Ca suffit le foutage de gueule, là ?

Non mais juste deux minutes, ça devient insultant là. Donc je suppose que vous avez tous bien suivi l’affaire Benalla, je ne vous ferai pas l’affront de vous faire un résumé… essentiellement parce que j’écris cet article le mercredi 25 juillet et que quand cet article sera publié, allez savoir ce qu’on aura eu comme révélation. Mais si y a un truc qui me fait péter les plombs, presque autant que le fond de l’affaire : le foutage de gueule TO.TAL.

Emmanuel Macron et Alexandre Benalla

Je sais que nous n’avons pas tous le même degré d’intérêt envers la chose politique ni le même niveau d’indignation, je peux l’admettre. Cependant, faudrait voir à ne pas confondre “avoir un intérêt limité voire nul pour la politique et voter pour ce qui paraît être le moindre mal” et “être totalement con”. Parce que là, y a un souci de mépris mais genre puissance 10 000. Alors il est vrai que certains s’en foutent, j’ai été légèrement agacée quand une pote n’a pas su de quoi je parlais de cette histoire avant de m’assassiner d’un “ah ben on vit bien mieux sans infos, hein !”. Oui, après tout, la démocratie, c’est juste mettre un papier dans une urne quand on nous le demande et après, laissons-les faire. Si on ne sait pas qu’ils font de la merde, on ne s’indigne pas d’avoir été floué, astuce ! Bref.

Emmanuel Macron clin d'oeil

Chaque jour… je devrais même dire chaque heure, on se prend révélation sur révélation à un rythme si effréné que je m’attends à tout moment à voir le château de cartes s’effondrer… bon, en vrai, je l’espère de tout mon coeur. Je dis depuis son élection que Macron est bien plus dangereux qu’un Fillon voire une Le Pen et les faits me donnent hélas raison. Hélas oui parce que je vous jure que des fois, j’aimerais avoir tort, surtout quand je joue les Cassandre comme ça. Non parce que là, on a arrêté les frais maintenant mais le mec était armé, allez savoir jusqu’où ça aurait pu aller. D’ailleurs, c’est quand qu’on en parle de Crase et son holster lors de la fameuse manif, mmm ? 

Vincent Crase armé

Mais le pire ne sont pas tant les faits, certes très dérangeants (j’ai envie de pleurer à chaque fois que je vois la fille voir son mec se faire tabasser et ne pas pouvoir réagir, tellement dégueulasse…) et il serait temps que quelques têtes tombent et pas juste celles de fusibles lointains. Ce qui me révulse le plus, c’est à quel point on se fout de notre gueule. Comment ce connard de président qui vous a bien arnaqué avec son petit air de gendre idéal vous crache tout son mépris à la figure, toute son arrogance, toute sa certitude qu’il n’y aura rien parce que vous avalerez avec le sourire toutes les couleuvres qu’il vous présentera. Comment pouvez-vous juste accepter ça ? Ce mec s’arroge des pouvoirs incroyables, étouffe petit à petit “ceux qui ne sont rien” et il ne se passe rien. Ca vous dérange pas trop de vous faire prendre pour des cons ?

Macron en plein mépris, le foutage de gueule

Non mais sérieux, regardez le mépris qui déforme son visage. Je crois que je l’ai jamais autant haï qu’à ce moment-là

A chaque fois, j’espère. Je me dis que là, ça va trop loin. Je me dis que cette fois-ci, c’est l’intelligence des citoyens qui est insultée, méprisée, et que ça va pas se passer comme ça. Evidemment, y a l’été et j’ai peur que ça fasse pshiiiit même si notre espoir réside aujourd’hui dans le Sénat qui va pas oublier cette histoire de si tôt. Non mais ça aussi, aujourd’hui, on en est à applaudir des Républicains, les sénateurs, on veut tous ériger une statue à Jacques Toubon… Quelle vie. Mais je ne peux pas croire que les gens vont laisser filer un tel mépris. Vous avez donné mandat à cet homme pour diriger la France, il vous crache à la gueule que la loi ne le concerne plus et qu’il fait ce qu’il veut. Et vous allez accepter ça ? Pour rappel, c’est vous qui décidez. Et la démocratie ne s’exerce pas qu’une fois tous les cinq ans.

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La passion amoureuse, c’est de la merde

Non, cet article ne parlera pas d’une rupture avec Victor, tout va très bien, merci. C’est juste une constatation que nous avons eu tous les deux un matin que nous discutions au lit en sirotant notre café (notre vie est si dure). Je vais donc vous parler ici de la passion amoureuse ou comment un concept bancal est censé te faire avaler les plus grosses couleuvres du monde.

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(je lis Anna Karénine en ce moment, mieux vaut tard que jamais)

Prenons n’importe quelle comédie romantique, le matériel parfait pour étudier une certaine image de l’amour. Scénario classique : ils se rencontrent, ils s’aiment, il se passe un truc nul, ils se séparent, l’homme se bat pour reconquérir sa belle, elle finit par oublier ce qui avait causé la rupture car au fond, elle l’aime, ils se remettent ensemble et fiiiiiin, happy end ! Voilà, vous voyez ? Dès le départ, on nous explique que l’amour, ça fait quand même mal et que le vrai amour, si tu dois pas te battre et avaler 3 litres de glace devant un film nul en pleurant, c’est que c’est pas de l’amour. Vous auriez une corde que je me pende ?

