Un long dimanche de merde

Ca faisait longtemps que le petit lutin farceur qui rend ma vie si drôle ne s’était pas manifesté. En fait, depuis le mois de novembre, il ne m’était rien arrivé de négatif. Tous les trains que j’ai pris pour aller en province (oui, bon, soit l’aller-retour pour Noël quoi) ont été à l’heure, mes colis de Noël arrivés à temps, mon neveu est le plus beau du monde et il est particulièrement éveillé (dit la fille qui a une connaissance des bambins de 0 à 7 semaines à peu près équivalente à zéro). Bref, on peut le dire, ces derniers temps, ça allait bien.

mon_neveu

Alors le lutin, il s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait pas que j’oublie que ma vie était marqué du sceau de la lose. Déjà, le jeudi, ça a commencé à sentir un peu le pâté. Désirant rentrer chez moi après une soirée avec Anaïs, j’avais le choix : le train, le bus ou la marche pour 25 mn. Au vu de la douceur tropicale de ce mois de janvier et de mes doigts qui menaçaient de tomber, j’ai été courageuse : le train. J’arrive sur le quai : 10 mn d’attente. Bon… Au bout de 10 mn “oui, en fait, le train a 17 mn de retard…” Putain mais ils pouvaient pas l’annoncer plus tôt ? Je cours vers le bus et le rate de peu (merci donc l’annonce tardive). Prochain bus ? 25 mn. Bon ben je vais rentrer à pied. Je me suis juste gelée le cul 10 mn pour rien. Et jeudi dernier, il faisait vraiment mais alors vraiment froid…

Grand-froid

Revenons à dimanche. Je me lève fiévreuse, merde, merde. Je me traîne un peu et décide de rentabiliser la journée en lançant une machine. Je vaque à mes occupations quand on sonne à ma porte. Tiens ? Vu que j’entretiens des relations de politesse cordiale mais sans plus avec mes voisins, je suis un peu étonnée. Ah tiens, mon voisin du dessous “heu oui ça coule…”. Heu ? Je tends l’oreille et entends comme un bruit de cascade dans ma salle de bain. Cascade, salle de bain, ça sonne pas très bon. Je coupe aussi sec ma machine et effectivement, c’est la cata : j’ai 3 cm d’eau derrière la machine et ça se répand vite cette saloperie. Je sauve ce que je peux (4 magazines Closer ont rendu l’âme), commence à écoper. Je vous rappelle que je suis fiévreuse… Je finis par brancher mon aspirateur (au fil court donc j’ai prié pour pas faire une Claude François) et j’aspire l’eau. Vive les aspirateurs sans sac. Au bout de 20 mn, j’ai sauvé les meubles, ne reste qu’un peu d’eau. Et j’ai une furieuse envie de pleurer. Oui, quand je suis malade, j’ai tout le temps envie de pleurer. Résultat des courses : 4 magazines morts, des fringues qui n’ont pas essoré mais qu’on va étendre quand même en espérant qu’elles puent pas trop l’humidité, une prière pour ne pas avoir déclenché un réel dégât des eaux chez le voisin (ça ne serait que la deuxième et déjà à cause de la machine, oui).

degat-eaux

Donc à l’heure actuelle, je n’ai plus la possibilité d’utiliser ma machine et le lavabo que de façon parcimonieuse (pour se laver les dents, en gros). Amis, je vous expose le problème, des fois que certains touchent un peu leur bille en plomberie et souhaitent me filer un coup de main. J’ai fait changer le bidet par la machine à laver (au black). Le lavabo et la machine à laver ont la même sortie d’eau (pas les toilettes et la baignoire). J’ai toujours eu un léger problème de refoulement l’eau de la machine étant régulièrement rejetée mais j’avais réglé le problème en rajoutant un coude au tuyau histoire de pousser l’eau vers le bas et mis une petite bassine sous l’arrivée d’eau pour recueillir le surplus. La semaine dernière, j’ai effectivement noté que l’eau du lavabo tombait parfois dans le récipient sous l’arrivée d’eau. Pensant à un bouchon, j’ai hier soir mis du desktop puis ai fait couler de l’eau dans le lavabo. Tout est parti aussi sec dans le récipient avec l’odeur d’ammoniac du déboucheur. Donc l’eau circule bien dans le tuyau entre le lavabo et la machine mais ne s’évacue plus. Si quelqu’un a une idée… (autre que faire atterrir le tuyau d’arrivée de la machine dans la baignoire, il est pas assez long).

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2013 me salue bien bas. Pétasse !

