Nostalgie du désir

Certaines de mes copines cherchent l’amour, de Katel à Mélanie en passant par plein de gens qui sont plus ou moins fondus dans les deux entités nommées ci-dessus. Or en tant que meuf en couple stable et qui a trouvé son doux sur un site de rencontre, forcément, je suis la vieille briscarde de service à qui on demande conseil et à qui on raconte les petites anecdotes croustillantes… jusqu’à réveiller une certaine nostalgie du désir.

Rêve érotique féminin

Est-ce que ça ne vous le fait pas, à vous, quand on vous raconte une première soirée, un premier date, ces quelques secondes de tension entre les saluts et, peut-être, le premier baiser ? Cette petite excitation avant le rendez-vous, cette envie de croire que celui-là, ça pourrait être le bon parce qu’il a l’air joli et a plein de trucs en commun ? Cette petite exaltation quand on se prépare le matin pour ce rencard ? La petite appréhension quand on a ramené l’autre chez soi : est-ce que ça sera bien ? La douce sensation de la découverte d’un nouveau corps, mmm…

nostalgie du désir

Sauf qu’en fait, tout ça, c’est un peu du bullshit. Mon paragraphe précédent n’est qu’une nostalgie et vous savez ce qu’elle fait la nostalgie ? Elle nimbe tout d’or et de lumière, répand dans l’atmosphère une suave odeur de fleurs d’oranger… Alors que pardon mais tout ça, c’est un putain de mytho. Je veux dire pour un date cool (je parle même pas de conclure ou quoi), combien de moments d’ennui, de panique dans le cerveau en mode “comment je me tire de là maintenant ?”, combien de “mais c’était qui sur la photo, du coup ?”. Et encore quand l’emballage est à la hauteur, vaut voir ce qu’il sort de sa bouche, y a des moments où tu te demandes si tu es en date ou en entretien d’embauche pour le Klux Klux Klan…

rencard raté, ennui

Et le sexe. Parlons-en du sexe. La découverte du corps de l’autre, pia pia pia. Là, encore une belle histoire… qui n’est que mensonge ! Sincèrement, combien d’entre vous ont trouvé leur première fois avec leur tendre moitié absolument géniale ? Sincèrement, ma première nuit avec Victor fut très plaisante mais mes meilleurs souvenirs sexuels avec lui, ce n’était pas cette nuit là. Combien de moments un peu gênants avez-vous passé à vous rendre compte que non, là, y avait pas compatibilité ? A regarder un plafond ou un oreiller en espérant que ça allait vite se terminer ?

Couple qui s'ennuie au lit

Alors oui, je dis pas, le jeu de la séduction, ça reste toujours un truc plaisant… quand ça fonctionne. Ah parce qu’ultime mensonge de la nostalgie du désir : l’attente. Une fois que t’as chopé l’objet de ton désir, tu racontes à tes ami-e-s célibataires comme l’attente et l’incertitude avant le premier baiser était un moment doux et délectable. Mais arrête de mentir ! C’est l’horreur ce passage là, quand tu sais pas si l’autre a envie de toi ou s’il-elle est trop poli-e pour te jeter sans ménagement, que tu te regardes dans la glace en te trouvant tellement moche que tu ne comprends pas comment l’objet de ton désir pourrait avoir envie de ramener ça chez lui-elle… Le doute, l’agacement. Il n’y a vraiment que quand t’es sûr-e de toi que ce moment là est parfait, cette petite tension juste avant ce premier baiser que tu sais inévitable, le coeur qui s’accèlère, les poils qui se hérissent, le ventre qui chauffe…

Tension amoureuse

“Ouais ok, tu nous racontes un article juste pour te la péter en mode “moi je suis en couple et votre quête d’un-e partenaire potable, c’est vraiment l’horreur”, c’est ça ?”. Bien sûr que non. D’abord parce que ce serait tellement hypocrite au vu de mon propre parcours (et du fait qu’à des moments, j’aimais bien être une séductrice collectionneuse) mais c’est surtout de cette nostalgie qui patine tout dont je voulais vous parler. Parce qu’en fait, c’est un matériel franchement pas mal… pour écrire.

