Arrival ou la suspension consentie de l’incrédulité

On a des phases, avec Victor genre “tiens, si on allait au ciné”, ce qui fait qu’on y est déjà allés 2 fois en 2017… mais qu’on devrait très rapidement arrêter. Dernier film vu : Arrival de Denis Villeneuve, une oeuvre sur laquelle on est radicalement pas d’accord à l’arrivée et qui nous a occasionné une petite dispute. Car on a un souci avec la suspension consentie de l’incrédulité.

Suspension consentie de l'incrédulité

Je vais d’abord vous pitcher rapidement le film : douze vaisseaux extraterrestres arrivent sur Terre mais on ne sait pas trop ce qu’ils veulent. L’armée fait donc appel à Louise Banks (Amy Adams), très éminente linguiste, pour tenter d’entrer en contact avec eux, et de Ian Donnelly (Jeremy Renner) un physicien. Le film va donc se concentrer sur les liens qui se tissent entre eux et les extraterrestres, des espèces de poulpes géants à sept pattes, appelés donc heptapodes. Ce film est esthétiquement très beau et assez émouvant, j’ai eu la gorge serrée sur les dernières scènes. Car ça parle pêle-mêle de langues, de réaction des Terriens face à ce contact compliqué (avec évidemment le camp des belliqueux incarnés comme il se doit par le camp de l’Est, à savoir Chine et Russie) mais aussi de choix.

Arrival, vue du vaisseau

Le travail sur la brume dans ce film est juste génial

Maintenant, définissons la suspension consentie de la crédulité : dans une histoire qui met en place des éléments difficiles à admettre au départ (genre des poulpes extraterrestres qui débarquent un beau matin), on les accepte à partir du moment où l’univers construit est cohérent. Karim Debbache en parle ici, par exemple. Donc ici, on peut admettre sans trop de soucis cette arrivée extraterrestre vue que c’est une hypothèse qu’on a vu dans de très nombreux films, notamment Independence Day et Independence Day : Resurgence (que j’ai détesté), Signs, la guerre des mondes, E.T., Rencontre du 3e type, X files, etc. Cependant, il faut que le reste du récit fonctionne et c’est là que Victor et moi ne sommes pas d’accord. Attention, spoiler dans le paragraphe suivant.

Amy Adams dans Arrival

Dans Arrival, les extraterrestres utilisent un langage écrit à base de cercles, tracés dans les airs par une espèce d’encre (c’est franchement beau) et je salue une nouvelle fois le travail sur l’esthétique du film. On apprend à mi parcours que chez les heptapodes, le temps n’est pas linéaire comme pour nous mais cyclique et donc qu’on peut naviguer entre présent, passé et futur (même si en l’occurence, le passé ne sert à rien dans cette histoire). Louise, en apprenant le langage des heptapodes, développe malgré elle la capacité de voir le futur et on découvre que l’histoire de sa fille qui nous est présentée en début de film se passe en fait après la fin de celui-ci. Mais le film est conçu comme un palindrome et peut se lire dans les deux sens, le nom du film apparaît d’ailleurs à la toute fin de celui-ci. Quand Louise est forte de ce savoir, elle entrevoit alors une scène du futur où le général chinois qui voulait tout péter lui donne son numéro de téléphone pour qu’elle l’appelle dans le présent et qu’elle lui dise les derniers mots de sa défunte épouse. Et là, craquage de Victor “c’est pas possible, ça crée un paradoxe temporel, c’est nul”, moi “mais non puisque quand il lui parle dans le futur, ils savent comment ça fonctionne et il sait qu’il doit lui parler pour lui donner la clé”.

Amy Adams dans Arrival

J’ai accepté le deal, lui non. En rentrant, je cherchais à quel film ça me faisait furieusement penser et quelques notes d’orgue m’ont donné la solution : Interstellar. C’est peu ou prou le même dénouement : un élément du futur qui influe sur le passé pour lancer l’intrigue, deux points du temps solidement imbriquées… et j’avais pas aimé Interstellar, même si je ne m’étais pas offusquée de ce loop temporel. On est dans la base même de terminator également : si John n’avait pas renvoyé Kyle dans le passé, il n’aurait pas existé… Ok mais la première fois que l’histoire s’est déroulée ? Ah ben non : Skynet n’existe que parce que le Terminator avait été renvoyé dans le passé mais du coup, s’ils arrivent à supprimer tout le matériel de base servant à Skynet pour devenir ce qu’il est (ce qui est censé se passer dans le 2), John devrait dès lors disparaître puisque le futur a changé et que son père ne reviendra jamais voir sa mère  dans le passé ? Un peu comme dans Retour vers le futur où en modifiant le passé, Marty met en péril son présent…

Terminator 2 : Sarah, John et le terminator

Du coup, je me demande : à quel moment tu peux sortir d’un film et être écrasé par l’aspect pas crédible du truc, même si tu as accepté le fait qu’on t’embarquait dans un univers pas vraiment réaliste ? On a peut-être pas tous le même prisme de lecture. Je me rends compte qu’en général, je réagis par empathie : quand un personnage fait un truc con ou illogique, ça me fait sortir du film (justement ce que je reprochais à Interstellar dont les personnages étaient beaucoup trop placides à mon goût). Victor semble lui plus sensible à la rigueur scientifique : si c’est pas bien expliqué, ça se peut pas et c’est tout.

