The circle de James Ponsoldt : le futur est déjà là

L’avantage quand on prend l’avion, c’est qu’on peut se refaire un peu niveau culture ciné (je pars de très très loin). A peine me suis-je installée que je commence à fouiller dans le catalogue des films et je tombe sur The circle, film que j’avais moitié envie de voir. Moitié oui parce qu’il paraît que c’est une dystopie, moitié non parce que sur l’affiche, il avaient mis des avis issus de Twitter, laissant présager un film moisi… Mais The circle, c’est quoi ?

Affiche du film The circle avec Emma Watson et Tom Hanks

C’est juste un avatar des GAFA. Qu’est-ce que c’est que ça, le GAFA ? me demanderez-vous. C’est juste l’acronyme de Google Apple Facebook Amazon, les quatre géants de la Silicon Valley. Donc on suit la vie de Mae, fraîche jeune fille qui a une vie un peu moyenne avec un boulot de téléopératrice pas top, un père malade (sclérose en plaque, il me semble), un pote, Mercer, avec qui elle semble flirtouiller et voilà. Mais elle a aussi une super amie, Annie, qui lui décroche un entretien pour la société “Le Cercle”, elle décroche un poste d’assistance clientèle. Nous allons donc découvrir la société du Cercle à travers les yeux de Mae : le campus où ils vivent tous avec cours de yoga (ou doga parce que tu peux le pratiquer avec des chiens), les concerts avec le caméo le plus forcé de l’histoire puisqu’Annie et Mae font un tour au concert, Mae fait “waaaah, c’est Beck !”, elles y assistent trois secondes et elles repartent. Mais surtout, sur le campus du Cercle, il y a régulièrement des talks d’un des trois fondateurs, Eamon Bailey. Mmm, un mec qui parle sur scène simplement vêtu et qui parle de ses nouveautés, ça me rappelle vaguement quelqu’un… Mmmm… Bon, au départ, Mae est moyen emballée, elle se fait très gentiment sermonner car elle ne prend pas le temps de poster des news sur sa page sur l’intranet. Elle poste donc une photo d’un lustre réalisé par son pote Mercer avec des bois de rennes (mmm…) et le mec se fait aussitôt pourrir alors qu’il n’avait rien demandé à personne.

The circle, Emma Watson

On va donc suivre Mae dans sa plongée au coeur de ce système du Cercle. Suite au harcèlement dont il est victime, Mercer va sur le campus pourrir Mae qui, énervée, va voler un kayak pour en faire en pleine nuit (oui, la qualité première de Mae n’est pas tellement son intelligence), elle est prise dans une tempête mais elle est sauvée grâce à un nouveau gadget : une caméra miniature en forme de bille placée sur une des bouées de la crique où Mae faisait son kayak. Reconnaissante, elle accepte la proposition de Bailey de devenir transparente : porter en permanence une caméra sur elle et tout partager sur ses réseaux sociaux, une pub vivante pour le Cercle quoi. Elle s’y prête de bonne grâce mais cette transparence va lui coûter cher.

Emma Watson dans the circle

Alors déjà, je suis un peu gênée par le qualificatif de “dystopie”. Je n’ai pas lu le roman mais dans le film… c’est juste un pseudo thriller, c’est juste La firme (de ce que j’en sais, j’ai pas vu le film). C’est au mieux de l’anticipation avec quelques gadgets qui n’existent pas encore tout à fait (des drones viennent régulièrement filmer les gens de façon un peu gratuite) mais sinon… Oui, le Cercle peut être vue comme une société à part entière et le déroulé du film nous fait bien plonger dans une sorte de contre-utopie mais je n’ai pas réussi à adopter cette grille de lecture. Pour moi, ce film est juste une critique des GAFA. Et c’est là son plus grand défaut.

Emma Watson devient transparente dans the circle

Je ne suis pas une grande fan des GAFA, notamment dans tout ce qui est traitement des données personnelles qui est un vrai sujet. J’ai de plus en plus de mal avec les talks qui nous bombardent d’injonctions qui peuvent se résumer à “si tu veux, tu peux, si tu ne réussi pas, c’est de ta faute !”. Je suis toujours un peu plus dubitative sur la critique classique des réseaux sociaux qui nous poussent à nous exhiber toujours plus… Les réseaux sociaux sont avant tout un outil qu’on utilise comme on le souhaite. Oui, je suis encouragée à peu près tout le temps par Facebook à poster des trucs mais je le fais assez peu. Je ne me montre pas du tout sur mon Instagram, dans la mesure où j’ai choisi de prendre la parole sous pseudo. Mais même sur mes réseaux à mon vrai nom, je m’exhibe peu. Peut-être question d’âge, je sais pas. Mais je digresse car là, le souci du film, c’est qu’il nous donne tellement un coup de coude à chaque scène en mode “Hé, T’AS VU MES SOUS ENTENDUS ?” qu’à la fin, ça te pète une côte. J’ai compris ton message, sois un peu plus subtil, putain !

Emma Watson dans the circle

Quant à l’intrigue.. Je sais pas, en fait. On en est à un niveau de “je m’en fous de ce qu’il se passe”, très élevé. Ce film m’a tenu en haleine… j’ai attendu pendant deux heures qu’il se passe quelque chose, vraiment. On te fait croire par moment qu’il y a du danger, que Mae pourrait être menacée mais tellement pas.  Y a bien un ou deux rebondissements et un plot twist de fin (nul) mais en fait… y a pas de fin. Vraiment pas. Le générique de fin tombe et t’es là en mode “oui ? C’était quoi l’histoire du coup ?” En gros, je vous résume deux heures de film :”attention, faut pas trop tout poster sur les réseaux sociaux parce que c’est méchant des fois”. Voilà. Et pour ce magnifique message de prévention de 2h, on nous a mis Emma Watson qui semble galérer dans sa carrière, Tom Hanks qui est venu cachetonner à la cool (le mec ne se donne pas une seule minute), Bill Paxton (pour son dernier rôle, du coup), John Boyega qui a sans doute voulu ne pas se cantonner à Star Wars. Bref, si vous avez deux heures à perdre… Regardez autre chose.

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Budapest, la ville aux bains… et aux marches

Quittant Prague qui nous avaient conquis, nous voici partis pour Budapest, ville adorée par Victor et que j’avais donc hâte de découvrir, malgré une légère appréhension : après le froid de Paris et la relative chaleur de Prague, on se dirigeait tout droit vers la capitale la plus chaude d’Europe. Température annoncée : 32° mais le truc de la rue, il indiquait 38…

Chaleur à Budapest fontaine_budapest fontaine_budapest_2

Oui, j’ai pris des photos de trucs rafraîchissants, ça m’inspirait

On arrive dans une gare moderne, on se fait un peu sauter dessus par des gens qui veulent nous proposer des apparts ou chambres à louer mais nous avons un AirBnB, prenons donc le bus pour le rejoindre… Bus sans clim (ou alors on l’a pas sentie), je me suis évaporée, littéralement. On récupère l’appart, on va se promener dans la rue, amusés par les Hongrois scotchés devant la télé pour voir le match Hongrie-Portugal. La rue crie, la rue vit et nous, on peut faire un premier tout peinard. Mais ça allait vite virer au cauchemar car : la Hongrie s’est qualifiée. On s’est retrouvés pris dans un raz-de-marée de supporters et on n’a rien pu faire de la soirée : les bars nous refusaient et Victor a été assez énervé de croiser un mec se balader avec un T-shirt white power/croix celtique tranquille dans la rue, comme si tout était normal. On a fini sur notre balcon à manger du fromage fumé acheté au supermarché et à boire de la palinka cerise en se disant que 4 jours, ça allait être long.