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La vie de couple n’est certes pas tous les jours un long fleuve tranquille, il faut savoir faire des concessions pour trouver un juste équilibre et parvenir à limiter les engueulades. Mais de là à nous expliquer que si tu vas pas coller ton visage à ta fenêtre un jour de pluie car “il pleut sur la ville comme il pleut sur mon coeur”, que tu n’as pas pleuré sur cet amour difficile mais à la fin qui triomphe, ce n’est pas de l’amour… Je suis désolée mais non. Si je prends mon cas personnel, ma dernière relation longue me filait souvent envie de pleurer, j’essayais de me raconter des histoires pour y croire. Avec le recul, je me rends compte que plutôt que d’être amoureuse, j’étais malheureuse et entêtée et je peux vous garantir qu’en fin de compte, l’histoire n’était pas si belle. A l’inverse, avec Victor, les choses sont plus cools, plus sereines et je me suis rarement sentie aussi bien dans mes baskets.

Young beautiful woman jumping with a scarf

Mais ce qui me dérange surtout dans cette passion amoureuse douloureuse, c’est que ça fait le lit de tous les connards et connasses en tout genre, genre les pervers-es narcissiques. Ah, c’est sûr que si vous considérez que l’amour doit vous en faire chier des ronds de chapeau, avec eux/elles, vous allez être servis. Du genre à aller fouiller dans votre téléphone et vous faire une scène sur ce qu’ils ont trouvé (même si le seul reproche est que vous avez l’indécence de vous confier à vos amis… ceci est une histoire vraie). Du genre à provoquer des disputes à longueur de temps et à vous pousser à finalement vous excuser, ce genre de choses. “Mais je l’aime, tu comprends…” . Oui, je comprends, moi aussi, j’ai aimé au delà de la raison…

pleurer-amour

Quoi que… Est-ce réellement ça, aimer ? Chacun sa définition, bien sûr, mais il me semble qu’aimer est plus synonyme de construire quelque chose à deux (ou plus, après tout) que de se détruire à petit feu. Non parce que d’où l’amour mérite-t-il qu’on souffre et qu’on se sacrifie à ce point ? Non parce qu’autant je conçois qu’on fasse des efforts pour son roudoudou d’amour, autant renier tout ce qu’on a été, renoncer à ses amis et ses passions pour cet être aimé, je vous jure que c’est malsain et que ce n’est pas de l’amour. C’est de la connerie.

pervers-narcissique-manipulateur

Mais voilà, on nous a dit que l’amour, c’était fou, absolu, c’était s’embrasser sous un orage torrentiel en s’en foutant de choper une pneumonie (j’ai vraiment vu cette scène à New York : alors que j’étais sanglée dans mon magnifique Kway, de jeunes gens s’embrassaient à perdre haleine dans Bryant Park. J’ai pas osé les photographier mais je savais bien que cette photo aurait pu me servir, damned !). C’est pas s’avaler une pizza devant Mr Robot en discutant de la vie, ça, non, pouaaaah ! Alors oui, vous avez le droit d’être masochiste et d’aimer quand ça fait mal… mais vous pouvez admettre aussi que vous n’êtes pas le personnage d’un roman ou d’un feuilleton et que ce n’est pas pour autant que votre histoire n’est pas magique, à sa façon. Celle qui vous donne le sourire chaque matin, par exemple.

Pour compléter mon article, cette vidéo de Personne ne bouge qui illustre précisément le type d’amour qu’on nous vend au cinéma

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Tiens, un petit mail pro à 23h…

Aaaaah, le monde merveilleux du travail, ces us et coutumes… J’ai déjà parlé sur ces pages, il y a fort longtemps, de l’heure de départ du bureau. A 18h30, deux équipes se forment : ceux qui partent et ceux qui restent. Si tu fais partie des fuyards de la première heure et que tu n’as pas d’enfant, t’as pas intérêt à rendre tes dossiers en retard sous peine de passer pour un(e) tire-au-flanc sans motivation. Même si rester tard ne donne pas toujours une bonne image si le boulot abattu n’est pas colossal, tu deviens de suite la personne peu efficace et mal organisée. Mais voilà que se joue un nouveau match : celui des envois de mails tardifs.

envoyer-mails

Le matin, 9h30. Peu éveillée, je clique sur l’icône outlook pour voir ce qu’il s’est passé entre mon départ de la boîte la veille (pas toujours très tôt) et mon arrivée (pourtant peu tardive). Je travaille avec notre agence en Asie donc il arrive qu’ils me racontent des choses pendant que je dors. Mais parfois, parmi les mails de mes amis Asiatiques, quelques alertes et messages automatiques, je découvre quelques mails de mes collègues français qui renvoient une reco, interpellent le client ou Dieu seul sait quoi… Au secours !

