Procrastination : mon grand talent

Aujourd’hui, j’ai envie de parler bêtises parce qu’on ne peut pas être sérieux tous les jours. Surtout qu’en ce moment, mon sérieux est monopolisé par mon nouveau taf parce qu’en fait, j’ai un peu changé de métier, c’était pas prévu. C’est cool mais usant. Du coup, pour le reste, je baigne dans la procrastination.

Procrastination

Bon, c’est pas tout à fait vrai, j’écris pas mal. A l’heure où je vous parle, j’ai un roman qui comptabilise 72 pages, un autre 30, un troisième 22 pages et un quatrième 12. Pas mal mais voilà : entre le nouveau boulot et mes mauvaises habitudes, j’écris pas autant que je ne le voudrais et je ne parle même pas de mes autres projets de type artistiques ou culinaires. Le sport ? Une fois en passant. Not perfect.

La flemme de faire du sport

Et mes histoires de blogs, là. J’avais annoncé la fin des vingtenaires en mai et… hmmm… Le pire, c’est que j’ai acheté le nom de domaine, il ne me reste qu’à tout préparer et go mais je traîne, je traîne. J’ai de bonnes excuses, hein, la première étant donc que je change de métier par surprise et ça implique de beaucoup apprendre et réfléchir et ça me vide. Sauf qu’avoir une bonne explication ne calme pas la frustration…

Frustration

Parce que ça m’agace. J’ai réussi à me débarrasser de mon addiction pour Candy Crush… mais au lieu d’écrire le soir, je passe mes soirées sur Instagram à regarder des gens réaliser des trucs que j’aimerais faire (et aussi faire des truc que je pige pas comme manger de la craie, écraser de la craie avec une voiture, faire et jouer avec du slime). Bon au moins, j’écris dans les transports saaaaauf que… depuis lundi, je fais la moitié du trajet avec mon adoré donc 15 bonnes minutes d’écriture en moins. Donc à un moment, faut arrêter de glander parce que ça ne me rend pas très épanouie.

La procrastination : ne rien faire de sa vie

Souvent, je me dis que mon plus grand problème, c’est vraiment que j’en veux trop. Si je résume mes désirs, je voudrais écrire, lire, faire du sport et accessoirement travailler, tout le même jour, en n’oubliant pas l’essentiel : profiter de mon amoureux. Du coup, je m’obsède sur mon emploi du temps, je me dis que je devrais me remettre au morning miracle, me lever à 6h pour aller à la salle faire un peu de vélo, tapis, elliptique, vibre-couenne en écoutant un livre audio mais… ben la flemme quoi. Surtout que me lever à 6h, ça veut aussi dire… pas de câlinous du matin vu que mon adoré ne se lèvera pas si tôt donc bon… Et puis après il y a la journée, je dois bien passer une heure (minimum…) à traîner sur Twitter à picorer l’actu et m’énerver sur la connerie de plein de gens (même si je suis assez fascinée par la capacité de  certains à être systématiquement à côté de la plaque) alors que je pourrais utiliser ce temps pour écrire. Je me suis mis comme objectif d’écrire une page par jour sur chaque roman (deux sur Augura qui est le plus avancé) et je pourrais si je ne perdais pas de temps. Et le soir, c’est cata, je fais rien, je fusionne avec le canapé en regardant des gens manger de la craie. A peu près.

Manger de la craie

Mais… est-ce si grave ? A la limite, le seul truc un peu gênant, c’est d’être sur Twitter plutôt que d’avancer sur mon travail parce que ben… c’est ce qui me permet de manger, m’acheter des trucs et surtout partir en vacances, une de mes grandes passions dans ma vie. L’écriture, de mes romans ou de mon blog (bientôt au pluriel), c’est du loisir. De la passion, ok. Mais j’ai la chance que ce ne soit pas mon métier justement et de n’avoir aucune pression pour le faire mais… j’ai la plume qui gratte en ce moment. Je veux écrire sur tout, tout le temps, j’ai des phrases qui m’envahissent en permanence et je me dis… Et si je testais l’écrit marché ? Après tout, en cumulé, je dois avoir bien trente minutes de marche par jour… Mmmm

Marcher pour sa santé

C’était pas du tout la chute prévue de cet article, en vrai, je voulais juste dire que je traîne de ouf sur mes projets persos. Deux lignes pour résumer un article plein de vide mais j’assume.

