Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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La discipline de l’écriture

Pour que la vie me soit plus douce et demain toujours un peu exaltant, j’aime avoir des projets. En ce moment, par exemple, je cuisine, je tricote, je couds. Un peu tous les jours, je vois le chemin se dessiner vers l’accomplissement de mon projet. Et je cherche à appliquer cette même discipline du “un peu tous les jours” à l’écriture, afin de réellement faire avancer mon aventure éditoriale. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Machine à écrire, papier et crayon, ambiance rétro

J’ai une obsession du chiffre et de la to do list. En début d’année, je m’étais fixée une liste de tâches quotidiennes à effectuer pour avoir une vie très réussie : écrire un article par jour (pour les vingtenaires mais aussi pour des projets annexes genre “Nina feels good”, le truc dont je parle tout le temps mais qui n’existe toujours que dans ma tête), faire mes exercices duolingo (faut que je m’y remette, j’y ai pas touché depuis mai, je crois), monter 20 étages par jour (oublié aussi alors que je les tenais), faire mes 10 000 pas, traqués par mon fidèle bracelet Jawbones… Et écrire 1500 mots par jour sur mes romans divers et variés. Beau programme, hein ? Autant vous dire que je n’ai jamais réussi à tout faire, essentiellement parce que pas mal de mon temps est occupé par mon travail, mon mec et des fois, je dors aussi. Si j’arrive à peu près à écrire pour nourrir ce blog, côté écriture de roman, ce fut un flop retentissant.

échec reine renversée sur un damier

J’envisageais alors l’écriture comme un sport, quelque chose à pratiquer de façon régulière pour parvenir à ses fins. J’ai beau adorer le sport, il y a des jours où, sur le coup, je n’ai pas forcément très envie de me lancer. Typiquement, la piscine. J’adore l’eau, j’adore nager, je pense que ceux qui me lisent depuis quelques années s’en sont bien rendus compte. Mais la piscine est froide, quand même (surtout quand on baisse la température de 1 degré pour faire des économies d’énergie. Pour nager, une eau pas si chaude est mieux mais pour y entrer, il faut faire preuve de courage et d’abnégation, voire d’un peu de folie) et leur sèche-cheveux pourris ne sèchent rien du tout, je vais choper la crève et je n’ai pas trop le temps d’y aller finalement… Bref, j’ai un bon gros chapelet d’excuse pour ne pas y aller, pour baigner dans ma démotivation. Et pourtant, une fois que j’y suis, que je sens l’eau glisser sur mon corps en plein effort, je suis contente d’y être allée. Du coup, pour l’écriture, ça doit fonctionner pareil, non ? Une fois le starter mis, ça devrait glisser tout seul.

ecrire au quotidien, une discipline - carnet page blanche et stylo

 

Mais est-ce une si bonne idée de se forcer à écrire ? L’idée de ce rythme pas si effréné était d’avancer dans le récit, quitte à reprendre plus tard pour relever le niveau les jours où j’ai écrit avec les pieds. Ca me rappelle une anecdote d’ailleurs. Quand j’étais en 4e, la prof nous avait demandé d’écrire un petit roman, j’ai déjà dû en parler trente fois sur ce blog, je crois. Si j’avais hérité d’un magnifique 16 (et ce même si je soupçonne la prof de s’être un peu moquée de moi quand elle a dit que mes dessins avaient un style… Sans mentir, c’était franchement laid mais dans le style très naïf et enfantin), quelques passages avaient été soulignés de rouge, la prof soupirant un peu d’une pauvreté soudaine de vocabulaire. C’était notamment le cas au moment où mes personnages entrent dans une chapelle secrète ou je ne sais plus quoi (j’avais 14 ans, je ne me souviens pas de tout) et la description ressemblait à peu près à ça “pia pia était pia pia était pia pia étaient pia pia était”. Oui, il devait y avoir une promo sur le verbe être le jour où j’ai écrit ça… Ou alors, j’ai écrit ça un jour de non inspiration mais où je n’avais pas le temps de niaiser car le rendu était proche. Et point de réécriture car j’ai tout écrit à la main (en 1994, je ne devais pas encore avoir d’ordinateur à la maison… Pourtant, je devais bien avoir une vieille machine à écrire, mmmm…j’étais peut-être juste maso). Bref : plus tu te forces, plus c’est atroce.

