Tout le monde déteste le travail

Sincèrement, j’exagère à peine. Je vous annonçais donc que j’allais quitter mon job, peu importe que je trouve quelque chose ou non. Ma période d’essai se termine le 09 mars (enfin, j’ai un doute sur le sujet, la précédente devait se terminer le 08 novembre puis le 09 puis le 12 car j’ai pris 4 jours de congés mais sur ma lettre de renouvellement, antidatée la lettre au passage, on était revenus au 09. Restons donc sur la date inscrite sur cette lettre). J’ai jusqu’au 05 février pour trouver un autre job sinon, j’irai toquer à la porte de la DRH. Je vous raconterai une autre fois mes différents scénarii car ma décision de lâcher l’affaire et les réactions autour de moi me semblent symptomatiques. Je crois que tout le monde déteste le travail.

Tout le monde déteste le travail

J’en ai parlé à quelques personnes, j’ai pas placardé non plus la nouvelle en 4 par 3 dans les rues de la ville. Non que ça m’ennuierait que mes employeurs finissent par l’apprendre, je souhaite ardemment que EUX mettent fin à ma période d’essai. Des anciens collègues, des amis, des nouveaux collègues… et j’ai eu une unanimité pour dire que je prenais la bonne décision. Victor était limite à me jeter des confettis quand je lui ai annoncé ma décision, il ne supportait plus de me voir au fond, d’être énervée, éreintée, désespérée, même. Mais surtout, j’ai eu plusieurs “t’as de la chance de pouvoir”. A peu près ce que j’ai dit à d’anciens collègues tombés au combat et qui avaient arraché une rupture conventionnelle et qui avaient la possibilité de prendre le temps de réfléchir au prochain coup, de souffler avant de repartir. J’ai parfois un peu de jalousie pour cette copine en arrêt longue durée car burnout (pas celle dont je parlais dans l’article précédent), celle qui a perdu son job suite à un licenciement économique (elle s’en est ramassée deux en deux ou trois ans) et qui a profité pour tenter une nouvelle carrière. A quel moment on envie ou jalouse ceux qui perdent leur job ? Je parle bien sûr du secteur tertiaire, hein et de personnes encore jeunes, je n’aurais pas l’audace de raconter la même histoire pour les licenciés de Goodyear ou France Telecom.

Le travail m'a tuer - Vuillemin

Peut-être d’ailleurs que nous sommes des enfants gâtés, que nous considérons que nous n’avons plus à sacrifier notre vie, notre santé, pour gagner de quoi vivre. Peut-être que dans mon secteur, on a bien conscience que nos métiers ne servent à rien, le fameux bullshit jobs dont parle David Graeber (je suis en pleine lecture) qui nous pompent l’air et épuisent notre énergie pour rien. Peut-être que l’état du marché du travail nous met aussi dans un état de tension permanent, un système qui nous met à la merci d’individus toxiques et nuisibles ? Parce que j’entends que ça chiale dur sur le fait qu’on peut plus licencier les gens (lol comme disaient les jeunes de la décennie dernière) mais nous sommes nous-mêmes retenus en otage. Les ruptures conventionnelles ? Des Pokemon rares : dans mon ancienne boîte, un collègue a gueulé pendant 6 mois pour en obtenir une. Moi,ma chef m’a dit texto “y a plus rien pour toi ici” mais a attendu patiemment que je démissionne en me foutant des coups de pression sans le moindre sens. Parce que y a un quota de ruptures conventionnelles apparemment. Démissionner ? Encore faut-il pouvoir se le permettre. Moi par exemple, ça fait quasi 12 ans que je cotise mais pas le droit de toucher un kopek si c’est moi qui pars. “Ah mais oui mais non mais si on fait ça, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, tout le monde va démissionner tout le temps, aussi !”. Ce qui nous laisse donc sous la coupe de tortionnaires qui savent qu’on ne pourra pas claquer la porte tant qu’on n’a pas trouvé de nouveaux plans. Et des fois, c’est long.

Mon chef est horrible

Bref, les réactions de mes amis vis à vis de ma démission me le confirment : tout le monde déteste le travail. Enfin… le monde du travail.

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Peut-être que la sécurité ne doit pas être une priorité

Cet article ne parlera pas du tout de police, cet article parle toujours de choix de vie, dans la droite ligne de mon article précédent sur le tempo. En écrivant le dit article, je me suis rendu compte que je priorisais systématiquement la sécurité. Et c’est peut-être là que j’ai tort ?

La sécurité _ casque de chantier

Je suis de la génération “passe ton bac d’abord”. Je me souviens, quand j’étais jeune (genre 19-20 ans), je regardais Pop star et une jeune fille disait qu’elle consacrait sa vie à la musique, je ne sais plus quoi et je disais à mon mec de l’époque “non mais ma fille, elle ferait ce qu’elle veut… mais son bac d’abord !”. J’ai grandi dans ces discours là : il faut s’assurer un avenir… Alors bon, déjà, en partant à la fac, je détonais un peu par rapport à ma soeur qui a  choisi la voie école de commerce mais bon, la règle est claire : assure-toi un bon avenir, tes rêves d’artistes attendront.

Le rêve de Jérôme Bosch

Tout est toujours question de choix et de ce que tu es prêt à investir, finalement. J’ai toujours pensé à me mettre d’abord à l’abri avant de jouer à m’imaginer des carrières qui ne sont pas les miennes et ne le seront peut-être jamais. C’est vrai que l’avantage, c’est que, si je me plante, seul mon ego sera en jeu et c’est pas bien grave. L’inconvénient, c’est ce que je n’admets toujours pas que je ne peux pas mener trois vies de front. Enfin trois… Entre le boulot, mes envies de vie saine (L.O.L), l’écriture, mon amour, mes amis, mes ambitions de vidéaste (double L.O.L piqué), mes occupations politiques… Des fois, je me sens un peu comme une jongleuse amatrice qui part direct avec cinq balles en se disant qu’en se concentrant un peu, ça devrait le faire. A un moment, faut avoir conscience du carrefour où l’on est : choisir toujours la sécurité et devoir renoncer à quelques éléments de ma vie rêvée ou se lancer dans le vide car dans la liste de mes nombreuses vies, le boulot n’est pas ma partie préférée. Ou l’audace.

