Demain, tous philanthropes

Bonjour, ceci est un article sans base concrète mais une petite utopie pondue au débotté parce que des fois, ça fait du bien de croire en des lendemains meilleurs. Et je n’ai bien que mon imagination pour envisager encore un futur riant. Alors je rêve. Je rêve de revenu universel et que nous deviendrons tous philanthropes si nous n’avions plus à travailler pour survivre.

En route vers l'utopie

Imaginez, imaginez. Demain, l’état nous donne à tous un millier d’euros pour vivre. Bien sûr, certains (la majorité je suppose) va continuer à travailler pour compléter ce premier salaire mais on ne bosse pas autant pour gagner 1000 euros que pour en gagner 2000, etc. Ou alors on peut partir sur l’idée de la semaine de 32h, aussi. On bosse 8h par jour 4 jours par semaine et hop, à nous le week-end de trois jours. En fait, choisissez le scénario que vous voulez. J’avais pour ma part démarré une utopie où chacun était à mi-temps : la moitié du temps passé au travail, l’autre moitié à faire ce que l’on veut.

Salarié à temps partiel : la liberté ?

Et justement, c’est quoi qu’on veut ? Imaginez. Alors on va tous se dire “se reposer”, “voyager”, s’adonner à une passion quelconque… En tout cas, moi, si ça arrivait demain, je commencerais par ça. Mais après ? Je veux dire, on parle de toute une vie comme ça. Une fois qu’on s’est reposé, qu’on a voyagé et pris l’habitude de lire, écrire, faire du paper art, des perles hama ou je ne sais quoi, on fait quoi ? Et c’est là que je m’avance à mort mais je crois sincèrement que tous autant qu’on est, ce temps gagné, on le donnerait.

Lara Croft en perles hama

Oui, c’est moi qui l’ai faite et j’en suis très fière

Pour ma part, je m’imagine sans soucis donner des cours pour les enfants. Peut-être des cours d’écriture collective avec eux où l’on créérait une histoire avec toute la classe et on ferait des dessins pour l’illustrer (eux, pas moi, je dessine vraiment très mal, pire qu’un enfant de 8 ans, oui). Bon, moi, je me projette là-dessus parce que c’est mon petit talent. Peut-être aussi que je m’impliquerais dans les cours de français qui sont donnés aux migrants (vu que j’aurais le temps de me former correctement pour donner ce type d’enseignement), sans doute un peu dans la politique locale sur certains sujets, m’impliquer dans l’écologie, notamment. Et ne croyez pas que je me la joue meuf coeur sur la main parce que je suis vraiment persuadée que ce serait un élan général.

Demain tous philanthropes  : tendre la main aux autres

D’où me vient cet incroyable espoir ? D’abord de mon envie d’y croire. Ensuite, d’une sensation, d’une intuition. Aujourd’hui, j’ai envie de m’engager plus. Non mais c’est vrai, j’ai un avis sur tout mais je fais pas grand chose pour faire bouger les choses. En ce moment, mon militantisme se limite à une vidéo tournée un dimanche après-midi (j’étais derrière la caméra, si jamais…) et une petite manif. Alors il y a des raisons politiques à ce léger ras-le-bol (je déteste les politiques, en vrai) mais aussi un manque d’énergie. La semaine, je rentre chez moi un peu vidée et le week-end, j’essaie de récupérer l’énergie perdue dans la semaine dans un espèce de grand cycle merdeux. Le week-end, j’essaie aussi de faire ce que je n’ai pas pu faire pendant la semaine : éventuellement les courses, le ménage, écrire mon blog, écrire tout court, prendre le temps. Déjà rien que ça, prendre le temps. Quand je faisais de la sophrologie, la prof nous avait dit un jour “vous voyez, quand vous êtes en vacances, tout ce que vous avez de changer dans votre vie… c’est parce que vous avez le temps et l’énergie”. Ou alors je l’ai lu dans Flow mais voyez l’idée.

Prendre le temps

Or ici, avec notre temps gagné, on peut s’occuper non seulement de soi et de nos proches mais éventuellement du reste. Bien sûr, ce ne serait pas unanime mais j’y crois pour une majorité. Evidemment, dans un cadre où le revenu universel ou la semaine de 32h nous permet de vivre tous à minima correctement, supprimant du même coup une bonne part de notre charge mentale. Oui parce que la charge mentale, c’est pas uniquement les femmes qui s’occupent des tâches ménagères, ça marche aussi sur tout ce qui est préoccupation vous empêchant de fonctionner correctement et les problèmes d’argent arrivent assez haut dans la pile. Si en même temps on arrive à un peu calmer le jeu de l’hyperconsommation, on partirait sur une société beaucoup plus jolie.

Stop le béton, pour une ville verte

Vous pourriez dire que je suis une rêveuse et… bah oui. Vous me direz que plus de congés n’a jamais rimé avec philanthropie ou alors juste à la marge et ce n’est pas faux. Mais je m’en fous. J’ai envie de croire en cet avenir là. Ce qui ne coûte pas grand chose vu qu’on crèvera tous du réchauffement climatique. Bonne semaine !

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Travailler, c’est gagner de l’argent ?