Femme tape sur une machine à écrire rose

Mon Dieu, si je me crée des réseaux sociaux d’écrivaine, j’ai mon avatar, là…

Je vous explique ça très vite !

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Le guide du plan cul

Chose promise il y a presque un an, chose due, voici un petit guide pour bien vivre son plan cul. Parce que quand on le pratique assidûment, on s rend compte que certaines questions restent un peu en suspens, que personne ne vous a expliqué s’il y avait une bonne façon de faire ou réagir à une situation donnée envers cette personne que vous butinez ponctuellement.

une abeille butine

Depuis un an, je suis rangée des voitures et j’ai décidé de vous offrir mon petit carnet de route pour vous aider à bien vivre votre plan cul. Bien sûr, chaque histoire est unique et votre relation plancuesque (néologisme) peut être radicalement différente de ce que je vais vous conter ici mais… hé, faut pas trop prendre ce que je vais dire au sérieux, d’accord ?

Les choses de la vie de Sautet avec Romy Schneider et Michel Piccoli

Parce que le plan cul, faut pas lui donner trop d’importance, pour commencer. Les médias adorent nous en parler, on a eu droit à quelques films et c’est vrai que ça brouille bien les cartes : est-on amants ou amoureux ? A partir de quand on bascule de l’un à l’autre et le basculement de l’un à l’autre n’est-il pas qu’un mythe in fine bien moralisateur pour nous expliquer que le sexe, c’est bien mais qu’au fond, on cherche tous l’amour, hein… D’ailleurs, est-ce que vous pouvez me dire une seule histoire de plan cul dans les fictions qui ne se terminent pas par des tourments amoureux ? Même dans Bref, à la fin, il veut retrouver son plan cul parce qu’il se rend compte que peut-être, c’était elle, la femme de sa vie, plutôt que la sublime Brune à tomber par terre mais peut-être moins drôle, moins folle… Ou alors c’était une resucée du Bachelor où à la fin, entre la bombe et la girl next door, il choisit cette dernière parce que ça permet aux téléspectatrices de s’identifier et donc de vivre la belle histoire par procuration… Mais je m’égare.

Un bachelor se promène à Toulouse

Toulouse ! <3

Bref, le plan cul, c’est cette relation étrange, encensée par les médias mais assez peu valorisée, qui se situe entre le one-shot et l’histoire d’amour, cette relation où l’on s’aime pas mais on aime mélanger nos corps parce que le sexe, ça fait toujours du bien et c’est “moins prise de tête” que de partir en chasse dans les bars ou en boîte.

drague - Gossip Girl

Penchons nous ensemble sur le plan cul : qu’est-ce, comment bien le vivre, que faire ou non ? Et n’hésitez pas à commenter, à me donner des pistes de réflexion : si j’ai eu pas mal de plan culs, je n’ai pas le monopole de la connaissance sur le sujet.

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Session magazines

J’aime lire. Beaucoup, tout le temps, quand je peux. Depuis bientôt un an, je m’en vais régulièrement chez mon Victor : 45 mn de métro, autant de lecture et franchement, ça fait plaisir. Je vous parlerai une prochaine fois de ma liseuse, le truc qui a révolutionné ma vie de lectrice. Mais tel n’est pas le sujet du jour. Je lis donc des romans, de toute époque, de tout genre parce que j’aime passer d’un Anna Karénine à un polar (pas top pour le coup mais je savais pas). Mais si je lis beaucoup de romans, il y a un format que je lis de moins en moins et c’est mal : les magazines.

