Où je vais rentrer en résistance

Terme un peu grandiloquent, je l’admets mais j’annonce la couleur. A l’heure où j’écris cet article, il est 22h07 jeudi 20 avril, une fusillade a eu lieu sur les Champs et je ne sais pas encore qui quoi qu’est-ce (on commence à parler d’un cambriolage qui aurait mal tourné). Quelle que soit l’histoire (et au-delà bien sûr du drame humain), je ne vois qu’une conséquence : un second tour Fillon-Le Pen.

Affiche pour le second tour des élections présidentielles

Alors soyons un peu clairs : je sais qu’un Président sans majorité parlementaire n’a pour ainsi dire aucun pouvoir donc on a une deuxième chance en juin mais honnêtement, je suis pas très optimiste. Alors, en mon âme et conscience, j’ai décidé de “rentrer en résistance”.

Résistance

“Et tu vas rentrer en résistance derrière ton clavier ? Bouffonne, va !” (oui, j’imagine un contradicteur un peu énervé). Alors déjà je pense que oui parce que ça ne fait jamais de mal de prendre la parole, tu ne sais jamais à qui tu vas apporter un peu de lumière. Et au pire, ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas tout seuls. Mais surtout, je vais bouger mon cul sur le terrain. Etant salariée, j’ai un peu trop laissé les syndicats, étudiants, chômeurs, ceux qui pouvaient aller manifester à ma place. Je dois désormais assumer mes opinions et je ne laisserai rien passer.

Manifestation contre la loi Travail

Cependant, finalement, peu importe qui sera au second tour, peu importe si le candidat que j’ai choisi portera l’écharpe tricolore, je ne donne pas de chèque en blanc, sorry. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, je le sais. Je vote pour une vision de la société et si je suis trahie, je continuerai à vociférer pour obtenir cette société là. Je ne suis militante de rien, aucun parti. Si je ne suis pas contente, peu importe qui aura lancé une réforme dégueulasse, je m’y opposerai.

Manifestation féministe contre Trump aux Etats-Unis

En fait, cet article est un peu un appel au réveil citoyen. Je sais pas vous mais là, niveau naïveté démocratique, j’ai épuisé mon stock. J’aimerais être optimiste, j’aimerais y croire encore parce qu’on est vivant tant qu’on est fort (je comprends même pas ce que ça veut dire), me dire qu’on va pas systématiquement se faire baiser la gueule, voir nos droits grignotés chaque jour un peu plus, notre bien être, notre environnement… Mais vraiment, je n’y crois plus. Limite, j’en viens à me demander pourquoi je vote encore… Alors c’est fini, je me laisserai plus faire.

Bulletin de vote nul

J’avais écrit quelques articles qui devaient être publiés cette semaine et je me suis un peu loupée mais je les publierai semaine prochaine, peu importe le résultat du second tour (et je vous parlerai de Séville, aussi !)

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Ma tradition chérie : le bilan

Ouais, j’aime les bilans, je suis comme ça. Parce que ça fait toujours du bien de s’arrêter de courir un peu pour voir le chemin parcouru et quelles leçons en tirer. Mesdames et messieurs, comme chaque année, je vous propose mon bilan 2015.

bilan de l'année : l'équilibre ?

Oueeeee !

lapin-tout-mignon-lapinou

Alors 2015, c’est une année complètement bipolaire, une année Double Face (je regarde trop Batman). C’est à dire que selon ce que je regarde, c’est soit une année tellement géniale que je pourrais la classer dans le top 3 à 5 de mes meilleures années mais de l’autre, c’est une année aussi très amère. Alors parce que je reste un bisounours, parlons d’abord du négatif pour finir sur le positif

bisounours pas content

Le négatif : monde de merde

Ai-je réellement besoin de détailler ? En 2015, tout le monde a morflé. Double attentat en France mais aussi les drames humains qui se passent à nos portes, sur les plages de nos voisins, personnes qui meurent pour éviter le pire et finissent tristement leur vie échoués sur une plage européenne. Attentats, fusillades, relations qui se tendent… Je sais pas où on y va mais on y va en courant