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Quand le bashing est sexiste

Depuis quelques années maintenant, se moquer plus ou moins subtilement des blogueuses mode et beauté est un sport dont certain-e-s ne semblent jamais se lasser. Traquant les demoiselles dans leur moindre faits et gestes (jusque sur AirBnB), essayant de deviner si elles sont toujours avec leur mec ou si elles ont grossi ou maigri. Quoi qu’elles fassent, de toute façon, il y aura toujours matière à critiquer. Ok, c’est le jeu quand on s’expose (non, le coup du AirBnB est flippant, certain-e-s devraient sincèrement consulter) mais il y a un vrai souci derrière…

Upset Teenage Girl With Friends Gossiping In Background

Si vous êtes un minimum connecté, vous devez avoir entendu parler d’EnjoyPhoenix, cette jeune youtubeuse beauté d’une vingtaine d’années qui a été éditée en début d’année et qui participe désormais à Danse avec les stars. Alors je vais être honnête : je ne regarde pas ses vidéos. J’en ai maté une, ça ne m’a pas passionnée. Parce que je n’ai plus 20 ans donc les histoires de lycée*, ça ne me parle plus et je ne trouve pas intéressant de mater un tuto beauté si je n’ai pas le besoin spécifique de me faire un chignon ou un smoky eye. De la même façon que je ne lis pas les blogs mode et/ou beauté ni les pages consacrées à ces sujets dans les mags féminins parce que ça ne me parle pas. Chacun sa came. Mais je défends cette fille bec et ongles sur les réseaux sociaux quand on la descend. Pourquoi ? Parce que le principal reproche qu’on adresse à cette jeune fille, c’est d’être futile… And so what ?

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Sur Youtube et les blogs, on a largement le choix des sujets. Parmi les vidéos que j’aime mater : le joueur du grenier, un mec qui joue aux vieux jeux vidéos moisis en vociférant. Je ne suis pas vraiment une gameuse, très loin de là mais je vous jure que quand vous passez une journée un peu chiante mais que vous n’avez pas le droit d’insulter les gens, écouter un mec proférer toutes les insultes qui vous brûlent les lèvres, ça fait du bien. Le joueur du grenier bénéficie d’une belle équipe rédactionnelle intégrant entre autre Karim Debbache pour qui je voue un véritable culte. Mais si je dois être honnête, il n’y a pas de différence en soi entre Joueur du grenier et Enjoy Phoenix : le sujet de base est futile. Sauf que l’un parle d’un truc plutôt attribué aux mecs et l’autre d’un truc de filles. Et qui va donc s’en prendre plein la gueule sur la futilité de son oeuvre?

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On s’est beaucoup indigné qu’elle publie un livre “tuer des arbres pour de telles conneries, quand même”. Mais c’est quoi le souci ? Il est vrai qu’une jeune fille de 20 ans qui publie une autobiographie, ça me fait toujours un peu rire vu que sa vie est plus largement devant que derrière elle (enfin, je le lui souhaite, en tout cas). Mais j’ai entendu beaucoup moins d’indignation à la sortie de l’autobiographie de Justin Bieber, si je dois comparer une jeune personne écrivant sa vie. Je n’ai pas entendu d’avalanche d’insultes à la sortie de la bio de Ribéry. Le foot, c’est moins futile que le maquillage, apparemment, les arbres sont tués pour une plus noble cause, ouf. Et je parle de Ribéry mais j’aurais pu évoquer Anelka ou Dugarry.

Où ça, aussi

Ou ça, aussi…

Alors effectivement, je n’achèterai pas le bouquin d’EnjoyPhoenix (ni les biographies sus nommées) pour me faire un avis parce que je ne pense pas que ce soit ça l’intéressant. Mais je suis désolée, je ne vois pas pourquoi les arbres seraient plus massacrés pour elle que pour d’autres blogueurs mâles qui ont sorti des livres. Je ne vous ai pas bien entendu hurler sur les arbres tués pour les affiches du film ou des spectacles de Norman, les DVD sur lesquels sont gravés ce film (alors que c’est polluant). Pourtant, entre Norman et EnjoyPhoenix, je ne vois pas plus d’utilité à l’un qu’à l’autre. J’irai même plus loin : je trouve beaucoup moins dangereux d’imprimer la vie de cette demoiselle que des romans comme Fifty Shades of grey qui t’apprend que l’amour, c’est trop bien quand on est soumise à un gros connard pervers narcissique tendance psychopathe.

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Tiens, cette photo m’évoque ça :

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Bref, ce qu’on balance à la gueule d’EnjoyPhoenix aujourd’hui, c’est un peu ce qu’on balançait à la gueule des blogueuses mode d’hier car au fond, ce qu’on leur reproche, c’est d’être superficielles. Oui et ? Leur passion,  c’est la mode ou le maquillage ? Pourquoi c’est mal ? Elles ne font pas des vlogs où elles chassent des animaux en voie de disparition. Surtout que leur passion leur a permis d’apprendre à maîtriser la photo et ou la vidéo. Ce que je suis assez peu capable de faire (photos, ça va mais vidéo…) avec mes passions moins “superficielles”. Si je prends des Betty ou des Garance Doré, on peut se foutre de leur gueule autant qu’on veut mais elles ont fait autre chose qu’aimer la mode, elles ont monté des businesses à part entière. Futiles et superficielles ? Ca, c’est vous qui le dites.

