Un dimanche à Tokyo (Jardin Impérial, Harajuku et Shinjuku)

1er octobre, 6h du mat. Le soleil entre tranquillement dans la chambre, nous réveillant paisiblement. Une douche et c’est parti pour l’aventure ! Première mission : trouver des adaptateurs car ceux que j’avais amenés et pourtant libellés ‘Japon” par Castorama ne s’adaptent pas. Donc on note : les prises pour le Japon sont juste constituées de deux tiges, laissez tomber celles qui n’y ressemblent pas.

Prise adaptateur Japon

Sauf que c’est dimanche et qu’à huit heures du mat, tout est absolument fermé. On croise ça et là des gens qui font la queue pour le café Square Enix, pour un spectacle ou pour l’Anime Center. On finit donc par se jeter dans le premier café ouvert pour notre petite dose de caféine et un petit grignotage ultra fat et on repart, les magasins ayant ouvert. Dans notre quête d’adaptateurs, nous sommes chanceux, nous habitons juste à côté d’Akihabara, “l’electric town” donc on remplit la mission sans trembler. Nous en profitons pour flâner un peu dans les rayons appareil photo puis on finit par repartir. Notre prochain arrêt : le Palais impérial et surtout son jardin. Motivé, Victor propose d’y aller à pied, allons-y gaiement ! Au bout de 500 mètres, on vire les surcouches. On nous avait prévenu : en cette saison, à Tokyo, il fait chaud. Et bien, sachez que c’est vrai. On se promène tranquillement, s’émerveillant d’un peu tout : une maison traditionnelle coincée entre deux énormes buildings, les boutiques organisées en quartier, assez pratique pour se repérer, les petites rues piétonnes qui surgissent de nulle part…

Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, quartier des affaires de sport restaurant dans Tokyo La rue piétonne Sakura à Tokyo Rue piétonne au coeur de Tokyo

Sans trop le faire exprès car mon guide (le Lonely planet, je balance) a décidé que les noms de rue, ça ne servait à rien, nous voici arrivés à destination. Autour du jardin impérial, des joggers qui abandonnent tranquillement leurs affaires (serviettes, eau) pour aller trotter léger. J’avais entendu parler de la légendaire sécurité qui règne à Tokyo, je confirme : la plupart des vélos sont simplement posés contre les barrières, les rares antivols semblent utilisés pour éviter les chutes de vélo pendant l’absence de son propriétaire.

La sécurité à Tokyo : les joggeurs laissent leurs affaires sans surveillance

Pont pour se rendre au jardin impérial de Tokyo Douves autour du jardin impérial

Entrons dans le jardin impérial, gratuit même s’il faut prendre un jeton en entrant et le rendre en sortant. Ce jardin est juste somptueux même si nous l’avons visité sous un soleil de plomb. Les maisons traditionnelles se succèdent, les points d’eau aussi, on aperçoit de rares carpes. Quelques bambous de ci, de là, des murailles, partout. Impossible d’apercevoir le Palais impérial où alors on n’a pas été du bon côté. Le jardin n’est pas sans me rappeler Central Park et sous pas mal d’aspects, Tokyo me fait penser à New York.

jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo

jardin impérial de Tokyo

Quand je vous parlais du soleil de plomb, cette photo est complètement cramée

Femme en kimono dans le jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo Muraille dans le jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo : porte

Après une petite balade de santé, on se pose dans un petit bouiboui pour avaler des boulettes avec une pinte de thé et on repart avec enthousiasme pour le plus grand temple shintoïste de Tokyo, Meiji Jingu.

Pinte de thé à Tokyo

Oui, ceci est une pinte de thé

C’est très surprenant : on sort d’une gare blindée (la marée humaine au sens propre du terme), on se retrouve entre deux grues et une pelleteuse et au détour d’un virage…

Todom !

