Bilan 2018 ? Yeurk…

C’est l’heure du bilan, un de mes articles préférés de l’année même si 2018 fut bien décevante par rapport à mes attentes. Alors maintenant que j’ai deux blogs, je “dois” tout découper en deux (enfin, sur ce genre de sujets, quoi) donc pour résumer, ici, vous allez lire un article “bilan 2018 de ma vie pro” et là-bas, ce sera plutôt “bilan 2018 de ma vie perso”. Et au moment où je commence cet article, qui est le premier des deux que j’écris, je sais pas encore ce que je vais écrire sur le volet perso. Par contre, sur le volet pro, préparez-vous, ça va être salé.

Quand tu craques au travail

Bilan 2018 de ma vie pro ? En un mot, je dirais : déception. Ou traquenard. Ou burnout. Je dirais plein de mots, en fait… Mmm… Bon, pour peu que vous ayez mes aventures ici ou sur Twitter, vous avez bien compris que 2018, j’ai eu de quoi pondre quelques bonnes feuilles de mon livre noir du travail, voyez… Je diviserais cette année pro en quatre temps :

  • L’espérance : cet été, à peu près, quand je prenais en main ma nouvelle mission qui me réservait une sublime surprise sur le coup : on m’annonçait que je ne ferais plus de social media mais du traffic management et du marketing automation. Alors à ce moment là de l’histoire, je savais pas ce que c’était, le marketing automation, mais j’étais ravie de l’opportunité. Bref, l’été se passe dans l’excitation de la nouveauté et une équipe soudée  et des gens adorables.Le marketing automation
  • La chute : la rentrée, surcharge de travail permanente, la fatigue, l’obligation de gérer des dossiers alors que j’y pine rien, un chef tortionnaire qui n’arrête pas de me rabaisser, de m’expliquer que je suis nulle de mille façons que ce soit (sa technique préférée “Machin pense que tu es nulle, c’est gênant”), me prenant même dans la tête que ce que j’avais fait était “débile”. Littéralement. Je rentre en pleurant ou en criant de rage, les calls avec lui me mettent dans une colère noire. Et puis, son faux pas : “ton doc est bourré de fautes”. A moi. Me dire à moi que j’écris en faisant plein de fautes. J’ai relu le fameux doc, les seules “fautes” repérées (4 dont une phrase coupée en 2 et un ; à la place d’un .) étaient toutes dans une slide que j’avais décrite comme “faites pas gaffe, ce sont des notes que j’ai tapées pendant que l’expert me parlait, je dois l’écrire correctement”, j’avais même surligné le texte en jaune. Là, la révélation : ce mec ne fera que m’aplatir tout le temps. Je rendrais un truc parfait qu’il me ferait chier sur la taille de la police ou la couleur d’un graphique ou je ne sais quoi. Et comme on dit, à l’impossible, nul n’est tenu.
  • La fuite… ou la guerre : donc puisque mes efforts ne paieront jamais, on remet le CV à jour et on repart. Sauf que des choses se trament, on me demande de faire partie du dossier monté contre mon chef. Je vais un peu tout vous raconter sur les prochaines semaines mais…

C'est la guerre au travail

En fait, 2018 n’a pas été si épouvantable si on prend deux éléments en compte :

  • L’arrêt pour burnout. J’ai enfin eu les couilles de le prendre. Cet arrêt, j’aurais dû le prendre y a neuf ans. J’ai pas mal de petits traumatismes liés au monde du travail et à mes différentes expériences qui me rendent vulnérables. Grâce à cet arrêt, j’ai totalement renversé les forces en présence, mon boss est passé de “tu ne fais que de la merde” à “tout ce que tu fais est merveilleux”. Je ne suis pas dupe non plus, hein, mais je commence à comprendre certaines choses.
  • Faire carrière, c’est de l’arnaque : j’ai été tellement vidée par toutes ces histoires que je me suis rêvée guichetière. Genre guichetière dans une banque, tu fais un 8h30-17h30 puis tu as tout ton cerveau en forme ensuite pour vivre ta vraie vie. Ma vraie vie… c’est intéressant, non, comme je parle de “vraie vie” pour ces quelques heures hors du travail ?

Bilan 2018 : ça s'équilibre un peu

En résumé : le bilan 2018 est moisi si on considère que je me suis faite ronger par mon burnout, ma culpabilité délirante dès que je place mal une virgule, mon syndrome de l’imposteur bien entretenu par mon chef qui me présentait comme à une experte d’un métier que je n’avais jamais exercé, y compris en interne… j’ai beaucoup trop mis ma vie personnelle entre parenthèse et je finis l’année épuisée. MAIS je termine la course sur une belle victoire puisque j’ai enfin eu le courage de me faire arrêter, de comprendre que je m’en foutais de faire carrière et de devenir “head of” ou ce genre d’intitulé ronflant et surtout… spoiler : mon chef se fait dégager et c’est (un tout petit peu) grâce à moi. Je ne doute pas que le dynasty du boulot n’est pas terminé mais au moins, le bilan 2018 n’est pas si négatif.

Fallon Carrington en mode working girl

Ah et sinon, j’ai tenté l’engagement politique, je suis dégoûtée par les petites magouilles et tout. Je me ramasse déjà ça au boulot, je ne veux pas en ramasser aussi dans ma vie perso. Mais j’en parlerai dans mon blog citoyen dont je vous parlerai plus longuement dans mon article résolution.

Les votes à la poubelle

Ceci n’est pas un message anti suffrage, j’ai pas trouvé mieux pour « tous les politiques à la poubelle »

Et la partie perso ? Je le rappelle : c’est sur dans mes petits carnets !

A vendredi pour les résolutions, mon article préféré chaque année !