Jeune femme énervée froisse une feuille de papier devant son ordinateur

Oui ok mais du coup, on va abandonner direct le rêve éditorial parce que… Ben parce que mon emploi du temps, il s’en fout des bonnes vibes de mon inspiration. Il y a des jours où je crève d’envie, littéralement, d’écrire… Sauf que ça tombe comme de par hasard le jour où je suis blindée de taf, que j’ai une reco à rendre impérativement et que l’excuse “pardon de ne pas avoir tenu les délais mais j’avais besoin d’écrire”, ça ne fonctionne pas. Déjà que ces jours là, t’es limite obligé d’avaler un sandwich devant ton écran au lieu d’aller à la cantine pour prouver ton abnégation, hein… Donc si je veux écrire de façon régulière, je dois choisir d’écrire en fonction de mon temps libre plutôt que de mon inspiration, histoire d’être sûre d’avancer un tout petit peu ? Oui. Et j’ai même un nouveau jeu qui va me permettre d’y arriver, je vous raconte une prochaine fois…

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Cherche routine désespérément

Oui, je fais une pause dans mes articles politico-vénères mais ça va revenir, vous inquiétez pas. 21 mai 2016, me voici sur la terrasse de notre appart de couple, on a posé tous nos cartons un peu partout et la meilleure amie de Victor me dit “ohlala vous allez kiffer même si ça met un peu de temps à trouver le rythme”. Je souris en hochant la tête, me disant qu’une fois les cartons rangés et les menus travaux faits, ça allait rouler, ma poule. 3 mois plus tard, je désespère : vais-je enfin réussir à mettre une routine en place.

femme débordée post it

Il y a eu un grand changement dans ma vie : pour la première fois depuis 5 ans, je ne vis pas à une demi-heure à pied de mon travail. Bon ok, de septembre 2014 à juin 2015, je prenais le métro pour 3 stations mais dans le sens inverse de la foule donc j’avais toujours toute la place qu’il me fallait. Désormais, j’ai 45-50 mn de trajet porte à porte. Pas la mort, y en a qui ont bien pire mais ça me rajoute 30 mn de trajet par jour… minimum puisque je suis légèrement prisonnière des aléas de la ratp/sncf. Non parce que quand je chemine à pied, si je suis en retard ou que je mets plus de temps que d’habitude, je suis la seule fautive. Là, entre les incidents d’exploitation, les signaux d’alarme tous les deux matins, les travaux, les grèves ou tout simplement les grilles d’horaires un peu mystérieuses (3 RER ou métros qui se suivent à deux minutes d’intervalles puis tout à coup, plus rien, va savoir pourquoi). Alors comme je suis quelqu’un de résolument optimiste et pratique, je vois dans ces trajets à rallonge l’occasion de lire et vu mon planning serré, y a du boulot. Bon, dans les faits, je fais les ⅔ du trajet avec Victor matin et soir (oui, on s’attend au croisement de nos chemins, est-ce que c’est pas adorable ? Faudra que je vous fasse un article sur comment on est devenu ce couple insupportable) mais vu qu’il va changer de locaux d’ici un mois, nous ne prenons plus les mêmes transports donc j’aurai désormais 45 mn pour lire et 45 mn pour écrire.

une femme utilise son smartphone dans la rue

Parce que, oui, j’ai beau tourner et retourner le truc dans tous les sens, je n’arrive pas à dégager de temps pour mes projets persos. Et projets avec un petit p, s’il vous plaît. Dans mes rêves parfaits, mes journées donneraient à peu près :

– 8h30, partir de la maison

– 20h, retour à la maison

– 20h15-20h45 : sport at home (j’ai un vélo elliptique qui n’a JAMAIS servi)

