Game of thrones : une saga bavarde

Quand j’écris, je me pose parfois la question : est-ce que je suis pas en train de trop parler ? Est-ce que cette scène où mes personnages font la révolution en sirotant un café ou débattent des limites de leur activisme, est-ce que vraiment c’est nécessaire ? Oui, ok, c’est le coeur du sujet mais n’est-ce pas too much, là ? Ne serait-je pas victime du syndrome Game of thrones, cette saga bavarde ?

Meera, bran et Benjen Stark dans la saison 6 de Game of thrones

Alors j’ai lu toute la saga, les 5 intégrales et j’attends la 6e de pied ferme, prête à la lire en anglais. Même si ok, j’ai vu la saison 6 donc j’ai été pas mal spoilée mais j’avais déjà deviné pour les deux gros rebondissements de la saison (enfin, ceux sur Jon Snow, pas celui à King’s Landing de l’épisode 9). Mais je dois avouer que la lecture était souvent looooooooongue, presque pénible. Bon, déjà, la version française est agaçante, j’avoue, très ampoulée. Mais surtout, Game of thrones, c’est quoi ? Des gens qui boivent du vin et caressent des putes en parlant de la guerre juste là dehors, de leurs complots et de l’amour. Oui, oui, vous allez me dire que j’exagère, qu’il y a quelques scènes d’action quand même, il se passe des trucs. Oui… entre deux bavardages. Non mais la preuve : qui est le héros de la saga ? Bon ok, y en a plusieurs, je vous parle de Tyrion. Le mec, il fait quoi ? Il parle. C’est tout. Oui, des fois, il baise mais sinon, il parle. On a aussi Arya qui passe son temps à réciter une infinie liste et Daenerys qui a 35 noms qu’elle balance à chaque rencontre. Pia pia pia.

Daenerys et Tyrion, héros d'une saga bavarde

Seulement, faire parler les personnages, ça permet deux choses : balancer tranquillou mémère quelques petites idées et vues sur la société, nos petites opinions l’air de rien (surtout quand tu écris un roman qui a pour base l’activisme) mais aussi donner quelques infos supplémentaires sur ce qu’il se passe, raconter de façon plus dynamique un point de récit, une connaissance qu’un personnage apporte à un autre. Les dialogues ne sont pas nécessairement inutiles mais ils donnent parfois le sentiment de remplissage. Surtout dans Game of thrones où les mecs sont tranquilles à picoler sous une tente pendant leur armée se fait étriller trois mètres plus loin (à peu près).

Activité n°1 de Tyrion : parler en buvant du vin

Et surtout les dialogues cassent parfois le rythme, terriblement. Alors qu’on veut savoir ce qu’il va se passer, que l’action monte et va atteindre son paroxysme… retrouvons Tyrion qui parle de baiser des prostituées en buvant du vin, une scène qui ne servira à rien, jamais. Et c’est peut-être là la clé : pour jauger l’intérêt d’un dialogue, je crois qu’il faut voir si le récit pourrait progresser tout aussi bien sans lui. Est-ce que cette petite brique que tu viens de poser, elle va un jour être utile ou c’est juste parce que tu veux que ta maison soit plus colossale ?

Art work de King's Landing par Charles Lee

Alors vous allez me demander pourquoi je continue à lire si je trouve ça chiant ? Parce que Georges R.R. Martin a été scénariste par le passé et ça se sent dans la construction de son récit et nous entraîne dans une relation quasi perverse : je te donne ce que tu veux, je te le reprends, je te donne, je te reprends… Mais en semant suffisamment d’éléments intéressants pour que tu aies envie d’aller plus loin. On pourrait presque comparer ça à un soap opera où tu as un cliffhanger à chaque fin d’épisode et tu es obligé de revenir le lendemain pour connaître la suite. Si je compare à la saga de l’Epée de Vérité, par exemple, la fin est la fin, on a une histoire majeure par roman et assez peu de “revenez pour la suite, c’est pas fini” (sauf entre le 4 et le 5, pour le coup). G.R.R Martin, c’est le mec qui t’assomme pendant les ¾ du roman pour réveiller ton intérêt à la fin et tu ne veux plus qu’une chose… Lire la suite. En anglais parce que la traduction française arrivera trop tard. Enfin, si l’intégrale 6 vient un jour…

Georges R. R. Martin et la sortie du prochain Game of thrones

Oui bah quitte à être à la bourre, autant en faire un meme

Mais j’en ai pas fini avec Game Of thrones car je trouve cette oeuvre extrêmement intéressante à étudier en tant que “écrivaine”. Même si ma saga à moi en est toujours à la page 2.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ecrire une scène de sexe : l’épreuve

Il existe toujours un écart certain entre ce qui se déroule dans ma tête et ce que je retranscris sur papier. C’est le cas de tous les écrivains, celui qui écrit son récit va me donner des matériaux pour que je puisse imaginer la scène mais il y a toujours une part de subjectif impossible à maîtriser chez le lecteur. On fera avec. Mais par contre, il y a un truc qui représente un vrai défi : écrire une scène de sexe.

Scène tendre entre Maggie et Glenn dans The walking dead

Il n’est pas tant difficile de l’écrire que de trouver le parfait équilibre. Je pourrais écrire des kilomètres de scènes de sexe sans rougir et sans trembler, je n’ai pas de tabous spécifiques sur le sujet. Mais le problème, c’est l’effet recherché. Je pense que vous l’avez tous expérimenté en lisant des romans où traînait un peu de sexe : c’est souvent soit terriblement gnan gnan en mode “fondu enchaîné ils vont forniquer – ah c’est fait, merci” soit beaucoup, beaucoup trop détaillé et ça te fait sortir du récit. Je me souviens par exemple de “Philosophie dans le boudoir” où un personnage distribuait les rôles à chacun, qui allait baiser qui et comment… sauf qu’anatomiquement parlant, y avait un truc qui ne marchait pas, j’en ai limite à faire un dessin pour bien tout comprendre… Ca situe le niveau d’excitement. Idem pour Glamorama de Breat Easton Ellis (auteur que j’ai toujours trouvé atrocement surcôté),on a droit à une scène de sexe à trois et… ça dure des plombes et ce n’est jamais ô grand jamais excitant. Et je ne vais même pas parler d’After ou Beautiful Bastard, mes seules incursions dans la nouvelle littérature Harlequin, je trouve ça… plat. Oui, plat.

Collection Azur Harlequin, sous le joug du désir - écrire une scène de sexe

A dire vrai, je crois que peu de livres à forte teneur en érotisme ont réellement réussi à m’exciter, exception de Desideria de Moravia, le roman le plus troublant que j’ai jamais lu (on est très loin mais alors très loin d’un sexe gnan gnan mais malgré la subversivité de ce dernier, le côté très dérangeant, ben ça m’a bien titillée). Alors peut-être est-ce parce que je suis plus stimulée par les images que par les mots sur la question du sexe, je n’en sais rien… Bien que pas mal de scènes “érotiques” mal filmées m’ont plus fait bailler que mouiller mais passons. Peut-être que je devrais juste passer ces scènes dans mes romans, ce n’est pas toujours utile non plus… Quoi que des fois si. Je ne raconte pas chaque copulation parce que ce n’est pas si nécessaire mais certaines sont effectivement essentielles au récit. Dans un roman en pause, sorte de saga dans un royaume alternatif (genre Game of Thrones ? Ouais, si on veut), l’héroïne affronte donc sa première nuit avec son époux, le prétendant au trône, alors qu’elle est encore vierge. Si on veut un minimum entrer dans la psyché du personnage, cette nuit de défloraison est cruciale. Et va raconter une scène de défloraison, toi.

