Le piratage d’Ashley Madison : arrêtez d’être con

La semaine dernière, pas mal d’entre vous ont bien rigolé en découvrant que des hackers avaient dévoilés les noms des utilisateurs d’un site spécialisé dans la rencontre adultérine, Ashley Madison. Ahah, dans le cul les infidèles (sans mauvais jeu de mots !). Sauf que pardon, mais cette nouvelle est absolument dramatique à plusieurs niveaux.

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Arrêtons nous d’abord sur Ashley Madison. Alors vous allez me dire que l’infidélité, c’est mal et j’avoue n’avoir que peu de sympathie pour les faux culs qui te chantent les merveilles de leur couple monogame pour mieux aller s’encoquiner par derrière (sans mauvais jeu de mots) avec un tiers. Seulement, il me semble un peu péremptoire de dire que tous les gens inscrits à ce site sont des salopards. On peut imaginer aisément des tas de scénarii : le couple libéré qui cherche quelques aventures, le couple échangiste qui cherche des camarades de jeu voire dé célibataires qui ont envie de sexe sans que la question d’un éventuel “nous” soit posé. Ces gens là ne trompent pas, ne mentent pas, ils ont juste une autre sexualité… Mais ils ne sont pas obligés d’apprécier de voir leur nom étalé en place publique. On a beau assumer sa vie sexuelle dans certains cercles, c’est pas pour autant qu’on a envie que tout le monde le sache, particulièrement la boulangère cancanière qui vous regarde désormais avec tout le mépris du monde et qui a certainement dû cracher sur votre pain au raisin avant de le vendre.

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Mais c’est surtout qu’au délà de ça, peut-on vraiment apprécier de voir un groupe d’hacktivistes décider pour nous ce qui est bien ou non et appliquer sa propre justice morale ? Là, on parle d’infidélité mais imaginez que demain,les mêmes hacktivistes décident de publier les inscrits à un site gay ou le fichier d’une clinique pratiquant l’IVG ? Même si son orientation sexuelle ou cette intervention est assumée, le fait d’être affiché comme quelqu’un de mauvais me pose un réel souci. Parce qu’on arrive à trouver les clés d’un site qui promeut quelque chose qui nous révulse, doit-on faire justice soi même ? Je peux comprendre ça sur un site pédophile mais là, je suis désolée mais on reste entre adultes consentants, le reste ne nous regarde pas.

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Mais surtout, cette affaire qui vous fait tant rire pose de réels problèmes de protection des données. C’est drôle parce que c’est des infidèles et bien fait pour leur gueule ? Oui sauf que peut-être que nos hacktivistes n’aiment pas Amazon par exemple et vont s’amuser à publier un jour la liste des membres avec coordonnées bancaires. Et là, je pense qu’on serait pas mal à être concernés. Pareil, si vous travaillez pour une société qui ne revient pas à nos hacktivistes, vos données personnelles peuvent être publiées demain, de votre adresse à vos coordonnées en passant par votre dossier médical. J’exagère ? Petit résumé du piratage de Sony.

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Alors il est vrai que la société qui possédait Ashley Madison, Avid Life Media, avait des pratiques plus que douteuses qui ont été dévoilées grâce au hack. On peut également, dans le cas de Sony, souligner qu’il s’agit d’une énorme boîte sur laquelle on ne va certainement pas pleurer, surtout quand on voit le contenu de certains mails publiés, racisme et dénigrement au programme. Oui sauf que dans ce cas, pourquoi ne pas s’attaquer uniquement aux dirigeants ? Idem pour Sony, pourquoi dévoiler les infos des salariés ? Ah oui, ils travaillent pour le diable. Super… Et je vous parle pas des tentative d’extorsion de fonds, la cause n’est pas si noble.

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J’ai toujours été un peu mal à l’aise sur la question des hacktivistes. Principalement parce que c’est une nébuleuse et qu’il est difficile de dessiner une cause commune, une ambition, des valeurs. J’applaudis les mecs qui se sont mobilisés pour défendre la jeune fille violée à Steubenville ou leur hacktivisme face au terorisme islamiste. Mais quand on décide de punir les méchants infidèles ou les salariés d’une société qui nous revient pas, sans parler de certains chantages miteux, j’ai du mal à me sentir enthousiaste. Je ne suis surtout pas à l’aise avec la notion de laisser des citoyens faire justice eux-mêmes, ça finit toujours très mal…

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Bref, au lieu de rire niaisement des mésaventures de nos infidèles (on recenserait 2 suicides, quand même), réfléchissez à ce que cette histoire recèle de malsain. Alors, vous vous marrez toujours ?