La porte du temple de Meiji Jingu à Harajuku, Tokyo

Préparez-vous à une expérience particulière. On s’enfonce dans une forêt (enfin avec un bon gros chemin bien balisé au milieu) avec la pénombre, la fraîcheur… et le croassement des corbeaux. Oui, ici, on a pas mal de corbeaux du genre “gros poulet” et y a vite moyen de se raconter une histoire de forêt qui fait peur. Oui, j’aime me raconter des histoires. On avance dans la forêt, on croise des empilements de tonneaux de saké faisant face à des tonneaux de bourgogne (?), nous passons sous une deuxième porte, nous rapprochant du temple. Le temple en lui-même est assez vite vu : une esplanade centrale, trois arrivées avec chacune une petite fontaine et une casserole à long manche pour puiser de l’eau qu’on versera dans ses mains pour boire [NDLA : à ce moment là de l’histoire, je ne savais pas qu’il ne fallait pas boire l’eau sacrée, qu’on se rince la bouche avec mais on n’avale pas]. Sur place, des gens font la queue pour prier en réalisant une sorte de petite chorégraphie : on s’incline deux fois puis on tape deux fois  dans ses mains.

Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo

On continue notre promenade et on tombe sur un nouvel espace vert… oui, comme Central Park, oui… mais à un élément prêt : sur la pelouse, on voit de nombreux élèves du dojo voisin.

Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo Elèves du Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo

16h30, nous sommes priés de quitter les lieux car la nuit tombe. N’écoutant que notre courage et ignorant nos pieds, nous envisageons de nous balader dans le quartier d’Harajuku mais vu la marée humaine qui se pointe face à nous, on se rabat sur Shinjuku, quartier coloré et festif où on va déguster notre premier whisky et déguster des brochettes dans un bouiboui sympa. On se retrouve très vite Lost In translation, on commande un peu au hasard… tellement au hasard qu’en commandant 4 brochettes, on se retrouve avec 5… La cinquième était du coeur de volaille, un plat que je n’aurais jamais commandé sciemment… une expérience culinaire étrange mais pas si déplaisante. Par contre, le whisky plus les brochettes plus du saké, autant vous dire qu’à peine rentrée à l’appart, je m’abandonne au sommeil.

Tokyo Harajuku

Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Restaurant de brochettes à Shinjuku Restaurant de brochettes à Shinjuku

 

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Résiste de France Gall et Bruck Dawit

Alors aujourd’hui, je vais pas vous parler de film mais de comédie musicale. Parce que oui, après être allée à Broadway, j’avais besoin de revoir une comédie musicale à la française pour comparer… Non, en vrai, ma soeur a eu deux places pour Résiste et m’a proposé de l’accompagner car notre dernier concert entre soeur était très certainement… France Gall (ou Starmania, on n’est pas sûres). On boucle la boucle.

Résiste la comédie musicale
Arrivées au Palais des Sports de Paris, je m’étonne un peu : il est pas jeune, jeune, le public quand même… Pas de soucis : malgré son âge un peu avancé, ce public était tout frétillant : ça applaudissait à tout rompre, ça chantait à tue-tête, ça allait se coller à la scène pour les plus grands titres, ça se prenait en selfie pile entre la scène et moi (allez crever avec vos selfies). Ah mais je me rends compte que je vous ai même pas raconté le truc, cet article s’annonce follement décousu ! Donc l’histoire, c’est celle de Maggie, une jeune fille qui vit sa vie en chantant des chansons de Michel Berger et France Gall. En plus clair : France Gall et son compagnon ont pioché des chansons écrites et composées par Michel Berger pour tisser une histoire… Un peu comme Mamma Mia si j’ai bien compris (je l’ai pas vu). Et le challenge était osé, je vais vous dire pourquoi.

Résiste la comédie musicale
Après une petite scène filmée où France Gall joue “Moon”, la grand mère d’une petite fille typique de tous les films et séries ou pubs (donc chiante et écrite par un adulte donc avec des réflexions et des comportements qui ne sont pas de son âge), Mamie annonce qu’elle va raconter l’histoire de Maggie, une jeune fille qui travaille dans un bar, le Lola’s, avec son papa, sa soeur Mandoline, le serveur Tennessee mais c’est la panique ! Il manque des sous et si ça continue, le club va fermer. Maggie va se confier à son amie Angelina et tomber sous le charme du nouveau pianiste Mathis. Chassé croisé amoureux au Lola’s, ça se cherche grave : Mathis et Maggie, Tennessee et Mandoline, Angélina amoureuse d’un mauvais garçon (qu’on ne verra jamais).