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Tout le monde déteste le travail

Sincèrement, j’exagère à peine. Je vous annonçais donc que j’allais quitter mon job, peu importe que je trouve quelque chose ou non. Ma période d’essai se termine le 09 mars (enfin, j’ai un doute sur le sujet, la précédente devait se terminer le 08 novembre puis le 09 puis le 12 car j’ai pris 4 jours de congés mais sur ma lettre de renouvellement, antidatée la lettre au passage, on était revenus au 09. Restons donc sur la date inscrite sur cette lettre). J’ai jusqu’au 05 février pour trouver un autre job sinon, j’irai toquer à la porte de la DRH. Je vous raconterai une autre fois mes différents scénarii car ma décision de lâcher l’affaire et les réactions autour de moi me semblent symptomatiques. Je crois que tout le monde déteste le travail.

Tout le monde déteste le travail

J’en ai parlé à quelques personnes, j’ai pas placardé non plus la nouvelle en 4 par 3 dans les rues de la ville. Non que ça m’ennuierait que mes employeurs finissent par l’apprendre, je souhaite ardemment que EUX mettent fin à ma période d’essai. Des anciens collègues, des amis, des nouveaux collègues… et j’ai eu une unanimité pour dire que je prenais la bonne décision. Victor était limite à me jeter des confettis quand je lui ai annoncé ma décision, il ne supportait plus de me voir au fond, d’être énervée, éreintée, désespérée, même. Mais surtout, j’ai eu plusieurs “t’as de la chance de pouvoir”. A peu près ce que j’ai dit à d’anciens collègues tombés au combat et qui avaient arraché une rupture conventionnelle et qui avaient la possibilité de prendre le temps de réfléchir au prochain coup, de souffler avant de repartir. J’ai parfois un peu de jalousie pour cette copine en arrêt longue durée car burnout (pas celle dont je parlais dans l’article précédent), celle qui a perdu son job suite à un licenciement économique (elle s’en est ramassée deux en deux ou trois ans) et qui a profité pour tenter une nouvelle carrière. A quel moment on envie ou jalouse ceux qui perdent leur job ? Je parle bien sûr du secteur tertiaire, hein et de personnes encore jeunes, je n’aurais pas l’audace de raconter la même histoire pour les licenciés de Goodyear ou France Telecom.

Le travail m'a tuer - Vuillemin

Peut-être d’ailleurs que nous sommes des enfants gâtés, que nous considérons que nous n’avons plus à sacrifier notre vie, notre santé, pour gagner de quoi vivre. Peut-être que dans mon secteur, on a bien conscience que nos métiers ne servent à rien, le fameux bullshit jobs dont parle David Graeber (je suis en pleine lecture) qui nous pompent l’air et épuisent notre énergie pour rien. Peut-être que l’état du marché du travail nous met aussi dans un état de tension permanent, un système qui nous met à la merci d’individus toxiques et nuisibles ? Parce que j’entends que ça chiale dur sur le fait qu’on peut plus licencier les gens (lol comme disaient les jeunes de la décennie dernière) mais nous sommes nous-mêmes retenus en otage. Les ruptures conventionnelles ? Des Pokemon rares : dans mon ancienne boîte, un collègue a gueulé pendant 6 mois pour en obtenir une. Moi,ma chef m’a dit texto “y a plus rien pour toi ici” mais a attendu patiemment que je démissionne en me foutant des coups de pression sans le moindre sens. Parce que y a un quota de ruptures conventionnelles apparemment. Démissionner ? Encore faut-il pouvoir se le permettre. Moi par exemple, ça fait quasi 12 ans que je cotise mais pas le droit de toucher un kopek si c’est moi qui pars. “Ah mais oui mais non mais si on fait ça, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, tout le monde va démissionner tout le temps, aussi !”. Ce qui nous laisse donc sous la coupe de tortionnaires qui savent qu’on ne pourra pas claquer la porte tant qu’on n’a pas trouvé de nouveaux plans. Et des fois, c’est long.

Mon chef est horrible

Bref, les réactions de mes amis vis à vis de ma démission me le confirment : tout le monde déteste le travail. Enfin… le monde du travail.

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Pot de départ

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, j’ai démissionné. Wiiiii ! Une aventure va bientôt se terminer pour en laisser place à une autre. Pas de journal d’une démissionnaire cette fois-ci pour cause de pas trop de choses à dire même si… On verra, sans doute quelques articles sur la recherche d’emploi et mon départ. C’est amusant, 11 ans que je travaille et je n’avais jamais pris le temps de parler de ces sujets-là… Alors que j’écris cet article (lundi 18 juin), je viens d’envoyer mon mail pour mon pot de départ… et ça mérite un article.

Pot de départ

Alors déjà premier point : je n’aime pas organiser de pots de départ. Je suis un peu absolue dans mes sentiments et je n’aime guère les fins. Là, par exemple, je ne pense pas du tout à ma fin de contrat mais je piaffe un peu d’impatience à entamer le prochain. Un peu comme la veille de la rentrée des classes, quand tu te demandes si tu finiras à 16h le vendredi, si t’auras Mme Faurey dont la réputation n’est plus à faire, si tu vas être en classe avec cette pute de Sandra Kaplan et si y aura un nouveau beau gosse. Oui alors ok, je suis en couple de type monogame mais ça fait toujours plaisir les bonbons pour les yeux. Même si les bonbons pour les yeux, ca finit comme les chewing-gums, ça vire insipide. Cette métaphore ne me mène nulle part.Manger des bonbons

Du coup, je suis toujours fatiguée à l’idée d’organiser cette petite sauterie mais partir en catimini donne la sensation d’un départ par la petite porte, qu’on aurait même peut-être été virée. Dans le monde du travail, y a des codes, tu ne pars pas sans ton petit pot où tu ne taris pas d’éloge sur tes N++, même quand tu as une poupée vaudou à leur effigie que tu garnis régulièrement d’épingles acérées. En échange, tes collègues auront lâché un petit billet pour que tu puisses repartir avec un cadeau. Ça, je trouve ça intéressant. Pas le fait de recevoir un cadeau mais que ce qui sera contenu dans le paquet donne une indication sur la façon dont tes collègues te perçoivent ou te connaissent. Genre lors de mon dernier pot de départ, j’avais eu du thé, des infusions et une sorte de roulette de massage genre je suis une meuf zen et healthy. Alors dans les faits non mais je désire l’être donc bien vu (notez que c’était y a quasi 4 ans, zéro évolution donc sur ce sujet…). Celui d’avant du maquillage pour les yeux (oui ça marche) et… du vernis. Plein de vernis, 6 couleurs et un top coat. C’était adorable mais… je n’en mets jamais, je déteste ça. Mais on reparlera de cette image au boulot.

