Vais-je aller voter à la primaire socialiste aujourd’hui ?

Je commence cet article sans savoir comment il va finir car, quand je débute l’écriture de cet article, à savoir samedi soir à 19h57, j’en sais encore rien… Et j’espère que cet article m’aidera dans mon choix. Oui, mon blog me sert à prendre des décisions, pratique… Alors, la primaire socialiste, j’y vais ou j’y vais pas ?

les sept candidats à la primaire socialiste de 2017

Prenons en compte différents éléments :

  • Je dois sortir de toute façon

Premier argument minable, certes, mais qui a du poids dans la balance, ne nous mentons pas. Pendant que vous lisez cet article (si vous le faites de 14h30 à 17h30), je suis en plein atelier yoga avec une nouvelle prof que je viens de découvrir et que j’ai trouvé super. Et que puis-je trouver sur mon chemin ? Un bureau de vote pour la primaire socialiste. Non parce que même si ce bureau est à environ 5-10 mn à pied de chez moi, j’avoue qu’au vu du temps, l’idée de s’habiller et de foutre le nez dehors juste pour ça, ça me motive que très moyennement…

Une femme fait du yoga dans une forêt, figure du pont

  • Je ne voterai pas PS au premier tour

Ah non, ça, c’est clair et net. Je suis cette génération qui a voté pour la Présidentielle pour la première fois en 2002… Pleine de prétention et d’idéaux, j’avais mis un bulletin Besancenot dans l’urne parce que le PS, ils étaient bien gentils mais ils étaient pas très à gauche quand même, je voulais envoyer un message. Enfer et damnation, pas de Jospin au 2nd tour mais un Le Pen tout triomphant. Je m’en suis longtemps voulu et ai renoncé au vote contestataire parce que “Front Républicain”, gna gna gna. Sauf que bon, pardon, mais si Le Pen s’est retrouvé au 2nd tour en 2002, ce n’est pas tant la faute de ceux qui n’ont pas voté Jospin au 1er tour… que ceux qui ont voté Le Pen justement. Depuis, j’ai à peu près toujours consciencieusement voté PS par prudence, jusqu’en 2012 donc… et depuis, c’est terminé. Pour info, le “front républicain contre le FN” n’est pas un programme. Et franchement, suite à la trahison totale que fut ce mandat, bien pire que ce à quoi je m’étais préparée, allez cordialement vous faire voir. Mon candidat pour le premier tour est choisi et il ne sera pas PS.

écologie

Même si ok, là, aussi, ça se pose niveau trahison

  • Et je ne suis pas sûre de voter PS au 2ème tour

Si tant est que le PS passe au 2nd tour, ce qui n’est déjà pas garanti. Mais imaginons un second tour Fillon-candidat PS, est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de voter pour le candidat PS qui serait sans doute “moins pire” que Fillon. Là, j’ai envie de répondre “ça dépend”. Honnêtement, si c’est Valls jamais-de-la-vie-je-vote-pour-lui.

Manuel Valls en duck face

Allez, si, vote pour moi

  • Mais y a ce candidat qui me parle

Evidemment, je ne suis pas d’accord avec lui sur tout, tout, tout, et il dit aussi des conneries mais j’ai une certaine appétence pour ses idées. D’ailleurs, quand j’ai fait le test BFM pour savoir qui était mon candidat et je ne fus guère surprise du résultat. Oui, j’ai de la sympathie pour ce candidat et ses idées mais… Il reste quand même un sale goût dans la bouche, celui de la trahison… Désolée mais je vois pas bien comment passer au delà de cette enculade des 5 dernières années. Voter PS, ce serait un peu comme m’installer  avec un pervers narcissique, c’est juste insane.

Manifestations contre la loi travail et l'utilisation du 49-3 en France

  • Mais c’est sans doute élire le prochain chef de l’opposition

Considérant que, sans surprise, le PS ne gagne pas les élections, le nouveau patron peut potentiellement être le patron de la prochaine opposition (non parce que Macron et Mélenchon, ils sont mignons mais ils ne préparent pas du tout les législatives donc bon, pour représenter une opposition à l’Assemblée, ça va devenir compliqué) et vu que je sens que si Fillon passe, je vais vraiment pas aimer ce qu’il va se passer, j’aimerais un chef de l’opposition pas trop en mousse.

Renho Murata, chef de l'opposition japonaise

  • Juste pour dégager Valls

Oui, ok, je vais aller voter.

Bon, voilà, on va dire que selon le monde qu’il y a quand je passe, j’irai. Ou pas donc.

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Que reste-t-il de nos amours ?