lire des magazines

Il y a magazines et magazines. Plus jeune, je lisais pas mal de magazines féminins qui avaient cette double vertu de s’avaler vite et de pas prendre la tête. Mais ce genre de lecture m’a vite lassée car, outre le fait que ça devient vite répétitif, mon féminisme grandissant me poussait à m’énerver à chaque injonction à la minceur, à chaque remarque grossophobe (pour le coup, je les vois surtout dans les magazines people où on va se foutre de la gueule de la cuisse grasse de Britney Spears ou de Mariah Carey pour l’ensemble de ses sorties), chaque manifestation de l’homophobie ordinaire (le lesbianisme, c’est juste un truc exotique à tester, les gays, c’est des mecs trop cools pour être nos potes parce qu’ils aiment autant les chaussures que nous… je déteste les chaussures en plus !), cette volonté de m’expliquer que je ne dois que chercher l’Amour, ne pas me donner trop vite et ma carrière… bah, on s’en fout, c’est moins important que trouver l’Homme là, hihihi. Au secours.

5-cles-pour-enfin-rencontrer-l-amour

Puis je me suis abonnée à des magazines un peu plus “cultive-toi ma fille”. Nouvel Obs, Courrier International, Management… Et ça finissait souvent en pile dans un coin de mon appart “ah, oui, faut que je lise ça”. Le souci, c’est que dans un magazine, je lis tout, chaque article, même celui dont le sujet ne me passionne pas à la base parce que ça m’apprend toujours quelque chose, il faut se cultiver. Mais voilà : la seule fois où j’avais le temps de lire un Nouvel Obs avant l’arrivée du suivant, c’est quand je m’étais cassée la jambe et que je n’avais que ça à faire. Et puis bon, le Nouvel Obs… Courrier International par contre, ça me parle plus, ça m’ouvre bien les écoutilles… mais pas le temps. Management, j’ai arrêté mon abonnement au bout d’un an.

Pile de magazines

Et puis, il y a eu Néon et Society, mes chouchous. Je lis tout, j’apprends plein de choses et dans nos grandes discussions avec Victor, je commence régulièrement mes phrases par “Justement, dans Society/Néon, il y avait un article là dessus et alors…” Sauf que ça recommence : la pile progresse et j’ai pas le temps de lire. Parce qu’un soir sur 2, je suis lovée dans les bras de Victor, parce que les autres soirs, je suis au sport, avec des potes, à finir une reco, à jouer à des Escape rooms en matant des vidéos sur Youtube alors que je les connais par coeur ou à peu près… et après, je tourne et retourne dans mon lit sans dormir parce que mes yeux ont été beaucoup trop sollicités tout en me disant que j’auraispu faire quelque chose de plus utile. J’ai de vrais problèmes.

insomnia

Vous allez me dire que c’est pas si grave, de pas tout lire. Oui mais non. Je sais pas si vous avez regardé l’état du Monde ces derniers temps mais ça pue la merde à tous les étages. Chez nous, chez nos voisins, chez les gens loin. Tous les jours des massacres, des morts pour rien, la guerre et la violence, l’incompréhension. A quel moment on en arrive là ? J’ai besoin de clés pour remettre les pièces du puzzle dans le bon sens mais aussi pour nourrir mon discours par la suite. Non, je ne suis pas en plein délire, regarde l’Histoire, regarde l’actu. Je suis de plus en plus convaincue que la culture est une nécessité. Que je ne peux pas juste brandir des cartons rouges en hurlant “tu dis de la meeeeeerde !” si j’explique pas pourquoi.

A picture of a serious woman showing a red card over white background

Alors je dois lire plus de magazines. Society, Néon mais aussi Courrier International, Socialalter et même Philosophie Magazine qui propose parfois de très bons dossiers. Lire, encore et encore. Je lis pas mal la presse online (et encore pas assez) mais ça ne suffit pas. Alors peut-être que certains soirs, au lieu de traîner sur le web, je devrais tout couper pour me pencher sur ces magazines. Pour me cultiver et ensuite essayer de restituer au moins ce que j’ai appris, ici ou ailleurs. Multiplier les exemples pour nourrir mon propos, comme hier sur les chars à Montréal. Ce ne sont pas les articles les plus sexys mais je m’en fous : si 3 personnes réfléchissent suite à cet article, ce sera déjà ça de pris.