Contes de la virginité

Alors je me dis que pour me faire la main, je devrais écrire quelques nouvelles érotiques histoire de trouver le juste équilibre car je trouve que je suis soit trop évasive (ce qui peut cependant correspondre à certains personnages décrits comme prudes, genre Maja du roman de Maja) soit beaucoup mais beaucoup trop détaillé… ce qui nous fait quitter l’érotisme pour le porno et c’est pas mon but non plus. Sans doute devrais-je me constituer une petite bibliothèque érotique pour m’aider sur cette voie mais revenons à mon paragraphe précédent : peu de livres me paraissent satisfaisants sur le sujet, on oscille toujours entre le trop mou et le trop cru. Quel est l’équilibre ?

 

Si vous avez quelques livres à me conseiller sur le sujet, les comms sont ouverts !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Finir un livre

Au début, c’est grisant, voir le marque-page posé toujours plus loin entre les pages, voir le ratio pages lues/pages à lire s’inverser, doucement. Puis on voit le bout du chemin, les feuillets restants prennent de moins en moins de place entre nos doigts. Embarqués dans le sprint final pour la résolution de l’histoire, la chute, on ne veut plus le lâcher. Puis ne reste que quelques mots, histoire de terminer l’histoire, avec brio ou non. Finir un livre, c’est dire au revoir à des personnages, un adieu ou un à bientôt, s’il existe des suites. Qu’on ait aimé ou non, finir un livre, ce n’est jamais anodin.

Finir un livre

J’ai toujours un ou deux livres d’avance. Depuis que je dévore les bouquins, j’angoisse à l’idée de tomber en panne. Cette angoisse avait surtout lieu dans les transports : il me reste une vingtaine de pages, j’ai 30 mn de trajet, ça va pas suffire mais mon prochain livre est gros. Depuis, j’ai une liseuse et à part quelques pannes de batterie impromptues, je n’ai plus jamais eu de soucis de “oh non, je viens de finir mon livre et je  n’ai rien d’autre sous la main, me voici condamnée à contempler le dessin de la ligne de métro en attendant d’arriver à ma station”. Et j’ai un planning lecture très précis ! En ce moment, ça donne :

  • un roman de la saga l’épée de vérité de Terry Goodkin (j’en parlerai quand j’aurai fini, j’en suis à 3 lus sur 11… Bon, j’en parlerai si ce blog existe encore à ce moment là)
  • un Philip K. Dick (je viens de finir le génial “Le maître du Haut château”, je vais pouvoir mater la série maintenant)
  • un classique (là, j’en suis à “Un amour de Swann”, j’ai découvert avec surprise qu’à l’époque de Marcel Proust, on disait déjà d’une soirée réussie que c’était une “tuerie” et une jeune fille se déclare “refaite” à un moment aussi).
  • un polar (“Hostiles” de Frank Thilliez… pas commencé)
  • un bouquin de développement personnel (je sais pas lequel encore, j’en ai plein sur mon pc)

pile_livre

Etc. Evidemment, je peux déroger à mes règles quand j’acquiers un roman que j’attends avec impatience genre un nouvel opus des aventures de Teodor Szacki (je vous en avais parlé sur Les impliqués, j’ai lu Un fond de vérité cet été, je vais vous en parler, je le note sur mon carnet imaginaire) ou le tome 7 de Game of Thrones, s’il sort un jour (en anglais, oui, je vais pas attendre la version française).

pile_livres

Mais pourquoi un programme aussi drastique ? Parce que finir un livre, c’est comme une petite mort. Pas la mienne (et je ne parle pas d’orgasme) mais celle des personnages du livre. Certains auront la chance de poursuivre leurs aventures dans une saga mais pour la majorité, le point final mettra fin à leur existence. Et vu mon rythme de lecture actuel (surtout pour les livres papier dont je lis 20 pages max par jour), je passe un peu de temps avec eux, je m’attache, je les aime bien, en général. Une fois le point final tombé, c’est fini, ils sortent de notre vie. Y a bien la relecture mais ce n’est pas pareil, ça a un petit goût de réchauffé… et de façon générale, je ne relis jamais un livre, il y en a trop à lire. Et là, pas de Facebook pour prolonger artificiellement le lien, l’adieu est définitif.

adieu_au_langage

La fin, c’est aussi renoncer à ce moment si agréable de lecture, ces mots si admirablement mariés les uns aux autres. C’est mettre fin à un voyage et vous savez que j’adore quand un roman m’amène ailleurs : en Ukraine, en Suède, en Grèce ou à Barcelone ou même à Giverny. C’est cesser d’apprendre éventuellement des tas de choses sur les us et coutumes de ces pays, d’un roman qui nous apprend des tas de choses et nous enrichit.

lire-voyager

Mais surtout, la fin d’un livre est le point d’orgue dans notre relation, ce qui peut la faire finir dans un feu d’artifice qui va m’empêcher pendant quelques jours d’enchaîner avec un autre livre… ou un vilain pétard mouillé. Car oui, si la fin a pu me faire aimer un roman que je trouvais passable jusque là (ex : L’invitée de Simone de Beauvoir mais que j’ai peut-être lu un peu jeune), d’autres vont me proposer un final tellement moyen que je vais ranger le livre dans un rayon de ma bibliothèque et l’y oublier à jamais. Pas plus tard que mercredi soir, j’ai terminé un roman qui avait le défaut majeur de ne jamais en finir, tel un amant poussif qui ne parvient pas à jouir alors que toi, tu commences à avoir mal tellement ça dure. Une avalanche de rebondissements dont on se fout assez, comme si l’auteur (ou l’autrice, je suis pas sûre) avait prévu foule d’explications aux mobiles des tueurs mais n’ayant pas eu le temps de les balancer pendant le roman, il te mettait tout ça à la fin et démerde toi.

laine-emmelee

Alors désormais, pour ne plus regretter la fin d’un roman, j’ai ma stratégie : d’abord toujours prévoir le prochain livre à venir occuper ma table de chevet (en l’occurrence La fille du train de Paula Hawkins, des fois que j’aimerais bien histoire d’aller voir le film ensuite parce que j’aime bien Emily Blunt) et lire deux livres en même temps : un sur ma tablette et un papier. Le seul drame potentiel désormais : finir mes deux livres le même jour…

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

La Croatie : et si on s’y achetait une baraque ?