avions de chasse

Et justement, 2015 a été l’année du vrai réveil douloureux. C’est pas tant que je dormais mais… cette année plus que jamais, j’ai bien compris à quel point je ne pouvais plus faire confiance à notre classe politique mais surtout, j’étouffe devant ce constat simple : pas d’alternative. En 2012, je haïssais la France de Sarkozy, celle qui “dressait les citoyens les uns contre les autres”, j’avais hâte que ça se termine. Je n’avais pas d’espoir particulier pour la France d’Hollande parce que je ne crois pas du tout à l’homme providentiel mais… bordel, la France de Hollande/Valls n’a rien à envier à celle de Sarkozy mais depuis un mois, on piétine peu à peu nos libertés, on nous dresse les uns contre les autres, on nous manipule à grosses ficelles pour nous faire avaler plus facilement des boas constructors… “La droite aurait fait ça, les Français auraient hurlé”. Je suis bien d’accord. Du coup, quand je pense à 2017, je me dis que quel que soit l’heureux élu, on continuera à s’enfoncer dans la merde jusqu’au cou, avec le consentement de la majorité silencieuse qui continue de croire que « c’est pour notre bien ». Du coup, 2015 est l’année où, plus que jamais, j’ai ressenti le besoin de lever le poing, d’arrêter d’attendre un lendemain meilleur ou de compter sur les autres. Si je veux gueuler, je dois le faire avec les autres et je dois trouver une façon de le faire bien. Militer dans un parti, c’est non mais trouver une asso qui me corresponde dans mes “combats”… J’ai un piste, autant essayer de la suivre.

Lever le poing révolution

Bref, 2015, c’est vraiment une année où ma foi en l’humanité a souffert, une année où, pour la première fois de ma vie, je me suis prise à avoir la trouille dans certains lieux publics bondés et ça, très honnêtement, ça me fait chier. Je ne me retiens pas de sortir et je vais là où je dois aller mais parfois, me traverse une pensée “casse-toi d’ici, c’est pas safe”. Alors qu’au fond, si les terroristes ne courent pas les rues, on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre, un psychopathe ou une voiture qui roule trop vite ou aux freins un peu défectueux. Dire qu’on ne cède pas à la peur est facile… Le faire réellement nécessite plus de travail que ce que je pensais.

inquietude fatigue stress

De l’autre côté, du côté totalement personnel, 2015 a été une année merveilleuse : niveau perso, il y a donc Victor, ce garçon que j’ai failli laisser partir 3 fois et finalement, la 4e fut la bonne. Bon, ok, techniquement, on s’est remis ensemble en 2014 mais c’était le 30 décembre alors c’est presque 2015, chut. En fait, à la relecture de notre histoire, on faisait plein de trucs de couple sans se considérer en être un (genre partir en vacances ensemble), on a mis du temps à capter mais finalement… En 2016, si tout se passe bien, ce sera emménagement puis PACS. Ah bah oui, on a assez perdu de temps comme ça, on passe la seconde.

On s'offre des bagues pour le PACS ?

On s’offre des bagues pour le PACS ?

Pour le reste : des voyages superbes (Rome, Philippines, Naples, Athènes, les Iles grecques, New York), une nièce absolument adorable, un neveu qui ne jure que par “Tatie Nina” et même au boulot, après une première partie d’année compliquée, ça va beaucoup mieux. Les choses prennent naturellement l’inclinaison que je veux leur donner (je veux me perfectionner en e réputation et data analyse et ma chef veut que j’aille dans ce sens là aussi tout en me demandant de faire des formations aux clients. Que demander de plus ?), il faut juste qu’en 2016, je mette le ola sur certaines choses comme ces putains de réunions et…

Pivoine la plus jolie

Ah mais là, je déborde sur mes résolutions 2016. On en reparle demain !

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Attention à qui tu retweetes

Janvier puis novembre, ce même phénomène : passer mes journées sur Twitter à cliquer sur tous les articles sur les attentats, apprendre, apprendre encore. Essayer de trouver des articles qui vont m’éclairer sur Daesh, sur la situation, m’éclairer du mieux possible même sur ce que je sais ou pensais savoir… F5, F5. A l’abri derrière mon écran, je suis l’horreur en direct en me ramassant des infos dans tous les sens. Et c’est là que le bât blesse : au milieu des infos vérifiées et importantes à diffuser circulent des hoax, rumeurs et grosses merdes qui te feront bien paniquer.

