça n’a rien d’exceptionnel. Première plongée, ça commence déjà à bien t’embarquer, je râle un peu intérieurement. C’est un peu chiant, le courant, j’aime pas trop ça. 2ème plongée, on nous a donné un crochet histoire qu’on s’arrime au sol pour mater les requins tranquillou. J’avais attaché le mien à ma ceinture… Et Ben, ça n’a pas aidé à atténuer ma cambrure, la vache ! Mais là, c’était encore mignon…

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31 décembre. Plongée raies manta, le dive master annonce qu’il y a énormément de courant et que c’est très couillu de la faire. Je préfère passer mon tour tout en consolant le dive master désolé de la situation. Stadire que c’est la nature, mec, spatafaute, je vais aller lire, tout va bien. Au final, quand ils sont arrivés sur le site, plus de courant. L’après-midi, on enchaîne, une plongée sur un site où devrait pas trop y avoir de courant. ET BAH PUTAIN ! Ça tangue tellement que le dhoni n’arrive pas à nous larguer sur le site. Ah oui parce que la veille, on avait eu du mal à remonter sur le bateau, y avait trop de vagues : dès qu’on essayait de s’accrocher aux lignes de vie le long du bateau, on se faisait méchamment soulever avant de devoir lâcher et vite se tirer pour pas se faire fracasser le crâne par ledit bateau. Donc bref, on descend comme des brutes, j’ai du mal à suivre à cause de mes oreilles, j’arrive enfin en bas essoufflée, y a un courant de malade, je vais mourir. En fait, y a tellement de courant que pour avancer, on s’accroche aux rochers au sol pour se tirer à la force des bras. Voilà, c’est de la varappe à l’horizontale, c’est original. Au bout de 15 mn, l’encadrant arrête la plongée, on remonte pour retenter de sauter sur le site. Descente de brute, je traîne, mon binôme et moi perdons le reste de la palanquée, on est récupérés par la suivante avec le dive master. Re varappe au sol. Ce qui est drôle, c’est que pas mal de rochers ne sont pas du tout arrimés au sol, donc tu le saisis pour avancer et il te reste dans la main. Ahahah, tuez-moi. En surface, le dive master dit « je plonge rarement dans des conditions aussi difficiles ! ». Tu me rassures…

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Le lendemain matin, 1er janvier, plongée avec un requin baleine, un inédit pour moi. Ca tombait bien, on avait essayé d’en attirer un le lundi soir en braquant des spots à la surface pour attirer krill et plancton, la nourriture de la bête. Et là, on s’est pris une pluie diluvienne, fin de l’expérience. La plongée est cool, je retrouve ma consommation d’air habituelle. Mais l’enfer était à venir. Tudum. Plongée de l’après-midi. Un encadrant nous la vend comme une des plus belles plongées des Maldives, devrait pas y avoir de courant. Déjà, on ricane, le courant étant devenu notre sujet de vanne préféré… Ben on aurait mieux de fermer nos bouches. Pourtant, ça partait bien, petite descente parfaite, une jolie raie aigle qui s’envole alors qu’on atterrit, on palme gaiement vers l’arche et là, c’est le drame. On doit relancer notre varappe horizontale, on passe difficilement, on est aspirés de suite après dans un courant de folie. On s’accroche avec désespoir aux rochers, je m’écorche les jambes, une fille part valdinguer dans du corail vert. Ok, l’encadrant nous signale la fin de plongée. On commence à palmer pour remonter mais c’est bizarre, j’ai mal aux oreilles… Je regarde mon ordinateur : je suis en train de descendre. Je… Quoi ? Comment puis-je descendre alors que je suis en train de palmer pour remonter ?

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Bienvenue dans la machine à laver des Maldives ! Le truc qu’aucun plongeur ne veut rencontrer : en gros, t’es prisonnier du courant, tu peux te faire aspirer à la surface ou au contraire repousser vers le fond. On arrive à s’en sortir sans dommage mais nos bulles volent tout autour de nous : dessus, dessous, à l’horizontale… C’est le bordel. Allons donc plonger plus loin.