Après la torride Budapest, j’avais HATE (en majuscule, oui) de me rapprocher de la mer, histoire d’avoir un peu d’air. A l’origine, je voulais vraiment aller en Croatie et j’ai construit le voyage en fonction de ça. Au menu : un petit arrêt à Split puis direction Dubrovnik !

croatie-dubrovnik

Je vous passe les détails du trajet entre la Hongrie et la Croatie mais spoiler : c’était horrible, je vous raconterai dans un article entièrement dédié. Nous arrivons donc relativement ronchons à Split avec une seule envie : un CAFE (toujours en majuscule, oui). Et déjà, on touche ce qui va être le défaut majeur de la Croatie : l’argent. Tout est payant et on te fait cracher un petit surplus si on peut. Ainsi, on a commandé deux cafés, on nous a automatiquement servi deux grands cafés (plus chers que des Expressos, donc). Peu attentifs et encore peu familiarisés avec la monnaie locale (la Kuna… on a chanté Hakuna Matata pendant trois jours), on ne se rendra compte de la supercherie que lorsqu’on y retournera prendre un café après notre déjeuner (on avait un bus à prendre dans la gare routière voisine).

split-croatie

Nous nous étions arrêtés à Split car je n’avais pas trouvé de train Budapest-Dubrovnik et les avis sur la ville était en plus positifs, je décidais donc d’y rester quelques heures. Et effectivement, c’est superbe : la mer, une vieille ville aux belles couleurs, un palais dioclétien. La balade dans le centre historique est vraiment super agréable, on s’en prend bien la vue. Par contre, une fois le tour fait, il serait difficile de rester sur place (on n’a pas trouvé la plage mais on ne l’a pas vraiment cherchée non plus) et, moyennant finance, vous pouvez vous rendre dans d’autres villes de Croatie. Donc au bout de 2 heures, émerveillée par les photos des îles alentours ou encore de Pula, Zadar, Mostar (bon, en Bosnie), je décrète que la Croatie entre direct dans le top 3 de mes pays préférés, avec l’Italie et la Grèce (me demandez pas le classement exact, je suis pas sûre)…

split-croatie-old-town

split-croatie_2 split-croatie_3 split-croatie-forum split-croatie-old-town_2 split-croatie-palais-diocletien split-croatie-palais-diocletien_2

On va prendre le bus pour Dubrovnik et, malgré un départ à l’heure ou à peu près, on arrivera avec une heure de retard. Alors oui, ça, je sais pas si c’est nous qui avons eu de la malchance ou si c’est un fait mais on n’a jamais été à l’heure avec les transports croates. Pourtant, ils partaient relativement à l’heure (20 mn de retard certes sur notre Dubrovnik-Kotor) mais ça merdait ensuite. Alors oui, on passait des contrôles frontières ô combien pète-couilles mais quand on a fait Kotor-Dubrovnik opéré par des Monténégrins, malgré l’attente à la douane, on est arrivés à l’heure. Bref, je passe 5h à moitié lire moitié regarder le paysage en décrétant que “oui, oui, c’est très beau !”. Après un bref arrêt en Bosnie et une photo sur Insta histoire de dire que j’y étais, nous voici arrivés à bon port avec, donc, une bonne heure de retard. Heureusement que l’appart est juste à côté de la gare routière, on se pose tranquille sur la terrasse en profitant de la vue sur le port… Ah oui, oui, j’aime la Croatie !

Ma photo de Bosnie

Ma photo de Bosnie

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Le lendemain, nous voici en route pour la vieille ville, là notamment où sont tournées les scènes de King’s Landing de Game of Thrones (et aussi des scènes de Star Wars VIII donc niveau merchandising, entre Game of Thrones et Star Wars, on était biens). Alors un peu d’histoire pour commencer : suite à la guerre des Balkans, Dubrovnik avait été en partie détruite et la vieille ville a été reconstruite avec les méthodes de l’époque. Et effectivement, si tu ne sais pas qu’il y a eu une guerre, tu n’as aucun moyen de le savoir juste en te baladant dans les rues. Seules stigmates trouvées : un char et un bateau repeint dans d’étranges couleurs posés dans un coin à côté d’un square pour enfant au bord du nouveau port. Ah et une vague expo sur le sujet en haut du téléphérique. Mais revenons à la vieille ville. Dire que c’est beau ne rendrait pas vraiment justice au lieu, c’est magnifique, somptueux. Et en plus, dès qu’on sort un peu des gros points centraux, y a peu de monde donc on peut flâner tranquille (mais bon, on est partis hors scolaire, ça joue peut-être). En petit plus produit : les fontaines qui distribuent de l’eau fraîche, un délice au vu de la chaleur ambiante.

bateau-guerre-dubrovnik-croatie

char_assaut_croatie_dubrovnik

Voyez le toboggan derrière à gauche du char

C'est la bataille de la Nera !

C’est la bataille de la Nera !

dubrovnik_croatie dubrovnik_croatie_escalier dubrovnik_croatie_petite-rue dubrovnik_croatie_petite-rue_2 dubrovnik_croatie_petite-rue_3 dubrovnik_croatie-clocher

Mais la vieille ville nous a confronté au problème majeur de la Croatie évoqué plus haut : tout est payant. Ainsi, quand on a voulu se promener sur les remparts, on a découvert qu’on devait payer 16 euros chacun pour avoir le droit de monter une bonne grosse volée de marches et se promener sur les remparts. Pour le même prix, on a le droit de monter dans un téléphérique, direction le sommet de la montagne au-dessus de la ville… Donc quitte à payer, autant filer notre argent là où ça nous paraît le plus justifié. Notez que le problème n’est pas de payer quelque chose, juste la somme… Et pareil pour le resto du midi : Victor étant affamé, nous nous attablons à un resto dans la vieille ville, conscients que ça va nous coûter un peu cher mais tant pis. Donc pour deux entrées, deux plats, un dessert, deux café, une bière et un cidre… 80 € ! Pourboire non compris, s’il vous plaît. Bon, sur ce point, il faut comprendre que les restaurants croates ressemblent pas mal aux restos italiens (sauf qu’on vous fait pas payer les couverts et le pain) : dans le menu, vous avez des “entrées chaudes”, soit de gros plats de pâtes/risottos qui vous suffiront amplement et qui ne sont pas très chers… contrairement aux plats un poil plus élaborés (surtout le poisson alors qu’ils sont juste à côté de la mer, va comprendre…).

dubrovnik_adriatique_mer dubrovnik_croatie-port dubrovnik_remparts dubrovnik_remparts_2 dubrovnik_vu_du_ciel

Du coup, entre les remparts et le téléphérique, on a choisi ce dernier (coût plus légitime) et franchement, on n’a pas regretté trente secondes. Pour preuve :

craotie_bleu dubrovnik_ile_2 dubrovnik_ile dubrovnik_vu_de_la_montagne_2 dubrovnik_vu_de_la_montagne croatie-montagnes

 

Bref, avoir passé une très belle journée à Dubrovnik et trempé mes fesses dans la mer (littéralement, j’étais assise sur un rocher en bord de mer, les vagues sont venues me lécher le fondement mais vu la chaleur, j’ai séché en quelques secondes), il nous fallait un plan pour la journée suivante. Les excursions proposées sont nombreuses (à peu près les mêmes qu’à Split mais en partant de Dubrovnik, donc) mais vu qu’on n’avait rien planifié ni réservé (et qu’on n’était pas sûrs d’être prêts à payer 60 € pour se balader avec un gros convoi de touristes. Je l’avais fait en Thaïlande, j’avais pas kiffé des masses), je suis allée jeter un oeil rapide sur Internet et nous voici partis pour l’aboretum de Trsteno (je vous dis pas le sketch pour acheter un ticket de bus pour … la ville sans voyelle ou presque). D’abord parce que ça nous ferait du frais, ensuite parce que ça avait l’air beau et enfin, quitte à se la jouer fans de Game of thrones (alors qu’on a zappé la saison 06), quelques scènes y ont été tournées, notamment celles censées se dérouler dans les jardins de King’s Landing. Et effectivement, c’était très sympa à un détail près : les moustiques. Je suis plutôt ce genre de personnes qui n’attire que peu les moustiques, un met de second choix pour eux… Bah, là, dans la forêt, pas de pitié, je me suis retrouvée avec des cloques qui grattent sur toutes les jambes. Donc si vous allez à l’arboretum (et franchement, c’est sympa, je conseille), pensez au spray anti moustique. Sinon, c’est très beau, surtout la fontaine de Neptune et le nympheum, l’aqueduc, le jardin. Vous vous promenez au calme au milieu des papillons. Plus bucolique, tu meurs.

