Travailler, c’est gagner de l’argent ?

Vous l’aurez remarqué, la question du travail m’interpelle énormément. A l’occasion des présidentielles et de la question du revenu universel se pose la question de ce qu’est le travail précisément. Il paraît que tout travail mérite salaire donc si je ne gagne pas d’argent sur une tâche, ce n’est pas du travail. Mmm, pas si simple.

Tout travail mérite salaire

Je vous parlais l’autre jour de ce blog que j’écris plus ou moins régulièrement depuis 13 ans. Environ 2850 articles pondus sur des sujets divers et variés, parfois pondus à l’arrache, parfois un peu plus référencés. Ce que je fais sur ce blog, est-ce du travail ? Si je prends en considération ce que ça m’a rapporté pécunièrement parlant, non. Si je considère que c’est ce qui m’a aidé à décrocher un ou deux postes, ça se discute. Quant à l’investissement…

Femme travaille sur ordinateur

C’est toujours un peu le problème du travail tel qu’on l’entend : tout ce qui ne rapporte pas salaire ne compte pas. Si je prends mon petit cas personnel, mon travail de coeur se passe justement dans les moments où je ne suis pas payée : dans le métro, à la pause dej, dans le métro encore, dans les réunions qui m’emmènent au bout de l’ennui, le soir, le week-end. J’écris. Ecrire, c’est pas que coucher des mots sur un support en espérant que ça fera une histoire pas trop bancale, y a un peu de recherche aussi, histoire de ne pas sortir une énormité qui ferait sortir ceux qui savent s’ils lisaient ce récit… Si jamais un jour je me sors les doigts du cul pour relire mon manuscrit terminé et l’envoyer à quelques éditeurs. Mais voilà, si écrire ne me rapporte pas un kopek (essentiellement parce que je n’essaie pas, ok), ça n’en reste pas moins du temps investi.

Joli bujo

Et je pense que vous avez tous un exemple de ce type. Je pourrais parler de ma maman qui passe des heures à peindre un tableau pour nous les offrir ou juste pour le plaisir. Vous-mêmes, vous partez peut-être à l’assaut de Paris ou d’ailleurs, un sténopé à la main ou votre reflex flambant neuf, pour réaliser de belles photos, peut-être que vous écrivez, vous dessinez, produisez de la musique, cuisinez avec soin, toutes ces choses… pour le plaisir mais avec rigueur. C’est du travail mais ça n’en est pas. Parce que vous aimeriez y consacrer plus de temps, voire tout votre temps, mais que la société n’y voit aucune utilité. Du moins, pas autant que les émissions débiles où des gens qui n’ont rien à dire s’épanchent pendant des heures, par exemple. Ou que ce cadre de votre boîte entré par copinage et qui passe ses journées à lire le journal, par exemple.

Lire son journal au bureau

Si le revenu universel permettrait de régler une partie du problème, ce n’est pas tellement mon sujet aujourd’hui. Je me posais juste la question : est-ce que tous ces mots que je tisse ici, en attendant un ailleurs, sont du travail vain ? Est-ce que ça aboutira un jour quelque part ? Est-ce qu’il faudrait que je trouve une façon de gagner un peu d’argent pour atteindre, au maximum, de quoi passer en mi-temps ? Ou juste admettre que c’est un travail pour le plaisir. Comme faire du jogging qui entretient la forme, qui permet de se satisfaire de faire mieux mais qui n’entraînera jamais le gain d’aucune médaille… et au fond, ce n’est pas bien grave..

Courir pour le plaisir

En attendant, faut que je “travaille” sur mes nouveaux blogs… j’arrive déjà pas à trouver un thème qui me plaise, on est mal barrés !

 

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C’est quoi la réussite ?

Alors que la France est peut-être en train de faire un pas de plus dans l’ultralibéralisme si cher à mon système vomitif (j’écris mes articles le dimanche donc là, de suite, je sais pas qui est qualifié pour le second tour et s’il le faut, les poubelles brûlent dans la rue) et du coup, si on réfléchissait un peu à ce qu’est la réussite … Parce que j’aime pas trop la définition actuelle en fait.

gravir les échelons de la réussite

Suite à mon article sur le fait que j’aimais pas mon taf (en priant à mort pour que personne de ma boîte ne capte qui est l’autrice de cette prose), j’ai remarqué une sorte d’élan, de “ah mais moi aussi, pareil !”. Puis dans la semaine, en discutant avec un groupe d’amis sur Facebook, je balance nonchalamment, à propos du boulot”, “je laisse pisser, je ne gagnerai jamais”. Ce à quoi mon pote ultra positif me répond que je ne dois pas dire ça… Mais rassure-toi mon ami, ce que je disais n’était in fine pas négatif. C’est juste que je n’arrive pas à être politique, à me placer, à faire semblant. Et je n’y arrive pas aussi parce que mon métier me paraît pas utile à la société et qu’il est une dépense d’énergie bien trop importante pour 3 euros de plus et un titre ronflant.