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On a goûté la Palinka Cerise et la Palinka abricot, on a préféré cette dernière. Et les photos ont été prises au marché couvert de Budapest donc ça marche

Mais j’ai une devise dans la vie : il faut savoir donner une 2e chance. Le lendemain, nous partions donc à la découverte de la ville, commençant par le marché couvert (super sympa) puis en allant se promener du côté du Buda dit le côté où ça grimpe. Surtout qu’en ce premier jour, nous avions commis une erreur fatale : nous avions oublié de prendre notre bouteille d’eau. Mais malgré tout, je découvrais avec plaisir les merveilles de la ville. Comme Prague, on retrouve le principe d’un fleuve (et pas n’importe lequel, le mythique Danube) qui coupe la ville en deux avec un côté plat et un autre vallonné, côté sur lequel il est plaisant de grimper pour avoir une vue de l’autre rive : une ville dense parsemée de nombreux clochers. Mais surtout, le bijou de la ville, le diamant de la couronne : le Parlement. C’est juste incroyablement beau, surtout quand il se dore au soleil couchant. Et autant vous dire que pour une apprentie écrivaine qui a notamment un manuscrit qui se déroule dans un univers médiéval (mais que je n’écrirai sans doute jamais), grosse dose d’inspiration. Par contre, on n’a pas pu rentrer à l’intérieur mais rien que de dehors, ça vaut le coup.

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A Budapest, il y a une activité incontournable : les bains. J’étais ultra motivée pour les bains Széchenyi, Victor plus pour les Gellért donc je propose qu’on fasse ces derniers un jour puis les autres un autre jour. Les bains, ce sont donc des bassins d’eaux thermales à différentes température, des saunas, des bassins d’eau glacée à la sortie du sauna (j’ai pas fait, curieusement…). On commence donc par les Gellért : très propre, système de casier pas mal du tout (on avait une sorte de bracelet électronique qui déverrouillait la cabine ou casier) et malgré un prix un peu élevé, ils ont été honnêtes et nous on fait payer juste une cabine et un casier plutôt que deux entrées cabines. Mais bon, voilà, comptez 16 € chacun en moyenne. Vraiment sympas, surtout la partie extérieure, un petit bémol cependant : on n’avait pas le droit de nager dans la piscine intérieure sans bonnet de bain… Ah ben oui, suis-je donc sotte, j’ai oublié mon indispensable compagnon de voyage : le bonnet de bain ! Pour un truc touristique, je trouve ça un peu dommage (et j’étais un peu frustrée). Mais sinon, top. Quant aux bains Széchenyi, nous n’avons finalement pas testé.

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Autre point d’intérêt : le château de Buda, surtout du côté de l’église Saint Matthias, c’est juste magnifique : vous accédez par de petites rues qui fleurent bon la période médiévale… les voitures exceptées. Ah oui, parce que, tant qu’on est à Saint Matthias, il y a dans l’aire du château de Buda quelques soucis majeurs (pour les grands râleurs que nous sommes) : les voitures, donc, un bar en haut d’une des jolies tours autour de l’église et surtout, surtout : un putain de Hilton très moche qui gâche complètement le lieu. Une fois Saint Matthias visité, poussez jusqu’au château de Buda et flanez dans les jardins : nous, y avait personne.

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Le Hilton dégueu au fond à gauche…

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Le bar était en haut, dans la tour de droite. Le choc…

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Quand je vous dis qu’il n’y a personne…

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Sauf que ces havres de paix se méritent… étant planqués ça et là dans les collines de Buda, faut grimper, grimper, grimper pour y arriver. Et honnêtement, notre périple dans la colline Gellert pour atteindre la statue de la liberté locale nous a un peu dégoûté des escaliers de façon durable (surtout chaleur, soleil, raaaaaaaaaah). Mais on a tout grimpé, on a juste pris le funiculaire une fois (mais j’aime bien les funiculaires, surtout celui là).

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Petit instant bucolique au Château de Buda

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Budapest, en fait, c’est un petit peu la ville qui collectionne les havres de paix (contrairement à ce qu’on aurait pu croire le premier soir) : dans les collines de Buda (on est montés jusqu’à la Statue de la liberté totale par 35°, on a cru mourir mais il y a avait un marchand ambulant de glace en haut et surtout on a vu un écureuil en redescendant donc j’étais contente), dans le parc autour du château de Vajdahunyad (château plus vieux que celui de Buda, coin très sympa même si un concert ou karaoké lancé dans un resto voisin a fini par nous faire fuir) ou encore sur l’île Margit. Sur celle-ci, à noter une fontaine où on peut mettre les pieds dedans et qui propose quelques séances de fontaine musicale : les jets suivent le tempo ! Super sympa et surtout super rafraîchissant car tu ne ressors pas tout sec de l’expérience. Vu qu’il faisait à peu près 35°, on a grave apprécié.

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Côté bouffe, pas grand chose à dire, on s’est fait une belle orgie de fromages fumés (on avait un petit balcon aménagé, on a beaucoup mangé à l’appart le soir). Par contre, niveau boisson, c’est le pays de la citronnade, ce qui m’a rendu forcément heureuse. Après, citronnade n’a pas toujours la même définition : c’est soit “boisson à base de citron pressés et fruits marinés” soit “limonade dans laquelle on a mis plein de bouts d’agrumes qui macèrent là dedans”. Globalement, j’ai surtout eu le 2e mais c’est si rafraîchissant ! Mention spéciale à celle du marché couvert, faite maison et putain de délicieuse, je dois trouver la recette.

C'est le pays du Pepperoni mais j'en ai pas mangé, tiens...

C’est le pays du Pepperoni mais j’en ai pas mangé, tiens…

Evidemment, en Hongrie, on boit de la Palinka, liqueur aux fruits qui donne très chaud (au coeur et au corps). Alors petit avis : on a testé la Palinka cerise et la Palinka abricot, c’est cette dernière qui a remporté nos suffrages. Mais on vous laisse vous faire votre avis. D’ailleurs, à propos de boire, arrêtons nous 30 secondes sur les ruin bars, ces bars installé dans des immeubles délabrés, souvent avec des éléments récupérés, et qui animent les nuits hongroises. Suite au conseil d’un pote de Victor, nous jetons notre dévolu sur le red bar… Ruin bar à la déco totalement communiste avec des représentations de Lénine en punk ou les plus fameux dirigeants communistes vous invitant à “join the party”. Badoum tsss ! Bon, c’était cool mais je mourrais de chaud donc on n’est pas restés trop longtemps.