Résiste la comédie musicale
Alors maintenant que le décor est posé, dressons le positif et le négatif de cette comédie musicale. En positif, déjà, le travail de chorégraphie réalisé par Marion Motin (la soeur de Margaux, oui). C’est fluide, les corps sont souples, toujours en mouvement. Ca m’a vraiment rappelé la comédie musicale de Broadway où les acteurs qui ne sont pas au premier plan ne s’arrêtent jamais. Musique live aussi, avec un orchestre intégré au décor… Décor d’ailleurs habilement pensé, ça j’ai vraiment bien aimé. Côté chanteurs, la fille du rôle titre (Léa Deleau) s’en sort très bien, mention spéciale aussi à Gwendal Marimoutou (Tennessee) qui chante très bien. Pour les autres, petit bémol pour Mathis qui couaque un peu, Angelina qui avait une élocution un peu approximative (avec mon audition aléatoire, je comprenais pas toujours ce qu’elle chantait), le Père qui a pas mal bafouillé sur les parties parlées.

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Côté mise en scène, y a eu du bon et du moins bon. Les séquences “scènes filmées” et jeu sur scène s’enchaînent bien, le final avec rotoscopie était un peu surprenant mais ça passait. Par contre, plusieurs fois, j’ai été un peu perdue sur scène. On passe d’une scène chantée très dynamique avec une troupe de danseurs qui attire bien l’oeil à une scène parlée où tu cherches qui est en train de parler vu que tu ne repères pas immédiatement les acteurs. J’avoue avoir été très sensible aux chorégraphies, étant plus attentive aux danseurs qu’aux chanteurs plus d’une fois. Quelques scènes m’ont un peu interpelée aussi dont “il jouait du piano debout”, une scène forte où le pianiste… est en arrière plan. Je vous jure, quand les chanteurs ont commencé à chanter, je me suis dit “mais attends, il n’y a pas le pianiste… ah si, pardon !”. Sur cette même chanson, la mise en scène passe soudain un diaporama d’hommes et femmes qui ont marqué le dernier siècle : Mandela, Luther King, Barack Obama (le mec le plus survendu du monde), Mère Teresa, Gandhi il me semble, quelques artistes comme, notamment Freddy Mercury… Alors ok, sympa sauf que la chanson parle d’un artiste en particulier : Elton John… qui ne figure pas dans le diaporama. Bon, soit.

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Le choix des chansons, justement. J’imagine qu’il est très difficile de tirer une comédie musicale d’un vivier de chansons qui n’avaient pas été écrites pour être liées les unes aux autres dans une histoire commune. Du coup, on se retrouve avec pas mal de chansons peu connues comme Mandoline (chanson pour introduire le personnage du même nom mais d’un autre côté, Tennessee n’a pas eu sa chanson alors que je le voyais arriver gros comme une maison) ou 2 chansons d’Angelina Dumas, comédie musicale qui n’a jamais vu le jour et qui était le brouillon de Starmania (mais pour le coup, on pouvait pas prendre des chansons de Starmania vu qu’elles étaient écrites par Plamondon). D’ailleurs, je m’arrête un peu sur le personnage d’Angelina, inspirée par l’histoire vraie de Patricia Hearst. Pourquoi pas hein mais le personnage est un peu mal géré, on commence à entendre parler d’elle quand le père fait « ah, regarde dans le journal, c’est le mec d’Angelina ? ». Mais c’est qui ? Pourquoi il parle d’elle ? La meuf débarque et j’ai mis du temps à comprendre qu’elle n’allait pas servir de moitié au papa veuf mais était la meilleure amie de Maggie.

Angelina dans Résiste comédie musicale

A l’inverse, pas mal de chansons très connues n’ont pas trouvé leur place comme Tout pour la musique, Evidemment, Plus Haut…

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Bref, l’exercice d’écrire une comédie musicale à partir d’un répertoire qui n’est pas fait pour ça paraît hautement casse-gueule et finalement, ça passe même si la 1ère partie est un peu molle, à part la dernière chanson (La Groupie du pianiste) qui commence à lancer le show juste avant un “entracte de 20 minutes” balancé un peu brutalement. Cette petite soirée sympa m’a rappelé une envie que j’ai eu dans le temps : prendre des cours de comédie musicale parce que ça cumule jeu, pas de danse et chanter fort. Le seul truc, c’est que j’ai jamais trouvé un cours où on pouvait aller “pour s’amuser”. Non parce que le but, c’est de se défouler, pas de devenir la nouvelle… hmmm… Maurane ou Yaël Naïm (ok, j’ai dû chercher sur Google pour trouver un nom, je dois vraiment me refaire une culture comédie musicale), c’est juste de bien m’amuser après une journée intense au boulot. Si vous avez une piste, bippez moi !

