Metro 2033 : une dystopie russe

Oui, je suis dans ma période dystopie, cherchez pas. Me promenant dans les allées d’une librairie, je vois apparaître devant moi une couverture noire et rouge et je m’en saisis, curieuse. Metro 2033, une dystopie écrite par un auteur Russe, Dmitry Gluckhovski. Comme j’ai souvent la gagne avec les auteurs slaves contemporains type Zygmunt Miloszewski ou Andreï Kourkov. Et petit spoiler : j’ai été bien inspirée.

Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky

L’histoire : après une guerre qui a rendu la surface inhabitable, les Moscovites vivent terrés dans le réseau de leur ancien métros, organisés en micro états dans chaque station. Artyom, un jeune orphelin, vit dans une des dernières stations habitées, VDNKh, qui est de plus en plus victime des assauts des “Noirs”, des êtres mutants entièrement noirs et qui rendent fous les hommes. Un homme va demander à Artyom de se rendre dans la station Polis afin de prévenir un ami de ce qu’il se passe à VDNKh. Courageux, Artyom va donc traverser le métro et ses stations pour mener à bien sa mission.

La Station Vdnkh à Moscou

La Station Vdnkh, il a de la gueule le métro russe

Et c’est absolument prenant. D’abord, le fait que ça se passe dans le métro moscovite, ça m’excite l’imagination. Notez que j’ai jamais mis les pieds là-bas mais j’ai vu pas mal de photos qui avaient déjà titillé ma curiosité. Je trouve cette idée d’une société souterraine organisée en micro Etat plus que brillante. On découvre en même temps qu’Artyom les différentes stations, on évolue avec lui… et surtout on stresse avec lui.

Prospect Mira, station de métro à Moscou

Et la station Prospect Mira

Pourtant, ce roman peut paraître légèrement bordélique et un peu difficile à identifier. On a donc l’aspect dystopique d’une société redéployée avec organisations politiques et commerciales mais on a aussi un gros aspect science fiction avec des créatures nées des radiations, un peu de fantastique avec la sensation qu’il se passe des choses étranges dans les tunnels, on a des religions et croyances liées à chaque station,des légendes urbaines, des néo-nazis, des communistes, une organisation militaire, des monstres dans tous les sens, des protagonistes qui vont et viennent… Tout ça en à peine 800 pages au format poche donc y aurait vite moyen d’être saoulé.e, perdu.e ou les deux. Mais en fait non parce qu’on suit Artyom de A à Z, on découvre les choses avec lui, on ressent les événements et je vous jure que quand il se déplace dans un souterrain sombre et qu’il se passe un truc, vous n’êtes pas à l’aise…

Le métro moscovite

En fait, j’ai découvert que Metro 2033 était un phénomène en Russie, ils ont sorti un jeu vidéo et vu que sur mon exemplaire, y avait mention de la chaîne Sci Fi, m’étonnerait pas qu’on ait bientôt une série… et je serais très excitée de la voir. Parce que oui, j’ai tellement aimé ce roman que j’ai acheté la suite (Metro 2034, pas trop dur à suivre là, et Metro 2035 que j’achèterai quand il sera en poche) et un autre roman de Gluckhowski, Futu.re.

Dmitry Glukhovsky

Dmitry Glukhovsky prend le métro

En résumé : si vous cherchez de la bonne came pour lire cet été, je vous conseille Metro 2033, j’ai particulièrement aimé la fin que je ne vous raconterai pas, évidemment. Il faut légèrement s’accrocher sur le premier chapitre où les personnages discutent entre eux pour planter le décor qui est un peu confus pour nous qui ne connaissons pas le métro moscovite (et j’avoue que pour pas mal de stations se terminant en -skaya, j’ai un peu pédalé par moment) mais après, ça se dévore tout seul. Je vous dirai ce que j’ai pensé de Métro 2034.

Metro 2033 le jeu

Heureusement que je suis plus trop Metro 2033 depuis Duke Nukem sinon j’aurais pu dire adieu à ma productivité

PS : j’ai regardé du coup s’il y avait une série en préparation, j’ai vu qu’il s’agirait plutôt d’un film… Je suis pas convaincue par le choix du format.

PS bis : Oui évidemment, j’ai envie d’aller à Moscou pour visiter plein de stations, maintenant.

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La dystopie version glamour ?

