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La confiance en soi n’existe pas

J’ai une passion depuis quelques temps : la psychologie. Disons que je suis légèrement empathique et je le vis pas toujours très bien. Surtout quand on a bossé dans un environnement difficile où les engueulades étaient quotidiennes et qu’un bras de fer permanent se jouait entre patron et employés (je parle de Pubilon, pour ceux qui n’auraient pas compris). Dès que mauvaise ambiance il y a, je me sens complètement bouffée par toutes les ondes qui m’assaillent. Mon empathie, je l’ai souvent maudite.

Puis en grandissant (oui, 31 ans, je grandis toujours. C’est mon blog, je dis ce que je veux), je me suis dit que je devrais faire de cette empathie un atout. En fait, c’est surtout que j’ai pas le choix, j’ai beau essayer de replier mes antennes, j’y arrive pas. Bon, là, de suite, j’ai pas trouvé hein mais en attendant, je me pique à observer mes congénères pour comprendre leurs comportements. Et finalement, quel que soit le comportement observé, j’en arrive inmanquablement à la conclusion suivante : “il/elle agit ainsi car il/elle n’a pas confiance en lui/elle.” Un mec qui en fait des caisses façon “je suis un beau gosse” masque une belle faille narcissique. Une personne part vite dans l’agressivité et les réactions disproportionnées pour des broutilles au travail ? Manque de confiance en soi (et peur que ça lui retombe dessus même si ça n’a pas de sens). Bon, bref, on pourrait multiplier les exemples, je retombe souvent sur cette lacune de confiance.

Alors du coup, je me pose la question : à partir les déficients mentaux et les psychopathes, qui a réellement confiance en lui/elle ? Peu importe le domaine dont on parle, hein. Si je prends mon propre cas, celui que je connais le mieux, je suis en proie en doutes mais de façon fluctuante. Par exemple, je sais que mon meilleur talent, c’est l’écriture, ça a toujours été dans mes différents boulot la qualité première qui ressortait. Pourtant, il y a des jours où les phrases que je construis me paraissent bancales, molles, vides de sens. Des jours où j’écris des articles que je jette. Des jours où je me dis que ce que tapent mes doigts est de la merde en barre. A côté de ça, j’avais certains complexes que je surmonte. Par exemple, mes cours d’anglais m’ont permis de me rendre compte que j’étais plutôt pas mauvaise en la matière et qu’il fallait que je sois moins timorée. Dans un autre domaine, je me suis rendue compte que les petits boudins qui me servent de doigt peuvent faire des trucs pas mal voire bien, j’ai été fière comme un coq quand ma mère s’est extasiée sur mes petits tricots. De là, je me demande si le manque de confiance en soi ne vient pas de mythes que l’on se construit, d’une perfection que l’on dessine et qu’on croit inatteignable pour nous alors que si on se mettait moins la pression, qu’on se donnait du temps, on pourrait se rendre compte de toutes les choses dont on est capable.

On n’a pas confiance en soi. D’un autre côté, je crois que le manque de confiance en soi est un mécanisme salvateur. J’ai parfois eu trop confiance en moi et me suis reposée sur mes lauriers. Par exemple la plongée. J’ai toujours été à l’aise dans l’eau donc je faisais pas trop d’efforts. Jusqu’au week-end à Colera où je consommais ma bouteille en un temps record, écourtant la plongée de ma palanquée. Je me suis remise en cause, travaillé dur en ne ratant aucune séance en fosse. Résultat, quand je suis partie en juin passer mon niveau, une des encadrantes que j’ai eue en à Colera a été agréablement surprise par mes progrès et ma consommation a été divisée par deux. Idem pour le boulot, je me suis longtemps reposée sur mes facilités, pensant pouvoir exécuter un travail en 2h alors que dans les faits, il me fallait une demi journée.

Bref, est-ce que le bien être n’est pas finalement un équilibre parfait entre confiance en soi et humilité ? Mais humainement, est-il possible d’avoir toujours confiance en soi ? Le doute, c’est bien le sentiment le plus humain qui existe. Non ?

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Et oui, déjà 4

Vendredi, nous avons passé le cap des 4 ans du blog. 4 ans. Nom de Dieu ! 4 ans, à mon jeune âge (celui qui a rigolé au fond, tu sors), c’est énorme. Imaginez, mes années lycée ont duré moins que ça. Alors évidemment, il serait de bon ton de faire un bilan mais ai-je plus à dire que l’an dernier ? En fait, oui.





