Faut-il draguer à la salle de sport ?

Le sport nous offre des possibilités de dragues infinies… Sur le papier. Vous avez fait chou blanc à la piscine ou en lieu et place du bel éphèbe au maillot étriqué, vous barbotiez entre deux pipelettes « nageant » côte à côte pour commenter les derniers potins ou un monsieur d’âge mur faisant du surplace en maillot si lâche qu’il vous dévoilait plus que vous ne vouliez en voir ? Remisez votre maillot et sortez le leggings ! On va à la salle de sport.

Imaginez un beau biceps bandant débandant couvert d’une sueur torride. Ça donne envie non ? Un esprit sain dans un corps sain, tout à fait ce qu’il vous faut ! Cheveux noués pour libérer la nuque, débardeur laissant entrevoir une brassière qui vous fait un pushing up de folie. Au bout de 2 mn de vélo elliptique, vous vous sentez plus mince, plus tonique, tellement irrésistible.

Sauf que la salle de sport, c’est tout sauf glamour, à moins d’accepter de payer un smic par mois l’abonnement . Ne parlons même pas de l’esthétique des machines qui, parfois, effraie. Si, les grosses machines de musculation dont je ne comprends même pas le fonctionnement ont un look à nous promettre claquages et déchirures musculaires. Ne parlons pas non plus de l’éclairage qui n’a rien de tamisé, du béton brut et des gros tuyaux parcourant les murs.

D’abord, la salle de sport, c’est une odeur de sueur. Et même si certaines salles te bombardent ça à coup d’huiles essentielles, tu peux pas rentrer dans une salle de sport sans plisser le nez. Oh, certes, on finit par s’habituer mais la sueur est perverse, elle ne se contentent pas de puer. Parfois, tu es tranquille sur ton vélo, celui avec un vrai siège, quand tu reçois des gouttes. Auraient-ils installés un Brumisateur ? Hé non, c’est le mec qui transpire comme un fou sur la machine derrière toi qui t’asperge de ses sécrétions. Vous continuez à vous sentir sexy ?

Ensuite, la salle de sport est emplie de gens qui n’ont pas envie de parler. Écouteurs vissés dans les oreilles, œil rivé sur les données de la machine (distance, temps restant, pulsations cardiaques…), ils sont certes là pour leur cœur mais eux ne cherchent pas à se le faire prendre, ils veulent juste le muscler. Parler nuit à leur respiration parfaitement calibrée, fait perdre le rythme et si j’avais envie de parler, j’aurais pas pris mes écouteurs.

Mais surtout le pire en salle de sport, c’est le bruit. On n’entend même pas la musique diffusée, on entend les poids des machines de muscu qui s’entrechoquent, les haltères posées lourdement sur le sol, le sauteur à la corde qui mêle bruit de saut et fouet de ladite corde et le plus tonitruant de tous : les mecs qui courent comme des tarés sur leur tapis de course. Ils se laissent tomber si lourdement entre chaque foulée qu’ils semblent être victime d’une attraction particulière leur faisant atteindre les 4 tonnes. Si à tout hasard, vous parvenez à nouer un dialogue avec un mec qui a oublié ses écouteurs, ça donnerait ceci :
« Salut, tu t’appelles comment ?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
– Hein ?
[TAPTAP]
– Moi c’est Nina !
[TAPTAPTAPTAP]
– Bruno
[TAPTAP]
– Pourquoi tu parles d’abdos?
[TAPTAPTAPTAPTAPTAPTAP]
Pour peu que vous soyiez installés sur les vélos assis et que le taptapeur vous arrose de ses fluides…

Conclusion ? Ne prenez pas un abonnement à la salle de sport juste pour draguer, ça va vous coûter bien des sous pour rien. Alors amis, faisons du sport mais ciblons mieux.

La version où trouver l’homme ?

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La stratégie du dérivatif

Une rupture douloureuse ? Une envie de vous arracher le cœur de la poitrine et de lui donner un grand coup de pied pour l’envoyer valser loin, loin ? Un désir de se frapper la tête contre les murs pour faire un coma et oublier ? Ne cherchez plus, nous avons la solution : le dérivatif.

Oui, bon, ok, on le sait que j’ai raté une carrière dans la pub, je vais arrêter de me la ramener à ce sujet. Mais bon, je continue quand même mon publireportage sur le dérivatif. Alors, qu’est-ce que le dérivatif ? Alors voilà, imaginons que Sagamore me quitte (‘foiré, va !), j’ai le cœur en lambeaux, les seuls trucs qui passent par ma bouche sont la fumée de ma clope et de l’alcool pour oublier, je pleure, je dors, je pleure, je dors… Oui parce que je trouve que pleurer, ça fatigue, quand même, plus que de rire. Vous en conviendrez,
je ne peux rester dans cet état. Bon, passé la période où je cogne tous les mecs mignons car ce sont de potentiels briseurs de cœur, des connards parce que « tous des connards » (oui, curieusement, la tristesse semble aussi affaiblir notre capacité à raisonner de façon à peu près intelligente), il faut que je me prenne en main. Et c’est la qu’intervient le dérivatif.