Vous l’aurez remarqué, la question du travail m’interpelle énormément. A l’occasion des présidentielles et de la question du revenu universel se pose la question de ce qu’est le travail précisément. Il paraît que tout travail mérite salaire donc si je ne gagne pas d’argent sur une tâche, ce n’est pas du travail. Mmm, pas si simple.

Tout travail mérite salaire

Je vous parlais l’autre jour de ce blog que j’écris plus ou moins régulièrement depuis 13 ans. Environ 2850 articles pondus sur des sujets divers et variés, parfois pondus à l’arrache, parfois un peu plus référencés. Ce que je fais sur ce blog, est-ce du travail ? Si je prends en considération ce que ça m’a rapporté pécunièrement parlant, non. Si je considère que c’est ce qui m’a aidé à décrocher un ou deux postes, ça se discute. Quant à l’investissement…

Femme travaille sur ordinateur

C’est toujours un peu le problème du travail tel qu’on l’entend : tout ce qui ne rapporte pas salaire ne compte pas. Si je prends mon petit cas personnel, mon travail de coeur se passe justement dans les moments où je ne suis pas payée : dans le métro, à la pause dej, dans le métro encore, dans les réunions qui m’emmènent au bout de l’ennui, le soir, le week-end. J’écris. Ecrire, c’est pas que coucher des mots sur un support en espérant que ça fera une histoire pas trop bancale, y a un peu de recherche aussi, histoire de ne pas sortir une énormité qui ferait sortir ceux qui savent s’ils lisaient ce récit… Si jamais un jour je me sors les doigts du cul pour relire mon manuscrit terminé et l’envoyer à quelques éditeurs. Mais voilà, si écrire ne me rapporte pas un kopek (essentiellement parce que je n’essaie pas, ok), ça n’en reste pas moins du temps investi.

Joli bujo

Et je pense que vous avez tous un exemple de ce type. Je pourrais parler de ma maman qui passe des heures à peindre un tableau pour nous les offrir ou juste pour le plaisir. Vous-mêmes, vous partez peut-être à l’assaut de Paris ou d’ailleurs, un sténopé à la main ou votre reflex flambant neuf, pour réaliser de belles photos, peut-être que vous écrivez, vous dessinez, produisez de la musique, cuisinez avec soin, toutes ces choses… pour le plaisir mais avec rigueur. C’est du travail mais ça n’en est pas. Parce que vous aimeriez y consacrer plus de temps, voire tout votre temps, mais que la société n’y voit aucune utilité. Du moins, pas autant que les émissions débiles où des gens qui n’ont rien à dire s’épanchent pendant des heures, par exemple. Ou que ce cadre de votre boîte entré par copinage et qui passe ses journées à lire le journal, par exemple.

Lire son journal au bureau

Si le revenu universel permettrait de régler une partie du problème, ce n’est pas tellement mon sujet aujourd’hui. Je me posais juste la question : est-ce que tous ces mots que je tisse ici, en attendant un ailleurs, sont du travail vain ? Est-ce que ça aboutira un jour quelque part ? Est-ce qu’il faudrait que je trouve une façon de gagner un peu d’argent pour atteindre, au maximum, de quoi passer en mi-temps ? Ou juste admettre que c’est un travail pour le plaisir. Comme faire du jogging qui entretient la forme, qui permet de se satisfaire de faire mieux mais qui n’entraînera jamais le gain d’aucune médaille… et au fond, ce n’est pas bien grave..

Courir pour le plaisir

En attendant, faut que je “travaille” sur mes nouveaux blogs… j’arrive déjà pas à trouver un thème qui me plaise, on est mal barrés !

 

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Réunionite aiguë

Il y a quelques années, j’avais poussé ce grand cri du coeur : je hais les réunions. A l’époque, je sortais d’une expérience professionnelle effroyable et m’apprêtais à entrer dans une autre (pas beaucoup mieux) où la réunionite aiguë régnait. Le but ? Masquer son incompétence en brassant du vent pendant 1h ou 2 dans une pièce qui finit par sentir le fauve.

Réunions le grand cauchemar

Je ne suis pas opposée en soi aux réunions, j’en programme et réclame même parfois. Mais il y a réunion et réunion. En gros : une réunion pour avancer sur un dossier à rendre : oui. Une réunion où je passe plus de temps  à faire des dessins sur mon carnet en luttant contre l’incroyable lourdeur de mes paupières, non. J’ai tendance à mesurer la compétence des gens à leur façon d’organiser des réunions. Une réunion bien bornée dans le temps, avec les bons interlocuteurs et qui se termine par une répartition des tâches et un plan de travail clair et précis avec des échéances : réunion parfaite. Une réunion où la moitié des interlocuteurs se demandent pourquoi ils sont là, se pincent discrètement le gras de la cuisse pour ne pas s’endormir ou se rejouent le film de la veille dans leur tête en se murant dans un silence malaisant, un blabla inutile où tu sors au bout d’une heure sans comprendre ce que tu es censé faire…Mauvaise réunion. Le pire étant les réunions d’équipe qui ne servent souvent qu’à donner au manager l’illusion qu’il maîtrise le travail de son équipe alors que la plupart du temps, on se contente d’ânonner notre to do list devant le dit manager qui hoche la tête mais n’aura aucune solution en cas de soucis. En résumé, t’as juste perdu une heure.