L'écriture des heptapodes dans Arrival

De l’univers tissé ou de l’empathie pour les personnages, qu’est-ce qui rend la suspension consentie de l’incrédulité plus facile à accepter ? Apparemment, il n’y a pas de généralités.

Si vous avez vu le film, j’aimerais bien votre avis sur la question, d’ailleurs.

PS : Et sinon, deux petites vidéos sur le film que j’ai bien aimées : Linguisticae pour le côté linguistique et nexus 6 pour le côté « première rencontre »

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Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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After de Anna Todd

J’ai une lourde croix à porter. Pour mon anniversaire (celui d’avril, oui), on m’a offert pas moins de 4 volumes d’ After de Anna Todd. Sur le coup, je déballe le cadeau et me retrouve face à 4 pavés aux couvertures fluos, un peu étonnée “tu sais ce que c’est ?” “Non” “C’est pareil que Fifty shades of grey!”. Ah ok, j’ai dû communiquer une mauvaise information à un moment pour ue tu penses que j’aime cette littérature. 4 volumes. Mais c’est un cadeau, je me suis fait un devoir de lire les 4. J’ai terminé le 1er et je vous avoue que ma bêta testeuse (Anaïs, qui a dévoré les 50 nuances…) a vraiment du mal à finir le 2. Donc pour vous expliquer pourquoi on en chie des ronds de chapeaux, laissez moi vous conter l’histoire.

After de Anna Todd, l'érotisme pour les coincées

Theresa dite Tessa, arrive à la fac. Fille à maman qui lui a bien serré la vis, fiancé au good boy qui sent bon le chocolat chaud et les corn flakes, elle fait la rencontre de sa coloc de chambre, une meuf piercée, tatouée et habillée comme une pute (ce qui dans la tête de Tessa veut dire “jupe qui arrive au dessus du genou et débardeur). Maman de Tessa est très fâchée mais fifille ne veut pas faire d’histoires. La coloc, Stef, a plein d’amis tous tatoués aussi dont Hardin, un Britannique que Tessa déteste car il est trop con. Mais au fil des soirées alcoolisées, les deux vont se rapprocher jusqu’à ce que…

alcool-drague

Bon, rien de neuf sous le soleil : la petite vierge et le bad guy, ils se détestent donc se kiffent à mort et après 475 pages de niaiseries, ils finissent par coucher ensemble (bon, ils ont fait un peu de touche pipi et de caresses buco génitales avant, quand même). Tessa, ravagée par la passion, plaque son mec à la guimauve, se fâche avec maman, quitte sa chambre d’étudiante pour partir vivre avec Hardin. Ouais, ok. Les scènes de cul sont convenues mais pour le coup, elles sont légèrement plus charmantes que celles de Beautiful Bastard qui étaient toujours écrites sur le même schéma. Charmantes, pas excitantes.

un-baiser-langoureux-pour-une-scene-torride-image

Ah, le schéma narratif, parlons-en. Comme Beautiful Bastard, on retrouve systématiquement les mêmes séquences “dispute-Han je te déteste Hardin-sexe ou tripatouillage”. Faudra un jour que je me penche sur cette question du “les Américaines se libèrent sexuellement après une dispute”, ça semble particulièrement les exciter, quand même. En tout cas, Tessa, ça lui fait de l’effet, même si on a droit à chaque fois à “mais c’est trop un con, je le déteste, plus jamais je lui parle ! Baisons!”. Mon Dieu. Tant que nous sommes à parler de Tessa, je n’arrive pas à décider si l’auteur est très doué pour nous peindre un personnage flippant de psychorigidité, ce qui la rend assez antipathique au demeurant, ou si cet effet est involontaire. Non parce que Tessa, c’est la meuf qui, au bout de 2 jours de cours, veut à tout prix avoir 15 jours d’avance et faire tous les devoirs (y compris ceux qu’on ne lui a pas donnés?), se met systématiquement au premier rang et lève la main et à chaque question mais surtout, surtout, elle passe sa vie à mettre des réveils pour tout chronométrer : “allez, 20 mn de littérature puis 10 mn de douche puis sieste de 15 mn puis pipi de 2 mn” mais… je crois que tu devrais te faire soigner, mademoiselle. Et puis elle est coincée, putain. Au début du roman, elle se choque que sa coloc et ses amis boivent de l’alcool, qu’elle soit la seule à être encore vierge, que personne ne comprenne qu’elle veut se préserver pour son mariage… Mais le pire, c’est que quand elle finit par tripoter Hardin, elle se choque de ses mots cochons, genre “t’as un trop beau cul”, “oh, je vais jouir” et la meuf, dans sa tête “ohlala, je m’habituerai jamais à son langage grossier”. Heu, pardon, quel langage grossier ? Non mais je veux bien que la fille soit coincée et qu’on insiste LOURDEMENT sur ce point mais le mec va au pire lui dire un “j’ai envie de toi”, pas un “je vais te baiser comme une grosse chienne et aller tellement au fond que ça va ressortir par la bouche”… Ah, et truc que je ne supporte pas, ils n’arrêtent pas de s’appeler “bébé”. Je sais que les Americains adorent ça mais je déteste ce sobriquet, vraiment.