Fausse info Twitter

Soyons plus concret. Vendredi 13 novembre : j’échange des mails Facebook avec mes anciens collègues pour savoir si tout va bien. Alors qu’on se stresse pour celui coincé au Stade de France, une autre nous explique être à Châtelet et c’est un peu la merde. Je passe sur Twitter et je vois un tweet affirmant qu’il y a des fusillades aux Halles. Whaaaaaat ? Panique pour ma pote. En même temps, je reçois des SMS d’Anaïs qui m’explique que tous les bars sont attaqués, de la Bellevilloise au Comptoir Général. Sauf que pour le coup non, non pour ces derniers. Le lendemain, les journalistes spécialisés dans la Désintox refont le point sur ce qu’il s’est passé ou non. Et là, je vois passer certains comptes que je connais trop bien : info140 et lesnews. Vous savez, ces comptes qui démarrent tous leurs tweets par un énorme point rouge avec un “urgent”.

View of an installation of the exhibition "Infinite Obsession" by 84-year-old Japanese female artist Yayoi Kusama at the Banco do Brasil Cultural center (CCBB) in Rio de Janeiro, Brazil, on October 11, 2013. AFP PHOTO / YASUYOSHI CHIBA (Photo credit should read YASUYOSHI CHIBA/AFP/Getty Images)

Je vomis ces comptes. Vous pensez que leur but, c’est de vous informer? Absolument pas. Tous ces comptes comme celui-ci, lesaxviezvous, les Abandonedpics etc., sont ici pour une seule raison : choper du follower en masse pour louer leur compte aux marques. Donc déjà, je suis légèrement agacée quand je vois ces comptes sur ma timeline et j’ai toujours envie de gronder (plus ou moins gentiment selon mon humeur) ceux qui rentrent dans ce jeu, souvent malgré eux. Après tout, n’ai-je pas moi même retweeté des chatons mignons par le passé ? Bon, voilà. Un article qui vous situe un peu le bordel de tous ces mendiants du RT (je dis plus pute à clic, trop sexiste)

chaton-mignon

Là où le bât blesse, c’est sur la diffusion d’information et de fausse information. Depuis pas mal d’années, on s’énerve sur les hoax et autres désinformations, j’étais la Reine du mail lapidaire “c’est une fausse info, merci de vérifier avant d’envoyer ce genre de mails, merci”. Je ne dis pas ça par snobisme (enfin, si, un peu parfois) mais parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Au mieux, des gens pas très bien intentionnés récolteront gentiment votre adresse mail et vous recevrez des tas de pourriels. Au pire, on vous racontera des histoires qui font peur, distillant quelques grammes de haine ordinaire de l’Autre (souvent arabe et encore plus précisément musulman même si cette nuance est souvent difficile à percevoir pour les émetteurs de ces messages). Aujourd’hui, si le procédé reste plus mercantile, bien que quelques uns ne cherchent que la gloriole parce que j’imagine qu’il y a corrélation entre nombre de RT et taille du pénis (sinon, je vois pas l’intérêt); les fausses informations peuvent potentiellement devenir dangereuses. Dans le cas du 13 novembre, j’ai été quitte pour une frayeur pour ma pote (et elle encore plus, vous imaginez bien) mais la situation aurait pu facilement dégénérer à cause de ces comptes relayant toutes les rumeurs comme s’il s’agissait d’un fait avéré.

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Les réseaux sociaux sont un média potentiellement incroyable, qui vous permet de suivre n’importe quel événement, heureux ou malheureux, en direct. Twitter réalise régulièrement des cartes liées au nombre de tweets sur un sujet donné pour montrer l’instantanéité des nouvelles. Ici, par exemple, Charlie Hebdo :

Ca fait toujours son petit effet en présentation même si celle sur un but en foot met l’assistance de meilleure humeur. Une rumeur peut se répandre comme une traînée de poudre grâce à ces comptes merdiques qu’on retweete sans y penser et pour le coup, en devenant relais, on devient responsable. Or, le souci, c’est qu’une rumeur, même avérée fausse, laissera toujours des traces, tout le monde n’a pas le courage/l’envie de vérifier une info et le démenti n’atteindra pas forcément ceux qui ont rediffusé sans penser à mal. N’y voyez aucune condescendance de ma part, je me suis aussi parfois plantée (par contre, si je vois le démenti, je le diffuse en faisant mon mea culpa).