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Et les réunions, putain que ça stresse. Laissez-moi vous raconter mon mardi matin. Dans mon agenda : une réunion de 10h à 10h30, une de 10h30 à 11h30 et une de 11h à 12h. Bon, voyons : une sur un énorme dossier à rendre, une organisée par le DG et une où ma présence n’est pas nécessaire… Ok, donc toi, tu dégages, déjà. Ensuite, reprenons. J’arrive au boulot à 9h50 (pas de jugement, le gros des équipes arrive entre 10het 10h30), ma réunion de 10h commence à 10h15, je me fais harceler par téléphone à 10h45 pour ramener mes fesses à la réunion suivante… où je fais littéralement figuration, pensant au gros dossier que je dois rendre. Sachant que la veille, j’ai eu une réunion de 14h30 à 15h pour remplir un excel à la con (alors que je l’aurais fait seule, j’en aurais eu pour 10 mn max mais on aime se tenir la main et s’inventer des problèmes sur le remplissage d’une feuille de calcul), de 16h30 à 17h30 sur mon gros dossier, de 17h30 à 18h30 sur une prise de brief où je sers strictement à rien tout en me faisant harceler parce que y a un call à 17h30 et que faut vraiment que je sois dispo. Où j’en suis du gros dossier ? Bah toujours au même point*

Businessman with stacks of paperwork, covering eyes

Dès que j’entends réunion, j’ai une giclée d’acides qui me rince l’estomac. Parce qu’ici, il faut savoir qu’une réunion qui débute à l’heure, c’est un mythe. En gros, au départ, je considérais que si on me dit que la réunion est à 10h, je me lève à 9h55 pour retrouver le lieu de la réunion. Ce que je faisais au départ. Mais à force de rester à bayer aux corneilles en attendant désespérément les participants de la réunion, j’ai compris : commence à te déplacer à l’heure pile de la réunion. Et encore, je dois encore poireauter. Aucune réunion ne démarre à l’heure donc si tu dois enchaîner, c’est la merde. Tu cours dans les étages, tu cherches tes collègues qui se rendent mollement à la salle de réunion “Ah, attends, il manque Jean-Claude… Putain mais il est où ?”. Mais sinon, vous n’avez pas du travail les gens ? Parce que là, on perd du temps pour rien, en fait et j’ai franchement autre chose à foutre… Même si je suis en période d’accalmie, j’ai toujours mieux à faire que d’attendre Jean-Claude et Patricia qui “finissent un mail et arrivent”. Je vous hais.

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Alors tu finis par refuser des réunions. Parce que tu en as marre de perdre du temps, parce que t’en as marre de t’inquiéter pour ta santé car tu t’endors à chaque fois ou presque, parce que tu en as marre de boire ton café froid car une réunion impromptue t’a empêché de le terminer, parce que t’en as marre d’attendre tous les Jean-Claude et Patricia de la planète, parce que ton gros dossier n’a pas avanc d’un millimètre et que tu vas devoir rester jusqu’à trop tard pour faire tout ce que tu n’as pas pu faire pendant ces réunions totalement improductives. Sauf que refuser une réunion, c’est se prendre coups de fil et mails en mode chantage affectif sur le fait qu’on a à tout prix besoin de toi… Parce qu’il fallait un joli pot de fleurs, sans doute.

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* Pour être tout à fait honnête, je voulais me taper une petite nocturne lundi soir pour bien avancer mais mon pc pro a décidé que non et une fois chez moi, j’ai préféré écrire et mater The walking dead (j’ai tout rattrapé mon retard, je suis en même temps que les gens, maintenant… et c’est terriblement frustrant)

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Faut que tu prennes le temps de vivre

Ces derniers temps, je n’ai plus le temps de tenir ce blog à jour vu que le jour, je bosse et le soir, je sors et/ou je dors. Et comme mes dernières vacances furent celles de Noël, celles où on court plus qu’on ne se repose, je suis littéralement épuisée.

Donc plutôt que de me lamenter sur le fait que j’ai dû annuler mon rendez-vous chez le coiffeur hier, j’ai fait un dessin. Voilà, voilà. Après tout, en 2010, j’avais dit que je voulais dessiner, c’est fait. Colo sur photoshop, je vous prie. Faudra juste que j’apprenne à faire les ombres (et à un peu mieux dessiner aussi mais c’est un détail ça).

 

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Tout ça pour dire qu’il faut que je reprenne les choses en main, je peux pas trop me balader avec cette tête ad eternam, je vais finir par me faire frapper par un chasseur de zombie. Quoi qu’heureusement, mes week-ends pro (oui, je bosse aussi le week-end parfois) m’ont permis de bronzer, ouf !

Par contre, contrairement au dessin, j’ai pas perdu 20 kg en 3 mois vu que j’ai pas le temps d’aller au sport (mais j’ai pas toujours faim en rentrant vu que je fume beaucoup pour tenir donc ça compense un peu)

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2010, ça va chier (mais en bien) !

Tous mes horoscopes sont formels : en 2010, je fais péter les scores. Bon, sauf celui de Marie-Claire qui dit que je vais passer mon année à me chamailler avec mon entourage en général et mon mec en particulier mais vu que j’ai pas de mec, je ne vais pas le prendre en compte (et d’abord depuis quand les horoscopes annuels sont négatifs, hein ?). Et moi, je suis fermement décidée à leur donner raison. 2010, la Nina 3.0 voit le jour et ça rigole plus.


