Vivre sans télé ?

Petite soirée entre filles, je papote avec Stéphane, une copine de mon ex club de plongée avec qui je suis partie au Levant. A un moment, on évoque la question passionnante de la taxe d’habitation et de la redevance et elle me fait « j’ai pas la télé. Entre les replays et le téléchargement, j’en ai pas besoin ! ». Ah, tiens, pas con.

Je trouve qu’on diabolise souvent la télé à tort dans la mesure où c’est un média comme un autre et que tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Je peux regarder France 5 comme TF1 tout comme je peux lire Le Monde ou Cosmo, écouter France Inter ou Skyrock, surfer sur Mediapart ou un skyblog. Oui je dis « ou » et pas « et », je suis manichéenne si je veux. Mais force est de constater que ma télé est plus sur TF1 ou IDF1 que sur France 5 ou la chaîne parlementaire. C’est mon droit, c’est mon choix, point de flagellation ici. Mais la question se pose : elle m’amène quoi, la télé ?

En premier lieu du bruit et de la distraction. Je ne la regarde que très rarement attentivement vu qu’en même temps j’écris, je continue de taguer mes vieux articles, je gribouille en anglais, je tricote… Bref je ne sais pas regarder la télé sagement. Parce que d’abord, ça m’endort mais en plus, j’ai peur de perdre mon temps.

Mais la télé, elle me raconte parfois des histoires qu’il me plaît d’entendre. Je parle des séries voire téléfilms, pas d’une éventuelle manipulation médiatique (déplaisante à entendre au passage vu l’amour absolu de la petite lucarne pour le catastrophisme et le racolage). Elles sont rares, certes (je suis tellement chiante comme spectatrice) mais quand même… Et non, je télécharge pas parce que j’y pense pas. Mais je peux changer ça. Récupérer ce qui m’intéresse et ne plus regarder que séries et films en vo s’il vous plaît car mon english fait la gueule en ce moment. C’est fou comme ça se perd vite… Et j’économiserais la redevance + l’abonnement télé. De toute façon, je suis déjà larguée quand on me parle de top chef/masterchef/la France a un incroyable talent/Koh Lanta… Tous ces prénoms qui surgissent sur la scène télévisuelle pour redisparaitre aussitôt. Qui serait capable de me citer les participants de secret story de cette année ? Puis au pire, j’ai qu’à lire les résumés de Voici et me revoici à la page !

2013 sans télé, la première bonne résolution ?

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Ma belle robe de princesse

Quand vous demandez à une femme ce qui la fait rêver dans la notion de mariage, vous entendrez assez rapidement parler de la robe. Non mais vous croyez qu’on a tous les jours l’occasion de porter une robe de princesse ? Non, on n’est pas des people, on n’use pas les red carpets donc pour nous, femmes anonymes, le mariage est l’occasion ultime de porter une robe de rêve. Mais comme toute princesse, avant le happy end, on va en chier.

D’abord, on bave sur les magazines de mariage en cherchant une idée un peu précise de ce que l’on veut. Non, trop meringue. Trop strassée. Trop pouah ! Le problème avec les robes de mariées, c’est que quand on commence à réellement se pencher dessus, on se rend compte qu’on n’en aime à peu près aucune. Surtout que la robe, c’est comme le repas de mariage, tu sais que c’est là que les mauvaises langues vont se défouler.

Mais cessons de rêvasser sur papier glacé et franchissons courageusement les portes d’une boutique dédiée. La vendeuse dévouée (au prix de la robe, c’est la moindre des choses) va devenir tout à tour votre meilleure amie ou votre pire ennemie, selon les robes dans lesquelles vous allez vous glisser. Car n’oublions pas que l’immense majorité des femmes sont… complexées ! Elles ont la pression, elles devront être canonissimes le jour J et cette robe, là, elle souligne trop mon bide mou ou mes bras gras. Quoique, parenthèse fielleuse, ayant bossé pour des sites féminins, j’ai vu quelques albums de mariage où les bras gras s’étalaient fièrement par dessus une robe bustier TRES (trop) serrée… Bref, va falloir trouver une robe qui nous magnifie et qu’on portera avec fierté le jour J.

