Tu veux pas débattre avec moi ? Nazi.e !

Le débat, ah, le débat… Sacralisé, c’est, paraît-il, le summum de l’ouverture d’esprit, le “je suis tellement mature pour un échange d’idées”, alors que je déteste le débat, en fait. D’abord parce qu’il ne sert à rien dans l’absolu, les impliqués ne changeront jamais d’avis, par conviction ou par ego. Après, ça peut toucher ceux qui écoutent mais surtout, cette sacralisation du débat fait qu’aujourd’hui, on se sent obligés d’opposer deux camps d’égal à égal alors que non. Mais surtout, refuser de débattre serait une preuve de faiblesse, un reproche légitime à faire. Oh vraiment ?

refuser de débattre

Revenons d’abord sur le problématique débat d’égal à égal évoqué plus haut mais que j’évacue en paragraphe deux pour ne pas perdre tout le monde. Je peux tout à fait comprendre le débat politique où l’on va tenter d’équilibrer les couleurs des intervenants, je n’ai, sur ce point, aucun souci. Même en étant quelqu’un de très fermement positionnée sur l’échiquier, ça peut m’apporter une certaine culture. Le problème du débat politique est surtout le manque de modération de la part des journalistes qui ont l’air de pioncer les ¾ du temps et on va se retrouver avec un débat où A accuse B de mentir sur des chiffres… et personne ne valide (ou pas) cette affirmation. Alors que ce serait justement le travail journalistique. Autant il est difficile de trancher sur les idées, sur les faits, y a peut-être du fact checking à faire et en direct, s’il vous plaît, tout le monde ne se rue pas sur Twitter pour voir ce que disent les comptes de fact checking, voyez… Mais le pire, ce sont les débats “pseudo” scientifiques où on donne la parole d’égal à égal à des personnes qui n’ont pas la même légitimité. Un exemple ? L’homéopathie. Alors oui, je suis fille de médecin donc je ne suis pas rigoureusement objective mais à quel moment des billes de sucre sont censé guérir quoi que ce soit en fait ? Non parce que des études cliniques ont été menées, l’histoire de la mémoire de l’eau complètement démontée et je suis à peu près persuadée que la moitié des gens qui prennent de l’oscillococcinum n’ont aucune idée que c’est censé contenir des cellules de foie et de coeur de canard de Barbarie. Je suis quelqu’un qui évite dans la mesure du possible de prendre des médocs à la moindre occasion mais mettre sur un pied d’égalité un médecin qui prescrit des médicaments qui ont subi des études concluantes et un homéopathe qui défend une médecine qui est scientifiquement reconnue comme inefficace, pardon mais non. A la limite, moi, si les gens sont rassurés par un placebo pour un rhume, ça me pose aucun souci mais quand on commence à se passer de certaines vaccinations parce qu’on prend des billes de sucre ou qu’on croit que ça marchera mieux que la chimio (comme l’ananas fut un temps ou le fruit du jacquier aujourd’hui), s’il vous plaît… Enfin, c’est étrange parce que sur le cancer, on a aussi des articles de merde te disant qu’il disparaîtra si t’arrêtes de manger du sucre… ce qui me paraît un peu antinomique avec l’homéopathie mais passons*.

Homéopathie

C’est rigolo parce que je trouve plein de photos avec des petites fleurs mais aucune avec un canard…

Passons maintenant sur l’obligation de débat. Ben pardon mais non. La semaine dernière, quelques hommes se sont indignés d’avoir été placé sur une liste Twitter référençant les comptes problématiques. Cette liste, on en fait ce que l’on veut, notez. Je peux m’en servir pour bloquer des comptes en préventif parce que j’ai pas forcément envie de m’attirer des mascus malsains dès que j’ouvre la bouche ou recevoir des dick pics non sollicitées. A dire vrai, j’ai déjà bloqué des comptes qui venaient me suivre et qui puaient les embrouilles genre le mec bien macho qui vient me suivre moi, le genre de compte où tu sais que son seul but sera de te faire fermer ta gueule dès que tu diras quelque chose d’un tout petit peu féministe. Donc oui, je me protège un peu et je ne comprends pas le scandale.

Le scandale

D’abord, Twitter, comme n’importe lequel de mes réseaux sociaux, c’est un espace personnel et j’y suis/lis qui j’ai envie de suivre/lire. Je n’ai aucune obligation de RIEN. Non mais déjà que dans la vraie vie, je suis obligée de me coltiner beaucoup de gens dont l’avis me file vite la nausée, les commentaires dignes des meilleurs PMU dans le métro entre deux personnes qui ont décidé de partager leur conversation à tout le monde… Voilà, dans la vie, on n’a pas toujours le choix d’entendre certains avis moisis, c’est pas pour me les récupérer aussi sur mes réseaux sociaux. “Mais tu m’as bloqué alors que je t’avais rien dit, ma liberté d’expression, blablabla”. Alors le fait que je te bloque peut signifier deux choses : je n’ai pas envie de te lire mais aussi je n’ai pas envie que tu me lises, des fois que tu décides de me casser les ovaires, comme déjà expliqué. Mais même en te bloquant, je ne nuis pas à ta liberté d’expression : tous les 12 millions d’utilisateurs actifs mensuels Twitter peuvent te lire sauf une… Je trouve que niveau censure, c’est ultra léger.