J’ai un problème d’addiction… aux livres. Aller dans une librairie est toujours un grave danger pour mes finances, je ne me contrôle pas, je dépense, dépense, dépense. Et je furète, beaucoup. Le week-end dernier, je erre donc dans les rayons d’un Cultura et je découvre un rayon dystopie. Extatique, je m’y précipite et que vois-je ? Ils ont confondu avec les Harlequin ou quoi ? Non, bienvenue dans la dystopie version glamour.

dystopie version glamour

Réflexe n°1 : non mais vous êtes sérieux ? La dystopie, c’est un sujet grave, politique, l’auteur dénonce les dérives de notre monde actuel en grossissant les traits les plus préoccupants pour en faire les règles générales d’un monde où il ne fait plus bon vivre. C’est 1984, c’est Farenheit 451, c’est Le meilleur des mondes, c’est Barjavel, Metropolis ou Terminator ou Mad Max. C’est censé délivrer un avertissement, nous faire réfléchir… Pas faire soupirer les jeunes adolescentes en fleur le soir dans leur lit.

adolescente amoureuse

Mais j’ai un peu poussé la réflexion. Je n’ai pas vu Hunger Games et j’ai juste vu les deux premiers épisodes de Divergente, dystopie que je trouve assez navrante dans son traitement alors que je trouvais le principe de départ de leur société très intéressant mais je n’ai pas lu les bouquins donc bon… Je ne les ai pas tous vus, donc, mais je sais néanmoins une chose : les deux héroïnes sont ultra badass. Elles sont puissantes, sans peur, elles se battent et provoquent une révolution. Alors oui, ok, elles tombent amoureuses maiiiiiiiiiiis elles ne deviennent plus dès lors le simple love interest du héros principal, elle garde leur force et leur indépendance. Et je pourrais même rajouter que dans Divergente, on est clairement dans un univers de femme puisque le leader de ce monde là est clairement une leadeuse en la personne de Kate Winslet.

Kate Winslet dans Divergente

Et du coup, je nuance mon jugement. Parce que ouais, ces couvertures me font mal aux yeux et je ne parviens pas à y projeter quoi que ce soit de dystopique mais si ça peut apprendre aux jeunes filles à pas se laisser faire et se battre pour leurs idéaux plutôt que de s’aplatir devant un pervers narcissique qui prend un plaisir pervers à les piétiner “mais c’est pas sa faute, il a eu une enfance difficile” (oui ok mais rappel : t’es pas sa psy. Barre-toi de là). Si on peut les soustraire du traditionnel “rabaisse-toi parce que l’amour fait souffrir”, je ne peux finalement qu’applaudir la démarche.

Katniss dans Hunger Games

Et j’ai donc décidé de me lancer dans la lecture de l’un d’entre eux (mais j’ai pas choisi lequel). Je prends toutes les suggestions.

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La carte du temps de Felix J Palma

C’est l’histoire traditionnelle : une petite virée en librairie, une envie de nouveauté et ce livre qui me tombe dans les mains : la carte du temps de Felix J Palma. Il est question de voyage temporels, de futur apocalyptique, de Jack l’Eventreur et de H.G. Wells. Ouais, ok, j’achète.

Couverture du roman "la carte du temps" de Félix J Palma

L’histoire… comment la résumer ? Londres 1896, un jeune homme de bonne famille, Andrew, décide d’en finir avec la vie. Il se rend à WhiteChapel pour se suicider à l’endroit même où a surgi son pire malheur : l’assassinat de celle qu’il aimait… la prostituée Marie Kelly, sauvagement massacrée par Jack L’Eventreur. Il est sauvé de justice par son cousin qui lui propose l’impensable : un voyage dans le temps pour sauver Marie Kelly. En effet, une entreprise propose un voyage dans le temps, en l’an 2000, pour assister à la dernière guerre des hommes contre les robots.

Affiche du film la guerre des robots, affiche futuriste rétro

Donc ça, c’est le pitch de départ. Et c’est là qu’on va rentrer dans un incroyable imbroglio d’histoires : il y a celle d’Andrew, donc, celle de l’entrepreneur qui crée la société permettant de voyager dans le temps (dont j’ai oublié le nom), celle de Claire, jeune femme fantasque, celle de Derek, l’homme qui triomphe des machine et enfin H.G. Wells et son scepticisme face à ce voyage alors qu’il a lui-même écrit “La Machine à voyager dans le temps”. On rajoute une pincée de Jack L’Eventreur, Elephant Man et Bram Stoker passent faire un petit caméo et…

Baies et épices pour cuisiner

Herbs and spices in wooden spoons – beautiful kitchen image.