Salut, je suis la meuf qui gagne en un mois ce que tu gagnes en un an. Bisous

Salut, je suis la meuf qui gagne en un mois ce que tu gagnes en un an. Bisous

Le pire, c’est qu’on me répond toujours que non, ça n’a rien à voir avec le sexisme… Encore beaucoup de boulot pour faire ouvrir les yeux, quand même. Non parce qu’on a complètement le droit de critiquer le travail de ces demoiselles mais dans les faits, j’ai toujours vu des attaques sur Marie (EnjoyPhoenix), jamais de critiques un tant soit peu constructives sur son travail. Mais bon, je comprends, c’est toujours plus facile de suivre le troupeau que de s’arrêter pour réfléchir 5 mn.

Ah sinon, dans le genre critique d’un mec qui a quand même un peu lu l’article, qui est un peu mordante mais qui me fait rire :

Et encore mieux, sur la superficialité (avec toujours Masculin Singulier)

*Non, à 20 ans, elle n’est plus au lycée, ce sont de vieilles vidéos

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La piscine

Par Emma

Bon, j’ai été très silencieuse ces derniers temps. En fait, je n’ai pas du tout vu venir la chose, mais elle est bel et bien arrivée : j’ai fait une toute petite baisse de régime, disons une « semi-dépression » pendant cet hiver. Je l’évoquais déjà ici début décembre.
Je ne saurai pas vraiment expliquer pourquoi c’est arrivé, ni pourquoi le voile se lève petit à petit.
En fait, plusieurs choses entrent en ligne de compte. D’abord mes parents, et nos relations plus que difficiles. Nous avons eu une discussion fin septembre, où l’on a essayé de poser honnêtement nos problèmes. Ca s’est bien passé, mais ça a fait remonter en moi pas mal de choses éprouvantes. Ensuite, mon ex (mon collègue, mon inoubliable passion dont je parle dans cet article) a changé de service, nous ne travaillons donc plus ensemble. J’ai vécu ce moment très difficilement, son départ du service m’a inexplicablement fait revivre notre histoire et ma souffrance, et indirectement mes relations sentimentales catastrophiques.
Et puis, toutes les casseroles que je traîne depuis 27 ans ont profité, ces lâches, de toutes ces émotions pour éclater au grand jour elles aussi. Donc remuer le tout, laisser mijoter et vous obtiendrez moi cet hiver.

Je ne voyais presque plus mes amis, repoussant sans cesse leurs invitations et fuyant leurs questions. « Mais si je vais bien, j’ai juste pas envie de sortir, pourquoi tu me demandes ça? ». Au début, c’était sincère, et petit à petit je savais très bien qu’ils voyaient juste, même si je donnais le change. J’ai beaucoup joué aux MMO aussi, beaucoup plus que d’habitude et que de raison. Tellement pratique de se réfugier dans un autre monde, où la réalité n’a que peu d’emprise si on le souhaite. Je n’ai rien fait de tout ce que j’avais à faire, des choses somme toute normales, mais au-dessus de mes forces. Payer ses impôts, poster ses factures, ouvrir son courrier, ranger chez moi, finir mes travaux… Rien (ajoutez quand même à cela ma paresse naturelle hein ^^). Je n’appelais pas non plus mes parents, faisant s’enliser le lèger mieux de nos rapports. Alors que je suis passionnée, j’ai même laissé tombé le festival dont je m’occupe, ne me rendant plus aux réunions du CA, ne donnant pas de nouvelles, alors que j’étais la première à fustiger ce comportement au sein du Conseil d’Administration. Et mon sommeil! Je suis décalée, vous le savez, mais là ç’était vraiment sur le fil. Je dormais le jour, sauf pour travailler, et je vivais en chauve-souris, la nuit.
Et pendant tout ce temps, je devais pourtant continuer à bosser. Et c’est tellement difficile de « prendre soin » de personnes en souffrance mentale, quelles qu’elles soient, quand on ne va pas bien soi-même.

Il m’aura fallu une chute, où j’ai failli laissé la moitié gauche de mon visage pour remonter à la surface. Le lendemain, j’ai passé la journée en pétage de plomb. J’ai pleuré, tremblé, pleuré, tremblé. J’ai passé la semaine en arrêt maladie chez mes parents, avec qui ça s’est bien passé, et je suis allée voir mon médecin de famille pour lui expliquer mon mal-être. Je commence ma psychothérapie le 14 mars.

Depuis cet évènement, je suis remontée à la surface doucement. J’ai fait mes papiers, rangé mon appart, presque fini mes travaux, je revois mes amis avec qui on a parlé de mon état. Berf, je retrouve mon « état basal » comme on dit au boulot! Il me reste mes casseroles sus-nommées, qui font encore du bruit derrière moi, mais je compte sur le travail que je vais commencer pour qu’elles fassent silence.

Ce n’est pas un article triste, mais il fallait que je pose tout ça par écrit! Alors pas d’inquiétude pour moi, je suis en pleine mutation!

(Pourquoi ce titre me direz-vous? Ben parce que quand on a touché le fond, on donne un coup de pied pour remonter… 😉

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