L'homme qui pleure

Bref, va falloir un peu désacraliser le débat, surtout pour les quidams qui n’ont aucune obligation à le faire, rien à vendre, pas d’élections à gagner… Par exemple. Je n’ai pas envie de répondre ou même de voir quelqu’un parler, c’est mon droit le plus absolu. “Mais t’es pas ouverte d’esprit”. Si par “pas ouverte d’esprit” tu veux dire que je n’ai pas envie de perdre du temps avec des gens aux idées nauséabondes (j’ai bloqué Boutin) ou ceux qui guettent mes mots juste pour tenter de me rabaisser le caquet… heu ben ok, pas de soucis. Par contre, si tu trouves à ce point intolérable une personne qui ne voit pas l’intérêt de rentrer en connexion avec toi, demande-toi ce qui te motive vraiment : défendre une cause ou consolider ta posture ? D’ailleurs, j’en parle souvent de posture, va falloir que j’écrive dessus, tiens.

* Si des pro homéopathie passent par là : le fait que vous, à un moment donné, ça vous a fait du bien ne démonte pas différentes études prouvant que ça ne sert à rien. Soignez-vous avec des billes de sucre en expliquant à qui vous voulez que les médicaments et les vaccins, c’est juste un truc de labos (sinon, l’oscillococcinum, c’est vendu par les laboratoires Boiron, bisous) mais perso, je m’en fiche donc épargnez moi vos complaintes, merci.

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Comment voyager en couple ?

A priori, partir en amoureux ne pose pas plus de soucis que partir seul, au contraire, même. Quand on voyage seul, il est parfois difficile de trouver un pied à terre qui ne serait pas hors de prix, les hôtels ne semblant pas se préoccuper de fournir des chambres pour une personne. Mais parfois, on n’a pas tout à fait la même définition du voyage. Et voyager en couple devient un peu plus périlleux.

Voyager en couple

J’ai plusieurs objectifs de vacances : me reposer (en général, je pars chez mes parents pour ça), découvrir une ville ou un pays, faire du sport genre Yoga ou plongée. Si sur les deux premiers objectifs, je peux absolument partir avec Victor, on a trouvé notre équilibre de voyageurs, entre balade, découverte et sirotage d’un verre pour profiter aussi de la vie parce que les vacances, c’est fait aussi pour se détendre. Mais voilà, concernant la plongée ou le yoga, c’est tendu. On a bien réussi à se faire un séjour moite-moite en Guadeloupe mais depuis, on galère, l’UCPA ne proposant pas des activités qui séduisent mon cher et tendre sur des centres qui proposent de la plongée.

Plongée

Alors la solution serait donc de réserver une partie de mes vacances pour mes activités annexes et partir sans lui. Sur 7 semaines de congés en comptant les RTT, y a bien moyen de s’envoler une dizaine de jours plonger loin (et coller un ou deux jours pour un week-end yoga). Bon, il faut un peu se serrer la ceinture pour tout faire (surtout quand on aime plonger en eaux chaudes aux fonds chatoyants) mais ça peut passer. Le souci ? Le manque et un soupçon de culpabilité.

Coucher de soleil aux Philippines

Alors comprenez que Victor ne me reproche rien du tout, c’est pas mon sujet mais ça peut l’être pour certain. Cette histoire de voyage est l’exemple parfait de ce qu’est qu’être en couple : être un je, être un nous, trouver l’équilibre quelque part entre les deux. Je ne veux pas renoncer à certaines de mes activités mais j’ai toujours un peu de peine quand je vis des choses sans lui. Le plus simple serait de partir en Club Med ou assimilé mais la moindre plongée coûte un bras. Il faut investiguer, encore et encore. Trouver notre équilibre. Ou forcer mon adoré à se mettre à la plongée mais curieusement, cette solution me paraît bien périlleuse pour l’avenir de notre “nous”.

Poisson clown dans son anémone

Après, c’est difficile de laisser mon adoré à la maison pendant que je vais m’éclater au soleil. C’est dur parce que je le laisse tout gérer mais surtout, il me manque. Pourtant, je reste persuadée que c’est important d’avoir chacun un sas bien à soi, qu’on doit garder nos activités, ne jamais se sacrifier pour l’autre mais gérer le compromis. Ce n’est pas si simple… mais en me serrant la ceinture et en gérant bien mes congés, je vais y arriver, à me refaire un petit séjour plongée.

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Ecrire une scène de sexe : l’épreuve

Il existe toujours un écart certain entre ce qui se déroule dans ma tête et ce que je retranscris sur papier. C’est le cas de tous les écrivains, celui qui écrit son récit va me donner des matériaux pour que je puisse imaginer la scène mais il y a toujours une part de subjectif impossible à maîtriser chez le lecteur. On fera avec. Mais par contre, il y a un truc qui représente un vrai défi : écrire une scène de sexe.

Scène tendre entre Maggie et Glenn dans The walking dead

Il n’est pas tant difficile de l’écrire que de trouver le parfait équilibre. Je pourrais écrire des kilomètres de scènes de sexe sans rougir et sans trembler, je n’ai pas de tabous spécifiques sur le sujet. Mais le problème, c’est l’effet recherché. Je pense que vous l’avez tous expérimenté en lisant des romans où traînait un peu de sexe : c’est souvent soit terriblement gnan gnan en mode “fondu enchaîné ils vont forniquer – ah c’est fait, merci” soit beaucoup, beaucoup trop détaillé et ça te fait sortir du récit. Je me souviens par exemple de “Philosophie dans le boudoir” où un personnage distribuait les rôles à chacun, qui allait baiser qui et comment… sauf qu’anatomiquement parlant, y avait un truc qui ne marchait pas, j’en ai limite à faire un dessin pour bien tout comprendre… Ca situe le niveau d’excitement. Idem pour Glamorama de Breat Easton Ellis (auteur que j’ai toujours trouvé atrocement surcôté),on a droit à une scène de sexe à trois et… ça dure des plombes et ce n’est jamais ô grand jamais excitant. Et je ne vais même pas parler d’After ou Beautiful Bastard, mes seules incursions dans la nouvelle littérature Harlequin, je trouve ça… plat. Oui, plat.