NB : Si vous aimez les histoires d’hacktivistes, je vous conseille vivement la série Mr Robot. Un peu inégale mais pas mal de petites claques…

 

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On s’est vus, je t’ai reconnu

Quel sentiment étrange vous étreint parfois… Un jour comme les autres, je mène ma petite vie, faite d’aléas, de hasards, de rencontres. Mais l’une d’entre elles allait me couper le souffle, me déstabiliser. Face à moi un homme, un inconnu. Et au fond de moi l’intime conviction que je le connais.

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Pourtant, c’est impossible. Certaines trajectoires de vie ne se croisent que très rarement, une fois dans une vie à la faveur d’un voyage de l’une des deux personnes. Des trajectoires perpendiculaires : éloignées l’une de l’autre et ne se rencontrant qu’en un point précis. Et pourtant, quand vous le voyez, il vous électrise, vous le dévisagez, interdite. Ce visage inconnu vous paraît si familier, vous n’arrivez pas à saisir à qui il vous fait penser. Ca vous obsède mais impossible de trouver.

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Je ne sais pas d’où vient ce sentiment. Sachant que nous n’avons pu croiser cette personne par avant, reste la possibilité qu’il nous rappelle quelqu’un ancré dans notre subconscient mais que notre Moi a évacué pour une raison ou pour une autre. Un peu étrange cependant : de voir cet homme, ma culotte en est décédée.

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On pourrait y voir une sorte de mystique amoureuse : je l’ai vu, j’ai su que c’était lui, au plus profond de moi même. Oui, en voilà une bien belle histoire mais si je prends mon petit cas perso, je l’ai vu, je l’ai reconnu, j’ai remarqué son alliance. Ah merde, ça marche pas… Oui, je sais, ça veut rien dire patati patata mais dès le départ, la romance sent un peu le moisi. Puis il n’y a bien que dans les romans que ça existe, ça. Moi, dans la vraie vie, les plus grands amours de ma vie, je les ai pas forcément calculés de prime abord alors hein…

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Il n’en reste pas moins cette incroyable sensation, ce « je te reconnais alors que je ne t’ai jamais vu » qui m’agace. Mais putain à qui il ressemble de mon entourage ? Je passe en revue les mecs du même groupe ethnique que lui, ça ne colle pas. Des mecs de la même morphologie ? Non plus. Merde, merde, merde. Ca vire à l’obsession, ça me démange le cerveau plus efficacement qu’une piqûre de moustique sur un orteil. Mais j’ai beau gratter encore et encore, il n’en sort rien. Peut-être est-ce alors une sorte de décharge hormonale, mes phéromones qui deviennent toutes folles car j’aurais trouvé le reproducteur parfait, le complément idéal de mes gênes à moi. Oui sauf que je suis pas très partante à l’idée de mélanger mes gênes pour le moment, j’ai d’autres priorités, je veux bien juste mélanger mes fluides mais pas plus.

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En fait, au delà de l’anecdote, je me demande toujours ce qui fait le coup de coeur, surtout quand il te frappe à ce point. Qui de la ressemblance avec un ex (amoureux ou crush), du besoin de se caser, d’une envie de s’envoyer en l’air ou de l’envie/besoin de se reproduire fait battre le plus nos coeurs ? Tout cela en même temps ? Chimie hormonale ou construction mentale ?

Human brain, conceptual artwork

Je ne sais pas mais vu que les chances de revoir ce garçon sont d’à peu près zéro, j’aimerais que mon cerveau s’excite sur des cibles un peu plus réalistes (et beaucoup plus célibataires), merci bien.

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Devenez une déesse du sexe pour son plus grand plaisir

Le sien, pas le vôtre.

Des fois, y a des trucs qui m’énervent. Oui bon ok souvent mais est-ce vraiment ma faute si mon bisounoursisme ne cesse d’être contrarié par la réalité ? Et encore, je vous ai évité what milliards d’articles sur ce débat nauséabond pour le mariage pour tous, la marche de la honte du 13 janvier, de mon envie d’hurler des “mais putain assume ton homophobie au lieu de nous baratiner avec ton code civil ou n’importe quelle autre connerie !”. C’est marrant d’ailleurs comme ils se sentent insultés quand tu leur mets le nez dans leur caca anti-homo. “Non mais trop pas, quoi… Mais bon je suis contre le mariage, j’ai le droit, non ?”. Bon voilà, c’était la parenthèse “j’ai mal à ma France” du jour, passons à la suite. Le désir et le sexe dans les magazines.