atelier-femme-ayant-peur-devant-un-ordinateur

Un soir parfois ordinaire, 20h30, je termine un document, prêt à envoyer aux équipes pour relecture avant envoi au client. J’hésite. Non parce que bon, j’ai pas envie de passer pour :
– la pauvre fille qui n’a pas de vie
– la fille corvéable à merci
Non parce que pour la peine, la fille désorganisée, non, ça va, vu le boulot que j’abats. Mais justement. Est-ce vraiment si positif que passer pour quelqu’un de rigoureux à l’extrême, qui bosse au-delà du raisonnable ? J’ai, pour ma part, toujours un peu pitié de ceux qui ne stoppent pas. Même si la personne est chez elle et qu’elle envoie un mail à 23h en lisant ses derniers courriels histoire de rien rater, je trouve qu’à un moment, faut déconnecter.

unplugged

Et puis envoyer un mail tard est dangereux : ils se retrouvent noyés dans les messages envoyés entre le départ du salarié et son retour au bureau le lendemain et rien ne garantit que vos interlocuteurs ont les mêmes horaires que vous. Plus y a de mails à lire, plus y a de chances pour que le vôtre passe à l’as. Dooooonc envoyer un message hors des heures de bureau n’est pas une bonne idée.

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Sauf que parfois, vous aimeriez bien que l’on note que vous finissez tard régulièrement parce que vous avez plein de travail et que vous ne voulez pas cacher vos heures supplémentaires comme la poussière sous le tapis. Evidemment, il y a les timesheets, ces fameuses feuilles de temps qui te donnent envie de pleurer quand tu renseignes 43H30 pendant une semaine de 4 jours (j’ai légèrement oublié ma vie privée à un moment…) mais ça fait du bien de temps en temps d’envoyer un mail anodin à 21h pour rappeler que, oui, oui, tu es toujours là (de préférence un mail avec un lien vers un document hébergé sur le serveur en mode « je suis toujours au bureau, même pas j’écris en direct de mon appart ! ». Mais être une bonne salariée dévouée, est-ce vraiment s’épuiser à la tâche ? Je veux dire est-ce qu’il faut vraiment bosser avec quelqu’un qui s’épuise et s’étiole ou quelqu’un qui sait couper quand il faut pour recharger les batteries et revenir le lendemain frais et dispos. Prêt à traiter les mails arrivés tardivement sur sa boîte.

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Un long dimanche de merde

Ca faisait longtemps que le petit lutin farceur qui rend ma vie si drôle ne s’était pas manifesté. En fait, depuis le mois de novembre, il ne m’était rien arrivé de négatif. Tous les trains que j’ai pris pour aller en province (oui, bon, soit l’aller-retour pour Noël quoi) ont été à l’heure, mes colis de Noël arrivés à temps, mon neveu est le plus beau du monde et il est particulièrement éveillé (dit la fille qui a une connaissance des bambins de 0 à 7 semaines à peu près équivalente à zéro). Bref, on peut le dire, ces derniers temps, ça allait bien.

mon_neveu

Alors le lutin, il s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait pas que j’oublie que ma vie était marqué du sceau de la lose. Déjà, le jeudi, ça a commencé à sentir un peu le pâté. Désirant rentrer chez moi après une soirée avec Anaïs, j’avais le choix : le train, le bus ou la marche pour 25 mn. Au vu de la douceur tropicale de ce mois de janvier et de mes doigts qui menaçaient de tomber, j’ai été courageuse : le train. J’arrive sur le quai : 10 mn d’attente. Bon… Au bout de 10 mn “oui, en fait, le train a 17 mn de retard…” Putain mais ils pouvaient pas l’annoncer plus tôt ? Je cours vers le bus et le rate de peu (merci donc l’annonce tardive). Prochain bus ? 25 mn. Bon ben je vais rentrer à pied. Je me suis juste gelée le cul 10 mn pour rien. Et jeudi dernier, il faisait vraiment mais alors vraiment froid…

Grand-froid

Revenons à dimanche. Je me lève fiévreuse, merde, merde. Je me traîne un peu et décide de rentabiliser la journée en lançant une machine. Je vaque à mes occupations quand on sonne à ma porte. Tiens ? Vu que j’entretiens des relations de politesse cordiale mais sans plus avec mes voisins, je suis un peu étonnée. Ah tiens, mon voisin du dessous “heu oui ça coule…”. Heu ? Je tends l’oreille et entends comme un bruit de cascade dans ma salle de bain. Cascade, salle de bain, ça sonne pas très bon. Je coupe aussi sec ma machine et effectivement, c’est la cata : j’ai 3 cm d’eau derrière la machine et ça se répand vite cette saloperie. Je sauve ce que je peux (4 magazines Closer ont rendu l’âme), commence à écoper. Je vous rappelle que je suis fiévreuse… Je finis par brancher mon aspirateur (au fil court donc j’ai prié pour pas faire une Claude François) et j’aspire l’eau. Vive les aspirateurs sans sac. Au bout de 20 mn, j’ai sauvé les meubles, ne reste qu’un peu d’eau. Et j’ai une furieuse envie de pleurer. Oui, quand je suis malade, j’ai tout le temps envie de pleurer. Résultat des courses : 4 magazines morts, des fringues qui n’ont pas essoré mais qu’on va étendre quand même en espérant qu’elles puent pas trop l’humidité, une prière pour ne pas avoir déclenché un réel dégât des eaux chez le voisin (ça ne serait que la deuxième et déjà à cause de la machine, oui).

