Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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Recherche d’emploi vs recherche d’appartement

Quelque part en 2015, je suis un peu morose : je m’ennuie un peu à mon poste, je suis pas très copine avec mes collègues, je commence à avoir des envies d’ailleurs… Sauf que 1/ça ne fait qu’un an que je suis là et on ne part pas au bout d’un an et surtout 2/la recherche d’emploi, surtout quand tu es déjà en poste, la plaie. Mais depuis, j’ai trouvé pire, une recherche qui te rend folle et te dégoûte en 2 mn : la recherche d’appartement.

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Je vous plante un peu le tableau : début mars, mon adoré ayant sa première fiche de salaire de son nouveau CDI, je décide de partir à la recherche d’un petit nid d’amour parce que la vie entre deux apparts, j’en peux juste plus. C’est pas compliqué : n’étant plus jamais chez moi toute seule ou presque, mon appart vire au taudis, je n’ai plus le temps d’écrire, la plaie. On doit s’organiser pour savoir chez qui on dort histoire d’avoir des affaires de rechange, on se retrouve dans les vapeurs de pétard du coloc de mon cher et tendre le dimanche au réveil… Autant vous dire que ma patience a été mise à rude épreuve… Donc dès la première fiche de paie de mon cher et tendre reçue, je me lance.

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Et je me prends un gros mur dans la gueule : une période d’essai ? Non, merci ! Mais… Nous sommes tous les deux cadres dans des secteurs qui ne craignent pas la crise (surtout lui : il a mis 10 jours entre sa mise en ligne de son CV et la signature de son CDI, vive le développement informatique), nous gagnons à nous deux en moyenne 5 fois le loyer, il y a certains apparts où mon dossier seul pouvait passer à deux centaines d’euros près mais en gros : période d’essai, vous dégagez. Du coup, je prends mon mal en patience, je pars me détendre au Maroc et à mon retour, je relance les hostilités. Et c’est pire : on a même eu le cas où on ne pouvait pas visiter un appart sans un dossier complet (il manque toujours des papiers du côté de mon mec, le mien était complet depuis quelques temps déjà)… Je comprends qu’on ne signe pas un bail sans tous les papiers mais là, on parle de visiter, on ne sait même pas si ça va nous plaire !

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Parce qu’il faut le savoir : les agences sont omnipotentes et n’en ont strictement rien à foutre de ta gueule. Et pour cause : tant d’appelés pour si peu d’élus, si tu n’es pas dispo à l’heure de visite proposé (au singulier, oui), tant pis pour toi, tu es éliminé d’office. Véridique, je vous jure, j’ai eu des sms genre “on a reçu votre demande, vous êtes dispo pour une visite aujourd’hui à 12h ?” “Non” “On vous recontacte” sans jamais avoir de nouvelles. Mieux, l’agence qui te sms après que tu les aies appelés pour te proposer un rendez-vous visite. Tu as donc bien précisé en amont que oui, nous étions salariés en CDI vu que tu veux pas nous louer un appart sinon… Et là, donc, le sms de la mort “vous êtes disponibles jeudi à 16h30 pour visiter l’appart ?”. Hmmm, alors si vous connaissez un poste où on est dispo l’après-midi à 16h30, pourriez-vous me filer le tuyau ? Je suis TRES intéressée.

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Bref, entre les agences qui bossent pas le samedi (??), les rendez-vous de dernière minute impossibles à planifier quand tu es deux, les horaires de visite improbables,les agences qui ne te répondent même pas et qui sont globalement injoignables… La déprime est au bout du couloir.

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Parce que la différence flagrante entre la recherche d’emploi et celle d’un appart, c’est la part improbable d’aléatoire. Je veux dire : si je postule à un emploi, si mon CV correspond à la recherche, j’ai un nombre élevé de chances de passer un entretien (à une horaire qui me facilite un peu la vie). Ici, même si on gagne 5 fois le loyer et qu’on a tous les deux de bonnes situations, tu ne peux même pas accéder à la visite de l’appart (qui est peut-être complètement pourri). C’est juste une question de chance : si tu es dispo quand il faut, peut-être que tu pourras prétendre être le locataire du dit appart sinon va tenter ta chance ailleurs.

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Bref, j’ai déchanté plusieurs fois : d’un côté mon mec qui ne se presse pas pour me fournir les papiers malgré ma pression (et vous n’avez pas idée à quel point je peux être chiante quand je m’y mets),de l’autre les agences qui ne s’intéressent qu’à mon éventuelle disponibilité en journée pour voir un appart. En fin de course, je m’étais résignée à faire directement le tour des agences pour aller plus vite.