Je n'ai aucune idée de ce qu'est ce film mais les 2 garçons sont tout à fait flippants

Je n’ai aucune idée de ce qu’est ce film mais les 2 garçons sont tout à fait flippants

Pour finir, dernier point et non des moindres : la prétention HALLUCINANTE de l’auteur. Pas mal de scènes se passent en cours de littérature anglaise où nos jeunes héros étudient entre autre Les hauts de Hurlevent et Orgueil et préjugés*. Et l’auteur ose à chaque fois faire des parallèles entre les héros de ces romans et Tessa et Hardin. D’ailleurs, je me demande si c’est vraiment un hasard si Hardin commence par un H comme Heatcliff et si Theresa et Catherine ont des consonances proches. Non mais sérieux, comment tu peux oser un tel parallèle ? Est-ce que moi, j’irai écrire un roman en me plaçant subtilement à l’égal d’un Moravia, par exemple ? Je ne crois pas, non. Il faut quand même être sacrément sûr de son coup pour se positionner direct en face d’un monument de la littérature anglaise et sans frémir, s’il vous plaît. Dommage, tu n’arrives pas à la cheville d’une Emily Brontë. Comme quoi, le sexe n’est pas vraiment l’ingrédient phare des bons romans.

Wuthering-Heights

* que j’étais justement en train de lire en parallèle, cet étron m’a en plus spoilé la fin… Bon, ok, elle était prévisible mais quand même…

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Au théâtre de mon blog, ce soir

L’autre jour, je lisais le blog de Wandrille qui, des fois, ne dit pas que des conneries. Du coup, j’ai un peu réfléchi à ses propos et je me suis dit « tiens, si j’en faisais un article ? ». Donc pour ceux qui auraient la flemme d’aller chez Wandrille (ce qui n’est pas très gentil, entre nous soit dit), je vous résume le propos : de ce que je donne sur mon blog, quelle est la part de réalité et celle de fantasme ?


Ce qu’il faut comprendre dès le départ, c’est qu’un blog n’est ni plus ni moins qu’une scène de théâtre virtuelle où on représente une version narrée et idéalisée de notre vie. C’est bien sympa de vivre un instant T, encore faut-il ensuite savoir le raconter et pour se faire, on utilise des… des ? des effets de narration ! Tout n’est au fond que mise en scène et mise en lumière pour laisser certains éléments dans l’ombre. Pas forcément des choses à cacher, juste qu’en parler n’a pas le moindre intérêt en soi. Peu importe que j’aime traîner en jogging le week-end, que je suis sortie faire les courses au Monoprix voisin sans avoir pris la peine de mettre des sous-vêtements et que j’étais pas épilée non plus. S’il ne se passe rien de particulier autour de ça, je ne vois pas l’intérêt d’en parler. De la même façon, certaines choses me touchent, en bien ou en mal, je vais pas forcément avoir envie de l’exhiber. C’est mon droit.


Au fond, même dans le cadre d’un journal extime, le blogueur n’en reste pas moins un personnage. A tel point d’ailleurs que je me suis créée une fiction, définie comme telle, avec où trouver l’homme. Je suis donc toujours assez amusée par certains ruades dans les brancards de mecs qui prétendent pouvoir m’analyser en n’ayant qu’une partie du puzzle. Sans doute est-il intéressant de voir quelles sont les parties exhibées puis cachées au fur et à mesure de ce blog. Mais croire que je suis toute exposée ici est un leurre. Croire que je ne fais plus du tout la fête et que je suis redevenue vierge parce que je ne parle plus de mes soirées ou de mes conquêtes en est un, également. Entendez bien que je ne mens pas et que ce qui est inventé est signalé, je ne fais pas de mytho ici, juste que je ne me livre pas entièrement. J’ai pris trop de coups par ici pour le faire.