degat-eaux

Donc à l’heure actuelle, je n’ai plus la possibilité d’utiliser ma machine et le lavabo que de façon parcimonieuse (pour se laver les dents, en gros). Amis, je vous expose le problème, des fois que certains touchent un peu leur bille en plomberie et souhaitent me filer un coup de main. J’ai fait changer le bidet par la machine à laver (au black). Le lavabo et la machine à laver ont la même sortie d’eau (pas les toilettes et la baignoire). J’ai toujours eu un léger problème de refoulement l’eau de la machine étant régulièrement rejetée mais j’avais réglé le problème en rajoutant un coude au tuyau histoire de pousser l’eau vers le bas et mis une petite bassine sous l’arrivée d’eau pour recueillir le surplus. La semaine dernière, j’ai effectivement noté que l’eau du lavabo tombait parfois dans le récipient sous l’arrivée d’eau. Pensant à un bouchon, j’ai hier soir mis du desktop puis ai fait couler de l’eau dans le lavabo. Tout est parti aussi sec dans le récipient avec l’odeur d’ammoniac du déboucheur. Donc l’eau circule bien dans le tuyau entre le lavabo et la machine mais ne s’évacue plus. Si quelqu’un a une idée… (autre que faire atterrir le tuyau d’arrivée de la machine dans la baignoire, il est pas assez long).

lavabo-machine

2013 me salue bien bas. Pétasse !

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J’ai testé pour vous la naturopathe

Les plus attentifs d’entre vous auront noté que j’ai pas eu une patate d’enfer le mois dernier. Pour tout vous dire, après 3 mois d’une relation idyllique à base de pioupiou les petits oiseaux, l’oiseau s’est retrouvé un bon matin sans ailes. Le pourquoi reste un peu fumeux mais après quelques mois à collectionner les grosses baffes avec élan dans ma gueule, je me suis sentie un peu démoralisée. Le Tiger va avoir besoin d’aide.

J’ai d’abord pensé aller voir un psy, j’ai demandé le numéro à une amie et… Rien. Je n’avais rien à lui dire au psy, je savais même pas pourquoi l’appeler, ma seule récrimination étant que « putain bordel de merde, j’en ai marre d’avoir la lose » mais à part me dire que tout est question d’éclairage (ce que je sais déjà) y avait rien de plus à dire. Donc payer pour des choses que je suis déjà capable de dire, bof…

Et puis Anais a agi. Lors de la Parisienne, elle m’avait parlé d’une naturopathe que consultaient deux de ses amies et je lui avais répondu que j’étais potentiellement intéressée. Alors que j’étais en plein week-end « je ne veux voir ni parler à personne », elle m’envoie donc les coordonnées de la naturopathe. Action, réaction, je prends rendez-vous.

1er rendez-vous. Elle me fait asseoir à son bureau et me demande pourquoi je suis là. Je lui résume les marasmes 2011 et 2012 (oui, finalement, 2012 est une année bien pourrie aussi). Elle me pose des tas de questions sur ma famille, les morts qu’il y a eues, les suicides… Elle est étonnée par ma lucidité sur moi-même, sur le fait que je sais mettre des mots sur mes maux. Bref, je sors de là avec une violente envie de pleurer tant ma vie, c’est de la merde.

2ème rendez-vous, je suis enrhumée, j’ai rendez-vous pour une « thérapie identitaire ». En somme, beaucoup de mes angoisses ne sont pas les miennes et je dois m’en débarrasser. De ça et de ma superstition qui m’empoisonne. Du genre celle qui dit que je peux pas être amoureuse en amour et au travail en même temps. Mais c’est pas ma faute si chaque embellie professionnelle se déclenche relativement en même temps qu’une rupture. À la limite, l’inverse, on peut se dire qu’en période « pioupiou les oiseaux, ce mec est top ! », l’amour peut entraîner des étourderies au boulot donc une (relative) crise professionnelle. Bon, bref, stop la superstition, donc. Elle me fait des massages du ventre et de la tête. On définit sur quoi je dois travailler, elle écrit ça sur un bout de papier et me malaxe. « Le corps accepte le message mais pas votre tête ». Elle fait chier ma tête. Mais à force de manipulation , ma tête a arrêtée de faire sa maline. « Ah Ben je suis contente, vous avez très bien réagi en fait ». Oui…euh… Je sais pas, j’avais jamais tenté alors bon… »

3ème séance, j’ai enfin repris les rênes de ma vie et je vais mieux « bon, on reprend pas rendez-vous, vous n’en avez plus besoin là ». Le Tiger is back ! Je reste toujours la première étonnée de ma faculté à rebondir et à me relever. Je suis la femme-ressort.

Que retenir ? Que je suis faite pour être heureuse, c’est ma nature. Que je dois arrêter les mecs dépressifs et/ou déséquilibrés (mais le dernier, il m’avait pas prévenue !). Qu’il ne faut pas donner à ses enfants des prénoms ayant appartenus à des gens de ma famille… Ce qui est un peu dommage parce que dans le roman que je lis, y a un Vitia, prénom que je trouve super mais c’est le diminutif russe de Victor… Prénom de mon grand-père. Et surtout, surtout… Que je dois arrêter d’être superstitieuse. Moi aussi, je peux être heureuse en amour et au travail.

