Fahrenheit 451 : ne réfléchis plus

Classe de 4e, 1994, la prof de français nous propose de choisir entre 4 dystopies, je choisis Fahrenheit 451 de Ray Bradbury un peu par hasard. Parce que les autres s’étaient majoritairement tourné vers Le Meilleur des mondes et j’avais pas envie de faire pareil et, dans un cours, il avait été question des chroniques martiennes et comme j’étais dans ma période X-files et passion pour tout ce qui était extraterrestre, ce M. Ray Bradbury me paraissait par conséquent un homme bien.

Fahrenheit 451

Alors l’histoire, un peu rapidement. Montag est un pompier mais sa mission n’est pas d’éteindre le feu mais de l’allumer afin de brûler les livres, ceci étant accusés de niveler les gens par le bas par son contenu creux et est facteur d’inégalité sociale. Les citoyens passent donc leur temps libre devant un écran, s’abrutissant de plus en plus. Montag rencontre un soir Clarisse, sa voisine de 17 ans qui vit chez son oncle et qui, par une série de questions, va lui faire découvrir le monde tel qu’il est : un peuple malheureux et abruti qui n’a plus la force de penser, des gens qui n’observent plus et, surtout, ne se parlent plus. En rentrant chez lui, Montag découvre sa femme Mildred inconsciente, elle a tenté de se suicider mais deux personnes viennent la ranimer et elle ne se souvient plus de l’incident. Montag réalisé alors qu’ils ne s’aiment pas, aucun ne pouvant même se souvenir de leur rencontre dix ans plus tôt. Lors de l’incendie d’une maison plein de livres où la propriétaire préfère mourir brûlée vive que de vivre sans ses livres, Montag va voler un livre. Et commencer à lire.

Fahrenheit 451, la propriétaire brûle avec ses livres

Selon les interprétations, ce livre est une métaphore du maccarthysme avec notamment la chasse aux intellectuels suite à une simple délation (la maison de Montag sera brûlée suite à la dénonciation de sa femme et de ses amies qui ont vu Montag lire). De façon un peu plus large, j’y vois cette dystopie de l’abrutissement des masses pour les rendre plus dociles. Comme 1984, le discours ici est le symbole même de la régression des masses puisque les discours des leaders (exemple le chef pompier de Montag) n’a pas de réel sens mais Montag ne découvre tout ça qu’en se posant des questions, ce qu’il n’était pas encouragé à faire jusqu’à ce qu’il rencontre Clarisse. Se réveille alors chez lui une envie de tout changer, il rejoint les hommes livres (il lit un livre et le retient pour pouvoir le transmettre), la société s’écroule (la guerre est imminente, la population se suicide par paquet comme on l’apprend dès le début du roman quand des infirmiers viennent retaper Mildred en mode “on en a de plus en plus des comme ça”). Le bonheur par l’oisiveté mène à la catastrophe, le manque de réflexion tue les hommes.

Couverture de Fahrenheit 451

Mais quand j’ai lu Fahrenheit 451, j’ai pas vu tout ça et j’en viens à un nouveau point sur les dystopies : peut-on lire les dystopies comme une simple histoire ou ne peut-on que les apprécier qu’à partir du moment où on a un solide bagage culturel ? Quand j’ai lu Fahrenheit du haut de mes 13 ou 14 ans, je ne connaissais pas les autodafés, alors même que j’avais vu Indiana Jones et la dernière croisade plusieurs fois mais je sais pas, la scène de l’autodafé devait pas me parler, et en lisant le livre, j’étais là “mais pourquoi ils font ça, je comprends pas…”. Je n’ai cependant pas un mauvais souvenir du livre, je l’ai dévoré (essentiellement parce que je voulais savoir ce que devenait Clarisse qui disparaît dans le roman) et la scène finale de la ville bombardée m’a tellement marquée que je m’en étais inspirée pour la scène finale de Technopolis. D’ailleurs, à bien y réfléchir, Technopolis emprunte énormément à Fahrenheit, tiens… Oceany étant in fine une très bonne Clarisse. J’ai écrit ce roman y a 17 ans et je me rends compte aujourd’hui de cette énorme influence. Parce que peut-être qu’à 13 ou 14 ans, j’avais pas tous les outils pour tout comprendre (autant vous dire que le Maccarthysme à ce moment là de mon histoire perso, j’avais juste aucune idée de ce que c’était).