Autre élément fascinant, c’est la haine qu’ont certains à mon égard et que je ne comprends pas. Oui, la haine, littéralement. Savez-vous que pendant deux ans, j’ai eu un autre blog, ailleurs qu’ici où je racontais ma vie bien plus que je n le faisais ici (d’où d’ailleurs sa création, je ne me sentais plus vraiment libre ici) ? J’ai parlé là-bas de tous mes amants, de toutes mes histoires et mes coups de cœur, des choses qui n’ont jamais parues ici. Oh, ne le cherchez pas, il est mort à mon arrivée à TGGP, je n’avais plus le temps d’écrire dessus. Sans doute plus trop l’envie aussi, la période idyllique chez TGGP m’ayant permis d’être si bien dans ma peau que je n’avais plus besoin de me confier. De toute façon, ce blog là n’était que très peu lu et essentiellement par mes amies. Mais en deux ans, alors que j’enfilais les amants comme des perles (et vice et versa), je n’ai pas reçu un seul commentaire désobligeant ou insultant. Enfin si mais je sais d’où ils venaient donc c’était contre moi et non pas contre mon pseudo. Etrange… Vicky me dit toujours que c’est à cause du nombre de lecteurs mais je reste fascinée par la haine que peut déclencher Nina et qui n’existait pas sur l’autre blog… Ni dans la vie (sauf vilaine dispute mais je parle d’à priori). Peut-être une question d’éclairage ?


Mais au fond peu importe, je reste le metteur en scène, je montre et tais ce que je veux. Maintenant, le spectateur peut comprendre la démarche ou non. Peu importe, au fond. Le mécontent se réfugiant immédiatement dans l’insulte, je me dis qu’il manque bien d’arguments pour me descendre et qu’il ne vaut pas la peine d’être écouté. S’il avait quelque chose d’intéressant à dire, il le dirait posément, non ? Et l’avantage du blog par rapport à la scène, c’est qu’on ne peut pas se prendre de tomate pourrie dans la gueule. Parce que la tomate, ça tâche et ça fait mal alors qu’un comm insultant, ça s’efface et ça s’oublie.




Allez fin de l’entracte, on reprend !

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Le roi est mort, vive la thune

Saviez-vous que Michael Jackson est mort ? Et bien voilà, The King of pop est décédé à 50 ans, usé jusqu’à la corde. La célébrité est toujours beaucoup moins dorée en vrai que ce qu’on imagine, finalement. Bref, Michael est mort, c’est triste pour sa famille et en particulier pour ses gosses qui vont faire l’objet de moult disputes puisque leur mère biologique a déjà déclaré que Michael n’en était pas le père. Au secours !


Et là, on découvre que beaucoup ont tout compris au système. Parlons d’abord de cette agence de comm qui, à peine le corps refroidi, a organisé un Moonwalk géant à Paris. Qu’on ait envie de rendre hommage au King, à la limite, pourquoi pas, ce n’est pas du tout mon trip mais bon, ça ne tue personne. Mais qu’une agence de comm l’organise en son nom là, déjà, ça me dérange un peu plus. J’imagine tout à fait la réunion du vendredi matin : « oh merde, Michael Jackson est mort !

– Vite, organisons un happening ! Genre un moonwalk géant dans la rue. Vite, Gérald (le créa), prépare nous une maquette avec Greg (le graphiste), faut profiter du buzz ! »

Oh, c’est facile de taper sur cette agence dont je ne retrouve même pas le nom, ce qui tendrait à prouver que le coup de pub a foiré. Ca n’aurait pas été elle, ça aurait été une autre. Et tant que j’y suis, parlons aussi brièvement de cette newsletter reçue sur ma boîte mail de façon intempestive (comme pas mal de newsletter, ça m’énerve un peu…) du magasin de sextoy Dreamstore intitulée « les vraies raisons du crash » (semaine du crash de l’AF447) et quand on ouvre : « la façon la plus sûre de s’envoyer en l’air » avec liste de sextoys. Laissez moi sortir, je vais vomir et je ne suis pas la seule.


Mais revenons à Michael, sa mort est limite un cas d’école du décès business. Déjà, sa famille se cache derrière des mouchoirs pour préparer ses petits calculs et le patriarche Jackson, Joe, qu’on soupçonne de n’avoir pas été le père idéal au vu de l’équilibre de ses enfants (Michael et Latoya, ravagés par la chirurgie esthétique, Janet qui prend/perd 20 kg tous les deux jours et n’a plus son nez d’origine non plus, je crois que Germaine a eu quelques soucis de drogue mais je ne suis point sûre) se place particulièrement en vue. Ca tombe plutôt mal, il semblerait que son fils l’ait déshérité mais bon, de la rumeur à la réalité, on ne sait plus bien. Parce que là, c’est le ballet des fantômes qui démarre : le petit qui déclarait il y a 15 ans que Michael l’avait violé dit qu’en fait, il avait menti (ce qui me surprend en terme de révélation, j’avais déjà lu ça y a une bonne dizaine d’années, comme quoi son père l’avait hypnotisé pour qu’il raconte tout ça), la mère de ses deux aînés déclare que les petits ne sont pas les siens. Puis on enchaîne : on va faire payer les funérailles et puis on va sortir un DVD ultra méga collector que la mort qui tue (c’est bien le cas de le dire) des répétitions de sa dernière tournée qu’il n’a pas faite, puisqu’il est mort, donc.