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Mais aujourd’hui, soyons responsables : ne retweetons plus les mendiants du RT, c’est notre petit militantisme pour une info vérifiée et de qualitay sur les réseaux sociaux.

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Gangster Squad de Ruben Fleischer

Mercredi soir, ma collègue Jade m’a prise sous le bras pour une projo privée du film Gangster Squad. J’avais peur car l’immense majorité de mes collègues l’avaient vu à une autre projo la semaine d’avant (mais moi, j’avais dînette chez ma soeur) et les avis allaient de « oui, oh, ça fait passer le temps » à « c’est nul » en passant par « ouais bof ». Et quand on connaît mon amour des films d’action, je m’attendais à détester. Ben finalement, pas tant que ça. Mais je vais un peu le démonter, par plaisir de critiquer (je pourrirai en enfer).

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Il était une fois Los Angeles en 1949, la ville tangue dangereusement et risque à tout moment de tomber dans les mains du mafieux Mickey Cohen aka Sean Penn (qui est super bien maquillé, au passage). Mais au sein de la police corrompue sommeille un bon flic qui refuse de laisser la mafia prendre possession de la ville parce que tu comprends, il va être papa et qu’il veut une ville propre pour son fils. Après une arrestation d’hommes de Mickey (qui seront relâchés quasi immédiatement), le chef Parker lui propose de composer un petit squad officieux qui va semer la pagaille dans les affaires de Mickey. Notre bon flic, O’Mara de son nom, va donc s’exécuter.

Josh-Brolin-Gangster-Squad

*Pendant ce temps*
Le pote flic de O’Mara, Jerry joué par Ryan Gosling joue les nihilistes et se tape l’air de rien Grace Faraday, la poulette de Mickey (que je croyais jouée par Mila Kunis, je trouvais qu’elle avait une drôle de tête dans ce film. Normal, c’était pas elle, c’est Emma Stone). O’Mara essaie d’embarquer Jerry dans son aventure mais ce dernier refuse parce qu’il s’en branle un peu de ces histoires de mafia.

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O’Mara va donc composer son équipe, suivez bien : un black, un vieux avec son jeune disciple mexicain, un père de famille à qui il demande « hé mais t’es sûr que tu veux participer parce que bon, c’est la mafia et que tu es père de famille ». Maintenant jouons ensemble : qui va mourir dans le squad ? Les coups de coude et clins d’oeil sont assez courants, notamment quand la femme de O’Mara lui dit « embauche le vieux : à un moment, ça va mitrailler et je veux qu’il soit avec toi pour te protéger ». Une heure plus tard, fusillade, O’Mara est sauvé par le vieux qui shoote un méchant qui s’apprêtait à tuer notre bon flic. Ah ben ça alors. Bon, ils réalisent un premier coup n’importe comment et le Black et O’Mara se font arrêter mais Jerry décide de les rejoindre. Oui parce que Jerry, c’est un nihiliste mais quand le petit cireur de chaussures de 10 ans se fait trouer la peau devant lui, ça l’énerve et il décide de lutter contre la pègre. Oui, je sais, c’est très branlant scénaristiquement parlant…

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Bref, je vous la fais courte. Ca canarde pendant les 2h de film et comme tous les méchants d’Hollywood, ces mafieux là sont des merdes intégrales en tir. Ils ont des mitraillettes à ne plus savoir qu’en faire et ne touchent quasi jamais leur cible. C’est à dire qu’O’Mara pourrait faire des claquettes devant eux qu’ils arriveraient encore à le louper… Mais bon, Hollywood n’a jamais aimé les fusillades réalistes, y a que les gentils qui font mouche à chaque fois. A un moment, Jerry fait remarquer qu’ils s’y prennent comme des brelles et que c’est un peu suicidaire mais non, ça passe.