Collection Azur Harlequin, sous le joug du désir - écrire une scène de sexe

A dire vrai, je crois que peu de livres à forte teneur en érotisme ont réellement réussi à m’exciter, exception de Desideria de Moravia, le roman le plus troublant que j’ai jamais lu (on est très loin mais alors très loin d’un sexe gnan gnan mais malgré la subversivité de ce dernier, le côté très dérangeant, ben ça m’a bien titillée). Alors peut-être est-ce parce que je suis plus stimulée par les images que par les mots sur la question du sexe, je n’en sais rien… Bien que pas mal de scènes “érotiques” mal filmées m’ont plus fait bailler que mouiller mais passons. Peut-être que je devrais juste passer ces scènes dans mes romans, ce n’est pas toujours utile non plus… Quoi que des fois si. Je ne raconte pas chaque copulation parce que ce n’est pas si nécessaire mais certaines sont effectivement essentielles au récit. Dans un roman en pause, sorte de saga dans un royaume alternatif (genre Game of Thrones ? Ouais, si on veut), l’héroïne affronte donc sa première nuit avec son époux, le prétendant au trône, alors qu’elle est encore vierge. Si on veut un minimum entrer dans la psyché du personnage, cette nuit de défloraison est cruciale. Et va raconter une scène de défloraison, toi.

Contes de la virginité

Alors je me dis que pour me faire la main, je devrais écrire quelques nouvelles érotiques histoire de trouver le juste équilibre car je trouve que je suis soit trop évasive (ce qui peut cependant correspondre à certains personnages décrits comme prudes, genre Maja du roman de Maja) soit beaucoup mais beaucoup trop détaillé… ce qui nous fait quitter l’érotisme pour le porno et c’est pas mon but non plus. Sans doute devrais-je me constituer une petite bibliothèque érotique pour m’aider sur cette voie mais revenons à mon paragraphe précédent : peu de livres me paraissent satisfaisants sur le sujet, on oscille toujours entre le trop mou et le trop cru. Quel est l’équilibre ?

 

Si vous avez quelques livres à me conseiller sur le sujet, les comms sont ouverts !

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Retraite yoga : il faut persévérer

Hello ! Ca va bien, vous ? Moi, ça va très bien ! Pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou Instagram, vous avez raté mes périples au Maroc où je suis partie en retraite yoga. 5 jours de Vinyasa, réservé un jour de “raaaaaaah j’en ai marre, ils me fatiguent tous [au taf], vite, vite, du zen !”. J’ai légèrement hésité, au vu de mon expérience pas ouf de l’an dernier mais, vous savez quoi ? J’ai eu raison de m’entêter.

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L’an dernier, j’étais partie, confiante, en retraite au Pays Basque, dans une maison magnifique mais… j’en ai chié. Au point qu’au cours du séjour, j’ai limite développé une haine du yoga, je me disais que c’était de la grosse merde, que j’aimais même pas ça et que j’allais m’investir dans le Pilates, plutôt. Finalement, seul un massage ayurvédique avait apaisé mon énervement (et mes courbatures) et avec le temps, j’avais oublié cette réaction épidermique. Puis lors de ma retraite de la semaine dernière au Maroc, ça m’est revenu… Oui, j’aime le yoga, j’aime les défis qu’il me pose mais… l’an dernier, j’avais juste été prise en grippe par une prof malveillante (envers moi du moins).

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Oh, rien de personnel, je pense. J’étais juste pas élève de son école et nous n’avions pas la même conception du yoga : je voulais me détendre, remettre du zen dans ma vie, pas faire un training militaire. Non parce que, ok, ça a été cool pour mes abdos mais c’était pas du tout ce que j’étais venue chercher. En rentrant, je m’étais dit “ouais bon, je vais quand même m’inscrire dans un cours parce que bon, si ça doit me faire les abdos…” mais je ne l’ai jamais fait. Parce que j’avais un peu intégré que j’étais une quiche, que j’avais pas envie de me faire malmener dans mes loisirs, que le sport doit me faire du bien et pas de mal.

retraite yoga

Là, par exemple, on a fait de la méditation sur la plage… Vie difficile !

Et puis le Maroc, et puis la révélation. Une prof bienveillante mais exigeante qui n’allège pas son programme alors qu’au matin du 4e jour, on s’effondre sur la première posture demandant un minimum d’équilibre. Dur ? Oui mais il n’y a pas ce sentiment d’échec : oui, on est fatiguées et, oh, devinez quoi ? C’est normal. Je n’arrive pas à faire les postures que sur les mains parce que j’ai peur de tomber ? Pas de soucis, j’y arriverai plus tard, chacun son rythme. Par contre, je gère pas mal le pont si vous voulez savoir. Oui, le yoga est une discipline exigeante mais NON, on n’est pas là non plus pour être performante. Non, je ne suis pas nulle, je sais gérer certains exercices, d’autres moins, c’est normal, en fait…

Bon, faut m'aider un peu car toute seule, j'arrive juste à me mettre sur la tête. Et c'est déjà pas mal

Bon, faut m’aider un peu car toute seule, j’arrive juste à me mettre sur la tête. Et c’est déjà pas mal

Fin de séjour, je rentre en France, heureuse, sereine, motivée, prête à mordre la vie à pleine dent. Première mission : voir les cours que donne la prof que j’ai eue au Maroc pour m’inscrire et pratiquer. Parce que j’ai besoin de sérénité mais j’ai aussi besoin de me prouver qu’à force de travail, je peux arriver à faire des choses… même à tenir sur les mains si je veux.

bouddha-et-mudra
Bref, moralité : il faut savoir relativiser certains “échecs” qui ne devraient même pas porter ce nom là, d’ailleurs. C’est une leçon qui s’applique à tout. Prenons l’exemple du travail : parfois, sur un dossier, vous n’êtes pas à votre optimum ou vous ne comprenez pas les attentes de la personne en face et elle aura de vous une mauvaise opinion. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes mauvais dans l’absolu mais que dans ce cas, ça l’a juste pas fait. Idem en amour : une rupture ne veut pas dire que vous êtes une personne horrible dont personne ne veut mais qu’avec la personne qui vous quitte, ça ne le fait pas pour une raison X ou Y. Et je prends là une grande résolution, la plus dure de toutes mes résolutions : arrêter de m’évaluer dans le regard des autres.