Est-ce que ça m’a fait du bien ? Oui, carrément. L’histoire ne dira pas si je suis sortie de ma sale déprime par ses soins ou parce que j’ai fait ce que je sais faire de mieux (me bouger les fesses). Néanmoins, je ne sais pas si c’est lié, mais l’eczéma qui me rongeait le pied depuis 2 ans est en pleine régression. Puis ça m’a donné beaucoup matière à réflexion, des tas d’idées d’articles, donc.

Ça tombe bien, ma plume est revenue !

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Ma belle robe de princesse

Quand vous demandez à une femme ce qui la fait rêver dans la notion de mariage, vous entendrez assez rapidement parler de la robe. Non mais vous croyez qu’on a tous les jours l’occasion de porter une robe de princesse ? Non, on n’est pas des people, on n’use pas les red carpets donc pour nous, femmes anonymes, le mariage est l’occasion ultime de porter une robe de rêve. Mais comme toute princesse, avant le happy end, on va en chier.

D’abord, on bave sur les magazines de mariage en cherchant une idée un peu précise de ce que l’on veut. Non, trop meringue. Trop strassée. Trop pouah ! Le problème avec les robes de mariées, c’est que quand on commence à réellement se pencher dessus, on se rend compte qu’on n’en aime à peu près aucune. Surtout que la robe, c’est comme le repas de mariage, tu sais que c’est là que les mauvaises langues vont se défouler.

Mais cessons de rêvasser sur papier glacé et franchissons courageusement les portes d’une boutique dédiée. La vendeuse dévouée (au prix de la robe, c’est la moindre des choses) va devenir tout à tour votre meilleure amie ou votre pire ennemie, selon les robes dans lesquelles vous allez vous glisser. Car n’oublions pas que l’immense majorité des femmes sont… complexées ! Elles ont la pression, elles devront être canonissimes le jour J et cette robe, là, elle souligne trop mon bide mou ou mes bras gras. Quoique, parenthèse fielleuse, ayant bossé pour des sites féminins, j’ai vu quelques albums de mariage où les bras gras s’étalaient fièrement par dessus une robe bustier TRES (trop) serrée… Bref, va falloir trouver une robe qui nous magnifie et qu’on portera avec fierté le jour J.

Sauf que la robe de mariée, on vous a un peu survendu le truc. Souvenez-vous dans Sex and the City quand Charlotte cherche sa robe, elle en refuse une demi douzaine quand on lui en présente une nouvelle et là, elle saisit la main de son styliste de mariage (?) et s’écrit : c’est elle ! En vrai, aucune robe ne vous frappe d’évidence, vous allez en enfiler des tenues en vous disant que sur celle-ci, vous aimez bien le perlé mais préférez la forme de celle là mais sans les trois tonnes de tulle parce que faut pas déconner non plus… Bref, rien ne sera évident, sachez le.

Pendant ce temps, la vendeuse trouve que tout vous va, même cette robe qui vous boudine atrocement et transforme vos bras en gros boudins informes (oui, pardon, je bloque sur les bras), souligne tellement votre bide qu’on va croire que vous allez vous marier et accoucher dans la foulée, sans parler de vos seins tellement compressés qu’ils risquent de surgir de la robe à tout moment. Ca ferait certes une histoire très drôle “et tu te souviens, le mariage de Nina, quand ses seins ont sauté à la figure du maire, rohohohoh !”. Oui, non, hein… Bref, la vendeuse est là pour vendre, elle s’en fout que vous ayez la distinction d’un petit rôti prêt à être enfourné, et vous commencez à sentir monter l’envie de pleurer. Remboursez le conte de fée !

Mais l’horloge tourne, le mariage approche et on n’a jamais vu personne se marier en paréo (sauf Pamela Anderson mais veut-on vraiment faire quelque chose comme Pamela Anderson ? A part se taper Kelly Slater, je veux dire). Ou alors vous allez vous marier sur l’Ile du Levant, tout le monde à poil et on n’en parle plus. Pour le coup, vous allez faire pas mal d’économie, les amateurs de tout nu se comptent sur les doigts de la main et vous économiserez les beaucoup d’euros que coûte la robe. Mais votre conscience, aka votre mère qui vous a gentiment accompagnée, vous rappelle à l’ordre et finalement, vous prenez la robe qui vous sied le mieux. En vous promettant mentalement de vous mettre au régime dès le lendemain. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines, non, non…

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Mon cher fœtus en cuivre

Ou : là, de suite, je regrette mon stérilet.

Il y a 2 mois, ma mère qui vit aussi sereinement l’idée d’être grand-mère que moi d’être mère me proposa d’aller chez le gynéco poser un stérilet. Mais super maman, allons y! Donc opération gyneco. Et voilà comment nos destinées ont été liées. Désormais, tu es mon fœtus en cuivre.

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Quelle idée de te nommer comme ça mais un fond, regarde : tu niches peinard dans mon utérus qui, je suis sûre, est très confortable et surtout, grace à toi, je découvre la joie des symptômes de grossesse. Sans la période où les hormones me font une peau et des cheveux sublimes et à la fin, au bout de 3 ans, pas de bébé, tu finis à la poubelle.