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A propos de communisme, j’ai été très étonnée de découvrir que pour eux, ce n’était pas du tout un sujet traumatique : on pouvait acheter casquettes, chapkas ou masques à gaz (?) avec la célèbre étoile rouge, des tas de T-shirts de type Lenine punk (j’en aurais bien pris un mais difficile à assumer au taf) ou celui qu’a acheté mon adoré : Marx & Spencer. Je ne vivais certes pas là en 1956 mais de ce que j’en sais, cette année là, ce ne fut pas vraiment la joie…

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Bref, je quittais Budapest réconciliée avec ce pays qui m’avait pourtant fait très peur le premier soir. Comme quoi, laisser une deuxième chance, parfois, c’est bien. Je recommande ? Oui, c’est beau et les prix sont vraiment raisonnables pour le coup.

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Allez, zou, en train, direction la Croatie… mon futur grand amour.

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Prague, bijou de Bohème

Prague, j’en rêvais depuis pas mal de temps. Ceux qui me suivent depuis l’origine de mon blog ou à peu près connaissent mon intérêt pour la Slavie ou plutôt l’ancien bloc communiste. Si on rajoute à ça toutes les belles images que j’avais pu voir de la capitale tchèque et ce qu’on m’en disait, j’étais chaud patate. Comme disent les jeunes… dans les années 80…

Statue dans le ciel de Prague

A chaque fois que je me rends enfin dans une destination qui me fait de l’oeil, j’ai toujours peur d’être in fine déçue, que ce soit pas à la hauteur de mes attentes… ou plutôt de mon imagination. Parce que déjà, il m’arrive de rêver de certaines villes où j’ai jamais vu les pieds genre New York ou Montréal (qui, dans mes rêves, constituaient souvent une seule et même ville), Venise (qui était un peu moins ouf que dans mes rêves mais magnifique quand même) voire Moscou que, pour le coup, je n’ai pas encore vue. Et puis je me construis des représentations mentales par rapport aux photos que je peux voir. Et de belles photos de Prague, j’en avais une petite collection. Alors Prague, à la hauteur de mes attentes ?

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Oui. Trois fois oui. Ca a été le coup de coeur de Victor, mon top 2 perso de nos vacances. Déjà, la ville est superbe. Tout autour de la Vtlava (je sais pas comment le prononcer), il y a des milliers de photos à faire, juste là. Le château bien sûr et sa cathédrale qui dominent la ville. Le quartier plus vivant et moderne Mustik… En fait, ce que j’aime dans Prague, c’est que tu peux aller n’importe où, t’auras toujours un beau bâtiment à admirer, un détail chouette, des façades certes très chargées mais bien travaillées, des couleurs chatoyantes. Et un tramway un peu vieux donc magnifiquement kitsch pour faire des photos cartes postales, un peu comme au Portugal.

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Côté trucs à faire, bon, le Château bien évidemment -pas très cher, il en vaut la peine – le parc au dessus du château, accessible via funiculaire. Une magnifique roseraie vous attend en haut et en redescendant, vous pourrez vous perdre dans la “forêt”. Pour les plus courageux (pas nous), vous pourrez même monter en haut de la Tour Eiffel locale, 200 ou 300 et quelques marches pour une vue imprenable sur Prague. Et j’avoue que la ville, compacte, parsemée de petits clochers, c’est fabuleux.

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Evidemment, n’oubliez pas de traverser la Vtlava en passant par le pont historique de la ville. Magnifique même si très encombré de passants et de marchands ambulants.

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Il y a aussi la Place de la République qui est très sympa avec sa principale curiosité : l’horloge astrologique. Comment la trouver ? C’est très simple : allez y juste avant l’heure pile et cherchez un amas de personnes : c’est là ! En effet, l’horloge est agrémentée de marionnettes qui s’animent quand vient l’heure et j’avoue que c’est assez sympa. Même si nous, le premier soir, on a eu droit à un concert genre Fête de la Musique chez nous, vous savez, les concerts de France 2 avec des artistes random. Donc on a eu les Spice girls locales, notamment, c’était… un peu le festival de la fausse note, ne nous mentons pas. Mais surtout, ce qui était drôle, c’est que les chansons s’arrêtaient hyper brutalement à chaque fois, ça donnait un drôle d’effet…

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Côté bouffe, entrez et abandonnez ici toute velléité de régime : on mange quand même assez gras. Evidemment, il faut manger un goulash (c’est franchement pas mauvais) et ils adorent le canard… Ca tombe bien, moi aussi et je n’en mange jamais. La cuisine n’est pas toujours des plus raffinées mais c’est goûteux et ça tient bien au corps. On a aussi fait quelques sorts au Strüdels mais on n’a pas cédé aux sirènes des Trdelnik, spécialité locale que tu trouves à tous les coins de rue mais un peu cher pour ce que c’était. Alors évidemment, je pense que c’est une destination un peu plus compliquée pour les végétariens mais sinon, y a moyen de manger beaucoup pour peu d’argent. Côté boisson, Victor n’a pas été super fan des bières locales, moi, j’étais heureuse car tous les bars servaient du cidre (en bouteille). Petite mention spéciale au Somersby que j’ai bien aimé et que j’ai retrouvé à toutes les étapes de notre voyage (avec le Carling, pas mal).

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Mais Prague, c’est une ville de débauche, aussi. Enfin, potentiellement. Les saunas coquins et cabarets (traduisez “bars à strip tease) fleurissent un peu partout dans la ville. Rien que dans notre rue, on avait un cabaret, deux sex shops, un sauna coquin et un autre en travaux (avec un jacuzzi). Fait amusant : les passants de notre rue étaient interpellés gentiment par des rabatteurs de ces établissements… Enfin les hommes, uniquement. Nous, par exemple, en tant que couple, on nous a rien proposé du tout. Autre élément qui nous a super étonné : le cannabis. Dans les supérettes, il y avait énormément de produits autour du cannabis : boissons, pipes, sucettes et gâteaux. On se dit alors que ce serait sympa de se faire un coffee shop un soir mais non, la consommation n’est pas légalisée ! En gros, le cannabis, tu le bois ou tu le manges mais tu es prié de ne pas le fumer (mais tu peux acheter des pipes et bangs). Apparemment, il est assez facile de se procurer du cannabis à fumer si on demande un peu mais on n’a pas tenté l’expérience, on préférait ne pas prendre de risque.