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Changement de décennie, donc. Je vais passer le compteur à 30 et je sens déjà poindre la fameuse crise, je navigue entre mini crise d’ado et grandes décisions sur ma vie. Ahah, oui, il est temps de prendre un papier et un crayon et de faire la fastueuse liste des résolutions parce que ça fait toujours bien d’avoir un objectif. Mais je vais continuer d’appeler ça un vœu pieux un « si je fais ça, ma vie sera drôlement plus top ». Ce qui implique qu’il va falloir que je bloque Yahoo ! jeux, ça suffit de perdre des heures là-dessus !

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Alors après réflexion avec moi-même, cette année, je ne veux pas faire « plus » ou être « plus », ma priorité n’est pas à l’amélioration de ma personne, certes totalement perfectible mais à un rééquilibrage de ma vie et ce de façon urgente. Je sais que je passe mon temps à le dire mais voilà, 10 jours de vacances, ça permet de prendre du recul et je ne veux plus faire le hamster. Le hamster ? Oui, courir dans le vide, me dépenser comme une folle dans une indifférence générale et l’absence de réelle reconnaissance. C’est pas que je cours après les honneurs mais dans le système de la carotte et du bâton, faut une carotte sinon, ça ne marche pas. Il faut donc que je rééquilibre ma vie et arrêter de mettre tous mes petits poids (oui, avec un d, je parle de poids, le truc pour peser, pas les pois à manger) sur le même plateau, ce n’est pas bon. C’est avec ce genre de connerie qu’on finit sous Lexomil, chose que j’ai très mal vécue. Et oui, je ne suis pas invincible, Seigneur ! Surtout que bon, je dramatise un peu à outrance car j’ai dû en prendre 3 en tout et pour tout (ça marche par quart) mais là, je dis stop. Rééquilibrage imminent.

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2009 a été une année assez décevante par rapport aux espoirs que j’avais. Enfin, relativisons. L’hiver et le printemps avaient été plutôt top, l’été un peu trop dépravé, finalement (rien de bien grave mais des petites entailles à l’ego dont je me serais passée, avec le recul), l’automne cataclysmique. Décembre sauve un peu l’ensemble, curieusement je dirais vu que comme je disais, décembre est toujours un mois de merde dans ma famille. Là il reste encore 3 jours, dont un que je vais à moitié passer dans un train mais bon, on n’est pas à l’abri d’un finish en feu d’artifice, j’aimerais bien.

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Mais 2009 et son foutu bordel (dans tous les sens du terme) étant derrière moi, concentrons nous sur 2010 et ses vœux pieux, donc. Vie privée en avant. Donc je vais me faire plaisir. Comment ? En essayant de voir quelles sont mes compétences artistiques. Ceux qui me lisent depuis quasi 5 ans (gasp !) ont dû remarquer que j’avais un côté artiste frustré car seule l’écriture me permet de m’exprimer pleinement. Vous me direz que c’est déjà pas mal, c’est vrai. Mais moi, je veux savoir dessiner ou au moins photoshoper suffisamment bien pour créer des histoires. J’ai une bonne conception de storyboards dans ma tête, je suis capable de concevoir  une BD avec découpage des cases, aucun souci MAIS  je ne sais pas le coucher sur le papier, mes dessins sont ignobles. J’avais donc décrété que j’étais nulle et point. Mais peut-être que si je prends des cours… Faudra que je vous parle des cours pour adultes d’ailleurs. Mais voilà, en 2010,je cultive mon côté artiste. Et je crée mon autoentreprise, j’ai des soucis pour le faire sur le web mais je ne désespère pas.

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Et ensuite, que dire ? Etre plus rigoureuse de façon générale, plus méthodique pour gagner du temps qui me servira à autre chose (autre chose pouvant impliquer le repos, la glande, les soirées entre amis…). Je ne mets pas le sport, j’en fais déjà, on va dire « poursuivre les efforts ». En 2010, j’allie tête bien pleine sur corps bien fait, sourire ultra bright sincère car ma vie sera équilibrée. Après manger sain, fumer moins (voire plus du tout, tiens). Ah, j’entends quelqu’un au fond me suggérer de trouver un mec bien. Oui, l’important est sur le bien, un mec tout court, c’est toujours facile à trouver. Et bien personne du fond, tu sais, je reste persuadée que l’amour, ça ne se cherche pas vraiment. Mais ça ne m’empêche pas de rester attentive et d’étudier les opportunités, on ne sait jamais…

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Ah et en 2010, j’essaie de chanter une demi heure à une heure à tue-tête par jour. Parce que j’avais oublié comme ça faisait trop de bien.

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La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


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– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate

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Je suis nulle et je vous en fais profiter

Suite à un bug gigantesque du blog, les articles de dimanche et lundi sont restés en administration au lieu d’apparaître sous vos yeux ébahis comme à l’accoutumée. Donc pour vous éviter la lecture de trois articles d’affilée, j’ai décidé de vous offrir une BD, confectionnée de mes blanches main. Vous pourrez constater que quand je dis que je dessine mal, ce n’est pas par modestie…

Conclusion de ce petite périple (tout est vrai) :

– la prochaine fois, je prends un paquet de Kleenex (un tout seul, c’est pas assez)

– tourner l’ouverture de la cage de Kenya vers le fauteuil pour pas qu’on la voie baver (oui ben quoi? Moi, ça me gêne aussi qu’on me voit baver).