Collecte pour pot de départ

Déjà, se pose la question du “quand” parce que rien que ça, c’est compliqué. Normalement, on aime les jeudis soirs (parce que les vendredis, tout le monde se barre et les autres jours, on n’est pas censés sortir trop tard) mais il peut y avoir pas mal d’éléments pertubateurs. Pour ma part, j’ai choisi un mercredi matin parce que ma collègue chouchoute ne sera là ni jeudi ni vendredi et que j’avais pas envie de faire une soirée… d’autant que nous avons eu un pot de départ la semaine d’avant et le mercredi soir, y a une soirée corporate donc voilà. Un petit déjeuner, c’est TRES bien.

chouquettes pour pot de départ

Photo prise lors de mon pot de départ qui a eu lieu la semaine dernière en vrai

Donc faut organiser une sauterie et pour ne pas avoir l’air trop con, faut inviter des gens. Et là, ce n’est pas si évident parce que tu ne sais pas où arrêter la liste. Certains envoient l’annonce à all users (et ceux là, on ne les aime pas vu qu’ils nous pourrissent la boîte mail alors qu’on ne sait même pas qui ils sont), j’ai limité : mon agence évidemment puis les personnes avec qui je travaille régulièrement puis deux ou trois potes des autres agences. Il y en a, tu te sens obligée de les inviter et tu le fais en espérant qu’ils ne viendront pas. Là, par exemple, j’espère de tout mon coeur que ma N+1 aura un empêchement de dernière minute histoire de ne pas la voir…

Ingrid Chauvin

Je fais à peu près cette tête quand je fais genre que je suis contente de voir quelqu’un alors que non

Bref, tu veux juste boire un verre avec tes collègues que tu aimes bien, tu te retrouves avec des gens que tu n’aimes pas, à sourire à une personne à qui tu aimerais dire tant de mal mais dans ton discours, t’es sympa parce que faudrait pas gâcher ce moment. Et puis tout s’arrête. Bon ben c’était sympa, bonne continuation et à la revoyure hein !

Bonne continuation

Mais je vous raconterai. De ce que je sais, ça pourrait être… sanglant (et pas pour moi…)

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Parce que l’occasion fait le larron

Des fois, je rêve de changer de vie… Mais je suis un peu trouillarde, comme on dit. Privilégiant la sécurité, je jalouse un peu parfois ceux qui prennent un virage dans un dérapage parfaitement contrôlé. Mais faut dire que parfois, la vie t’offre l’occasion de faire ce grand changement… mais encore faut-il la saisir.

Dream catcher - saisir l'occasion

Janvier 2018. Je rêve. Je rêve d’une autre vie professionnelle. Je suis fatiguée de poster des textes de moins de 100 caractères en moyenne pour vanter tel ou tel produit, répondre aux gens qui ne savent pas lire un mode d’emploi… Moi ce que j’aime, finalement, c’est traiter de la donnée. Je trouve extrêmement reposant de passer une journée à jouer dans les excels. Une nuit, peu de temps avant, j’ai eu une “révélation”. J’ai un cauchemar un peu récurent : je suis au lycée ou à la fac et je dois passer le bac ou rendre un mémoire et je ne suis pas prête du tout. Bonus : je dois passer un examen d’allemand et je ne parle plus un mot de cette langue (j’ai un peu envie de m’y remettre, d’ailleurs). Souvent, dans ces rêves, je me bats un peu puis renonce en mode “non mais j’ai déjà mon bac en fait” ou “je n’y arriverai jamais” et je me réveillais avec un goût de défaite dans la bouche. Parfois, au contraire, je me bats et cette fameuse nuit, j’étais dans la déclinaison extrême du rêve : je réussis… et je sais plus quoi faire après. Et là, dans mon petit cerveau endormi, la solution : data journaliste.

Data journalisme

En vrai, j’aimerais partir vers les études ou, à minima, le planning stratégique. J’ai deux ou trois petites cordes à mon arc qui pourraient tendre vers là mais… ça coince. En 2017, j’ai tenté une mobilité interne, j’avais une place promise dans une équipe de planning stratégique mais… mon salaire. Voilà. En résumé : trop chère pour changer de métier dans ma boîte, CV trop marqué sur le social media dans des boîtes qui ne me connaissent pas. Bref, je suis sur mes rails et je rêve d’une occasion pour prendre le prochain aiguillage. Sauf que… ben des occasions, j’en ai eu. J’en ai eu une magnifique il y a bientôt 4 ans, quand j’avais demandé de faire partie des licenciements économiques de mon ancienne boîte. Au lieu de prendre le cash, j’aurais dû demander le financement d’une formation… même si, à l’époque, je n’avais pas idée de mon appétence pour les stats donc bon…

Data visualisation

Et peut-être que les occasions, ça ne s’attend pas, ça se crée. Je lis souvent de belles histoires (pas sur LinkedIn, les gens y mitonnent bien comme il faut) de gens qui ont consacré du temps à une passion et ont réussi à en faire leur métier. Pour le coup, sur le data journalisme ou quelque chose du genre, on ne s’improvise pas comme ça mais y a peut-être des choses à faire. Non parce que passer mes journées à faire des recherches, des calculs, des synthèses pour en tirer un article et mes soirées à écrire des historiettes… oui, je crois que je serais bien heureuse.

Le bonheur est proche

Girl drawing smiley face on to a wall

Du coup, peut-être qu’il va être temps de bûcher un peu pour préparer le prochain aiguillage… même si là, de suite, je vais rajouter une ligne à mon CV, toujours dans ma branche (oui, j’ai démissionné). Peut-être une nouvelle occasion à venir ?