Ah et du coup, une petite vidéo quand même

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Pacific Rim de Guillermo Del Toro

Ce que j’aime quand je prends l’avion, c’est de me remettre à jour niveau films. Alors que je m’envolais pour Muscat avec Oman Air, je zieutais le catalogue des films. Oh chouette, y a Pacific Rim, je voulais le voir ! Appuyons sur play et allons y.
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Avant de poursuivre, il faut savoir que je fus une grande fan d’Evangelion. J’ai regardé la série, vu l’OAV (bien pourri), j’avais même lu un peu le manga. Donc forcément, j’attendais beaucoup de Pacific Rim. En prime, j’ai eu des évocations de Final Fantasy (le film et l’attaque de San Francisco m’a rappelée l’attaque de Junon dans Final Fantasy VII), de Matrix et d’Independance Day. Rien que ça.
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Donc les Kaijus, créatures venues du fin fond des abysses via une brèche commencent à foutre méchamment le souk en détruisant quelques villes. Tiens, Los Angeles, tiens Manille ! La première attaque de Kaiju ressemble à s’y méprendre à l’attaque de June par une arme dans Final Fantasy VII (dont l’une des armes sortait très précisément des abysses).

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D’abord dépassés, les humains décident de réagir et construisent des Jaegers, des robots géants au nom teuton pour faire encore plus peur. Le truc c’est que, pour piloter le Jaegers, il faut être deux car la connexion entre la machine et l’homme passe par le cerveau de celui-ci et gérer un gros robot tout seul, c’est l’AVC assuré. Donc chaque pilote gère son hémisphère tranquillou billou. Les Jaegers mettent la pâté aux Kaijus qui deviennent même objet de plaisanterie, on en fait des peluches façon Pokemon, les pilotes deviennent des stars… Mais là, on en est à 10 mn du film et on sait bien que l’humanité présomptueuse ne tarde jamais à se prendre un coup de pied au cul.
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Point Evangelion : dans les Eva, on plonge dans un liquide amniotique avant de se connecter mentalement au robots.

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Une nuit, alerte. Deux frères sont appelés pour aller tabasser du Kaiju au large d’Hong Kong. Le plus petit frère est tout foufou, c’est enfin leur tour d’aller mater la vilaine bébête. Son frère essaie de le rappeler à la sagesse car c’est dangereux quand même mais le jeune fou rit. Même pas peur ! Jouons à notre grand jeu « lequel des frères va mourir ? »
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Parce que c’est pas de bol pour les frères Bonnasse, le Kaiju est de niveau 3 et on n’en a jamais vu de tel. Ils le tabassent, sauvant au passage un bateau de pêche qui traînait par là et tandis qu’ils se gaussent, le Kaiju ressort de l’eau et détruit le Jaegen en arrachant le frère ainé du cockpit. Le cadet parvient à reconduire le Jaegen sur le rive on ne sait comment (sans AVC en tout cas) et s’échoue sur la plage.
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Quelques années plus tard. Le frère est devenu ouvrier sur un gigantesque mur censé protéger l’humanité des Kaijus qui sont tous de niveau 3. Les travaux sont périlleux, des ouvriers meurent tous les jours mais vu que les candidats sont très nombreux (ça vous ruine une économie des gros monstres qui détruisent des ville), le mur progresse. Mais rassurez-vous, notre frère Bonnasse ne restera pas ouvrier très longtemps, il est rappelé par un général pour redevenir pilote de Jaeger car il est le seul à avoir survécu à un combat perdu contre un Kaiju. Le programme Jaeger va mal, le gouvernement veut les supprimer vu que les murs sont très efficaces… Enfin sans doute vu qu’ils ne sont pas finis et qu’ils n’ont subi aucune attaque mais on va dire que ça gère. Ils ont du faire appel à Élisabeth Tessier, celle qui nous prédit un mariage entre François Hollande et Julie Gayet le 12 août…bon bref, le frère Bonnasse débarque dans le fief des pilotes de Jaeger où il croise un frère et une sœur Russes version gros punk, des triplés Chinois et un père et son fils, ce dernier étant très prétentieux et vindicatif, un peu comme notre frère Bonnasse au début. Point casting : tous les acteurs mâles ayant peu ou prou la même tronche, ça devient un peu compliqué. Au milieu de tout ce beau monde, on retrouve deux scientifiques : un mathématicien psychorigide et un biologiste un peu foldingo qui voue une passion nécrophilo-flippante pour nos Kaijus. Mais voici que s’avance une petite Asiatique aux cheveux bleus…
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Let me introduce Rei Ayanami ! Ah non pardon. Point Evangelion. Voici donc Mako.
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Bref notre pilote n’a plus de famille pour faire un copilote, il teste plusieurs mecs qui traînent par là mais suite à une passe d’arme joliment chorégraphie avec Mako, c’est elle qu’il veut. Le général veut pas car, surprise, Mako est sa petite protégée. Mais bon allez, vas y petite, elle a le droit.
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Par la suite, On repompe plus ou moins Evangelion (Ayako tient plus alors d’Asuka, entre la scène de la chorégraphie, les batailles dans l’eau et la dérive dangereuse dans les souvenirs), un poilou de Matrix pour nous sortir un trafiquant d’organes Kaiju qui ne peut qu’évoquer qu’un Morpheus version steampunk.
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Le problème du repompage plus ou moins assumé, c’est qu’il faut être à la hauteur et, comment dire… Autant Evangelion (la série) nous sert une fin légèrement tirée par les cheveux qui m’a toujours laissée sur ma faim malgré un certain degré de sublime autant là, on reste dans le blockbuster classique où le patriotisme (on a droit à la scène du discours du colonel à peu près copiée/collée de celle d’Independance Day) et le sens de l’honneur et du sacrifice permet de mettre une bonne grosse latte aux méchants.
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Tout ça m’a au moins redonné envie de mater Evangelion, c’est pas si mal.