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En ce moment, comme c’est l’hiver, les magazines s’inquiètent un peu pour notre vie sexuelle. C’est normal, libido ne rime pas du tout avec pyjama, bouillotte et grosses chaussettes. On sort dans la rue recouverts de 3 millions de couches, difficile de se sentir séduisant… Alors pour qu’on ne laisse pas tomber notre sexualité, les magazines essaient de nous aider. Notamment Be qui publie un test sexo “êtes-vous un bon coup ?” présenté comme suit “Plutôt active ou passive ? Libérée ou mijaurée ? Répondez à ces quelques questions pour savoir si vous détenez les clés pour séduire un homme et le faire fondre de plaisir”. Et pour enfoncer le clou, 2 jours plus tard, un statut Facebook nous dit que, quitte à rester sous la couette, lisons un article sur… le plaisir masculin. Histoire de le faire fondre de plaisir, encore. Vous allez me dire que c’est important de faire grimper son mec aux rideaux aussi, que le sexe, c’est encore mieux quand c’est du partage, que c’est trop cool d’expédier un mec au 7e ciel… Je ne dis pas le contraire. Je suis juste légèrement gênée de constater qu’en 2013, une fille estampillée bon coup doit maîtriser le plaisir masculin… Et point. Au secours ! Et pour en rajouter une couche dans cette nouvelle misogynie sexuelle, je vous colle l’article sexo le plus navrant de l’année (alors qu’on n’est qu’en janvier) où on apprend que l’on DOIT faire plaisir à monsieur au réveil et qu’on a qu’à prendre une pastille de menthe et se planquer sous la couette, des fois que notre haleine de poney et nos cheveux décoiffés le fassent débander aussi sec. Je vous renvoie également au discours de la dame qui vendait des sextoys lors de l’enterrement de vie de jeune fille de Lena et qui nous expliquait qu’il fallait toujours céder aux avances sexuelles de son mec sinon il allait coucher ailleurs. Au secours.

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Et le plaisir féminin, il est où dans tout ça ? Question : un bon coup est-il une nana qui connaît son corps suffisamment pour prendre son pied et donc s’éclater ou une nana qui applique à la règle le contenu de tas de magazines féminins ? Oui, je sais, c’est une question rhétorique tournée de telle façon que vous devez répondre la première. Je suis diabolique. Oui, déjà, d’une part, je pense très sincèrement qu’une fille “bon coup” est une qui sait comment fonctionne son propre corps car je pense que peu de mecs adorent baiser avec des meufs appliquées mais qui ne s’éclatent pas. De toute façon, les filles, ne nous mentons pas : un mec qui ne s’intéresse qu’à notre capacité à lui prodiguer une fellation même le matin et qui ne voit que son propre plaisir n’a AUCUN intérêt.

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Mais ça me fait chier de constater qu’une nouvelle fois, en 2013, le plaisir féminin n’existe pas. On ne couche que pour faire plaisir à ses messieurs puisque, dans les magazines, il semble qu’on ait jamais réellement envie de sexe. Quelque part dans les années 70, une femme brûle son soutien gorge en pleurant.

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Etre une femme libérée, le pouvoir de dire non

Discussion avec Naughty, une bloggeuse « sexe », comme on dit. Au menu du jour, si j’ose dire : la fellation. La demoiselle a pondu un article cinglant sur le
sujet, je vous laisse lire. On en discute et je lui dis clairement mon avis : la fellation, ça me gêne pas du tout mais si j’ai pas envie, je vais pas me forcer non plus. 

Des fois, j’ai l’impression que le drame de la femme libérée des années 2000 est simple : pour être libérée, faut assumer sa sexualité, pour assumer sa sexualité, il faut être un bon coup et pour être un bon coup, faut être trash en permanence et ne jamais dire non. Là, on voit carrément l’idéologie des films pornos : des femmes soumises qui ne disent jamais non ou si elles le disent, c’est pour mieux se faire prendre derrière (pas forcément par derrière même si dans les films pornos, le missionnaire est une rareté). Alors que des ados puceaux qui s’élèvent à coup de pornos et de teens movies relous à la american pie et co nous sortent ce discours, déjà, ça m’énerve, alors quand ce discours est repris par des femmes, là, je hurle. 