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La vie n’est pas un (putain de) film

Des fois, dans la vie, t’en as un peu marre. Tu te sens pris dans la vague et pas comme l’élégant surfeur qui joue avec les rouleaux. Non, toi, la vague, elle te secoue dans tous les sens façon machine à laver et tu te retrouves soudain sur la plage à moitié noyé, à cracher de l’eau salée avec 20 kilos de sable dans le maillot et de l’algue dans les cheveux. Sexyness zéro, quoi.

Alors après avoir craché ton eau et tenté de vider ton sable (nous savons tous que tu en retrouveras encore pendant un petit moment), tu t’assois et tu te dis “ok, j’en ai marre, faut que je me casse !”. Si tu es l’héroïne d’un film, ni un ni deux, tu démissionnes de ton taf, tu pètes ton PEL et tu vas voir à l’autre bout du monde si tu y es. Mais dans la vraie vie, c’est un peu plus compliqué que ça parce que… tu as des engagements (tadam!).

Mise en situation. Oui, j’en ai marre de ma vie et des vagues qui n’arrêtent pas de me faire boire la tasse et me met des saletés dans les cheveux (putain au prix du coiffeur, merde quoi !), je veux me casser sur une autre plage. Forte de mon pétage de plomb, je vais voir mon patron “bon, je démissionne, je me casse!” “Oui, ok, bien, tu fais tes 3 mois de préavis et tu pourras partir”. Mais je…euh… mais non quoi ! Tu me pètes toute ma spontanéité chef ! Non parce que si je dois différer mon pétage de plomb à 3 mois, je vais avoir l’air un peu con parce que je serai calmée d’ici là et fondra sur moi cette terrible réalité : “tu as fait n’importe quoi”.

Et puis va péter ton PEL sur un coup de tête, toi. Ta conseillère financière, elle va pas applaudir. Parce que elle, ça lui rapporte les PEL et tout ça alors ça lui ravit pas le coeur que je veuille tout prendre pour financer mon pétage de plombs. “Non mais mademoiselle Bartoldi, c’est dommage de dépenser ainsi les économies de toute une vie, vous voulez pas acheter un appartement plutôt ? On a des supers offres de prêt en ce moment !” Heu mais je… Pardon mais acheter un appart, je trouve pas ça ouf de wilderie, vois-tu. Est-ce qu’on écrirait un film à base de “non mais ma vie pue alors je plaque tout et j’achète un appart ?”. Non ! Alors fais moi signer tes 36 papiers en double exemplaire et donne-moi mes sous. Et non, je veux pas d’assurance vie non plus, ça suffit !

Bon, maintenant qu’on a les sous, allons acheter un billet d’avion, un aller simple pour l’infini et au delà. Sauf que bon, vu que tu te décides au dernier moment, j’espère qu’il est bien garni ton PEL sinon, t’iras pas bien loin. Ton passeport est à jour ? Ben oui, tous les pays ne sont pas hyper accueillants et vous aurez beau leur dresser un portrait larmoyant “ mon fiancé m’a plaqué le jour du mariage, mon patron me battait et j’ai un ongle incarné !”, si t’as pas de passeport, tu passes pas. Et quitte à avoir une vie de merde, gère au moins ton ongle incarné, c’est pas la peine d’aggraver ton cas.

Et je te parle même pas des détails techniques du genre garder ou lâcher son appart (avec donc un préavis un budget déménagement et garde meuble ou loyer…), convaincre ses parents que, si, si, c’est une bonne idée, trouver quelqu’un qui garde le chat… Non, vraiment, cette histoire de “je plaque tout sur un coup de tête et je me casse vivre loin”, je trouve pas ça très crédible. Sinon, pour péter les plombs de façon moins risquée, on peut jouer à faire semblant de partir en feuilletant les catalogues de voyage. Genre comme je fais régulièrement sur le site de l’UCPA et après, je pleure.

Ca me fait penser qu’il faudrait que je joue au loto des fois. Si je gagne, je pourrai péter tous les plombs que je veux, yeah !

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Article sans queue ni tête

En ce moment, le maître mot de ma vie est : pas le temps. Entre mes boulots (au pluriel, oui), la coloc de la vacuité, le ménage (parce qu’à deux, c’est vite le bordel et que Vicky préfère twitter que ménager, hihi), les démarches administratives, le sport et mon rhume.. . Ben voilà, qui en pâtit : le blog. C’est pas que je ne ‘ai plus rien à dire, c’est même précisément l’inverse mais je dois prioriser. Alors en attendant, je vais renouer avec une tradition oubliée de ce blog : la liste !