C'est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

C’est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

neptune-nympheum-arboretum-trsteno-croatie

Un Neptune s’est glissé sur la photo, le trouveras-tu ?

libellule_arboretum_trsteno-croatie

Y avait des libellules aussi

papillon_trsteno_croatie_2

Vois-tu le papillon ?

papillon_trsteno_croatie

Et là, tu le vois ?

nympheum-trsteno-arboretum-croatie poissons_nympheum-arboretum-trsteno fontaine_neptune-trsteno-croatie aqueduc_arboretum_trsteno_croatie arboretum_trsteno_croatie_5 arboretum_trsteno_croatie_4 arboretum_trsteno_croatie_3 arboretum_trsteno_croatie_2 bougainvillier_trsteno_croatie_arboretum

Après cette charmante promenade et un déjeuner pas trop mal dans le resto voisin, on décide de suivre les panneaux “plage” histoire de se tremper les pieds. Et là, nouveau point commun avec pas mal de régions d’Italie, ils n’ont pas forcément la même définition que nous de “plage” : ici en l’occurence, c’était une sorte de ponton en béton plus quelques dalles éparpillées à droite à gauche. Autant dire que l’effet “port” nous a bien dissuadé (mais on a un peu utilisé la douche voisine par contre).

trsteno_croatie_plage_3 trsteno_croatie_plage_2 trsteno_croatie_plage victor_sexy_douche_trsteno_croatie

Sinon côté bouffe… Ben rien à signaler en fait, on a vite oublié les restos pour grignoter tous les soirs à la maison, notamment des gnocchis pas mal du tout, y avait du cidre un peu partout aussi.

Donc en résumé, j’ai adoré la Croatie, Victor un peu moins à cause de ce truc de tout payer tout le temps. Les côtes et les paysages sont fabuleux, les gens globalement sympas et surtout : après une semaine de privation, on voyait à nouveau des chats donc des petits chatons qui squattaient devant notre appart (mais sauvages donc inapprochables). Victor et moi nous amusions à repérer plein de vieilles maisons en mode « on rachète, on retape, on en fait un gîte ». Un peu comme on avait fait en Grèce, quoi. Mon seul regret : ne pas avoir eu de voitures pour pouvoir nous déplacer facilement et se faire un vrai tour de Croatie. Je me le mets donc dans ma liste (infinie) d’idées voyage “tour Croatie (et Bosnie + Monténégro).

maison_a_retaper_croatie

Exemple de maison à retaper

chaton_croatie chat-croatie chats_croatie

D’ailleurs, à propos de Monténégro, bouclez vos ceintures, c’est notre prochaine destination !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où je ne regarderai pas Game of Thrones (mais j’hésite)

Ce soir, à l’heure où je dormirai à poings fermés, HBO diffusera la nouvelle saison de sa série phare : Game of Thrones saison 06, c’est parti… et je me demande si je vais faire partie du lot des spectateurs… parce que… parce que plein de raisons.

game-of-thrones-saison5

1 – Parce que HBO

Je ne vais pas forcément cracher sur HBO dans sa globalité car Sex and the City à l’époque, Six feet under, the Leftovers, Veep et certainement plein d’autres séries très bien que je ne connais pas car je ne suis quand même pas une très bonne sériphage. Mais parfois, HBO, cest un peu “alors on a mis du cul et du sang parce que les gens veulent ça!”. Tellement que j’étais persuadée que la série Spartacus que nous pourrions résumer par “des gladiateurs et Lucy Lawless qui baise avec tout ce qui passe”. Du coup, dans Game of Thrones, on retrouve parfois du racolage sans qu’on comprenne bien pourquoi. Exemple dans la saison 5 avec les Aspics du désert, des personnages certes secondaires dans le livre mais là, à part une scène où l’une d’entre elles montre ses seins, elles servent à rien, un pétard mouillé. J’ai rien contre les scènes de cul ou de violence mais si je commence à me demander à quoi ça sert, ça n’est pas très bon signe. Car comme dirait un ex collègue “plus t’as de cul dans l’épisode 1, plus la série pue du cul” (je me suis permise une légère modification de la citation pour la rendre plus “ahah, c’est le cas de le dire”). Donc je suis pas rassurée sur la suite des événements

Scène de sexe dans Game of Thrones

Le sexe est bien présent dans le livre mais son exploitation diffère : dans le livre, les viols sont plus des faits de guerre qu’autre chose, dans la série, ça sert juste à rajouter un arc narratif qui ne sert à rien aux personnages (Sansa, Cersei) et le lesbianisme présent dans le livre sert finalement plus à démontrer une émancipation des femmes concernées (Cersei encore ou Daenerys) et ne sont pas juste mises là pour exciter le spectateur mâle habitué à des scènes saphiques.

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

Genre typiquement cette scène qui sert à rien

2- Parce que le livre

J’ai donc entamé la lecture de Game of Thrones il y a 3 ans et j’ai achevé les 5 intégrales, quitte à passer à l’anglais (mais j’ai compris, le style est meilleur en anglais qu’en français) et à acheter une liseuse parce que bon, avoir un tote bag juste pour un bouquin, voilà voilà… Les deux médias présentent deux versions différentes d’une même histoire. Or autant j’ai bien accroché sur les volumes 3, 4 et 5 (le 2 fut une tannée à lire), autant je suis hyper déçue de voir que le rebondissement que je trouvais l plus dingo dans le livre n’existe même pas dans la série pour le moment et je crains qu’il n’arrive jamais. Du coup, tu ne sais pas trop si la série est un spoiler du livre (“ce personnage que tu pensais important ne le sera sans doute pas vu qu’on ne l’a même pas mis dans la série, ahah”) ou juste une autre partition sur un même thème. Mais du coup, vu que je préfère le livre à la série, est-il pertinent de regarder celle-ci et de risquer d’éventer un peu le suspense (genre je savais l’histoire des Noces pourpres avant de les lire… alors que je n’avais même pas regardé la série à ce moment là)

game-of-thrones-differences-livres

3 – Mais les spoilers

Toujours les spoilers. J’ai commencé très tardivement Game of Thrones la série parce que je voulais lire les livres avant et ne pas me faire polluer l’imagination. Quand je lis, je me crée les personnages en fonction des descriptions donc forcément, quand on me parle d’Eddard Stark, environ 35 ans, et que je me retrouve soudain avec Sean Bean, ça le fait pas trop. Bref, je ne voulais pas voir les personnages pour ne pas les avoir automatiquement en tête quand je lis que machin fait ça ou bidule fait ça. Je lisais donc pépouse mon tome 2 quand le fameux épisode des Noces pourpres est sorti et tous les petits cons qui ont raconté ce qu’il se passait parce que huhu, c’est trop drôle. Donc quand je suis arrivée à la fameuse scène dans le livre, je savais très bien qui allait mourir et quelle était la traîtrise, youpi… Et en conséquence, je crains que, même si je ne regarde pas la série, ces mêmes petits cons me saoulent avec leurs spoilers et me gâchent le plaisir de lecture

jon-snow-va-t-il-ressusciter-dans-la-saison

4- Mais le tome 6 sortira-t-il un jour ?