Oui, bon, là, c'est plus un absinth shop mais j'ai pas de photos de cannabis shops (et puis y a marqué cannabis sur la devanture)

Oui, bon, là, c’est plus un absinth shop mais j’ai pas de photos de cannabis shops (et puis y a marqué cannabis sur la devanture)

Alors Prague ? C’est oui oui oui même si, en trois jours, on avait fait le tour des principaux centres d’intérêt. Ca reste une excellente destination de week-end et ce n’est franchement pas cher. On est d’ailleurs assez motivés pour y retourner en hiver, avec la neige, histoire de la revoir parée de blanc.

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Enchantés par cette expérience, nous prenons place dans le train qui va nous mener à Budapest : 5 ou 6h de train (un Paris-Toulouse quoi) avec un vrai bar restaurant où nous avons dégusté un goulash d’assez bonne facture en admirant la campagne slovaque. Pressés d’arriver à Budapest, la capitale hongroise chère au coeur de mon adoré et qui m’avait envoyé du rêve par paquet avec les photos… Mais nous allions droit à la catastrophe…
A suivre… (cliffhanger de merde, un peu)

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Partage ton Noël sur les réseaux sociaux

Ahahah, bonsoir, bonsoir, vous me surprenez alors que je termine d’installer mon sapin de Noël. Approchez, mais approchez donc, que je partage avec vous le résultat, je suis pas peu fière. Hé oui, moi, j’aime montrer mon esprit de Noël. Clic, zou, c’est publié sur Instagram. Ohohoh !

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Il y a quelques rituels sur les réseaux sociaux, quelques dates importantes où il faut montrer qu’on en est. Il y a les vacances d’été où il faut poster une photo de ses jambes en mode knacki, le brunch où il faut à tout prix montrer sa belle assiette, les concerts, histoire de prouver qu’on y était, etc. Noël est l’un de ces moments et, pas de chance pour les allergiques à l’esprit de cette sympathique fête, ça dure un moment : course aux cadeaux, décoration de la maison, départ en vacances, réveillon, repas et ouverture des cadeaux, vous allez en bouffer du tweet, du statut Facebook, de la photo Instagram et même du Vine pour les moins chanceux (tiens, si je me servais de mon compte, d’ailleurs ?). Immortalisons, immortalisons !

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Mais pourquoi ce besoin de partager ce moment précis ? Pour s’inscrire dans une sorte de grand tout ? De communion sociétale ? Certes mais pas que car n’oublions pas que Noël, c’est aussi la grande fête du “dis-moi combien tu m’aimes ?” Hé oui, plaisir d’offrir, joie de recevoir : selon ce que tu as mis comme fric sur mon cadeau, je saurai si tu m’aimes ou pas*. T’as vu mes beaux cadeaux, tavu, tavu ? T’en a pas eus d’aussi beaux, toi, hein ? Puis tiens mate ceux que moi, j’offre, parce que je suis généreuse et j’aime mes proches, je leur fais de supeeerbes cadeaux.

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Et puis, les fêtes, c’est aussi la joliesse de son intérieur. Hop, ça fera bien sur Pinterest. T’as un aussi beau sapin, toi ? T’as vu mes boules, hein, t’as vu mes boules ??

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Et puis n’oublions pas la bouffe. Aaaaah la bouffe ! Saviez-vous que l’alimentation était le 3e sujet le plus discuté sur les réseaux sociaux ?** Alors là, on va un peu étaler notre richesse et notre opulence avec des délicieux mets raffinés et follement délicieux. Une petite coupe de champagne par ici, une petite cuillère de caviar par là, tu me passes les huîtres s’il te plaît ?

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Bref, Noël est l’un des paroxysme de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Alors que tout l’année, on chuine sur nos impôts, la cherté de la vie et nos découverts, durant les quelques jours de la fin décembre, nous voici soudain riches à étaler notre argent comme s’il en poussait sur le sapin. Et j’avoue, je m’en amuse et en abuse. Vous aurez donc le droit comme chaque année à mes photos de réveillon, de mes paquets cadeaux, de bon manger et des photos de mon neveu de dos. Et encore, vous avez de la chance, je vous ai épargné ma crise de foie de l’an dernier.

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Ca vous saoule ? Courage, on enchaîne direct avec le réveillon.

Et en cadeau, pour vous, parce que je regarde ça en boucle depuis un mois pour survivre à mes pitches, l’épisode de Noël du Coeur a ses raisons !

*en vrai non, certains  achètent l’affection d’autrui avec des cadeaux histoire de compenser une absence ou pour étaler leur fric mais ceci est une autre histoire.

** C’était la minute experte des réseaux sociaux

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On va fluncher ?

Sur les sites de rencontre, les rencontres, justement, sont finalement rares pour peu qu’on soit un peu sélectifs (aka « non, j’ai pas envie de tirer un coup vite fait avec une personne pensant que 3 mots souvent mal orthographiés suffisent pour me choper, excuse my sapiosexualité). Mais parfois, au hasard d’échanges de messages, la magie se crée et l’autre accepte la rencontre. Super… Mais on fait quoi du coup ?
Elegant couple traveling a limousine at night
Je me suis déjà posé la question du premier rendez-vous, elle se pose avec d’autant plus d’acuité sur les sites de rencontre qu’il est rare que les inscrits aient un-e seul-e prétendant-e sur le feu. C’est le Bachelor ou la Bachelorette mais sans prod qui vous balance à Venise ou Prague pour roucouler dans des restos réservés rien que pour vous. Non, faut se démerder tout seul et avoir la bonne idée. Donc dans ce cas, j’ai envie d’exclure direct le ciné ou un concert, à moins d’être sûr du film ou du concert. Si le spectacle n’est pas à la hauteur, ça peut nuire à ton image mais surtout c’est difficile de se parler et donc de démontrer avec subtilité que ça peut accrocher (ou pas d’ailleurs). Une expo peut être une bonne idée mais attention : on vérifie l’expo avant (cf remarque sur le film ou le ciné potentiellement moyen) et si on veut étaler sa science, on ne le fait pas avec lourdeur et prétention. Une personne cultivée, c’est bien, une personne qui se la pète, ça craint.
Of course I talk to myself
Le mieux reste de trouver un terrain neutre, idéalement pas trop loin de vos domiciles respectifs (pas toujours évident en grande ville,je sais) histoire de trouver rapidement un échappatoire si la soirée n’est pas à la hauteur de vos espérances. On ne traverse pas Paris pour aller à côté de chez elle ou lui, on ne lui fait pas faire le grand tour non plus, à moins d’avoir le meilleur resto ou bar du monde au bas de son immeuble mais faut être sûr de son coup. Le mi chemin permet d’envisager l’option « retour chez soi », seul ou accompagné, tôt… ou plus tard. Evidemment, le choix du quartier reste prépondérant et là, y a pas de règles. Je suis sûre que si on cherche bien, y a bien des gens qui aiment sortir à Châtelet ou sur les Champs donc bon…Après, n’oublions pas que c’est sujet à discussion, la proposition n’est pas imposition. Si la personne refuse de vous rencontrer parce que vous avez proposé le mauvais quartier (bon, les Champs, si la personne vit sur Paris depuis plus de 3 mois, c’est un peu chercher la merde quand même), vous aurez sans doute gagné du temps en passant direct à la suivante.
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Bon, le rendez-vous est pris ? Ok, va falloir rencontrer la personne IRL… On s’accroche à nos culottes, strings ou boxers (pas slips, non) et c’est parti ! 