Sauf que la robe de mariée, on vous a un peu survendu le truc. Souvenez-vous dans Sex and the City quand Charlotte cherche sa robe, elle en refuse une demi douzaine quand on lui en présente une nouvelle et là, elle saisit la main de son styliste de mariage (?) et s’écrit : c’est elle ! En vrai, aucune robe ne vous frappe d’évidence, vous allez en enfiler des tenues en vous disant que sur celle-ci, vous aimez bien le perlé mais préférez la forme de celle là mais sans les trois tonnes de tulle parce que faut pas déconner non plus… Bref, rien ne sera évident, sachez le.

Pendant ce temps, la vendeuse trouve que tout vous va, même cette robe qui vous boudine atrocement et transforme vos bras en gros boudins informes (oui, pardon, je bloque sur les bras), souligne tellement votre bide qu’on va croire que vous allez vous marier et accoucher dans la foulée, sans parler de vos seins tellement compressés qu’ils risquent de surgir de la robe à tout moment. Ca ferait certes une histoire très drôle “et tu te souviens, le mariage de Nina, quand ses seins ont sauté à la figure du maire, rohohohoh !”. Oui, non, hein… Bref, la vendeuse est là pour vendre, elle s’en fout que vous ayez la distinction d’un petit rôti prêt à être enfourné, et vous commencez à sentir monter l’envie de pleurer. Remboursez le conte de fée !

Mais l’horloge tourne, le mariage approche et on n’a jamais vu personne se marier en paréo (sauf Pamela Anderson mais veut-on vraiment faire quelque chose comme Pamela Anderson ? A part se taper Kelly Slater, je veux dire). Ou alors vous allez vous marier sur l’Ile du Levant, tout le monde à poil et on n’en parle plus. Pour le coup, vous allez faire pas mal d’économie, les amateurs de tout nu se comptent sur les doigts de la main et vous économiserez les beaucoup d’euros que coûte la robe. Mais votre conscience, aka votre mère qui vous a gentiment accompagnée, vous rappelle à l’ordre et finalement, vous prenez la robe qui vous sied le mieux. En vous promettant mentalement de vous mettre au régime dès le lendemain. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines, non, non…

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Et toi, comment tu consommes ?

Lors de mon séjour à l’Ile du Levant, nous avons eu droit à la projection en avant-première mondiale (ouais, c’était que la 3e fois que le film était diffusé dans tout le monde entier, rep a sa, blogueurs influents) du dernier film de Yann Arthus Bertrand, Planète Océan.

Je passerai outre le personnage de Yann Arthus Bertrand, je n’ai pas très envie de débattre sur lui, d’autant que je n’ai pas de réel avis sur la question. Contrairement à certaines personnes présentes qui ont profité du débat pré film pour soulever une délicate question de posidonie que nous n’avons pas comprise. Pendant le film, ça parle de pêche intensive avec de gros filets qui embarquent tout, y compris les phoques et les dauphins, les requins marteaux éviscérés sur une simple coquille de noix… Sans parler des fermes d’élevage et co. Bref, à la fin du film, avec Anaïs, on se dit qu’on devrait ne plus jamais manger de poisson de notre vie (logique fonctionnant avec la viande au passage).

Petit débat avec des co stagiaires suite au film “si on fait attention à ce que l’on consomme, pourquoi se priver ?”. C’est vrai que psychologiquement, j’ai un peu de mal à me dire que je ne mangerai plus jamais de viande ou de poisson (ou pire de fruits de mer) de ma vie. C’est pas que j’en mange tous les jours, bien au contraire, mais c’est un peu comme l’alcool : de temps en temps, ça fait bien plaisir. Après tout, moins d’un mois plus tôt, on s’enfilait des fruits de mer à Honfleur.

Pourtant, je me dis que continuer à consommer de la viande/poisson n’empêche pas de consommer intelligemment. Du genre quand je vais au supermarché, je fais attention à l’origine des produits, ce qui vaut au passage pour les fruits et légumes. Pas de fraises d’Espagne ou de framboises des Etats-Unis. Idéalement, je devrais ne plus regarder certains produits comme les ananas, grenades et co… Mais si j’en mange raisonnablement, ça va non ? Même si là, ça me pose la question des producteurs locaux. Est-ce qu’en boycottant certains produits, on ne nuit pas aux revenus de populations moins aisées ? Pour le poisson, le problème, c’est qu’en général, la “mauvaise” pêche est plus le fruit d’énormes chalutiers industriels que de pauvres pêcheurs sur leur petite coquille. Quoi que le requin marteau, il n’était pas découpé sur un chalutier, hein… Solution à ce problème : acheter équitable, dans la mesure du possible.