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– Il est des moments pénibles et gênants dans la vie parfois. Genre hier. Comme je vous l’ai expliqué, je suis malade, le bon gros rhume qui traîne. J’ai traversé l’hiver comme une fleur et paf, il vient me cueillir mais méchant ! Bref, hier soir, malgré mon rhume, je vais à la plonger vu que c’est la semaine sans bouteille (à 30 cm sous l’eau, mes sinus menaçaient d’exploser). Je me retrouve dans le mini groupe des débutants avec deux autres jeunes homme et le prof, trois mecs pour moi toute seule, c’est la fête. Sauf qu’en tout début de
séance, on fait des exercices de respiration « bon, vous inspirez par la bouche et soufflez par le nez ». Heu… « Nina, je mets ma main devant ton nez et ta bouche et vas y ». « Non mais je suis un peu malade, là… » « Oh, c’est pas grave, tu moucheras un peu dans ma main… » Frrrrtttt ! « Ah ok… Bon, on va changer d’exercice alors… ». Et voilà comment on perd tout glamour devant trois mâles.

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– Mes parents sont des gens bizarres parfois. La semaine dernière, j’appelle mon père « Papaaaa, tu peux me faire une ordonnance ? Me faut tel médoc. » « C’est quoi ? » « Un antibio. » « Tu es malade ? » « Heu… Non… »Alors pour expliquer un peu cet échange surréaliste, j’ai appris la semaine dernière que mon partenaire de jeu du moment pouvait possiblement avoir attrapé des chlamydiae donc principe de précaution oblige, même si on n’a rien fait sans protection, je dois aussi prendre mes antibios. Bref. Réaction de mon père : « … Ahahah, d’accord ! ». Bon, évidemment, après, ma mère m’a passé à la question « Mais non, maman, je vais bien, oui, je me protège, c’est juste par précaution ». A la question « mais pourquoi t’es pas allée chez le docteur », la réponse est « si, j’y suis allée à la pause déj, j’ai attendu 30 mn et j’ai pas vu la queue d’une blouse. Et y avait 5 personnes devant moi ».

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– Hier soir, arrivée à la piscine, alarme. Bon vu que les gens ne partent pas en courant, j’en déduis qu’il n’y a pas le feu, je rentre. La sirène se termine enfin. Quelques instants plus tard, ça repart, on râle. Puis on apprend qu’en fait, l’alarme, c’est pour prévenir la police (arrivée une demi heure après) parce qu’un monsieur avait montré son zizi à une petite fille. Oh… Ceci étant, j’ai aussi entraperçu le zizi d’un mec en retournant au vestiaire deux heures plus tard (enfin, j’avais pas mes lunettes donc j’ai pas vu grand-chose, même pas la gueule de son proprio…)

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– Dans la série, « ma machine à laver est une pute », aujourd’hui, provoque toi aussi un dégât des eaux chez tes voisins. En fait, y a un plus produit sur mes tuyaux : toute l’eau rejetée du lavabo ou de la machine refoule dans un tuyaux et coule par terre. 6 mois que ça dure, on a juste réalisé ça dimanche avec Vicky. Maintenant, prions tous ensemble pour que l’assurance veuille bien payer, j’ai un peu peur.

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– Si l’assurance paye, au lieu de payer les travaux de mon voisin, je vais me payer une épilation laser. Non parce qu’avec toute la plongée, faut que je sois toujours nickel du poil (tout le monde ne m’a pas vu faire des bulles de morve avec mon nez), on ne sait jamais…

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Bon, voilà, j’irais bien faire la sieste pour profiter de mon rtt mais faut que je bosse et que je fasse le ménage… J’aurais dû prendre deux jours.

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La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

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Le déménagement, un moment convivial entre amis

Ce week-end avait donc lieu le déménagement de Vicky, un grand moment épique qui fut très éprouvant pour elle puisque tout le monde l’a plus ou moins gentiment taclée durant la journée. Comme on dit qui aime bien châtie bien. Là, samedi, on l’a adorée.


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7 personnes : 5 filles, 2 gars dont un qui s’est échappé en route (bon après avoir descendu le clic-clac et la machine à laver avec la Marmotte Narco bien active aussi). Le nombre est ok, point trop n’en faut sous peine de se marcher sur les pieds et de tous devenir totalement inefficaces. Certains diront qu’un mec de plus aurait été appréciable mais on fait ce qu’on peut, hein…

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Pour nous donner du cœur à l’ouvrage, on commence par petit déjeuner : viennoiseries à gogo et café dans les mugs que je viens juste de laver, ouéééééé…  Ceci étant, au vu du travail, ça n’est pas du luxe, il nous fallait du carburant. 11h, le dernier arrivant est là, c’est parti. Alors voilà le principe : on prend les cartons, on les descend du 1er au rez de chaussée avec un splendide escalier en spirale et on les stoque dans un garage 100 mètres plus loin. Comme je suis une fille prévoyante, j’ai amené mon diable, acheté cet été pour l’installation de la machine à laver. J’avais dit qu’il resservirait pour le déménagement de Vicky, hin hin hin, j’avais raison ! Par contre, j’aurais pu intuiter aussi qu’une deuxième boîte à outlils et un deuxième aspirateur aurait pu faire gagner du temps. Mais me lever à une heure à un chiffre le samedi me fait perdre de l’intelligence.