Economies

Le titre ronflant, parlons-en. J’ai souvent l’impression que c’est le graal, la quête ultime, être “head of” pia pia. Quand je me balade sur LinkedIn, c’est de la poésie, tous ces intitulés ronflants sans le moindre sens qui me font de l’oeil juste parce que je trouverais drôle d’être “chef du bonheur au travail” ou autres. Après tout, si je veux, je suis directrice de publication [de mon blog] ou Founder/CEO [de mon autoentreprise que je devrais fermer vu qu’elle génère 0 revenus]. Quand je parlais l’autre jour du fait que j’avais pas de perspectives, une collègue n’arrêtait pas de parler de “briller”. Mais je m’en fous de briller en fait, c’est pas ça, mon moteur. Ma motivation, c’est…

Carottes pour motiver son équipe

Apprendre. Oui, je l’ai déjà dit donc je vais pas refaire l’histoire. Mais en fait, en réfléchissant à ce sujet de réussite, je me rends compte que j’ai tort de courir après la “réussite” telle qu’on la définit dans notre société de la start up de la win (on est mardi, là, je l’ai bien mangé le résultat du 1er tour). Je m’en fous d’être chef, boss, entrepreneuse, manager ou quoi que ce soit. Je veux juste avoir mon aventure et mieux, je veux essayer. Ma réussite, ce n’est pas avoir une promotion qui ne sera pas forcément liée à mes compétences mais à ma capacité à me placer. Ma réussite, c’est tenter des trucs, apprendre et faire honnêtement. Ma réussite, c’est arriver à travailler, à écrire sur ce blog et ailleurs (ah ben oui, j’ai dit que j’allais entrer en résistance, va falloir le faire, quoi), à écrire mon roman, à faire des vidéos, à coudre, cuisiner, faire du yoga, de la plongée, dormir, aussi. Bref, ma réussite, c’est pas social, c’est pas un titre sur une carte de visite. Ma réussite, c’est juste être quelqu’un que j’aime bien. Et j’aime pas trop trop les carriéristes arnaqueurs.

Les carriéristes

Alors on pourra dire de moi que je suis une ratée, que j’aurais dû être plus élevée dans la hiérarchie parce que j’ai du talent mais que j’ai pas montré assez d’ambition pour gratter un titre ronflant. Si vous voulez. Moi, je m’en fous. Si pour vous, la valeur ne se mesure qu’au titre écrit sur votre CV , soit, je ne réussis pas. Moi, je préfère oublier cette dimension là car je sais que ça n’a pas de grande valeur et me concentrer sur mon épanouissement. C’est pas forcément ce qui me fera mieux vivre sur le plan financier mais sur le reste… J’y gagne.

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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La discipline de l’écriture

Pour que la vie me soit plus douce et demain toujours un peu exaltant, j’aime avoir des projets. En ce moment, par exemple, je cuisine, je tricote, je couds. Un peu tous les jours, je vois le chemin se dessiner vers l’accomplissement de mon projet. Et je cherche à appliquer cette même discipline du “un peu tous les jours” à l’écriture, afin de réellement faire avancer mon aventure éditoriale. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Machine à écrire, papier et crayon, ambiance rétro

J’ai une obsession du chiffre et de la to do list. En début d’année, je m’étais fixée une liste de tâches quotidiennes à effectuer pour avoir une vie très réussie : écrire un article par jour (pour les vingtenaires mais aussi pour des projets annexes genre “Nina feels good”, le truc dont je parle tout le temps mais qui n’existe toujours que dans ma tête), faire mes exercices duolingo (faut que je m’y remette, j’y ai pas touché depuis mai, je crois), monter 20 étages par jour (oublié aussi alors que je les tenais), faire mes 10 000 pas, traqués par mon fidèle bracelet Jawbones… Et écrire 1500 mots par jour sur mes romans divers et variés. Beau programme, hein ? Autant vous dire que je n’ai jamais réussi à tout faire, essentiellement parce que pas mal de mon temps est occupé par mon travail, mon mec et des fois, je dors aussi. Si j’arrive à peu près à écrire pour nourrir ce blog, côté écriture de roman, ce fut un flop retentissant.