Revenons en à notre poisson. Où j’en mange en général ? A la cantine (tu peux d’ores et déjà abandonner l’idée d’un poisson équitable, c’est du surgelés par lot de 50…) ou au restaurant. Et d’où il vient le poisson du restaurant ? Ben je sais pas…

En fait, ce qui est limite déprimant, c’est qu’on ne se sent pas tellement encouragés dans une consommation responsable. Si tu cherches pas les infos, tu ne les as pas d’office et faut bien scruter les étiquettes. Et puis la provenance du poisson ne dit pas s’il a été péché de façon responsable ou dans un très large filet de pêche qui a ramassé des tas de poissons dont on ne fera rien à part les rebalancer morts à la mer. Je me pose la question de la poule et de l’oeuf : aurons-nous cette information car nous serons de plus en plus nombreux à vouloir être sûrs de bien consommer ou c’est en ayant cette info que nous y serons naturellement plus attentifs ?

Ce serait intéressant d’imposer aux marques un commerce plus juste et équitable, non ?

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Peut-on faire tout ce dont on a envie ?

Ding Ding, c’est la rentrée ! Ah, le mois de septembre a toujours été l’un de mes préférés, il sent bon l’encre, le cartable neuf et la nouveauté. Face à mon écran, je surfe d’associations en associations. Quelles seront mes activités saison 2012-2013 ?

En 1, qu’est-ce que je poursuis ? La chorale, oui ! Ça me détend et mes copines vont me rejoindre en plus donc c’est même pas soumis à débat. On sera les destiny’s Child de service (on n’est que 3 sinon j’aurais dit les spice girls)(j’ai envie de m’autoproclamer la Beyonce rapport aux cheveux mais je sais pas à quoi ressemblent les 2 autres…)(j’etais pas fan, elles beuglaient trop)(sinon ça va vous ?).

La plongée. Hésitation, j’avoue. Je n’ai pas été des plus assidues l’an dernier et je peux faire de la plongée lors de stages UCPA. Je ne pense pas passer mon niveau 3 cette année même si ma petite semaine à l’Ile du Levant m’a permis de faire 4 profondes (de 30 à 40 m) et 4 autonomes (juste entre plongeurs niveau 2 ou 3 mais je suis hyper fière, j’ai toujours retrouvé le bateau). Mais la plongée en club permet de faire 2h de natation par semaine et peut-etre que je vais finir par maîtriser le crawl… J’étais hyper motivée en juin, surtout que je change de club, mais depuis que je ne suis plus célibataire, je ressens moins le besoin de cultiver une intense vie sociale. Mais pour mon bidou mou, c’est important de continuer. Et sur un malentendu, peut-être que je tenterai le niveau 3…

La salle de sport. Puis-je réellement envisager de plus jouer à Hélène et les garçons sur le vélo elliptique en commentant les derniers potins avec Anais. Et même nécessite rapport au bidou mou, sans parler du fait que la sueur semble évacuer les toxines mais aussi le stress de mon corps.

Là, j’ai déjà mes lundis, mardis et jeudis soirs de pris. Sauf que dans ma desire list, y a tout un tas de choses et en premier lieu : le russe. Oui, je vous bassine avec ça depuis… Pfiou à peu près mais à un moment, faudrait voir à ne plus en parler et agir. Il y a un créneau le mercredi soir et un le samedi matin. Bon déjà, soyons honnêtes, me lever tous les samedis à 9h, j’y crois moyen. Le mercredi, ça me ferait partir vers 17h30, c’est un peu tôt ! Mais après tout, certains partent tôt pour aller chercher leur mini eux, je pourrais en faire de même, surtout que c’est pour mon savoir et que je suis sûre que ce serait bénéfique pour la boite. Oui, ok, aucun client ne parle russe mais on ne sait jamais ! Évidemment, l’idéal serait de trouver un prof russe à côté du taf mais à 25 € le cours, c’est de suite bien plus cher (quoique 100 €/mois dont la moitié déductible des impôts…)

Et je vous parle même pas de tout ce qui me titille à côté ! Violoncelle, percussions, yoga, aquagym (mais une vraie, pas celle des mémés et femmes enceintes), pilates, kayak, cours de photos, d’écriture scénaristique, de loisirs créatifs, de paramoteur…

Damned, me voici frustrée !

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J’ai testé pour vous : la plage nudiste

Sous titre : la blogueuse chez les culs nus.