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Etape 1 : vider. On descend les meubles, on les stoque dans l’entrée, on les amène au garage, je démonte une étagère avec So Long (sans que personne ne soit blessé), Grenouille démonte la mezzanine, So Long trouve des souvenirs de nuits torrides gênants, on rigole tous comme des idiots, la machine est évacuée par une marmotte et une grenouille, une fille qu’a pas de blog ou de twitter perd les clés du garage… dans sa poche. Bref, comme à chaque déménagement, c’est la débrouille et le léger n’importe quoi mais à 14h, on dévore notre McDo avec un réel enthousiasme. L’après-midi, c’est ménage, je me découvre une passion pour le serpillage des murs. Oui, parce que vivre pendant 4 ans dans un appart, ça laisse des traces donc pour les atténuer, je serpille les murs. Evidemment, ça ne vaut pas un bon lessivage mais peu importe, j’y ai mis du coeur. Et je ne vous parle pas de mon acharnement à faire partir les traces de projection sur le mur de la cuisine, moi et mon éponge imbibée de vinaigre blanc (je hais l’odeur du vinaigre même si le blanc est plus doux que le rouge). J’ai tellement fait corps avec le mur que je suis repartie avec une partie de la peinture sur mon jogging et mon poncho. Heureusement que j’avais laissé mon tailleur Chanel au placard. Et je ne vous parle pas de l’odeur persistante de vinaigre qui a fini par trépasser après deux douches, une vaisselle et je ne sais combien de lavage de main avec du savon Lush qui sent très fort (mais qui sent bon). Cependant, dans un souci de confort esthétique pour mes camarades, mes murs, je les ai lessivés avec une voilette qui m’appartient et qui traînait chez Vicky (j’ai toujours des trucs qui traînent chez elle). La voilette avec un poncho et un jogging, c’est la classe. Ou pas… Mais je devrais la mettre plus souvent même si faut l’assumer (et que ça ne protège pas de la pluie).

A la fin de la journée, j’étais curieusement de bonne humeur. Ben oui, les déménagements, ça m’enchante… Enfin, les déménagements qui se passent bien. C’est crevant, c’est salissant mais on se marre bien en fin de compte (sauf Vicky qui s’est fait ratatiner toute la journée) et on a l’impression d’avoir rentabilisé son week-end. Et je pourrais ajouter qu’on fait du sport mais vu qu’on
a tendance à porter les cartons un peu n’importe comment, ce n’est pas vraiment le plus efficace pour avoir un corps de rêve.

Bref, bilan : pas de blessés, rien de cassé (je crois), quelques fous rires, une bonne humeur générale. Je ferais des déménagements presque tous les week-ends. PRESQUE.


PS : Manifestement, Over-blog a décidé que j’avais assez illustré mes articles comme ça, je ne peux plus rajouter d’images… Faut vraiment que je termine le blog sur wordpress…

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T’es pas célibataire, t’es en transition

Hier, en rédigeant mon article, j’ai eu une idée d’un autre sujet, comme ça, tout à coup. J’aime bien m’auto inspirer. Donc hier je parlais de magazines féminins et du fait qu’ils ne me donnent pas de bons plans pour vivre ma vie de single woman sans que ça me coûte un bras. Et là, vlan, j’ai percuté : évidemment qu’ils ne me conseillent pas puisque dans le monde du magazine féminin, la femme est toujours en quête de la vie à deux. Le célibat ? Juste une transition entre deux histoires !



Techniquement, c’est vrai. De la même façon, on peut considérer qu’une histoire amoureuse n’est qu’une transition entre deux périodes de célibat, tout dépend de quel point de vue on se place. Ah non parce que pour m’expliquer comment me guérir d’une peine de cœur, de me faire rêver avec des histoires de rencontre de type « l’amour était au pas de ma porte », là, y a du monde. Mais pour les choses concrètes de la vie, y a plus personne. Parce que oui, je suis célibataire, ce depuis officiellement deux ans. Ca veut dire que depuis deux ans, je ne vis pas vraiment car je suis en transition. Permettez moi de rire un peu et de me taper sur les cuisses.  Imaginez un peu l’handicap que ça représente : tant que t’as pas un homme, tu ne vis pas, tu attends. Ouais… Quelqu’un a une corde pour que je me pende ? Merci.