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Guide du premier rendez-vous parfait

Je vous parlais l’autre jour de premier rendez-vous au cinéma et je me suis dit : « tiens, si je rédigeais un petit article sur le premier rendez-vous » et surtout le choix de l’activité du dit rendez-vous ? Donc voici un article consacré au premier rendez-vous et surtout au choix de l’activité du dit premier rendez-vous.

Dans mon histoire d’amour, les deux personnages décident donc d’aller au cinéma et se retrouvent confrontés au choix du film. Mais tout premier rendez-vous est une question de choix : que veux-je et que propose-je ?

Par exemple si vous êtes, comme moi, de type jouisseur intellectuel, un verre ou un resto semble être la solution idéale : vous pouvez faire connaissance avec votre camarade en toute quiétude. Sauf que voilà, parfois, on se trompe et on n’a rien à se dire. Dans le cas d’un verre, vous avalez tranquillement mais sûrement votre coca, bière ou cocktail et vous coupez court. C’est plus délicat pour un dîner car votre plat, faut bien le manger et c’est fou comme ça peut paraître long à partir du moment où vous réalisez que, non, ça va pas le faire. Tous ceux qui ont vécu un premier rendez-vous « le nez dans l’assiette, on se dit rien » me comprendront.

Le cinéma ou le concert peuvent être une bonne solution : même si vous n’avez rien à vous dire, vous ne perdrez pas 2h de votre vie (sauf si le film ou le concert est nul mais là, vous entrez dans la cour des grands loseurs). Le problème est que si l’affinité ne se crée pas, vous pouvez vous retrouver avec un(e) partenaire motivé(e) à l’idée de profiter du noir ou des mouvements de foule pour tenter un rapprochement des corps. Autre risque : en ne parlant que peu lors de ce premier rendez-vous, vous risquez de ne découvrir que plus tard que la personne est tarte (ou pire). Mais bon, si coucher avec une mauvaise personne était fatal, ça fait longtemps que je serais plus là. Je suis trop gentille, souvenons-nous.

Autre plan intéressant : le premier rendez-vous balade. Quelle joie de faire naître une histoire d’amour dans un décor aussi fabuleux que Paris. Plus comédie romantique, tu meurs. Forcément, l’objet de votre affection ne pourra que céder et vous offrir un premier baiser de cinéma sur le pont des Arts, devant la Tour Eiffel, dans le parc du Luxembourg ou peu importe, écrivez votre propre histoire. Sauf que la balade comporte deux inconvénients majeurs. D’abord la météo. Oui le baiser sous la pluie permettrait de finir ce rendez-vous cliché en apothéose mais en vrai, c’est pas si top. Sans parler de la température. Non parce qu’un baiser sous la neige, ça peut faire furieusement Tolstoïen mais nous ne sommes pas Nicolaï Rostov et Sonia, des êtres de papier. Nous sommes de chair et de sang et notre petit corps aime son petit confort et sa petite chaleur. Et je ne vous parlerai même pas de notre sexyness en période de grand froid : gants, manteaux, bonnets, écharpes, goutte au nez et peau rougie. Je vous le dis : y a que dans la littérature russe que le froid est romantique.

Mais surtout, si vous prenez l’option balade, choisissez un(e) neo-parisien(ne) voire carrément un(e) touriste car sinon, c’est compliqué. On en revient toujours au même point évoqué dans le cas du cinéma : dis-moi ce que tu choisis, je te dirai qui tu es. Parce que par exemple, tu peux choisir de trainasser du côté du Pont des Arts pour ce fameux premier baiser cliché, ton/ta partenaire ne percevra pas forcément ton second degré et pensera que tu es dépourvu de la moindre originalité. De la même façon, évitez de sortir la carte du coin secret de Paris si vous l’avez trouvé dans un guide quel qu’il soit. Parce que vous n’êtes pas seul(e) à les lire et attention, risque de chute.

 

Ceci étant, peu importe le choix en fait : si ça ne colle pas entre vous, ça ne collera pas quoi que vous fassiez… Et vice et versa.

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Toi, t’es leader

Des fois dans la vie, on se découvre certains talents ou compétences qu’on ne soupçonnait pas. Il y a 15 jours, 3 semaines, je me suis rendue au concert de Marine, ma prof de chorale n°1 (on en a eu 4 cette année car Marine avait des ennuis de santé). A la fin, on papote un peu, on reparle du concert qu’on a donné avec la chorale et je fais « non mais j’ai fait l’effort de pas prendre les paroles ! » « Oh, mais toi, tu fais tout bien, d’ailleurs, Myriam (prof n°3) t’a bien identifiée comme leader. » Huuuu ? Moi leader ?

En fait, je n’avais jamais pris de cours de chant de ma vie donc autant vous dire que je n’avais que peu idée de mon niveau. Je chantais surtout sous ma douche ou devant mon pc mais pas vraiment en public. En début d’année, étant un peu en période de grosse fatigue, j’étais un peu en retrait, je ne m’entendais que peu chanter. Petit à petit, j’ai pris confiance, j’ai donné de la voix sans pour autant chercher à écraser les autres. Non parce qu’à la chorale, tout le monde n’a pas saisi la notion de collectif et essaient de se faire remarquer à tout prix. Sauf que pour les débutants ou assimilés tels que nous, chanter fort est souvent synonyme de chanter faux. Puis merde, si tu veux entamer une carrière dans la chanson, va à la Nouvelle Star ou Dieu seul sait où, pas dans une chorale.

Du coup, je me définissais comme une « fille du milieu » en gros. Ni plus douée ni moins douée qu’une autre. Un jour, je discute avec Natacha (prof n°2) et je lui expliquais que je ne comprenais pas trop les réactions de ceux qui ne supportent pas la moindre critique car il y en a dans le groupe. « Non parce que tu vois, c’est la première fois que je suis dans une chorale… » « Ah bon ?? ». Huuu ? Tiens, je dois être moins mauvaise que ce que je pensais. Puis un jour, il s’est passé un drôle de truc. Avant-dernière répétition avant le concert, Myriam nous fait répéter. Quand arrive Happy Ending (de Mika), plusieurs filles viennent me coller car « toi, tu le fais bien, le little bit of love ». Heu… oui ? Donc voilà, je suis malgré moi la leader des mezzos. Et il paraît que sur les photos du concert, on ne voit que moi…

C’est drôle parce qu’autant je peux prendre le lead parfois, autant y a des moments où j’aime me laisser porter par la vague. Ado, j’étais la super organisatrice des soirées entre potes, celle qui contactait tout le monde, faisait des listes pour savoir qui venait et qui amenait quoi… Une vraie party planner. Depuis quelques temps, ça me fatigue. D’une part, je vis dans un studio en banlieue donc organiser des soirées chez moi est un poil compliqué et au-delà de 5 personnes, c’est pas jouable. Puis depuis que je vis dans des studios, j’aime pas trop recevoir chez moi de toute façon. Alors faudrait que je trouve un bar cool et pas trop cher pour mes amis et moi où viendrait qui veut avec qui il veut. Non parce que j’ai toujours pas fêté mes 32 ans, faudrait que je me décide. Déjà sur la liste des invités. Non parce qu’entre mes amis « historiques », mes amies de la plongée, mes anciens collègues, mes collègues actuels, ma soeur… Ben ça fait du monde ! Mais promis, je vais me décider. Mais je m’égare complètement.