Concrètement, je ne suis pas chiante en matière de sexe, mes limites se situent essentiellement au niveau des pieds (on n’y touche pas, ni lui ni moi, c’est sale et c’est moche, un pied). Ceci étant dit, ma libido est comme mon humeur : fluctuante. Ya des jours où je n’ai juste pas envie. Dois-je m’en excuser ? Et puis quoi encore ? Le vis-je mal ? Ben non, pourquoi ? Qui a dit que la femme devait toujours être en appétit, les cuisses ouvertes et le sexe humide ? A part un producteur de porno, je précise. Parce que moi, je vis ma vie en dehors de mon lit aussi, j’ai un travail, je vois des gens, j’apprends des bonnes et mauvaises nouvelles… Donc il arrive que des soirs, j’ai surtout pas envie
d’exercice, juste de câlins. Et je peux avoir envie de sexe sans qu’on fasse la totale. Hé oui, on peut faire du sexe sans fellation, levrettes et éjac’ faciales, dingue hein ? 

Car à mon sens, le problème est là. Souvenons nous de Clément notre ami no life qui disait, en matant un porno « ouais ben faut pas se leurrer, les filles s’inspirent de ça aujourd’hui ». Oooooooooh, quel con, nous écrions-nous toutes, la bouche en rond, le MLF au cœur. Et pourtant, il a raison quelque part. Apparemment, pour être un bon coup, faut sortir la totale (fellation/sodomie/avalage mais pas forcément dans le même coït). J’entends déjà les mecs objecter que pour eux, c’est pareil, pas de bon coup sans cunni mais je vous parle de la femme libérée. Quoi qu’à ce sujet, la vraie femme totally wild sexuellement parlant, elle couche avec des filles aussi. Bref, une femme libérée telle qu’on nous la vend se branle, se gode, s’attache, se levrette, se fait sodomiser et éjaculer dessus (ou dans la bouche). Et surtout, la femme libérée ne dit jamais non vu qu’elle a tout le temps envie. Comme notre amie Elsa
Linux, elle se penche, elle se retrouve enfilée par un monsieur mais elle dit rien, c’est normaaaaaaaaaaal. 

Ben moi, je dis non. Je ne sors pas le grand jeu à chaque fois, j’apprécie aussi le missionnaire, surtout quand j’ai envie d’un coït tendre, je déteste qu’on m’éjacule dessus parce que franchement, c’est visqueux et de nettoyer ça, ça me file la gerbe (pour de vrai). Est-ce qu’être maîtresse de mon corps et de mes envies au lieu de me conformer à une image trash qu’on essaie de me vendre fait de moi un mauvais coup ou une fille coincée ? Je dirais non mais si, franchement, c’est le cas, ben je suis fière d’être coincée et/ou un mauvais coup. Parce qu’à côté de ça, je vis bien ma sexualité, je sais ce qui me fait jouir et ce qui me déplaît, les jeux qui me mettent en transe et ceux qui me laissent froide. Il me reste encore pas mal de choses à explorer (dieu merci) mais sans doute que je ne testerai pas tout, ce qui n’est pas un drame en soi. Moi, je suis responsable de communauté, pas actrice porno. Parce que le truc clé, c’est que je vis ma sexualité pour moi et mon partenaire et que je fais les choses juste par envie, pas « parce qu’il faut le faire sinon, c’est que t’es coincée du cul ».
Au moins.  

Bref, j’aimerais qu’on parle plus de ces femmes hors clichés qui ne sont pas dans une abstinence absolue ou dans un « porno like » mais qui vivent juste leur sexualité au gré de leurs envies et besoins, assument leurs fantasmes et ne subissent pas en plus ceux des autres car « il faut tout tester, tu comprends ». Pour moi, tout est question d’occasion, inutile de faire la liste de ce que je dois faire pour être une bombe sexuelle. Surtout que je suis intimement persuadée qu’un vrai bon coup, c’est plus une fille qui suit ses pulsions que celle qui confond un lit et une scène et qui fait les trucs « parce qu’il faut le faire ». 

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Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

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Ridicule

Il y a des jours où on n’a pas besoin d’écrire tant il vous arrive une chose qui se passe de commentaires.