Faut avouer que parfois, je suis une vraie quiche. Un homme me serait de grand secours. Par exemple, je suis une bille intégrale en bricolage. Je peux monter une étagère Billy Ikéa ou des meubles, je peux planter un clou dans un mur ou changer une ampoule. Mais en dehors de ça… Prenons des cas concrets qui tournent toujours autour de ma machine à laver (je la déteste). Quand je suis partie de mon ancien appart, j’ai découvert que la vanne d’entrée d’eau de la machine ne fermait pas bien donc eau qui fuit donc crade. Nina la bricoleuse est toute désespérée et demande l’avis de son conseiller bricolage, Anthony, son futur beau-frère. « Ben tu vas à Bricorama acheter un bouchon ». Ah ben oui, suis-je sotte. Arrivée sur place, je demande de l’aide, je vais pas non plus trop chercher à être indépendante. Le mec commence à me répondre un peu agressivement quand je lui dis que je ne sais pas trop en quoi est mon tuyau mais un autre monsieur me prend en main (de façon tout à fait correcte, bien entendu) et me vend le bon truc avec un espèce de scotch argenté pour faire joint. A l’arrivée, j’ai mis tout le scotch argenté, le bouchon et du chatterton et ça ne gouttait presque plus du tout. Autre exemple avec cette machine des enfers : le tuyau s’était plié et la machine n’évacuait plus, conférant à mon linge une douce odeur de vase. Je pensais donc changer le tuyau parce que j’arrivais pas à le déplier, Anthony est arrivé et m’a réglé ça en 30 secondes. Alors oui, ok, je suis une tâche monumentale en matière de bricolage mais est-ce qu’un seul de mes féminins m’a appris à faire de la plomberie. La cuisine, les démarches pour inscrire les enfants à la crèche, ça, je sais (c’est pas pour autant que je le fais) mais les trucs pratiques normalement dévoyés aux hommes, non, j’ai qu’à m’en trouver un.


Outre des soucis de bricolage, jamais on ne me conseille sur la vie en solo, sur des bons plans voyage (ça coûte extrêmement cher quand on est seuls), des menus pour une personne ou n’importe quoi. Par exemple, on ne me dira jamais « sois toujours épilée parce que ça fait du bien au moral d’être bien entretenue », on m’expliquera qu’il faut toujours que je sois épilée, des fois que l’amour viendrait frapper à ma porte. Mais dans mon immeuble, la moyenne d’âge est de 70 ans, rigolo, si ça frappe à la porte, ce sera au mieux le grand-père de l’amour et je ne pense pas qu’il contrôle ma pilosité… Notons quand même l’exception d’un article que j’avais croisé dans le temps dans Isa sur les célibattantes, terme qui me gonfle au possible m’expliquant que ouais, youpi, je suis célib, je peux faire plein de trucs genre m’acheter des choses hors de prix, m’inscrire à un cours de poterie à 800 € l’année ou je ne sais plus quoi. Toutes les solutions pour bien vivre son célibat se chiffrait à minima à 500 €. Sans doute car il est inconcevable de cumuler les tares. Célibataire et pauvre ? Et t’as pas encore mis la tête dans le four ?

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La positive attitude est de retour

(Sous titre : arrête de râler Nina)

Je pense que même le lecteur le moins attentif aura remarqué que par chez moi, en ce moment, c’est pas trop la grande forme. Faut dire que je suis dans ces fameuses périodes que je déteste où une lose peut en cacher une autre donc à force, je ne trouve plus ça très drôle et ça finit par me miner. Rajoutons ça à la fin officielle de l’été (légitime certes), mon moral est dans les chaussettes.


Faut dire que la semaine dernière n’a pas été de tout repos : des dossiers extrêmement compliqués à ficeler avec des changements de demande de clients toutes les deux minutes, un rhume qui a commencé jeudi, jour où en saisissant mon jean qui gisait dans mon sac de sport, je l’ai découvert trempé. Bouteille d’eau renversée ? Non, chatte pisseuse. J’ai compris le message, j’ai viré le toit de sa litière. Ah et quand je dis chatte pisseuse, évidemment que je parle de Kenya, je ne pisse pas sur mes affaires, hein ! Donc mauvaise humeur

jeudi (surtout que j’avais un petit souci de machine à laver pour changer, Anthony l’a réparée mais j’ai quand même dû aller à la laverie entre temps parce que la pisse de chat, c’est infect), vendredi, tonus aux abonnés absents, remplacé par une jolie rivière de morve s’écoulant de mon nez tandis que ma voix n’avait plus à rien à envier à Macha Béranger. Dieu ait son âme (à Macha, pas à ma voix). Puis si samedi, ça allait mieux, Dame Nature m’a fait un beau cadeau dimanche. Et me voilà pliée en deux sur mon lit, une bouillote bouillante sur le ventre à maudire les spermatozoïdes Y de mon papa qui n’ont pas été capables de remporter la course.  Super rentable le week-end en somme.