Bullet journal

Alors dit comme ça, on va tous dire “bé choisis l’audace, c’est un faux choix ton truc !”. Alors bon, déjà, point 1 : je ne vis pas seule et nous construisons un avenir à deux, il serait compliqué de tout faire reposer sur ses épaules, surtout au vu de nos projets prochains. Et puis la sécurité a quelque chose de confortable, en fait. Le but est évident, les doutes marginaux. Je veux dire au moins, on sait ce qu’il y a au bout : le salaire. De l’autre, choisir la voie du risque, c’est se battre beaucoup, longtemps, pour un gain incertain.

Battante fatiguée

Alors la sécurité parce que c’est confortable ? Il est vrai que je suis parfois jalouse de la vie de mes ami.e.s qui ont eu l’occasion de tout envoyer bouler et tenter autre chose. Avec plus ou moins de succès. Après tout, je ne manque pas de ressources, y aurait toujours moyen de se démerder… Ah mais, les occasions…

Daisy la débrouillarde

J’en parle la semaine prochaine, c’est intéressant comme sujet.

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La cité de Stella Gemmell : parfait pour vos vacances

Comme j’ai l’impression que cette année, beaucoup de sans enfants partent en septembre et que j’ai juste fini ce roman la semaine dernière, laissez-moi vous parler de cette petite pépite. Vous aimez le médiéval fantastique, les intrigues de palais et Game of thrones ? Vous aimerez la Cité de Stella Gemmell (et l’avantage, c’est qu’à la fin de ce roman, vous avez la fin de l’histoire même si on pourrait facilement imaginer des suites*… mais bon, on n’attend pas 5 ans la suite, quoi).

La cité de Stella Gemmell

Dans la Cité, les égouts grouillent de démunis qui survivent là tandis que dans le Palais de la cité au dessus de leur tête, l’Empereur appelé l’Immortel entretien une guerre sans merci avec ses voisins, les “Peaux Bleues”. Une guerre qui dure depuis si longtemps qu’elle ne semble plus avoir de fin, les alentours de la cité sont ravagés par cette guerre. On va suivre les histoires croisées de différents personnages : Fell, commandant de l’armée et Indaro, une guerrière, d’Emly et Elijah, frère et soeur vivant dans les égouts, Bartellus, un vieil homme plein de secrets… Tous ces destins se croisent et n’ont qu’un seul but : sauver la cité.

Highlander, la mort de Duncan

Alors pour commencer, j’ignorais totalement qui était Stella Gemmell, je pensais qu’il s’agissait d’une jeune autrice mais absolument pas. Il s’agit en fait de l’épouse de David Gemmell, connu pour ses romans de Fantasy (mais que je ne connaissais pas, je dois avouer mon inculture) et qu’elle avait aidé pour sa trilogie Troie avant d’achever le dernier volume à la mort de David. Donc Stella est assez rompue à l’écriture de ce type de roman, ce qui explique la description très précise des combats. Parce que c’est la première chose qui m’a marquée en lisant : la très bonne description des combats, notamment sur la durée de vie des armes et l’habitude des combattants de récupérer celles des morts dès que les leurs laissaient à désirer.

Bataille médiévale

En fait, en lisant, j’ai ressenti une certaine jalousie, une frustration. Parce que j’étais en train de réfléchir à une histoire un peu similaire et que je me sens coiffée au poteau (sauf que moi, j’ai pas commencé à écrire). J’ai aimé la mise en place des jeux de pouvoir dans le Palais de la cité, l’ambiance claustrophobique des égouts qui me rappelait vaguement Metro 2033 ou encore l’omniprésence de l’eau comme menace (et qui fait une transition parfaite avec la fille de l’eau de Paula Hawkins que je viens de commencer). Alors oui, parfois, c’est un peu confus, le nombre élevé de personnages en finalement quelques centaines de pages fait un peu buguer par moment mais moins de Game of thrones, par exemple. L’enchaînement des chapitres est parfois un peu étrange avec des sauts dans le temps, passé ou présent, qui ne sont pas signalés immédiatement, ce qui crée parfois une sensation d’avoir loupé un chapitre…

Frise chronologique

Mais j’ai aimé. Je l’ai dévoré assez rapidement j’ai trouvé les personnages attachants et pas surpuissants… alors que les guerriers que l’on suit ont tendance à triompher, presque à être imbattables, on n’a pas la sensation de super chevalier tellement fort… et j’apprécie toujours cette nuance. Ici, les demoiselles ne sont guère en détresse, elles font jeu égal avec les hommes tant sur le terrain politique que sur le champ de guerre. Et forcément, j’apprécie.

Lagertha, Vikings

Bref, un livre parfait pour les vacances, pour peu que vous aimiez le médiéval fantastique.

* Effectivement, je viens de découvrir qu’il existe un tome 2

 

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Pourquoi la drague de rue fait chier

Et que vous seriez fort aimables d’arrêter de nous faire subir ça, bordel à queue. J’en ai déjà parlé sur mon blog quelques fois par le passé mais c’était y a longtemps et j’aime à me répéter parfois car comme disait une ancienne collègue commerciale “répéter, c’est convaincre”. Donc on note : la drague de rue, c’est chiant. Et non, ça ne fait pas plaisir, désolée de vous l’apprendre.