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Folie furieuse de Jérome Attal

Plus jeune, j’ai lu pas mal de chick litt, des romans dévorés en 2h dont tu oublies assez rapidement l’histoire vu que c’est toujours la même histoire : une fille un peu girl next door voit sa vie s’effondrer mais elle rencontre un mec et c’est trop un prince charmant et après quelques péripéties sans intérêt, ils finissent ensemble. Fifty shades of grey est donc un parfait exemple de chick litt, voyez. J’ai dû donc donner l’impression que j’aimais ce genre de littérature (non) puisque j’ai hérité en cadeau de Noël* de Folie furieuse de Jérôme Attal.

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Le principe de base est assez sympa : il s’agit d’un roman de type “ce livre dont vous êtes l’héroïne”, on construit l’histoire en fonction des choix. Commençons donc : c’est l’anniversaire de Meilleure Amie que nous appellerons Agnès car j’ai oublié son prénom mais voilà, souci : on a à la maison Victor, notre fils de 7 ans donc nous voici confrontée à notre premier choix qui implique d’abandonner son gosse pour aller à la soirée d’Agnès parce que bon, elle a 25 ans, on peut pas sécher quoi… Ah oui, voilà, dès le départ, aucun des choix ne me convient, je me vois difficilement abandonner mon enfant fictif de 7 ans quoi… Et ça pose de suite le personnage que je suis censée incarner : une grosse connasse irresponsable et superficielle. Oh que je sens que l’identification va être difficile… D’ailleurs, ça rate pas, au bout de 3 choix, je me retrouve assassinée dans un fossé.

morte

Bref, les histoires se croisent, on accumule les clichés : notre héroïne n’a pas de fric mais ne s’habille qu’en marques, citées à longueur de pages histoire qu’on comprenne bien du genre : “je m’installe dans l’avion en faisant attention à ne pas froisser ma robe Maje”, par exemple. On peut s’offrir une aventure avec un pote psychopathe, un vieux camarade de classe passé de moche à beau (donc soudain digne d’intérêt vu qu’on est superficielle, souvenons-nous), une rock star, notre meilleure amie, le voisin un peu insignifiant mais finalement pas si mal,l’ex mari qui décide de nous trimballer en club échangiste et un vampire. Et on a des quêtes super intéressantes : se taper un mec beau (souvent connard mais beau) et gagner une robe de mariée Jean-Charles de Castelbajac. En gros, l’auteur a repris les grandes lignes du journal d’Elsa Linux qui semblait n’être qu’un kinky diary où il fallait suivre une liste précise de situations sexuelles (scène lesbienne, sodomie, plan à trois, gode ceinture, fist fucking, gang bang, cock ring, soumission et un peu de masturbation entre 2 séances de baise) et le jeu Ma Bimbo.

J'avoue, ça fait super envie...

J’avoue, ça fait super envie…

Ce “roman” est intéressant cependant par la vision qui nous donne de la femme ou du moins la vision de son auteur : la femme ne cherche que l’amour, accepte l’inacceptable si le mec est beau, se ruine en vêtements de marque (alors qu’elle n’a qu’un mi-temps et doit élever son enfant) et n’a d’autre rêve que de gagner une robe de mariée haute couture… Mon Dieu mais ce livre est une insulte pour la femme, sérieux ! Et je vous parle même pas du paternalisme de l’auteur. A la fin d’une histoire, l’héroïne finit dans les bras de son voisin avec une petite conclusion “l’amour est peut-être à côté de vous, ouvrez les yeux, les filles (et arrêtez de choisir les beaux connards, prenez le mec lambda)”. Mais on t’emmerde. Par défaut, je ne choisis pas un mec que pour son physique et je pars très vite quand un mec commence à faire son connard, rock star ou pas, donc j’ai pas besoin de ta morale de merde en mode “allez, les filles, je vous livre le secret du bonheur”. Bonheur qui n’est pas obligé de passer par vous, messieurs au passage. Ah oui parce que si notre héroïne finit par coucher avec sa meilleure amie dans certaines variations, ça ne finit pas bien, ce n’est qu’une escapade, elle reviendra aux mâles, rassurez-vous… ou alors elle mourra. Non, je vous jure, c’est vrai…