échec reine renversée sur un damier

J’envisageais alors l’écriture comme un sport, quelque chose à pratiquer de façon régulière pour parvenir à ses fins. J’ai beau adorer le sport, il y a des jours où, sur le coup, je n’ai pas forcément très envie de me lancer. Typiquement, la piscine. J’adore l’eau, j’adore nager, je pense que ceux qui me lisent depuis quelques années s’en sont bien rendus compte. Mais la piscine est froide, quand même (surtout quand on baisse la température de 1 degré pour faire des économies d’énergie. Pour nager, une eau pas si chaude est mieux mais pour y entrer, il faut faire preuve de courage et d’abnégation, voire d’un peu de folie) et leur sèche-cheveux pourris ne sèchent rien du tout, je vais choper la crève et je n’ai pas trop le temps d’y aller finalement… Bref, j’ai un bon gros chapelet d’excuse pour ne pas y aller, pour baigner dans ma démotivation. Et pourtant, une fois que j’y suis, que je sens l’eau glisser sur mon corps en plein effort, je suis contente d’y être allée. Du coup, pour l’écriture, ça doit fonctionner pareil, non ? Une fois le starter mis, ça devrait glisser tout seul.

ecrire au quotidien, une discipline - carnet page blanche et stylo

 

Mais est-ce une si bonne idée de se forcer à écrire ? L’idée de ce rythme pas si effréné était d’avancer dans le récit, quitte à reprendre plus tard pour relever le niveau les jours où j’ai écrit avec les pieds. Ca me rappelle une anecdote d’ailleurs. Quand j’étais en 4e, la prof nous avait demandé d’écrire un petit roman, j’ai déjà dû en parler trente fois sur ce blog, je crois. Si j’avais hérité d’un magnifique 16 (et ce même si je soupçonne la prof de s’être un peu moquée de moi quand elle a dit que mes dessins avaient un style… Sans mentir, c’était franchement laid mais dans le style très naïf et enfantin), quelques passages avaient été soulignés de rouge, la prof soupirant un peu d’une pauvreté soudaine de vocabulaire. C’était notamment le cas au moment où mes personnages entrent dans une chapelle secrète ou je ne sais plus quoi (j’avais 14 ans, je ne me souviens pas de tout) et la description ressemblait à peu près à ça “pia pia était pia pia était pia pia étaient pia pia était”. Oui, il devait y avoir une promo sur le verbe être le jour où j’ai écrit ça… Ou alors, j’ai écrit ça un jour de non inspiration mais où je n’avais pas le temps de niaiser car le rendu était proche. Et point de réécriture car j’ai tout écrit à la main (en 1994, je ne devais pas encore avoir d’ordinateur à la maison… Pourtant, je devais bien avoir une vieille machine à écrire, mmmm…j’étais peut-être juste maso). Bref : plus tu te forces, plus c’est atroce.

Jeune femme énervée froisse une feuille de papier devant son ordinateur

Oui ok mais du coup, on va abandonner direct le rêve éditorial parce que… Ben parce que mon emploi du temps, il s’en fout des bonnes vibes de mon inspiration. Il y a des jours où je crève d’envie, littéralement, d’écrire… Sauf que ça tombe comme de par hasard le jour où je suis blindée de taf, que j’ai une reco à rendre impérativement et que l’excuse “pardon de ne pas avoir tenu les délais mais j’avais besoin d’écrire”, ça ne fonctionne pas. Déjà que ces jours là, t’es limite obligé d’avaler un sandwich devant ton écran au lieu d’aller à la cantine pour prouver ton abnégation, hein… Donc si je veux écrire de façon régulière, je dois choisir d’écrire en fonction de mon temps libre plutôt que de mon inspiration, histoire d’être sûre d’avancer un tout petit peu ? Oui. Et j’ai même un nouveau jeu qui va me permettre d’y arriver, je vous raconte une prochaine fois…

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Moi, je suis une bosseuse, je travaille 18/24 !

Et je ne t’envie pas. Mais vraiment. L’autre jour, en faisant un rapide tour sur LinkedIn (réseau qui m’insupporte de plus en plus… enfin, pas le réseau mais l’attitude des gens dessus), je tombe sur le CV de Marissa Mayer, présenté comme à peu près parfait. Je le mate et effectivement, la présentation est bien jolie mais… que vois-je ? Marissa met en scène son côté bosseuse “je bosse 18/24”. Et tu en es fière en plus ?

yahoos-marissa-mayer

Bon déjà, j’ai un peu envie de dire “mytho” ! Parce que cette déclaration rentre en conflit direct avec ça :

Une journée dans la vie de Marissa Mayer, une certaine idée de l'enfer

Si on considère que Marissa s’octroie 6h de temps libre sur sa journée de 24h (soit 25% d’une journée), comme se fait-ce que sur ce joli graphique, les moments vie privée (dormir, jouer avec ses 35 gosses et cuisiner) représentent visuellement près de 40% ? Et encore, je suis sympa, je considère ses activités dans les ballets de New York et de San Francisco comme du travail. Alors oui, elle dit qu’elle rêve du travail mais moi aussi, je rêve des fois de travail et ça donne “j’ai eu un putain de slogan : la tomate, ça tue mate !!””. Donc non, ça compte pas. Et puis même, si Marissa travaille 18h/24h, j’imagine qu’elle ne rentre pas chez elle à 16h… donc si je regarde le temps passé avec sa petite famille, une question s’impose : ils vont se coucher à quelle heure, ses mouflards ? Oui, la question du dodo pour adultes et enfants est l’une de mes grandes préoccupations dans la vie.