Parce qu’entre le moment où il va sortir, le moment où je vais le lire (je suis en plein Terry Goodkind sur ma liseuse et un Victoria Hislop sur papier dont il va falloir que je vous parle aussi), je devrais regarder la saison 06 bien après la fin de la série…

Par contre pour GoodKind, j'ai vu un épisode de la série L'épée de vérité et j'ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c'était très mauvais

Par contre pour GoodKind, j’ai vu un épisode de la série L’épée de vérité et j’ai pas du tout la tentation de regarder la suite car c’était très mauvais

5- Mais y a plus the Walking dead, j’ai fini les revenants, Trepalium, le baron noir, Mister Robot et Occupied et je galère à trouver les épisodes inédits de The last man on Earth

On regarde quoi maintenant avec Victor, hein (bon, lui, il vaut pas regarder Game of Thrones ni Fear the walking dead (ce que je peux pas vraiment lui reprocher)) ni the Leftovers et il a déjà vu Black Mirror (et on n’a pas aimé du tout le premier épisode d’Utopia) ?

télé-couple

 

Bref, on n’a pas fini de parler de Game of Thrones en ces lieux mais du coup… je la regarde cette foutue saison 06 ou pas ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ode à ma liseuse

Article non sponsorisé

Chaque année*, ma boîte nous offre une petite prime de Noël sous forme de chèque cadeau, un petit pécule à dépenser sans des boutiques partenaires dont la FNAC. Janvier (ou février) 2015, me voici bien embêtée : je dois finir la 5e intégrale de Game of Thrones avant sa diffusion télé mais le truc est énorme et ne rentre pas dans mon sac. J’avais donc mon tote bag exprès pour mon roman, youpi. Un jour, une collègue me dit “si tu veux, je l’ai en version numérique et en français** en plus !” Une version, numérique… Mmmm… Et c’est ainsi que j’ai acquis une sublime liseuse (marque Kobo, rétroéclairée si vous voulez tout savoir, j’ai choisi ça parce que ça lit tous les formats contrairement à la Kindle et le rétroéclairage me sert dans le bus quand je rentre de chez Victor et qu’il fait déjà nuit)(j’ai pas d’action chez Kobo, achetez la liseuse que vous voulez).

Liseuse Cybook Odyssey, livre electronique developpe par Virgin en partenariat avec la societe francaise Booken

Et bon sang, ça a changé ma vie ! Vous n’imaginez pas le bonheur que c’est d’avoir une cinquantaine de livres sur soi pour un truc qui pèse rien et se glisse tranquille dans votre sac. Fini l’angoisse de finir un livre avant la fin de votre trajet***, fini la moue quand un livre que tu as très envie de lire est un gros pavé de 700 pages jamais édité en poche qui t’oblige à prendre un sac supplémentaire, fini la honte parce que tu lis un livre pourri (quoi que j’assume tellement pas de lire After (en papier) que même en format numérique, j’aurais peur qu’un oeil indiscret par dessus mon épaule crame que je suis en train de lire ce parfait étron). Alors pour vous chanter mon amour de ce format, je vais développer mon avis en quelques points

liseuse numérique

“Oui mais moi, j’aime le papier”

Mais moi aussi et en fait, depuis que j’ai ma tablette, je lis deux livres en même temps : un bouquin sur la tablette dans les transports, un en papier dans mon lit. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai pas fini de lire tous les livres papiers achetés au cours de ma vie ni ceux de ma maman et ensuite, même si je sais que la liseuse ne sollicite pas les yeux comme un ordinateur car il n’y a pas de lumière bleue et que ça ne va pas nuire à mon sommeil, j’aime quand même l’idée de couper tous les écrans quelques temps avant d’éteindre la lumière. Puis y a les magazines que je n’aime pas lire en format numérique.

lire dans la pelouse en été

Compliqué de lire deux livres en même temps ? Non, au contraire, je trouve que ça me pousse à tout finir. Par exemple, quand je me forçais à lire After parce que c’est un cadeau, je lisais d’autres bouquins sur ma liseuse et ça ne me “gâchait” qu’un moment lecture au lieu de tout me pourrir. Après, certains comme Amy lisent le même livre en papier et sur tablette. Bon évidemment, y a que moi pour réussir à lire deux livres très différents dont 2 des personnages principaux ont le même nom (Fitz dans La saga L’assassin royal de Robin Hobb et La chute des géants de Ken Follett) et à me faire spoiler par le livre papier (After) le bouquin numérique que je suis en train de lire (Orgueil et Préjugés). Et à ce propos…

Keira Knightley et Rosamund Pike dans Orgueil et Préjugés

A la découverte des grands classiques

Quand vous achetez une tablette, vous avez accès à tout un tas de livres gratuits. Alors attention, beaucoup ne sont que des extraits donc peu intéressants et les livres très contemporains que j’ai téléchargés ne m’ont pas intéressée du tout. Par contre, sur les classiques, j’ai pu enfin combler quelques lacunes, mais il en reste. Donc je sais désormais que je préfère Tolstoï (Anna Karénine, j’avais déjà lu Guerre et Paix) à Dostoïevski (Crime et Châtiment), que quelque soit sa nationalité, la noblesse a des journées très chargées en mondanités mais basta et que si certaines ne savent résister à un homme (toujours Anna Karénine, Lydia dans Orgueil et Préjugés), d’autres préfèrent fuir pour ne pas céder à la tentation (la Princesse de Clèves). On rajoute à ca du Gogol et du Kafka, j’ai encore du Proust et du Stendhal en attente, quelques autres Dostoïevski, aussi, je crois) mais aussi du Philip K. Dick, Stephen King etc. et me voici ultra cultivée. Et avec 1h30 de transports par jour à partir du moment où je serai installée chez Victor, des livres, je vais en avaler un bon paquet.

La bibliothèque idéale de Bernard Pivot

Oui mais ça coûte aussi cher qu’un livre papier

Oui alors là, c’est le gros côté négatif, je trouve, et je me dois de l’aborder parce que ça me rend pas de bonne humeur. Le livre électronique est, selon moi, un format pratique qui permet d’accéder gratuitement aux monuments de la littérature et de lire partout et facilement (il est beaucoup plus facile de lire sur sa tablette dans un métro bondé qu’un livre). Bon par contre, je pensais que c’était plus écologique mais pas vraiment, le plus écologique étant le livre recyclé (mais je ne le vois pas beaucoup vendu) . Mais ça me gonfle qu’on soit obligés de payer le prix fort pour un support dématérialisé (idem pour les films ou musiques achetés sur Apple Store et co). Du coup, je l’avoue, on se fait du troc entre potes de livre numériques… Bah comme les vrais livres en fait.

Petits livres qui tiennent dans la main

Mais surtout, surtout… Ben je sais plus où ranger mes livres et mon prochain emménagement dans notre cocon d’amour ne va pas aider… Du coup, je me bride plus en terme de livres à lire mais j’ai plus aucun problème de stockage… Et ça, c’est, je crois, le meilleur argument en faveur de la tablette.

Comment-ranger-ses-livres-Quelques-idees-avec-la-bibliotheque-animee

Voilà, nous sommes le 22 décembre et si vous n’avez pas d’idées de cadeau pour un grand lecteur et envie de dépenser de l’argent parce que ça coûte un peu, ça peut être une bonne idée. Moi, j’avoue que je pourrais plus me passer de la mienne.

Ma jolie liseuse

* Dit la fille embauchée depuis septembre 2014.

** Oui parce que l’intégrale 5 n’était dispo qu’en anglais à ce moment là de l’histoire, je sais pas où on en est. Mais le style anglais est limite bien plus abordable que le style français, très ampoulo-médiéval, si vous voyez ce que je veux dire (si je mettais “arrêter d’inventer des mots” en résolution 2016 ?)