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Bref, une nouvelle ère commence : une ère où Nina devient accro au yoga. Mon objectif ?
Ca :

Bakasana, le corbeau

Bakasana, le corbeau

Et ça :

sirsasana
Mais surtout ça :

Les-5-cles-de-la-serenite

(et enfin ça, on va pas se mentir non plus) :

canon

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J’avais pas tout compris à la vie

Longtemps, j’ai été conne. Naïve et prétentieuse. Pourtant, la vie me tapait régulièrement sur les doigts pour me démontrer que j’avais tort mais je persistais. Pendant longtemps, j’ai refusé de jouer le grand jeu de l’entreprise, estimant que mon talent parlerait pour moi. Ahah.

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Déjà mon principal talent, ne nous mentons pas, c’est l’écriture. Et j’ai rarement l’occasion de m’offrir de sublimes envolées lyriques dans les powerpoints même si une chef de marque m’a récemment félicitée pour ma strat « super bien écrite ». Oui, les powerpoints, c’est fait pour être factuel, point de métaphores, théories, adverbes ou périphrases. Du coup, mon talent en écriture devient limité anecdotique sauf pour les plannings éditos (j’en écris trois par mois, c’est pas la folaïe non plus). Après, je me rêvais un peu blogueuse découverte par une maison d’édition. Ce qui est arrivé d’ailleurs. Deux fois. Mais j’ai jamais écrit ce qu’on m’avait demandé. Belles occasions ratées.

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Le talent ne suffit pas. En quasi 6 ans de community management et stratégie, j’ai appris, j’ai cravaché. Je fais des PPT pas trop dégueulasses, je m’en sors pas mal en excel (même si je dois progresser en tableaux croisés), je suis même carrément pas mauvaise en campagne Facebook et j’en parle crânement devant mon client qui m’appelle désormais « la Reine de Facebook ». Ouais. Quelque chose à changé en moi. Est-ce le travail de la naturopathe, la maturité, les deux ? Ou ma sœur qui m’a dit : »Faire du bon boulot, ça suffit pas ! Tu vois, machine, dès qu’elle sort un truc, elle envoie un mail à toute la boîte, tout le monde sait qui elle est ». Ah oui mais moi, me faire mousser, c’est pas mon truc. C’est là que j’ai été conne.

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Oui, je n’aime pas me mettre en avant. Quand on me dit « ouah, super taf! », je réponds en haussant les épaules « bah, j’ai juste fait mon travail ! ». En gestion de projet, on ne réinvente pas la roue tous les jours. Tu suis ton process et tu as logiquement ton petit projet au bout du chemin (le chemin reste compliqué mais le client n’a pas à le savoir). Quand tu réponds à une question simple pour toi, ça ne te paraît rien. L’autre jour, un commercial vient me demander un truc, je transfère la demande à Facebook car j’avais un doute, mettant ma chef, alors en réunion, en copie. Elle revient « Nina, qui t’as demandé ça ? » »Julien ». »Il aurait dû d’abord me demander à moi ». »Oh mais ça m’a pris 10 minutes… » »Oui mais 10 mn de ci, de la… ».

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Avant, j’étais conne de penser que je n’avais pas à vanter mon travail, qu’il parlait de lui-même. Aujourd’hui, je reste conne d’être serviable. Parce qu’on vient tout me demander et que je réponds rarement non. Mais il y a là un équilibre intéressant à trouver. En devenant « la fille qui sait », « la fille efficace et organisée » (oui, ma chef m’a dit l’autre jour que j’étais la plus organisée… Alors que je le définis volontiers comme complètement bordélique), tu te places en indispensable sans pour autant faire grincer des dents pour cause d’arrogance. Par contre, tu te plombes un peu en restant trop opérationnelle, moins force de proposition et surtout en décollant un peu plus tard car 10 mn+10 mn+10 mn… Et du coup, on peut passer de fille top à fille désorganisée… Dans le monde du travail, on retient toujours plus tes erreurs ou tes moments d’errements que les moments où tu bosses bien.

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Alors j’ai compris. Sans se tuer à la tâche, faut jouer le jeu, rentrer dans le moule. Les esprits libres s’exprimeront après 19h(30)… Quoi qu’il est toujours bon d’insérer un peu de folie dans son travail, restons dans les limitées acceptables pour nos chefs et DRH. Parce que c’est le jeu et qu’on aura toujours du mal à s’en sortit sans suivre les règles de base. Être génial, oui, mais en arrivant à 9h30 et en rendant les documents à temps. On ne gagnera pas à tenter de la faire à l’envers.

laptop

Le premier artisan de notre réussite ? Moi. Toi. Et comment réussir si on ne met pas notre travail en vitrine ? Si vous avez une idée autre que jouer le jeu intelligemment (hors création de sa propre boîte je veux dire), je prends vos conseils !