Et on touche là le souci du roman, selon moi : c’est un peu trop too much. On commence sur une histoire et hop, tout à coup, c’est fini, salut Andrew, à la revoyure, hein ! On enchaîne sur les différents personnages mais au bout d’un moment, on finit par s’en foutre un peu, on attend juste le twist qu’on a vu venir à des kilomètres. Oui parce que c’est un roman à twist, ce qui ne me dérange pas, bien au contraire, mais là, je les ai vus venir jusqu’au dernier, un traditionnel

spoiler
“mais en fait, il avait rêvé tout ça, ohohoh”
. Non. Ce retournement de situation a été interdit en 1996 parce que c’est le summum de la paresse narrative. Même si je le retrouve encore très souvent, partout… Limite, j’ai eu parfois que l’auteur partait loin, très loin, et qu’il se rendait soudain compte qu’il ne lui restait que quelques pages (ou il en avait marre) et se débarrassait du tout
spoiler
“heu… et là il se réveille et tout ça n’était qu’un rêve, voilà, bisous !”

Au revoir écrit en lettres de feu

Autre point qui, je pense, me rend vraiment moins indulgente avec le roman : l’auteur est présent partout et beaucoup trop mais de façon irrégulière. C’est à dire qu’au départ, il lui arrive de suspendre le récit pour interpeller directement le lecteur et ça, pour le coup, j’ai trouvé ça assez amusant et, après tout, pourquoi pas. Même si parfois, il y a une auto satisfaction un peu agaçante mais allez, je suis. Sauf que ce petit truc d’écriture disparaît au fur et à mesure, ce qui semble confirmer ma sensation sur une écriture sur un temps long et une perte de vue de ce que devait être le roman au départ mais surtout, on sent un glissement… Je vous avais déjà parlé de ces auteurs qui s’identifient à leur héros, ce qui peut paraître de bonne guerre. Après tout, pourquoi ne pas écrire ses fantasmes de surpuissance ? Mais ça peut rendre le personnage hyper agaçant genre Robert Langdon de Dan Brown ou Darwin Minor de Dan Simmons, vous savez, ces mecs qui ont la science infuse et qui, en plus, sont physiquement capables de tout et ramassent toujours l’héroïne à la fin (avant de manifestement l’oublier pour l’aventure suivante, classe les mecs…) ? Mais là, on atteint un niveau encore au dessus, on est plus dans le niveau de Claude Mossé qui s’imagine plus ou moins forniquer avec Lucrèce Borgia… Je vous disais que l’auteur intervenait très régulièrement dans le récit pour faire des clins d’oeil *wink wink* au lecteur… mais vers la fin, ça disparaît car le narrateur devient… H.G. Wells. On rentre carrément dans ses pensées, on devient lui. En résumé Felix J. Palma se prend carrément pour H.G. Wells… Ouch.

Statue de H.G. Wells

Et c’est dommage car le début du livre est vraiment sympa, la reprise des grands mythes de SF du XIXe siècle pour imaginer un Londres de l’an 2000 apocalyptique aussi et cette tentative de semer un petit caillou dans la machine pour nous faire comprendre que tout n’est pas si clair dans le roman aussi mais… Mais j’ai surtout la sensation que la fin bâclée n’était pas celle prévue (car en fait, le petit caillou que je viens d’évoquer n’a finalement aucun sens et est bien trop noyé sous des tas d’histoires pour qu’à la fin, on le garde vraiment en mémoire)… et le problème, c’est que la fin, ça reste le plus important dans l’appréciation d’un livre… et celle-ci est clairement ratée.

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Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près.

Couverture du livre "les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie “les gens heureux lisent et boivent du café”. Un soir de spleen total, elle trouve une vieille Guinness dans le frigo qui appartenait à son mari, elle la boit et décide de partir vivre en Irlande. A côté de chez elle, un bel homme qu’elle déteste d’emblée, il le lui rend bien mais le chien du monsieur l’aime bien elle et crée un rapprochement et…

setter irlandais race de chien

Heu stop. STOP ! Pardon ? Un livre qui parle de lire et de boire du café ne parle ni de livre ni de boire du café, en fait ? C’est juste une comédie romantique lue et relue 50 fois de type “au début, ils se détestent, à la fin, ils s’aiment ?” avec des rebondissements aléatoires et une psychologie des personnages totalement foirée (en deux pages, vous passez vraiment de “ah, je le déteste le voisin” à “oh bé il me propose de partir en week-end avec lui, j’accepte !”) ? Le livre me tient deux jours (les vacances permettent de lire vite) et je le range au fond de ma valise, me sentant trahie.

Village de pêcheurs en Irlande

J’aimais cette histoire de petite écrivaine caféinomane et bibliophage qui écrivait son petit roman, un roman forcément intelligent parce qu’il y a une librairie dedans et je me retrouve avec une resucée de “Mange,prie, aime”, sans la nourriture et la prière, à peu près. Et pourtant, j’aime l’Irlande, ce qui aurait pu me rendre indulgente avec le roman mais j’avoue, les bluettes, je déteste ça surtout quand on passe aussi brutalement de la haine réciproque à une tendresse voire un amour qui sort de nulle part. L’héroïne est censée être dévastée mais je ne ressens rien pour elle, en fait, aucune empathie. Elle est juste chiante comme la plupart des héroïnes de ce type de roman et je parle pas de son nouveau prince. Et évidemment, le traditionnel coup de théâtre qui remet tout en question, le gros drama où tout aurait pu être réglé en 5 mn si les gens s’étaient parlés un minimum mais non, personne ne fait jamais ça dans ce genre d’histoire et tu as envie de tous les frapper.