Et puis, j’en ai eu marre. Stop à la complainte ! C’est vrai que l’an dernier, j’étais en plein déménagement et l’année d’avant en plein changement de taf. Cette année, rien, nada, aucun changement majeur en vie. Mais évidemment, il faut être réaliste. Mais ce n’est pas parce que je n’ambitionne pas de déménager et de changer de taf que je dois me laisser aller, non, non, non. L’arrivée des jours courts et moches n’est certes pas l’idée la plus motivante de l’année mais voilà, on est partie pour la partie météorologiquement maussade de l’année, faut faire avec. Tout n’est question finalement que de point de vue. C’est vrai que la lose qui s’accumule, ça finit par ne plus faire rire mais à côté de ça, j’ai quand même une vie pas dégueulasse, pas de soucis majeurs et même des petites nouvelles qui font chaud au cœur donc pourquoi ne pas les mettre par-dessus tout le reste ? Par-dessus les clients tatillons, les bugs à répétition, les ovaires en pleine protestation, les reins qui tirent, ma gorge qui brûle, mon nez qui coule et le temps gris. Tout est relatif, toujours.


Alors je me reprends en main. D’abord, comme me l’a suggéré Isadora, j’arrive plus tôt au boulot et de 9 à 9h30, je m’occupe juste de mes affaires (blog, articles…). Puis je vais au sport le plus souvent possible, la mélancolie se dissout dans la sueur, c’est testé et approuvé. Je me bichonne aussi, je me remets au cappucino que j’adore, un petit carré de chocolat pour le magnésium. Ah et je me gave aussi de fruits et de légumes, je ne compte pas tomber malade tous les trois jours cet hiver. La Nina qui se laisse un peu aller, je ne l’aime pas. D’ailleurs, c’est pas compliqué, après un week-end à macérer dans ma crasse et mon pyjama, une vraie douche, un masque facial, un masque capillaire, je me sens renaître.


Nina Automne hiver 2009-2010, c’est parti !

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Où trouver l’homme ? Episode 35 : chez Castorama

[Ce qui va suivre est une fiction. En vrai, au Casto, j’y suis allée avec Vicky ]

A la recherche du prince charmant
Arrive un moment dans la vie d’une femme où nous devons nous prendre en main et enfin, s’équiper comme il se doit. Et pour moi, l’heure était arrivée, je n’avais plus le choix : je devais me rendre chez Castorama pour acheter autre chose qu’un peu de déco, un marteau ou des cartons de déménagement. L’objet de ma convoitise ? Un diable et des tendeurs pour monter ma machine à laver qui doit penser environ une tonne et demie de la cave à mon appart. Un coup d’œil sur le site Internet m’avait permis de voir que je pouvais avoir ce que je voulais pour un prix équivalent à une location de ce matériel chez kiloutou (sachant que kiloutou n’était pas ouvert le 15 août, jour de la venue du plombier donc j’aurais dû garder le diable

tout le week-end).


Me voici donc à Castorama, le temple des bricoleurs débrouillards… donc un univers totalement inédit pour moi. Ce n’est pas que je sois nulle en bricolage, c’est juste que j’en ai jamais fait de ma vie. Je sais monter des meubles Ikea, Fly et compagnie, planter un clou, visser, dévisser et j’ai presque réussi à fermer une arrivée d’eau qui fuyait dans mon ancien appart. Même si à la fin, j’ai colmaté au chatterton même pas étanche en me disant que ça tiendrait le temps de l’état des lieux. Bref, le bricolage, je me dis que ce serait chouette de savoir en faire mais j’en reste là. Donc Casto, c’est un peu un univers magique pour moi, inconnu et un peu effrayant, du coup (quelqu’un utilise-t-il vraiment de si gros outils ?).



Mais surtout, c’est l’univers du mâle. Même si le mâle ne sait pas utiliser ces gros outils, il est quand même en charge de bricoler à la maison. Si. C’est le schéma classique : l’homme bricole, la femme cuisine. Enfin, quand les deux sont mauvais dans ces domaines là, on dit qu’on fait comme ça parce qu’apparemment, on a plus de prédispositions dans l’un que dans l’autre. Perso, vu que j’ai réussi à mettre le feu à ma poele, je ne préfère même pas imaginer ce que je serais capable d’accomplir en bricolage. Percer direct dans une canalisation ? Donc voilà, partons du principe que le bricolage est une affaire d’homme et que moi, je suis perdue in Castoland. Ce qui correspond parfaitement à la réalité de ma situation.