Drague de rue

En 37 ans d’existence donc 25 avec des seins, j’ai réalisé un truc, mmmm, intéressant. Je ne me fais draguer que quand je dégage une certaine vulnérabilité. C’est quand je suis en jogging, quand je suis rêveuse et que j’ai baissé mes défenses. Et du coup, maintenant, quand un mec m’adresse la parole pour me draguer, je flippe “merde, j’ai l’air vulnérable”. Alors ouverture des épaules, technique de sophrologie du tigre et on repart. Car la drague de rue se caractérise par son manque de sincérité neuf fois sur dix.

Un homme importune une femme dans la rue pour la draguer

Reprenons. Je suis dans la rue et un mec vient m’aborder. Que sait-il de moi ? Je suis dans cette rue à ce moment donné et à priori, il doit me trouver un peu jolie (ou cherche juste à me rappeler à qui appartient la rue). Point. Et je trouve ça insultant autant pour moi que pour lui. Moi parce que manifestement, l’emballage est suffisant, on s’en fout du reste. Lui parce qu’il ne s’intéresse qu’à l’emballage. Si j’inverse les rôles, pourquoi j’irais draguer un inconnu. Il y a cet homme, bien joli, avec sa petite barbe, ses lunettes, son joli nez, tout ce que j’aime. Mais après ? D’abord, il peut être en couple donc soit il est fidèle et je l’ai juste dérangé pour rien, soit il a une meuf mais j’ai pas forcément prévu d’être sa maîtresse (dans l’hypothèse où il serait réceptif à ma demande). Mais ça, ce n’est qu’une donnée parmi tant d’autres. Peut-être que je vais lui parler à un moment où il est anxieux car il va à un entretien et se le répète dans sa tête. Peut-être est-il en colère. Peut-être est-il en train de tisser une jolie histoire dans sa tête dans laquelle je n’ai rien à faire, peut-être qu’il est triste car il a appris une mauvaise nouvelle… Je ne connais pas son état psychique et peut-être que je vais tomber au pire moment et qu’il n’a juste pas envie de subir ça juste parce qu’il est sorti de chez lui et que je l’ai trouvé fort appétissant. Mais ce n’est pas tout. Peut-être qu’il est raciste et/ou homophobe, peut-être qu’il est violent, peut-être qu’il est macho, peut-être qu’il a des passions dans la vie qui ne me parlent pas du tout, peut-être qu’il adore Hanouna et les anges de la téléréalité, peut-être qu’il écoute Jul en boucle chez lui, peut-être qu’il ne boit pas d’alcool… (c’est pas un défaut ça mais on risque d’avoir un léger souci de compatibilité). Ce que j’aime chez un homme, c’est pas juste sa jolie frimousse et son petit cul frétillant, non. C’est un tout. Alors ce joli garçon, au pire, je le prends en photo mentale et je m’en servirai pour l’un ou l’autre de mes romans. Ou je l’oublierai parce que ce n’est pas très important.

Hernano Fuentes Sense 8 Alfonso Herrera

Ensuite, la drague dans la rue, ça me rappelle ma vulnérabilité, comme je disais. Ça me rappelle ma période de journaliste en plein micro-trottoir. Lors de mon premier micro-trottoir, je me jetais à la tête de tout le monde avec un taux de réussite très bas. Alors j’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai pris des gens immobiles : ceux qui attendent, ceux qui rêvent, ceux qui traînent… Bref, ceux qui sont peu attentifs et n’oseront me dire non car ils ne sont pas en action. Une femme l’avait souligné lors de la vidéo indigne de Guillaume Pley en mode PUA “abuser de la confiance des femmes pour les embrasser de force”, vous savez, le “je peux te poser trois questions ?”, cette femme avait relevé que les femmes abordées étaient soient assises soit au distributeur automatique donc pas en position de s’enfuir… donc en position de vulnérabilité.

Draguer dans la rue

Et puis, ça me rappelle assez méchamment que dans la rue, je suis pas dans mon espace, j’en ai déjà parlé. En gros, je pénètre un univers masculin, je suis priée d’être disponible, souriante et polie sinon, j’aurai droit à ma petite insulte.

Des hommes matent une femme qui passe

Mais surtout, le point chiant de la drague de rue, c’est le non. Jean-Michel dragueur décide de m’aborder, je lui indique que je suis pas intéressée (quand j’entends, je suis devenue une ninja du j’entends pas…) mais pas de bol, je suis tombée sur la version lourde qui veut savoir pourquoi je ne veux pas aller boire un café avec lui. T’as déjà un mec ? Pas grave, je suis pas jaloux, mouarfffff ! Tu vas bosser ? Ben donne ton numéro, je t’appelle et on se voit après ! Je vous jure, c’est insupportable. Parce que le coup du petit copain, ça m’est arrivé de le sortir en période de célibat par politesse. Parce que oui, j’ai pas forcément envie de dire cash au mec que sa gueule me revient pas et que j’ai pas envie de prolonger cette conversation, merci, au revoir. C’est quand même pas dur à piger, il me semble. “Oui mais si le mec était beau, tu dirais pas ça…”. Non, un mec qui me colle et me saoule, je vois pas trop comment je pourrais le trouver autrement que flippant, en fait…

Krysten Ritter - Jessica Jones

Bref, vous trouvez une femme bien mignonne dans la rue et vous pensez que c’est la mère de vos futurs enfants ? C’est votre droit. Elle vous envoie quelques regards invitant à la conversation ? Vous pouvez lui répondre. Sinon, foutez-nous la paix. Parce que si vous avez le droit de nous trouver jolie, nous avons le droit de ne pas être intéressées et de ne pas prendre d’insultes pour ça ou de devoir se justifier pendant dix bonnes minutes alors qu’on a franchement autre chose à faire. Même si on n’a rien à faire, d’ailleurs, ce sera quoi qu’il en soit plus sympa que de commencer à flipper parce qu’un mec nous colle et qu’on ne sait pas s’il va pas finir par nous agresser parce qu’on n’a pas envie de lui.