Lady Gaga prestation live Monster Tour

Alors vous allez me dire que je suis dure avec ce livre et c’est sans doute vrai mais je me suis sentie trahie et arnaquée. Parce que le (super) titre du livre, c’est juste le nom de la librairie où Diane ne va in fine jamais, JAMAIS. C’est un peu comme le roman de Gilles Legardinier lu y a quelques années que ma mère m’avait acheté car elle avait trouvé la trombine du chat de la couv trop mignonne…

Couverture du livre demin j'arrête de Gilles Legardinier

Et ouais j’avoue mais ce chat n’égalera jamais mon nouveau crush félin absolu : Rosie, le chat husky (je l’ai même mise en fond d’écran de mon pc du bureau à la place de Batman qui faisait un thumb up mais je vous jure que la tête de ce chat me rend heureuse instantanément)

Rosie, le chat qui se prend pour un husky

Mais le roman était nul, tu sais dès le départ comment ça va se finir… Enfin non parce que j’ai cru qu’il allait se passer un truc mais non… J’aime pas les bluettes romantiques, sorry.

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De l’art de choisir un titre

Là, par exemple, c’est nul. Quand j’étais étudiante en journalisme, il y avait déjà quelque chose que je ne maîtrisais que peu : le titre. Oh, on s’amusait bien à faire du “Libé style” dans certains devoirs et aujourd’hui, encore, sur ce blog, je pars souvent dans du grand n’importe quoi mais voilà, choisir un titre, c’est pas mon truc.

perles avec des lettres en vrac sur le sol

Je dois avouer que je ne suis pas très branchée cinéma français (ni cinéma tout court, d’ailleurs) mais y a un truc que j’aime bien dans ce cinéma, ce sont les titres de films :

Et soudain, tout le monde me manque

Belle comme la femme d’un autre

La prochaine fois, je viserai le coeur

Réparer les vivants

Ceux qui m’aiment prendront le train

(je n’en ai vu aucun)

Pareil en librairie, tous ces livres au noms alléchants

Blanche Neige doit mourir (pas si ouf, finalement)

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (je n’ai pas  aimé)

Le mec de la tombe d’à côté (au secours, j’ai détesté l’héroïne)

Pars vite et reviens tard (pas mal celui-là)

Bref des titres qui donnent envie… Et je suis bien incapable d’en produire d’aussi bons.

choisir un titre : sélection de romans

Pourtant, à la réflexion, est-ce que le bon titre fait le bon livre ? La liste précédente a l”air déjà de démontrer que pas vraiment et si je rajoute au dossier les titres de Moravia, mon auteur préféré, y a pas de quoi s’extasier “L’ennui”, “le mépris”, “les indifférents”, “Desideria” (ce roman, il vous faut vraiment le lire), “1934”, “Lui et moi” (un roman très étrange où un homme est dirigé par son énorme pénis). De la même façon, Nabokov n’est pas allé chercher midi à 14h pour Lolita. Par contre, son « Ada ou l’ardeur » était bien trouvé… mais je l’ai vraiment moins aimé (j’ai souffert à la lecture)

couverture du livre Ada ou l'ardeur de Vladimir Nabokov

Je suis complexée du titre, ce qui engendre deux conséquences :

  • je ne donne pas de titres à mes romans tant que je ne les ai pas terminés, à moins d’un éclair de génie, pour ne pas m’arrêter dès la première ligne, découragée de ne pas avoir trouvé un nom à mon œuvre
  • Je trouve un truc qui ferait un bon titre donc je cherche l’histoire qui pourrait aller avec.

Mais ça reste compliquée. Je me souviens d’un roman que j’ai écrit en 2003 ou 2004 et qui ne doit plus exister nulle part, maintenant. En vrai, ça aurait pu être une sorte de fanfic d’Angel sanctuary, un manga de Yuki Kaori que j’aimais vraiment bien, à quelques nuances près. Ouais, voilà, c’était le Fifty shades on grey d’Angel sanctuary et là, vous pouvez admirer à quel point je valorise mon travail.  Bref, j’écris l’histoire, environ 180 pages Word, de mémoire et après avoir écrit le mot « fin », je me creuse la tête : mais comment appeler ce roman ? Pas un truc avec des anges et des démons, c’est pas original puis c’est pas tant ça l’histoire, plus une question de destin qui destine plus. Je crois que le dernier titre fut “un caillou dans la machine”. C’est nul ? Oui.

rouages de montre

Tiens, faudrait que je réécrive ce truc en en faisant quelque chose d’un peu steampunk… Non. En fait non

Je me souviens à ce moment là de l’histoire avoir lu un article sur le film de Asia Argento, “Scarlet Diva”, la réalisatrice avait expliqué qu’elle avait choisi ça parce qu’elle aimait le prénom Scarlet et le côté Diva… Ca m’a pas aidé du coup. Mais j’étais jalouse, un peu, qu’elle ait réussi à trouver un nom qui claque.