Affiche Maccarthysme : le communisme arrive

Mais pour en revenir à ma question initiale : peut-on lire un dystopie sans le contexte ? Aurais-je dû d’abord me renseigner sur le Maccarthysme et/ou les autodafés avant de rentrer dans ce roman ou dois-je entrer dans une dystopie avec une certaine candeur, quitte à rechercher ensuite des explications ? Et quand on écrit une dystopie, doit-on donner direct le trousseau de grosses clés ou les glisser discrètement sous le matelas (je suis un peu traumatisée des escape games, aussi) et laisser le lecteur les chercher s’il en a envie ?

Bibliothèque universitaire

Et bien… j’ai pas du tout les réponses, en fait. Mais il est clair qu’en tant que lectrice adulte, j’adore les différents degrés de lecture. Mais peut-être que faire lire des dystopies à des ados sans leur donner un minimum de clés, c’est risquer de les dégoûter du genre… Heureusement, depuis, y a eu Hunger games… dont je ne vous parlerai pas la semaine prochaine car je n’ai ni vu, ni lu mais je vous garantis que c’est sur ma liste. Ah et pour ceux qui sont un peu intéressés par Fahrenheit mais moyen chaud pour le lire,  y a le film de Truffaut, super fidèle (avec une esthétique que j’adore).

Le film Fahrenheit 451

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Plonger en Tunisie : entre tunnels et nudibranches

Anaïs et moi avons un vrai problème de riches : nous aimons plonger en eau chaude. Sauf que comme on ne roule pas (encore) sur l’or, on a un peu de mal à ne se payer que des voyages à l’autre bout du monde pour assouvir notre passion. Du coup, quand on a vu que l’UCPA proposait un séjour plongée en Tunisie, on s’est dit “go” !

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Nous voici donc à Tabarka dont je vous ai déjà présenté la vie sur marine. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici sur un petit bateau de pêche avec un matériel un peu daté, prêts à nous enfoncer dans les eaux azur méditerranéennes. Bonne nouvelle : les sites de plongée ne sont jamais très loin, environ 10 mn de navigation et pas mal sont au pied du joli fort gênois.

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Première plongée, la température de l’eau est plutôt douce… ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu qu’on plonge en shorty. Petite parenthèse sur le sujet : ceux qui n’ont jamais plongé ne se rendent pas compte à quel point enfiler une combinaison est franchement pète-couille, surtout les longues. Pour ma part, j’ai toujours quelques soucis à tout faire rentrer, surtout au niveau poitrine/épaules. Là, je n’avais pas pris ma combi car je l’ai cassée à Oman et pas réparée donc shorty. Le shorty, lui, est un bonheur à mettre, beaucoup plus simple, c’est plié en 1 mn. Bref, je pourrais, je ne plongerais que en shorty mais même dans les eaux les plus chaudes, on n’est jamais à l’abri d’une thermocline bien froide et bien vicieuse. Fin du chapitre shorty. Donc eau chaude et visibilité plutôt pas mal mais… peu de poissons.

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Il faut savoir qu’en Tunisie, ça pêche et braconne pas mal donc ne reste plus beaucoup de poissons : quelques mérous, des poulpes que notre encadrant a fait cracher (pas bien), des seiches, des castagnoles, des girelles paons, murènes, une rascasse, quelques sars et saupes, des étoiles de mer, des araignées de mer que j’étais la seule à voir et une petite raie sous un rocher mais je me demande si elle était pas un peu morte. Pendant une plongée, nous avons d’ailleurs trouvé un chasseur en pleine action. Nous étions à 10-15 m (je sais pas, j’ai cassé mon ordinateur dès la 2e plongée, je suis un boulet) quand je vois notre encadrant piquer un sprint tout à coup, je vois soudain un plongeur en tenue camouflage nous tourner le dos. Hein quoi ? Le dit plongeur se tourne très lentement et j’ai soudain une angoisse : il serait pas un peu mort, celui-là ? Non, il s’agissait juste d’un mec en train de chasser au harpon en apnée, mon encadrant l’engueule et le mec part sans demander son reste (enfin, part, son bateau était toujours là quand nous avons quitté le site).