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Mais le sort nous a réservé une petite surprise. Hé oui, si je râle maintenant sur le sujet, c’est que j’en sors ! Deux petites visites d’appart, un petit crush sur l’un d’entre eux, dépôt de dossier, merci, au revoir. Victor et moi, nous sommes à J-21 de l’aménagement !

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Kenya, fidèle assistante


Je vous en dis plus demain… ou un autre jour !

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Un plan cul, pourquoi ?

Depuis quelques années, le plan cul semble avoir été érigé en Must do de la coolitude : si t’en as pas, c’est que tu es très très coincé du cul. Dérogation spéciale aux couples monogames et encore que… Sauf que le plan cul, ce n’est pas fait pour tout le monde. Ou plutôt : y a des moments dans la vie où ce n’est pas forcément une bonne idée.

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D’abord, il faut l’envie, la vraie. Il ne s’agirait pas d’aller fricoter avec un-e inconnu-e parce que vos amis vous ont conseillé de le faire ou parce que vous avez besoin d’oublier quelqu’un. Soigner le mal par le mal est toujours une mauvaise idée. Parce qu’autant le plan cul, ça peut être un moment sympa et détente, autant ça peut virer à l’ennui ou, pire, au dégoût de soi.

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Et puis il ne faudrait pas se mentir. On ne se lance pas dans un plan cul pour trouver l’amour, ça n’arrive que dans les films… Et ok un peu à moi mais avec le recul, est-ce que Victor était réellement mon plan cul ou juste mon petit ami que j’assumais pas. Enfin, je j’assumais pas l’engagement, hein, lui, ça allait. Bref pour 3 histoires de « ils étaient amants, ils sont tombés amoureux », vous avez 10 « ils étaient amant, il-elle est tombé-e amoureux mais pas l’autre », 140 « ils étaient amants et sont devenus potes » et 580 « ils étaient amants, ils ont arrêté, ils ne se voient plus ». Donc bon, si vous cherchez l’amour, ne prétendez pas chercher juste du sexe. Et si votre crush absolu n’a rien de mieux à vous proposer… Ben pourquoi pas mais attention à ne pas vous emballer.

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Le plan cul, c’est un gin tonic avalé en terrasse en bord de mer : ça pique comme on aime, ça fait du bien, ça détend et ça vide la tête. Les chanceux-ses pourront même tomber sur un plan cul câlin pour avoir la jouissance et la tendresse mais comprenez bien que ce gin tonic en terrasse n’a pas vocation à durer toute la vie. En 2016, je vais toujours plus loin dans la métaphore.

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Bref, le plan cul n’est pas le passage obligé de tout célibataire cool. Vous n’en avez pas très envie ? Et bien, j’ai envie de dire que c’est comme l’alcool : se forcer n’est jamais une bonne idée. Même pour un gin tonic en terrasse en bord de mer.

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La drague,c’est nul

Entre deux dossiers, j’aime à glander sur YouTube histoire de me détendre un peu. Tiens, que me propose-t-on ? Petit ours brun… Ah oui, j’ai gardé Saturnin récemment et j’ai dû lui céder mon mobile. What else ? Ah tiens une vidéo de Norman feat Natoo et Andy sur la drague. Ahah oui, c’est drôle mais cette conclusion m’interpelle « j’aime pas draguer, la drague c’est nul ». Tiens…
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Alors oui, je suis d’accord. Pour moi, la drague n’est un truc cool que dans 2 cas : celui où tu sais avec certitude que ton petit jeu aboutira à quelque chose (ce qui n’arrive à peu près jamais même quand la metacommunication est sibylline) et celui où tu te remémores le petit jeu de séduction qui t’a permis de choper. Sinon la drague, c’est nul et ce pour plusieurs raisons.

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D’abord, la drague est une question de confiance en soi ou plutôt une remise en question de confiance en soi. Je ne vais pas parler ici des dragueurs de rue miteux qui n’ont pas pour but de conquérir une belle mais de prouver leur virilité en rappelant aux femmes que l’espace public ne leur appartient pas. Je parle de la drague de type « je trouve cette personne bien intéressante et jolie, j’aimerais bien partager une intimité avec elle », la drague à enjeu quoi. Souvent, le premier réflexe, c’est de se dire « il/elle est trop bien pour moi, laisse tomber« . Ce qui est d’une subjectivité totale, la personne en face se dit peut-être la même chose.  Mais voilà, draguer, c’est mettre son ego en jeu. Rien de grave dans l’absolu mais il y a des blessures d’ego qui peuvent finir par faire mal et nous pousser à arrêter le game. On passera donc en mode « tous et toutes des connards/connasses« . Alors qu’une personne peut refuser vos avances sans pour autant être associée automatiquement à la lie de l’humanité.

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Minute culturelle : la jonquille veut dire « je te désire ». Cette photo a un symbolisme surpuissant !