*** Depuis l’arrivée de la 4G, je sais pas vous mais moi, je peux plus utiliser mon smartphone dans le métro, il mouline mais m’affiche rien. Puis faut savoir déconnecter parfois, zut !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

My english is bad… I guess

Parler anglais, ah,la traditionnelle angoisse ! Quand j’étais une jeune lycéenne bien glandeuse, c’était pas ma matière préférée, loin de là. J’ai toujours considéré que j’étais nulle en langue… Essentiellement parce que ce sont des matières qui ne s’improvisent pas et que si t’as pas étudié ta leçon, les échappatoires sont maigres. Je capitalisais certes sur ma mémoire d’éléphant et apprenais toujours 2 ou 3 phrases avant le cours histoire de faire illusion mais je me cassais toujours la gueule en devoir surveillé, navigant tranquillement entre 9 et 11. Et encore, je ne vous parle pas de l’allemand, cette langue que je n’ai jamais piné en 7 ans (mais j’arrivais à arracher un 10-12 Dieu seul sait comment).

les_langues

Obtenant un inespéré 13 dans cette matière lors du bac alors que je n’étais même pas sûre d’avoir compris le texte, je décide de choisir cette langue à la fac, vexée par mon petit 11 en allemand (mais je crois que j’avais pas tout compris au texte non plus). Bon alors “anglais à la fac”, c’était un QCM en 1ère année (petit 15 de moyenne, easy) et quelques questions avec une traduction en deuxième année… dico autorisé, bien sûr. Suite à ça, j’ai pas vraiment cherché à entretenir mon anglais : beaucoup de surf sur Internet, quelques livres en anglais pour mes mémoires sur le Canada et l’Irlande, quelques films et séries en VO mais voilà. Puis en 2004, je passe le TOEFL ou TOEIC (je sais jamais lequel) à l’arrache pour attester que je parle anglais, je chope un 13/20 je ne sais trop comment vu que je devais répondre à des questions sur le venin de serpent et la sismologie… Déjà qu’en français, je suis pas sûre que j’aurais tout bien saisi alors en anglais.

parashema1

On va la faire courte : l’anglais et moi, nous avons des relations que je qualifierais de “convivale”. Je comprends quand on me parle, je peux même répondre mais j’ai quand même le stress quand on me dit que je vais devoir faire une pres à l’anglais. L’écrit, ça va, quasi finger in the nose mais c’est l’oral qui me stresse. Parce que je fais parfois une sorte de blocage et soudain, je ne comprends plus que des “bloublablou” et je hoche la tête, légèrement terrorisée. Bon, je fais ça aussi quand on me parle en français des fois parce que j’ai une audition merdique et que je n’ose pas faire répéter 10 fois (j’ai des vrais problèmes). Mais je sais pas, des fois, en anglais, si c’est une conversation à enjeu, je bloque sur un mot et c’est fini, je comprends plus ce qu’on me raconte.

Blablablou

Blablablou

Pourtant, je sais faire. J’ai eu pendant peu de temps un amant exclusivement anglophone et nous avions de grandes conversations philosophiques que je tenais sans le moindre souci. Je lis des romans en anglais sans trop froncer les sourcils (sauf Game of Thrones sur le nom de certains personnages quand tu passes du français à l’anglais mais en fait, même de français à français, y a des persos, je sais jamais qui c’est), je peux regarder un film sans sous-titres et ne pas me sentir perdue. So what ?

Parler anglais

En fait, le souci majeur, c’est pas mon niveau d’anglais, c’est la confiance en moi. Vous vous souvenez du syndrome de l’imposteur ? Je l’ai complètement en anglais car : j’ai glandé à mort au lycée, j’en ai quasi pas fait à la fac et je n’ai eu que peu d’occasions de l’utiliser par la suite (en voyage, ça compte pas, je sors 3 phrases en passant pour commander à manger ou demander ma route, ce ne sont pas des conversations). Pourtant, l’histoire m’a prouvé que je pouvais tout à fait m’en sortir, j’ai écrit je ne sais combien de reco en anglais, j’ai fait des conf calls, des rendez-vous clients. Mais quand je cherchais à changer de taf l’an dernier, dès que je voyais “bilingue anglais” ou “anglais courant”, j’hésitais à postuler parce que j’avais peur que ça se voit. Alors qu’in fine, je me rends compte que mes collègues ont le même french accent que moi et j’ai déjà vu ma chef faire un tour sur Google translate (moi aussi, hein). Je ne suis pas parfaitement bilingue et j’ai un accent… mais les autres aussi. Du coup, ben… ça passe. Quant aux personnes en face, ils ne semblent pas gêner par mon anglais et trouvent mon accent charmant… Même si une cliente allemande m’a dit que j’avais un accent british. Damned !

Tea-2_3234776b

Mais je reste complexée. Il faut que je bosse ça… Mon anglais certes, pour être rassurée mais surtout arrêter de complexer alors que je suis pas plus mauvaise qu’une autre, in fine. Mais ce complexe me paraît assez français : si je parle pas correctement, je préfère m’abstenir. Par peur des moqueries ? De passer pour un-e incompétent-e ? Dans un pays où on a du mal à apprendre correctement les langues, c’est paradoxal, non ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mad Max : Fury Road de George Miller

Je déteste les films d’action à base de voitures qui volent et font boum. Je me suis rarement autant ennuyée que devant Ronin, par exemple, et sa folle course poursuite sur les quais de Paris où ma seule réaction fut de m’étonner qu’ils ne se crashent pas au bout de 10 secondes dans une autre voiture. Je n’aime pas ça, je n’aime pas les films qui comblent les trous du scénario par de grosses explosions qui défient parfois la physique la plus élémentaire. Alors aller voir un film qui ne tourne qu’autour de voitures qui explosent et sans même de réel scénario, c’est juste du sado masochisme…

Mad Max Fury Road affiche

Mad Max Fury Road affiche

Et bien non…

mad-max-3189093-jthomas-hardy

Effet dramatique. Je ne vous cache pas qu’au tout début, je n’avais aucune intention de voir ce film. Parce que je n’aime pas les films d’action, parce que Charlize Theron commence à me faire peur dans ses choix de rôle (Prometheus), parce que je n’ai aucune idée de qui sont Tom Hardy ou Nicholas Hoult et parce que je me méfie toujours des remakes. Mais les réactions ont tellement été unanimes sur mes réseaux sociaux, y compris et surtout de gens dont l’avis compte pour moi que je me suis dit, allons-y.

madmax

L’histoire est ultra simple : dans un futur apocalyptique, l’eau est devenue une denrée rare. Quelque part dans un désert, un vieil homme assez dégueulasse pimpé avec des accessoires qui semblent volés à un vieux groupe d’heavy metal, Immortan Joe. Ce despote cruel sait cependant faire preuve de magnanimité en offrant de temps en temps un peu d’eau à son peuple rongé par la soif. Nous sommes justement un de ces jours : pour célébrer le départ de son convoi de gazole vers Petrocity. Le gros camion citerne (appelé Porteur de guerre) est conduit par une femme, Imperator Furiosa. Mais en route, elle détourne le camion qui porte en son sein les 5 épouses de Immortan Joe qui décident de fuir pour empêcher que leurs fils deviennent des seigneurs de guerre.