Donc pour en revenir à cette histoire de leader, ça m’a boostée. Disons que ça tombe aussi à un moment où je suis plus en haut qu’en bas, j’ai retrouvé l’oeil du tigre, groooooar !! Mais voilà, je me dis que je dois garder ça en tête la prochaine fois que je retombe un peu. J’ai la capacité de mener les gens (malgré moi), de m’affirmer en douceur. D’être leader quoi.

Je vais demander une formation management, moi !

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Journal d’une démissionnaire : reload


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Je vous avais annoncé à la fin du précédent volet de journal d’une démissionnaire une possible reprise. A l’époque, Ioulia et Simon m’avaient en effet promis de me
faire leur version de leur vie et de leur départ à TGGP puisque, oui, ils sont tous les deux partis.

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Pourtant, aucun des deux ne reprend cette catégorie. Non, c’est à nouveau moi qui vais parler de démission puisque pour la 3efois en 3 ans, ahah, je démissionne ! Je vis très bien mon instabilité professionnelle, merci. Mais cette nouvelle démission
n’est pas le fruit d’un caprice, non. Et évidemment que je pars ailleurs, travailler sur un site très connu dans un groupe beaucoup plus grand que Pubilon mais moins que TGGP. Et je vais vous dire, à mesure qu’approche mon départ (qui a lieu vendredi, je vous préviens de ma vie en temps réel…), j’ai la sensation que je vais enfin revivre.

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Je ne vais pas vous faire la version « dégradation des conditions de travail » comme je l’avais fait chez TGGP, ce serait trop long et surtout trop geignard. Mais ceux qui suivent ce blog n’auront sans doute pas manqué de noter une certaine dégradation de ma vie, de nombreuses plaintes sur mon état de fatigue, mon impossibilité à débloquer du temps pour moi et je ne vous parle même pas du passage Lexomil. Parce que oui, ce boulot m’a à un moment forcé à prendre des médocs pour avoir le courage de me lever le matin et aller bosser. Même si je n’en ai pris qu’une semaine et encore très peu, je reste traumatisée, ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. Aucun boulot ne mérite que j’y perde la santé, aucun. Et je ne parle même pas de mon moral, mes amis m’ont vue dépérir, être bouffée par le (mauvais) stress et l’anxiété, jusqu’à encore dimanche où un pote me disait qu’il fallait vraiment que j’apprenne à lâcher du lest, à être moins impliquée… Facile à dire mais comme il a dit lui-même (si, si, j’ai parlé moi aussi) « Ouais mais quand on a connu le chômage longue durée comme nous, on a du mal à ne pas être consciencieux ». Voilà, c’est exactement ça !

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Donc je vais encore recommencer une nouvelle vie, dès le 12 juillet. Entre temps, j’ai 15 jours de vacances, je n’en avais pas eu depuis Noël sauf mon week-end
plongée à Marseille donc j’ai envie de dire que c’est mérité. Surtout que ça va être les premières vraies vacances depuis un an, genre personne ne m’appelle pour le taf, genre je n’aurai rien à faire ni aucune préoccupation. Ca va être tellement bon, mon Dieu, je ne réalise carrément pas. Mais vendredi, tout sera fini.

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En attendant, pour vous, lecteurs chéris (et les autres aussi), je vais vous concocter quand même quelques articles pour vous raconter quelques entretiens passés,
des histoires de recrutement car cette fois-ci, ce fut épique. Mais si c’est pour le meilleur, ça valait le coup d’attendre.

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Par contre, cette fois-ci, je ne ferai pas du journal d’une démissionnaire 5j/7, je me réserve le droit de vous parler d’autre chose entre temps, je dois par
exemple vous parler de foot (si !), de meuble télé, de concert, d’orgasme, d’une expérience sensuelle à venir (rien de bien indécent non plus mais ça n’a pas encore eu lieu), du fait que je suis vieille et de mon stérilet à venir. Ah et aujourd’hui, je passe mon niveau 1 de plongée, peut-être que je vais vous saouler avec.

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Ok, on finira donc cette nouvelle session journal d’une démissionnaire à Noël.

PS : Oui, la fille avec les palmes bleues qui remonte sur l’octopus de son accompagnatrice, c’est moi

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Summer in the City

Par Keira

Non, je ne parle pas de la vingtenaire, je parle du titre de la rencontre Youtube à laquelle j’ai participé il y 15 jours de cela.

Partie le vendredi 28 à 9h30 du matin heure de Paris, arrivée à King’s Cross – St Pancras à 10h36 London time.

Autant dire que j’ai passé une très mauvaise nuit à imaginer les pires scénarios possibles. Mais étrangement, une fois dans le train c’est plutôt avec un sourire grandissant que j’ai commencé mon aventure.

Une fois à Londres, prendre mes travel tickets m’a bien bouffé 45 minutes (les anglais aiment bien, comme les français, n’ouvrir qu’un guichet sur deux), mais une fois mes sésames en main, j’étais comme une aventurière en terre inconnue (même si civilisée).

Première épreuve : le métro. Bah oui, ils ont un système à lignes de métros multi-branches qui paraît étrange au premier abord, et heureusement, je me suis pas trop trompée pour ma première fois. Ensuite, une fois à la station Swiss Cottage, trouver l’hôtel a été un jeu d’enfant. Hôtel trèèèès sympa soit dit en passant.

Si jamais vous n’avez pas peur des dortoirs, pour 20 euros pour avez un lit et le petit déjeuner inclus. Cool, non ? (l’hôtel s’appelle Palmer’s Lodge).

Une fois le « check in » terminé, j’ai pu me poser quelques minutes dans le salon qui possède des canapés vraiment trop confortables, bien failli m’endormir.

Sortie poser mes bagages j’ai discuté avec une irlandaise super sympa et très étonnée de voir une française se débrouiller en anglais (comme quoi… ça existe).

Midi arrivé, le temps d’acheter un sandwich dans un magasin à côté, j’ai sauté dans le métro avec mes accessoires de touriste : appareil photo, guide, lunettes de soleil et crème solaire. Qui soit dit en passant était inutile ce jour-là.