Une jeune femme dort sur une pile de dossiers

Bref, si je soupçonne Marissa d’être une petite menteuse et que ça se voit direct sur son CV (et puis on sait bien comment ça finit, les perfect Mums aux USA), je reste à m’interroger sur cette affirmation “moi, je passe les ¾ de mon temps au travail”. Mais qui ça fait rêver, sérieux ? Pas moi, je vous le dis direct et je recevrais quelqu’un m’annonçant ça, j’aurais tendance à pas le recruter. D’abord, je considère que passer 18h à bosser, ce n’est pas sain, au sens médical du terme mais surtout, comment tu veux être bon quand tu es physiquement cramé et que tu prends pas de respiration. Concrètement, comme je disais, je suis en train de glisser vers les études mais j’apprends un peu par moi-même, je teste, je tente (bien aidée par une formation excel qui m’a résolu pas mal de soucis, j’avoue)… Et des fois, je bloque. J’essaie mais j’y arrive pas. Alors que faire ? A un moment, faut sortir du truc. Selon l’heure, je descends faire une pause où je rentre chez moi. Le must neurones de mon côté, c’est d’aller faire du sport ou de prendre une bonne douche voire d’aller dormir, selon l’heure, évidemment. Parce que souvent, le problème n’en est pas vraiment un, c’est juste qu’à avoir le cerveau trop encombré de données qu’on cumule depuis le début de la journée de travail, on ne voit pas la solution. On sort de l’écran, on s’oxygène la tête et pop, ça vient tout seul.

révélation par la méditation

Mais oui, il suffisait de faire un SOMME.SI.ENS, suis-je sotte !! #passionexcel

Et puis le travail n’est pas toute la vie. Comment s’enrichir quand on n’est que consacré à son boulot. Oh oui, le travail est une source d’apprentissage, bien sûr, mais pas que. Parce que si je regarde la journée de Marissa, je note qu’elle ne lit pas, ne va pas au cinéma ni au musée (et je ne parle pas de sports, apparemment, pas d’oxygénation du corps), ses seules bulles d’oxygène sont son bénévolat pour les ballets (et je pense qu’elle reste dans l’administratif), cuisiner (à la limite, pourquoi pas) et faire des trucs en famille. Alors tu vas me dire, chacun sa conception de la vie mais ça pue le métro-boulot-dodo et le cerveau qui s’atrophie, cette histoire.

femme fatiguée avec oreiller sur la tête et masque sur les yeux

Les recruteurs sont, paraît-il, assez attentifs à la rubrique “loisirs” qui donne un éclairage différent à la personne. Je sais que, pour ma part, je manquais d’un sport collectif, mes loisirs étaient très individuels, voire solitaires (fitness, marche, plongée, yoga, lire, écrire… Que des trucs où on me fout la paix, quoi). Heureusement que je me suis mise au foot à 5 ! Mes loisirs ne sont pas là pour me faire devenir une meilleure salariée, je ne consacre pas mon temps libre à ma carrière (vision assez classique aussi du “je profite de mon temps libre pour monter ma propre boîte”… mais va te faire voir, sérieux), j’ai juste besoin de sas de décompression… et de vivre ma vie en fait. J’ai besoin d’être multiple : salariée, blogueuse, aspirante écrivaine de quand je m’y mettrai, tricoteuse très occasionnelle, grande rêveuse, globe trotteuse 5 semaines par an, footballeuse du dimanche, yoggi amatrice, tatie gaga…

petite fille en rose

Oui, Pivoine a bien grandi, elle est mobile désormais

Et vous savez quoi ? Non seulement je trouve ça sain mais je reste persuadée que le secret du bonheur, c’est de ne consacrer que 8h de sa journée à sa subsistance et le reste à se faire plaisir.

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Playmobils vs le sexisme

Profitons de cette douce période de fêtes pour parler jouets et spécifiquement Playmobils puisqu’ils ont accompagné mon enfance, donnant corps à mon imagination fertile. A la fin, peu avant de les remiser au grenier, c’était devenu du sérieux, j’avais une feuille avec l’état civil de chaque personnage, des histoires de riches et de pauvres et de politique. Légèrement flippant quand on y pense… Depuis ce temps béni de l’enfance, je furète parfois dans les rayons jouets pour mater les Playmobils, légèrement jalouse de ne pas en avoir eu d’aussi canons quand j’étais bambine.