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Les politiques ne sont pas Julien Courbet

Je le confesse : j’ai des penchants masochistes. De type lire encore des commentaires sur des articles d’actualité. Quand bien même je ne le ferai pas, j’ai droit aux fulgurances de mec contacts Facebook ou Twitter. Et des fois, je lève les yeux au ciel et je me pince le haut du nez. C’est pas possible d’être aussi cons… Parce que, mesdames, messieurs, le politique n’a pas pour mission de régler vos petits problèmes particuliers.

julien-courbet

Mise en situation : prenez un gouvernement lambda, de droite ou de gauche, on s’en fout. Comme tout gouvernement, il va faire des lois, c’est son rôle. Gouvernement annonce donc sa nouvelle loi et forcément, forcément, quelque part dans l’Hexagone, un Français se sent lésé. Sortez les violons, c’est parti pour une longue litanie « gouvernement de merde, moi, cette loi me va pas. Ce gouvernement fait tout pour [choisir la catégorie socio-demo adéquate]. Et moi, il fait quoi pour moi ? ». Rien. Parce que le gouvernement, son taf, c’est pas de régler les problèmes particuliers de chaque citoyens mais tenter de préserver le bien commun (vision certes très idyllique de la politique mais je vais pas commencer à nuancer ça ici sous peine de vous pondre un article de 10 pages qui fera chier tout le monde).

lebiencommun

Je suis toujours amusée de constater que dans chaque débat (pseudo) politique, chacun débute son argumentation par un « oui mais moi… ». Donc parce que toi, tu n’y trouves pas ton compte, tu souhaiterais que personne ne bénéficie d’une loi qui pourrait améliorer le quotidien d’autres personnes (au pluriel) ? Reprenons le « débat » sur l’autoentreprise menée par un exilé fiscal qui n’est même pas autoentrepreneur. Disons le franchement : ce statut est merdique. On fout sous le même intitulé des gens générant un chiffre d’affaires inférieur à 1000 € et des gens ramassant jusqu’à 32000 € de CA. Bref d’un revenu argent de poche à une véritable source de revenus. L’autoentreprise n’est pas un cadeau pour les petits revenus qui pourraient faire de leur marotte un métier. Non, c’est un cadeau aux entreprises qui se retrouvent avec une masse salariale disponible sur laquelle il n’aura à payer aucune charge sociale, celle-ci incombant désormais au salarié précaire. Mais l’autoentreprise, c’est génial ! Je suis mon propre chef et j’ai dégagé un bénéfice net de 2000 € en un an, hihihi. Bon, pour terminer sur ce paragraphe (je suis hors sujet), je trouve ce système pratique pour se faire un peu d’argent de poche quand on décide de vendre le fruit de ses travaux manuels ou de son écriture mais ça manque salement de garde-fous et faudra bien un jour se pencher sur cette usine à gaz pour discipliner un peu tout ça (et envisager une sorte de statut où l’on peut monter un petit truc pour gagner un peu d’argent de poche sans appeler ça crânement et faussement « entreprise »). Bref, quand le gouvernement a souhaité donner un coup de pied dans la fourmilière, énorme levée de boucliers chez les autoentrepreneurs de mes réseaux sociaux à base de « moi, ça me,permet de gagner de l’argent », « moi, je veux pas passer en SARL »…. À la fin, tu avais l’impression de lire les complaintes des rois du Pétrole et qu’on allait ruiner la France à les empêcher de gagner leurs quelques milliers d’euros. Peu importe l’intérêt global, passer en SARL les faisait chier, fin du débat.

usine

Mais le gouvernement, c’est pas Julien Courbet. Jean-Marc Ayrault va pas appeler la petite PME à côté de chez toi pour que tu trouves du boulot, Arnaud Montebourg n’appellera pas le promoteur immobilier véreux qui ne t’a pas livré la maison de tes rêves et Benoît Hamon ne viendra pas voir ton voisin pour tenter de vous réconcilier. Quoi que ça, y a Stéphane Plaza et Karine Lemarchand qui le faisaient à une époque (ils méritaient un césar pour leur prestation de personne impliquée dans un conflit dont ils n’avaient, de fait, rien à foutre). Le gouvernement a pour mission de faire voter des lois pour atteindre un équilibre entre les citoyens, lutter contre les inégalités, les discriminations. À l’occasion, ils aideront un citoyen qui a publiquement fait appel à eux pour la beauté du geste (et surtout de l’image) mais ce n’est pas leur rôle. Alors oui, Citoyen, toi, t’es pas content parce que, toi, tu te sens lésé ou tu considères qu’il y a une loi plus importante que celle actuellement votée et qui ne te concerne pas (« argument » lu 30 fois durant le débat pour le mariage pour tous. J’ai surtout aimé les gens de droite conspuant le temps gaspillé sur ce débat, oubliant que ça a été si long grâce à la pluie d’amendements et de rappels au règlement des députes… De droite justement). Au moins, le citoyen lésé fera la joie du JT de 13h qui fera un petit reportage sur lui…

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La confiance en soi n’existe pas

J’ai une passion depuis quelques temps : la psychologie. Disons que je suis légèrement empathique et je le vis pas toujours très bien. Surtout quand on a bossé dans un environnement difficile où les engueulades étaient quotidiennes et qu’un bras de fer permanent se jouait entre patron et employés (je parle de Pubilon, pour ceux qui n’auraient pas compris). Dès que mauvaise ambiance il y a, je me sens complètement bouffée par toutes les ondes qui m’assaillent. Mon empathie, je l’ai souvent maudite.

Puis en grandissant (oui, 31 ans, je grandis toujours. C’est mon blog, je dis ce que je veux), je me suis dit que je devrais faire de cette empathie un atout. En fait, c’est surtout que j’ai pas le choix, j’ai beau essayer de replier mes antennes, j’y arrive pas. Bon, là, de suite, j’ai pas trouvé hein mais en attendant, je me pique à observer mes congénères pour comprendre leurs comportements. Et finalement, quel que soit le comportement observé, j’en arrive inmanquablement à la conclusion suivante : “il/elle agit ainsi car il/elle n’a pas confiance en lui/elle.” Un mec qui en fait des caisses façon “je suis un beau gosse” masque une belle faille narcissique. Une personne part vite dans l’agressivité et les réactions disproportionnées pour des broutilles au travail ? Manque de confiance en soi (et peur que ça lui retombe dessus même si ça n’a pas de sens). Bon, bref, on pourrait multiplier les exemples, je retombe souvent sur cette lacune de confiance.