Arrivée à Waterloo, je me suis plantée au moins 4 fois de chemin avant d’atteindre le London Eye, là je suis tombée sur un des organisateurs que j’ai reconnu, lui ai demandé où était le lieu de rendez-vous et c’était bien évidemment juste à côté.

Là j’ai connu mon premier moment de terreur absolue. Entourée d’une foule de gens parlant tous anglais et devant trouver le courage de m’approcher du groupe qui faisait la fête sur la pelouse et qui ressemblait fortement à ce que je cherchais. Au bout de 20 minutes j’ai foncé tête baissée. Et là autre moment de surprise totale… on m’a littéralement broyée.

Ouais, ils font des câlins les anglais jeunes et contents. Et ça surprend. Surtout quand on connaît mon côté « j’aime-pas-qu’on-me-touche.com ».

Au bout de quelques instants un géant me surplombe, Andy, allemand et super content de rencontrer quelqu’un du continent. Puis vient Sian, une anglaise qui m’a reconnue comme une de ses abonnées sur Youtube. J’ai immédiatement sympathisé avec elle. Et notre duo a ensuite été rejoint par une canadienne nommée Shannon. En gros elles m’ont aidé pendant tout le week-end et sans elles je ne sais pas si j’aurai été aussi enthousiasmée par cet évènement.

Une fois tout le monde arrivée (et on était quand même plus de cent personnes ce jour-là), on commence la visite du coin en nous séparant en groupes.

Notre guide est nul mais on se marre bien, surtout grâce à deux écossais complètement dingues qui nous refont l’histoire d’Angleterre à leur sauce.

La journée se termine à Leicester Square puis dans une espèce de centre de jeux où l’ont se fait courser par des zombies, des parties d’auto-tamponneuses etc.

Retour à l’hôtel où je bois un verre avec les filles et dodo.

Le samedi, réveil à 6h. Pourquoi ? J’en sais rien, mon horloge interne est déglinguée. Donc douche dans le calme et attente du petit déjeuner où Danny et d’autres mecs de la veille me rejoignent. Attente ensuite dans le salon.

Direction Hyde Park pour midi où nous sommes cette fois près de 250. On papote, on se marre, je fais des super rencontres, je discute avec des mecs que je suis sur Youtube depuis près d’un an, je distribue les bouteilles de vins que j’ai apporté de France (autant dire qu’ils étaient aux anges). Bref, une journée ensoleillée avec des gens supers, des organisateurs surprenants et très accessibles. Je me suis régalée.

Le soir c’est le concert. Direction une petite salle appelée Luminaire qui est au nord de Londres. Comme j’arrive avec les organisateurs principaux, je rentre très rapidement avec mes deux compères Sian et Shannon. C’était visiblement une très bonne idée puisque certaines personnes arrivée un tout petit peu après nous n’ont pas pu entrer ! La salle est remplie, l’alcool coule à flot et je retrouve ma pote irlandaise du premier jour qui est là avec une amie. Autant dire que la soirée se passe très bien, les musiciens assurent un spectacle d’enfer et apprécient que tout le monde connaisse leurs chansons, on achète des CD, des T-Shirt et encore de l’alcool.

Autant le dire, je suis rentrée une fois le concert terminé avec les derniers métros et j’étais pompette. Donc me suis endormie comme une…

Les autres sont restés dans la boîte pour continuer à boire et se marrer, perso je ne tenais plus debout : fatigue + vodka ne font pas bon ménage.

Réveillée par ma voisine du dessous qui met les voiles avec son groupe d’autrichiennes. Je lui demande quelle heure il est, lui demande même de répéter : neuf heures moins le quart, cool, temps de prendre la douche et manger.

Revenue de la douche, le dortoir dort à poings fermés. Etrange… Et il fait nuit… Encore plus étrange.

Du coup j’allume mon portable et là une envie de meurtre me saisis. Il est 5h20…  Si seulement l’autrichienne était encore là, je crois que je lui aurai fait manger ses dents.

Me recouche les cheveux mouillés, autant dire qu’une fois neuf heures et demi arrivé, quand je me lève, je fais fureur avec ma coupe à la Dragon Ball.

Ma mésaventure fait beaucoup rire Sian qui elle a dormi comme un bébé.

Apparemment la fin de soirée au Luminaire valait le détour car tous les organisateurs étaient chiffons. D’ailleurs nous les retrouvons dans le salon pour une partie de Wii et il semble que certains n’aient pas beaucoup dormi.

Pour le dimanche le programme c’était de glander à Leicester Square, et nous avons très bien rempli notre contrat vu que nous étions tous dans le gaz. On a chanté, mangé, dormi un peu, beaucoup parlé, filmé plein de choses inutiles.

Vers 15h Karen et Jackie les deux irlandaises doivent partir.

Vers 16h Sian et Shannon partent en mission shopping, pour ma part je reste avec le groupe vu que l’heure du départ s’approche de plus en plus.

Et j’ai bien fait car 15 minutes plus tard le groupe décide de retourner au London Eye à Waterloo.

Une fois là-bas on se refait les auto-tamponneuses et autres bêtises et j’ai l’occasion de beaucoup parler avec Rob, un anglais très sympa et très entiché d’un des organisateurs.

Rob est linguiste, fan de Muriel Robin et parle très très bien français. Autant dire qu’on s’est bien marrés.

L’heure du départ à sonné, pas envie d’y aller.

Une fois à la gare j’ai envie de pleurer, je serai bien restée quelques jours de plus

J’ai peu de photos vu la carte mémoire de merde de l’appareil photo qu’on m’a prêté.

Mais bon sang, mon cerveau est plein à craquer de souvenirs magiques et j’ai plein de nouveaux potes que je veux revoir le plus rapidement possible.

Ils ont décidé de remettre ça l’année prochaine dès le lendemain.

Et devinez quoi ? J’y serai !

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Jorane et le violoncelle

Cet article n’est pas un conte mais une ode à mon artiste musicale préférée et de très loin : Jorane.
 
Tout commence un jour de mai 2002. A cette époque, j’utilisais beaucoup un logiciel, audiogalaxy, qui permet de télécharger de la musique (c’est pas bien de télécharger, les enfants, ne m’imitez pas). Ce logiciel disposait de son propre site et quand on choisissait des chansons, il y avait une petite indication : « les gens qui possèdent cette chanson écoutent aussi… ». Un jour, sans doute en téléchargeant du Tori Amos, je vois marqué un nom bizarre, très québécois, ce qui tombe plutôt bien : avec ma maîtrise, je suis à fond dans ma période québécoise. Je télécharge trois chansons pour voir (oui, toujours trois, comme ça, si une me plaît pas, ça peut être parce que je suis mal tombée, deux aussi, si au bout de trois, j’accroche pas, ça ne me plaira pas). Premier titre écouté : « Pour Gabrielle », c’est très particulier ! Un violoncelle omniprésent, des mélopées avec deux jolies voix… Ok, j’adore, je suis fan. Dans la foulée, j’écoute LA chanson de Jorane, le titre incontournable « Dit-elle ». Pour une fois, il y a des paroles et ça me prend franchement aux tripes, je commence à chercher frénétiquement toutes les chansons disponibles.
 