playmobil-villa-moderne-maison

Pourtant, mon regard d’adulte tiquait : ils sont un peu sexistes, mes chers playmo. Les playmo à la maison : maman à la cuisine/ buanderie/ nurserie/ salle de bain, papa au salon à lire le journal. Playmos métiers : homme chirurgiens, dentistes ou pompiers,femmes institutrices, infirmières, vendeuses et pour les plus parvenues : pédiatres. Evidemment, chaque enfant était associé à une maman. Oui hum…

hopital-playmo

Je ne saurais dire si les schémas sexistes que l’on rencontre durant notre enfance nous enferment vraiment dans certains carcans. Si je regarde, ma soeur et moi jouions au Playmobils, à la Barbie pour elle, à la marchande, la pâtisserie en pâte à modeler… Bref, nous apprenions malgré nous que la maman était censée faire les courses, la cuisine et s’occuper des mioches. Quoi que dans l’univers Barbie (celui de ma soeur), l’homme n’était en fin de compte qu’un accessoire sans grande valeur. La preuve, sur les 30 Barbie qu’elle avait, elle avait 2 Ken qui erraient, nus, car à la base, ils n’avaient qu’un short de bain. Pourtant, 20 années et quelques (bim!) plus tard, nous ne sommes ni l’unes ni l’autre enfermées dans un schéma traditionnel : ma soeur est certes mariée mais n’a eu son premier enfant qu’à 30 ans et est le revenu principal de son foyer. Quant à votre fidèle blogueuse, 32 ans, pas super motivée à l’idée de construire une famille, pas très intéressée par la cuisine. Et si j’apprécie le tricot et la couture, c’est pour me fabriquer des trucs pour être plus jolie. Non parce que j’ai commencé à tricoter des trucs pour mon neveu mais… putain, c’est trop long…

Tricot-pour-les-bebe

Mais revenons en à nos Playmos. Les jouets ont-ils pour fonction de casser les schémas sexistes ou sont-ce les parents qui prêtent aux jouets le pouvoir de générer des stéréotypes qui influeront nos enfants ? Est-ce parce que l’enfant a un playmo femme dans la cuisine qu’il va penser que c’est la fonction de la maman ou est-ce parce que sa mère cuisine ? D’après mes souvenirs, les enfants ont souvent tendance à détourner leurs jouets de leur utilisation initiale. Je me souviens d’une folle après-midi à jouer avec mes cousins, où ma Barbie s’entassait difficilement dans la voiture de GI Joe pour aller affronter le méchant Venom(celui de Mask, le dessin animé). Paie ta femme parfaite…

MASK

Et puis vendredi, je suis allée à la FNAC. En me baladant à la recherche du rayon romans en VO (je dois improve my english), je croise une petite fille et son papa qui avançaient dans les rayons, la choupette tenant une boîte bleue que j’aurais reconnue entre mille. Tiens, elle fait quoi avec des playmos à la FNAC ? Et bien au détour du rayon suivant, les voici les voilà, le Graal de mon enfance. Je ne peux résister, je vais y jeter un oeil. Whaaaaa, canon la nouvelle salle de bain avec la dame en serviette. Oh la nouvelle nursery… Mais… Mais… C’est le papa qui change le bébé !

playmobil- nursery

Hé oui, chez les Playmos aussi, les choses changent, la société playmobilière évolue. Un nouvel outil pour apprendre l’égalité des sexes à nos têtes blondes ? Ceci étant, est-ce que les enfants ont vraiment envie de jouer au papa miniature qui chang une couche à un bébé plastique minuscule ? Hein ?

PLAY 8755 23 #

Et puis puisqu’on parle Playmo engagés, un petit clip sans prétention sur le mariage pour tous que je trouve amusant.

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La to do list des vacances

Application abusive de PowerPoint ou addiction à la performance ? Je ne sais mais force est de constater que je suis dépendante de mes to do list. Je liste consciencieusement tout ce que je dois faire et coche avec soin chaque tâche effectuée. Le petit frisson limite orgasmique en plus. Et comme ça marche bien pour le boulot, j’applique le principe à ma vie privée.

Donc les vacances arrivent et je me dis : profitons en pour :
– lancer mon blog week end sac à dos
– ranger mon appart pour un éventuel réaménagement de l’espace
– lancer mon blog loisirs créatifs
– écrire mes articles sur la Sicile
– cuisiner des trucs Siciliens
– refaire mon netvibes
– retaper mon blog
– me lancer dans la couture

Bref, une liste plus longue que mon bras dont je n’ai pas coché la moitié des points, bien entendu. C’est le drame de ma vie : je suis toujours trop ambitieuse dans mes prévisions. Non parce qu’en vacances, j’aime bien aussi lire, glander, voir mes amis, dormir… Du coup, je ne fais pas tout ce que j’avais ambitionné de faire. C’est mal docteur ?