Hier, alors que j’étais devant mon ordi sur MSN, voilà-t-il pas que mister Benoît vient me parler… Tiens donc, il a dû se faire larguer par sa nana (oui, il en avait une récemment) et le voilà qui a envie de sexe. Donc qui c’est qu’il vient voir ? Moi. Et qui c’est qui a décidé de s’amuser un peu à ses dépens. Toujours moi. Conversation MSN retranscrite (sans les fautes d’orthographes et abréviations).

 Benoît : Comment va Nina?
Nina : Bien et toi?
Benoît : Bien merci. Quoi de neuf?
Nina : Pas grand chose, je viens de me faire deux heures de shopping, envie d’exterminer de la foule!
Benoît : Lol. Et là tu vas faire quoi de beau?
Nina : Je pars jeudi chez mes parents pour les vacances
Benoît : chanceuse
Nina : Oui, j’ai hâte
Benoît : Je te comprends
Nina : Ouais, surtout que là, je m’emmerde sur Paris…
Benoît : Comment ça se fait?
Nina : Chômage…
Benoît : Lol. Pas drôle en effet. T’as pas trouve des occupations?
Nina : Si, si mais ça nourrit pas son homme, comme on dit… En janvier, je pense que je vais postuler à Acadomia, pour filer des cours
Benoît : Ouais t’as bien raison
Nina : Bah, ça fait des sous et c’est pas du plein temps donc ça permet de chercher du boulot à côté
Benoît : C’est clair. C’est la meilleur solution
Nina : Ben oui, suis pas prof, moi, suis journaliste!
 

Vous noterez un talent certain de ma part pour parler de tout et n’importe quoi, sauf de sexe car je sais très bien où il veut en venir. D’ailleurs, il me donne rapidement raison.

Benoît : Lol je sais bien. Ça nourrit pas son homme comme tu dis. Et ta petite chatte tu la nourris comment?

Nina :Avec du pâté

 Là, j’avoue que j’ai été un poil fière de moi de cette réponse absurde. Après tout, je pouvais sincèrement croire qu’il me parlait de Kenya…
 
Benoît : Je parlais de l’autre
 
Ah non, c’était pas Kenya…
 
Nina : Ah! Avec mon chéri.

Benoît : Et c’est nourrissant? Ou des fois tu as encore faim lol?

Nina :Ah oui, c’est du genre très volontaire, le monsieur!

Benoît : Lol et dis moi tu ne connaîtrais pas une femme  dans les 30 ans célibataire qui aurait envie de se taper un jeune homme ???? En ce moment je cherche une femme plus âgee que moi mais je ne trouve pas

Je me sens peu de choses, tout à coup…
 
Nina : Non, je crois pas…
Benoît : C’est pas drôle ça……

Nina  : Je crois même pas connaître de femmes trentenaires

Benoît : Bah écoute alors une f plus jeune c pas grave. T’as pas une copine qui se plaint de ne pas avoir fait l’amour depuis un petit moment ???

Nina : Heu… Pas sur Paris, non
Benoît : Bah écoute même si c’est sur province je prends…
 

Quel affamé, je rêve ! Il faut en conclure que ce type n’a pas envie de moi car je suis une déesse du sexe mais juste parce que je suis une femme.

 Nina: J’ai une copine sur Toulouse
 
Je suis adorable…
 
Benoît : Elle est en galère???
Nina : Elle n’a pas le temps de se trouver un mec
Benoît : Il faudrait que tu l’invites chez toi un week-end
Nina : Oui et vous vous retrouvez où?
Benoît : Chez toi. Tu nous prêtes ton appart lol
 
Il veut pas que je lui fournisse les capotes non plus ?
 

Nina: Heu… non

Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que mon appart n’est pas un baisodrome
Benoît : Lol
Nina : De toute façon, elle voudrait pas
Benoît : Pourquoi?
Nina : Parce que ça le fait pas de baiser chez les copines

Benoît : Bah tant pis pour moi….. moi qui comptait sur toi…..

Nina : Bah, désolée, j’ai pas encore ouvert ma maison close
Benoît : Bah c’est pas cool, ça te ferait du boulot
Nina : Oui mais bon, c’est un peu totalement illégal
 

Je sais pas pourquoi, il me parlait plus, après… Il a dû percevoir mes sarcasmes, je pense. Et là, je me dis que je regrette vraiment d’avoir couché avec ce type qui n’a de considérations ni pour moi ni pour les femmes en général, j’ai l’impression. En tout cas, ça m’a amusée de le balader un peu, prendre cette demande de sexe à peine voilée pour une discussion de courtoisie.