Et ça continue : M6 donne un supra concert hommage de chai pas quoi, me souffle-t-on dans l’oreille. Ah, apparemment, c’est la rediffusion mondiale de son enterrement. Oui, il est vrai qu’être une superstar interdit toute intimité. Tu as vécu à la lumière, tu mourras tout pareil.


Au fond, Michael, s’il y a quelque chose après la mort et que tu m’entends dans tout ce brouhaha, je te plains. Ca doit être moche à voir ses proches se déchirer notre dépouille pour quelques milliers de dollars de plus. Au fond, voilà le vrai drame de toute ta vie : tu étais entouré de charognards de la pire espèce. On est tous en train de capitaliser sur ta mort, tes CD se vendent comme des petits pains, ton futur DVD sera collector, des petits malins vendent leur place pour ton concert qui n’aura jamais lieu, flairant l’objet collector. Tout le monde te pleure mais finalement, ta mort fera des heureux. Dégueulasse, hein ?


Sur ce, je vais acheter des goodies Johnny, des fois qu’il décède avant son concert du 14 juillet. Ah ouais mais apparemment, c’est un concert gratuit, zuuuuuuuuut, y aura aucun billet collector.

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Courrier des cœurs, réponse à Elina

Cette semaine, Elina nous a posé la question suivante : « Je vous explique le topo : je connais un mec depuis plusieurs années (en tout 6 ans mais on ne se parle que depuis 3 ans), et notre relation a toujours été très ambiguë (depuis 3 ans donc). Dés le début, je savais que l’on se plaisait mutuellement et, étant célibataire à cette époque, j’aimais plutôt pas mal tous ses sous-entendus, ses façons détournées de toujours venir vers moi, à côté de moi en cours, m’envoyer des messages pour me demander de venir sur MSN le soir même pour qu’on discute etc… Bref, tout se passait bien. Mais, ça c’était avant le drame bien entendu… J’apprends par hasard, au bout
d’environ 5 mois d’ambigüité, qu’il est toujours avec sa copine de lycée, ça fait donc environ 2 ans je crois à l’époque. Ouch, ça fait mal. Comment un mec qui est tout le temps avec moi peut être avec une autre nana ?! Ca m’a fait un sacré choc. Et j’ai eu beau essayer de me résigner, rien à faire, je revenais toujours vers lui.

Et il y a environ 4 mois, après une dispute débile que j’avais provoquée, il me dit qu’il veut qu’on soit ensemble, par sms. Après quelques jours, on se voit et, ce qui devait arriver arriva, on s’est donc mis ensemble. Ca a duré 3 mois, pendant ces 3 mois, on ne s’est pas beaucoup vu (je travaille les weeks end, lui la semaine) et je me suis très souvent prise la tête pour lui à cause de ça d’ailleurs, mais, dés qu’on se revoyait, j’oubliai tout et c’était génial. 1 engueulade en 3 mois, j’ai trouvé ça plutôt pas mal ! Mais, juste avant son départ en vacances, il me largue sur MSN sans beaucoup d’explications, à part un « Je suis un con », oui merci je l’avais compris.

J’ai mis pas mal de temps à m’en remettre parce que j’étais pas mal attachée à lui et son attitude m’a fait beaucoup de peine. Bref, maintenant ça va mieux. On se reparle quasi-normalement mais on ne s’est pas encore revu. J’aimerais lui proposer un truc pour que les choses s’améliorent mais je ne sais pas si ça va vraiment améliorer les choses. J’aimerais bien que notre relation soit plus tournée vers une « amitié améliorée », je pense que vous connaissez le concept. Je ne veux pas le perdre en tant qu’ami mais je sais
parfaitement que ça ne sera jamais comme avant, donc autant tenter l’expérience non ?

Alors j’aimerais avoir votre avis sur cette histoire d’amitié améliorée. Et aussi j’aimerais savoir comment lui parler de cette idée, comment aborder le sujet ? »




La cellule love and sex des vingtenaires s’est penchée sur cette question complexe, voici ce que nous en avons pensé.

Summer : Bon déjà y’a un truc que tu ne dis pas, pourquoi il t’a larguée? Parce que c’est quand même la question clé pour t’aider selon moi a essayé de concilier en amitié arrangée. Est ce parce qu’il était encore avec sa copine et qu’il a eu des remords ? Et si oui est ce que tu le savais ou non? Ou juste parce qu’il ne le sentait pas finalement cette histoire et qu’après presque 3 ans avec sa copine il a envie de voir un peu ailleurs ce qui se passe sans se recaser direct? Bref en fonction ça risque de peser dans la balance selon moi. Tout d’abord parce que le foutage de gueule flagrant j’ai beaucoup de mal personnellement à passer l’éponge. Donc s’il était encore avec elle et que tu ne le savais pas, je dis sincèrement comme je le pense, casse toi ce mec il mérite même pas que tu t’occupes de lui.
Si en revanche c’est un autre cas, je peux comprendre que tu es envie d’arranger les choses, mais j’espère que tu ne le fais pas parce que tu as encore des sentiments pour lui, parce que si c’est le cas, c’est du masochisme et ce n’est ni bon pour toi ni bon pour lui et ça risque plus d’envenimer les choses que de les arranger. Maintenant je ne suis pas la spécialiste des amitiés arrangées, je suis plutôt celle qui rejette même totalement cette idée parce que je me dis pourquoi faire? J’ai peut être tord mais ça m’évite quand même de me retrouver dans des situations délicates.
Après si ta question est comment faire pour le récupérer, là par contre je pourrais peut être quelque chose pour toi. ^_^