Septembre 98 (je crois), je traîne avec Rachel et Yohann, mes meilleurs amis de l’époque. On discute dans ma chambre en listant tout ce qu’on avait planifié de faire et qui n’a jamais vu le jour. Et Yohann, fataliste « C’est toujours pareil les vacances, on prévoit toujours de faire plein de choses et finalement… »

Pourquoi vas-tu me demander, lecteur en manque d’un guide à la vérité facile dans ta vie. J’ai justement une théorie pour te répondre. Vois-tu, petit agneau, le temps, c’est comme l’argent : on se plaît toujours à rêver de ce qu’on fera quand on en aura. Qui n’a jamais joué adhérant une pub du loto à « que ferais-je de ces millions ? » (faudra vraiment que je joue un jour quand même, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise). Et bien le temps, c’est pareil. Prenons la semaine lambda du salarié moyen : au moins 35h sont consacrées au travail. Donc sur une semaine de vacances, on gagne au moins 35 heures à dédier aux loisirs. Alors évidemment, si on profite des dites vacances pour voyager, on va pas avoir trop de temps pour écrire ou cuisiner (quoi qu’en Sicile, j’ai pu écrire dans le bus). Mais on a parfois quelques jours de congés à domicile et là, on fourmille ! Puisque j’ai le temps, je vais pouvoir faire ça, ça puis ça ! Ébullition et enthousiasme du nouveau riche étourdi par tant d’opulence.

Seulement à dépenser nos minutes, à disperser aux quatre vents, le compteur file et nous voilà le dimanche soir pré rentrée, la gueule enfarinée. Tout ce que j’avais prévu et que je n’ai pas fait. De quoi nourrir l’éternelle langueur du « ah si j’avais le temps… ». Mais puisque le temps ne se multiplie pas, tu n’as plus qu’une solution : être raisonnable dans la to do list des vacances.

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Mince alors

Par Pink Lady

Toute bonne pétassista le sait : après les fêtes, c’est diète. Oui, on a passé une semaine à se gaver comme des truies de foies gras et autres bûches à la crème de beurre, il faut vite éliminer toutes ces cellules adipeuses tranquillement lovées dans mon bide et mes fesses. Et pour les récalcitrantes qui n’auraient pas noté « perdre 5 kg » sur leur liste de bonnes résolutions, les magazines féminins viennent nous agresser à coup de « le nouveau régime pour perdre ses kilos après les fêtes ».

Sauf que la femme est rarement sérieuse dans ses régimes et les magazines féminins nous rappellent régulièrement à l’ordre. En janvier, tu perds les kilos des fêtes, en mars les kilos sponsorisés par tes raclettes et autres tartiflettes, en juin tu balises pour l’épreuve du maillot donc on en remet une couche, fin d’été t’as mangé trop de glaces et de chichis, à la diète ! Tout au long de l’année, on te rappelle que mince tu dois être et ce par n’importe quel moyen. Quitte à faire des régimes dangereux pour la santé (Dukan pour ne pas le citer), souvent déséquilibrés (le cortège des régimes dissociés) car la perte de poids doit être rapide. Ben oui, imaginons une grassouillette lambda qui souhaite perdre 5 kg avant l’épreuve du maillot. Comme elle se réveille quelques jours avant la date fatidique, elle doit perdre vite. Achètera-t-elle le magazine « apprends à manger équilibré et perds 2 kg par mois » ou le régime « diète express, perds 5 kg en un mois » ?. A ton avis ?

Je suis une fille à régime, j’en fais en moyenne 52 par an. Ca se passe toujours de la même façon : le dimanche soir, je décide qu’à partir du lendemain, c’est diète. Le lundi midi, je mange light, le lundi soir aussi. Le mardi midi, je crève tellement de faim que je m’autorise un petit accroc. Le mardi soir, j’ai oublié jusqu’à la notion même de régime. Parce que le problème des régimes, c’est que c’est pas fait pour les gens qui bossent. Prenons les régimes équilibrés avec menu établi pour la semaine. Donc le midi, je dois manger un poulet thaï avec de l’ananas en dessert par exemple. Bien, super, je vais trouver autour de ma boîte un resto qui sert ça. Ah non, y a pas. Donc pour bien suivre le menu à la lettre, faut que le soir, quand je rentre chez moi, je cuisine non seulement pour le soir mais aussi pour le lendemain midi. Pour peu que je rentre tard chez moi, de 1/ je vais mourir de faim et de 2/ j’ai pas envie de passer ma soirée à popoter, j’ai une vie moi monsieur.

Mais on nous culpabilise. Mince tu dois être, comme les filles des magazines. On culpabilise toujours les « grosses », celles qui ne rentrent pas dans du 36, celles qui ont toujours quelques kilos à perdre. Pourquoi tu grossis ? Pourquoi tu ne fais pas ce régime facile et garanti ? Mincis, mincis, mincis, c’est ton obsession ! Elimine tout gras de ton alimentation, maintenant et pour toujours. Oh, on le sait que tu craqueras, on le fait toutes mais ressaisis-toi. Limite, je suis étonnée qu’on n’ait pas eu encore un article sur »comment se faire vomir »parce qu’à côté de ça, la femme svelte est feignante : les pages sports des magazines féminins sont courtes (une page avec une grosse illu by Margaux Motin ou Pénélope Bagieu, du mois à l’époque où je les lisais) et tournent toujours autour du même thème : le sport, on aime pas ça alors on essaie de trouver un truc ludique comme la danse orientale, hihi. Oui, la femme des magazines veut mincir sans effort, un régime rapide et facile à suivre sans bouger trop son gras parce que c’est fatigant quand même.