Affiche du film Scarlet Diva d'Asia Argento

En attendant, moi, je laisse tomber. Mes romans ont des noms de code, souvent le prénom du héros ou de l’héroïne. Le titre, ce sera la touche finale, la cerise sur le gâteau, le topping du cupcake et… il va falloir que je renouvelle mon stock d’analogies, moi.

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Le cas Victoria Hislop

Tout commence comme souvent quand il s’agit de littérature : j’erre sans but dans les rayons d’une librairie, attendant la révélation. Soudain, j’aperçois un petit poche avec une photo de couverture fleurant bon la Grèce, prochaine destination des vacances (oui, j’ai un an de retard mais vous allez voir pourquoi). J’achetais donc ce roman de Victoria Hislop, L’île des oubliés.

Lîle-des-oubliés-Victoria-Hislop

Partant en week-end yoga, je prends de quoi lire. Ah ben tiens, le livre sur la Grèce, là, ça va m’ambiancer un peu… Il m’a tenu deux jours, je l’ai littéralement dévoré. Pour vous résumer, rapidement : Alexis, jeune diplômée d’archéologie, part en vacances en Crête avec son amoureux avec qui ça va moyen et part à la découverte de son histoire familiale. Donc en gros, on a une première histoire (celle d’Alexis à la recherche de l’histoire de sa mère et son amour faiblissant avec son mec) et l’histoire de la mère d’Alexis et surtout de sa grand-mère. Elle découvre donc l’histoire de Spinalonga, la petite île face au village de Plaka qui a accueilli une colonie de lépreux dont son arrière grand-mère. Un drame familial sur fond d’Histoire.

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Enchantée de cette lecture malgré quelques niaiseries, je décide d’acheter un deuxième roman de Victoria Hislop, à savoir “Une dernière danse”. Sonia, une jeune britannique en plein doute sur son couple part à Grenade pour un stage de tango. Au fil des rencontres, elle va découvrir la terrible histoire d’une jeune danseuse sur fond de guerre… Attention, là, je spoile : la jeune danseuse était sa mère. Heu… Alors la partie dans le passé est très bonne mais je suis un peu gênée que “l’enrobage” soit quasi identique. Je décide donc d’acheter “le fil des souvenirs” pour me faire un avis définitif. Cette fois, c’est un jeune gréco-britannique qui interroge ses parents pour connaître leur histoire, le drame familial sur fond d’Histoire mais lui n’a pas de doutes sur son couple.

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Bon, un peu moins de copier/coller. Mais doit-on jeter les livres de Victoria Hislop aux orties ? Non, surtout pas. Car si on évacue la dimension romantique pas toujours intéressante (surtout sur les personnages du présent dont on se fout complet), le contexte historique est très bien brossé et donc hyper intéressant. Par exemple Une dernière danse parle de la guerre d’Espagne sur laquelle je savais quasi rien donc j’ai appris pas mal de choses. Idem pour le fil des souvenirs” avec l’instabilité grecque après la seconde guerre mondiale. Placer des personnages dans ces événements nous permet de regarder l’Histoire par le petit bout de la lorgnette et franchement, c’est hyper prenant… et riche en enseignement.

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Et surtout, cherry on the cake (pour moi) : ça donne envie de voyager. J’avais lu L’île des oubliés juste avant de partir en Grèce donc ça l’a moins fait mais avec les deux autres, j’ai trop envie d’aller à Thessalonique et surtout Grenade. Et ça, rien que pour ça, je trouve qu’un livre vaut le coup. Puis Victoria Hislop a vraiment un talent pour décrire les villes, je trouve, tu as limite l’impression de connaître la ville à la fin.

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Bref, lecture idéale sur la plage, je vous conseille et vais aller m’acheter le nouvel opus, histoire de voyager un peu.