Hé non, ne te fie pas à ce titre, lecteur, je vais pas te parler d’amour parce que point trop n’en faut et qu’à force d’user du sujet, je vais le trouer. Non, en fait, je vais
parler de ce blog et du fait que ces derniers temps, je t’ai un peu négligé.
 

Je vais te faire une révélation : le travail, ça occupe. Quand j’étais au chômage, je pouvais répondre aux comms, quasi en temps réel mais là, ce n’est plus le cas. En journée, je me connecte pas à l’administration et le soir, je suis un peu claquée et j’ai très envie de glander voire faire une sieste post job. Et puis passer la journée sur des forums et des blogs, ça donne pas super envie d’y passer en plus la soirée. Surtout que j’ai des tas de choses à faire à mon boulot, surtout en ce moment où nous avons énormément d’outils à mettre en place pour offrir une communauté tip top à nos internautes. Hé oui, je te l’avoue, lecteur, je bichonne d’autres internautes que toi.

Pourtant, je ne suis pas en désamour. Je passe plusieurs fois dans la journée te lire, je te parle même des fois un peu mais c’est vrai qu’on est loin du temps où je te parlais
toute la journée. Je sais que tu me comprends et que tu ne m’en veux pas, je n’attends pas que tu me dises « mais euh Nina, c’est normal » ou qu’à l’inverse, tu me fasses une scène
parce que je te répondrais que mon boulot passe quand même avant mon blog, même si j’y suis attachée affectivement. Ben ouais, Nina, c’est vraiment mon moi parisien, ça fait quasiment trois ans, maintenant. 3 ans mon Dieu, ça me paraît si court et en même temps, c’est une éternité. Tout ce que j’ai vécu, tout ce que « ah, si on m’avais dit, je l’aurais pas cru », tout ça. Elle est un peu loin la fillette de 25 ans qui débarque dans la très grand’ ville et qui découvre son pouvoir de séduction. Tu sais des fois, quand je relis mes premiers articles, je me demande comment j’ai pu écrire des trucs pareils. Je me demande si j’ai pas été un peu trop trash, quelquefois, sans doute. Ca te faisait plus réagir, forcément. Mais tu vois, je parle moins de sexe (surtout du mien) et t’es quand même plus nombreux, t’es juste plus silencieux. Tu sais, avant, dès qu’un article n’atteignait que la vingtaine de comms, je paniquais. Maintenant, c’est un peu normal. Forcément, on se demande (oui, on, je suis pas la seule à écrire ici) pourquoi, si ce qu’on dit, c’est de la merde, qu’on est passé à côté. Là, je peux pas vraiment répondre, je constate juste que le nombre de lecteurs est constant et que la majorité n’est pas un lectorat google alors même si on dit des conneries, tu continues à nous suivre.

Donc je disais que ces derniers temps, je t’ai un peu négligé. Mais c’est vrai que tenir un blog quand tout va bien, curieusement, c’est moins facile. Déjà, y a plein de trucs de
mon boulot que je peux pas te raconter ici parce que ça se raconte pas et c’est tout. C’est vrai qu’en ce moment, ma vie est toute calme, je suis sereine et de bonne humeur donc pas trop de sujets qui m’énervent, de questionnements existentiels… Alors c’est vrai que forcément, ça fait pas mal d’articles en moins, même si j’ai plein d’articles entamés à finir sur plein de trucs. Et puis, il faut que je refasse le design mais depuis la version 2 d’over blog, j’ai peur de mettre les mains dans le cambouis et de tout casser.

Pour en revenir à nos rapports (lalalala), des fois, on ne se comprend pas. Je suis une fille de caractère, je ne suis pas forcément une gentille fille qui acquiesce à tout de peur
de me fâcher avec les gens. Ca peut peut-être surprendre, je suis parfois brute de décoffrage mais je suis comme ça dans la vraie vie, je me prive pas pour partager mon avis, c’est même un peu beaucoup pour ça que j’ai un blog. Certains d’entre toi ne m’épargnent pas non plus. C’est le jeu du net, des fois, je me demande si les gens se rendent compte qu’il y a des vrais gens derrière les mots, je sais pas. Mais bon c’est vrai qu’en ce moment, je suis bien dans mes pompes alors je fais le tri, je me prends pas la tête. Tu sais, je crois que depuis la création de ce blog, c’est ma plus longue période de sérénité. J’ai un boulot qui me plaît, des perspectives, des envies, des projets. Là, le prochain gros dossier, c’est mon déménagement, va falloir que je me jette à l’eau, je t’en parlerai d’ailleurs parce que c’est un peu mon facteur d’angoisse du moment.