Et puis quand on drague, on manque parfois de subtilité. On cherche tellement à plaire qu’on se trouve très vite ridicule. Non mais qui n’a jamais vécu cette scène où on entre en interaction avec l’objet de son affection et à la fin de la conversation, on a envie de se donner des baffes tellement on s’est trouvé lourd-e, tarte… Cette sensation agaçante d’avoir ruiné toutes ses chances avec un rire forcé qui ferait passer le pire des psychopathes pour une personne tout à fait charmante, un humour aussi fin qu’un parpaing et d’ailleurs, la vanne, là, elle faisait pas un peu raciste ? La drague, c’est aussi ce moment terrible où tu as l’impression que l’autre ne te rend pas l’attirance mais que, par contre, il est allé parler à cette sale pétasse d’Anne-Laure… Forcément, quand on déballe la marchandise, hein… Oui, accessoirement la drague peut vite rendre agressif-ve

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Mais surtout, la drague, c’est nul parce que ce n’est pas l’histoire que l’on nous vend. Norman le dit « Je trouve ça nul de devoir forcer les choses ». Dans la plupart des contes de fées et comédies romantiques, l’amour cueille nos protagonistes, le sentiment est évident de  base. L’histoire ne sera jamais celle d’un mec ou d’une nana qui galère pour conquérir l’objet de son affection. La conquête consiste plus à surmonter quelques épreuves de type différences sociales, sorcière, dragon ou proie un peu lente à la détente mais jamais notre héros/héroïne ne dit non à la déclaration. Du coup, ne pas voir l’autre vous rendre immédiatement votre crush paraît difficilement concevable, une anomalie. Et ça rend l’histoire à raconter un peu moins intéressante…

“Dis Papa, comment tu l’as rencontrée maman ?

– Oh bah, c’était à une soirée où nous étions invités tous les deux. Dès qu’on s’est vus, on a su”.

Non, dès qu’on s’est vus, j’ai su mais elle non car elle était un peu bourrée et, accessoirement, elle était venue avec un mec qu’elle avait envie de butiner mais elle comprit un peu plus tard que ledit garçon s’intéressait plus au joli Aurélien qu’il ne lâcha plus de la soirée. Dépitée, elle se servit un autre mojito et fuma quelques cigarettes, beaucoup, parce qu’elle s’ennuyait. A un moment, elle a commencé à se sentir nauséeuse et après avoir fait des politesses à un garçon qui lui proposait de lui donner un cours photo, elle lui lâcha son mail pour pouvoir sortir de cet appartement avant de vomir. Ce n’est qu’au bout de quelques “cours photo” qu’elle se rendit compte que ce garçon était intéressant et qu’elle appréciait son amitié… Et qu’il fallait peut-être lui donner une chance. Lui ramait comme un fou, passait des nuits sur le web à trouver une idée géniale de lieu pour son prochain “cours photo”, il s’est cru friendzoné plusieurs fois mais il s’accrocha, on ne savait jamais. Un peu loser mais finalement, à la fin, il obtint enfin sa belle. Un peu plus long comme histoire et pas forcément valorisant, surtout avec tous les doutes qui assaillent en permanence. Et si, au fond, elle ne voulait pas de moi ?

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Bref, la drague c’est nul car on nous raconte que l’amour, c’est un truc magique qui vous tombe dessus. Alors que,  non, c’est faux…

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C’est la saison du manque affectif

Novembre est souvent un mois un peu bof, un peu mou du genou où l’humidité nous envahit malgré notre manteau tout neuf, la nature pourrit, il fait nuit tout le temps. Bref le mois où rien ne nous paraît plus sexy que notre plaid, notre pyjama, notre couette et nos pantoufles rembourrées. La période où se coiffer et toucher des objets sans se prendre une pigne devient un défi permanent… Bref, on n’a pas la gagne.

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Un samedi soir de novembre, alors que l’ennui et la mollesse sont mes seuls compagnons, je me surprends à taper le nom de quelques uns de mes exs sur Google histoire de voir. Tiens, un a fini par passer sa thèse et enseigne à La Sorbonne maintenant. Tiens, une vidéo d’un autre… Ah mince, il est resté bien charmant. Et celui-ci qui ne m’a offert qu’une nuit bien foireuse, puisque Facebook me le propose en ami (scrmlml), il devient quoi. Bon, ok, c’était un connard mais ses yeux couleur de Jade, mon Dieu…

Ceci n'est pas le connard aux yeux de jade

Ceci n’est pas le connard aux yeux de jade

Mais que m’arrive-t-il, bordel ? Pourquoi je m’amuse tout à coup à aller réveiller ces fantômes du passé qui végétaient peinards à la limite de ma conscience, qui ne hantaient même plus mes rêves ? Soit je suis complètement maso soit… Mais bien sûr ! C’est la saison du manque affectif !