L’avantage quand on est une femme perdue dans un magasin de bricolage, c’est qu’on a toute légitimité à demander de l’aide. Ben oui, je n’y connais rien. Le problème étant qu’en parlant, ça se sent que je suis très perplexe et je n’ai pas non plus envie de passer pour une idiote. Essayons de ne pas trop pencher la tête et de garder les yeux normalement ouverts. Ah, tiens, je pourrais demander à ce brun, là, il a l’air bien sympathique… Ah…Il m’a l’air sympathiquement engagé aussi, il a une alliance. Alors le grand là-bas ? Ah mais c’est quoi cette greluche qui vient le coller là , Et lui ? Ah ben lui, il s’y connaît tellement en bricolage qu’il étudie le mode d’emploi des vis. Je suis mal barrée.





Faut dire que je l’avais pressenti, ces rayons étaient possiblement hantés par des hommes se sentant obligés d’assurer la partie bricolage du couple. Bon, et bien,
pour mon diable, je vais demander au premier vendeur qui passe; Qui est évidemment une vendeuse. Aimable en plus, un vrai bonheur, j’ai l’impression que je vais me prendre une gifle d’avoir osé lui adresser la parole [la phrase précédente n’est pas vraiment une fiction…].


Ok alors est-ce que malgré moi, je perpétue la terrible tradition familiale, un espèce de complexe d’Oedipe de la fatalité qui m’interdit de trouver un homme un tant soit peu manuel pour revivre les affres que ma mère a subi depuis 32 ans de mariage (et c’est pas fini) ? Car oui, mon père est un intellectuel, comme on dit et le marteau et lui, ils ne sont pas très copains. Même s’il a réalisé une adorable crèche plus jeune, le reste, non, c’est pas son truc et dès qu’il faut s’y mettre, ses longs soupirs ressemblent à des sanglots longs, tout ça, tout ça.



Mais il me reste peut-être une carte à jouer : le lendemain, je recevais chez moi le plombier pour qu’il me mette la machine. Espérons qu’il soit hautement
érotique.

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J’te lèche ta chatte

Dans la vie, on a tous nos petites malédictions. Si des fées se sont penchées sur mon berceau, la vilaine carabosse m’a fait un bien étrange cadeau, outre ma grande distraction : la langue maudite.



La langue maudite est un phénomène étrange qui me pousse à dire assez forts des termes sexuels au moment où je vais me payer une affiche. J’avais raconté dans le temps l’affaire anulingus (ça va faire plaisir à mon petit troll chéri) : au resto avec Emma et Gauthier, on parlait de l’épisode de Sex and the city sur le sujet et au moment où je dis « anulingus » de façon forte et distincte, un silence se fait et tout le monde m’a entendue. Un malheur n’arrivant jamais seul, deux ans plus tard, je raconte l’histoire à Gabriel et pile au moment où je dis « anulingus », je vois apparaître sous mes yeux ébahis la main de la serveuse me tendant mon dessert. Mais pourquoi ce mot jaillit-il toujours de ma bouche au mauvais moment ? Non parce qu’autant ça a fait marrer Gabriel, autant la dame qui nous servait, je suis moins sûre.


Alors en mon âme et conscience, j’avais décidé de ne plus dire anulingus en public. Sauf qu’en fait, la langue maudite marche sur d’autres mots. Mise en situation : mercredi soir, je vais prendre un verre au Brebant avec Perséphone. C’est marrant comme je me retrouve souvent au Brebant, malgré moi vu que ce n’est pas une volonté de ma part (mais j’ai rien contre non plus). A noter que je rencontrais la demoiselle pour la première fois. On s’attable, on commande, on boit et on papote. Je lui raconte ma folle histoire passionnante de plombiers pour ma machine à laver et là, elle me dit « non mais tu vas pas être toute seule chez toi quand il viendra ? ». Heu… Pourquoi, tu crois que c’est potentiellement dangereux ? Non parce que j’ai beau avoir vécu des histoires qui sont pas toujours sympa sympa du genre la bagarre dans le métro, donc, le mec qui me touche les fesses dans le train, le psychopathe qui m’a menacée de mort ici même et le fameux voyeur de la fenêtre. Donc je  rappelle les faits : avant, j’habitais au rez de chaussée côté rue et un soir, je me baladais à poil chez moi avec les volets à peine entrouverts pour laisser passer un filet d’air, fenêtre ouverte. Je me couche et là, j’entends des espèces de sifflements dans la rue donc je commence à pas me sentir super à l’aise, je remonte les draps jusqu’au menton, j’éteins la lumière et là, j’entends « j’te lèche ta chatte ».