Alors comme j’ai quand même ses relents de pétassista (et parce que mes pantalons commencent à me serrer), je suis au régime. Je mise sur une forte consommation de fruits et de légumes, le moins de matières grasses possibles et du sport. Et c’est pas dans les magazines que j’ai trouvé ce principe grâce à mon bon sens naturel. Maintenant, la question est : combien de temps ça va tenir.

Sinon, la prochaine fois, je pourrai aussi vous parler de mon autre résolution : ranger mon appart mais genre pour de vrai de vrai, y compris dans le placard et sous le lit.

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Changer de rythme pour changer de vie

Je me ferai brûler pour un titre pareil, on dirait un titre d’émission de TF1 ou M6 (de mémoire, y a un truc genre “nouveau look pour nouvelle vie”, je crois).


Ce matin, j’ai fait un truc un peu foufou : je me suis levée à 6h30. Et ce pour deux raisons : je devais à tout prix finir une présentation pour ce matin. J’avais prévu de la faire tranquille hier soir mais à 18h, j’ai reçu la visite de Jérôme, mon bon vieux PCR qui était venu avec des herbes à fumer et j’avais du champ. 3 cigarettes arrangées, une bouteille de champagne et quelques acrobaties plus tard, j’étais totalement à côté de mes pompes. Même après une pizza avalée en un temps record pour tenter d’arrêter de planer. Bon, ok, je suis infoutue de me concentrer. 22h30, je file donc me coucher, réveil mis à 6h.


6h30, je suis debout (oui, je suis toujours une grosse adepte du snoozing). 7h, en tenue d’intérieur, je sirote mon café en travaillant sur mon doc et en écoutant ma musique. 7h45, j’ai bien avancé, je chante les bras en l’air, rock n’roll ! 8h, j’ai envoyé ma présentation, reste le benchmark mais je vais me préparer. 8h30, je suis propre, habillée, maquillée et il me reste encore 30 mn pour avancer sur le benchmark. 9h, je pars. 9h05, seul couac : j’ai légèrement oublié de m’envoyer le doc, je dois recommencer le benchmark au bureau. Groumpf un peu.


Mais voilà, force est de constater que, 9h27, je suis au bureau, de bonne humeur, seule dans l’open space ou presque, en train de siroter mon 2e café. Je suis réveillée, je suis de bonne humeur (mais il fait beau, ça aide), je suis parée pour bosser (donc j’écris un article de blog, hmmm). Et comme à chaque fois que je me lève avant l’extrême limite du “je me lève maintenant ou je vais être dramatiquement en retard”, je me dis que, ouah, c’est cool d’avoir du temps le matin. Sauf que maintenant, j’ai 31 ans et je suis assez consciente que mes bonnes résolutions, je ne les tiens jamais. Et pourtant, je n’y vois que des avantages. Le soir, en sortant du boulot, hop, petit tour au centre nautique qui est dans la même rue et en rentrant à la maison, j’ai le temps de faire la popote, de lire ou tricoter ou coudre (bordel, faut que je m’y mette!), tranquille. Si je sors, pas de soucis. Je tente au maximum de me coucher à une heure encore à deux chiffres (se coucher ne veut pas forcément dire dormir, je peux lire au lit). En me levant plus tôt, genre à 7h30, j’ai une heure de temps pour, par exemple, écrire sur mon blog.

Imaginons donc le rythme idéal : au lit à 23h, j’ai eu la soirée pour me reposer (regarder la télé, tricoter, coudre, cuisiner…), je lis 1h et dodo. C’est TELLEMENT la solution à mon envie d’hyperactivité jamais assouvie. Comme ça, en me levant une heure plus tôt, je peux écrire mon article du jour tranquillou et même travailler sur sa version en anglais. Ah oui parce que j’ai décidé de bien maîtriser l’anglais, je m’en sors pas mal mais j’ai pas du tout de vocabulaire donc l’idée est d’écrire l’article en anglais à la main puis le retaper. Puis je le posterai sur la version anglophone du blog où je préciserai que je suis pas anglophone et qu’il faut pas hésiter à corriger mes fautes (histoire que je progresse). Je me tâte à lancer la version italienne aussi, histoire de renouer avec la langue de Moravia (cette phrase n’a rien de sexuel). Enfin, là, je m’emballe clairement.


J’ai toujours pensé que j’avais le temps de faire tout ce dont j’avais envie grâce à une bonne organisation, mon immense point faible (avec la procrastination et la sérendipité). Allez, je tente ? Cap ou pas cap ?
On verra demain matin.