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En hiver, je suis un chat : je veux de la chaleur, de la douceur et des câlins. Je veux rentrer le soir et tomber dans les bras d’un gentil gars qui me serrerait contre lui en me grattant la tête. Or actuellement, les seules personnes à me faire des câlins sont mon chat et un amant occasionnel (et encore j’ai du bol, j’eus connu des plans cul garantis 0% tendresse et câlin). Mon cerveau a envie de tendresse et comme j’ai pas de crush en ce moment, à défaut de piocher dans mes fantasmes, il pioche dans mes souvenirs. Sale traître !
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Parce que c’est là que tu es susceptible de commettre une « connerie ». Que si un de tes exs t’appelle, ta raison aura beau tenter de te rappeler que c’est un connard ou une connasse, ton cœur et ton corps en manque vont te susurrer que quand même, les gens changent, peut-être que cette fois-ci… Ou tu tenteras de combler ce manque en recrutant ton patch tendresse sur Tinder parce que, bon, on sait jamais, y a peut-être quelqu’un de bien dans le tas. Sauf que tu es vulnérable, tes critères de sélection sont drastiquement revus à la baisse et le premier ou la première « pas trop mal » fera l’affaire. Et tu réveilleras le lendemain dans des draps souillés encore plus mal que la veille parce que l’autre n’avait pas prévu de jouer les prolongations avec toi.
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Vraiment une période de merde. Mais accroche-toi, préserve-toi, on ne sait jamais qui frappera à ta porte demain. Certes, peut-être personne mais ça fait pas de mal de rêver un peu.

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Faut-il perdre tout dignité sur les sites de rencontre ?

Non. Non non, vraiment non. #non

Depuis que je compulse le site rencontre de merde dans un but de pure recherche (et parce que du coup, je me sens ultra chanceuse dans mes aventures de dating), je découvre différents comportements assez hallucinants qui me font poser de grandes questions sur la santé mentale de mes contemporains. Parce qu’il semble que les sites de rencontre encouragent très fortement la parano.

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Comme je disais la semaine dernière, les sites de rencontres sont des petits collabos fouteurs de merde qui affichent en gros sur nos profils notre dernière date de connexion.  Pour peu que votre nouveau camarade de jeu soit un peu du genre méfiant, si vous avez eu le malheur de vous connecter depuis votre dernier date, attendez vous à devoir vous justifier. Mais d’autres décident de vous prendre au piège, persuadés que de toute façon, vous êtes animés de mauvaises intentions. Ainsi il peut être courant que votre nouveau crush crée un nouveau profil avec “des photos trouvées sur Internet”, tout parfait pour vous, et va venir vous adresser la parole. Autant vous dire que si vous tombez dans le piège, vous allez recevoir aussi sec une liste très complète de gros mots et insultes. Vous l’aurez cherché. Oui, certes si vous lui avez promis monts et merveilles tout en continuant votre chasse, tout accro aux sites de rencontre que vous êtes.Mais ce qui m’interpelle légèrement, c’est le temps consacré par votre moitié parano pour faire tomber son nouveau flirt.

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Il est des rencontres qui marquent un peu, il est vrai. Des matins où l’on se blottit contre ce nouvel autre dont nous ignorions encore l’existence hier ou à peu près et l’on sent son coeur battre un peu plus fort. Pas encore de l’amour mais l’envie de croire que, cette fois-ci, ce sera différent, que celui-ci ou celle-ci restera car il aura vu ce qui fait de vous un être unique et voudra en savoir plus. Parce que vous avez vu quelque chose en lui ou elle, cette étincelle qui rend tout possible. On rentre chez soi la tête haute et le sourire aux lèvres, l’envie de le/la retrouver vite, bientôt, sans attendre une seconde. On s’imagine déjà que cette rencontre-là, elle est pas comme les autres, on réécrit l’histoire aussi vite qu’elle se déroule pour la rendre plus belle, plus forte, on guette le moindre signe que là, on ne se trompe pas, c’est sûr. Et puis, tandis qu’on danse sur notre nuage en barbapapa, on s’aperçoit soudain que cette personne qui a réchauffé notre coeur est à nouveau connecté sur le site (vous aussi mais c’est pas pareil). Alors forcément, on veut savoir. Histoire de pas s’investir pour rien.