J’ai une nouvelle phrase fétiche : « Tu vois, j’ai fait 7 ans d’études, j’ai pris 5 mn pour créer mon blog et c’est ça qui a changé ma vie ». Parce que voilà, faut dire ce qui est, sans ce blog, Dieu seul sait où je serais et avec qui. Regardons rapidement ma carrière, voulez-vous. Même si vous ne voulez pas d’ailleurs. J’ai commencé par un poste d’animatrice de communauté obtenu car j’avais le côté blog et le côté rédactionnel (mes études de journalisme ne m’ont pas servi à rien). Poste qui m’a permis de déboucher chez TGGP, fiasco que l’on sait, marche boîteuse de mon ascension professionnelle mais pas de souci, me voici chez Pubilon. Boulot trouvé grâce à Vicky que j’ai rencontré via nos blogs respectifs et là encore, la compétence blogueuse et journaliste m’a servi.



Finalement, cette année, je ne vais retirer que le bon. Pas de chouinage sur les trolls qui sont très cons et qui sont parfois particulièrement blessants et effrayants. Mais c’est le principe du troll, c’est moche, c’est con et on espère ne pas en croiser au détour d’un chemin dans les bois. Non, finalement, voyons le côté positif de l’exercice. Un blog, si on mène bien sa barque sans tomber dans ses travers, ça permet déjà de se faire un réseau. Mon blog est lu en moyenne par 1000 personnes par jour, ça en fait du monde. Bon évidemment, si on s’arrête à ceux qui commentent, ça fait drôlement moins de monde mais ça veut dire que potentiellement, y a des gens intéressants dedans pour ma carrière ou toute autre activité, d’ailleurs. Par exemple, sur un blog, si vous avez envie d’avoir des avis sur certaines activités, vous en parlez, il y aura toujours quelqu’un pour vous donner un retour. Par exemple, si je dis « j’ai
vraiment envie d’apprendre le russe, les horaires d’écoles pour adultes ne me vont pas alors j’hésite à prendre un prof particulier à 12 euros de l’heure (en moyenne et ils ne sont même pas sexuellement attirants. Quoi que coucher avec un homme qu’on paie, ahem…) ». Y a forcément quelqu’un qui aura un avis sur le sujet. Si !



Evidemment, on apprend de l’expérience même si parfois, j’ai du mal à trouver équilibre entre raconter ma vie et donner mes opinions sur des sujets qui m’interpellent. A un moment, ce blog était totalement égocentré puis j’ai fini par ne plus rien raconter et là, je reviens un peu à un mix grâce notamment à ma démission et mon voyage en Martinique. Je dois d’ailleurs vous raconter mes premiers jours chez Pubilon (trois mois après, quasi super !) et la fin de mon déménagement (quasi un an après, re super). Evidemment, plus d’articles croustillants sur ma vie sexuelle mais ça, ça ne risque pas de revenir. Disons qu’en 4 ans, je me suis rendue compte que j’étais jolie et séduisante et qu’apparemment, au vu des retours, je suis une amante très… intense. On va dire ça comme ça. Donc en 4 ans, j’ai pris de l’assurance sur le sujet et je n’ai plus rien à prouver à personne. Hormis le monsieur dans mon lit, ça ne regarde personne.

Bref 4 ans et on arrive un peu à l’année fatidique : l’an prochain, j’aurai 30 ans, pas de saison 5 des Vingtenaires ? Ou une saison 5 sans Lucas et moi, les deux vingtenaires éjectés pour cause de date de péremption dépassée ? Je ne peux rien dire, il peut s’en passer des choses en un an, peut-être que je n’aurai plus le temps d’écrire, peut-être serai-je encore là. Mais si l’envie est toujours là, je resterai malgré mes 30 piges pour vous faire partager ma vision de jeune vieille conne sur les vingtenaires. Parce que comme on aime dire à tort « nous à leur âge, on n’était pas si… ». C’est ce que je dis quand j’entends des ados en plein âge bête, je me dis qu’à leur âge, j’étais pas si conne… Et je me souviens que si.




En un mot : Vingtenaires, saison 5, c’est parti. On ne sait pas encore ce qu’il va se passer, suspense !

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Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

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