-21h30 : dîner et matage d’une série

-22h30 : écriture

-23h30 : lecture au lit

-Minuit : extinction des feux

femme qui dort avec son ours en peluche

En vrai, ça donne : retour à la maison vers 20h30 parce qu’on traîne en route pour chasser des Pokemons (oui, on joue toujours), apéro-échouage sur canapé jusqu’à 22h, cuisine de 22h à 22h30, dîner vers 22h30-23h, échouage au lit vers minuit. Pas de sport, pas d’écriture, même pas de tricot devant une série ou un film (oui, ça fait partie de mes projets aussi parce que ça me détend). Et puis en plus, ça, c’est pour les soirs où on ne sort pas. Parce que le lundi, c’est salle de sport donc je rentre à 23h, le mercredi, des fois, j’ai foot (oui, je fais du foot avec ma boîte maintenant, unbelievable (même moi, j’y crois toujours pas)), le vendredi yoga

femme en position de corbeau au yoga

J’ai réussi à tenir le corbeau une demi seconde vendredi, je suis fière de moi

Et je sais que la réponse à la question est simple : la routine. Je dois intégrer ce qui me manque à ma routine. Alors j’essaie de voir. Et si je cuisinais à mort le week-end pour n’avoir qu’à réchauffer de bons plats maison en semaine (je suis actuellement au régime donc tout ce qui est industriellement préparé, c’est mort de chez mort) mais passer le week-end à cuisiner, c’est moyen. J’ai bien un plan pour cet hiver : préparer un gros cake salé le week-end et tous les soirs, c’est soupe maison (légumes préparés pendant le week-end, on a un congel) mais actuellement, la soupe maison, allez savoir pourquoi, ça motive moyen.

soupe au dîner, routine repas

Bref, tout est question de routine et à partir de là, je pourrai lancer mon nouveau projet de blog (ça s’appellera “Nina feels good” à priori), manger sain, faire du sport et même me remettre à Duolingo (oui parce qu’en ce moment au boulot, je peux pas grapiller 10 mn pour m’en occuper, c’est chaud chaud time). Puis préparer notre voyage au Japon pour 2017. AMBITIEUSE LA MEUF !

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Apprendre, c’est tellement cool !

Mon cher moi d’avant

Tu dois te demander pourquoi j’écris alors que j’ai même pas fini mes articles sur le Canada, que j’ai même pas encore lancé officiellement ma série sur les plans cul et que l’actualité est tellement brûlante que j’aurais dû écrire 38 articles dessus ? Alors de 1, je manque de temps (et ça me frustre) et de 2, tu sais rien de la vie, viens pas me donner de leçon. D’ailleurs, c’est aujourd’hui en tant que version de toi pleine de sagesse que je viens te parler de la magie de l’étude et du savoir. Et ne lève pas les yeux au ciel, je te vois! *

etudier

Tu es une chanceuse : ta mémoire d’éléphant et on esprit logique te permettent de récolter de bonnes notes sans bosser. Les devoirs ? On fera ça en 2/2 avant le cours parce que le soir, y a Beverly Hills et Melrose Place, c’est bien plus cool que des exos de maths ou revoir sa leçon d’allemand… Ouais, sans doute mais… Tu es en train de passer à côté du truc le plus cool du monde : apprendre.

apprendre

Je n’ai jamais trop aimé la contrainte. Faire mes devoirs me plongeait dans un ennui abyssal, je ne lisais que peu les livres qu’on nous demandait de lire en français (alors qu’évidemment, 20 ans plus tard, je lis du Stendhal en me disant qu’à 16 ans, j’étais vraiment une dinde) et puis après 8h de cours, mon cerveau criait grâce. Alors sur ce point, je vais avoir du mal à contre-argumenter : récemment, j’ai suivi une formation excel -et je me suis éclatée- mais au bout de 7h de cours, j’étais totalement épuisée. Ce qui donne un bon indice de mon implication intellectuelle dans le travail, tiens… Bref, je m’égare mais apprendre, c’est ultra cool.

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Tu en as déjà un peu l’intuition. Dès qu’un sujet te plaît, tu es capable de lire tout ce qui te tombe sous la main sur le sujet. Genre le théâtre romantique où tu as lu les plus connus au lieu de te contenter de Lorenzaccio que ta prof de français avait choisi, tu avais lu pas mal de profils aussi et de livres qui t’avaient permis de pas mal maîtriser le sujet. Sujet qui tomba d’ailleurs au bac… Mais pour les sections ES et S car les L, nous, nous avions droit à une dissert sur Malraux. Tiens, faudra que je re teste Malraux à l’occase, peut-être que ça passera mieux, qui sait ? Bref, quand un sujet te plaît, tu ne comptes plus les heures passées dessus à te documenter, à écrire. Mais pour le reste….