Femme agressée dans la rue

Et pour les chouineurs qui comprennent pas la différence entre jeu de séduction et harcèlement, le projet crocodile vous expliquera ça très bien, hop !

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Sale temps pour le pays de Michaël Mention

 

Je ne vais pas parler de ce livre. Enfin, si, un tout petit peu mais je veux surtout vous parler du rôle qu’il a occupé dans ma vie et comment ceci est un moteur. Parce que sur mon exemplaire de Sale temps pour le pays, y a une dédicace. Parce que oui, Michaël Mention, je l’eus connu, à une époque où il était pion pour gagner un peu d’argent le temps que sa carrière décolle. Depuis, il a publié 7 autres romans, gagné 4 prix et a sa propre page Wikipedia. Ouais, rien que ça.

Sale le temps pour le pays de Michael Mention

Pour en revenir au roman, “sale temps pour le pays”, je vous le conseille, c’est un très bon polar basé sur des faits réels et très prenant. Ce bouquin a une résonance particulière pour moi. Pas juste parce que j’ai fréquenté le même club de plongée que le gars qui l’a écrit mais parce que je l’ai lu à un moment où j’avais perdu le goût de la lecture. Oui, à un moment dans ma vie, genre ça devait être en 2011-2012, cette histoire, à cause de ces smartphones de merde, je passais ma dernière heure de la journée à consulter mes réseaux sociaux plutôt qu’à lire. C’était précisément pour ça que je ne voulais pas de smartphone, parce que je savais ce qui allait se passer et j’avais raison. Donc suite à une séance de dédicace où Anaïs m’a récupéré mon exemplaire car j’étais en vacances. Je ne suis pas toujours très fana des policiers parce que j’ai toujours peur de trouver le tueur avant la fin alors que je le cherche même pas forcément. Mais je me laisse prendre et grâce à ce livre, je reprends mes habitudes de lecture. Rien que pour ça, ce livre a son importance.

Lire au lit

Mais surtout, l’exemple de Michaël me motive. Je veux dire, le mec a réussi son rêve, je dois essayer d’en faire autant. Alors, attendez, lisez les choses comme je souhaite les exprimer :

– Je ne me considère pas meilleure, je ne veux pas dire “bah si lui l’a fait, moi aussi, je peux le faire”. Non, je dis que je dois vraiment me bouger pour essayer.

– Je ne suis pas non plus dans la jalousie ou la compétition.

Esprit de compétition

Mais ça me fait réagir. D’abord il y a une différence entre Michaël et moi : lui a toujours considéré qu’écrire était son métier et il s’est organisé en fonction avec un job alimentaire alors que moi, de mon côté, j’ai toujours considéré ça comme une sorte de bonus, je n’ai jamais capitalisé dessus. Etait-ce une erreur de ma part ? Là de suite, je dirais que non vu que mon métier m’a quand même apporté des choses dans la vie, des connaissances… Pas forcément utiles pour mon écriture mais apprendre est toujours une chose bénéfique. Bref, l’idée n’est pas de remettre en question ce que j’ai bâti ces dix dernières années mais de me dire que jusqu’à présent, j’ai pas cherché non plus à créer l’occasion. Mais ma volonté de ne pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, est-ce que ça ne démontre pas, in fine, un manque total de confiance en moi ? Est-ce qu’en sous-texte, il n’y a pas un “bon, c’est joli écrire mais c’est pas sûr comme voie, je vais plutôt chercher un CDI, on verra plus tard”. Peut-être. Mais en même temps, je préfère pour le moment continuer sur cette lancée car faire de sa passion, son travail, ça me convainc toujours pas (même si l’idée d’aller écrire all over the world me plaît bien).

Le plus beau bureau du monde

La semaine dernière, j’ai donc reçu la newsletter des Editions 10/18 consacrées à Michaël et son nouveau roman. Décision 1 : l’acheter. Décision 2 : voir dans ce petit clin d’oeil de la vie… un immense coup de pied au cul. C’est bien joli de se la jouer écrivaine de métro et tout mais faudrait voir à concrétiser un peu tout ça quand même.

Ceci étant, j’atteins la page 70 en retapé et j’ai entamé la partie 2 sur mon cahier… On dirait que pour une fois, ça roule. Grâce à mon idée d’écrire dans le métro. Un peu mais je crois avoir trouvé une autre raison… Je vous dis ça semaine prochaine.

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Couple : pauvres victimes de l’amour

Lundi matin, je branche mon Twitter et là, je vois un déferlement de tweets sur… non, pas David Bowie (enfin, si, aussi) “quand tu es en couple, tu renonces à”. Ah oui, le couple, ce grand sacrifice ! Alors nous avons bien sûr quelques jolies réponses amusantes et mignonnes tendance neuneu :

Quand tu es en couple, tu renonces à... hashtag et réponses rigolotes

Mais certaines me mettent légèrement mal à l’aise :

Quand tu es en couple, tu renonces à... les réponses qui font peurAlors révélation : si tu te sens oppressé dans ton couple et que tu renonces à tes libertés, c’est que tu devrais changer de partenaire au plus vite.