mariagay

Bref, si le concept était intéressant, cette caricature de femme qui se rêve Carrie Bradshaw (on déteste toutes Carrie Bradshaw) m’a violemment donné envie de a) vomir, b) déchirer le livre, c) lui mettre le feu, d) écrire à Jérôme Attal pour lui dire de ne plus jamais, mais alors jamais, tenter de se mettre dans la peau d’une femme. Et s’il s’est inspiré de ces copines pour écrire ça, qu’il change d’amies. Vite.

* Noël… 2013. Je suis si réactive

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Routine de séduction

Sur les sites de rencontre*, plus tu les fréquentes, plus tu développes une technique pour toucher au but et rentabiliser ta présence en ces lieux. Rentabiliser ? C’est pas un peu pragmatique comme adjectif ? Si mais à force de fréquenter ces temples de consumérisme amoureux, on finit par virer capitaliste de l’amour.

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Connaissez-vous la mini série “Ma pire angoisse”, diffusée sur le Before de Canal plus ? J’ai découvert ça y a pas longtemps (depuis que je n’ai plus de télés, je fais péter les stats Youtube) et y a un épisode que je trouve intéressant, celui où le personnage explique sa technique sur les sites de rencontre : tel un stakhanoviste de la cyberdrague, il envoie des flashs, charmes** ou autres winks à toutes les femmes du site, expliquant ainsi multiplier les chances qu’au moins une réponde. Une fois une proie ferrée, il se lance dans un chat de plus en plus épicé pour finalement conclure. Bien joué champion.

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Si vous voulez mon avis, on sent que cette technique a bien été testée (et approuvée) par un des scénaristes de ce sketch car j’avoue que ça me paraît plutôt bien vu. Je ne garantis pas le succès à 100%, ça ne fonctionnera que si votre proie est motivée quoi qu’il en soit. Mais du coup, j’ai un peu réfléchi à ces semi professionnels de la drague online : faut-il avoir une routine de séduction pour choper à coup sûr ? Et surtout que faire face à une personne qui semble un peu trop maîtriser les règles du jeu.

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Les raisons pour se rendre sur un site de rencontre sont multiples : certains cherchent sincèrement l’amour, d’autres ne veulent que du cul et entre les deux, tout un tas de nuances de gris (pof), de ceux qui ont envie de fun mais n’auraient rien contre l’idée de tomber amoureux, ceux qui ont envie d’une vraie histoire mais n’osent se l’avouer, ceux qui ne veulent que du sexe mais n’osent se l’avouer, ceux qui ont juste envie de jouer un peu voire ceux qui se cherchent de nouveaux potes (si). En arrivant sur ces sites la première fois, nous avons tous un point commun : une certaine naïveté. Pour illustrer un peu mieux mes propos, let me introduce Coralie. Coralie est une jeune femme qui, un soir de désoeuvrement, se rendit sur un site de rencontre, avide de mettre une peu de nouveauté et de piment dans le ronron de sa vie. Alors qu’elle remplit encore sa fiche, elle reçoit des premiers mails auxquels elle ne prête pas attention : sérieux les mecs, pour le moment, Coralie n’est que “Odecoco”***, une personne dont la photo de profil est une vague silhouette grise et qui, si elle vit à Paris et a 35 ans, n’a encore ni taille, poids, profession, passions ni même son signe astro. Taper avant les autres, c’est bien mais allez-y piano, là, vous faites désespérés.