mad_max_fury_road_immortan_joe

Et Max dans tout ça ? Il s’est fait capturer en début de film et est devenu un “globulant”, un captif qui donne son sang aux guerriers pas toujours très frais d’Immortan Joe. Quand Furiosa s’enfuit, le kamikasseur relié à Max l’embarque avec lui pour tenter de récupérer les épouses. Début de la course poursuite de 2h.

madmax4

Voilà pour l’intrigue. Parlons maintenant de quelques éléments. D’abord la réalisation. Esthétiquement, j’adore cet univers post apocalyptique, les looks sont hyper soignés, la lumière très belle, rien à redire. Et mention spéciale bien évidemment à la guitare lance-flamme qui, accompagnée des percus, donne une folie furieuse aux poursuites. Mentionnons aussi le plan assez fou d’Immortan Joe ivre de colère qui lance une attaque sur fond du Dies Irae de Verdi. A noter aussi les jeux de verticalité avec les perches, la grande souplesse des corps qui se jettent d’un véhicule à l’autre, les véhicules se croisent dans un ballet furieux. La beauté des femmes tranche violemment avec la laideur de la plupart des personnages, rendus difformes par la pollution. Enormes kystes, membres en moins, nanisme ou gigantisme, corps blancs exsangues…

madmax_guitare_lance-flamme

Parlons maintenant du féminisme de Mad Max. J’ai hésité à mettre des guillemets car je pense qu’il peut y avoir débat. En positif, il est vrai que les femmes dans Mad Max sont courageuses et téméraires, Furiosa surclasse Max dans de nombreux domaines, elle conduit un énorme camion, sait très bien se battre et a atteint un niveau élevé dans la hiérarchie militaire de la Citadelle d’Immortan Joe. A noter d’ailleurs que cela semble être une exception totale, je n’ai vu aucune autre femme dans le clan de Joe hormis les mères nourricières et ses épouses, donc. Le film est l’un des rares à passer le test de Bechdel, les femmes parlent entre elles d’autres choses que des hommes. Chaque femme d’Immortan Joe a son caractère et son utilité. Alors après, sur le coup, j’ai un peu tiqué en voyant les demoiselles en question, on se serait cru dans une pub Guerlain ou Yves Saint Laurent : très minces, très grandes, ces visages anguleux avec de grands yeux et des lèvres pulpeuses. Et comble du “on s’en fout de qui est qui dans les épouses de Joe”, elles ont toutes des caractéristiques physiques différentes : une blonde qui paraît être la soeur de Daenerys dans Game of thrones, une rousse, une brune, une Noire et une autre blonde (enfin presque châtain clair) qu’on différencie car elle a un peu plus de texte (et qu’elle est très belle). Mais en route, on découvre que chacune a sa part dans l’intrigue et sa personnalité même si, dans les faits, on retiendra surtout le nom de la Blonde-châtain clair. Mais si on considère que dans ce film, les femmes prennent en main leur destin sans réel besoin des hommes (Max les aide certes mais il est indispensable pas en tant qu’homme mais en tant que personne supplémentaire parce que quand t’as une centaine de mecs aux trousses, on n’est jamais trop pour tenter de leur échapper).

mad-max

Enfin parlons de Max. Je dois préciser ici que je n’ai pas vu la première trilogie donc je ne suis pas du tout attachée au personnage. Il sert ici du rôle classique de porte d’entrée dans un univers que l’on découvre plus ou moins en même temps que lui. Capturé dès les premières secondes du film, il est victime de la citadelle et de son fonctionnement. On ne nous sert qu’une toile de fond très minimale en début de film “c’est la guerre pour l’eau et le pétrole, deal with it” et on est plongés direct dans la frénésie de cette dystopie. On découvre les us et coutumes des autochotones au fur et à mesure du film, certains éléments nous paraissent un peu confus à certains moments mais sont expliqués un peu plus loin. Du coup, Max en perd un peu son côté bad ass, c’est plus le mec un peu là par hasard qui lutte pour sa survie même si on se demande bien où il pourrait aller. La mort de sa femme et de sa fille, élément prégnant de la première trilogie (je me suis un peu renseignée quand même) apparaissent ici en filigranes, sa fille apparaît en réminiscence, des images à la limite du subliminal pour donner à Max une direction mais en dehors de ça… En fait, il faut bien l’avouer, à part pour le twist de mi film (twist que j’ai trouvé un peu tiré par les cheveux), Max ou un autre, ça ne changeait pas vraiment grand chose.

mad-max-road-fury-4

Bref, j’ai été totalement embarquée. Je comprends les critiques sur le manque de scénario ou le personnage de Max qui sert pas à grand chose parce que oui, ok. Mais ça reste une grosse claque et je suis assez curieuse de voir la suite.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les jolies histoires, ça peut aussi se passer sur les sites de rencontres

Précédemment sur les vingtenaires, je vous parlais des histoires glauques que j’ai pu avoir sur les sites de rencontre, quelques gars pas forcément super équilibrés qui mentent et manipulent, le festival du pervers narcissique. Mais ce serait vous tromper de ne vous montrer qu’un côté de la médaille car j’ai aussi eu de jolies histoires sur les sites de rencontres. J’en retiens au moins 2.

limonade_homemade

  • Pio l’Italien

En fait, je commence par une histoire qui ne s’est pas passée directement sur un site de rencontre mais ça peut être utile pour illustrer l’étendue des possibilités. Juin 2012 : suite à une période bien chiante, je décide de partir quelques jours en Sicile avec Zéno histoire de remettre du joli dans ma vie. Je redécouvrais alors à quel point les Italiens, c’était ma came. Et ça tombait follement bien car j’étais justement en plein échange de mails avec un Italien vivant à Paris sur Okcupid : Simone. Il est thésard en philo et bien mignon sur ses photos. Il doit partir en Allemagne peu de temps après mon retour à Paris, je décide donc de passer la seconde. Au vu de nos agendas, qu’une seule possibilité : la fête de la musique. Evénement que je déteste en général mais je suis en mode “je veux un Italien”, je suis résolue, tant pis, j’y vais.

trombone_metro

Arrivée dans la cour d’immeuble où on devait se retrouver, déception : il ne ressemble pas du tout à ses photos, je ne le trouve pas attirant du tout. Bon, c’est pas grave : il est avec un de ses potes italiens et un autre Mexicain, y a une Roumaine qui nous rejoint on parle anglo-franco-italien, ça ne fait jamais de mal. Son pote italien me parle un peu, je ne fais pas trop attention, on se balade, on se retrouve à un bar à attendre le directeur de thèse qui débarque totalement bourré avec quelques Italiens en plus, ça vire au grand n’importe quoi. Le pote italien me parle à nouveau et là, je réalise qu’il est carrément craquant, des faux airs de Jeremy Sisto et plutôt intéressant. Thésard en philo lui aussi et il ne quitte pas Paris dans 3 jours. Durant le déplacement suivant, j’essaie de l’isoler pour lui filer mon numéro ou récupérer le sien mais Simone ne nous laisse pas seuls. Finalement, je repars de la soirée bredouille.