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Oui, ok, ça se comprend très bien. Sauf que je dois être très orgueilleuse mais un plan comme ça, je vais pas consacrer 2h de plus à cette personne si elle m’a raconté de jolies histoires pour mieux tirer son coup avec un-e autre le lendemain. Enfin, s’il a promis quelque chose, n’oublions pas qu’on se réécrit très vite une histoire, qu’un “à bientôt” n’est pas toujours promesse de nouvelles rencontres, que certains ne savent pas dire au revoir. Oui, vous êtes peut-être mal tombé-e mais est-ce une raison pour se rabaisser à lui tendre un piège ? Vous voulez savoir ce qu’il veut ? Et bah demandez-lui. Et pas avec un faux profil, bien sûr. Parce que même si vous êtes face à une sale personne, rien ne justifie que vous jouiez les psychopathes. Je dis pas ça pour l’autre mais pour vous. Parfois, dans une rencontre qu’on croyait magique, la seule chose qui peut être sauvée, c’est la dignité. Alors respirez et sortez de ce site. Vous verrez bien si vous avez des nouvelles rapidement et vous poserez tranquillement la question “au fait, on est ensemble ou pas ?”. Mais pas de crise de nerf qui sort de nulle part. A part faire monter votre tension, vous n’en tirerez rien.

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Mais, ok, Nina, allez-vous me dire, elles sont bien jolies tes histoires mais on le trouve sur quel site, l’amour ? Nous verrons ça la semaine prochaine.

 

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Continuer ou non les rendez-vous après un rencard réussi ?

Le principal piège sur un site de rencontre, c’est de multiplier les « dossiers », c’est à dire les candidat-e-s possibles pour ravir votre coeur. Parce que c’est facile : tranquillement installé devant votre écran, en pyjama et bol de chocapic à la main, vous multipliez les contacts. Et parfois, vous faites plusieurs prises. Comment gérer ?

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Mardi, vous avez rendez-vous avec Camille. Un rencard somme toute parfait, votre petit coeur palpite, vous avez repris contact habilement. Oui mais sur votre agenda, c’est écrit en toute lettre : jeudi, c’est premier date avec Alex. Et je ne parle pas des 2 ou 3 autres que vous avez sur le grill car comme dirait l’adage : il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Mais si Camille se révèle être the good one, est-il la peine de poursuivre et d’aller au rendez-vous avec Alex, quitte à en caler un ou deux autres par la suite avec d’autres de vos conquêtes virtuelles ?
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En l’occurence, il n’y a pas de règles et rien ne vaut d’agir en fonction de votre instinct. Si Camille vous a à ce point séduit-e, pensez-vous utile de vous caler un rendez-vous que, de toute façon, vous n’apprécierez pas avec une personne charmante qui se demandera ce qu’elle a bien pu faire pour que vous lui manifestiez si peu d’intérêt ? Quant aux autres, les romances cybernétiques qui se terminent avant même la première rencontre, rassurez-vous, ça arrive tous les jours.
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De l’autre côté, que savez-vous de Camille et de sa propre gestion des encours ? Admettons que, dans le meilleur des cas, le rendez-vous se soit terminé par une fusion horizontale et que votre nouveau crush ait répondu à votre reprise de contact. Est-ce pour autant qu’il n’y a pas d’autres dossiers en cours ? Camille choisira-t-il/elle également cette optique de relation monogame ou n’étiez-vous finalement que son « Alex », une tierce personne faisant plus battre son coeur que vous ? Comment savoir ? Alors vous oubliez de suite la version stalking (ou vous la jouez extrêmement discrète) car pour faire fuir quelqu’un, je ne connais rien de plus efficace.
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Le plus simple, c’est encore de demander. Mais là, encore, l’exercice peut se révéler légèrement périlleux. Si vous demandez un peu trop de but en blanc, ça peut presque donner l’impression que le prochain rencard se fera à la mairie pour la signature du registre avec parents et témoins. Par ailleurs, il serait bien plus agréable d’en parler de vive voix plutôt que d’envoyer un SMS « au fait, on est ensemble ou pas ? » auquel il ne manque plus qu’un « et sinon, tu vas acheter le pain » pour être le moins romantique possible. Puis ça casse légèrement la spontanéité du truc. Mais être au clair évite de :
– se morfondre devant son téléphone en attendant un signe de vie alors que l’autre est en train de gérer ses dossiers, à la cool.
– coller un rendez-vous à une personne à qui on ne manifestera aucun intérêt et qui pourrait être profondément blessé dans sa chair (on a tous nos fragilités)
– tromper Camille qui vous considère effectivement en couple et n’appréciera pas d’apprendre que vous avez forniqué ailleurs à peine deux jours après le début de votre relation. Evidemment, vous allez, tant qu’à faire, éviter de le lui apprendre mais ça peut potentiellement, finir par se savoir.
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Bref, là encore, rien ne vaut l’instinct : Camille vous plaît vraiment ? Pourquoi donc risquer de le/la perdre ? Au pire, si ça le fait pas, vous reprendrez votre chasse. Car à force de collectionner les rendez-vous et conquêtes, un danger vous guette : l’addiction. On verra ça la semaine prochaine.