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Le recrutement, ça te fait tourner en rond

Fin d’année oblige, les cabinets de recrutement s’agitent dans ma boîte mail “Hé salut, j’ai un poste de social media manager à te proposer, rappelle-moi !”. Je décline poliment par mail (quand j’ai moyen de le faire parce que la meuf que j’ai essayé d’appeler 10 fois et qui est jamais dispo, j’ai laissé tomber). Pourquoi je voudrais un poste de social media manager alors que je le suis déjà ?

canard en plastique pêche

Bon, depuis un mois, j’ai changé d’intitulé vu que justement, je ne suis plus social media manager mais j’ai omis de remettre à jour tous mes CV éparpillés sur la toile (surtout quand tu reçois un mail t’informant que ton CV a été supprimé et qu’un recruteur t’appelle deux mois plus tard car il a vu ton CV sur ledit site… Noeud de cerveau). Donc pour beaucoup de CV sur la toile, je reste social media manager… et donc, on cherche à me débaucher pour me faire faire la même chose ailleurs. Gniiii ?

citation d'albert einstein "la folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent"

En 2014, je suis en recherche très très active : j’ai bien compris que mon horizon était bouché dans ma boîte et le couperet des licenciements économiques se rapprochait. Et puis, je m’ennuyais, surtout : c’est bon, le community management, je maîtrise vraiment trop, le paid, c’est acquis, la stratégie… J’aime ça, peut-on me consacrer à ça ? Non. Ok, bah je me casse. C’est pile à ce moment là que je suis contacté par Oliver, directeur social media d’une big agency qui veut me rencontrer pour me proposer un poste de social media manager, il a eu mon nom par Isadora, mon ex collègue de chez Pubilon (ah que le monde est petit !). Je décline. Non merci, Monsieur, mais ce que tu me proposes, c’est ce que je fais déjà donc bof, quoi. Mais il insiste et ma soeur, qui a bossé dans ladite big agency (ah que le monde est petit !) me pousse à aller passer l’entretien. Entretien top, je passe un 2e entretien avec le directeur de l’entité dont dépend le social et il me dit que je suis trop chère, dommage. Je fais donc une croix sur ce poste et vais de l’avant. 15 jours plus tard, coup de fil d’Oliver qui m’annonce mon embauche. 3 mois plus tard, je débarque là-bas et 2 ans et 2 mois plus tard (record), j’y suis encore et j’ai même pas démissionné. Pourtant, les premiers mois furent ceux de l’ennui, au point que j’ai hésité à faire prolonger ma période d’essai mais grâce au plan d’Oliver, j’ai glissé petit à petit vers le social data et les études, me révélant ainsi à moi-même (et regrettant désormais de ne pas avoir fait des études de maths et surtout stats après le bac). Mais sur le coup, je me suis dit “ouais ok, je suis mieux payée et je fais un peu plus de stratégie mais à ce rythme là, j’avancerai jamais”.

homme de dos écrit sur le mur une stratégie marketing - recrutement réussi

Tiens, c’est « drôle », j’ai pas trouvé de photos similaires avec une femme

Et c’est là que je m’interroge. J’attends d’un poste qu’il me fasse progresser, que j’apprenne, que je sois motivée. A quel moment me proposer de faire ce que je fais déjà, pour un salaire pas forcément beaucoup plus élevé, est censé me donner envie de postuler ? On touche ici au coeur du problème selon moi :

  • le recruteur veut quelqu’un d’immédiatement opérationnel (même pour les stages et alternances, parfois), il ne va pas me recruter sur ce que je pourrais être mais bien sur ce que je suis déjà car un recrutement raté, ça coûte cher.
  • Mais quel candidat quittera son poste actuel pour faire la même chose ailleurs avec à peine 2 ou 3k de plus sur le contrat (je suis experte, les experts, ils gagnent pas des millions non plus) ? Bon, évidemment, il y a les cas où tu en crèves de ta boite actuelle et tu es ravi d’aller voir ailleurs (je l’ai fait, de partir d’une boîte avec quasi le même salaire dans la nouvelle tellement j’en pétais) ou le cas éventuel d’être débauché par une boîte qui nous fait briller les yeux, mais sinon…

dessin manga jeune fille cheveux roses et étoiles dans les yeux

Du coup, quand j’ai reçu une énième proposition pour un poste de social media manager, j’ai hésité à répondre un peu sèchement “c’est déjà ce que je fais, laissez-moi tranquille, je veux évoluer” mais j’ai remis un peu tout ça en perspective. Le recruteur, son métier, c’est pas de prendre des risques. Eventuellement, j’ai déjà été la candidate surprise de certains cabinets, la meuf au parcours un peu différent de ce que peut attendre le client et j’ai bien performé en entretien mais, curieusement, à l’arrivée, entre ma candidature où il manque une ou deux compétences et une autre qui a tous les éléments requis, je n’étais jamais la personne retenue. Parce que pas le temps de niaiser, faut quelqu’un d’opérationnel tout de suite.

sasha-banks-wwe-champion

Mais du coup, comment on progresse ? Evidemment, évoluer en interne est la voie royale : on te connaît, on sait ce que tu vaux. Sauf qu’à un moment, ça bouchonne un peu : si les gens au-dessus de toi ne partent pas, tu vas pas aller t’asseoir sur leurs genoux non plus. Et dans mon cas très spécifique de réorientation professionnelle, c’est encore pire : d’un côté, les recruteurs ne me veulent que pour mes compétences passées (laissez moi, je ne veux pluuuuuuuuus), de l’autre, la marche cassée devant moi dans ma boîte : j’ai tout appris par moi-même sur le social data et les études et personne ne peut me faire progresser là où je suis vu que je suis la seule à maîtriser.

artisanat

Alors entre de potentiels recruteurs qui ne veulent pas de moi car je ne suis pas assez et ma boîte actuelle où je suis déjà trop par rapport à mon poste… L’impasse. Et je parle ici de mon cas mais je pense que nous sommes nombreux à soupirer quand on voit arriver une proposition de poste pour un job identique au nôtre mais juste dans d’autres locaux. Ah oui, bien sûr, on nous promet toujours de belles perspectives d’évolution dans cet ailleurs mais dans les faits…

Tiens, toujours pas de femmes sur ce genre de photos... N'aurions-nous donc aucune ambition ?