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Point de poisson mais des vers en pagaille par contre. Du doris dalmatien en veux-tu en voilà, de la jolie flabelline, le festival du nudibranche. Du coup, j’ai commencé à chercher au lieu d’attendre que notre encadrant nous en montre et je peux vous dire que j’ai sacrément progressé même si mes deux plus belles découvertes (un petit crabe et un nudibranche) sont dues à des accident (un, j’ai vu bouger, l’autre je regardais l’anémone ou je ne sais quoi à côté). On a aussi eu de jolis cnidaires et de gros Bernard l’Hermite squattant tranquille de gros coquillage.

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Mais le mieux du mieux des plongées à Tabarka, ce sont les tunnels. La plongée des tunnels se fait dans une zone où les rochers sont littéralement creusés. Au début, t’as un peu les chocottes, il fait sombre, il fait froid mais très vite, tu trouves ça incroyable; Parce que mine de rien, la nature faisant bien les choses, tu as l’impression de passer dans des couloirs taillés par l’homme, de voir des marches… Bref, tu es Indiana Jones sous l’eau, tu découvres une cité engloutie. Et ça, on l’a tous ressenti et trouvé ça tellement génial qu’on a demandé à la refaire. Rien que pour cette plongée là, je vous jure, aller à Tabarka, ça vaut le coup.

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Et puis sortir de plongée au pied d’un fort gênois, avouons que ça a quand même de la gueule.

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Ce roman dont l’auteur est le héros

Grâce à ma convalescence, j’ai un peu repris l’habitude de lire, ce qui n’est pas un mal. Même si je n’ai pas battu mes scores, lecture du Nouvel Obs oblige (ça prend du temps quand même), travail, écriture et déménagement du blog prenant du temps. Mais j’ai lu trois romans qui avaient la même caractéristique : le héros principal était l’avatar du romancier.

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Je me demande dans quelle mesure ce n’est pas un travers « naturel » de l’écrivain. Reprenons ces romans. Les deux premiers (oui, c’était une histoire en deux tomes), c’étaient « Les Borgia » de Claude Massé, historien de son état. Bon historien je pense mais niveau romancier, c’est pas trop trop ça. Il a inventé un personnage qui navigue dans l’univers des Borgia pour nous le raconter, pourquoi pas, un jeune théologien érudit. Sauf que tu sens bien que le théologien, Vincente, c’est un peu son avatar dans l’univers historique des
Borgia. Fils caché d’Alonso Borgia et Isabelle d’Aragon (rien que ça !), c’est un personnage d’une mollesse infinie. Pour nous planter le décor historique, Massé ne cesse de prêter des intentions à son personnage qui veut un coup aller à Florence rencontrer Savonarole puis Venise oh et puis non, je vais retrouver ma maîtresse juive en Espagne mais oh, on me rappelle à Rome. En gros, il veut beaucoup mais il ne fait rien. Sauf quand même se taper Lucrèce pour une scène qui ne sert strictement à rien mais bon, faisons-nous plaisir. Ceci étant, ce roman m’a donné envie d’en savoir plus sur les Borgia.

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Autre roman de ce type : Le symbole perdu de Dan Brown. En fait, ça marche avec tous les romans de D. Brown puisqu’on sent bien que le Robert Langdon, c’est Danounet qui s’y croit. Pourtant, il est un peu con par moment Robert genre « han mais je comprends pas cette énigme si mystérieuse, hum hum… » alors que moi, j’ai compris, merci. Mais bon, Robert, c’est un peu le mec qui a toujours toutes les forces de sécurité du monde au cul mais qui s’arrête papoter autour d’une tasse de thé avec une charmante créature qu’il finit par se taper (je n’en suis pas encore là dans le symbole perdu mais je suppose). Mais bon, Robert, il a une culture innn-cre-di-beul et le charisme d’un Indiana Jones. D’ailleurs il passe son temps à se la raconter dans sa tête « c’est toujours ce qu’il dit à ses élèves qui l’écoutent si pieusement, qui sont trop fans de lui et même tous ses élèves aimant les hommes sont fous de lui et font des rêves érotiques impliquant son corps ». Oui bon, j’exagère légèrement mais vous saisissez l’idée.