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La mariée n’était pas une bridezilla

Lecteur, j’aime te surprendre. Alors aujourd’hui, alors que tu ne t’y attendais absolument pas, je vais te parler de… du mariage de ma soeur ! (tatan !). Depuis le temps que je te le promets, je me bouge enfin le cul.

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Nous allons diviser ce récit en plusieurs articles, celui-ci sera un récit objectif de ce qu’il s’est passé, sans le côté “avoir des béquilles à un mariage, c’est un peu pas cool”. Tout acommencé le jeudi par la décoration de la salle. C’est assez excitant en soi, on sent la pression monter et c’est le début de la vie en communauté : autour des mariés, mes parents, mes tantes,mon oncle, la soeur du marié et son mari, des amis des mariés et moi, donc (oui, je suis la reine des rubans, souvenons-nous). Petit avant-goût du vendredi où là, tout commence.

 

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La mairie est à 18h, ma mère et ma soeur courent de coiffeur en manucure, la maquilleuse arrive pour maquiller une mariée en retard. Et ce qui devait arriver arriva, tout le monde étant à la bourre, nous (mes parents, ma soeur et moi) sommes arrivés en retard à la mairie, 18h20 au lieu de 18h. La bonne nouvelle, c’est qu’il s’agit d’une petite mairie et l’adjoint au maire est un ami du couple donc personne ne se plaint de ce retard. Et cette cérémonie fut très émouvante (oui !), l’adjoint au maire avait fait un discours magnifique, mélangeant anecdotes et grands sentiments, faisant pleurer tout le monde dans la salle (même moi). Pour une fois qu’une cérémonie de mariage à la mairie est émouvante… On file ensuite chez les parents du marié pour une première soirée assez campagnarde : ballons qui éclatent au soleil, moules à la paille, soupe de champagne (oh mais ça, mes enfants, c’est une tuerie), paella et fraisier. Le tout devant la scierie familiale. Ambiance bon enfant, on fait quelques photos où je suis priée de cacher mes béquilles (ahah, c’est SI facile). Bref une première soirée fort sympa où ma soeur a fumé comme un pompier (elle avait arrêté depuis 2004, elle a repris récemment alors que moi, ça fait 1 mois que j’ai pas touché une clope. Conseil : si vous voulez arrêter de fumer, cassez-vous la jambe), où ma tante m’a parlé
fesses et m’a demandé si j’étais inscrite sur netechangisme, ce qui m’a légèrement traumatisée quand même.