Donc, EVIDEMMENT, pile au moment où je prononce « je te lèche ta chatte », avec force de gestes car je parle avec les mains (je suis une fille du sud), le serveur passait à côté de notre table. Oh la tête ! Le mec s’est figé et m’a regardée ne sachant trop comment réagir avant de me voir piquer un fard. Mais pourquoi, POURQUOI ça m’arrive systématiquement ? Alors qu’en plus, on ne parlait pas de sexe, finalement, je ne faisais pas de propositions salaces à la jeune demoiselle. Surtout que les propositions salaces, je les fais
à voix basse.  Mais bon, voilà : langue maudite.





Du coup, je vais définitivement arrêter de parler sexe ou n’importe quoi approchant au bar. Et boire aussi parce qu’une goutte d’alcool et je m’anime comme un sapin de noël surchargé de guirlandes lumineuses.


Un jour, j’apprendrai la discrétion.

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Tu veux voir mon tuyau ?

Aujourd’hui, c’est jeudi, c’est plomberie. Parce que vois-tu, lecteur, des fois, j’ai des fulgurances et la dernière en date a consisté à prendre un plombier pour installer ma machine à laver qui moisit depuis 8 mois dans ma cave car entre l’emploi du temps d’Anthony et le mien, il y a une énorme incompatibilité.



Ne sachant trop comment m’y prendre, je tape « plombier » dans google et je tombe sur un site qui me propose de faire des devis. Chouette, c’est pile poil ce que je veux.  Quelques jours après, je reçois un mail m’informant qu’aucun des prestataires du dit site n’est intéressé par ma proposition (non chiffrée, je précise) mais que peut-être que si je veux repeindre mes murs, je trouverai mon bonheur. Heureusement, twitter est mon ami et Clément me conseille d’aller poser une annonce sur tokup.fr . Judicieuse idée, j’ai reçu plein de réponses.


Le souci, c’est que je n’y connais rien en plomberie et ma dernière expérience en la matière ne m’a pas vraiment laissé de bons souvenirs. Un premier me propose 165 euros ttc. Merde, c’est plus que je pensais. Heureusement, les propositions pleuvent, des prix plus raisonnables (de 60 à 100 euros), des plus élevés. Mais mes chouchoux, ce sont les bradés. Certains me proposent 10 € de l’heure. Sachant que l’intervention ne durera pas plus, je fronce un peu les sourcils, ça sent un peu l’arnaque.


Mais mon chouchou, c’est celui qui me propose un devis à 15 euros et qui me dit : « ON SE VOIT ET ON VOIT CE QU’ON FAIT ». En majuscule, oui. Non mais t’es sérieux mec ? Tu l’as pas vue la vidéo avec Clara Morgane qui dit que quand c’est non, c’est non ? Tu crois que j’ai posé l’annonce pour réaliser le fantasme du plombier, fantasme qui n’est d’ailleurs pas mien ? Pas ma faute hein mais le peu de plombiers que j’ai croisés, ils ne me titillaient pas le neurone sexuel. Je crois que c’est lié à la raie des fesses qui dépasse du vieux jean, ce n’est en aucun cas sexy. Sauf à la limite sur Gisele Bunchen mais elle ne m’excite pas des masses non plus. Quoi que jeune, ma mère avait un réparateur de machine à laver que j’aurais bien grignoté même si à l’époque, j’étais chaste.


Bon, en comparant, pesant le pour et le contre et évidemment en utilisant le joker appel à une connaissance (mon papa quoi), j’ai pris Laurent28 qui me prend 60 euros ttc. Sauf que Laurent28, il habite devinez où ? Dans le 28, appelé aussi l’Eure-et-Loir soit pas trop mon coin quoi. Mais si, si, il vient sans soucis, reste à fixer le rendez-vous, je  vais le caler ce week-end et fini la laverie ! De sacrées économies en perspective car à chaque fois, il me fallait une dizaine d’euros en pièces ce qui m’imposait d’acheter plein de choses à différents endroits en m’arrangeant pour en avoir à chaque fois pour quelques centimes ou 5 euros et quelques pour qu’on me rende plein de pièces.  Et puis, je vais pouvoir faire des machines quand je veux, pas juste entre 9 et 21h et faire autre chose pendant que ça tourne.

Maintenant, j’attends de voir Laurent28 à l’œuvre, ma poisse légendaire en terme de domesticité (genre livraison de meuble, souvenons nous ensemble) me fait craindre des conneries. La question est : après avoir failli mettre le feu, vais-je inonder mes voisins ?

Demain, je vous parlerai de la malédiction qui me poursuit : y a toujours un serveur qui arrive dès que je dis une énormité à caractère sexuel.

Et bien sûr, le trèèèèèès bon clip de Clara Morgane et du plombier.

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