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Mais sinon, je suis bonne : nausées matinales, vertiges, grosse fatigue, irritabilité, hypersensibilité qui me fait pleurer pour rien, mal au dos et au bas des reins. J’ai même la modification des goûts alimentaires, je mange des tomates crues maintenant dis donc. A dire vrai, tu ne serais pas là et j’aurais eu un rapport sans capote (ou capote percée) depuis que tu as été posé, j’aurais fait un petit pipi sur un clearblue. Mais bon, là, si je suis enceinte, je m’appellerai Jésus parce que bon…

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Et puis je sais que je ne suis pas enceinte puisque j’ai mes règles. Depuis une semaine. Une semaine entière ! En fait quand on m’avait dit que j’aurais des règles plus abondantes, j’avais pas compris que ça s’étalait dans le temps. Et comme j’ai mes règles tous les 23 jours grace à toi, j’ai la sensation de les avoir en permanence et je te promets que c’est pas une sensation que j’aime. Le seul avantage de cette histoire, c’est que j’ai AUSSI la libido d’une femme enceinte, tout n’est pas perdu… 

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Alors tu vois, foetus, je t’en veux quand même un peu. D’abord parce que ça fait une semaine que je suis très irritable, que je me donne envie de pleurer pour rien, que je suis plus molle qu’une guimauve abandonnée en plein soleil et je me demande pourquoi, oh oui, pourquoi, tu me fais ça. Si je t’ai implanté en moi (enfin, je, c’est le gynéco mais tu comprends l’idée), c’est PRECISEMENT pour éviter ce genre de désagrément. En plus, je sais pas si tu sais mais je suis un peu en période d’essai et la version zombie neurasthénique de ma personne n’est pas vraiment l’aspect le plus valorisant que je souhaite présenter.Alors écoute moi Gudrun (oui, je te personnalise à mort et comme tu me fais souffrir, je te file un prénom ridicule car, ah, c’est moi la chef !), tu vas te calmer maintenant. Parce que non, je vais pas retourner en pleurant chez le gynéco pour qu’il te fasse sortir de là. Tu y es, tu y restes. Tu n’imagines pas le nombre de personnes qui aimeraient être à ta place (phrase étrange…) alors tu t’installes peinard et tu te fais oublier. 

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Y a des moments, j’en viendrais presque à penser que la méthode Ogino a tout de même quelques avantages. Evidemment l’inconvénient majeur, c’est que ça ne marche pas. Groumpf

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PS : Je remercie au passage Galliane qui m’a rassurée mercredi quant à mon état, ça peut mettre jusqu’à trois mois avant que mon corps s’adapte au stérilet et mes symptômes sont on ne peut plus normaux. D’ailleurs, si on tape stérilet et symptômes grossesse sur google, on peut constater que ça arrive tout le temps. Ouf ! Et pour celles qui s’intéressent à la question, j’ai un DIU en cuivre, pas d’hormones donc. Ma furie hormonale n’est donc due qu’à mon seul corps.

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Comment je me suis faite attraper par Avatar

Ce week-end, mes parents sont dans la capitale et au vu du magnifique soleil qui nous fait l’honneur de sa présence, nous sommes allés au cinéma. Il faut préciser que la seule qui va au cinéma plus d’une fois par an, c’est Alice avec son Anthony vu qu’ils ont des tarifs hyper préférentiels, pompier oblige.  Je n’étais pas allée au cinéma avec mes parents depuis le visionnage du film Les visiteurs (premier du nom). A l’époque où Clavier ne me faisait pas furieusement penser à Sarkozy vu qu’à l’époque, Sarkozy, on ne savait pas trop qui c’était. Une autre vie, en somme.

christian clavier et nicolas sarkozy

Nous voici donc au cinéma, on arrive à trouver les 5 dernières places côte à côte, quasi devant. En arrivant dans la salle, je me fous intérieurement de la gueule d’une nana qui a des lunettes de soleil sur la tête mais je découvre ensuite que ce sont les lunettes 3d. Moi, de la 3d, j’en ai plus vu depuis 1992 au Futuroscope et les lunettes ne ressemblaient pas à ça. Bref, des gens se prennent en photo dans la salle avec leurs lunettes. Je repense à l’article de Keira : il y aura un avant et un après. Sans doute même si Avatar n’est pas le premier film 3D à passer au cinéma.

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Etant de relative bonne humeur, je n’avais pas envie de ne pas aimer pour ne pas aimer. J’avais un peu peur de l’aspect neuneu de l’histoire, je n’aime pas les histoires d’amour linéaires ou presque mais j’avais décidé d’en faire abstraction. Car je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais j’ai une fascination pour les univers virtuels, la 3D animée, ces paysages oniriques… A une époque, j’avais même ambitionné d’apprendre (seule évidemment, moi warrior, moi pas peur) à utiliser 3d studio max, j’ai plein de livres dans ma bibliothèque sur le sujet. Après m’être procuré le logiciel, je l’ai installé, j’ai crée un petit cochon (enfin, il était petit cochon que d’un angle de vue. Si on le tournait, il devenait un étrange amas de formes) et je ne m’en suis plus jamais resservi. Dans ma prochaine vie, je maîtriserai la 3d (ou je serai fleuriste).