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Tiens, si on se créait un mail de couple ?

Je l’ai toujours crié à qui voulait l’entendre, et aux autres aussi : la naissance d’un « nous » n’est pas la mort du « je ». Moi, Nina, j’ai existé 34 ans ou à peu près, avant de te connaître, il est hors de question de devenir une sorte d’appendice de ton toi. Le mythe des androgynes, c’est très joli mais je veux continuer aussi à vivre par moi même.

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Un jour comme un autre. Alors que je suis en train de bosser, je m’accorde une petite pause « netvibes » dit aussi « matons mes flux RSS de mails voir si quelqu’un est venu m’écrire qu’il m’aimait ». Oui, telle une adolescente en fleur, j’aime imaginer qu’un inconnu va me déclarer sa flamme. Et que cet inconnu ressemblera à Joe Manganiello ou à peu près (je vous ai trop parlé d’Henry Cavill et Jon Kortajarena, faut savoir varier ses crushes) (Manganiello est à peu près la seule raison valable de regarder True Blood. Ca et éventuellement le fait de voir comment, tel un film porno, ils vont écrire trois lignes de texte pour balancer une scène de cul) (l’autre jour, y a quand même Sookie qui a attaché un mec à un arbre avant de se le taper tranquille, sans trop lui demander son avis… Pardon, quoi !)(j’ai pas compris qui était le mec). Mais non, à la place, j’ai « Sébastien et Florence ». Je veux dire l’expéditeur du mail est « Sébastien et Florence », ils nous invitent cordialement pour une soirée dans leur chez eux. GASP !!
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Voilà, Sébastien et Florence sont devenus une entité unique, ils sont « Sebéflo ». « Ah tiens, j’ai des nouvelles de Sebéflo », « tu vas à la soirée de Sebéflo ce soir ? » « Sebéflo partent aux Etats-Unis en septembre, la chance ! ». Bien évidemment, il est plutôt sain pour un couple d’avoir des activités communes (sinon, on peut se demander s’il s’agit pas simplement d’un plan cul) mais une boîte mail commune, pourquoi ?

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Aaaaaaaah oui, on va me dire « mais c’est pour les événements communs genre la crémaillère, le mariage… » Oui, alors éventuellement même si la plupart des couples ayant le mail au double nom n’est ni marié et que la crémaillère est passée depuis longtemps et le mail sert toujours. Un mail commun, ça valide quelque chose : dans le couple, y en a un qui gère la vie sociale, l’autre qui suit. C’est pas Florence ou Sébastien qui lance l’invite en mettant l’autre en copie, non, c’est Sebéflo, tu sais pas forcément lequel vu qu’ils signent de leurs deux noms. Et tu le sais, ces mails là marquent aussi autre chose : les mails collectifs. Sebéflo te parlent pas à toi en particulier, ils parlent à la masse, ils inondent la foule en mal d’amour de leur sirupeuse romance. Ils annoncent à deux, c’est plus écolo. Et sans doute un peu plus froid. Et t’as intérêt à bien aimer les deux. J’eus connu un couple (qui doit avoir une adresse commune maintenant vu qu’elle n’avait de toute façon plus droit à aucune vie privée), j’aurais pas aimé recevoir un mail « nous » venant de lui vu que j’avais même pas envie de lui parler. C’est sans doute aussi comme ça que tu finis par recevoir des mails d’invitation d’un membre de cette entité 4 bras 4 jambes que tu ne connais pas car ils font désormais carnet de contact commun. La vraie question restant : utilisent-ils toujours leur adresse personnelle individuelle ou je peux arrêter d’écrire dessus ?
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Et puis après quoi ? Le compte Facebook commun ? Un mobile pour deux ? Pitié, pitié. Mais vous savez le pire ? C’est que ceux qui ont franchi le pas du mail à deux sont souvent ceux qui étaient les plus virulents sur le sujet. Du coup, il est fort possible qu’un jour, vous receviez un mail de Nina et XXX. Ce jour là, soyez chouette, renvoyez moi à cet article.

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L’amour, c’est l’orgueil

En ce moment, j’ai envie de vous parler d’amour, de vous dire des choses tendres… Ou pas vraiment d’ailleurs. Parce que plus j’y pense, plus je me dis que c’est une chose bien étrange, une construction mentale plus qu’autre chose. Quelque chose qui a à voir avec l’orgueil. Laissez-moi donc vous expliquer.