– monsieur le vieux, vous auriez été plus aimable, je vous aurais sans doute signalé que votre sac reposait dans le vomi de mon chat. En plus, vu que vous vous êtes affalés sur mon accoudoir et mordu le peu d’espace vital que j’avais, je regrette même pas.

– je ne ferai jamais de BD, je suis vraiment nullissimale.

PS: ce que j’ai écrit dans la vignette 8 et qui a été coupé par mon immonde scanner qui date de 2000 (hou le vieux), c’est : « les gens ne semblaient pas ravis de la nouvelle ».

Maintenant, vous pouvez vous moquer.

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Le petit garçon

Par Gauthier

 

C’est l’histoire d’un petit garçon ordinaire. Il grandit dans une famille normale. À 2 ans, ses parents décident d’aller vivre en banlieue parisienne. Le petit garçon est sage et gentil. Il est peut-être plus timide que les autres, plus calme que les autres. Mais ses parents sont si fiers de tout ce qu’il peut faire, ils l’encouragent tout le temps. Le petit garçon est plus éveillé que ces camarades de classe, et au lieu de jouer avec ses copains de maternelle, il reste pendant les récréations pour dessiner avec la maîtresse. Très vite la maîtresse demande aux parents de venir, et devant le refus de leur fils de s’intégrer, ils décident de le faire passer dans la classe supérieure.

 

Dans sa nouvelle classe, il se lie d’amitié avec une gentille petite fille plus âgée que lui. Il la suit partout, il veut la protéger. Un jour un « grand », un méchant « grand », décide de soulever la jupe de la gentille fille devant tout le monde pendant la récréation. Le petit garçon s’enflamme en un quart de seconde, il fonce tête baissée, et envoie le « grand » dans le grillage. Le grand saigne et pleure devant tout le monde. Les maîtresses qui assistent à la scène convoquent encore une fois les parents du petit garçon. Tout le monde s’inquiète de ce geste. Alors les parents du petit garçon ont une idée…

 

Quelque mois plus tard, à l’orée de ses quatre ans, le petit garçon hérite d’un petit frère. En voilà une idée de génie ! Le petit garçon ne sera plus tout seul… Mais cette « nouveauté » se révèle très vite être très embarrassante. Un petit frère ça pleure, ça réclame l’attention toujours grandissante de ses parents, ça grandit et ça vient dans la chambre du petit garçon, ça déplace ses jouets, ça utilise ses jouets, ça gêne…

 

Un soir, la maman monte dans la chambre du petit frère, alors âgé de 3 ans, et surprend le petit garçon en très mauvaise posture. Il tient fermement la tête de son petit frère entre ses petites mains, et il a un genou posé sur sa nuque. La maman se fige, elle sait que si elle ne réagit pas convenablement l’aîné de ses fils peut, dans un geste qu’il ne contrôlera pas, qu’il ne comprendra pas, briser la nuque de son petit frère. Elle hurle… Le petit garçon lâche prise ne comprenant pas les cris hystériques de sa maman, et la baffe démesurée qu’il reçoit une fois que son petit frère touche le sol.

 

Outre ses petits problèmes domestiques, le petit garçon comble ses parents. Il réussit très bien à l’école, il n’a pas beaucoup d’amis, mais il est sage, il est poli, il est la fierté de ses parents. Alors que son petit frère est turbulent, agité, mauvais élève. Les parents ne se rendent pas compte, mais ils disent à leurs amis et à la famille que l’aîné est très intelligent et que le second est très beau. Dans la tête d’un enfant, ce genre de discours se transforme très vite, et devient « l’aîné est moche, le second est bête ». Les deux petits garçons en souffrent, chacun de leur côté, mais ils continuent à se détester, pour la forme tout du moins. Le petit garçon ne s’entend pas avec les autres petits garçons de son école, il ne joue qu’avec des filles, les filles sont plus gentilles avec lui, elles le comprennent. Le petit garçon ne sait pas jouer au foot, il joue à la marelle, le petit garçon ne sait pas jouer aux billes, il joue à la corde à sauter, le petit garçon ne sait pas espionner les filles dans les vestiaires, il joue à papa-maman.

 

Le petit garçon a une nouvelle petite copine, ils se font des bisous, à 7 ans il sait déjà qu’il faut introduire sa langue dans la bouche de la fille et tourner. Il ne comprend pas trop pourquoi, mais ça lui fait plaisir de le faire. Il ne comprend pas non plus pourquoi son zizi s’obstine à devenir tout dur quand il fait des bisous à sa copine. Ils promettent de se marier, ils auront trois enfants. Ils s’enfuiront tous les deux quand ils auront fini le CM2, pour éviter que le papa de la petite copine ne tue le petit garçon. Le papa est un ex-taulard, plein de tatouages, et un jour il a dit au petit garçon qu’il ne laisserait aucun garçon toucher sa fille. Le petit garçon a très peur, il touche déjà sa fille tous les jours.