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Comme j’avais peu consommé d’air durant le marasme de la « plongée » précédente, je peux repartir. On file en dérivante, ça défile vite mais ça gère. Vers la fin de la plongée, 2 de la palanquée remontent car ils sont sur la réserve, je poursuis avec l’encadrant. Soudain, on entend des coups répétés. On se regarde, pensant que l’autre veut nous montrer quelque chose mais ça vient pas de nous… Et merde, ça vient du bateau. Ça veut dire « accident, sortez immédiatement ». On trace comme des malades sous l’eau pour sortir sous le bateau. Je grimpe et là, je vois une plongeuse étendue au sol sous oxygène. Pierre dans l’estomac. Tout le monde tire une putain de gueule, le dive master est au bord du suicide. Bon, je vous rassure, tout est bien qui finit bien : la plongeuse va bien, elle n’arrivait plus à respirer à cause d’une grippe. En remontant sur le bateau, je papote avec la coloc qui avait fait la même croisière 2 mois plus tôt et qui était hallucinée par les conditions, elle avait limite plus peur du courant là qu’au Komodo… Au moment de désigner le chat noir du bateau, je plonge le nez dans mon bouquin. Spamoi !

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Heureusement, ça s’est calmé sur la fin même si nous n’avons pas vu la queue d’une Manta sur les Mantas points mais le soir, elles étaient au rendez-vous sous le bateau. 40 mn à les regarder voltiger, gueule béante. Y en a même une qui m’a touchée !

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A la fin, jolie conclusion avec une plongée de 97 mn en légère dérivante. Alors oui, j’en ai chié mais j’y retournerais demain si je pouvais. Et je suis vraisemblablement prête pour les Komodos. Faudrait juste que je trouve un boulot au salaire 50% supérieur au mien avec 10 semaines de congés par an. Je suis pas rendue !

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Caressée par un requin

La peur est une chose un peu étrange : elle vous rend visite à l’improviste mais peut aussi vous poser un lapin. Voici donc l’histoire de ma plongée de nuit avec les requins (brrrr).

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En général, quand tu vas aux Maldives, on te promet « du gros ». Ayant réussi l’exploit de ne jamais croiser de requin en plongée (enfin, si, un de loin en Égypte), je restais circonspecte : sur les brochures, on te met toujours des requins baleine et des raies manta ou des tortues mais à l’arrivée… Premier jour de plongée aux Maldives, 2 plongées requin. Pardon 2 Putains de plongées requin (dans le sens « waouuuuuh »). Pourtant la 1ère partait mal, mes oreilles passaient pas. Mais une fois crochetée en bas, c’est le spectacle : des requins corail, des requins gris, du thon, des poisson perroquets, ça défile devant toi comme les Parisiens quand t’es enterrassé en été. Peur ? Bah non, ils s’approchent pas ! Mais le soir allait être une autre paire de manche…

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Le soir, c’était donc the plongée requin. Une plongée facile : on descend, on s’accroche avec nos crochets et on assiste au spectacle. Là, des dizaines de requins nourrices passent dans tous les sens pour manger. Accrochée à mon rocher, je suis hallucinée. C’est si surréaliste ! Un requin passe à côté de moi, caresse ma peau et part vivre sa vie. Et j’ai même pas eu peur. Même quand je me suis couchée (par maladresse) sur l’un d’entre eux qui mangeait sous le rocher auquel j’étais accrochée. Zen la Nina. Même quand une raie est venue me voler pas loin. Une de mes collègues de plongée (plus expérimentée que moi, j’étais la newbie de la semaine) m’a dit avoir crié au début tellement elle flippait. Alors que moi, j’ai juste eu un peu d’appréhension quand, avant de sauter, on a vu passer des dizaines de requins dans l’eau. Heu… Oui, ok, ils sont pas méchants les requins nourrices mais je suis pas sûre que ça les amuse de prendre sur la tronche une flopée de plongeurs. On peut les comprendre.

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Mais une fois sous l’eau, c’est si incroyable qu’on ne pense pas au danger. Danger certes relatif mais on parle d’animaux sauvages, on ne sait jamais… Ils te frôlent, caressent, bousculent mais tout se passe comme dans un rêve. Et même pas t’as peur. Heureusement car la semaine nous a réservé des plongées bien difficiles, je vous raconte ça très vite ! (Demain à priori)

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Hop, pour vous donner une idée de l’ambiance, une petite vidéo !

Et tiens, la vidéo du défilé de requins de l’après-midi

PS : je suis nulle en photo sous marine et en retouches, désolée pour la piètre qualité des images (prises par moi, y compris celle qui a l’air faite en image de synthèse)

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Je passe mon niveau 2 !