Le naturisme et moi, on ne s’était jamais côtoyés. Je n’en pensais rien, c’était juste des images d’Epinal distillées par les 3 reportages et demis que j’ai pu entrevoir sur TF1 et/ou M6. Non qu’ils n’aient réalisés que si peu de reportages, c’est surtout que je ne les regarde pas. Bref, pour moi, naturisme = gens à poils rigolards.

Avril ou mai, Anna, Anaïs et moi décidons de nous offrir une semaine de plongée avec l’UCPA et nous élisons le centre de l’Ile du Levant. Oh mais dis donc, c’est une île moitié militaire, moitié naturiste… Oh ben dis donc, j’ai déjà des images de Louis de Funès s’excitant comme un taré sur son sifflet au milieu des culs et des seins. On va rigoler. Anaïs et moi sommes assez chaudes pour jouer le jeu. Après tout, c’est l’occasion.

Arrivées sur le Levant, on croise du pénis, des fesses et du nibard en veux-tu, en voilà. Sur le port (une dame au paréo inutile se fait réprimander), à la supérette, les culs sont nus. J’apprends que les gens habillés sont des « textiles ». Bien. Première excursion timide un soir, je voulais me promener sur un petit sentier amenant à la plage nudiste, j’entraîne Anaïs, Gabrielle, une camarade de chambrée, et un couple. Arrivés devant le portail nous demandant de nous mettre à nus, on se résoud à faire demi tour mais un jeune couple nu nous invite à les suivre. 10 mètres plus loin, une première remarque sur notre tenue fuse. Ok, demi tour.

Le vendredi, la plongée est annulée pour cause de gros vent et on demande à l’un de nos encadrants quelle est la tenue autorisée à la plage. En gros, le slip de bain, c’est oui ou non ? Ben, c’est bof : si on n’est que peu, c’est envisageable mais pas très conseillé.

Le samedi, jour du départ, nous décidons avec Anaïs de ne pas prendre la même navette que les autres pour profiter de la plage. On veut savoir ce que c’est. Le vent est tombé donc ma pire crainte quant au nudisme s’envole : le sable ne viendra pas taper l’incruste dans mes moindres replis… Non parce que la nudité (la mienne ou celle des autres), je m’en fiche un peu mais j’ai 2 craintes : un coup de soleil sur les seins (je ne bronze jamais topless) et du sable dans la vulve. Bref, on se pose sur la plage d’abord en paréo et slip de bain, un de nos co stagiaires qui traînait par là nous rejoint, simplement vêtu d’un t-shirt. Okayyyy, on papote avec lui, même pas peur.

Ensuite, on se jette à l’eau. Pas très vite parce qu’on est mortes de froid. Une fois que l’eau nous arrive à la taille (20 minutes plus tard), on finit par virer le bas et… mmm, quelle étrange sensation. Je sens du froid dans ma raie des fesses et sur mon sexe quand je nage… Mais pour tout dire, c’est pas si désagréable, assez marrant. Un couple nous parle gentiment de la température de l’eau, ambiance conviviale. On sort de l’eau sans le bas de maillot mais il est déjà l’heure de filer.

Moralité : pas grand chose en fait. J’ai été un peu étonnée par la « tension » textiles vs tous nus, j’ai entendu plusieurs de mes co stagiaires râler du manque de tolérance des naturistes qui ne voulaient pas de textile sur la plage. Bah attendez les gars, vous apprécieriez, vous, des naturistes sur une plage qui ne l’est pas ? Bon par contre, j’avoue avoir triché lors d’une balade sur un sentier dit nudiste mais on n’était là que pour se balader et mon maillot n’ayant pas de bretelles, on pouvait penser que j’étais nue sous mon paréo (plusieurs stagiaires m’ont posé la question d’ailleurs). Mais me balader à poil en forêt (même si les chaussures sont autorisées), ça m’a pas trop parlé. Non mais si je tombe, ça va faire mal quoi (j’avais aussi un short en jean, plus court que mon paréo).

Bref, ça ne m’a ni emballée ni dégoûtée. Je ne pense pas courir les plages nudistes à l’avenir mais je peux tout à fait envisager y retourner. Avec une bonne crème solaire.

Par contre, j’avoue une admiration totale pour les courageux nudistes de la supérette. Parce que moi, j’y étais habillée et je me gelais pourtant bien les fesses !

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