Quoi qu’il en soit, je vous laisse apprécier l’art de la transition chez ce garçon, passer de boulot à sexe en une phrase, c’est du grand art.

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Suis-je sexodépendante ?

Suite à mes récentes mésaventures sexuelles, je me suis posée une grande question : suis-je sexodépendante ? Ai-je à ce point besoin de sexe que je suis prête à rouvrir ma porte à un connard qui m’avait déjà prouvé qu’il était le pire des goujats ?
 
Si je fais un rapide bilan de ma vie sexuelle passée et présente, je ne peux constater qu’il y a eu des hauts et des bas. En fait, ma sexualité varie selon si je suis en couple ou célibataire, si je suis en période de stress ou si je m’ennuie. Avec mon ex, Guillaume, on ne peut pas dire que c’était très régulier, ce n’était pas trop son truc finalement. Au départ, on se voyait chez moi le mercredi après-midi. La première brouette eut lieu de suite et fut assez épique. On se retrouve enfin seuls quelques temps après (oui, au début, on avait souvent des imprévus qui nous empêchaient de savourer notre mercredi après-midi). On passe par le distributeur de capotes, on arrive chez moi et c’est parti. Après un repos bien mérité, je commence à relancer les hostilités, ce qui l’étonne un peu : quoi, deux fois dans le même après-midi ? Pour le coup, c’est moi qui suis étonnée ! Il faut avouer que deux mois auparavant, je forniquais avec Pierre le pervers, pour qui une journée à moins de quatre brouettes était une journée de perdue (j’exagère à peine). Heureusement, j’ai des arguments convaincants et je l’ai eu, mon deuxième round.
 
J’ai donc vécu quatre ans d’une sexualité raisonnable mais très agréable (quand-même), jusqu’au déclin du couple où la sexualité est devenue totalement inexistante. Les 3 derniers mois, nous dormions dans le même lit sans nous toucher, si ce n’est quelques câlins plus fraternels qu’amoureux. Et là, j’ai réalisé que le sexe me manquait. Au départ, j’ai compensé par une saine masturbation mais, sur la fin, je commençais à envisager de me prendre un amant. Oui, je croyais que ce n’était qu’une mauvaise passe pour lui, qu’il n’avait plus de désir mais ça reviendrait… Quand je vous dis que je suis naïve ! Finalement, la rupture vint en juin.
 
Pendant une très longue période, j’ai dû me contenter d’une autosexualité efficace mais frustrante. Je pouvais avoir un orgasme trois fois par jour si je le voulais mais de tendresse, je n’en avait point. En même temps, ça tombait plutôt bien : mon année de master a été du grand n’importe quoi, on n’avait jamais les mêmes horaires de cours, difficile d’avoir une vie privée décente dans ses conditions. D’ailleurs, une de mes camarades qui vivait avec son fiancé m’avoua que son copain lui reprochait à mots couverts son indisponibilité. Je me contentais donc de rêvasser épisodiquement de Bertrand que je ne voyais plus ou du lointain Julien, en attendant.
 
Cependant, moins je le faisais et plus j’y pensais. Il fut un temps où j’ai envisagé d’écrire des nouvelles érotiques et les publier sur un forum qui leur était dédié mais je ne me suis pas lancée, finalement. J’avais une foule d’idées mais je n’ai pas franchi le cap de l’écriture. J’écris romans et nouvelles depuis longtemps et j’ai toujours été mauvaise pour les scènes de sexe : soit je les zappais carrément (« et il lui fit découvrir des plaisirs inédits »), soit je faisais du trop technique (« et il la lécha là tout en mettant ses doigts là… ») Une fois, pour rire, j’en ai écrit une particulièrement trash que j’ai fait lire à Gauthier… Au vu de sa réaction, j’ai considérablement censuré la version finale.
 
J’étais en manque. Pour Noël, Gauthier et Anne m’ont gentiment offert un ladyfinger (petit vibromasseur), tout joli, tout doré, que j’ai prénommé Ernest. Bon, et bien il n’a pas vraiment fait mon bonheur, je préfère encore me débrouiller seule.
 