Mental

En 8 ans sur ce blog, j’en ai parlé d’amour, beaucoup. Puis moins. Pourtant, en 8 ans, j’ai été amoureuse parfois, j’ai aimé plus rarement, j’ai eu le béguin, le crush. Parfois, je n’ai pas vraiment d’homme dans ma vie, personne qui ne fait battre mon coeur, plutôt. Parfois, certains restent un peu plus longtemps, je m’attache jusqu’au jour où ça casse et ça fait mal. Comme avec Prince-charmant-devenu-crapaud de l’été dernier. Après 3 mois de douce idylle, patatrac, fin de la romance. Une histoire ordinaire, je sais. Mais comme c’était une goutte d’eau dans mon vase désespérément plein depuis le cataclysme 2011, je suis allée pleurer chez ma naturopathe qui m’a demandé “aimez-vous ce garçon ?”. L’aimais-je ? Je répondis en toute sincérité “je suis amoureuse de l’image que j’ai de lui…”. Puis en creusant, j’ai cru entrevoir ce qui me rendait malheureuse, ce n’était pas tant de perdre un homme dont j’aimais l’image mais la blessure d’orgueil.

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L’amour n’est-il qu’une construction mentale ? Oui, non, je sais pas. Il y a une réalité physique à l’amour, le déluge d’endorphine, l’ocytocine au plafond, ce sont des faits. Cet homme qui squatte mes pensées, jours et nuits, que j’adore et que je hais tout autant, agent hyper réactif de mon humeur qui fait glisser ma cyclothymie vers la bipolarité. Cet homme si charmant que mon cerveau n’arrive pas saisir les nuances de son visage. Je sais pas si ça vous fait ça vous mais moi, quand j’ai un mec dans la peau, j’arrive jamais à redessiner mentalement son visage (alors même que je suis physionomiste, j’ai une mémoire limite photographique). Bref, y a des hommes qui me mettent à l’envers, ok. Mais finalement, pourquoi lui et pas un autre ? Question d’hormone, de compatibilité de peau ? Parce que c’est mon âme soeur, le pot de mon couvercle, la moitié de mon androgyne ? Ou bien est-ce parce que ce garçon que je trouve mignon, sexy, drôle, intelligent, charmant… flatte inconsciemment mon ego ? Blessure d’amour, blessure d’orgueil ?

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Après tout, “réussir” son couple n’est-il pas en soi une condition à la réussite sociale ? Dis comme ça, ça paraît rétrograde mais soyons honnêtes : le célibat paraît toujours un peu suspect. Quand je revois des personnes que je ne fréquente pas régulièrement, j’ai toujours le droit à des « aloooooors, tu as trouvé l’amour ? ». Parfois, ça me démange de répondre une connerie « oui, écoute, je l’ai cherché partout mais il était au fond de mon sac, comme tout ce qui disparaît de chez moi, hihi ». Ou cette terrible question « mais comment ça se fait que tu sois célibataire, toi qui es si merveilleuuuuuse, je comprends pas ». Sans amour, j’en suis forcément victime. C’est pas moi votre honneur, je suis en tout point parfaite, ce sont les hommes qui me veulent du mal après m’avoir fait du bien. Personne n’envisage 30 secondes que le célibat n’est pas une croix. Pour moi, le célibat, c’est la possibilité de faire ce que je veux de ma vie, aller au sport, partir en vacances où je veux quand je veux. Exemple parfait : avec un mec, je partirais pas aux Maldives pour le réveillon, il ne restait qu’une place sur le bateau. Bien sûr que des fois, j’aimerais des bras chaleureux après une journée difficile, j’aurais adoré avoir un gentil masseur à domicile quand je me suis bloquée le cou la semaine dernière, que j’aimerais vivre des moments romantiques avec mon chéri, que j’aimerais moi aussi batifoler dans le bassin ludique de la piscine prout prout avec un beau mâle mais l’un dans l’autre, le célibat, je le vis bien, merci. Mais ça ne colle pas. Tu réussis pas ta vie si tu ne réussis pas ton couple au même titre que ta carrière. C’est comme ça.

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Ainsi, certains couples restent cachés, l’un des partenaires n’assumant pas toujours de fréquenter l’autre. Regardez dans Sex and the city (référence), Charlotte n’assume pas de prime abord sa liaison avec son avocat qui n’est pas bien joli. Je me souviens d’une amie qui, par le passé, me présenta son mec en me précisant de suite « bon, il est pas très beau mais il est gentil ». Oui, enfin, tu sais, je comptais pas le draguer donc je m’en fiche un peu qu’il ne soit pas beau mais le mâle à présenter doit être à la fois beau, bien élevé (pour les parents) et avec un poste qui envoie un peu du rêve (ou du moins un salaire ou un hobby qui fait bien). Ainsi tombe-t-on amoureux de l’autre ou du statut qu’il peut nous conférer ? L’aime-t-on pour qui il est ou pour l’image de moi qu’il va donner ? Si je m’en réfère à mes propres conquêtes et ma longue liste de thésards en toute discipline, il semble évident que je kiffe les intellos. Même quand ils veulent pas m’expliquer le coeur de leurs recherches parce que ça pourrait m’ennuyer (pas-du-tout). Mais est-ce que j’aime les mecs intelligents (enfin, du moins, qui poussent leurs études loin, je suppose qu’on peut être thésard et franchement abruti) ou le fait qu’en me fréquentant, ils valident plus ou moins ma propre intelligence ? Qui sait ?