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Le concert posthume  de Jimi Hendrix d’Andreï Kourkov

Quand je me rends dans une librairie, j’ai quelques rayons chouchous notamment littérature étrangère et en particulier Italie et Europe de l’est. Italie, c’est pour trouver d’éventuels romans de Moravia réédités qui ne seraient pas encore en ma possession, l’Europe de l’est pour trouver des romans un peu décalés, voire un nouveau polar de Zygmunt Miloszewski. Et justement, en m’y baladant l’autre jour, je tombe sur un nom connu : Andréï Kourkov. J’avais lu le très drôle “les pingouins n’ont jamais froid” (sans savoir qu’il s’agissait d’une suite mais ça va, j’ai pu quand même raccrocher les wagons), je ne pouvais donc que céder à la tentation. C’est parti pour Le concert posthume de Jimi Hendrix d’Andrei Kourkov

Le concert posthume  de Jimi Hendrix d’Andrei Kourkov

L’histoire : il se passe de drôles de choses dans la ville de Lviv, en Ukraine : bien que loin de la mer, la ville est soudain la proie de mouettes agitées, l’iode sature l’air, des petits crabes font de petites excursions dans les tuyauteries de la ville. Plusieurs personnages se croisent à la faveur de la nuit dans la ville : Alik, éternel hippie fan absolu d’Hendrix, Riabtsev, ancien du KGB, Taras, jeune garçon qui évacue les calculs rénaux de ses “patients” grâce à des balades nocturnes à bord de sa vieille voiture, Darka, une jeune allergique à l’argent qui travaille dans un bureau de change, Oksana, jeune femme très investie dans l’humanitaire et Jerzy, voisin de Taras et coiffeur amoureux d’Oksana.

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On assiste à l’évolution de deux groupes distincts : Taras, Darka, Oksana et Jerzy d’un côté, Alik  et Riabtsev de l’autre même si les personnages se croisent au cours de leurs péripéties, surtout dans la nuit profonde de Lviv. Tous notent les changements étranges, tous enquêtent sur le sujet pour enfin comprendre d’où viennent ces manifestations marines.

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Kourkov nous sort ici une aventure trépidante et totalement surréaliste avec un peu de rock, un peu d’amour, un peu de mystère mais aussi pas mal de vodka. L’écriture est agréable, tu dévores littéralement le roman pour comprendre où il veut en venir et… et finalement, la conclusion n’est pas si importante car la vraie force de ce roman, c’est la galerie improbable de personnages qu’elle contient. La fille allergique à l’argent qui bosse dans un bureau de change, l’ancien agent du KGB qui a fait venir illégalement la main de Jimi Hendrix  en Ukraine, l’histoire des calculs rénaux. En fait, ce roman pose une question, une énorme question. Enfin, deux :

  • d’où il sort toutes ces idées délirantes
  • Comment il a réussi à en faire un bon roman avec des bouts d’histoire ?

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Non parce que c’est là, je crois, le génie du roman : tu suis d’un côté le mystère marin mais tu as aussi l’histoire de Taras et des calculs, l’histoire de Taras et Darka, l’histoire d’Oksana, celle de Jerzy qui veut la conquérir, le duo improbable Alik-Riabtsev avec notamment leur passion pour Hendrix, un écrivain et un spécialiste des phénomènes occultes là dessus, c’est n’importe quoi mais c’est un excellent n’importe quoi. Un roman surréaliste qu’on ne lâche pas

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Donc dans le rayon “littérature des pays de l’Est”, si vous voyez apparaître Kourkov, n’hésitez pas

 

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Anagrammes de Lorrie Moore

J’ai un défaut. Ou une qualité, c’est selon. J’aime fureter dans les rayons d’une libraire et prendre des ouvrages un peu au hasard de leurs titres, couvertures et résumés. Histoire de m’évader dans de nouvelles contrées littéraires. Et des fois, faut dire ce qui est, je me plante. Comme avec Anagrammes de Lorrie Moore.

anagrammes-lorrie-moore*
Le résumé tel qu’écrit sur le bouquin (de mémoire) : Benna est une jeune prof de poésie mythomane qui se réinvente une vie en mélangeant la réalité telle un anagramme. Bon ok. Sauf que quand tu débutes le roman, tu comprends RIEN. Benna devient tour à tour chanteuse puis prof puis je ne sais même plus quoi. Autour d’elle gravitent toujours Gérard, tour à tour son voisin, son compagnon ou son assistant et Eleanor, sa meilleure amie quoi qu’il arrive. Des petites histoires parfois longues, parfois courtes.
LettresCouleur
Puis on se pose. Benna est prof de poésie à la fac, elle a Gérard comme meilleur ami puis Eleanor comme meilleure amie…imaginaire et Georgianne comme fille…toujours aussi imaginaire. Bref, Brenna donne des cours, débute une relation (réelle je crois) avec un élève, poursuit sa relation ambiguë avec Gérard et fait plein de trucs avec sa fille et sa meilleure amie qui n’existent pas.
over-thinking
Plus je progresse dans la lecture et moins je comprends. La petite fille est tellement ancrée dans le quotidien du personnage que son aspect imaginaire m’interpelle : elle existe vraiment ou non ? En fait, c’est là le vrai problème du roman : on ne comprends pas. Ca peut être intéressant de faire perdre ses repères au lecteur ou au spectateur (cf eXistenZ de Cronenberg dont je vous invite à regarder le bien foutu Crossed qui vous présentera le film si  vous ne connaissez pas. Mais si moi, je l’ai vu, je vois pas bien qui a pu passer au travers) mais faut le faire avec talent. Là, je m’accrochais page après page, espérant comprendre enfin de quoi on parlait. Et quand tu dépasses la 200e page, que tu comprends pas et que tu ne prends aucun plaisir à découvrir le récit, je te garantis que, non, ce n’est pas bon signe.