Arrivée sur Paris, j’aurais « violé une bite de trottoir » (copyright Gauthier). Et là, ce fut l’épisode meetic, les brouettes vite organisées avec des inconnus, mes hormones sont calmées, à présent, merci pour elles. Je vois le monde avec des nouveaux yeux, les hommes que je voulais violer avant me laissent totalement indifférente. Cependant, comme dit justement Gauthier, « plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Je tombe dans un cercle vicieux érotique que je ne renie pas et dont je ne rougis pas. Je ne suis amoureuse de personne, pourquoi me priver de plaisir ?
 
Cet été, je multiplie donc mes partenaires avec plus ou moins de réussite puis Arnaud arrive dans ma vie. Allez, c’est décidé, je deviens monogame ! Cette décision ne me pèse pas, j’ai assez profité de la vie cet été. Même si je suis rapidement tentée par quelqu’un d’autre, l’expérience vaut le coup : ça fait si longtemps que je n’ai pas eu de petit ami attitré, c’est quand même bien agréable. En plus, point de vue brouette, ça part plutôt bien. Le timide Arnaud est joueur, on teste pas mal de positions et de lieux, je suis enchantée. Je sens qu’un certain recoin de mon anatomie l’intrigue mais il n’ose s’y aventurer, même s’il a rapidement compris que j’étais peu farouche. Pourtant, j’en viens à me demander si le sexe n’a pas été un motif de rupture, de son côté. Selon Louis, Arnaud n’est pas vraiment attiré par le sexe. Si tel est le cas, j’ai dû le traumatiser, le pauvre, à toujours lui sauter dessus. Dès le départ, quand je lui ai expliqué qu’un de mes fantasmes était de faire l’amour à 3 (deux hommes, une femme), j’ai senti qu’il avait un peu tiqué, il m’avait (gentiment) traitée de perverse. La dernière fois qu’on s’est vu, c’était au cinéma, nous étions deux dans la salle. Avant le début du film, je me colle à lui et lui susurre à l’oreille :
« c’est cool, si le film est nul, on pourra faire des cochonneries !
Non mais ça va pas ! Le projectionniste va nous voir et les vigiles passent de temps en temps dans les salles.
Mais non, on est trop près du mur pour que le projectionniste nous voit et personne ne passera. »
De toute façon, le film étant « Charlie et la chocolaterie » de Tim Burton, je savais pertinemment qu’il n’y aurait pas brouette. Je regardai donc sagement le film blotti contre lui, pendant qu’il dormait. Une fois rentrés et allongés dans son lit (sans qu’il y ait eu brouette), je lui fais : « dis, si le film avait été nul, ça aurait été marrant de faire des trucs, tu crois pas ? Après tout, aucun vigile n’est passé… 
Non, je l’aurais pas fait… T’es une malade, toi ! »
Il m’a dit ça gentiment… Il n’empêche que c’était la dernière fois que je le voyais.
 
Du coup, je repars dans mon cercle vicieux érotique en attendant. En attendant quoi ? Le prochain mec qui me donnera envie de devenir monogame.
 
Alors, suis-je sexodépendante ? Oui et non. Je pense que la dernière visite de Benoît est arrivée parce que j’avais les hormones en folie (oui, je venais d’avoir mes règles) et que je m’ennuie. Et bien, oui, le sexe peut être un passe-temps, non ? Cependant, je me rends compte que je suis actuellement dans une démarche différente de celle de mes débuts sur meetic. J’ai pris conscience de ça la semaine dernière en passant la nuit avec un charmant garçon dont je parlerai plus tard. En fait, je n’ai plus envie de sexe pour le sexe mais plus de sexe comme un partage, une expérience charnelle à vivre à deux. J’adore les confessions échangées sur l’oreiller, de voir qu’une relation devient plus profonde après que la personne avec qui je parle ait visité mon intimité. Et ça, je ne l’ai jamais eu avec Benoît et je ne l’aurai jamais (de toute façon, je ne le reverrai pas). Je l’ai eu avec Laurent, au départ, il m’a montré ses photos de plongée et m’a fait partager sa passion pour les mondes sous-marins, il m’a même montré des photos de sa famille et une photo de son ex qui traînait sur son ordinateur (qu’est-ce qu’elle était belle). C’est sans doute pour ça que je voudrais garder un contact amical avec lui. Je l’ai eu aussi avec mon amant de la semaine dernière, ce qui fait que la nuit que nous avons partagée était intense pour moi tant d’un point de vue sexuel qu’émotionnel. Ce n’est pas de l’amour mais c’était franchement agréable. Et puis, qui a-t-il de plus délicieux que de discuter cinéma dans les bras d’un homme ?

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