La plongée, c’est comme le parachute : si tu veux que tout se passe bien, tu as intérêt à maitriser tes paramètres. Toute ma semaine de passage, en fait, j’ai joué au parachute sous-marin : bras plaqués le long du corps, j’ondule le buste selon la
direction que je veux prendre (haut/bas), je gonfle et dégonfle mes poumons. Bref, je fus follement aérodynamique mais sous l’eau (aquadynamique ?).


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Pour ceux qui nous rejoignent et ceux qui papotent en fond de classe, je suis partie la semaine de Pentecôte dans le Var
passer mon niveau 2 de plongée. Pour faire simple, le niveau 2 me permet de descendre à 20 m avec des camarades niveau 2 ou plus et jusqu’à 40 avec un guide de palanquée (c’est un niveau 4 au moins, un peu comme un 3e qui donnerait la main à un 5e). Donc si je pars avec mes camarades niveau 2, faut que je sois capable de les aider en cas d’incident voire accident et c’est un peu tout ce que j’ai appris cette année. Entraînements le mardi et le vendredi (ok, le vendredi, j’y suis allée une fois), fosses le week-end, sacrifiant quelques grasses matinées, cours théoriques le mercredi soir pour apprendre réglementation, tous les accidents possibles et imaginables (genre le cours, tu sors de là, tu veux plus approcher une piscine à moins de 100 m) et surtout les réactions à avoir si ceux-ci se produisent, le matériel, la bio sous marine et on a même fait des exercices de physique et de maths avec nos amis Archimède et Boyle-Mariotte. Quant aux tables de plongée, c’est un bonheur de tous les instants. J’ai même eu un devoir sur table le 8 juin, 6 ans que ça ne m’était pas arrivé !

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Après tout ce travail, nous voici dans le Var pour valider (ou non) notre niveau 2. Je suis montée dès le lundi, gagnant de fait deux plongées explo par rapport au gros du groupe n’arrivant que le mardi soir. Ce jour là, je plongeais avec Alice, aspirante niveau 2 et Corinne, encadrante qui m’avait eue à Colera et qui pensait sincèrement que je ne m’en sortirai jamais. Il faut savoir qu’arrivée au Var, je n’avais que 9 plongées en mer contre 15 à 30 pour les autres. Et paf, je l’ai épatée. Comme j’ai travaillé dur, j’ai géré ma stabilisation comme une reine (même plus je palme pour me maintenir) et j’ai supprimé mes gestes parasites, divisant ma conso de quasi la moitié, rallongeant ainsi la plongée. Du coup, le mardi soir, je déborde de confiance. Le niveau 2, c’est in ze pocket comme qui dirait.

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Du mercredi au vendredi, on enchaîne les plongées techniques, on s’entraîne aux remontées assistées au milieu des mérous et des barracudas (y a plus dégueulasse comme salle d’entraînement), aux remontées expiratoires, aux « je vide mon masque sans bouger, t’as vu ? ». Le souci, c’est qu’on fait beaucoup d’ascenseur et mes oreilles commencent à tirer. Légèrement marquée par mon barotraumatisme marseillais, je craignais le pire mais étant excessivement prudente sur laquestion, ça passe. Je maîtrise de mieux en mieux la remontée assistée et je ne foire presque plus trop mes paliers, mes deux bêtes noires. Pour expliquer à nos amis non plongeurs, la remontée assistée, je dois attraper avec douceur un plongeur qui me fait signe qu’il a un problème nécessitant une assistance et le remonter à la surface à la bonne vitesse (trop vite, je nous colle un accident de décompression, c’est PAS une bonne idée. Même si ok, à 20 m, c’est pas trop probable mais quand même). Or nos gilets contiennent de l’air qu’il faut purger au fur et à mesure que l’on remonte car il se dilate. Bon, c’est pas un blog de physique ici, notez juste que plus on remonte, moins y a de pression, plus l’air se dilate et plus il nous porte. Et là arrive le problème de palier, je m’envole à chaque fois à la surface car même si mon gilet est vide et que je suis correctement lestée, je respire pas bien et j’ai trop d’air dans mes poumons. En gros, sur 10 plongées, j’en ai réussi parfaitement 2. Plof. Mais globalement, la semaine se passe super bien, je ne fais pas trop de conneries, si on exclue la sortie explo où je me suis trompée deux fois de palanquée mais paraît que c’est pas trop de ma faute, la fille qui avait été nommée guide de palanquée allait dix fois trop vite et moi, flânant un peu, je suivais les premières palmes passant (avant de me rendre compte que personne dans ma palanquée n’a de palmes roses donc je ne suis pas les bonnes personnes).