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Autres trucs très what’s the fuck relevés (attention, je vais méchamment spoiler là) : la femme d’O’Mara est chez elle quand les mafieux viennent mitrailler la façade (en carton). Quand O’Mara rentre chez lui avec toute la police partout, il rentre et découvre du sang. Mais non, sa femme n’est pas morte, elle a juste profité de l’occasion pour accoucher dans la baignoire d’un enfant de 6 mois, à vue de nez. Donc on résume : la nana s’est fait tirer dessus et accouche dans sa baignoire seule (comment a-t-elle pu grimper là dedans ?) et tout le personnel médical et policier qui traîne dans la maison l’ignore royal. Faut dire qu’elle récupère vite puisque dès le lendemain, elle prend le train avec son bébé, peinarde.  Sinon, la mort du vieux qui réussit un dernier éclat avec l’aide de son disciple n’a rien à envier à celle de la Cotillard dans Batman, j’ai même lâché un bruyant « pfffff » tellement c’était… tarte.

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Côté jeux d’acteur, Josh Brolin doit avoir mal aux mâchoires à force de les serrer. Quant à Ryan Gosling, je reconnais qu’il porte très bien le costard mais sinon, il est impressionnant d’inexpressions, on dirait qu’il a un masque en cire sur la tête: il se tape la jolie fille, il est triste pour le cireur de chaussure, il se prend une balle : la-même-expression. Ca finit par faire peur. Emma Stone joue très bien l’écarquillement des yeux. Et voilà.

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Bref, si ça vous gêne pas que les gentils passent à travers toutes les balles sauf quand leur mort est idéale pour le scénario, c’est pas mal. Y a quelques effets de réalisation assez sympas, quelques ralentis bien vus. Mais j’avoue que le côté « hey hey, tire moi dessus, tu me toucheras pas car je suis du bon côté » m’agace toujours un peu. Et je ne vous parlerai même pas de l’happy end tellement guimauve que j’en ai eu un haut le coeur.

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Wanted, choisis ton destin, de Timur Bekmambetov (2008).

Par Keira

Bon, je vous le dis tout de suite, avec moi vous allez avoir des critiques de films normalement prévus pour des personnes avec un taux de testostérone élevé.

Je n’y peux rien, j’aime l’action.

Donc, histoire : Wesley Gibson (James McAvoy), loser notoire est un comptable méprisé par sa patronne, son meilleur ami et sa nana. D’ailleurs cette dernière couche avec le meilleur ami, mais il ne dit rien. Tout ça parce que dès qu’il est stressé il fait des crises de panique. Ce jeune homme est contacté par Fox (Angelina Jolie) qui lui annonce que son père, qu’il pensait mort, était un assassin de génie et qu’en réalité, il est mort la veille, Assassiné justement. Et lui doit la suivre pour venger son père et devenir un super tueur aussi.

Ok, je le reconnais, le synopsis est assez pourri. Mais c’est sans compter sur les réflexions de Wesley qui est un personnage très drôle. Du genre qui se méprise à fond. L’autodérision est une chose que j’adore.

Ok, c’est majoritairement un film bourrin. Mais très bien géré. Et très fun.

Ok, Angelina Jolie ne sert à rien. Mais James McAvoy est vraiment très bon, et accessoirement très mignon.

Visuellement ça reprend un peu du Matrix numéro 1 (le seul et l’unique qui vaille la peine d’être mentionné), avec une touche de Die Hard.

Et puis bon, histoire de faire tout ça avec classe, le chef de la ligue des assassins est joué par Morgan Freeman.

Oui, ce film est vraiment, purement, un film d’action, mais ce que j’ai aimé et ce qui m’a fait le regarder plusieurs fois (en dehors de l’acteur principal) c’est cette touche de folie, de fun et cet anti-héros total qu’est Wesley Gibson.

C’est très efficace, ça passe très vite et ça vous scotche au fauteuil. Tout ça avec une fusillade de fin complètement dingue. Que demande le peuple ?

Et pour ceux qui se poseraient la question, oui, je suis vraiment une fille.

Demandez à Nina si vous voulez des preuves.