Relations-toxiques-Comment-les-reperer-et-s-en-proteger

Je l’ai déjà dit mais je vais me répéter : la passion amoureuse telle que vendue dans les romans et films est nocive 9 fois sur 10. Là, je suis en train de lire After saison 2 (“saison”, ça me donne envie de jeter le truc direct aux ordures, déjà) et je suis littéralement ulcérée de voir qu’Anna Todd nous explique qu’un amour parfait, c’est juste être victime d’un pervers narcissique. Le mec est violent, abusif, il s’impose dans la vie professionnelle de la fille, l’enferme dans un appartement, la coupe de sa famille, de ses amis (enfin, non, elle n’en a pas), lui fait des scènes de jalousie partout, tout le temps, y compris sur son lieu de travail à elle, prend les mêmes cours qu’elle pour la surveiller, lui vole sa voiture pour la réparer. En fait, il était tout le temps là, elle peut pas faire un pas sans qu’il apparaisse et menace de péter la gueule de tous les hommes daignant lui parler. Alors toi, fille, tu dois te casser au plus vite et toi, mec, va te faire soigner. Mais c’est de l’amour tu comprends…

relation-toxique

Non, je comprends pas. Si pour toi, l’amour, c’est passer plus de temps à pleurer qu’à être heureux, c’est que tu as sans doute trop regardé les Feux de l’amour petit en prenant ça pour une vérité absolue. Bien sûr, il faut faire quelques concessions car on se partage l’espace à deux mais si ça vous rend malheureux, c’est que vous n’êtes pas avec la bonne personne. Si je prends ma relation avec Victor, nous n’avons pas forcément les mêmes centres d’intérêt, on s’installe peu à peu dans une routine : moi j’écris pendant qu’il code ou mixe et tout va bien. Je ne lui ai pas demandé de mettre un casque quand il fait sa musique ou je ne le prive pas de jeux vidéos… surtout que bon, depuis qu’on a réactivé ma Nintendo DS, c’est plutôt moi qui abuse un peu. On essaie de trouver notre rythme et notre équilibre alimentaire, on ne renonce à rien. Alors, oui, c’est sûr que je peux pas dormir en travers du lit et je ne peux pas m’improviser chanteuse de comédie musicale en pyjama si l’envie m’en prend mais… d’abord ça doit m’arriver une fois par an. Mais surtout je ne renonce pas à l’essentiel. Je veux sortir avec mes amis ? Ben je le fais et réciproquement. Il veut se faire un Festival à Amsterdam ? Ben va… La confiance étant un pré requis dans notre couple, on peut partir chacun de notre côté sans inquiétude ou jalousie.

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Alors évidemment, ceux qui ont répondu à ce hashtag ne savent peut-être juste pas ce qu’est un couple et répondent par clichés… et c’est précisément ce qui m’inquiète. On nous vend tellement d’histoire d’amours toxiques que ça en devient presque la norme. On nous fait croire que l’amour, c’est du sacrifice : du plus superficiel (toujours être épilée au poil… je suis une très mauvaise élève) au plus dérangeant (ne jamais refuser les envies sexuelles de son/sa partenaire, se séparer de certain-e-s ami-e-s dérangeant notre moitié). Mais alors expliquez-moi : ça sert à quoi de se mettre en couple si c’est pour souffrir ? Je sais pas vous mais moi, perso, si je dois juste sacrifier ma liberté, mes amis, voire ma famille dans les cas les plus sévères juste parce que c’est ça “l’amour”, mais j’en veux pas ! Je me fais suffisamment chier à sourire et faire des courbettes hypocrites au boulot pour pas m’amuser à faire la même en rentrant à la maison.

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Bref, ton couple est une souffrance : barre-toi. Tu n’as plus le droit de dire ou faire ce que tu veux ? Barre-toi ? Ton mec/ta nana pense que tu dois être comme ci ou comme ça, parler à telle personne et pas à celle là ? Barre-toi. Etre en couple n’est en aucun cas une obligation, on peut très bien vivre seul (si, si) donc réfléchis bien : est-ce que cet “amour” faut vraiment que tu paies le prix fort ? Dédramatisons la rupture : si c’est pour se sentir mieux et plus libre, ce n’est pas un échec mais bel et bien une victoire. Sur soi, sur sa dépendance à l’amour (enfin, l’idée qu’on en a), sur la société qui nous impose à marcher par paire, quitte à tomber sur une personne abusive et toxique. Je pense que pas mal de twittos ayant joué avec ce hashtag devraient sincèrement se poser la question

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Couper les fils

Ce week-end, je suis partie en week-end yoga, faudra que je vous raconte, j’ai souffert. Non, pas souffert mais souffeeeeeeeert. Mais j’en ai recueilli une certaine sagesse et des résolutions que j’ai immédiatement appliquées : j’ai cassé certains fils.

barcelona

Nous sommes la génération connectée. Connectée à la toile mais connectés entre nous aussi, si bien qu’il devient difficile de réellement rompre tout contact. Il y a environ un mois, après un petit dîner à 4, je rentre avec Victor qui me fait remarquer que c’est bizarre que j’ai toujours mon ex à qui je ne parle plus dans mes contacts Facebook (ceci n’était pas du tout une scène de jalousie, juste un constat). Du coup, j’ai un peu réfléchi à tout ça. Pourquoi tu gardes ce mec dans tes contacts ? Raison 1 : parce que tu ne veux pas être celle qui rompt tout contact (même s’il n’y en a plus). Raison 2 : parce que j’ai une curiosité mesquine. Vous savez, ce côté “sa vie est moins bien que la mienne”, le match des exs en un sens. Et raison 3, aussi : voir ses défauts m’exploser à la figure à chaque statut. Mais là, ça vire limite au masochisme, quand on lit une énième fulgurance en se demandant “mais je lui trouvais quoi à lui, déjà ?”

love story set. all images this series, see my portfolio

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Donc 3 mauvaises raison de rester en “contact”. Suite à mon stage, une séance de lecture avec l’océan pour seul compagnon et un massage ayurvédique, ma décision fut prise. Ciao ex. Ciao un autre d’ailleurs. Un autre sautera bientôt (seule la raison 1 m’a empêché de le faire). Ciao les 2 ex manageuses que j’ai détestées et que j’espère ne jamais recroiser. Ciao une ex amie qui m’a un peu foutu hors de sa vie sans que je sache pourquoi tout en continuant à suivre la mienne et à la raconter à des gens. C’est ainsi qu’après quasi un an sans se causer, je l’ai croisée à une soirée et elle me présentait comme Nina “tu sais la fille dont je t’ai parlée par rapport à [événement assez récent]. D’ailleurs, ça va mieux ta jambe cassée ?” Freakyyyyyyyy ! Donc on enlève. Puis passons sur Twitter couper les ponts avec une ex amie qui me disait le lundi qu’aucun homme n’arriverait jamais à nous séparer pour me virer dès le mardi parce que monsieur ne m’aimait pas. Sans doute parce que je n’étais dupe d’aucun de ses mensonges… En même temps, je n’y suis pour rien s’ils étaient dramatiquement énormes ! C’est depuis ce temps là que je suis très énervée sur la question des pervers narcissiques d’ailleurs.