 

Un matin pas comme les autres il arrive à l’école et la maîtresse vient lui dire que sa petite copine est parti vivre très loin. Le petit garçon pleure… Il se sent seul, il n’a que 8 ans, et il a le cœur brisé. Après ça le petit garçon ne sera plus jamais le même pense-t-il.

 

Il rencontre un petit garçon dans un repas d’entreprise de son papa. L’autre petit garçon n’est pas comme les autres, il vient lui parler, ils jouent ensemble, ils rient. C’est la première fois que le petit garçon s’amuse avec un autre petit garçon de son âge. Il est heureux. Les parents des deux petits garçons sont tellement contents de voir leurs progénitures, d’habitude si solitaires, s’amuser ensemble qu’ils décident de se revoir. Les parents se lient d’amitié, les petits garçons aussi. Les petits garçons grandissent ensemble, ils se voient très souvent, ils jouent au docteur ensemble, ils jouent à papa-maman, ils ont 8 ans et ils s’embrassent. Ils sont heureux.

 

Un soir, les parents du petit garçon entrent dans la chambre où les deux enfants dorment ensemble, ils sont tous nus dans le lit, ils ont 8 ans. Ils ne comprennent pas ce qu’ils font. Ils jouent, ils apprennent, ils sont innocents. Les parents hurlent, pleurent, donnent des baffes…

 

Les petits garçons ne seront plus jamais les mêmes, surtout un. Un jour, ils discutent, ils ont 12 ans maintenant, l’ami du petit garçon lui dit :

– Moi j’aime pas les pédés

– Mais on a été pédés nous ! répond le petit garçon.

– Non, on s’amusait juste…
– …

Le petit garçon pleure. Il ne comprend pas, il ne se comprend pas. Son corps change, il découvre l’excitation sexuelle, le désir, et ce désir, il ne l’éprouve que pour son ami, pourquoi ? « Les pédés, ils sont pas normaux, les pédés ils sont malades dans leurs têtes ». Le petit garçon n’est pas pédé, il est normal, il n’est pas malade dans sa tête, il est normal… Il aime son ami, il le désire, mais il doit se taire, il doit taire se qui le brûle de l’intérieur, ça passera.

 

Le petit garçon a 16 ans, il est en terminale, il est populaire, il a bien changé depuis son enfance, il est devenu beau, il n’a que des amies mais il s’en moque, les garçons sont toujours trop bêtes. Il sort avec la plus belle fille du lycée. Sa petite amie, plus âgée, lui demande de lui faire l’amour. Le petit garçon hésite, il ne l’a jamais fait encore. Mais il a envie. Il a oublié son amour pour l’autre petit garçon. Il franchit le pas, mais, après quelques semaines, quelque chose ne va pas. Le petit garçon se sent sale, il a envie de vomir, il ne supporte pas de toucher cette fille, si belle, si douce, si tendre. Non il ne peut pas. Il ne peut plus. Pourquoi ? Alors que tout se passait si bien, pourquoi il a tant envie de mourir ?

 

Une nuit le petit garçon se réveille en sursaut, il est en sueur, il tremble, et son cœur va exploser. Il vient de faire un rêve. Dans son rêve, il faisait l’amour à l’autre petit garçon, et il ne peut pas chasser cette idée de sa tête. Il doit savoir, il le faut, sinon il va devenir fou, il le sent, il est en train de franchir une autre ligne. Cette barrière qu’il avait refermé et tenté d’oublier lors de cette discussion, alors qu’il n’avait que 12 ans.

 

Le petit garçon décide d’attendre d’être à la fac. Il choisit un inconnu sur le net, et après plusieurs mois d’échanges, et deux séances de psy hebdomadaire pour le convaincre qu’il est « normal », il saute le pas. Il le fait. Il couche avec un homme. Il vient d’avoir 18 ans.

 

Le petit garçon est gay ? Non ce n’est pas si simple, il faut encore quelques années d’errances, quelques excès, tous les excès, il frôle la mort tant de fois, mais il a besoin de se mettre en danger pour savoir où sont ses limites. Il finit par les trouver, et il peut fièrement annoncer au reste du monde, ses parents, sa famille, ses amis, qu’il est gay. Il en est fier, il est normal. Mais à force de se consumer, il a détruit la seule chose qui faisait de lui ce petit garçon si formidable : son cœur.

 

Ce soir le petit garçon pleure. Il vient de regarder une série. Dans cette série, deux hommes s’aiment et se le prouvent de la plus belle façon qui soit, l’un d’eux renonce à vivre sa vie, pour sauver celle de l’autre. Le petit garçon avait oublié ce qu’était l’amour ? Non, il a tenté de le faire, comme il a tenté d’oublier ce qu’il ressentait pour l’autre petit garçon à l’âge de 12 ans.

 

Le petit garçon a peur, il sait qu’il doit refaire battre son cœur. Mais il ne sait pas comment s’y prendre.

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Do you brouette?

Je file écrire mon article du jour mais, en attendant, petites informations de dernière minute pour me faire pardonner de pas avoir fait d’articles hier (oui, j’ai passé la nuit chez un charmant garçon… Mais non, bande de pervers, c’était pas un plan brouette, c’était Gauthier!).

Première information:

Le résultat du concours est reporté pour cause de plus personne n’a le net, chez les vingtenaires.  J’explique un peu comment ça va se passer : chaque membre du jury note vos productions sur 10 et indique son coup de coeur. Celui qui a la meilleure note et le plus de coup de coeur (en cas d’égalité) gagne. Vous êtes 17 à concourir.