 

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Le samedi, c’est une autre paire de manche, c’est l’église. Tadam ! Etape 1, le coiffeur ou plutôt la coiffeuse qui me fait une coiffure toute mignonne qui ira à la perfection avec mon chapeau à voilette (oui, j’aime les chapeaux à voilette). A peine rentrée, je passe entre les mains de la maquilleuse qui me fait un regard charbonneux et des lèvres corail. Là, si tu as bien tout suivi, tu auras noté qu’on m’a tartiné les lèvres alors que j’ai pas mangé. Donc ce jour-là, je n’ai effectivement pas déjeuné (j’ai posé quelques carrés de chocolat sur la langue pour les manger sans abîmer mon maquillage). La cérémonie est à 16h, on est à l’heure cette fois. Je me retrouve tout devant, le rang avant la famille Bartoldi qu’on ne fréquente pas vraiment. L’entrée dans l’église est un peu bordélique, on a perdu le père du marié donc ma mère rentre avec les deux témoins qui font bien dans le mètre 80, 85 alors que ma mère culmine à 1m50, c’est très mignon. Ca embouteille un peu et du coup, on ne fait pas vraiment attention à l’arrivée de ma soeur au bras de mon papa hyper solennel. Que dire de la cérémonie ? Pas tip top à mon goût. La musique live (jouée par Yohann notre presque frère) était top mais le prêtre était pas des plus charmants, il a fait un sermon sur “croire ou ne pas croire en Dieu” (heu, ouiiiii ? Le rapport avec le mariage ?) et du coup, y a pas eu une larme, pas même ma maman. Heureusement qu’on avait pleuré à la mairie la veille. Par contre, la sortie de l’église était excellente : les pompiers ont fait une haie d’honneur avec leur casque, on a jeté pétales et fait des bulles (enfin, moi, j’ai essayé mais elles partaient dans le mauvais sens) et un des témoins a réussi à prendre un véhicule de la caserne où Anthony a fait ses premières armes, il est donc arrivé toutes sirènes hurlantes, ça a vraiment fait son effet.

 

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Direction le vin d’honneur qui avait lieu à la salle des fêtes, une salle des fêtes magnifique (il s’agit de vieilles écuries réhabilitées) avec une vue imprenable sur la vallée.

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Là, c’était super bien joué, l’apéritif commençait à être servi pendant les photos, ce qui a évité que l’on trouve le temps long. Le traiteur a fait un travail génial, on s’en est mis plein les papilles et le repas fut léger ensuite donc pas de sensation de peser 4,5 tonnes surtout que, moi, j’étais un peu punie de bal. Champagne à volonté, plancha de fruits de mer et foie gras et atelier photo avec des accessoires marrants pour laisser aux mariés des photos amusantes de nous.

 

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Pendant le repas, il y a bien sûr eu les traditionnels powerpoints, une chorégraphie des amis de ma soeur sur Wake me up (géniale), un lancer de lanternes thaïlandaises qui aurait été très réussi si le vent ne les rabattait pas vers les arbres (mais on n’a pas foutu le feu, va savoir comment on a fait). Puis l’ouverture du bal des mariés qui nous ont fait une choré géniale sur un mix de chansons. Quand on connaît mon beau-frère (hiiiii!), l’avoir fait danser comme ça tient du miracle.

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Bref, en résumé, je crois que c’est la première fois que j’assiste à un mariage sans le moindre couac, tout était génial, la déco, les robes de la mariée, les mariés, les invités, le DJ (on n’a pas eu de Michel Sardou !), la nourriture. Tout le monde était heureux, tout le monde a participé, c’était beau… C’est pas pour autant que ça me donne envie d’en faire autant mais pour une fois que tout se passe bien à un mariage, soulignons le !

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Demain (ou un autre jour), je vous raconterai comment j’ai fait ma Pippa même avec des béquilles, na.

PS : Si vous cherchez une photographe pour votre mariage en Midi-Pyrénées, envoyez-moi un mail (nina.bartoldi[a]gmail.com), je vous donnerai les coordonnées de celle qui a fait le mariage de ma
soeur, elle était vraiment super.

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Je ne serai jamais gogo danseuse

C’est pas vraiment que j’y comptais mais là, c’est officiel.