Alors du coup, je me pose la question : à partir les déficients mentaux et les psychopathes, qui a réellement confiance en lui/elle ? Peu importe le domaine dont on parle, hein. Si je prends mon propre cas, celui que je connais le mieux, je suis en proie en doutes mais de façon fluctuante. Par exemple, je sais que mon meilleur talent, c’est l’écriture, ça a toujours été dans mes différents boulot la qualité première qui ressortait. Pourtant, il y a des jours où les phrases que je construis me paraissent bancales, molles, vides de sens. Des jours où j’écris des articles que je jette. Des jours où je me dis que ce que tapent mes doigts est de la merde en barre. A côté de ça, j’avais certains complexes que je surmonte. Par exemple, mes cours d’anglais m’ont permis de me rendre compte que j’étais plutôt pas mauvaise en la matière et qu’il fallait que je sois moins timorée. Dans un autre domaine, je me suis rendue compte que les petits boudins qui me servent de doigt peuvent faire des trucs pas mal voire bien, j’ai été fière comme un coq quand ma mère s’est extasiée sur mes petits tricots. De là, je me demande si le manque de confiance en soi ne vient pas de mythes que l’on se construit, d’une perfection que l’on dessine et qu’on croit inatteignable pour nous alors que si on se mettait moins la pression, qu’on se donnait du temps, on pourrait se rendre compte de toutes les choses dont on est capable.

On n’a pas confiance en soi. D’un autre côté, je crois que le manque de confiance en soi est un mécanisme salvateur. J’ai parfois eu trop confiance en moi et me suis reposée sur mes lauriers. Par exemple la plongée. J’ai toujours été à l’aise dans l’eau donc je faisais pas trop d’efforts. Jusqu’au week-end à Colera où je consommais ma bouteille en un temps record, écourtant la plongée de ma palanquée. Je me suis remise en cause, travaillé dur en ne ratant aucune séance en fosse. Résultat, quand je suis partie en juin passer mon niveau, une des encadrantes que j’ai eue en à Colera a été agréablement surprise par mes progrès et ma consommation a été divisée par deux. Idem pour le boulot, je me suis longtemps reposée sur mes facilités, pensant pouvoir exécuter un travail en 2h alors que dans les faits, il me fallait une demi journée.

Bref, est-ce que le bien être n’est pas finalement un équilibre parfait entre confiance en soi et humilité ? Mais humainement, est-il possible d’avoir toujours confiance en soi ? Le doute, c’est bien le sentiment le plus humain qui existe. Non ?

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En quel temps ?

Depuis hier se déroule un étrange phénomène sur ma boîte mail : le club des 5 essaie de se trouver un créneau. Le club des 5, ce sont 5 filles (dont moi, des fois que vous n’auriez pas compris) qui se cherchent un rendez-vous mensuel pour se retrouver et bitcher en toute tranquilité. Non parce que sinon, on se voit toutes hebdomadairement à la plongée mais c’est pas pareil. Mais drame : nous sommes toutes légèrement débordées.

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Je vous résume la situation : le mardi, mort pour tout le monde, plongée. Le lundi et le mercredi, Lena a danse. Le jeudi, Isabelle 1 (oui, y en a 2 sinon c’est pas drôle) a espagnol le jeudi, cette même Isabelle et Alice vivent en banlieue lointaine et le brunch le dimanche, ça fait chier et le samedi, c’est pas sûr parce que Lena bossera parfois. Je rappelle que nous cherchons un rendez-vous mensuel. Et voilà, le club des 5 est victime de cette maladie chronique : le manque de temps. Et encore, moi, j’ai pas trouvé mes activités de la rentrée (je suis toujours en pleine hésitation, j’ai raté les inscriptions à la mairie de Paris pour le russe. Ceci étant étant salariée, non parisienne et faisant ça pour mon développement personnel, je pense que c’était mort. Sinon, j’ai plein de trucs qui me titillent mais je sais que je n’aurai pas le temps pour tout).
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Pourquoi courons-nous toutes après des activités annexes ? Pour ma part, la réponse est simple : parce que j’en ai les moyens. Moyens financiers et j’ai pas de gamins à m’occuper en sortant du taf. Justement, je dois profiter de ce temps béni où je ne peux vivre que pour moi. Donc si les mardis sont pris, me reste 4 soirs par semaine plus deux jours de week-end à remplir. Si je le souhaite car je garde aussi du temps pour voir mes amis, mes amants ou juste pour glander. Oui, j’ai eu du mal à admettre que j’y avais droit mais si je prends ma soirée d’hier : rentrée tard (j’avais rien de prévu donc j’ai un peu avancé au boulot, sachant que ce soir, je pars à 18h20 et demain 18h donc bon…), je m’allonge « 5 mn » vers 21h40. Je me réveille à 22h30 au moment où mon chat se dit que c’est cool de dormir sur moi. Elle se love dans mon dos, un truc que j’essaie de lui apprendre depuis 6 ans. Oui, j’ai décidé que ce serait super que mon chat se pose sur mon dos et patasse un peu, histoire de me faire un petit massage et bouillote par la même occasion. Mais apparemment, mes seins sont plus confortable que mes reins, j’arrive à rien sur ce point. Alors pour une fois qu’elle le fait, j’allais pas la dégager. Du coup, je suis restée au lit et j’ai profité qu’elle reparte (la garce) pour virer mes fringues et roupiller. Donc oui, hier soir, je n’ai strictement rien fait MAIS j’ai dormi 9 heures en cumulé (ça tirait quand même ce matin, faut que la société arrête de croire que je peux être pro-active aux heures à un chiffre) donc cet après-midi, vers les 14-15h, je n’aurai pas de coup de pompe donc je serai efficace. Bon, je serai efficace au boulot donc mon épanouissement personnel ne se sent pas très impliqué MAIS si on considère que mon épanouissement personnel coûte quelques sous (aucun cours n’est gratuit, normal), vaut mieux que je sois efficace au boulot, quand même. Bref, j’ai le temps, j’ai l’argent, faut en profiter. Non parce que si je daigne un jour faire un(e) mini-moi, même si je peux le/la confier au papa quelques soirs, faut pas abuser non plus donc là, Güdrun oblige, pas de mini-moi en vue donc apprenons des choses.