Bref, à partir de maintenant, je vais te bichonner un peu plus, répondre aux comms plus régulièrement parce que j’ai cru ne jamais rattraper ton retard. Ne me dis pas que je te
dois rien, tout ça. Ce n’est qu’une question de politesse : tu prends du temps pour me parler, il est normal que je te réponde.

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Xavier, ta voix me met en émoi

(version audio en fin d’article)Non, aujourd’hui, je parlerai pas politique car je n’ai rien à rajouter. Ou si, beaucoup, mais ce blog ne se prête pas à une analyse politique, poussée ou non. Donc, plutôt que de parler de la victoire de Sarko ou la défaite de Ségo ou leurs discours ou du débat bisounours d’hier, parlons de choses qui me mettent en transe.

Vendredi soir, comatant devant ma télé, je tombe sur Paris Dernière que j’ai pas vu depuis X temps, vu le bien que je pense de cette émission. Là, c’est la dernière version avec Xavier Desmoulins. J’écoute et là, je ruine mon string. Cette voix, mon Dieu ! La machine à fantasme se met en branle (sans mauvais jeu de mots), je l’imagine me murmurer des mots particulièrement salaces dans l’oreille pendant qu’il me levrette avec ardeur. Heure de décès de mon string : 1h28. Et comme j’aime ça, je regarde la rediffusion de l’émission le lendemain soir, initiant pour le coup Vicky qui a bien craqué aussi. Après négociations, nous avons décidé que j’avais entendu Xavier la première donc il était à moi mais qu’il avait le droit de lui faire l’amour par téléphone. Je suis parfois très généreuse avec mes objets de fantasmes. Xavier, c’est une voix grave, une voix qui souffle beaucoup, on dirait toujours qu’il est en train de vous confier un secret. Mais Xavier, avec une voix comme ça, fais de la radio, surtout le matin entre 8h et 9h, que ma journée commence bien. D’ailleurs, j’ai décidé de faire un montage de sa voix pour écouter ça pour rythmer mes séances avec Jack !

Car la voix, dans la séduction, ça joue énormément, y a pas à dire. Je sais que j’y suis sensible, une voix sexy fera remonter la côté d’un mec moyen comme une voix pourrie fera,baisser la côte d’un mec pas mal. J’ai reparlé récemment de Benoît, maître nageur au corps super miam miam… à la voix de Pokémon. C’était limite : « baise moi et ferme-là », avec lui. Alors qu’un Xavier, il a intérêt à me parler, même pour me dire les pires saloperies. Et même que s’il me parle dans une langue que je connais pas, j’aurai un orgasme avant même qu’il ne me touche.

Oui, la voix est un atout séduction et aussi un bon indicateur de l’esprit de la personne qui vous parle. Plus on est troublé par le désir, plus elle se fait rauque, empreinte de souffle. Je sais que je joue beaucoup de ma voix, selon mon interlocuteur (ou trice), ce que j’attends de lui/elle, de nos relations… En général, il me semble que plus je déconne, plus ma voix part dans les aigus. Dès que je veux faire la sérieuse, je pars plus dans les graves. Il est amusant de voir, quand vous avez cours de radio, que tout le monde ânonne son texte un ton plus bas que sa voix habituelle. Pour se donner un vernis de sérieux. Alors que dès qu’on veut faire les cons,on part plus facilement dans les aigus, voire suraigus. Bref, comme les animaux modulent leurs cris pour appeler le mâle ou la femelle, nous adoptons une voix de velours pour séduire, nous aussi. Après, c’est pas parce qu’on a une voix super sex qu’il faut dire des conneries parce que même Xavier, s’il dit trop de conneries, ça va plus trop m’exciter.

Je sais qu’en lisant cet article, beaucoup d’entre vous diront « ouais, elle a raison ». Normal, j’ai toujours raison, hein ! Plus sérieusement, il est étonnant que tout le monde reconnaisse l’importance de la voix dans la séduction et pourtant, on en parle rarement. Quand on décrit l’homme ou la femme idéale, on parle du visage, de la couleur des yeux et des cheveux, du corps mais rarement de la voix. Peut-être parce qu’il s’agit là d’une séduction plus insidieuse, qu’on entend la personne après l’avoir vue en général. Qu’une voix n’est pas forcément quelque chose de rhédibitoire. Pourtant, une voix sexy, avouez que ça vous fait frémir jusqu’au tréfond, qu’on l’imagine facilement en train de nous susurrer des mots d’amour. Xavier, physiquement, il me
fait pas particulièrement d’effets. Il est pas trop mal mais c’est pas ce que je préfère de lui. Mais cette voix, ça me donne envie de regarder Paris Dernière, c’est pour dire (quoi que j’aime mieux la nouvelle version, j’avoue) ! Cette voix, elle peut tout me demander, je crois que je suis incapable de lui refuser quoi que ce soit.