Samedi 18 juin, j’ai donc mon niveau 2 malgré une grosse baisse de forme mais une bonne sieste m’a permis de récupérer, je ne récolte que compliments sur ma combishort bleu électrique (normal, elle est canon), je bois un peu et commence à aimer tout le monde. Ce qui donne à peu près « haaaaaaaaaan, cââââââlin » à toute personne s’approchant de moi. Enfin ceux que j’aime bien, faut pas déconner non plus. Je suis bien, j’aime la vie et les gens, on invente une chorégraphie avec les filles de mon groupe à base de signes de plongée, la soirée est divine.

 

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Et là, tu le sens qu’un drame se noue. A un moment, Michel l’encadrant et Thibault, un nouveau N3 me font grimper sur le bar. Je proteste mais une fois dessus, je commence à danser. Tu le sens venir là ? Ben t’as raison. Un faux pas et je tombe à la renverse, près de 2 mètres plus bas. Tout le monde se précipite vers moi mais je les rassure : ça va, je vais juste rester assise 5 mn le temps de vérifier que tout est ok. Déjà, je me suis pas fracassé la tête, j’ai un peu mal au genou mais ça va passer. Un mec du club vient me tenir compagnie. A un moment, je décide de me lever et je hurle : genou gauche hors service, ça fait putain de mal. Là, je vous passe la parano à base de
« je me suis niqué le genou », « je me suis pétée les ligaments ». Quoi que non, le genou plie mais j’arrive pas à m’appuyer dessus pour marcher. J’essaie, je supporte pas, je suis vagale, mon compagnon de service pense que c’est le bon moment pour tenter une insertion digitale dans ma culotte. Heu non, mec, j’ai mal pour de vrai, là. Finalement, incapable de marcher, je me fais porter à mon lit par deux gars du club. Dormons, on verra demain.


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 Dimanche matin, je me réveille et j’ai maaaaaaaaaaal. Genou gauche toujours hors service et dos qui fait mal. Je vais à la salle de bain à cloche-pied mais c’est officiel : pas de plongée pour moi et je veux aller aux urgences pour savoir ce que j’ai. Comme nous n’avons aucun moyen de transport, je me fais donc trimballer par les pompiers qui pensent aux ligaments. Je continue à penser entorse mais la fille qui s’est tué le genou plus tôt dans la saison paraît très inquiète. Larguée aux urgences sur un fauteuil roulant (que je maîtrisais plutôt pas mal), je finis par voir un médecin libéral car comme dit l’infirmière des urgences « sinon, vous en avez pour 4h ». Oui mais non, je dois prendre un bus à 17h pour retourner prendre le train à Toulon alors je vais pas y passer la journée. Je rencontre donc le docteur qui est drôlement mignon, il me tripote la jambe « mmmm, je crois que vous vous êtes fracturé le tibia ». Non monsieur, c’est le genou qui me fait mal, pas la jambe. Allez, c’est parti, je roule jusqu’à la radio et là, verdict « ah oui, oui, vous vous êtes cassé le tibia, là ». Oh… « C’est une vilaine fracture ». Aaaaah… (en vrai, là, je commence à faire un malaise). « Bien, vous avez deux solutions, où je vous plâtre de la cheville à la cuisse et vous repartez à Paris vous faire hospitaliser soit vous restez ici et on vous opère ». M’opérer ? Pour un os cassé ? Quoi ? Bon, à Paris, je n’ai aucun moyen de transport, j’ai pas pensé à prendre de béquilles dans ma valise donc je choisis de rester là me faire opérer. Entre temps, je préviens mes parents et finalement, je vais me faire rapatrier chez eux.

 

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Sauf qu’à l’hôpital, j’ai vu du monde : pompiers, infirmiers et infirmières, docteur choupinou, radiesthésiste et son collègue au scanner (oui, j’ai aussi passé un scanner) et à chaque fois, le même dialogue :

« Mais comment vous vous êtes fait ça ?

– Je suis tombée.

 – Mais en faisant quoi ?

 – Et bé, je dansais sur un bar… »

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De là, un infirmier m’a fait « allez, on y va la gogo danseuse ! ». Le lendemain matin, alors que j’étais dans le gaz, une infirmière arrive : « alors, c’est vous qui êtes tombée du comptoir ? ». Rooooooh putain la honte. Par contre, docteur choupinou a cru que j’avais 22 ans et une infirmière m’a demandé comment ça se faisait que je passais pas le bac à cette période de l’année. J’ai gloussé en remerciant le ciel qu’elle ne me fasse aucune piqûre parce que m’enlever 13 ans en un claquement de doigt, ça me rassure pas trop sur sa vue quand même.