Tiens, toujours pas de femmes sur ce genre de photos… N’aurions-nous donc aucune ambition ?

Finalement, c’est peut-être moi qui lis mal les trucs. Peut-être que je suis enfermée dans une voie, comme tant d’autres, et que l’évolution ne se fera que sur un coup de chance, le coup d’être au bon moment au bon endroit. Ce qui vient déjà de m’arriver, in fine. Au fond, le recruteur, il fait juste que son travail : trouver le candidat qui remplit les critères. A moi de lui prouver que je suis celle qui lui faut.

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La vie ne dure pas éternellement

Il y a des coups de fil qui te minent le moral en 2 minutes. Vendredi, je suis dans le métro à papoter avec une collègue quand mon mobile vibre “maison”. Tiens, mes parents, que me veulent-ils ? En fait, il s’agit de ma soeur. “Ouais, j’ai pas une très bonne nouvelle. Virginie, la fille d’Henri, est morte dans un accident de voiture”.

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Virginie est donc une cousine éloignée, Henri étant le cousin de mon père. J’ai découvert l’existence de la jeune fille un peu par hasard, sur Viadeo. Mon nom de famille n’étant pas très répandu, il y avait de fortes chances qu’on soit du même sang. Je ne l’ai rencontrée en vrai qu’une seule fois, il y a un an quasi jour pour jour, pour l’enterrement de ma grand-mère. Donc dire que je connaissais Virginie serait exagéré. Je sais juste qu’elle avait 28 ans et qu’elle s’est crashée sur un rond-point aux petites heures de la nuit.

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Mais ça m’a touchée. Depuis la naissance de mon neveu, je prends pleinement la mesure de ce qu’est la vie et de la prétention incroyable du genre humain. On a tous commencé notre histoire en ne mesurant qu’une poignée de centimètres, à passer de bras en bras, à dormir et baver sur tous les membres de la famille, à subir des “higuidiguidi qu’il est mignon le bébé agadagoudou”. Quand je vois ce petit bonhomme câliné comme un chaton, je me dis qu’on est finalement peu de choses. Et puis y a cette histoire de Virginie. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, peut-être y avait-il de l’alcool, peut-être de la fatigue… C’est toujours cette histoire de ça n’arrive qu’aux autres, ces autres qu’on ne connaît pas. Pourtant, par le passé, deux de mes amis ont terminé à l’hôpital en miette suite à un accident. Ils s’en sont néanmoins sortis. Virginie, elle, non. 28 ans, fin de l’histoire.

fin

On croit toujours crânement que la mort ne nous cueillera que dans notre vieillesse, qu’on a le temps, qu’on n’a pas à se précipiter. Et pourtant… Vendredi soir, j’ai été prise d’un violent cafard à l’annonce de cette nouvelle. Un peu de tristesse pour la famille touchée, pour Henri qui vient de perdre sa fille unique. Pour cette vie terminée connement au détour d’un rond-point… Quoi qu’une mort est rarement intelligente…Nul n’est immortel. On accepte plus facilement la mort des gens âgés car comme on dit souvent d’un air fataliste, ils avaient l’âge de partir. Mais à 28 ans, on dit quoi ? A 28 ans, on a des projets, des envies, on a le temps, normalement. Virginie n’en aura plus.

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Et on se retrouve toujours un peu assommé par ce genre de nouvelles. On se dit que la vie est trop courte et qu’il faut en profiter. Sauf que… Sauf que dans les faits, je peux démissionner aujourd’hui ou demain et cramer mes économies en voyages. Et après ? La réalité nous rattrape, la réalité est là, terrible et indifférente. On peut vivre à fond, il y a des choses immuables, des obligations auxquelles nous devons répondre. On aimerait écluser la liste de tout ce qu’on rêve de faire. Sauf que la réalité s’en fout. L’argent ne pousse pas sur les arbres, les journées ne font que 24h, même quand il y a urgence à vivre.

la-fueur-de-vivre

A 28 ans, Virginie s’en est allée. Et il n’y a en fait rien à en dire. Peut-être que je me poserai moins de questions à l’avenir, que j’essaierai de faire plus de choses aujourd’hui plutôt que demain… J’essaierai.

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Faut-il prendre ses capotes en séminaire ?

Oui, je sais, je sais, no zob in job mais avouez quand même qu’une centaine de personnes entre 25 et 35 ans dans un hôtel loin de chez eux avec piscine et alcool, ça peut déraper.


Il y a donc un mois, nous avons appris que nous allions tous voguer gaiement vers la Sicile pour un séminaire permettant de mieux nous connaitre les uns les autres et de pas nous entretuer dans l’open space. Parce que le travail bien fait nait du sentiment d’appartenance à la boite, de la sensation que nous sommes tous sur le même bateau et que celui-ci ne s’appelle pas le Titanic. Premier accroc dans notre fol enthousiasme : en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille. Oueeeeee…


Mais peu importe le lieu, on se retrouve pendant 2 jours et demi loin de chez nous, occupés à resserrer les liens à coup de jeux d’équipe et d’alcool. Techniquement les risques de rapprochement très intimes ne sont pas nuls, c’est un fait. Sauf que ramener ses capotes, est-ce que c’est pas légèrement présomptueux ? Surtout si à priori on n’a pas envie de quelqu’un du bureau à la base. Mais bon, comme on dit avec Anaïs (copine de plongée qui n’est pas impliquée dans le voyage) : on sait jamais. Mais on a une private joke sur le sujet. Oui on ne sait jamais.


Et puis c’est pas forcement pour moi en plus. Je veux dire que peut-etre que ma compagne de chambre ou un bon camarade ait moyen de conclure et voilà-t-il pas qu’ils n’ont pas de protection ? Heureusement la fée capote (moi quoi) arrive telle la providence et leur offre deux petits capuchons (bon, peut-être 3, ça dépendra de mes stocks et s’ils doivent passer la nuit ensemble). Non parce que quitte à glisser dans un de ses collègues à la faveur d’une soirée arrosée, autant ne pas aggraver la situation en évitant de mettre un préservatif. La grossesse accidentelle entre collègues bourrés n’est valable que dans Melrose Place (ça arrive d’ailleurs ou pas ?). Et je ne parle pas des MST mais le cœur y est.