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Bref, un bouquin que t’es ravi de terminer. Non que la fin sauve le tout, juste que tu vas arrêter de perdre du temps. Sauf que, pas de bol, ce livre augurait une période sombre dans mes lectures… (tadaaaaam).

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En fouillant su rle web, je n’ai vu que quelques (rares) bonnes critiques : « ahah trop bien, elle a pris tous ses débuts de romans pour les coller là jusqu’à ce qu’elle trouve la bonne formule. Ca parle de la middle class américaine, d’amour, de solitude… » Ah, moi, j’ai juste trouvé ça ennuyeux, rien ne m’a accroché. Pourtant, j’étais en vacances et disponible mentalement. Comme quoi… Ceci étant, une critique parlait d’un très bon « premier roman », ce qui n’est pourtant pas le cas (le premier roman, je veux dire)…

* à propos du « hilarant » écrit sur la couverture : le livre n’est pas censé être drôle. Donc soit le critique n’a pas lu le livre, soit c’est carrément une critique fictive, je ne vois pas d’autres explications.

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Mes loisirs sont…

J’ai moult fois sur ces pages comparé recherche d’amour et recherche d’emploi mais franchement, avouons que c’est peu ou prou le même combat : séduire pour obtenir ce que l’on souhaite (un job ou une charmante personne). Et souvent, il va falloir que j’explique quels sont mes loisirs…

mes loisirs sont chanter sous la douche

Nombreux sont les sites de rencontre qui vous demandent quels sont vos loisirs. T’es plutôt theâtre ou cinéma ? Concert acoustique en petit comité ou show géant à l’américaine au stade de France ? Tu cours ou tu nages ? Des loisirs, on en a tous potentiellement plein. Potentiellement. Sauf qu’il y en a de plus avouables que d’autres. Genre aller mater d’obscurs films dans des cinémas d’art et d’essais : bien. Mater religieusement les Mystères de l’amour le dimanche soir en répandant des tweets sur le sujet sur les Internets tout en sirotant un coca zéro : ça le fait moins. Dire qu’on fait du jogging ou de la natation : bien, donne une image saine de soi. Sauf qu’à un moment, vous risquez de rencontrer quelqu’un, la base d’un site de rencontre, et si vous êtes au bord de la syncope rien qu’en montant 10 marches, votre date risque de capter que la dernière fois que vous avez couru, vous aviez 14 ans.

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Et puis après tout, pourquoi mentir ? Oui c’est plus attractif d’être fan de Kundera que de Kardashian même si l’un n’empêche techniquement pas l’autre. Je crois. Mais à un moment, faut savoir ce que l’on veut. Si on n’est là que pour choper des coups d’un soir, ça va. Mais imaginons que vous fassiez une rencontre waouh! Genre la personne que vous rêvez de présenter à vos amis, votre famille ou votre chat. Sauf que vous lui avez raconté aaaaadorer la nouvelle vague coréenne alors que vous ne captez que dalle mais ça faisait croire à l’autre que vous avez un point en commun de plus. À cause de votre mensonge, vous allez réellement devenir expert de la nouvelle vague coréenne. Vous n’en demandiez pas tant en fait… Autant sur le CV, ça passe : au pire, vous aurez deux questions sur le sujet en entretien mais votre boss ne vous amènera jamais au cinéma pour entretenir votre passion des films tchèques post communistes. Enfin, à priori…

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Finalement, les loisirs, c’est comme les mensurations, on peut enjoliver un peu mais de façon subtile. Et dessinez un portrait cohérent avec vos envies. Si vous ne supportez pas les pantouflard-e-s, ne vous présentez pas comme un amateur de soirées lecture au coin du feu enroulé dans un plaid par exemple… Et puis si y a bien un point où il est essentiel de s’assumer, c’est bien celui des loisirs. Vous avez honte de pas lire ? Y a toujours une librairie dans le coin… Vous n’aimez pas lire ? C’est votre droit et ce n’est pas dramatique. Rappelez-vous : vous n’êtes pas en entretien d’embauche…

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Marotte culturelle

T’ai-je déjà parlé, cher lecteur, de mes obsessions culturelles ? Je crois pas non… Donc si tu es un peu attentif, tu dois te douter que je te parlerai de mes obsessions culturelles. Si tu n’avais pas capté, je t’invite cordialement à te prendre un petit café.