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Donc ma passion certaine pour ce genre de création artistique ne pouvait qu’être un gros point positif. Et ce le fut. J’ai été emballée par les décors, par l’univers de Pandora. Je n’aurais pas eu quelques soucis de digestion grâce à un tartare du pêcheur particulièrement chargé en échalotes, je crois que j’en serais restée bouche bée. L’effet 3d nous projette dans cet univers. Oui, je me suis faite attraper par l’histoire même s’il était facile d’en deviner la suite et la fin. Même si le personnage du méchant général m’a gonflée dans sa caricature « ouais, bonne journée, j’ai tué plein de Na-vis, rentrons à la base bouffer un bon steack ! » et surtout à la fin, quand il survit à 150 trucs et qu’il ne crève jamais. Ca m’a aussi légèrement fatiguée de voir Michelle Rodriguez dans son propre rôle, la GI-Jane un poil virile. Cette fille peut-elle jouer un autre rôle ? J’ai la sensation que non.

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Bref, même si j’ai légèrement grincé les dents sur ça, pour le reste, j’ai été à fond. Lors de la bataille finale, j’avais même un peu envie de pleurer (signe indéniable que j’ai déjà besoin de vacances et que je n’en ai plus). Et des fois, ça fait un peu de bien d’être juste prise dans une histoire, alors même qu’on en voit les grosses ficelles, alors même qu’on sait ce qu’il va se passer et qu’on pense parfois à Titanic quand on voit la construction du film. Sans doute qu’hier, j’étais dans le bon contexte. Et surtout, je me dis qu’on assistait là à la naissance d’un nouveau genre. Sans doute que dans quelques années, quand le genre sera établi, on rigolera un peu des effets scéniques un peu trop abondants, des perspectives à la japonaise (détail au premier plan pour créer la profondeur de champ) mais faut bien que quelqu’un se lance.

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En tout cas, chapeau Cameron. En attendant, je vais consulter des catalogues de vacances, ça va me détendre.

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Les délices de la régression

Comme vous l’avez sans doute remarqué, en ce moment, je suis pas trop à la fête au boulot. Faut dire que ma lose habituelle semble pleinement s’épanouir depuis que j’ai ce poste, on a les pire problèmes techniques. Genre une fois on a eu un méga bug, l’hébergeur technique nous a expliqué qu’il y avait une chance sur un million que ça arrive. N’empêche qu’on aurait pu finir par mettre la clé sous la porte avec ces conneries, c’était quand même bien la merde.



Bref, je vis avec la loi de Murphy comme compagne. Curieusement, je finis par m’y habituer. En fait, avec ce nouveau boulot, je me découvre des trésors de patience totalement insoupçonnés. Bon je ne dis pas que, des fois, j’engueule pas copieusement mon pc, seul truc sur lequel je peux verbalement me défouler. Mais d’autres fois, je me contente de pincer le haut de mon nez, de souffler très fort et de me lever avec grâce en proposant à Isadora « On va fumer une clope, là ? ». Ou je vais faire pipi. Bref, je sors trente seconde de mon environnement, ça va de suite mieux. De toute façon, que ce soit un client ou un truc informatique qui me cherche (je rappelle que j’ai quand même cassé mon disque dur fin juillet), à part crier dans le vide, y a pas grand-chose à dire. Oui, la vie n’est pas la même quand on est du côté prestataire, aussi.


Vendredi, j’étais donc au bord de je ne sais trop quoi, mélange d’épuisement, vague envie de pleurer, marre d’entendre mon nom prononcé toutes les 30 secondes car y a un problème sur ça, puis ça, puis ça et tiens, là aussi… Je fais face, je reste forte même si mon collègue commence à me dire de faire attention à moi, de me protéger. Pas de souci, je m’accroche à l’idée que ce week-end, je vais dormir, glander, avoir la paix. Et tant que j’y suis, je vais faire dans le régressif. J’aime le régressif, ça me rappelle une époque pas si lointaine où j’avais ma maman pour me bichonner le week-end ou quand j’ étais malade. Alors, direction Monoprix et on y va : un paquet de coquillettes et du Kiri. Oui, le truc qu’on mangeait petits. Enfin, moi, j’ai découvert les kiri, j’avais 16 ans car ma maman trouvait ça dégueulasse. Je suis plus de  la secte Babybel, moi à la base (je les aime toujours mais juste très frais. Tièdes et mous, je les déteste). Mais là, j’avais une irrépressible envie de coquillettes au kiri parce que j’ai l’impression d’avoir 8 ans quand j’en mange et y a des jours, je me dis qu’avoir 8 ans, c’est quand même super bien. Parce qu’une fois les devoirs faits (je les faisais toujours le dimanche), quel pied ! Je pouvais aller jouer au tennis contre le mur de l’immeuble ou au volley, aller jouer avec les voisines et faire des potions magiques ou jouer avec mes playmobils dans ma chambre. Oui, tu vois, quand on était petites, avec les voisines, on aimait bien faire des potions, ça consistait à prendre de l’eau et à y faire infuser de l’herbe, des feuilles, plein de trucs qui traînaient par terre ou dans les arbres. On trouvait ça trop bien. Je te dis pas toutes les saloperies qu’on a dû avaler…