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Alerte asthme mental

Si un génie me demandait quel pouvoir magique je souhaite obtenir, je demanderais de pouvoir agir sur le temps. En gros, il me faudrait des journées de 30h que je découperais comme suit : 10h boulot, 10h loisirs en tout genre, 10h dodo. En vrai, j’ai bien les 10h de boulot mais pour le reste, ça coince. Et voilà, je refais une crise d’asthme mental.

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L’asthme mental, c’est un concept très simple : ce sont ces périodes dans la vie où vous avez des milliers de choses à faire et la sensation de ne pas avoir le temps de les faire. Que vous devez vous accrocher à ce lendemain où votre emploi du temps va s’alléger. Concrètement, voici une de mes semaines type :

– lundi, aquabike avec Isa brune (dans les faits, on n’y est allées que 2 fois, 2 fois où on n’a pas pu avoir de vélo)

– mardi, plongée

– mercredi, cours théorique de plongée (normalement une semaine sur deux mais là, on est partis pour 3 semaines non stop)

– jeudi, normalement rien donc toujours une soirée à caler avec les amis

– vendredi, normalement entraînement de plongée mais au bout du monde, j’arrive jamais à me motiver pour y aller. Donc soirées.

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Les week-ends ? Pas mieux. Le week-end dernier, j’ai quitté ma maison le samedi à 12h15, je suis rentrée à 19h et le dimanche, partie à 10h15, rentrée à 19h. Le week-end d’avant ? Partie à 16h30 le samedi, rentrée à 19h le dimanche. Je vous raconte même pas l’état de mon appart vu qu’en ce moment, je rentre chez moi, je fais passage salle de bain-pipi room / mon lit et le matin mon lit/salle de bain- pipi room/ la cuisine pour donner à manger au chat et je pars. 

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Or j’aurais des tas de choses à faire. Déjà faut que je me décide à finaliser le déménagement de ce blog, j’ai quasi fini sa nouvelle maison, me reste à intégrer un encart Facebook pour la page fan (quitte à l’avoir créée, hein…), réussir à faire paraître les boutons hellocoton (il apparaît dans le code source mais pas sur la page). Déménager les articles au fur et à mesure mais j’en suis à 650 déjà là bas, j’avance pas si mal. Puis j’ai d’autres engagements, je dois m’occuper de pages FB de mon club de plongée, d’autres blogs, créer des comptes twitter et hellocoton, ranger mes contacts Facebook pour que je puisse m’exprimer sans que mes collègues ou mes contacts pro soient au courant de la moindre de mes turpitudes ou des photos de mes pérégrinations parisiennes (ce week-end, je serai en Espagne donc plein de photos à partager à mon retour). 

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J’ai des projets manuels aussi, j’ai acheté du tissu y a plus d’un mois, j’ai toujours rien fait avec, j’ai commandé des livres à lire, je dois cuisiner, faire du ménage, écrire mon roman. Je dois le recommencer d’ailleurs, je me suis un peu fourvoyée sur la forme
initiale, passant violemment d’un « je » à un « elle » donc à reprendre. Surtout que là, j’ai beau dire que je veux bien une grenouille, je continue à fricoter avec des citrouilles, je suis un peu incorrigible. Ou masochiste, au choix. Remarque, sur ce point, je suis sacrément servie en ce moment. J’ai même pas eu le temps d’aller chercher mes t-shirts Newlook qui végètent chez mon concierge depuis lundi
(dommage, je voulais porter celui-ci mardi, j’ai pas pu).

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Et je ne vous parle même pas de mes projets pharaoniques sur ce blog, j’ai des milliards d’idées mais en quel temps ? Je me dis aussi que je dois monter mon blog marketing (à force de baigner dedans, j’ai sérieusement envie d’en parler mais ici, ça ne s’y prête pas du tout). Asthme mental, frustration, dépit. Et le pire c’est que dès que j’ai une soirée de libre, je me vautre dans mon lit pour dormir. Parce qu’à force de courir partout, je suis bien entendu claquée mais je suis rassurée, tout le monde est dans le même cas que moi. On va dire que
c’est le changement de saison. Mais bon, j’en ai marre d’avoir envie de faire les choses et de ne pas en avoir le temps. Ok, un pique-nique le dimanche en bonne compagnie, c’est génial, c’est mieux que de rester enfermée chez soi à dormir. Idem pour le resto en terrasse post fosse de plongée. Mais je n’aime pas cette sensation de fatigue et de pas de temps. J’ai envie de faire des choses, j’ai envie de pouvoir faire des choses.

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Déjà, Dieu merci, mes cours théoriques de plongée se terminent mercredi prochain ! Une soirée de gagnée, je vais pouvoir en faire des choses. Ou alors comme d’hab, je vais dormir.

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