Cependant revenons en à la boite en temps qu’objet. Une boite = 12 préservatifs et le séminaire = 2 nuits. Prévoir 6 capotes par soir, c’est le risque de passer pour une grosse affamée facile à embarquer dans son pieu et ça fait de vous la cible idéale de tous les quolibets. Or je sais pas vous mais moi, j’ai pas envie de devenir jusqu’à la fin de mon contrat « 12-pack » ou « la dalleuse du SM » (toujours social media). Et je n’envisage pas de démissionner de suite (oui, ça change mais vu que je viens de le dire sur mon blog, la vie va forcement me contrarier dans 15 jours sur le sujet).


Alors en fin de compte, la solution est simple : je me contente d’avoir toujours des capotes sur moi et pas spécialement pour le séminaire. Après tout, j’ai bien du déo et des tampons dans mon sac, pourquoi pas des capotes ?

Une prochaine fois, nous répondrons à la question subsidiaire soulevée par Tobias mon collègue : faut-il prévoir toutes les tailles dans son stock ?

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Comment j’ai re tutoyé le chômage

J’ai de l’intuition et dans la vie, ça me sert. 07 décembre, je croise par hasard le responsable du matériel informatique dans le RER après une longue journée de travail. On papote un peu et il me révèle que quelqu’un de mon service nous quitte. Pardon ? On est 7 dans mon pôle et personne ne me semble en position de démissionner. Je blanchis et formule ces mots : « putain, c’est moi… ». Il a beau me rassurer, j’en suis persuadée. Il faut savoir qu’ils ont prolongé ma période d’essai, « c’est normal, ne t’inquiète pas ».  Je saoule
l’Amoureux et ma mère avec cette histoire, j’envoie un mail à Caroline, une de seules collègues avec qui j’ai sympathisée et qui sait toujours tout sur tout mais pour le coup, elle ne sait rien. Mais elle me rassure, il n’y a aucune raison que je dégage.

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09 décembre, un jeudi. Je suis fébrile, je le sens pas. Je pars aux toilettes et quand je reviens, je croise dans le couloir ma n+1 et le directeur du pôle qui vont s’enfermer dans un bureau. Je suis sûre qu’il se trame un truc. 5 minutes plus tard, ma chef, blanche comme un linge, vient me chercher. Je ne prends pas mon carnet de note, je sais ce qu’ils vont me dire. « Bon, ce qu’on a à te dire n’est pas facile ». Bingo. « Je sais, Joël m’a dit que quelqu’un partait du pôle, je sais que c’est moi ». Stupeur et tremblements. La mission de Joël
sur notre pôle n’avait rien à voir avec moi et ma chef s’énerve mais je lui dis la vérité : c’est mieux qu’il y ait eu ce quiproquo, ça m’a permis de me préparer. D’ailleurs, je ne réagis pas vraiment, contrairement à ma chef qui semble au bord des larmes. 

« On est contents de ton travail mais ton poste est trop à cheval sur celui de Caroline [responsable de la modération] et la direction a décidé qu’on ne pouvait pas maintenir ton poste.

– Mmmm. Désolée de pas réagir, c’est pas que je m’en fous, au contraire, juste que je m’étais préparée ».

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Fin de l’entretien. Réaction une : envoyer un mail à Simon, mon chef chez TGGP ainsi qu’à Claude, mon ex collègue de ma première boîte. Je vois mes collègues de chez Pubilon le soir même, je ferai passer le mot à ce moment là.


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Réaction deux : prévenir Vicky qui avance notre déj à 12H car je sens que les larmes montent : « sors de suite de ce bureau ! ». Caroline me demande ce qui ne va pas « j’avais tort pour l’histoire de Joël mais raison sur la finalité, ils ne me gardent pas ». Je rejoins Vicky, pleure dans ses bras, réalisant soudain l’incroyable, l’insurmontable, ce qui me terrorise le plus : je retourne au chômage. Tous mes anciens démons remontent à la surface, les mauvais souvenirs de mes un an et demi d’inactivité. Non, non, je ne veux pas revivre tout ça ! 

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De retour au boulot, Vincent, qui m’a embauchée me prend à part : « c’est pas ta faute, c’est celle à pas de chance. Mais on te recommandera au besoin, ne t’inquiète pas ! ». Ouais ben en attendant, je vais rafraîchir mes fiches viadeo, linked in et do you buzz. Oui, j’ai parfaitement conscience de la date : j’ai une fenêtre de 10 jours avant les vacances de Noël, je ne dois surtout pas traîner.


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Le soir, j’appelle mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Je suis passée direct de la phase 1 (le choc) à la phase 3 (la colère) du deuil sans passer par le déni. Oui, je suis inexplicablement en colère parce que je ressens qu’il n’y a pas de morale de l’histoire, pas de « ça me servira au moins de leçon ». J’aurais échoué, j’aurais été mauvaise, j’aurais pu me dire « bon, ok, j’ai chié mais je retiens, je ne recommencerai plus ». Là, c’est juste que finalement, mon poste paraissait superfétatoire, un magnifique « c’est pas toi, c’est moi
» qui ne console pas du tout. Le lendemain, je demande à ma chef qu’on déjeune ensemble car ça fait à peu près une journée qu’elle n’est plus capable de me regarder et que j’ai pas envie de vivre ça pendant un mois donc je la convoque en gros pour lui dire que je n’ai plus ni colère ni rancœur. « Mais enfin, c’était pas à toi de faire cette démarche ! ». C’est pourtant moi qui l’ai faite. Un déj intéressant où nous nous sommes parlées à cœur ouvert, je lui ai parlé de mon traumatisme Pubilon qu’elle a parfaitement ressenti, elle m’a rassurée sur mes compétences « arrête de t’excuser et demander, fais les choses, tu les fais bien ! ». En fait, ce vendredi 10 janvier, je me suis levée soulagée comme jamais. Deux jours plus tard, j’ai vu une copine qui m’a dit « je ne t’avais jamais vue comme ça, tu as l’air tellement détendue, j’ai failli ne pas te reconnaître ».