Diane : Ma chère demoiselle,

Mon principal conseil, au vu de votre situation, est tout simplement de vous éloigner le plus loin possible de ce qui m’a tout l’air d’être un gros pignouf, pour ne pas dire connard.

Parce que, d’après ce que j’ai compris et pour résumer les choses, en gros:

1/il t’a draguée alors qu’il était avec une autre (et comme tu le dis, comme il était tt le temps avec toi, il avait pas l’air de s’en préoccuper beaucoup de sa chère et tendre… et quand un homme est connard avec une autre, il le sera aussi avec toi)

2/Ensuite monsieur te largue (peut-être déçu par les joies de l’adultère) sur MSN (grande classe) et d’une façon ô combien lâche et éculée bien familière aux hommes qui consiste dans le fameux et pervers « j’suis un connarrrrrd, jte mériitee passss tu es formidaaaable snirfle » (et en général, il louche déjà sur le cul d’une autre à ce moment là)

Donc, vu que vouloir avoir un tel abruti pour ami me semble peu probable, ce qui me semble davantage probable, c’est que tu aies toujours des sentiments pour l’abruti en question. Et là je dis: attention à la spirale destructrice. Même si à l’instant là ta capacité de jugement est altérée par tes hormones, c’est là qu’il faut lutter contre ses mauvaises pulsions, tenter de prendre un peu de recul histoire de réaliser le trouduc qu’on a devant soi, et ainsi éviter avec soin une nouvelle déconfiture. (à la fraise, c’est meilleur)

Tatiana : Oui moi je crois aussi que ton truc de « je veux le garder comme ami amélioré » c’est de la mauvaise foi et que tu veux encore être avec lui. Allez avoue ! On t’as percée à jour. En plus moi je reste convaincue que pour les amitiés améliorées mieux vaut  prendre quelqu’un avec qui tu n’as jamais été car sinon c’est le bordel. 

Nina : Je suis du genre à essayer tant que faire se peut de rester en bons termes avec mes exs, certains sont restés mes amis, d’autres pas, pas par fâcherie mais parce que c’est la vie, nos routes se sont séparées. Je comprends ton envie d’amitié mais là, je sens qu’il y a un os. Ce garçon n’est pas très respectueux ni avec toi ni avec son ex : il t’a allumée alors qu’il n’était pas disponible et ne fait même pas l’effort de te quitter en face à face et là je dis aïe. Il est possible que ce garçon ait des choses à régler mais c’est à lui de le faire, pas à toi. Quant au concept du amélioré, si tu parles de sexe, là, je hurle : « NON ! ». Parce que si tu continues à coucher avec lui, la blessure ne se refermera pas et même, elle s’infectera. Sors de ton côté, rencontre d’autres hommes, ne te focalise plus. Après, un café de temps en temps, pourquoi pas mais ferme la porte pour une relation intime.

Si toi aussi, tu as une question sérieuse ou rigolote à nous poser, n’hésite plus, commente, maile (nina.bartoldi’at’gmail.com), facebooke moi.

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Troll your life

Fin juillet, j’ai vécu une expérience de type traumatisante tellement c’était épouvantable. En gros, la dernière semaine, j’étais seule avec la stagiaire au bureau et, évidemment, tous les problèmes me sont tombés dessus, trop drôle. Le pompon revient aux forums gérés en temps normal par Ioulia. Et là, j’ai compris pourquoi elle flirtait régulièrement avec
la dépression, je me suis sentie proche de ce gouffre, tout à coup.

Petit topo : il y a quelques mois, deux membres très actives du forum se sont salement disputé, on les appellera Farrah et Zaza45. Elles étaient amies dans la vie aussi et sont venues régler leur compte sur le forum à base de « machine, c’est elle qui fait la troll » car en même temps sont arrivés de faux pseudos qui insultaient tout le monde. Ce genre de crise revient par intermittence, les trolls étant particulièrement racistes et aiment agresser les femmes en couples mixtes. Evidemment, comme Dieu aime me taquiner (sympa), les trolls sont revenus pile la semaine où nous étions en sous effectif. Au menu : mails des internautes paniquées, messages privés, y en a même qui ont appelé la boîte. Au secours, au
troll !