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Grey’’s anatomy vs Urgences

L’autre jour, j’ai lu un article rigolo sur les séries médicales sur Libé, conseillé par Simon. J’ai donc décide de vous donner ma propre version des faits parce que les séries médicales, moi, j’aime bien, j’apprends des trucs. Par exemple, je connais les symptômes de la méningite, ça peut toujours servir…
 
Bon, alors, pour ceux qui n’ont jamais vu, je résume un peu. Urgences, c’est une série qui se passe aux urgences (dingue !) mais aussi un peu en chirurgie… Enfin, au départ, là, des chirurgiens, y en a plus qu’un, le petit frère de Dustin Hoffman, c’est dingue comme il lui ressemble. Alors que Grey’s anatomy, ça se passe direct en chirurgie. Donc c’est des histoires de docteurs, d’internes et d’infirmières qui soignent des gens, il y a parfois des histoires dingues. Urgences, ça se passe au Cook County de Chicago et Grey’s Anatomy à Seattle. Mais on voit pas bien la différence parce qu’il y a des buildings et un lac et que, de toute façon, les deux sont tournés en Californie.
 
La première différence qui saute aux yeux, c’est la propreté. Urgences, c’est le bordel, y a des gens partout, même des violents qui envoient tout promener, les brancards rentrent
à toute vitesse en défonçant la porte battante en hurlant les constantes du patient « Piéton contre voiture, il était inconscient sur les lieux de l’accident, température 37,2°, tension
13,6, plaie ouverte au tibia ! ». Les médecins enfilent à toute vitesse des tabliers en plastique jaunes transparents et des lunettes transparentes qui seraient super pratiques pour peler les oignons. Et puis dans Urgences, ça pisse le sang. Ils sont très doués les médecins pour toucher pile l’artère qui gicle, ils se retrouvent toujours avec du sang sur leur tablier et leurs lunettes, y a toujours des gens qui vomissent, on ouvre les thorax à la sauvage, on taille, on ouvre, on coupe, on piétine du boyau…Alors que dans Grey’s anatomy, c’est tout propre. Bon, on est en chirurgie donc tout est clean, même quand on découpe les corps, ça pisse pas le sang. On voit des organes et tout mais ça ne suinte ni ne saigne. Le plus trash, c’est quand la chirurgienne orthopédique oublie de se laver les mains après avoir fait pipi (tout un épisode sur le sujet).
 
Autre différence : l’ambition. Dans Urgences, il y a peu de médecins ambitieux. En fait, il n’y a que Peter, les autres préfèrent rester aux urgences et refusent les propositions des cliniques privées qui sont un peu le diable parce qu’ils ont à cœur de suivre leurs patients et de sauver des vies. Alors que dans grey’s anatomy, ils sont bouffés par l’ambition et c’est limite pénible. Par exemple, y a Christina, l’asiat’ très moche qui veut faire mieux que tout le monde et pique les patients de ses copains. Ca m’étonne qu’elle se soit pas encore fait éventrer à coup de bistouris, la Christina, je rêve de cette scène ! Et puis dans grey’s anatomy, ce sont tous les meilleurs. Derek est le meilleur neurochirurgien, il est marié avec la meilleure chirurgienne gynécologiste, Addison… Mais bon, malgré tout, ils vivent dans une caravane, ça laisse songeur… Bref, y en a pas un qui fait une connerie alors que dans Urgences, ils n’arrêtent pas. Le docteur Chen oublie un kit d’exploration dans le bide d’un malade, ils tuent tous quelques patients pour erreur médicale, genre Carol l’infirmière qui donne du sang B+ à un patient qui est A et donc, forcément, qui crève. Alors que dans grey’s anatomy, ils se plantent pas. Mais ils insistent pas non plus. Ils laissent souvent leurs patients crever sans trop se forcer alors que dans Urgences, il essaient de sauver les patients, faisant des massages cardiaques pendant une vingtaine de minutes avant qu’un autre médecin intervienne « non mais arrête, son cerveau est mort, ça sert plus à rien ! Heure du décès 16h48. »
 