 
Or, quelques jours plus tard, rebondissement (enfin, tout est relatif). Je me lève tôt pour déjeuner avec ma mère, elle feuillette le journal local et là, je vois marqué « Jorane », dessus. Seigneur, ça vire à l’obsession ! Mais non, je ne rêve pas : la petite Canadienne est en concert ce soir dans ma ville. En fait, dans mon bled, y a un festival de musique assez connu et ils font souvent venir des Québécoises donc je prends Anne sous le bras et nous voilà assises dans l’inconfortable théâtre municipal (non mais c’est vrai quand
je sors de là, j’ai toujours mal au cul). Première partie sympa, une autre artiste québécoise. Et là, arrive une petite femme toute mince et toute jolie, une vraie petite fée à cheveux longs, jupe en velours et rangers (oui, les Québécois sont des gens parfois un peu étranges), elle se pose au milieu de la scène et commence à chanter a capella. Seigneur Dieu ! J’ai des frissons partout, je suis scotchée sur mon siège. Puis la petite fée s’installe derrière son gros violoncelle et je me rends à compte à quel point je peux adorer cet instrument. A l’époque, je ne connaissais que peu de chansons donc je me suis laissée aller à la musique sans en reconnaître la plupart des titres. Mais dès le lendemain, j’allais chez mon disquaire acheter ses albums.
 
Là, je la découvre. A l’époque, il n’y avait que deux albums, « Vent fou », qui mêlait chanson avec paroles et chansons mélopées et « 16 mm », qui ne regroupe que des mélopées, cet album se voulant comme une espèce de BO d’un film imaginaire. J’aime bien ses chansons avec paroles mais j’avoue que j’adore les mélopées car on peut y trouver chacun son histoire. Par exemple, Sous-Marin Marion m’évoque une brouette passionnée, ça commence tout doucement et tout d’un coup, bam, ça explose, ça devient super fort. Sinon , Film III, je ne peux m’empêcher de le voir comme un requiem, avec une espèce de métaphore de l’âme qui s’envole. D’ailleurs, pour mon enterrement, je veux cette chanson.
 
Ensuite est sorti le live et là, j’ai trouvé un nouveau jeu. Je mettais le CD dans mon discman (époque maudite où l’i-pod existait pas), je me foutais sous ma couette, allongée, et j’écoutais, mon imagination partait dans tous les sens, je m’assoupissais sans vraiment m’endormir… mais je ne travaillais pas sur ma maîtrise, du coup. Mais ça m’a inspiré un roman, le prochain que j’écrirai (d’ici 2009, je suppose), l’histoire de quatre sœurs italiennes dans une Europe en guerre, la troisième de la famille, Cecilia, sera donc une violoncelliste accomplie. En fait plusieurs morceaux collent avec des moments du récit, c’est un peu étrange mais c’est comme ça.
 
En novembre 2002, revoici Jorane dans la ville rose donc j’y entraîne Pierre, un ami qui connaissait pas mais qui m’a fait confiance. Cette fois-ci, je connaissais le titre sur le bout des doigts donc le concert a pris une autre dimension, ni mieux ni pire que la première fois mais en même temps, ce qui est magique avec Jorane, c’est qu’aucun concert ne se ressemble. La playlist n’est jamais la même, les discours entre les chansons non plus… En plus, c’est une fille très souriante et très spontanée, très proche de ses fans, aussi. J’ai eu la chance de parler en chat une fois avec elle (chat organisé par un journal canadien), elle était vraiment adorable. J’ai pu lui glisser que j’avais commencé le violoncelle grâce à elle, y avait une nana qui m’enviait trop d’avoir pu le dire (oui…).
 
Troisième album, très différent, pas forcément moins bon mais on perd un peu ce qui faisait la spécificité joranienne, à mon goût. Je n’en vais pas moins au concert qu’elle donne au Divan du Monde en mai 2005 à Paris, un concert franchement magique : une salle d’une centaine de places, ils n’étaient que deux sur scène : Jorane et son guitariste. Le meilleur concert de ma vie, je pense. En fait, elle a entamé son concert par Prière, une de mes chansons préférées, j’en ai eu vraiment la chair de poule, je sentais tous mes poils se
hérisser.
 
Je crois que de tous les gens que j’admire, Jorane est celle qui m’inspire le plus : un roman (pas écrit mais bon, je fais ce que je peux, j’en ai un à finir, avant), j’ai ensuite commencé le violoncelle grâce à elle. Je me voyais déjà en train de chanter ses chansons sur une scène. Sauf qu’au bout d’un an, mes progrès n’ont pas été flagrants, mauvaise prof ou mauvaise élève, je ne sais. Bon, si, je sais un peu, j’avoue que je m’entraînais pas trop mais j’aimais pas qu’on m’entende jouer donc je ne pouvais que répéter quand Guillaume n’était pas là. En fait, j’ai une espèce de pudeur débile au niveau de la musique, j’adore chanter, j’aimais bien jouer du violoncelle mais j’aime pas qu’on m’écoute quand je fais l’un ou l’autre. Bref, pour en revenir au violoncelle, c’est un instrument fantastique. Déjà, je trouve les sons magnifiques et c’est quelque part l’instrument le plus sensuel que je connaisse puisqu’on le place entre ses cuisses. J’ai vu à ce propos un film très évocateur qui s’appelait I am Dina (c’était Jorane qui faisait la BO, comme par hasard), il y a une scène où un homme tombe amoureux d’elle alors qu’elle joue frénétiquement du violoncelle, c’est sexuellement évocateur, quelque part…
 
Et puis, jouer du violoncelle, c’est ressentir son instrument. Je ne sais pas si ça le fait avec d’autres car je n’avais jamais joué de quoi que ce soit avant, sauf de la flûte à bec au collège mais j’avais HORREUR de ça. Le violoncelle, quand on en joue (surtout sur les notes graves), ça vibre, la sensation de l’archet qui caresse la corde est assez intéressante. De cette petite année musicale, j’ai d’ailleurs gardé une minuscule cicatrice sur l’index gauche, à force de pincer les cordes. J’aurais continué, j’aurais eu de la corne sur les doigts mais ils
sont moches, de toute façon, c’est pas très grave.
 
Depuis Jorane, j’ai donc une passion sans borne pour le violoncelle, j’adore vraiment cet instrument. Grâce à elle, j’ai découvert ensuite des groupes comme Apocalyptica, Rasputina, Bumcello, entre autres. Je pense que dans ma vie, deux artistes ont réussi à vraiment me marquer, Jorane est l’une des deux, l’autre étant un écrivain dont je parlerai une prochaine fois ! 
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