PS : Si tu t’appelles Xavier Desmoulins et que tu présentes Paris Dernière, envoie moi un mail à nina.bartoldi’at’hotmail.fr, je te donnerai mon numéro de téléphone !

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Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.

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L’’amour, c’’est la guerre

En tant que célibataire de service, actuellement, on me demande pas mal de conseils sur la conduite à suivre avec les mecs. Donc qui dit célibataire dit que précisément, je n’en ai pas donc que puis-je répondre ? Mais je conseille du mieux que je peux parce que, quelque part, le bonheur de mes ami(e)s, c’est le mien. Ainsi, quand une âme en peine a besoin d’aide pour conquérir l’élu de son cœur, je vole à son secours.
 
Depuis deux jours, conversations MSNique avec Zoé, opération « tu vas l’avoir ce con de mec ». Oui parce que ce mec, des fois, il m’exaspère à souffler le chaud et le froid comme il le fait. Hého, ma copine, c’est pas un jouet ! Nous avons donc mis au point une stratégie inédite. En fait, jusqu’à présent, Zoé en faisait beaucoup (trop à mon goût) pour manifester son désir : mails, textos aguicheurs, coups de fil… Avec quelques victoires mais souvent des défaites. Oui, monsieur ne répond pas aux textos. Ça, ce doit être typique des mecs. Quand je reçois un texto, moi, je me sens obligée de répondre dans la minute (enfin, dans la minute où je le lis, of course) alors qu’eux s’en dispensent. Ok, un texto « j’ai envie de toi » ne nécessite pas forcément une réponse mais ça fait plaisir de savoir que ce qu’on dit, ça a touché juste. Le problème ici, c’est que Zoé a tellement signifié sa disponibilité à monsieur que ce dernier prend ses aises, il vient quand il veut sans prévenir et il peut passer de longs moments sans donner signe de vie. Alors retournons contre lui ses propres armes : à partir de maintenant, Zoé ne lui donnera plus signe de vie. Stratégie osée mais qui, à mon avis, sera totalement payante. C’est le « suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis. ». Non parce que monsieur, quand il va se rendre compte que sa belle n’est plus là à l’attendre, il va rappliquer fissa.
 
Ce déjeuner me fait me rendre compte que l’amour, c’est vraiment comme la guerre : on établit des stratégies pour conquérir le cœur de l’autre comme d’autre essaient de conquérir le pays voisin. Sauf que là, les victimes sont moins nombreuses : si on se prend un vent, la seule à souffrir, c’est nous. Les filles sont particulièrement tordues quand il s’agit de séduire. Bon, alors, si je lui envoie un texto maintenant, est-ce que je dois lui en renvoyer un dans deux jours ? C’est pas trop tôt, pas trop tard ? Est-ce que je n’en fais pas trop ? Ah merde, j’en fais peut-être pas assez… Ahlala, cette conquête n’est pas aisée. Mais on suit notre stratégie : c’est forcément la bonne, on l’a édifiée avec les copines.
 
Mais comme dans toute guerre, y a des imprévus. Parfois, on remporte une victoire sans s’y attendre : il nous invite à boire un verre ! Bon, du coup, le texto que j’avais prévu d’envoyer demain ne sert plus à rien, toute la stratégie est à redéfinir. Car gagner une bataille ne signifie pas gagner la guerre : un verre, c’est bien mais pour le moment, rien n’est fait. Il ne faut surtout pas commettre d’erreur entre la proposition de sortie et la sortie en elle-même. Car se retrouver face à lui, c’est une nouvelle bataille qui s’engage. Bref, un bon petit soldat de l’amour doit prévoir mais aussi garder en tête que tout n’est pas prévisible.
 
Maintenant, le rendez-vous. Voilà, je suis devant Brad, on boit un verre, je dois déjà faire attention à pas trop boire, ça m’évitera de dire des conneries (déjà qu’à jeun…). Observer et réagir. Saisir les perches qu’il me tend, s’il m’en tend. Là, j’avoue que je suis nullissimale ! Des fois, quand je me refais des conversation avec Brad, je me dis : « merde, là, il m’a tendu une perche et j’ai répondu à côté ! ». Mal joué, petit soldat. Pour le conquérir, je dois être moi, naturelle et gaie, mais aussi séductrice et éviter les bourdes au maximum. Là, j’avoue aussi que c’est pas mon fort du tout. Une fois, Arnaud m’a expliqué qu’il croyait que je me foutais de sa gueule car quand on était allé boire un verre, j’avais dit : « Ouais, c’est nase de parler de ses exs lors d’un rendez-vous galant. Tu vois, mon ex… ». Bon, je ne parlais pas de mon ex d’un ton éploré genre notre rupture fut la plus belle erreur de ma vie mais c’est vrai que ça portait un peu à confusion. Car la guerre de l’amour, c’est un peu une guerre contre soi, contre ses travers, contre ce qui peut faire fuir Brad. Mes défauts, je les lui montrerai quand il sera trop accro pour me plaquer.
 