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Bien sûr, ça ne se fait pas comme ça, ça réveille forcément des souvenirs, des regrets. Pas pour mes exs, eux, c’était bel et bien terminé et le fait que je les laisse désormais glisser peu à peu dans l’oubli me laisse indifférente. Oui, il y en a un qui m’a rendue marteau, qui m’a permis de voir certaines de mes limites, où je me suis rendue compte que j’avais fait de la merde sur pas mal de points mais aujourd’hui, il ne représente plus rien. L’idée de ne plus jamais parler avec lui ne suscite plus rien en moi. Par contre, les amitiés, ça fait un peu plus chier. Elles ont été remplacées depuis, il n’est pas dit que mon moi d’aujourd’hui se serait entendu avec leur Elles du jour. Une, je suis même sûre qu’on était arrivées au bout de toute façon, l’autre… Je ne sais pas mais après tout, si les choses sont telles qu’elles, c’est sans doute qu’il n’y avait pas d’autres alternatives. Tant pis, tant mieux. Alors au lieu de soupirer de la voir s’enfoncer dans son déni et sa fuite en avant, tournons la page.

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De temps en temps, il me prend une frénésie de vide. Je suis une fille qui accumule. Trop, tout le temps, qui garde des bouts de ficelles “parce que ça pourrait me servir”. J’ai gardé des magazines plusieurs années parce que je voulais découper les jolies images et m’en servir pour des tableaux ou des bijoux. Je garde des vieilles fringues que “si, si, je vais remettre” et que je ne renfile jamais. Alors parfois, je pète un plomb et je remplis les sacs poubelles. Au fur et à mesure que je les évacue, je me sens mieux, je me sens renaître. En ce moment, je liste les choses à revendre/jeter, mon Victor en fait autant, on s’encourage à faire de la place. Mais la place, ce n’est pas que dans l’appart qu’il faut la faire…

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Je coupe les fils. Bye gens qui n’avez plus de place dans ma vie, je vous laisse filer. Au fond, on ne partageait plus rien. Je laisse désormais la place libre pour qui voudra la prendre, pour qui je voudrai la donner.

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Blogueuse depuis 2005, moi, monsieur !

Et voilà ! Aussi fou que ça puisse (me) paraître, ce blog a donc 10 ans. Et comme je suis une fana des bilans, celui là s’imposait parce qu’il y a 10 ans, alors que je fumais sur le balcon d’un immeuble du 9e arrondissement, je n’imaginais pas qu’en ayant cette idée, j’allais juste changer ma vie. Sans exagérer.

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Le blog, lanceur de carrière

Il y a 10 ans, j’imaginais qu’aujourd’hui, je serais journaliste. Je n’avais pas la moindre idée dans quel canard, tout m’intéressait potentiellement. Raté, j’ai quitté cette voie sans issue pour moi pour emprunter l’autoroute du marketing. Mon premier poste, il y a maintenant 8 ans, je l’ai en partie grâce à mon blog et ma connaissance de l’animation de communauté. Depuis, j’ai grandi, j’ai enchaîné quelques CDI pour finir aujourd’hui consultante social media senior dédiée à la stratégie dans une big agency. En positif, je gagne bien ma vie et je peux faire plein de voyages. En négatif j’ai un langage insupportable, sorte de franglais sans queue ni tête pour les profanes. Mais cette carrière m’a cependant permis d’améliorer mon anglais. Aujourd’hui, j’approche de la fin d’un cycle, j’attends d’avoir une épiphanie sur ma prochaine carrière, je ne suis que doute.

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j'aurai fini de jouer avec mes photos

Photo cliché des Philippines en attendant de vous parler, le jour où j’aurai fini de jouer avec mes photos

 

Le blog, facteur social

Bien entendu, le blog m’a permis de faire des rencontres, des connaissances devenues des ami-e-s proches, mes meilleurs amis. Pour vous situer, parmi les 6 personnes que j’ai conviées à mon anniversaire, j’en connaissais 4 direct via le blog. Il y a aussi Tatiana/Goldie que je n’ai pas rencontré via le blog mais cette expérience commune nous a certes rapproché. Je dois également à ce blog quelques histoires de fesses et même un peu plus. Parmi la liste de mes ex officiels, il y en a au moins 4 que j’ai rencontrés par ici (tiens, c’est drôle, deux fois que le chiffre 4 ressort). Je me suis fait plein de camarades dans ses colonnes, certains sont restés, d’autres sont repartis, on ne change pas tous de la même façon, on n’a pas toujours les mêmes ambitions, c’est la vie. J’avoue qu’avec le recul, je ne regrette in fine personne.

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La plongée

Ah oui, ça, c’est un des trucs essentiels, je crois. Je dois effectivement la pratique de la plongée à ce blog. Je vous raconte, tiens. Fin 2009, j’écris un article sur les difficultés de faire des rencontres amoureuses dans la vie. Je suis alors contactée par Camille (ex rue 69, actuelle Sexpress) qui me dit que si je veux, il/elle peut me présenter quelqu’un. Me voici donc embarquée pour un dîner chez une personne que je ne connais pas qui va jouer les entremetteurs/euses. Durant la soirée, je discute de mon baptême de plongée en Martinique et explique que j’aimerais bien en faire. Ni un ni deux, Camille décroche son téléphone et appelle un de ses amis qui plonge justement. Bon ben me voilà au pied du mur. Pour finir l’anecdote, cet ami, c’était Amant Chouchou devenu ensuite l’Amoureux puis l’Ex. Et c’est à la plongée que j’ai rencontré Anaïs aussi.