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Quand je regarde modestement mes propres héroïnes, y a un peu de moi, c’est sûr. Oceany était un bon avatar de ma personne sur certains points mais pas forcément sur tous. Mon héroïne actuelle me paraît plus éloignée mais il est difficile d’être juge de ses propres écrits. Au fond, l’écriture n’est-elle pas une forme de concrétisation d’un fantasme. Je m’explique : quand j’écris, je donne chair d’une certaine façon à une histoire tricotée dans mon imaginaire. Forcément, certaines scènes sont inspirées de mes désirs et/ou de mon vécu. Par exemple, dans un roman que j’ai laissé de côté (abandonné ?) à la page 5, il y avait une image, une bribe de scène précise qui me vient d’un vécu (un couple allongé après l’amour et la fille regarde leurs corps allongés dans un miroir en se disant qu’ils sont beaux ensemble, en gros), d’une scène que j’ai très précisément vécue. D’ailleurs, dans ce nouveau roman (j’arrive à la page 30, héhé), l’héroïne est violoncelliste, italienne et flirte avec un Russe. Oui bon, ok, y a beaucoup de mes fantasmes là.

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Ca renvoie à la sempiternelle question : pour qui écrit-on ? Et sa corollaire : à force de me faire plaisir en écrivant, est-ce que je ne risque pas d’ennuyer le lecteur ? Les Borgia, le roman m’a assez ennuyée dans la mesure où il ne se passe quasi rien et le seul intérêt est effectivement la très bonne maîtrise de l’auteur de la période dont il traite. D. Brown, lui, tricote des énigmes politico-ésotérico-policières qui excitent l’imagination, surtout celle des conspirationnistes à 2 balles (oui, oui, les Illuminati gouvernent le monde, oui, oui, oui… Tiens, prends ta petite pilule). Sauf que réécrire à chaque fois la même histoire avec les mêmes rebondissement, en changeant juste le nom de la ville et celui de l’héroïne, ça va finir par se voir.

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Mais en cherchant bien, je n’ai pas d’exemple d’écrivains loin de leurs personnages. Peut-être parce qu’au fond, l’écriture reste la meilleure des thérapies ? 

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Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !

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Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

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Ca faisait longtemps que j’avais pas croisé la route d’un petit navet et celui là est de taille car il touche à un de mes mythes d’enfance. A moins que ce soit moi qui ai grandi. Aujourd’hui, je m’apprête donc à donner une sacrée fessée à Indiana Jones, 4e version.

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Nous avions laissé Indiana Jones il y a 15 ans en prise avec les nazis, avec un papa Sean Connery, rien que ça. Depuis Indy a vieilli mais finalement, ça va, moins que ce que je n’aurais cru. On retrouve le scénario classique avec une intro pleine de bagarres impossibles avec Jones qui manque de se faire tuer 4 fois mais finit par s’en sortir (y compris quand il se retrouve en pleine expérience nucléaire). On découvre pendant cette scène le méchant sadique de l’histoire, ce sera cette fois ci Irina Spalko aka Cate Blanchett (qui n’est belle qu’en rousse, je crois). Bon, déjà, j’aimerais juste savoir pourquoi on ne prend pas une Russe pour jouer une Russe, ce serait quand même plus simple. Mais bon. Donc bagarre, scène à l’université puis dans son bureau pour poser l’intrigue et son nouvel objet de recherche, trajet en avion, apparition d’une lady avec qui il va se passer des choses, lutte avec le gros méchant, découverte du trésor, mort du méchant par cupidité, fin. Je vous en écris tous les jours des Indiana Jones.