 

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Au final, j’ai été rapatriée et prise en charge par un super chirurgien qui a expliqué à mon père : « elle a eu du bol ta fille, à 3 cm près, elle s’arrachait aussi le péroné et les ligaments ». Et comme je mange beaucoup de yaourt, j’ai les os solides donc je n’ai eu que 2 vis au lieu d’une plaque.

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Maintenant ? 5 semaines d’arrêt maladie (mais j’ai suggéré un télétravail à mon boss), 2 mois de rééducation au moins, pas de sport d’ici avant 3-4 mois, vacances en Martinique annulées, une piqûre quotidienne dans le ventre pour éviter une phlébite pendant un mois, deux prises de sang par semaine, je sais même plus combien de médocs en tout genre, des bleus tout partout. Et une belle attelle qui va faire joli sur les photos du mariage de ma sœur. Mais positivons : vu la configuration du lieu où je suis tombée, j’aurais pu me faire beaucoup plus mal (mon dos n’est que râpé in fine) voire me rompre pour le cou au sens propre du terme. Alors ça fait chier, mon été va être entre parenthèse mais finalement, c’est dans la lignée de 2011. Puis je sais que la vie est taquine : si elle me pète le genou, c’est pour mieux me faire des bisous derrière.

On va dire ça comme ça.

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J’ai testé pour vous la zumba

Par Pink Lady

Bien, bien, bien, c’est un fait, nous sommes en avril. C’est à dire que malgré le dicton, on commence un peu à se découvrir et il faut être à la hauteur. Genre les fesses adipeuses, le ventre mou et les cuisses bloblotantes, ça va plus trop être permis. Alors pour vous, lecteurs, lectrices, pour vous qui voulez être au top de vous même cet été, je teste. Et là, j’ai testé pour vous la zumba.


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La zumba, c’est quoi ? C’est un mélange de salsa, de danse plus moderne et de fitness. En gros, on bouge nos fesses sur de la musique assez salsa mais pas que en exécutant une chorégraphie. Rendez-vous était pris avec la Reine Zenobie qui n’avait jamais testé non plus. On se rend dans une petite salle rue Quincampoix, le prof m’explique “oui, le samedi, c’est niveau avancé mais ça va aller”. Oh my, j’ai des sueurs froides, je revis le cauchemar de mon dernier cours au Club med gym. Zeze (oh je sens qu’il va pas te plaire ce surnom) arrive, on descend et c’est parti. Le prof nous décrit la chorégraphie, on suit un peu et il lance la musique…

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Et là, c’est parti pour du grand Pink. C’est à dire que je suis passée en mode “non, je fais pas une crise d’épilepsie, j’essaie de faire comme vous”. Sauf que j’ai la coordination relative, je mets le pied droit devant quand il faut mettre le pied gauche derrière. Bon, ok, c’est pas grave, c’est un cours avancé et je suis over débutante, quand même. Déjà, je n’ai frappé ou percuté personne alors ça va, hein. Par contre, j’ai super assuré sur la musique de pouffe, c’est inné chez moi.

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Pendant une heure, on danse, on lève les bras, on saute en tapant des mains, un pied devant, un pied derrière, chaloupe tes hanches, ouiiiiiii ! Sois sexy… même si tu transpires comme un boeuf et que ton corps ne semble pas trop agir en fonction de quelque chose de logique. A droite ! A gauche, touuuuurne ! Et allez, on met cette foutue musique country
pour faire de la cardio, ouéééééé ! Bon, j’avoue, à un moment, j’ai été déçue, une habituée au cours a annoncé qu’on allait danser sur Lady Gaga et ça n’est jamais arrivé.


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Bon, bref, fin du cours, on s’applaudit et moi, je suis trop fière de moi parce que je suis encore un peu composée, j’ai l’impression d’avoir bien bossé mais surtout de m’être amusée et à H+36, je n’ai AUCUNE courbature. Tu le vis ça ? C’est quand même bien foutu car on s’échauffe et on s’étire en dansant. Franchement, j’ai eu un coup de foudre pour la zumba. Ce prof était top mais on m’a parlé d’un centre dans le XIXe pas trop cher, je cours me renseigner. 

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Cet été, non seulement je serai trop bonne mais pour une fois, je ressemblerai vaguement à quelque chose en dansant, oh yeah !

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