Le jury est composé de : Gauthier, Océane, Linga, Lucie, Banana et moi.

 

Deuxième information:

Ca fait quelque temps que je parle d’un T-shirt vingtenaire. Hier soir, alors que mon taux d’alcoolémie dépassait la limite autorisée (pas grave, j’étais à pied), alors que je traversais la rue Rivoli après avoir découvert que j’avais raté le dernier métro, j’ai eu une idée. Mon correspondant virtuel m’avait dit qu’il faudrait que je trouve quelque chose d’écrit, vu que je sais pas dessiner. Et là, révélation! Si je faisais un T-shirt sur lequel était écrit:

DO YOU BROUETTE?

Voilà l’idée! Donnez votre avis, ça me fera plaisir! 🙂 Je vais réfléchir au design, maintenant. Enfin, je vais d’abord écrire mon article du jour.

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L’instinct maternel de l’’hippocampe

Rassure-toi, lecteur, ce blog ne vire pas « étude de la faune sous-marine et de ses mœurs », ce titre énigmatique et quelque peu poétique va me permettre de te parler d’une espèce que je ne supporte pas : les gosses. Vois-tu, là, je suis dans le train, ma douce Kenya endormie dans sa panière à mes côtés. Bon, d’accord, je l’ai droguée mais elle est tout sage. A quelques sièges de là, y a une sale gamine qui met un souk pas possible depuis une bonne demi-heure, qui crie, tape sur les vitres et répond à sa mère. Je te le dis sans rougir, lecteur : je déteste les gosses.
Je hurle donc je suis
A chaque fois que je prends le train, y en a toujours un ou deux dans mon wagon. Quand je pense qu’au lycée, les profs m’apprenaient, alarmiste, qu’on ne faisait plus assez d’enfants…ils doivent pas prendre le train très souvent, ceux-là ! Qu’ils s’installent à côté de la monstresse blonde, tête à claque, qui sévit ici, ils chanteront un autre refrain.
J’ai remarqué que les plus chiants n’étaient pas les bébés. La semaine dernière, j’étais dans ce même train, effectuant le même trajet, sans Kenya restée en vacances chez « ses grands parents » et j’étais encerclée de bébés et de jeunes enfants de cinq ans et plus. Les plus calmes étaient sans contexte les bébés. Comment expliquer que ses frêles créatures soient aussi calmes alors qu’ils ne sont pas conscients de l’autre et de la gêne que leurs cris occasionnent ? Pareil pour mon chat : quand elle miaule, elle se rend pas compte qu’elle dérange les gens mais dans le train, elle est toute sage, tout comme ses congénères chats. Alors pourquoi les gamins entre cinq et dix ans qui ont parfaitement conscience de faire chier leur monde ne se calment pas et hurlent comme des demeurés ? J’ai ma théorie : comme les chats, les enfants se croient roi.
Il est né le divin enfant
Imaginons : un bébé vient de paraître dans votre entourage. Premier réflexe : on court se pâmer devant ce miracle de la nature. Qu’il est mignon, guili-guili ! Même un bébé moche parvient à tirer des cris d’extase (hypocrites) de ses visiteurs. Récemment, quelqu’un (il me semble que c’est Raphaël) m’a dit : « mais c’est moche un bébé, j’aime pas ça ! » Ben, c’est vrai que c’est pas super beau, c’est tout fripé mais un nouvel individu a fait son apparition sur terre, alléluia (comme si c’était exceptionnel…). Bref, ce petit bout de chair à peine doté d’une conscience mais déjà équipé d’un estomac et de cordes vocales est déjà l’objet de toutes les adorations. En grandissant, ça ne va pas en s’arrangeant : oh, il vient de sourire ! Oh, il m’a attrapé le doigt ! Seigneur, il marche ! Et voilà notre trognon d’humain persuadé d’être exceptionnel car il s’est mis en station debout. C’est sûr, c’est bien le premier à le faire, c’est incroyable ! A partir de là, l’enfant se rend compte de son pouvoir : tout ce qu’il fait est merveilleux et, ravi, il offre à l’assemblée toute une gamme d’exploit. J’exagère ? Bien sûr que non ! Je me souviens, un jour, ma cousine est venue à la maison avec sa marmaille et l’aîné faisait l’andouille. Notez que je trouve ce gamin trop mignon. A un moment, je ne sais plus ce qu’il a sorti et tout le monde a rigolé. Super fier de lui, le gamin nous a refait le sketch dix fois d’affilée. Merci de vous écrouler de rire à chaque fois pour ne pas vexer le petit ange.
Et c’est toujours pareil. Un enfant doit prouver à l’assistance entière qu’il existe, à tel point que j’en viens à me demander si un enfant n’a pas le sentiment effrayant de ne plus être dès lors qu’on ne le regarde plus. Comme un Dieu, en fait : un Dieu n’existe sur Terre qu’à partir du moment où il a des adorateurs. L’enfant a une phrase fétiche : « Hé, maman (ou papa), regarde ! ». Regarde, je fais un dessin, regarde, je fais la roue, regarde je fais du vélo… Merde, je suis tombé. Comme tu me regardais, je me mets à hurler pour que tu t’occupes de moi. Ça aussi, c’est intéressant de voir que la douleur enfantine n’existe qu’à partir du moment où elle a lieu sous l’œil des parents. Un enfant qui tombe dans son coin se relève, enlève les petits cailloux qui lui ont éraflé le genou et repart jouer sans rien dire. Si un adulte a assisté à la scène, le voilà qui se met à hurler.