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L’amour, ne serait-ce qu’une construction mentale pour rendre plus joli notre orgueil ? Quand je vois toutes les profil pictures sur Facebook où les couples s’étalent, tous les albums photo de mariage postés en public sur les sites féminins, je me dis que ce besoin de montrer que, oueeeeee, je suis en couple, t’as vu, t’as vu ! Perso, quand je suis en couple, je mets pas de photos de nous sur Facebook parce que… ben je m’en fous de le crier au monde, en fait. Pas si narcissique, finalement.

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Le lendemain gênant d’un rêve un peu chaud

Le cerveau est une petite chose taquine. La nuit, il aime me susurrer de belles histoires dignes des romans les plus tordus que je pourrais imaginer. En période d’accalmie sexuelle, il aime stimuler ma libido à travers des rêves humides et pénétrants où un homme peut découvrir mon corps de ses doigts fébriles. Sauf que parfois, mon cerveau à la flemme et au lieu de me sortir un homme monté de toute pièce, il m’attribue un homme que je côtoie dans la vraie vie. Oups !

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Cette nuit, Clément et moi avons connu un épisode torride et passionné, nous nous sommes laissés emporter par une pulsion irrésistible. Sauf que ce matin, je suis la seule à m’en souvenir. Et pour cause, tout s’est passé dans mon subconscient. C’est pas grave, une bonne douche et il n’en paraîtra plus. La journée s’écoule donc quand soudain, Clément fait son apparition. Oh mon Dieu, mon Dieu. Mon rêve revient par flash. Ses doigts, sa langue et sa queue bien dure dans ma main et dans ma… Oh merde ! Enlève ces images de ta tête, enlève ces images de ta tête. Ne laisse pas glisser ton regard vers sa braguette pour vérifier que la chose est à la hauteur de ce que m’a fait croire mon cerveau assoupi… Risque de rougissement intempestif : très élevé. On est en alerte typhon dans ma tête (et zone humide annoncée plus au sud au souvenir de cette étreinte onirique mais néanmoins intense). N’ayons l’air de rien, il n’est pas socialement admis de lancer à une personne “dis donc, j’ai fait un rêve érotique avec toi hier, c’était très chaud, hihi”. Sauf si cette personne est déjà votre moitié ou votre crush mais sinon, non. Soyez Tostaky, n’ayez l’air de rien (je recycle mes vannes de 1993, permettez).

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Ouragan dans le cerveau, vos neurones s’agitent, les synapses fonctionnent à plein tube, on frôle la surchauffe. Non parce que si vous arrivez à donner le change à ce pauvre Clément qui doit quand même vous trouver un peu bizarre, vous commencez à vous poser de sacrées questions : est-ce que je désirerais pas un peu Clément sans m’en apercevoir ? Voire pour les plus romantiques “mais est-ce que Clément serait pas un peu l’homme de ma vie mais j’avais pas réalisé jusque là…”. Alors, là, j’ai envie de dire : stop. STOOOOOOOOOOOP ! On arrête de se triturer les méninges pour rien. Comme je disais précédemment, des fois, le cerveau, il a un peu la flemme et prend un mâle déjà connu pour peupler vos rêves les plus érotiques. Enfin, je dis ça, moi, le mien, il a tellement pas envie que lors de l’un de mes derniers rêves torrides, mon amant était un… fantôme. Voilà, un homme sans corps et sans visage (mais qui parvient à me faire ma fête), aucun effort. Quel branleur mon surmoi ! Bref, si parfois se faire oniriquement arracher la culotte par un mec nous rappelle que, ouais, il est pas mal, il ne s’agit en aucun cas d’une révélation.

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Alors respirez, tout va bien. Dans 2 jours, Clément aura été remplacé par Loïc ou Steve voire Souria (oui, votre cerveau endormi suit pas toujours votre orientation sexuelle), vous serez un peu troublé quand vous croiserez l’objet de vos rêves. Mais finalement, n’est-ce pas amusant si on y pense ? Cette personne n’a pas juste la moindre idée de ce qu’il a pu faire dans vos songes alors que c’était terriblement chaud… Ou au contraire assez décevant. Peu importe la réalité, vous ne le saurez sans doute jamais. Ca reste un secret entre vous et votre inconscient.

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