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Donc Odecoco a sa fiche toute propre, il est désormais temps de commencer son petit shopping. Oh, tiens un flash/charme/wink/mail, allons voir. Un garçon un peu mignon tente de communiquer avec vous. Bon, voyons voir. Là, la personne vous adresse une prose impeccable, un juste équilibre entre humour et raffinement, légèrement coquin mais tout en restant subtil. Il ne ressemble pas vraiment à Jon Kortajarena ou Gael Garcia Bernal mais son entrée en matière vous convainc de répondre. Et sans savoir comment, en quelques instants, il vous retourne comme une crêpe et vous acceptez de le voir là, maintenant, de suite. Félicitations, vous êtes tombée sur un pick up artist, version web.

Ca faisait longtemps que j'en avais pas mis tiens

Ca faisait longtemps que j’en avais pas mis tiens

Alors voilà, à présent qu’on a compris le fonctionnement d’un cyber PUA, faut-il leur céder ? Et bien, ça, c’est à vous de voir. Si vous avez la culotte qui vous démange et que vous êtes prêtes à céder à la tentation pour calmer vos hormones, faites vous plaisir. Par contre, si vous en attendez un peu plus, cessez tout chat avec cette personne et reprenez une activité normale.

___________________

* Oui, je sais, ça fait 10 fois que je vous dis que la série est finie mais laissez moi vivre ma vie !

** J’ai un doute les mecs : si vous ne payez pas sur Adopte un mec, vous n’avez qu’une poignée de charmes par jour, non ?

*** Je vire légèrement obsessionnelle avec l’eau de coco…

 

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Faut-il relancer ses proies sur les sites de rencontre

La question qui tue.

J’ai souvent comparé la recherche de l’amour à la recherche d’un travail tant je trouve cette métaphore pertinente, surtout sur les sites de rencontre. Mets ta plus jolie photo, ton parcours et tes loisirs en avant et envoie ta candidature à celles et ceux qui te séduisent. Tout pareil. Alors du coup, puisqu’il faut faire tout pareil, organisons un système de relance par mail des candidatures laissées sans réponses ! Oui… mais non.

spam

Un après-midi de juin 2012 (bon, en vrai, j’ai aucun souvenir de la date), je reçois un mail dans ma boîte spéciale site de rencontre m’informant que Loupdamour m’a envoyé un message. C’est étrange, ce pseudo me dit quelque chose, allons voir “3 semaines sans réponse, je suppose que c’est un râteau”. Et voilà comme quelques mots m’ont foutu bien à l’aise et bien de bonne humeur, merci Loupdamour ! Me sentant obligée de me justifier, je lui ai signalé qu’il était en couple et donc que je n’étais pas intéressée par ce type de relation, merci, bisous, au revoir.

le-boulet

Un autre mec m’envoyait régulièrement des messages, aussi du type “ah, enfin le week-end, je vais me reposer après une dure semaine à bosser. Je l’ai bien mérité ! Je vais sans doute aller me promener et aller au ciné avec mon fils. Et toi ?”. Heu, c’est à dire on se connaît ? Il y a une raison pour laquelle tu commences à me raconter direct ta vie ? Le pire est que j’en ai reçu une demi douzaine comme ça, ainsi que mes copines inscrites sur le site. Je n’ai jamais su si le monsieur se rendait compte qu’il m’avait déjà envoyé un bout de son blog quelques jours plus tôt mais là, c’est rhédibitoire : non merci !