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Je me considère souvent comme une pique-assiette de la culture, je sais des tas de petites choses mais y a des sujets où j’ai de grosses, d’énormes lacunes. Voire une connaissance du sujet qui se mesure limite en négatif. Je picore, je picore et un jour, sans raison particulière, un met culturel excite mes papilles intellectuelles plus que de raison et je décide de me plonger à fond dans le sujet. Une nouvelle obsession culturelle est née.

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Ça peut être tout et n’importe quoi. J’ai eu ma période légendes arthuriennes (bien avant la sortie de Kaamelott), ma période Moravia, Barjavel, Extebarria, mes récurrentes envies de culture russes ou italiennes… Des fois ça passe vite, des fois ça reste assez solidement. Ce qui me permet au passage de m’adonner à l’un de mes pires vices : l’achat compulsif. Ben oui, des que je rentre dans une librairie, la carte bleue me démange, c’pas ma faute… Et encore, je ne fais plus de tour au rayon CD ou DVD, ouf !

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Mais j’aime bien me passionner pour un truc, fureter les rayons réels ou virtuels à la découverte d’un nouveau livre sur mon sujet du moment, regarder un film ou une série sur le sujet s’il y a… Par exemple, en 2013, j’ai deux marottes qui se dessinent :
– le surnaturel : alors origine de cette nouvelle marotte : Supernatural, justement. Ils le diffusent sur CanalPlay infinity et comme Jensen Ackles figure en bonne place sur ma liste des crushes people, je me suis fait plaisir. Force est de constater que je ne connaissais en fait pas du tout la série et je découvre alors que c’est pas juste l’histoire de deux frères bonnasses qui tuent des esprits et démons mais qu’il y a une trame un peu plus riche avec la guerre des anges, démons, tout ça. Or au tout début des années 2000, voire même un peu avant, j’étais une accro de ce genre de trucs. Je lisais des mangas avec plein d’anges dedans, j’avais lu plein de trucs sur les anges et les démons, une semi pro d’angéologie et de démonologie. Même que j’avais écrit pas moins de 3 romans avec des anges et des démons dedans. Aucun de ré exploitable en l’état je pense mais bon… Et même quand j’était plus petite, jeune ado, j’étais accro au mystique, je regardais avec passion toutes les émissions sur le surnaturel (on n’a jamais fait mieux que Mystères), lisais beaucoup sur le sujet. Là, j’ai envie de m’y remettre. Parce que finalement, étudier le surnaturel, ce n’est finalement rien de plus que de se pencher sur la mythologie puisque nos religions ont finalement repris dans l’ensemble nombres de mythes païens réadaptés à leur sauce.

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– Batman. Oui voilà. Il y a quelque chose qui me fascine chez Batman : comment est-on passé d’un sympathique super héros en tenue mauve qui castagne en ziwiiiiii kaboomm plaf ! Au super héros super dark que t’as pas super envié de croiser la nuit dans la rue, même quand t’as rien à te reprocher. Et accessoirement pourquoi Bruce Wayne est un mec aussi chiant (bien que je dois avouer que j’aime assez le parti pris de Nolan de Wayne qui joue le milliardaire alcoolo connard flambeur pour mieux dissimuler son double jeu) et transparent. Du coup, j’ai commandé l’encyclopédie Batman pour en savoir plus. Et si je la trouve bien, je passerai sur Superman, d’autant que je compte bien aller voir The man of the steel, le nouveau Superman. J’ai jamais trop aimé ce Super Héros, beaucoup trop lisse à mon goût mais y a Henry Cavill dedans, un autre de mes top crushes people.

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Ça va déjà bien m’occuper quoi. Mais vous commencez à me connaître : j’ai dans mes marottes une incroyable inconstance. Alors peut-être que demain, je vais me passionner pour autre chose, je vais peut-être me piquer d’architecture, d’histoire de la mode, de philosophie ou de développement personnel… L’avantage des marottes, c’est qu’on peut picorer à l’infini sans risque d’indigestion. Enfin pour moi parce que je sens que ma marotte telenovelas en 2012 à plus saoulé que passionné mon public. Quoi que faudra que je vous en reparle tiens. Et vous plaignez pas, ça fait longtemps que j’ai pas parlé Ab production et soap opéras !

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