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Samedi, c’est le jour J, le jour du passage de niveau, on a deux plongées pour faire nos exercices. Je suis avec Isa
Rousse (je n’avais jamais plongé avec elle en mer mais je sais que c’est une très bonne plongeuse) et un encadrant qu’on n’a pas d’ordinaire mais que j’aime beaucoup. On plonge, on gère tous les exercices, je réussis parfaitement une remontée assistée (et foire un peu la 2e) mais globalement, ça va, je suis détendue. Le midi, pique-nique sur une île, on n’a pas beaucoup d’eau mais je suis guillerette, je console même Marielle, une fille de mon groupe dévastée car elle a complètement raté son assistance mais rien n’est perdu. Sauf que l’après-midi, tout va de mal en pis. Mes oreilles ont du mal à passer, j’ai froid et soudain, en bas, j’ai le tournis, je ne sais plus bien si on monte, on descend, on tourne ou on stagne. Ca dure une demi-seconde, je me dis que j’ai rêvé. Je fais mes exercices et bien mais je commence à être à la traîne, mes oreilles ne passent plus. Et là, c’est magique : l’encadrant ne me sentant plus, c’est lui qui me fait une vraie remontée assistée. Un peu comme si le jour du permis, l’examinateur me faisait un créneau. Il me tient la main jusque sur le bateau, j’avoue que j’étais un peu partie. Sur le bateau, j’ai mal à la tête et la gerbe. Fatigue+ déshydratation, j’ai subi un vertige altérobarique, youhou !

 


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Et pourtant, pourtant. Mon niveau 2, je l’ai. Corinne m’a avoué avoir été bluffée par ma progression durant la semaine
mais j’avoue que j’ai senti que j’avais eu le déclic. La soirée qui s’annonce va être dantesque et le lendemain, nous allions pouvoir tester notre autonomie à 20 mètres.

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Sauf que la vie, elle aime bien ne pas faire ce que j’avais prévu…

(oui, c’est un à suivre tout pourri)

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Franchement, je remercie pas mon père là…

Et ma mère non plus pour le coup.

Et voilà, c’est reparti, je re-souffre à nouveau à cause de Güdrun. Stérilet de merde. La bonne nouvelle, c’est qu’il paraît qu’au bout de 3 mois, ça finit par passer, j’en suis à deux, youhou ! Mais tu vois, j’ai passé le week-end au lit à chercher une position pour calmer mes reins et mon ventre et figure toi que j’ai pas vraiment trouvé. J’ai utilisé ma bouillotte, pris de l’ibuprofène, mangé chaud (à en mouiller ma robe en coton), mangé froid. Le seul truc qui a bien marché, c’était la douche (oh bonheur!) mais étant en période d’essai, je ne suis pas sûre qu’un « hé patronne (oui, mon chef est une femme, d’abord), je souffre légèrement de mon Güdrun, ça te gêne si je télétravaille de ma baignoire ? ».  Non, soyons sérieux.

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Dimanche, alors que je marchais telle une vieille percluse de rhumatisme jusqu’à mes toilettes avec la nette impression qu’on avait accroché mes reins à un fil et qu’on tirait très fort, j’ai maudit très fort mon statut de femme. Et ma mère aussi. Non mais merde, si elle était normale, elle m’encouragerait à faire un gosse, pas l’inverse (elle serait forcément déçue) ! Alors, ok, comme me disait Vicky, « tu as une sexualité responsable » mais justement parce que je suis responsable, j’utilise des capotes et ça marche tip top, les capotes. Et ça
ne me fait pas mal (enfin, sauf utilisation trop fréquente et prolongée dans certaines positions mais je ne vais pas détailler non plus, merci bien). J’ai baisé 5 ans sans autre contraception et je ne suis jamais tombée enceinte, je n’ai déplorée que 2 craquages de capotes sur je ne sais combien de coïts donc pourquoi MAIS POURQUOI j’ai écouté ma mère ? Hein ?