Explication de la modération du forum : les messages sont modérés à posteriori, environ un quart d’heure après leur envoi. Or sur un forum hyper réactif comme celui-ci, un quart d’heure, ça signifie une bonne trentaines de messages répondant aux insultes. Alors que faire ? Nos modérateurs ne sont pas des surhommes donc ce n’est pas de ce côté-là
qu’il faut chercher. Du coup, je réponds dix fois la même chose aux mamans qui me demandent des comptes en permanence : « la modération n’est pas instantanée, laissez nous le temps d’effacer les messages, ne répondez pas aux provocations ». Mais bon, j’ai beau dire et être approuvée, dès qu’un des trolls apparaît, ça ne rate pas, elles foncent toutes dans le piège la tête la première. Bref, la ou les personnes (mais apparemment, c’est toujours Zaza45) étant allée(s) très loin dans ses propos et ses actes, nous avons conseillé à plusieurs internautes de porter plainte.

Bon, vu que Ioulia a récupéré son forum, je n’ai plus trop suivi mais c’est pas tant cette histoire qui est intéressante que le comportement qui est derrière. A chaque fois, on bannissait le pseudo fauteur de trouble donc la fille revenait tous les jours s’inscrire (et ce plusieurs fois par jour) juste pour insulter son ex amie… Elle y passe ses soirées, de 18h à 1h du matin quasi non stop… Et là, je me pose vraiment des questions. Comment peut-on raisonnablement passer autant de temps à pourrir la vie virtuelle d’une personne ? Surtout au mois d’août, en plus… Des trolls, il y en a partout, j’en ai même un qui a collé 100 fois le même commentaire dans une journée pour m’insulter, ouais, super. Surtout que quand je
vois des pseudos chelou, je vérifie l’IP et si c’est celui du troll du moment, je ne lis même pas le comm donc les insultes ne peuvent pas m’atteindre, je n’en prends pas connaissance. J’ai aussi eu droit à celui qui masquait son IP pour m’insulter (ce qui veut dire en langage clair : tu me connais mais je crois qu’en cachant mon IP, tu vas pas percuter… Huhuhu !). Mais bon, c’est vrai que globalement, j’ai quand même pas eu d’acharnée comme Zaza45 qui vient polluer le forum de façon régulière depuis plusieurs mois.

Quelque part, c’est sans doute drôle. D’un côté un troll qui se croit tout puissant derrière son écran, qui passe son temps à insulter l’autre. De l’autre côté, sa « victime ». Ohlala, c’est terrible, un individu m’insulte, comment le faire taire ? Ah ben si j’éteins mon ordinateur, il ne peut plus m’adresser la parole, c’est balloooooooot ! Bref, tout ça pour dire que passer tout ce temps à insulter une personne sur le net n’est pas une bonne occupation. En plus, ça rend aigrie et l’ordinateur, c’est pas bon
pour le teint. Par exemple, moi, je passe ma journée devant (mais j’insulte pas, hein) et je suis blanche comme un bidet. Mais voilà, ce genre de haine limite obsessionnelle me fascine quelque part, j’ai du mal à comprendre un tel acharnement, surtout sur un temps si long.

Franchement, Zaza, respect… T’es une des personnes les plus psychopathes qu’il m’ait été donné de croiser dans le cyberespace et Dieu seul sait que j’en ai croisé ! D’ailleurs, un cadeau pour mon boulet de la semaine, je sais que tu continues à me lire. Un petit montage de promotion de l’égalité des sexes face à l’utilisation des corps :


J’ai pas trouvé de slogan mais à la limite, on peut faire un mini concours, le gagnant du meilleur slogan gagne mon respect…

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Courrier des cœurs : réponse à Coach

Cette semaine, Coach nous a posé la question suivante : « Je suis avec ma copine depuis 4 ans et demi et voici mon dilemme.
Quand j’étais étudiant j’avais des rêves, des ambitions, notamment de m’expatrier, ou du moins de partir à l’étranger, tenter l’expérience, l’aventure..L’année dernière nous sommes partis en chine en vacances, c’était bien, génial, mais pour des vacances.
J’ai alors compris qu’elle ne pourrait ‘quasi » jamais accepter de partir avec moi vivre qq années la bas. depuis je ronge mon frein, j’ai enfoui ce désir, mais aujourd’hui c’est trop dur, mon envie de tenter l’aventure est trop forte… Que dois je faire ? Dois je oublier cette ambition ?
 
J’aime ma copine de tout mon coeur et de toute mon âme mais j’ai besoin aussi de m’épanouir. Le dilemme se corse d’autant plus que nous attendons un enfant bientôt. Que faire ? Comment lui dire ?
 
Merci d’avance
 »



La cellule love and sex s’est réunie pour répondre à cette question complexe et voici ce que l’on pense.

Enzo : Avec un enfant, ce sera encore plus dur. L’idéal serait de le faire maintenant. Si tu renies tes envies profondes, tu craqueras à un
moment donné, que ce soit pour la crise de la trentaine ou celle de la quarantaine ! Plutôt que de tabler directement quelques années, penses peut-être plutôt à quelques périodes de six mois renouvelables.