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Alors évidemment, l’emploi du temps devient compliqué à gérer. Entre les amours et les amis, rien que ça, c’est un peu la quadrature du cercle surtout que toute personne normalement socialisée ne cesse d’élargir le dit cercle, au point de ne plus pouvoir voir personne. Si le club des 5 a pu se voir relativement facilement cet été, dès que la rentrée et les activités reprennent, c’est une autre paire de manches. Est-ce un espèce de mal urbain (peut-on réellement parler de mal en la matière ? Vous avez trois heures) d’essayer de combler à tout prix nos emplois du temps ? On pourrait croire à un mal de célibataire ne voulant pas se retrouver seul chez lui mais ça ne marche pas puisque Lena vient de s’installer avec son mec. Cyniquement, on pourrait alors en déduire qu’elle cherche à fuir l’appart commun mais ils font de la plongée ensemble alors même pas.Envie de se dépenser, de s’évader pour oublier ou éliminer notre stress ? J’y crois plus. C’est mon cas en tout cas. Outre le fait que j’ai envie de devenir une personne meilleure à mes yeux, je suis toujours à la recherche d’un équilibre et cet équilibre me paraît difficilement compatible avec le stress. Stress qu’il faudrait que je combatte à coup de yoga mais je suis pas sûre d’aimer ça, le yoga. La plongée, c’est mieux.

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Mais cette quête que nous semblons toutes avoir de ce petit plus, de cette envie d’apprendre, de maîtriser de nouvelles disciplines n’est-elle pas la résultante d’une société de la performance où l’oisiveté est combattue, méprisée ? Où il faut être toujours plus fort que le voisin, plus cultivé, brillant, multitalentueux ? Une société où l’on montre à la télé des exemples de médiocrité absolue, des jeunes ne sachant pas parler français passionnés de choses futiles, si tant est qu’ils soient passionnés, assoiffés de gloire facile, qui veulent être des « stars ». Stars de quoi, la question reste posée.

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Ou c’est juste parce que justement, à la télé, y a rien et plutôt que de se faire chier chez soi, on préfère s’occuper ailleurs.

PS : Sans vouloir faire ma féministe, le guide Eyrolles « s’organiser c’est facile » avec en sous-titre « pour les femmes » et l’image du gamin,ça sous entend que seules les femmes doivent gérer boulot et marmots ? 

 

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Résolution 385 : équilibrer ma vie

Si je liste tous les moments de ma vie où je prends des résolutions, il y en a au moins 3 : le nouvel an, mon anniversaire et la rentrée. Mais en fait, y en a en moyenne 52, ça s’appelle le dimanche soir, là où je me dis « demain, je reprends ma vie en main ». Ce que je fais très rarement. Pour preuve : avant-hier soir.

Depuis 6 mois maintenant, j’ai changé de boulot et depuis tout ce temps, je cours après le temps et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le problème de la vie en agence, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il va se passer. Il y a des matins, j’arrive, je n’ai pas grand-chose à faire et ça va être comme ça pendant trois jours. Et tout à coup une urgence tombée de nulle part et faut cravacher. Sauf qu’en cas d’urgence, la journée se termine vite à 20h, 20h30. Et encore, je pourrais toujours rester plus tard mais je me force à partir. Mais voilà, force est de constater que quand on part à 20h ou plus tard, la soirée est sérieusement amputée. Le temps de rentrer, de manger… il est 22h. Et des journées de 10, 11h (10h si on enlève la pause déj, en fait), ça vous fatigue une Nina. Non parce que longtemps, j’ai cru que ma moindre endurance venait de mon changement d’âge (29 ans, le seuil de la trentaine) mais non, je suis con,
ça vient du boulot.

Alors non, je ne suis pas là pour jouer les Cosettes et me plaindre, non, non, non. Ce boulot, je le voulais, je l’ai eu et puis si on considère que mon papa, du haut de ses quasi 60 ans, part le matin à 7h30 pour rentrer le soir à 20h ou qu’Anthony fait des gardes de 72h non stop, bon voilà, elle se tait la Calimerotte. Ceci étant, si je sais que je ne suis pas la plus à plaindre, ce n’est pas pour autant que je dois me laisser faire. Parce que le secret d’une vie réussie, c’est l’équilibre, si vous voulez mon avis. Là, c’est pas compliqué, les
soirs où je rentre chez moi tard pour des raisons purement professionnelles, j’ai envie de m’asseoir dans un coin et de pleurer. Pas de tristesse, juste pour me détendre, me soulager, faire de sortir de moi le stress de la meilleure façon qui soit (le premier qui fait une remarque scatologique au sujet de sortir les choses de soi sort). Y a des soirs, je me couche direct, sans passer par la case dîner, ordi, lecture, rien. Je m’allonge « 5 mn », je me réveille vers minuit et n’ayant aucun besoin vital manifeste (comme manger, boire ou se vider mais aux toilettes, là), je reste au lit jusqu’au lendemain matin.