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Puis j’en ai voulu à mon père. Enfin, pas tellement à lui directement mais à ses petits soldats partis à l’assaut de l’ovule maternel. Non mais ils étaient pas un peu feignants les spermes équipés du gêne Y ? Non parce que par deux fois, ce sont les X qui ont gagné, quand même. A ce sujet, si c’est une question d’alimentation et que vous voulez une fille, mangez de l’aigre et de l’acide, ça a l’air de marcher. Bref, donc je suis née fille et je vous jure que dès mon plus jeune âge, j’ai noté que c’était pas très cool. D’abord, c’était chiant :
moi, j’étais obligée de rentrer utiliser des toilettes quand je jouais avec mes cousins alors qu’eux pissaient contre un arbre (25 ans plus tard, je ne m’en remets toujours pas. Surtout quand je me retrouve face à des toilettes turques à me concentrer très fort pour ne pas pisser sur mes chaussures); Puis vers 8 ou 9 ans, j’ai eu une grande question existentielle : les filles, elles ont plein de trucs nuls comme les règles (comment j’ai su ça à cet âge là?). Et les mecs, ils ont quoi de nul ? J’ai un jour posé la question à mon papa qui m’a répondu « nous, on a le service militaire! ». Sachant que mon père a été exempté pour un problème de bronchioles, apprécions l’ironie de sa réponse.

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Ben depuis la fin du service militaire, pardon mais je ne vois pas en quoi c’est nase d’être un mec. Et qu’on ne me réponde pas « toi, tu auras les joies de l’enfantement ». Parce que je vous jure qu’hier, j’avais tellement mal que l’idée que mon uterus soit habité par autre chose qu’un T en cuivre m’a fait violemment trembler de peur. Faut savoir que j’ai une mauvaise tolérance à la douleur vu que je suis pas habituée. Jusqu’à ce que j’embauche chez Pubilon (stress mon amour), je n’avais quasi jamais eu de vraies règles douloureuses et je ne suis que rarement malade. Par contre, quand je le suis, attention, barrez-vous, ça vire au cauchemar, je finis même par en pleurer de rage si ça part pas. Oui, j’ai un peu tendance à croire que mon corps est le plus fort et que moi, en 3 jours, je ratatine une grippe (ce qui est faux).

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Je gueulerais bien contre le fait que ça fait chier que la contraception, ça nous tombe toujours dessus alors que les mecs aussi ont des moyens de contraception (autre que le préservatif) mais bon, je suis un peu de la vieille école : si je veux être sûre de ne pas subir de grossesse indésirable, grossesse se développant dans MON corps, je préfère encore gérer le truc.

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Donc si mes règles ont la même gueule que le mois dernier, c’est parti pour 9 jours (9 putain de jours!) de douleurs, irritabilité, hypersensibilité… et libido de femme enceinte, ça peut toujours servir pour certains (héhé). Je vais en profiter pour écrire un max d’article, je me trouvais bien trop guimauve ces derniers temps (vous avez pas idée à quel point je suis dans une phase neuneu insupportable en ce moment). Gnark gnark gnark !

PS : Par contre, j’aimerais bien savoir pourquoi j’ai mal aux oreilles…

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Et la plongée à Marseille, c’était bien ?

Donc voilà, comme certains l’auront noté, je suis sous l’eau mais au sens propre du terme, cette fois-ci. Car ce week-end, j’ai pris mes petites affaires pour aller faire de la plongée à Marseille, ma première plongée en mer. Et accessoirement ma première descente à plus de 5 mètres de profondeur. Autant vous dire que la veille, je faisais pas la fière…

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Vendredi, 16h20, après une journée épuisante (je vous raconterai plus tard), me voici sur le quai, mon sac plombé par ma stab (c’est le gilet sur lequel on accroche la bouteille et qu’on gonfle et dégonfle pour se stabiliser dans l’eau. Je fais un peu ma merdeuse qui s’y connaît) et mon détendeur (le truc pour respirer). Le trajet en train est convivial, on fait péter le saucisson et le rhum. Rhum qui, agrémenté d’orange, a terminé sur mon pantalon, le seul que j’avais pour le week-end. Et c’est pas ma faute, c’est Guillaume qui l’a renversé ! Bon, au bout d’un moment, les autres passagers en avaient un peu marre de nous entendre, tu m’étonnes…