Lucas : Déjà si tu es avec elle depuis 4 ans et qu’elle est enceinte, faut-il encore parler de copine ? Ta compagne serait plus adéquat…
C’est toujours le même pb. Hable con ella ! Parle avec elle ! Evoque avec elle les bons cotés de l’expatriation, l’aventure, la découverte… Et surtout le gamin ne doit pas être un frein… Demande lui clairement ce qui la gêne et si elle n’a pas d’arguments donne lui quelques jours pour qu’elle réfléchisse, puis parlez en entre quat’z’yeux… Plus facile à dire qu’à faire.

Summer : C’est dur comme question! A ta place je me demanderais ce qui est le plus épanouissant pour moi: être là bas sans elle et
accessoirement sans mon gosse si elle ne veut vraiment pas partir ou rester ici et ne jamais tenter l’aventure. Ensuite oui, comme le dit Lucas une discussion s’impose, c’est aussi une décision à prendre à 2.

Jane : Sans enfant en jeu, j’aurais clairement dit « Fonce et tente l’aventure, histoire de ne pas avoir de regrets dans quelques années ». Parce que malheureusement, il se peut que lors d’une dispute, le sujet soit remis sur le tapis, et généralement, ça tape là où ça fait mal.
Mais avec un enfant en construction… Ce n’est plus uniquement vous deux, mais vous trois maintenant, et décider de partir en prenant le risque qu’elle ne suive pas (si elle n’était déjà pas motivée avant, je doute qu’enceinte elle le soit plus) n’affecte pas seulement vous deux…
Une solution miracle? Il n’y en a pas, à part éventuellement mettre vraiment le sujet à plat, et tenter de lui vendre ton projet. Après tout, mondialisation oblige, c’est toujours bien pour un enfant de découvrir plusieurs cultures (si tu as besoin d’aide et de conseils en chantage affectif, mes tarifs sont très intéressants et les résultats quasi garantis!)

Tatiana : Je ne peux qu’adhérer aux réponses précédentes. Que me reste-t-il à dire ? Je rajouterais que ça te fera du bien d’en parler avec elle car sinon effectivement ta frustration risque de ressortir de la mauvaise manière à un moment ou à un autre. Aussi, apparemment vous vous aimez beaucoup donc je me dis qu’il y a des chances qu’elle comprenne ton envie d’expatriation. Peut-être pourrez-vous trouver un compromis : choisir le pays ensemble et réduire la durée.

Nina : Bon, je pars du principe que quand tu dis « un bébé bientôt », ça veut dire qu’il est déjà en route. Je me demande si tu as
l’opportunité de partir ou si tu veux juste partir à l’aventure parce que la deuxième possibilité me paraît un peu difficile avec un bébé. Je sais que certaines familles partent à l’aventure mais pas avec un tout petit bébé, il faut attendre qu’il grandisse un peu. Pour ma part, j’aurais tendance à dire que l’arrivée d’un enfant va être un grand bouleversement dans votre vie et je crois qu’une expatriation maintenant va être très difficile. Maintenant, je pense que tu ne dois pas renoncer à ton projet pour toujours car cette frustration risque de ressortir un jour et ça ne ressort jamais au bon moment. Mon conseil serait d’attendre que l’enfant ait deux ou trois ans, histoire d’arriver là bas en début de sa scolarité. En attendant, ça laisse du temps pour préparer le terrain. Je pense que si le départ est bien préparé, il sera moins effrayant pour tout le monde.

Et voilà ! Si toi aussi, derrière ton petit écran (ou plus grand, j’ai pas les stats sur votre matériel), tu as besoin de nos lumières, de nos avis, si tu es pris d’une envie irrépressible de voir ton nom écrit en grosses lettres bleues sur ce blog, n’hésite plus, pose ta question en comm, par mail (nina.bartoldi(a)gmail.com) ou même passe par mon facebook, mon twitter, envoie-moi des signaux de fumée… Et nous te répondrons.

PS : La question de cette semaine étant délicate, si tu as choisi la voie de l’expatriation, je pense que Coach sera ravi d’avoir ton avis.

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Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

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And the winner izzzzzzzzzz

Bon, voilà, le jeu flash cinéma est terminé et après une âpre dispute (non, je déconne), the winner is…

Lalalala…

Tiens, je vous ai raconté ce que j’ai fait ce week-end?

Bon, je disais donc, the winner izzzzzzzzzzzzzz Piero !

On peut dire qu’il a quasi trouvé la réponse exacte puisqu’il a proposé 268 comms alors qu’en vrai, c’est 276. La preuve en images :

Bravo Piero ! Envoie-moi ton adresse que je puisse t’envoyer les deux places.

Bon, dès qu’on me file de nouvelles places pour des films qui ne me tentent pas (mais qui peuvent être bien quand même, je suis pas ciné), je les mets en jeu.

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