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Le bébé

Alors ça, pour le coup, c’est mon “coup de maître”, j’ai envie de dire. Ce blog a permis la naissance d’un bébé. Alors pas de moi, je n’ai pas caché de grossesse hein mais 2 de mes lecteurs se sont rencontrés dans des fils de commentaires, une idylle est née. Presque 9 ans plus tard, ils viennent d’avoir un enfant. Bon, il y eut aussi quelques coucheries entre lecteurs à l’époque où on squattait les commentaires mais vous imaginez, ce blog a permis la vie. Rien que pour ça, cette aventure valait le coup.

Oui bon, ok, ça, c'est le poing de mon neveu...

Oui bon, ok, ça, c’est le poing de mon neveu…

 

Mettons aussi deux ou trois points négatifs histoire que le bilan soit complet

Les haters

Bon plus le temps passe et plus le pluriel me semble abusé, il me semble que je suis toujours la “victime” d’une seule et même personne qui s’amuse à changer de style pour m’agresser, jouant tour à tour le mec hyper lettré ou le débilos qui fait des fôtes. Mais les agressions sont globalement les mêmes, je vous renvoie à l’article sur le sujet, il a aussi une certaine obsession pour ma soeur (?), se persuadant que j’envie sa vie et que je morfonds sur la mienne en comparaison. Je ne sais pas bien d’où il tient ça parce que bon, je peux éventuellement envier sa carrière, oui, surtout à l’époque où, moi, j’étais au chômage mais sa vie matrimoniale… J’adore mon neveu, je suis heureuse quand je m’en occupe mais j’ai trop envie de voyager pour me reproduire, actuellement. Bref, ça doit bien faire 9 ans que le mec vient troller ici et j’avoue que ça continue à me dépasser, je ne comprends pas ses motivations, surtout que je ne publie pas ses commentaires. On pourrait y voir une volonté de me blesser mais quand le mec se met à répéter à longueur de comm que j’avais été virée de Pubilon et que je mentais, je vois pas comment quelque chose que je sais être faux sans aucun doute possible peut m’atteindre.

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La blague est cependant allée assez loin et quand j’ai vu un blog parodique (un morceau de poésie tout à fait charmant) du mien publier ma photo sur une pierre tombale, ça a fini au commissariat.

Je reste très circonspecte sur ce phénomène de hating. Je ne parle pas que de mon cas (même si à mon niveau, c’est encore plus incompréhensible vu que je ne représente rien, je ne gagne aucun argent avec mon blog donc je ne peux susciter aucun sentiment de jalousie, il me semble), il semble de bon aloi de se réunir en troupeau de hyènes pour vomir sur les autres, ceux qu’on a choisi pour cible. Du genre les blogueuses mode ou les hipsters, les vegans et autres… J’avoue que sur ce point, j’ai même été cruellement déçue de voir que certaines personnes que j’estimais ne pouvaient s’empêcher de mordre les chevilles de leurs victimes dès qu’elles passent à portée. Mais payez vous une vie, putain !

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Pas le livre

Ca, c’est le gros raté de ce blog, je dois l’avouer. En 2006, j’avais été contactée par deux éditeurs pour écrire un livre tiré de mon blog, je n’ai pas écrit une seule ligne de cette adaptation. A ma (très légère) décharge, ces propositions sont tombées à un moment de ma vie où j’allais très mal, j’étais engluée dans une vie faite d’inactivité totale (coucou le chômage), de coeur brisé et de beaucoup trop d’alcool. Aujourd’hui encore, quand je repense à ce moment de ma vie, je me sens mal à l’aise. Mais j’ai loupé le coche et franchement, c’est bien fait pour ma gueule. J’ai longtemps attendu qu’on vienne me chercher, je n’ai jamais bien travaillé mon sujet et toutes les portes que ce blog auraient pu m’ouvrir, je les ai refermées.

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Mais rien n’est inéluctable alors peut-être que… Non, pas maintenant, cet article est bien trop lu, je vous parlerai de ma vision du blog lundi, promis.

En tout cas merci à vous, les fidèles et les occasionnels. Vous m’avez apporté bien des choses, plus que ce que j’aurais cru quand j’ai commencé cette aventure il y a 10 ans.

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Les amitiés malsaines

Pendant des années, je vous ai parlé ici d’amour et de couple mais en somme assez peu des relations amicales, une forme d’amour, et surtout certaines qui se révèlent assez malsaines. Mais je commence à savoir les détecter (enfin, avec pas mal de temps)

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En amour, je suis méfiante. On sait tous et toutes que celui ou celle que l’on considère comme notre doux alter ego peut se révéler un jour une arnaque complète plus intéressé par ce qu’il se passe dans notre culotte que dans notre cage thoracique. En amitié par contre, je donne sans parcimonie. Concrètement, je ne vois pas pourquoi je serais la victime d’une amitié non sincère : je suis pas particulièrement friquée, mon nom n’ouvre pas de portes. La seule chose que j’ai à offrir, c’est ma personnalité et une oreille compatissante, voire une épaule pour pleurer au besoin. Malgré cela, j’ai parfois donné à tort, tombant soit sur des pompeuses d’air (au féminin car j’ai plus d’amies que d’amis) ou, pire, d’éternelles rivales. Arrêtons nous un instant sur le second cas, je consacrerai un article aux premières un autre jour. Ou pas parce que j’aurai oublié.