Motif Spreadshirt http://ow.ly/JNsLh

Motif Spreadshirt http://ow.ly/JNsLh

Mais je suis un peu du genre têtue et légèrement dérangée. Je connais son prénom, je sais dans quel fac il est thésard. Google, aide-moi ! Ok, il s’appelle Pio Rizzi et tiens, y a un mail. J’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas… Quelques jours plus tard, soirée un peu alcoolisée, je me lance “hé salut, ça te dit un café ?”. Rendez-vous est pris juste avant mes vacances. Je vous la fais courte : soirée au bar, je rate le dernier métro (je l’ai presque pas fait exprès…), on atterrit chez lui pour “attendre le premier métro”. Mais je suis fatiguée donc je propose qu’on dorme un peu et bon, il a qu’un lit alors bon… Je vous laisse imaginer la suite.

couette

On passe l’été à se croiser, on s’écrit tous les jours pour compenser, je lui envoie une photo par jour. Une histoire digne d’une comédie romantique… Excepté la fin assez merdique à base de “j’ai besoin d’être seul, c’est pas toi, c’est moi, salut, bye!”. Mais ça, on s’en fout, on retient le côté comédie romantique, le pique-nique dans le parc de Saint Cloud seuls au monde, le brunch au Canal St Martin, les photos quotidienne, notre langage amoureux entre français et italien.

parc-saint-cloud

  • Victor, l’actuel

Pour ceux qui lisent tous mes articles, vous avez vu passer ce prénom un paquet de fois. Rencontré via Okcupid (encore), on se met ensemble, on se sépare, on se retrouve, on se reperd… C’est un peu compliqué mais on vit de jolis moments : un premier baiser au Forum des Images pendant le générique de fin de “Faites le mur” de Banksy, une journée à Boulogne sur Mer pour commencer (c’est compliqué d’aller à la mer en janvier sans voiture), une semaine à Tabarka en Tunisie et bientôt un week-end à Rome. Un concert d’Archive en plein air, des séances de cinéma collé l’un à l’autre… Oui parce que je pense qu’on a tout de cet insupportable couple qui se colle et se touche tout le temps, voyez ? Quelques brunchs, des matinées à rester au lit à câliner, des visionnages de série (il m’a initiée à Game of thrones, la série (je voulais finir le livre avant), Arrow, Banshee, un peu Gotham, j’ai vu le film des Chevaliers du Zodiaque* avant qu’il ne sorte en France au ciné tranquillement calée sur son canapé. Bref, une histoire toujours en cours d’écriture près d’un an et demi après la rencontre.

brunch_maison

Je parle de mes histoires mais j’en connais d’autres. Dans mon entourage, mes amis et camarades ont trouvé l’amour sur Meetic, Tinder ou même Badoo (si, si !). Je ne dis pas forcément que l’amour est sur les sites de rencontres, il est juste potentiellement partout, là ou ailleurs.

l_amour

Mais alors pourquoi ai-je quitté cet univers quelques temps avant de me remettre avec Victor, alors que j’étais célibataire ? A suivre…

____________________

* Je dois vous le chroniquer d’ailleurs

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je hais la télé

Voilà, c’est dit. Depuis quelques temps, je sens monter en moi cette bile acide dès que je vois le gigantesque écran noir posé dans un salon balançant ses images stroboscopiques et crachant un son agressif. A partir de là, tu sais que les conversations seront hâchées, que ton interlocuteur aura régulièrement le regard attiré par la machine diabolique comme un papillon virevoltant autour de la flamme.
television
A priori, je n’ai rien contre la télé. Je considère que chaque média est ce qu’on en fait et que si la télé est potentiellement plus abêtissante que la lecture d’un livre ou d’un magazine ou de l’écoute de la radio, je pense quand même qu’un documentaire bien foutu vous apprendra toujours plus de choses que la lecture de Pif magazine. Je regarde moi-même la télé, surtout quand je suis seule. Je me couche à pas d’heure car je voulais savoir qui était le tueur dans New York police machin (toutes les versions, oui, mais je regarde pas les Experts alors ça va), mes week-ends, je suis ravie de glander devant les téléfilms diffusés par D8 (remercions les). Je suis incollable sur les Mystères de l’amour, j’ai vu tous les épisodes de Game of thrones (en fait non, il me manque la fin de la saison 3), des Tudors, Mayday danger dans le ciel… Beaucoup de séries, quelques téléfilms, peu de reportages et plus du tout d’émissions mettant en scène des abrutis jetés en patûre aux téléspectateurs pour qu’on se moque un bon coup. Oui c’est censé me rassurer sur mon moi profond, me dire qu’il y a pire ailleurs mais franchement, ça réussit juste à me mettre très mal à l’aise…
anges-telerealite-debiles
Mais si je regarde la télé, je la regarde seule. Dès que j’ai un individu dans mes parages, soit elle est allumée car on regarde quelque chose de précis, soit elle est éteinte et je mets une petite playlist ambiance (très largement repompée sur les compils de Béatrice Ardisson mais j’assume). Mais je ne supporte plus la télé allumée « en ambiance » car elle capte quand même l’attention et ça donne à peu près ça :
« Oui alors, tu vois, elle me dit ça et je lui réponds ça.
– (blanc de quelques secondes, l’autre a le regard fixé sur la télé) Ah oui, ok.
– Quelqu’un reveut du gratin ?
– (blanc) Oui, moi ! »
On ne s’écoute plus, on ne se regarde plus et on se met à crier car le son de la télé nous l’impose. Et le pire, c’est que j’observe ça partout, la télé est quasi toujours allumée, souvent sur des clips pour la musique mais ça pète tout autant l’ambiance.
sia-chandelier-video
Les clips, parlons en. J’ai été torturée cet été par ma soeur qui allume toutes les télés qu’elle croise pour nous imposer des clips de merde parce que, paraît-il, Saturnin aime bien la musique. Alors d’abord, Saturnin aime la musique comme tous les bébés mais dans les faits, la télé allumée, il bloque comme nous mais s’il trouve un jeu, il n’en a plus rien à foutre. Et voici comme cet été, je me suis retrouvée pendant 3 putains de jours avec l’horrible « Sur ma route » de BlackM dans la tête ou une autre fois avec « Bang Bang » de David Guetta. Pardon mais j’ai rien fait pour mériter ça.
david-guetta-bang-bang
Autre point qui me fait détester la télé : les infos. A la base, j’ai rien contre les infos à la télé sauf qu’entre les chaînes infos qui font des reportages plus vides que mon compte en banque actuellement (c’est à dire qu’on se rapproche des trous de la Sibérie, là) et les reportages très orientés ne faisant même plus l’effort de faire semblant d’être objectifs, je préfère chercher par moi même les informations et tenter de démêler le vrai du faux (un peu utopique, je sais). Le souci majeur, c’est que dans ces reportages, on aime bricoler un ennemi, cet autre sans foi ni loi qui a pour caractéristique de parler avec un drôle d’accent, qui porte casquette et pantalon informe et s’il peut être basané, ce sera plus facile pour bien qu’on comprenne qu’il est méchant. Et là, voilà que j’ai droit aux commentaires racistes de ma mère. Ca me rend folle, je supporte plus. Dès qu’on donne la parole à un Arabe, c’est parti « Ah putain, faut toujours qu’ils donnent la parole aux Bougnes, c’est pas possible ça ! ». Je n’ai jamais étudié la couleur des mecs interrogés en micro-trottoir mais je doute que nous ayons une majorité d’Arabes, hein.
micro-trottoir
Alors, j’ai un rêve : celui qu’on éteigne nos télés dès qu’on est en communauté parce que, bordel, moi, je préfère causer de ma vie, de la vie des autres, plutôt que d’écouter les JT nous dire que la France a peur, voir des débiles s’humilier pour quelques euros, des personnes s’agiter sur des musiques formatées en faisant du playback. Au moins, l’avantage du livre, c’est qu’on peut tous lire dans la même pièce sans nuire à la liberté individuelle de l’autre.

Rendez-vous sur Hellocoton !