Par contre, ce que l’on retrouve dans les deux séries, ce sont les accidents spectaculaires, les fusillades, les histoires de gang et tout ça. Bon, alors, moi, j’irai jamais à Chicago parce qu’il y a souvent des crashs, quand même des boeings, des hélicos… Pif, paf, tout ça qui tombent du ciel et des gens à sauver… ou pas. D’ailleurs, la semaine dernière, Largo Winch est mort aux urgences du Cook County… Le grand classique, c’est l’AVP (accident véhicule-piéton), c’est fou le nombre de piétons qui se fait faucher par des voitures pleines de conducteurs en état d’ivresse. Ils aiment bien les empalements, aussi, c’est fou tout ce qui peut traverser un corps sans tuer… Enfin, moi, je comprends pas, les mecs, ils ont une barre de fer qui leur traverse le bide et ils sont conscients. Moi, j’aurais une barre en fer qui me traverse le ventre et que je vois dépasser, je m’évanouis. Sans parler des multiples plaies par balle, le grand classique étant : faisons des radios pour retrouver la balle qui est quelque part dans le corps mais on sait pas où. Dans grey’s anatomy, c’est un missile qu’un patient a dans le bide. Puis y a les maladies super impressionnantes aussi du genre bactérie mangeuse de chair (celle qui a attaqué la jambe de Guillaume Depardieu ou de Lucien Bouchard, ancien Premier Ministre Québécois, j’étale ma science), des cancers, des tumeurs au cerveau, des maladies qui rendent les gens dingues, des cœurs qui marchent plus et qu’il faut remplacer, des fœtus morts nés qu’on ranime, alors même qu’ils
sont tellement petits que Kenya est plus grosse (pourtant, c’est une cro-crotte de même pas deux kilos) et qui sont un peu bleus aussi. Dans Urgences, aussi, y a la blague récurrente de ce qu’on retrouve dans un anus. Dans la première saison, c’est Carter qui subit ce bizutage puis dans la 4e, c’est Lucy, je vous retranscris le dialogue :
« On lui a retiré une carotte de l’anus.
– Mais comment il a avalé une carotte en entier (putain mais quelle niaise !)
– Non, il ne l’a pas avalée…
– Ah ?… Oh ! » (c’est bien petite, apprends la vie)
 
Mais évidemment, ce qui fait le sel de ces séries, c’est l’amour et le cul. Qu’est-ce que ça baise dans les hôpitaux (et dire que mes parents se sont rencontrés à l’hôpital,
damned !). Les docteurs entre eux, docteurs et infirmiers, docteurs et ambulanciers, docteurs et patients… Contrairement aux soap opéras, on trouve pas mal de couples mixtes, surtout dans Urgences, et on retrouve le classique Noir/Asiatique. Alors, c’est soit un truc courant là-bas, soit une des séries a copié sur l’autre parce que moi, à part les parents de Tiger Woods, je connais pas de couple afro-asiatique. Mais le traitement n’est pas le même. Alors que dans Urgences, y a pas mal de cul, quand même, des coups d’un soir dans la salle de garde, dans Grey’s Anatomy, c’est plus gnan-gnan, les histoires d’amour. Nos quatre internes se sont tous tapés leur titulaire à part Izzie qui est un peu conne (elle est blonde) qui se tape un autre interne super choupi mais super odieux (mais je parie qu’on va découvrir qu’il a eu un soucis avec ses parents, ce qui explique que c’est un enfoiré avec les femmes) puis tombe amoureuse d’un patient qui doit se faire greffer un cœur et qui finit par mourir. D’ailleurs, c’est horrible mais j’étais un peu contente qu’il meure parce que sinon, ça aurait été trop guimauve. La différence, aussi, c’est que dans Urgences, s’il y a des couples inter-personnages, y a quand même beaucoup de couples avec des personnages secondaires alors que dans grey’s anatomy, non ou c’est necdotique. Alors forcément, quand vous mettez dans un même service Meredith qui a couché avec Derek, le mari d’Addison puis avec George qui est son colocataire mais qui se fout ensuite avec Cady, celle qui se lave pas les mains, que le chef de service a couché avec la mère de Meredith dans le temps, qu’Izzie a couché avec Alex avant de le plaquer pour son malade qui clamse et que Christina vit avec Burke, le super chirurgien, ben, ça vous fout une ambiance du tonnerre en chirurgie. Mais bon, dans Urgences, c’est compliqué aussi puisqu’Abby (qui est moche et chiante) est l’ex de Luka qui sort avec Sam mais finalement plus et qui retourne avec Abby alors que Carter, qui est l’ex de Susan qui a embrassé Mark, le mari d’Elisabeth ex de Peter qui part avec Cléo, se la tape ensuite mais la quitte pour partir en Afrique retrouver Luka que l’on croyait mort mais en fait non, c’est pas forcément plus simple. Relisez ma phrase, je sais pas si vous avez tout suivi.
Bon ben finalement, je vais regarder Scrubs, au moins, je me marre.

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