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Passons sur le voyage, on s’en fout un peu, tout le monde est arrivé entier au gîte malgré la conduite très sportive du taxi-monospace qui nous a amenés jusque là (en fait, c’est super grand Marseille). Soirée sympa et tout mais passons à l’essentiel de cet article : la plongée. Comme je n’ai pas encore validé mon niveau 1, j’ai donc droit à mon accompagnant à moi toute seule, c’est quand même bien la classe. Ca me rassure un chouia surtout que bon, si je fais mon gros boulet, je ne gâcherai pas la sortie du reste de la palanquée (c’est
le groupe de plongeurs. Comme je me la pète, c’est insupportable). Etape 1 : la combi. Je déteste officiellement le néoprène, ça irrite le bout des doigts, ça colle à la peau… Du coup, j’ai pris une combinaison un poil trop grande. C’est important pour la suite. Je prends mes petites affaires et direction le zodiac. Heu mais ça tangue un peu cette affaire, là quand même…  Ah non, une fois que ça navigue, ça se passe bien.

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Arrivée sur le site, je m’équipe et mon accompagnant rien qu’à moi me dit « bon, alors, tu vas faire la bascule dans l’eau ». Ouais, moi, je veux bien mais je sais pas faire… En fait, c’est super facile : on s’assoit sur le boudin la bouteille au dessus de l’eau, on tient le masque et le détendeur avec la main (histoire d’éviter de tout perdre en route), on fait attention à ne rien embarquer avec ses palmes et on se laisse tomber. Un, deux, trois… RAH PUTAIIIIIN ! Mais elle est super froide l’eau, j’en ai plein ma combi, au secours ! Ah, on me dit que c’est normal, okayyyyy… Bon, faut descendre. Le fond de l’eau est à 20 m, je rappelle que je suis jamais descendue en dessous de 5 (je crois). Et forcément, j’y arrive pas, je me sens pas assez lestée, mes jambes pédalent dans le vide. Je veux plein de kilos en plus. Bon, finalement, j’arrive à descendre, c’est un peu laborieux, je remonte par accident, j’ai mal aux oreilles mais ouf, voilà le fond. Et là, ouah quand même, c’est beau. Je vois des sardines, des rascasses, des caenilabres paon, des spirographes, des anémones… A un moment, mon accompagnateur rien qu’à moi toute seule me montre un drôle de rocher où coule un espèce de serpent chelou. En fait, c’était pas un serpent mais une tentacule et c’était pas un rocher mais le corps du poulpe ! Ouais, voilà, j’ai vu un poulpe (et même deux dans la plongée suivante). A un moment, j’arrive sur la réserve et on remonte et là, panique à bord : j’ai du sang dans mon masque. Oh merde ! Je fais signe à mon accompagnateur qui me fait signe que tout va bien. J’insiste en lui montrant le sang dans mon masque mais il persiste : tout va bien. Bon ok, je vais le croire alors. Et ça a été comme ça tout le week-end, mon moniteur préféré m’a expliqué mardi que j’avais les capillaires fragiles et que je faisais le valsalva trop fort (la manip pour équilibrer les oreilles). D’ailleurs, ça tombe bien, depuis dimanche, je suis sourde, je dois même aller chez l’ORL, youpi…

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Mais hors histoire d’oreilles et de saignements, je dirais que ce fut un week-end fantastique. Même quand y a eu la houle et que je me suis souvenue pourquoi je détestais le bateau pirate à Walibi, ça me file la gerbe. Mais je suis très fière d’annoncer que j’ai pas vomi !

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Je finirai ce long article (ouais, j’écris moins souvent mais quand je le fais, je fais pas semblant) par une anecdote qui prouve que j’ai pas toujours trop la lose. Dans le gîte, je partageais la chambre avec 5 autres filles dans 3 lits superposés. Cohabitation nickel. Le dimanche, on part à 8h (pouf !) pour le centre de plongée, on prend le zodiac, on se prend un joli grain, j’ai pas vomi.  De retour au centre, on retrouve l’épouse d’un plongeur qui est restée au gîte : « Ohlala, on a été réveillés à 9h du matin par l’alarme, y a eu un dégât des eaux dans une des chambres, tout à été complètement inondé. Une poche d’eau s’était formé au plafond, sous le plâtre et là, elle a lâché. Qui était dans la chambre 5 ? ». Ben c’était nous ! Donc à quelques heures près, on aurait été réveillées en pleine nuit par un dégât des eaux, nos affaires ruinées… Sympa ! Comme quoi, POUR UNE FOIS, la vie a décidé de pas me faire de blagounette. Merci à elle

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