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La rivalité entre amis n’est pas nécessairement une mauvaise chose à partir du moment où elle reste limitée et ludique. Focus sur Cécile, ma meilleure amie du lycée avec qui je jouais à qui aura la meilleure note. Saine émulation qui avait une limite majeure : si l’une d’entre nous se prenait une sale note, l’autre fermait simplement sa gueule, pas de « ohlala, t’as eu 5 ? Moi 15, je suis la meilleure ! ». Contrairement à Rachel qui me faisait régulièrement la gueule parce que j’avais eu une meilleure note qu’elle, m’expliquant inlassablement qu’elle ne comprenait pas pourquoi vu qu’on avait fait le même plan. Rachel était l’amie rivale type : l’idée qu’un mec puisse s’intéresser à moi et pas à elle lui filait régulièrement la nausée. A cette époque, nous formions un trio amical avec Yohann qui finit par tomber amoureux de moi. Sa réaction : « Non mais Nina et moi, on a le même caractère [pas du tout ndlb], pourquoi elle plutôt que moi ? ». Notez que pour elle, mon physique ne pouvait pas être un argument… A chaque fois qu’un mec s’intéressait à moi, il fallait qu’elle en tombe amoureuse pour ensuite me reprocher l’intérêt du jeune homme pour moi. Heu…

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Comme je suis naïve, je ne repère pas toujours ces amitiés malsaines et pourtant, avec le recul, j’en ai eu mon petit lot. Le must have étant d’essayer de choper le mec avec qui j’ai pas trop réussi mon coup. Sur le coup, je remarque pas. Après tout, je n’ai pas de droits sur mes ex amants ou ex crushes et à partir du moment où je n’ai plus de sentiments (sinon je mords), si l’amie rivale veut tenter sa chance, qu’elle y aille. Oui, moi, connement, j’espère que mes copines soient bien dans leur vie et si c’est avec un de mes exs (avec un petit e), ok… Je ne mesure pas la compétition engagée, je n’en prends pas conscience car ça n’a aucun sens.

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Puis un jour, soudain, je réalise. Et je ferme la porte. Je considère souvent l’amitié comme un îlot, un havre de paix. La compétition, je la vis assez au quotidien pour ne pas m’en foutre une lichette en plus. D’autant que je ne comprends pas pourquoi on se mettrait en concurrence avec moi vu que j’ai rien d’exceptionnel. Sans doute une question de tempérament mais un tempérament qui ne me convient pas. Surtout que ce n’est quand même pas très agréable à la longue de subir cette volonté de te démontrer qu’on vaut mieux que toi.

Blair Waldorf Must Pie

La jalousie n’a rien à faire dans une amitié. On peut envier la chance d’un de nos amis, se dire qu’on aimerait vivre la même chose. Mais si on en vient à tout faire pour prouver à l’autre que nous, on a tout pareil mais en mieux, là, ça vire malsain. A ce niveau là, c’est sans doute plus d’un psy que d’une amie dont l’ami rival a besoin mais, une fois que j’ai fermé la porte, tout cela ne me regarde plus.

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Dire toujours oui, ne plus se respecter ?

Ceux qui me lisent le savent, j’ai une passion dans la vie : analyser les gens, tenter de comprendre le pourquoi de leur comment. J’aurais fait fortune en tant que psy mais au vu de ma propension à attirer les psychopathes, j’aurais fini ma carrière éventrée par un patient motivé à l’idée de se faire un collier de mon intestin. Mauvais choix mon ami, on a la tripe peu reluisante dans la famille.

Dans mon viseur récemment : des libertins de ma connaissance. Je ne vous donnerai aucun détail (désolée) mais pour le peu que j’ai fréquenté, j’ai eu la désagréable sensation de regarder la dépression et un étrange mélange d’ego démesuré et de mésestime totale de soi. Comprenez que je ne juge pas le libertinage en soi puisque chacun fait ce qu’il veut de ses fesses. Le problème dans ce que j’ai connu, c’est le manque de respect.

Soyons plus clairs. La base du libertinage en hyper schématisé, c’est que chacun fait ce qu’il veut. La fidélité, du moins physique, n’est pas de mise. Ok. Sauf que j’ai croisé pas mal de duo dominant/dominé où, finalement, l’un imposait son libertinage à l’autre. Il semble qu’une fois qu’on a dit oui, il ne semble ni avoir plus ni limite ni retour possible. Et ça peut faire mal.

On se retrouve ainsi avec un partenaire qui n’hésitera pas à forniquer avec une personne qui ne nous plait pas mais bon, no limits ! On se retrouvera abandonné un soir au gré des rencontres de la nuit, un peu humilié, blessé. On acceptera tout sans conditions parce qu’il est trop tard pour dire non. Le cœur et l’ego essuient les coups de couteau et on ne bronche pas. Évidemment qu’on pourrait mettre le ola, on n’a signé aucun contrat de notre sang mais on est pris dans ce système où la surbaise devient la norme. Parfois au détriment du plaisir.

Je dis ça pour le libertinage mais au fond, on peut l’appliquer à tout. Qui n’a jamais craqué au boulot parce que petit à petit, les journées 9-22h se sont instaurées et qu’il paraît désormais impossible de partir à 19h (non, je parle presque pas de moi…) ? Ou dans une relation amoureuse où on a accepté un truc au départ, le libertinage ou le week-end 100% jeux vidéos ou ce que vous voulez. À quel moment peut-on muter son oui en non sans risquer de briser quoi que ce soit ?

Ne nous trompons cependant pas de bourreau. Celui qui ne respecte pas dans l’histoire, c’est celui qui continue à dire oui sans oser se rebeller. À moins de tomber en face sur un monstre narcissique qui s’amusera de notre mal, qui se réjouira de noter notre « jalousie » vus à vis des autres partenaires. Mais là, encore, nul n’a signé de contrat avec son sang et un partenaire aussi égoïste ne mérite pas votre amour. Le libertinage n’autorise pas tout, on a tous nos limites. Encore faut-il se respecter suffisamment pour (se) les imposer.

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