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Parce que ne jouons pas les Cosette à outrance, je n’aimais pas ce job. J’ai joué de malchance dès le départ : arrivée en juillet, Vincent, mon censé n+1 n’était pas là, c’est à Martine de me gérer. Martine qui ne doit plus s’occuper de la communauté au retour de Vincent donc elle est cordiale mais ça ne va pas au-delà. D’ailleurs, dès le premier jour, j’ai déjeuné seule, Martine et sa stagiaire Camille étant en déjeuner. Quand Vincent est revenu, il ne s’est guère intéressé à la communauté car il savait qu’il allait changer de service et que Martine allait récupérer, qu’elle soit d’accord ou non, la communauté. Du coup, j’ai passé les deux premiers mois à faire mumuse avec mes powerpoints stratégiques qui ont fini dans un placard virtuel, personne ne s’en est occupé, tout est resté lettre morte. Plus le temps passait et plus le contour de mon poste devenait flou, les tâches qui m’étaient allouées s’effaçaient au fur et à mesure. La newsletter communauté ? En attente. Le fil actu de la communauté à communiquer en interne ? Non, on le fait pas finalement. Les panels ? En attente. Seules réelles missions : organiser des rencontres avec les internautes et identifier les thèmes clés pour chaque forum pour aider le SEO (ça, j’ai bien aimé). Sauf que les rencontres des internautes, ça n’amuse plus trop la direction. Du coup, je fais mumuse sur les forums, je dialogue avec les internautes, je crée des sujets avec un pseudo officiel et des faux pseudos, je mets de côté des conversations sympas. A un moment, je réalise que mon job est devenu le même que celui de chez TGGP, avec presque 20% de salaire en plus. Du vol.


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J’aurais pu m’en contenter : être bien payée pour pas grand-chose, c’est du vol mais je peux m’épanouir ailleurs. Mais quand même, ça me titille, ça me dérange, j’en ai marre. Car ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce fameux 07 décembre, je suis arrivée tard… Parce que je sortais d’un entretien.  Hé oui, la séparation était plus ou moins d’un commun accord.

Demain, je vous raconte comment mon chômage n’a que peu duré.

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Qu’il est dur d’être un bon troll

Comme toute blogueuse qui se respecte, j’ai un troll. Cependant le mien est à ce point stupide que ça en devient vexant. Par exemple, mon grand jeu, c’est de publier ses comme, y répondre et, tout à coup, les effacer. Car le troll est un animal fragile : tu cliques sur un bouton, c’est comme s’il n’avait jamais existé. Clic clic t’es mort. Mais le troll n’a pas de vie (surtout pendant les vacances scolaires et les week-ends) donc il insiste. Et il tape tellement à cote que si j’étais un arbre qu’il cherchait à abattre, il aurait déjà creusé une belle tranchée à quelques mètres de moi. Attention petit, tu vas te couper.

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Mon troll aime m’attaquer sur 3 points, le premier étant mon physique. Selon lui, je suis un gros boudin. Le mot gros de la phrase précédente est à prendre au sens premier du terme. Voilà, je suis grooooosse, en atteste ma main boudinée. Oui, mes mains ne sont pas jolies, je pense peut-être l’avoir dit, mes pieds pareils, ils sont tous petits. Une fois, une
copine m’a dit que j’avais des mains d’enfants. Ok et ? Je n’ai jamais utilisé mes mains comme argument vente donc je vais pas me rouler en pleurant dans mon lit pour si peu. Quant à être grosse, je te laisse le croire sans aucun souci. Ta grande finesse psychologique t’as en effet permis de constater que j’avais choisi un sport impliquant le port de maillot de bain et même d’être intégralement nue devant mes copines de vestiaire. On sent la fille super mal dans sa peau qui n’assume pas son corps. Il me serait aisée de poster une photo de la personne pour te détromper mais non, a force de te couper l’herbe sous le pied, va plus y avoir de gazon. Alors considérons comme acquis que je suis grosse. Mais pas trop apparemment puisque tu penses qu’une robe ample permet de cacher mes bourrelets disgracieux…

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Ensuite, je suis pour toi une pute gratuite. La société devrait me délivrer une médaille pour ça dis donc, tout ce mal être sexuel que je guéris gratuitement… Je suis un boudin hypra complexé mais une bite n’ayant pas d’oeil, les mecs sont hyper partants, suffit de me mettre un sac sur la tête et let’s go. Ah non attends, c’est vrai, c’est pas la tête le problème… Donc suffit de cacher le gros tas sous les draps, de ne pas y mettre les mains et prier très fort pour que la sainte Verge, érigée grâce à l’évocation mentale des Clara Morgane ou je ne sais qui, trouve seule le chemin de mon antre, bien cachée entre mes cuisses capitonnées. Bon, tu noteras que c’est toi, en tant que mec (enfin je crois) qui dis que n’importe quel homme peut bander et baiser sur commande, que la fille soit un clone d’Angelina Jolie ou de Mimi Mathy. Moi, j’aurais dit ça, j’aurais eu tous les chiens de garde sur le dos. Bref, je suis donc imbaisable mais très baisée car je suis une pute. Tu m’as même diagnostiqué quelques MST. Mon gynéco appréciera que tu fasses le boulot à sa place, moi aussi, ça coûte moins cher à la sécu. Bon par contre, ton diagnostic n’étant que l’expression d’une certaine rancoeur, il n’a que peu de valeur (et même aucune en fait), c’est dommage. 