Du coup, j’ai l’impression de ne plus réellement vivre. Oh, j’ai une vie sociale, hein, très active d’ailleurs, mais tous mes projets personnels sont au point mort et ça ne va pas du tout. Parce que je sais que mon taf, là, je compte y rester un long moment mais j’ai du mal avec le concept de stagnation, faut que je progresse ailleurs. Sauf que là, entre le boulot, le sport et la vie sociale, il me reste juste le temps de dormir et d’expliquer aux 10 personnes que je n’ai pas eu le temps de voir que, non, je ne leur fais pas la gueule mais là, c’est juste pas possible.

Seulement, j’ai beau me dire que je vais faire des efforts pour faire des horaires normales, j’ai beau me dire ça tous les jours, m’indigner à grand coup de « non mais ça suffit ! », pas plus tard qu’hier soir, j’ai joué les prolongations jusqu’à 20h. Mais que faire ? Y a des moments, partir tôt, c’est refiler le taf aux collègues qui, eux, partiront plus tard. C’est, en gros, ne pas assumer ses responsabilités.

Mais j’y crois à mes journées de 9h30-19h, j’y crois ! Tout n’est question que de volonté (ou pas)

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Et oui, déjà 4

Vendredi, nous avons passé le cap des 4 ans du blog. 4 ans. Nom de Dieu ! 4 ans, à mon jeune âge (celui qui a rigolé au fond, tu sors), c’est énorme. Imaginez, mes années lycée ont duré moins que ça. Alors évidemment, il serait de bon ton de faire un bilan mais ai-je plus à dire que l’an dernier ? En fait, oui.





J’ai une nouvelle phrase fétiche : « Tu vois, j’ai fait 7 ans d’études, j’ai pris 5 mn pour créer mon blog et c’est ça qui a changé ma vie ». Parce que voilà, faut dire ce qui est, sans ce blog, Dieu seul sait où je serais et avec qui. Regardons rapidement ma carrière, voulez-vous. Même si vous ne voulez pas d’ailleurs. J’ai commencé par un poste d’animatrice de communauté obtenu car j’avais le côté blog et le côté rédactionnel (mes études de journalisme ne m’ont pas servi à rien). Poste qui m’a permis de déboucher chez TGGP, fiasco que l’on sait, marche boîteuse de mon ascension professionnelle mais pas de souci, me voici chez Pubilon. Boulot trouvé grâce à Vicky que j’ai rencontré via nos blogs respectifs et là encore, la compétence blogueuse et journaliste m’a servi.



Finalement, cette année, je ne vais retirer que le bon. Pas de chouinage sur les trolls qui sont très cons et qui sont parfois particulièrement blessants et effrayants. Mais c’est le principe du troll, c’est moche, c’est con et on espère ne pas en croiser au détour d’un chemin dans les bois. Non, finalement, voyons le côté positif de l’exercice. Un blog, si on mène bien sa barque sans tomber dans ses travers, ça permet déjà de se faire un réseau. Mon blog est lu en moyenne par 1000 personnes par jour, ça en fait du monde. Bon évidemment, si on s’arrête à ceux qui commentent, ça fait drôlement moins de monde mais ça veut dire que potentiellement, y a des gens intéressants dedans pour ma carrière ou toute autre activité, d’ailleurs. Par exemple, sur un blog, si vous avez envie d’avoir des avis sur certaines activités, vous en parlez, il y aura toujours quelqu’un pour vous donner un retour. Par exemple, si je dis « j’ai
vraiment envie d’apprendre le russe, les horaires d’écoles pour adultes ne me vont pas alors j’hésite à prendre un prof particulier à 12 euros de l’heure (en moyenne et ils ne sont même pas sexuellement attirants. Quoi que coucher avec un homme qu’on paie, ahem…) ». Y a forcément quelqu’un qui aura un avis sur le sujet. Si !



Evidemment, on apprend de l’expérience même si parfois, j’ai du mal à trouver équilibre entre raconter ma vie et donner mes opinions sur des sujets qui m’interpellent. A un moment, ce blog était totalement égocentré puis j’ai fini par ne plus rien raconter et là, je reviens un peu à un mix grâce notamment à ma démission et mon voyage en Martinique. Je dois d’ailleurs vous raconter mes premiers jours chez Pubilon (trois mois après, quasi super !) et la fin de mon déménagement (quasi un an après, re super). Evidemment, plus d’articles croustillants sur ma vie sexuelle mais ça, ça ne risque pas de revenir. Disons qu’en 4 ans, je me suis rendue compte que j’étais jolie et séduisante et qu’apparemment, au vu des retours, je suis une amante très… intense. On va dire ça comme ça. Donc en 4 ans, j’ai pris de l’assurance sur le sujet et je n’ai plus rien à prouver à personne. Hormis le monsieur dans mon lit, ça ne regarde personne.

Bref 4 ans et on arrive un peu à l’année fatidique : l’an prochain, j’aurai 30 ans, pas de saison 5 des Vingtenaires ? Ou une saison 5 sans Lucas et moi, les deux vingtenaires éjectés pour cause de date de péremption dépassée ? Je ne peux rien dire, il peut s’en passer des choses en un an, peut-être que je n’aurai plus le temps d’écrire, peut-être serai-je encore là. Mais si l’envie est toujours là, je resterai malgré mes 30 piges pour vous faire partager ma vision de jeune vieille conne sur les vingtenaires. Parce que comme on aime dire à tort « nous à leur âge, on n’était pas si… ». C’est ce que je dis quand j’entends des ados en plein âge bête, je me dis qu’à leur âge, j’étais pas si conne… Et je me souviens que si.




En un mot : Vingtenaires, saison 5, c’est parti. On ne sait pas encore ce qu’il va se passer, suspense !

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