La fessée, c’est mauvais pour le développement personnel
Les enfants sont roi et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Gamine, je me suis ramassée quelques fessées toujours justifiées, au fond. Aujourd’hui, le pédopsychiatres nous explique qu’il faut surtout pas frapper un gamin, pas le brimer… De toute façon, les pédopsychiatres nous racontent n’importe quoi, tout est question de mode. Mais les enfants actuels sont super mal élevés, je trouve, tout leur est dû. La monstresse blonde hurle, fout le souk, tire sur les rideaux, elle a eu droit à un « chut ! » maternel de réprobation et si sa mère la force à s’asseoir (oui, là, elle saute comme une idiote sur son siège), la voilà qui pousse des beuglements terribles. Quelle sale gosse !
Mais c’est notre faute, aussi, à force de nous rabaisser à leur niveau plutôt que de les faire monter au nôtres. Les gamins, on leur parle comme à des demeurés (et qui sait qui l’est tout mignon ? Mais c’est le bébé à son papa ? Hou gouzi, gouzi !). Je suis contre la méthode américaine de bourrage de crâne pour faire des gamins pseudos intelligents, je trouve ça complètement crétin. Ceci étant, on ne fait aucun effort pour les responsabiliser, on leur passe tout parce qu’ils sont des enfants : « le pauvre, c’est long le train pour lui ! ». Pffffff, tu lui aurais expliqué avant qu’il ne fallait pas s’agiter dans tous les sens dans le train et se conduire comme une grande, on en serait pas là.
Merde, j’ai perdu mon instinct maternel
Tu l’as remarqué, lecteur, les gosses, ça m’emmerde. J’ai préféré prendre un chat, même si elle est insupportable par moment, qu’elle grignote les pieds de mes amants ou leur lèche les oreilles selon son degré de compatibilité avec le monsieur (elle a adoré Reno, beaucoup moins Raphaël…). Un chat, c’est indépendant, au moins. Ce n’est pas la chair de ma chair mais je m’en tape. Je n’ai pas une once d’instinct maternel, j’ai pas envie de me reproduire, pour l’heure, ça changera sans doute quand j’aurai trouvé ma moitié définitive. J’en parlais l’autre jour avec ma collègue, Zoé, nous étions d’accord sur un point : l’envie de l’enfant vient naturellement quand on est bien engagé avec quelqu’un.
Dans les vingtenaires, nous avons les deux cas : celle qui a une fille envie de bébé (Anne) et celles qui préfèreraient se couper un bras plutôt que de tomber enceinte (Lucie et Victoire). Pour Anne, elle est « inspirée », si j’ose dire, par l’exemple de sa sœur aînée, maman une premier fois et qui est actuellement enceinte jusqu’aux yeux. Pour Lucie et Victoire, un bébé est comme un parasite qui grandit à l’intérieur de leur corps, ça les rend malades rien que d’y penser. Personnellement, je pense que j’aimerais bien sentir la vie grandir en moi mais là… Non… Bien qu’Arnaud m’ait confié qu’il aimerait bien faire l’amour à une femme enceinte (enfin, ça l’a pas empêché de me brouetter).
Dans la nature, toutes les femelles ne s’occupent pas de leur progéniture, c’est un truc de mammifères, ça ! Par exemple, chez les poissons et les hippocampes (d’où le titre de l’article), les femelles expulsent les œufs et ce sont les mâles qui doivent les protéger en attendant la naissance. Alors que chez les mammifères… Par exemple, ma petite Kenya, que je soupçonne d’être enceinte (quelle merde !), elle fera ses bébés toute seule et qui est-ce qui va la soutenir dans cette épreuve ? Pas le(s) salaud(s) qui l’a engrossée, non, ce sera moi… Pitié, pourvu qu’elle soit pas enceinte ! Un chat, j’arrive à gérer mais des petits chatons, quelle angoisse… Mais je dévie.
Un bébé? Non merci…
Quand je vois tous ces monstres qui piaillent, hurlent, tapent du pied, je me demande pourquoi j’en voudrais un pour moi… La monstresse blonde s’est coincée la tête entre le fauteuil et la fenêtre, elle hurle comme une demeurée, au secours ! Voilà comme cette horrible gosse vient de détruire tout instinct maternel résidant encore en moi. Nous en avons parlé ave Gauthier, je lui ai balancé ma théorie sur la déification de l’enfant et il m’a expliqué ceci : « non mais c’est super beau de voir un enfant qui apprend, tu n’imagines pas ! » Non, je n’imagine pas, en effet. Gauthier, il s’occupe beaucoup du fils d’Océane, il sait mieux que moi la fierté que l’on éprouve quand notre rejeton arrive à mettre un pied devant l’autre. Peut-être que quand j’aurai ma propre marmaille, je serai comme les autres, je m’extasierai devant leurs moindres faits et gestes…
Mais pour les moments, les gamins, ça m’emmerde, surtout dans le train.
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