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Mais passons maintenant à mon sujet préféré, celui où tu excelles dans ta médiocrité trollesque : le travail. Ton credo préféré : « j’ai été virée ». Note que ça ne m’aurait pas forcément dérangée et même arrangée, imagine un peu le parfait enchaînement de situation : je négocie une rupture conventionnelle (vu que je n’ai fait aucune faute justifiant un
licenciement sans indemnité), je ramasse la tune, je trouve un autre job, je m’offre 15 jours de vacances et je débarque fraîche et riche à mon nouveau boulot. Non, hélas, j’ai bel et bien démissionné, je n’ai eu comme sous de départ que mon solde de tout compte. Solde assez conséquent du fait que dans mon ancien job, les vacances, c’était tabou. Mais il a juste suffi à combler la quinzaine de jours prise entre les 2 contrats. Bref, là n’est pas le sujet. La question est : tu espères quoi ? Qu’à force de me dire que j’ai été licenciée, je finisse par le croire et m’effondrer sur mon lit en sanglots ? T’es pas un peu mentaliste dans Secret Story ? Ah, peut-être veux-tu semer le doute parmi les lecteurs ? Si ça t’amuse… Du moment que ma famille, mes amis et surtout mes nouveaux collègues savent la vérité, hein…

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Mais la vraie question est pourquoi tant de haine ? Pourquoi hais-tu au point de perdre toute dignité une fille que tu prétends ne pas connaitre (c’est ça le pire au fond) ? Quel vide dans ta vie essaies-tu, maladroitement, de combler ? Mais comme je suis de bonne humeur, je vais te filer une astuce : enleve-moi de ton netvibes. Je te jure que ça soulage.
Moi aussi, y a des blogs qui m’énervaient, des blogueurs que j’avais un peu envie d’insulter sous couvert d’anonymat (mais toujours des gens que je connaissais en vrai, c’est plus sain). Et un jour, je les ai virés de mon netvibes, twitter et autre et en quelques jours, j’avais tout simplement oublié leur existence. C’est meilleur pour la santé, t’imagines pas comme c’est corrosif, l’aigreur. 

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Allez, libère-toi, rends-toi service, clique sur la croix rouge. Ma grasse main et moi te souhaitons bonne route.

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PS : Ouiiiiii, je sais « non mais tu lui donnes trop d’importance » mais vu que ça fait un petit moment que je me fous de sa gueule en privé, j’ai eu envie de partager…

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Sérieuse tentative d’evasion chez Pubilon


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Comme je le disais dans mon précédent article, je me la coulais un peu douce aux abords de Noël. Chercher du travail ? C’est plus le moment, tout le monde est en vacances, moi la première. Mais la recherche d’emploi ne te laisse pas de répit et après le SIG, le sort allait encore frapper.

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Juste avant Noël, je descends donc chez mes parents. Un soir, je papote avec Gabriel sur msn, il m’explique qu’il a été approché par un nouvel employeur et qu’il risque donc de changer de taf. Le lendemain, on m’avertit que j’ai un message sur viadeo où je réseaute comme une folle. Sceptique (le nom de mon interlocutrice était écrit tout en majuscule), je vais tout de même lire, pensant à un énième « salut, rejoins mon groupe » ou un « salut, je cherche du taf, t’en as ? ». Et là, énorme surprise : « Bonjour, nous recherchons un responsable marketing, ça vous intéresse ? ». Oh ben merde alors ! C’est sérieux ? Je googlise rapidement le nom de la boîte, ça n’a pas l’air trop mal. Je recontacte la fille, Khadija. Le poste est à pourvoir très vite, il faudrait que je vienne en entretien très vite. Rendez-vous est pris au 30 décembre (oui, c’est urgent donc).

Urgent

Je refais mon « je vais en entretien en cachette » mais en plus relax vu que la seule autre personne à ne pas être en vacances dans la boîte, c’est Isadora. Entretien idyllique, je rencontre Khadija, donc, ainsi que Raphaël, le directeur marketing qui a la particularité d’avoir une casquette sur la tête. Après une première partie de l’entretien, Raphaël nous quitte et Khadija me dit de but en blanc : « bon, il a l’air très intéressé, on va vous faire une proposition. Vous pouvez démissionner quand ? ». Heu mais je… doucement fillette, je ne suis pas celle que tu crois ! Je lui explique que oui, ok, super mais moi, je démissionne pas sans papier officiel. Même si elle a tenté de m’appâter avec un coin cuisine avec frigo (le truc qu’on réclamait à corps et à cri chez Pubilon) et machine à café. Et l’ambiance jeune sans parler du quartier, extrêmement pratique (Bourse, à quelques mètres du premier bureau de Pubilon).

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Quelques jours plus tard (je ne me souviens guère de la chronologie, en fait), sans nouvelles, je rappelle Khadija : « Oui, oui, on va te prendre, il faudrait que tu demandes à ton boss combien il te laisse de préavis. » Ouiiiiiii mais moi, je démissionne pas comme ça non plus, hein, il me faut un papier officialisant le truc. Bref, quelques jours plus tard, Khadija me rappelle pour m’expliquer qu’il faudrait que je passe un nouvel entretien avec le PDG de la boîte, ce qui me paraît logique. Rendez-vous est donc pris entre midi et deux (les
entretiens les plus stressants de tous rapport au fait que j’étais priée de ne prendre qu’une heure de pause déj, pas une minute de plus. Ce qui, en pause déj entretien n’est pas gérable). Je rencontre le PDG en compagnie de Raphaël (qui est drôlement mignon sans sa casquette, tiens) et Khadija qui me regarde comme une maman regarderait son enfant faire ses premiers pas. Touchant. L’entretien se passe tout aussi bien.

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Puis j’attends. Tous les dimanche soirs (enfin, y en a eu deux ou trois), je me fais belle à coup de masques et de gommages car, s’il le faut, « cette semaine, je démissionne » et que je voulais être canon pour le faire. Mais un jour, le rêve se brise. Coup de fil de Khadija : « ouais, en fait, on n’ouvre pas le poste, désolée! ». Cruelle déception car j’y ai cru, vraiment, tous les signaux étaient au vert. Mais en même temps, un sentiment pervers de soulagement car la démission m’angoissait profondément. Mais cette histoire m’aura confirmé un truc essentiel : ne jamais poser sa démission sans papier officiel de l’autre boîte !

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Après un instant de chouinage, j’ai repris mes recherches. Il fallait que je me barre, ma santé mentale en dépendait.

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