Le dérivatif est un concept simple qui regroupe des tas de choses. Le dérivatif, c’est LE truc qui rendra votre blues post-rupture plus supportable. Le dérivatif, ça peut être du sport (comme Die Die). C’est d’ailleurs une bonne chose. Parce que d’abord, quand on fait du sport, le corps délivre des endorphines qui rendent heureux. Et puis il faut comprendre aussi qu’on restera pas l’ex de mais qu’on peut potentiellement être le (ou la) futur(e) d’un(e) autre. Donc un esprit sain dans un corps sain, ça aide. Mais bon, pour les plus feignants d’entre nous, on peut choisir autre chose : un projet professionnel (ça occupe la tête), l’écriture (ça libère), une autre personne… Enfin, chacun choisit selon ses affinités. Mais non, la drogue et l’alcool ne sont pas des dérivatifs.

 

Quand j’ai rompu avec Guillaume, j’ai d’abord passé un week-end à dormir. Bon, ma mère m’avait filé des cachets pour mais comme je prenais des anti-allergiques en plus, je me levais pour me recoucher aussi sec, épuisée. Ca m’a bien aidée à réviser le partiel que j’avais quelques jours plus tard (où j’ai obtenu un brillant 5/10, note très honorable quand on sait que j’ai séché la moitié des cours et que le prof avait filé le même sujet que l’année précédente, là où on avait tous fait impasse)… Bon, une fois les partiels terminés, je me suis lancée à corps perdu dans la recherche d’un stage. C’est con mais une quinzaine de lettres de motivation écrites à la main, ça vous occupe une Nina. Le stage ayant été décroché, il me restait un mois de vacances. Et là, je me suis lancée à corps perdu dans le sport (aquagym et stepper) et dans la confection de bagues en perles. Oui, ok, j’avais plus 15 ans mais ça aussi, ça vous occupe une Nina.

C’est fou comme dès que je subis une rupture, une fois les larmes séchées, je me lance à corps perdu dans une activité à tendance professionnelle. Oui, c’est pas parce que ma vie privée est pourrie que je dois gâcher ma vie professionnelle. Donc soit j’en profite de chercher du boulot, soit je me défonce dans celui que j’ai déjà. Oui, le boulot, c’est bien, ça vous remplit la tête en un temps record. Mon cœur est tout brisé ? Mais que c’est passionnant la problématique de la place des jeunes dans la société ! Si, si !

 

Alors, là, j’entends des voix s’élever. « Oui mais tu ne fais qu’ignorer le problème au lieu de le résoudre ». Tut tut tut ! C’est pas tellement le but du dérivatif. Enfin, si, un peu. Une rupture, c’est jamais agréable que l’on en soit responsable ou victime. Il faut certes en tirer les conclusions qui s’imposent et en faire son deuil. Mais à trop s’appesantir sur la question, on risque de noircir le portrait. C’est du : « bouh, mais pourquoi il/elle m’aime pas ? Je suis horrible, détestable… » ou « je suis un monstre incapable d’aimer mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? ». Des fois, entre deux personnes, ça le fait pas et c’est tout. Ca fait mal, c’est sûr. Mais à trop chercher les causes, on en trouve des mauvaises. C’est comme tout problème. Des fois, à trop se pencher dessus, on ne voit pas la solution alors qu’elle est toute bête.

Par ailleurs, une rupture renvoie toujours une mauvaise image de soi, c’est quand même un échec. S’épanouir dans autre chose, c’est aussi se prouver qu’on n’est pas un bon à rien dans tous les domaines, c’est retrouver une estime de soi dans un autre domaine que celui où on a « failli ». Ok, il m’aime pas mais je réussis dans mon boulot et même que je peux faire une demi-heure de rameur sans claquer d’une crise cardiaque au bout d’une minute. Ok, me revoilà célibataire mais comme je suis douée avec mes perles ! Enfin, bref, vous saisissez l’idée, on va
pas y passer trois heures.

Mais attention, il faut bien choisir son dérivatif. Celui qui consiste à se consoler dans les bras d’un autre mec ou d’une autre fille peut s’avérer dangereux. Après la disparition d’Arnaud dans ma vie, je me suis jetée à corps perdu dans plein de bras différents (enfin, plein, faut pas exagérer non plus) pas toujours avec grande réussite. J’ai donc eu droit à la bise
post-fellation de Benoît, un grand moment de solitude qui n’aide pas à regonfler son ego. Après la fin de ma relation avec Guillaume II, j’ai plutôt choisi l’abstinence et la recherche active d’emploi et je m’en suis pas forcément plus mal portée. Actuellement, je suis en phase de « j’ai pas envie de retomber amoureuse, mon cœur est encore trop fragile », ce qui ne veut pas dire que je suis pas capable de donner tendresse et affection à un homme mais de l’amour, non. Or il faut jouer carte sur table dès le départ car se foutre avec quelqu’un juste par dérivatif, c’est risquer que l’autre tombe amoureux de vous (ben, quoi, ça peut arriver) et briser le cœur de quelqu’un d’autre. Pas bon pour l’ego ni pour le moral donc mauvais dérivatif. Et puis en plus, c’est vexant pour une personne de savoir que l’on sort avec elle juste pour oublier quelqu’un d’autre. Moi, j’aimerais pas, en tout cas.

Bref, le dérivatif, c’est en quelque sorte une façon de reprendre sa vie en main et d’éviter de ressasser toujours les mêmes idées noires. Et ce qui est bien avec le dérivatif, c’est qu’on peut même en avoir plusieurs, aucun risque d’overdose !

 

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