Bref, ce week-end, j’ai régressé. J’ai dû dormir 24h tout cumulé, j’ai mangé des coquillettes au kiri, j’ai délicieusement glandé, regardé la télé (et dormi devant). J’ai lu que des magazines, Nabokov attendra la semaine. D’ailleurs, à propos de Nabokov, je suis en train de lire Ada et je me pose une question. Le style Nabokovien est-il bien plus lourd dans ce roman ou est-ce le traducteur qui n’est pas bon ? Parce qu’il me tombe un peu des mains, Ada. Mais je viens de commencer, voyons un peu ce que donnera la suite. Enfin, si j’en crois Wikipedia, c’est bien Nabokov qui s’est un peu trop stylistiquement éclaté pour le coup. Mais Wikipédia n’est pas forcément source de vérité absolue.


Tout ça pour dire que j’aime mes petites régressions du week-end, je me suis même fait un grog samedi soir pour faire comme si j’étais à la maison et que ma maman me bichonnait. Et du coup, je repars reposée (tu m’étonnes, avec tout ce que j’ai dormi) et plus battante que jamais… Et ce au moins jusqu’à mercredi !

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Résolution 385 : équilibrer ma vie

Si je liste tous les moments de ma vie où je prends des résolutions, il y en a au moins 3 : le nouvel an, mon anniversaire et la rentrée. Mais en fait, y en a en moyenne 52, ça s’appelle le dimanche soir, là où je me dis « demain, je reprends ma vie en main ». Ce que je fais très rarement. Pour preuve : avant-hier soir.

Depuis 6 mois maintenant, j’ai changé de boulot et depuis tout ce temps, je cours après le temps et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Le problème de la vie en agence, c’est qu’on ne sait pas ce qu’il va se passer. Il y a des matins, j’arrive, je n’ai pas grand-chose à faire et ça va être comme ça pendant trois jours. Et tout à coup une urgence tombée de nulle part et faut cravacher. Sauf qu’en cas d’urgence, la journée se termine vite à 20h, 20h30. Et encore, je pourrais toujours rester plus tard mais je me force à partir. Mais voilà, force est de constater que quand on part à 20h ou plus tard, la soirée est sérieusement amputée. Le temps de rentrer, de manger… il est 22h. Et des journées de 10, 11h (10h si on enlève la pause déj, en fait), ça vous fatigue une Nina. Non parce que longtemps, j’ai cru que ma moindre endurance venait de mon changement d’âge (29 ans, le seuil de la trentaine) mais non, je suis con,
ça vient du boulot.

Alors non, je ne suis pas là pour jouer les Cosettes et me plaindre, non, non, non. Ce boulot, je le voulais, je l’ai eu et puis si on considère que mon papa, du haut de ses quasi 60 ans, part le matin à 7h30 pour rentrer le soir à 20h ou qu’Anthony fait des gardes de 72h non stop, bon voilà, elle se tait la Calimerotte. Ceci étant, si je sais que je ne suis pas la plus à plaindre, ce n’est pas pour autant que je dois me laisser faire. Parce que le secret d’une vie réussie, c’est l’équilibre, si vous voulez mon avis. Là, c’est pas compliqué, les
soirs où je rentre chez moi tard pour des raisons purement professionnelles, j’ai envie de m’asseoir dans un coin et de pleurer. Pas de tristesse, juste pour me détendre, me soulager, faire de sortir de moi le stress de la meilleure façon qui soit (le premier qui fait une remarque scatologique au sujet de sortir les choses de soi sort). Y a des soirs, je me couche direct, sans passer par la case dîner, ordi, lecture, rien. Je m’allonge « 5 mn », je me réveille vers minuit et n’ayant aucun besoin vital manifeste (comme manger, boire ou se vider mais aux toilettes, là), je reste au lit jusqu’au lendemain matin.

Du coup, j’ai l’impression de ne plus réellement vivre. Oh, j’ai une vie sociale, hein, très active d’ailleurs, mais tous mes projets personnels sont au point mort et ça ne va pas du tout. Parce que je sais que mon taf, là, je compte y rester un long moment mais j’ai du mal avec le concept de stagnation, faut que je progresse ailleurs. Sauf que là, entre le boulot, le sport et la vie sociale, il me reste juste le temps de dormir et d’expliquer aux 10 personnes que je n’ai pas eu le temps de voir que, non, je ne leur fais pas la gueule mais là, c’est juste pas possible.

Seulement, j’ai beau me dire que je vais faire des efforts pour faire des horaires normales, j’ai beau me dire ça tous les jours, m’indigner à grand coup de « non mais ça suffit ! », pas plus tard qu’hier soir, j’ai joué les prolongations jusqu’à 20h. Mais que faire ? Y a des moments, partir tôt, c’est refiler le taf aux collègues qui, eux, partiront plus tard. C’est, en gros, ne pas assumer ses responsabilités.

Mais j’y crois à mes journées de 9h30-19h, j’y crois ! Tout n’est question que de volonté (ou pas)

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