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Mais ne soyons pas injustes, dans celui-ci, y a de la nouveauté : d’abord le jeune apprenti (il y en avait déjà un dans le 2), le Béotien stupide à qui Indy doit tout expliquer. Cette fois-ci, l’idiot est Shia Laboeuf, la nouvelle pousse hollywoodienne que je n’aime pas trop trop pour ma part. Donc au début, Shia est un peu un gros bourrin de 45 kg qui fait de la moto et met un blouson en cuir pour faire son rebelle et s’énerve pour rien « Oh, tu parles pas de ma mère comme ça ! » devant un Indiana Jones impassible. Mais en vrai, Shia est une petite bite qui pleure au premier scorpion ou squelette croisé. Un boulet, en somme. Heureusement, quand il est temps de se bouger les fesses, Shia se sort un peu les doigts du cul et fait moins son précieux, même si la partie « ah ouais, en vrai, t’es mon père » (oui, comme on s’en doutait pas du tout, c’est le fils d’Indiana Jones) où il fait son ado rebelle est un peu pénible. Limite si on s’attend pas à entendre sa voie en pleine mue : « Hein heuuuu d’abord-euuuh, t’ES pas mon pEEEEEre ».


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Et que dire de l’hystérique Marion ? Tel un lapin du chapeau de l’illusionniste, on nous ressort donc Marion, la jolie brunette un peu chiante du premier opus. Là, avec l’âge, elle est devenue franchement chiante et arrive le moment où on prie silencieusement pour qu’ils la laissent dans ses sables mouvants. Mais non. Bon, après, elle se calme un peu aussi, il semble que des centaines de Russes qui vous tirent dessus, ça règle pas mal de conflits familiaux.

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Bref, comme tout Indiana Jones qui se respecte, nos héros passent entre les milliers de balles qui leur sont tirés dessus alors qu’eux-mêmes tuent leur cible en un coup. Même si à un moment, ça va très mal, comme Indiana et ses amis ne sont pas cupides, ils peuvent s’en sortir alors que les méchants meurent de la main de la merveille qu’ils essaient de posséder. Et là, attention, ça rigole plus… En fait, le crâne de cristal appartient… à un extraterrestre (on le devine dès le départ car il est écrit « Roswell » sur une caisse mystérieuse). Et ça se termine par un décollage d’OVNI qui servait de palais maya en attendant le retour du crâne manquant.


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Là, j’ai levé les yeux au ciel.  Non mais pitié, quoi. Le côté « les civilisations antiques super développées n’ont pu l’être que grâce aux ET », c’est trop Stargate ! Même dans le 5e élément, ils nous font le coup. Heureusement, à la fin, Indy se marie avec l’agaçante Marion, on pourrait presque espérer qu’ils vont arrêter le massacre là. Mais j’ai un peu peur qu’ils nous sortent les aventures de Shia (j’ai même pas retenu son nom en fait). Sauf que Shia, il a le charisme d’un poulpe mort…

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Avec ou sans la langue ?

Par Enzo

Plutôt que de laisser un long commentaire, je rebondis sur le récent article de Nina « Si t’embrasses bien, tu baises bien » en écrivant un  moi aussi sur une variante du même thème (c’est tout bénéfice : nouveau contenu, lien interne vers un autre article pour favoriser la lecture et accessoirement le référencement).


La question « Avec ou sans la langue ? » peut paraître infantile et ramener aux questionnements du collège mais elle me semble pourtant pertinente. Quel est ce dogme qui impose l’échange de langues comme pierre angulaire du baiser réussi ? 

Pour bien embrasser il faut obligatoirement pénétrer au plus profond la bouche de l’autre, échanger une quantité importante de salive ? Cette évidence qui ne me parait pas évidente (par réflexion biologique et par expérience) me trouble. C’est un peu comme si on était le seul non-fan d’une série que tout le monde adore. On se demande si on est un peu con ou si tous les autres le sont un peu ou si on est juste différent. 

Pourtant, quel délice peut concurrencer un baiser « à l’autrichienne » (cf Indiana Jones 3), lorsque l’on croque tendrement la lèvre de l’autre tel un quartier de mandarine (mangez cinq fruits et légumes par jour), quel romantisme peut concurrencer un baiser chaste qui ne veut pas mimer la pénétration…

Mais peut-être le débat dont je veux poser les bases est biaisé (et non pas « baisé ») : serais-je un des rares êtres humains à avoir les lèvres plus sensibles, plus érogènes que la langue ? Ou alors je ne suis qu’un aigri frustré qui a une petite-b.. euh petite-langue !
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