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Et c’est un tort. Reprenons l’allemand parce que figure-toi que tu vas développer un traumatisme par rapport à ça. Oui un traumatisme, je pèse mes mots. Au bac, ta note relativement basse (11, ce qui me paraît pas mal pour une langue que je n’ai au final jamais comprise et surtout pas maîtrisée) te convaincra de ne plus jamais y toucher. A la fac, ce sera anglais, anglais, anglais… Enfin, QCM en première année, questions sur texte et version avec dictionnaire autorisée en deuxième année puis plus rien. C’est quelque part un peu étonnant que j’ai réussi à garder un certain niveau en anglais juste en lisant quelques livres d’histoire (l’avantage de choisir des sujets de maîtrise sur des pays anglophones) et en matant distraitement des films et séries en VO, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il se dit. Ceci étant, sans vouloir me défendre, j’aurais aussi parfois de sous-titres sur des séries/films français car dès que ça n’articule pas, je ne comprends plus rien du tout. Bref allemand remisé au placard et inconscient qui vient me titiller régulièrement avec ce cauchemar “tu passes le bac allemand et tu as tout oublié”.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Et puis en 2015, une pote, Zénobie, te parle d’un site pour réviser son anglais : Duolingo. Tu te lances d’abord sur l’anglais et l’espagnol (langue que tu n’as jamais apprise à part trois mots enseignés par un papa catalan français mais bilingue, pour le coup) puis voilà l’allemand qui apparaît. Alors tu te lances et tu te rends compte qu’en fait, l’allemand est une langue géniale car on dit TOUTES les lettres. Une fois que t’as compris que “ch” s’écrit “sch” et que tu reconnais les sons avec ou sans umlaut, cette langue est facile : il y a des règles, il suffit de les connaître pour les suivre. Excitée, tu te lanceras par la suite à la découverte du russe et du suédois (sur la version anglaise du site, noeud au cerveau)… mais on va en rester au suédois pour l’instant.

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Apprendre est si excitant. Ca ouvre tellement de possibilités. Il n’est pas dit qu’apprendre le suédois me fera partir vivre en Suède ou que ça m’ouvrira un poste quelconque mais c’est juste un savoir, une ouverture sur une culture. Et je parle des langues mais en ce moment, je me prends de réelle passion pour les statistiques et ce que ça peut ouvrir comme perspective. En ligne de mire : l’économétrie. Je coche les MOOCs qui me tentent, j’essaie de voir comment devenir cette économètre en me demandant comment j’ai pas compris plus tôt que j’étais faite pour ça. Déjà, dès que je peux jouer un peu avec les datas au boulot, je suis ravie, j’essaie de croiser les données dans tous les sens pour en tirer une histoire valable. Je sais maintenant comment trier intelligemment mes données grâce à des formules excel apprises à ma formation et la gestion de tableaux croisés dynamiques. Prochaine étape : maîtriser R, le logiciel de statistiques.

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Alors tu vois, mon moi d’avant, tu chies un peu dans la colle. Ta paresse n’a jamais été un réel handicap mais quand j’y repense, notamment à cette mémoire incroyable, en bossant un minimum, ta moyenne de langue aurait dû être 14-15 facile au lieu du paresseux 11… Ce qui n’aurait peut-être pas changé grand chose à part un élément : cette mythologie que tu t’es construite en te disant que tu n’étais pas douée pour les langues. Si, tu l’es… c’est juste que le poil dans la main que tu as longtemps eu t’as empêché de le remarquer. Et je peux te le dire : à 36 ans (enfin quasi), je m’éclate enfin à apprendre l’espagnol, l’allemand et le suédois. Jag är Nina et… oh ben faut un début à tout !

* Je vire complètement schizo

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Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi

Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même

Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

big-data_cloud

D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

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