Bon, premier rendez-vous concluant mais Brad est resté sage, pas de baisers et encore moins de brouettes. J’appelle l’état-major, je fais quoi ? Je laisse tomber ou je poursuis mes efforts ? Là, c’est la phase « je réunis le conseil de guerre » : en gros, je demande l’avis à mes copines et surtout mes copains pour qu’ils me disent ce que je dois faire. Oui parce que moi, je suis trouillarde comme soldate, je prends pas d’initiatives sans avoir été sérieusement conseillée, comme la plupart des filles, il me semble. Et là, on repart en phase 1 de la stratégie : un texto ou un coup de fil dès maintenant ou plus tard ? Feindre l’indifférence ou manifester notre désir ? Raaaaaah !
 
Le problème en amour, c’est qu’on ne connaît pas forcément « l’ennemi ». Bah oui, Brad n’a pas forcément d’ami commun avec nous alors c’est difficile de savoir dans quoi on se lance. Dans le cas de Zoé, je connais un peu son bonhomme, je l’ai déjà vu mais je ne le connais pas intimement donc difficile d’avancer. On ne se base que sur ce que l’on pressent, que l’on devine. Stratégie un peu casse-gueule mais faute de mieux…
 
Et si la stratégie, c’était de faire appel à un pays ami ? A deux contre un, on va y arriver, non ? Cet ami planifierait le terrain, expliquerait à Brad combien je suis merveilleuse et géniale et comme il aurait tort de ne pas m’épouser. Bon, dans la mesure où on n’est plus au lycée, ça me paraît hautement casse-gueule comme stratégie, ne serait-ce que parce que le jeu amoureux, ça se joue à deux. Multiplier les intermédiaires, c’est risquer de faillir et de voir Brad partir loin, loin… Faut se méfier des interventions des pays amis à qui on n’a rien demandé, aussi. Des fois, je me dis que j’aimerais prendre Monsieur Zoé entre quatre yeux et lui dire : « Bon, t’as fini de la faire souffrir ma copine ? Tu comprends pas qu’elle t’aime et que tu trouveras pas mieux ? ». Mais je ne le ferai pas car : c’est pas à moi de lui dire qu’elle l’aime, ce n’est pas à moi de me mêler de ça et j’ai pas son numéro. Etre conseillère en stratégie, c’est aussi rester extérieure. Un couple, c’est deux, pas trois ou plus. Le pire du pire étant les lourdingues qui viennent casser la douce ambiance que l’on se crée à deux. Voilà, imaginons, je suis à une tablée d’amis avec Brad, notamment, on commence à flirter à deux et là, gros lourdaud arrive : « Ah ben ça drague sec, par ici ! » Ben merci, grâce à toi, ça drague plus du tout, tu as cassé l’ambiance, pauvre nase… Bon, draguer en communauté, ce n’est pas la bonne stratégie, c’est clair.
 
Mais des fois, dans notre stratégie de conquête, on oublie parfois qu’on a un ennemi caché ou on l’ignore. Oui, on ne sait pas que Brad est convoité par une pétasse même pas belle et qu’elle aussi a mis au point une stratégie. Et que, s’il le faut, la sienne est meilleure que la nôtre (quoi qu’avec moi comme conseillère… oui, bon, c’est possible). Le pire, c’est si Brad a déjà une greluche : tenter de conquérir un pays déjà conquis, c’est un peu mission impossible… Mais on n’est pas obligées de le savoir non plus, y a pas écrit sur le front des hommes en couple qu’ils le sont.
 
Mais dans la guerre de l’amour, notre pire ennemi n’est-il pas nous-mêmes ? A force de se poser des questions, de mettre sur pied stratégies sur stratégies, n’oublie-t-on pas l’essentiel ? L’amour est un jeu qui se joue à deux, faudrait pas oublier de convier monsieur.
 
Finalement, ça me manque la maternelle, quand on se disait « je t’aime » spontanément et qu’on se faisait des bisous sous le toboggan car, au fond, on n’avait pas peur de la défaite. C’était le bon vieux temps.
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