blasée

En matière de séduction, s’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est d’adresser une fin de non recevoir, je trouve ça toujours gênant. Personne n’a envie d’entendre “ouais écoute, Jean-Luc, t’es sympaaaaa mais ça va pas le faire. Oh et commence pas à me sortir le couplet de l’amitié et co, on est sur un site de rencontre et on sait très bien ce que ça veut dire”. Du coup, quand je sens que le gars ne va pas m’intéresser, je ne me fens pas d’un mail pour le lui dire surtout que mes goûts n’étant pas universels, le fait que j’ai pas super envie de me projeter avec lui pour une nuit ou pour la vie ne veut pas dire que personne au monde n’aura envie de lui. Je veux dire personne ne doit se remettre en question parce que je suis naturellement plus branchée Jon Kortajarena que Brad Pitt et que j’aime pas les mecs qui étalent leur fric sur leur compte ou parce qu’ils regardent les Anges de la téléréalité (bien que je doute que quelqu’un-e puisse indiquer regarder cette émission sur une fiche de site de rencontre en restant au 1er degré). Alors forcément devoir m’en expliquer devant cette personne qui a eu, certes, le courage de faire le premier pas m’agace légèrement. J’aime pas donner des coups, viens pas en chercher gratos.

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Alors vous allez m’objecter : “ouais mais peut-être qu’il/elle n’a pas vu mon message dans la masse et moi, je le/la veux vraiment parce qu’il/elle a tout ce que je veux, tout ce que j’aime, faut que je retente, des fois que…”. Oui alors je n’ai pas les stats de messages non remis sur les sites de rencontre mais je doute qu’il y en ait tant que ça. Alors oui, tu pourrais recontacter en envoyant un message tout neuf mais si la personne se souvient de ton pseudo, ça risque de légèrement l’agacer d’avoir l’impression que tu bombardes toutes les personnes du coin sans faire attention si tu as déjà contacté la personne ou pas. Le pire étant de renvoyer le mail à l’identique, rappelant vaguement à votre proie ces mails de Marie Voyance qui vous écrit car vous êtes en grand danger. Oui, oui, oui.

voyance

Bref, si votre cible ne répond pas, ce n’est tout simplement pas la bonne. La vie est ainsi faite mais pas de panique : une porte se ferme, une autre s’ouvre. Comme disaient les jeunes à l’époque, Next !

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La drague façon rue : la meilleure façon de pas choper sur les sites de rencontre

Avant d’aborder le point de la planification du premier rencard, je souhaiterais revenir sur un point : ce qu’on met dans les mails. Comme je l’ai dit, beaucoup de messages sont envoyés et peu reçoivent de réponse. Mais avant de nous bassiner avec l’éternel « toutes des connasses », ne seriez-vous pas légèrement en faute, messieurs ?

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Pour ceux qui sont un peu connectés à Twitter, vous voyez souvent passer des messages sur la drague dans la rue voire le harcèlement de rue. Tel n’est pas mon sujet même s’il est intéressant (mais d’autres le traitent mieux que moi, click on the link). Parmi ces messages, certains caricaturent ce petit jeu ridicule comme ce message, posté par Dieu seul sait qui : « Waaaah, tu siffles trop bien, voici mon 06″ – Personne, jamais ». Difficile, les femmes ? Bah oui, pardon d’aimer les hommes légèrement civilisés capables de tenter une interaction avec moi en utilisant un sujet, un verbe et un complément. Et je parle pas de vos putain de phrases à la con du genre que mon père a volé toutes les étoiles du ciel et compagnie. Un homme a-t-il réellement pensé un jour pouvoir choper de façon aussi basique ou sort-il surtout ça aux filles pour se faire mousser auprès de ses copains postés quelques mètres plus loin ? Non mais je demande, ça m’intéresse…

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Sur les sites de rencontre, on observe peu ou prou le même phénomène. Alors que certains se fendent d’un joli mail, certes en copier/coller pour certains, d’autres se disent qu’écrire, c’est chiant. Si pour certains, « slt », « bjr », « hi »… comptent pour un mail (alors que si j’avais voulu chatter, je serais allée sur le chat, ASTUCE !), d’autres singent carrément les comportements de drague dans la rue, ceux que l’on répète à longueur de temps qu’ils nous horripilent. Sans mentir, j’ai eu droit à des « hey, t’es vraiment mignonne, toi ! » ou des « hey, sexy ». Hey sexy. Hey-sexy. A quel moment dans ta tête tu t’es dit que j’allais répondre alors que si t’es pas totalement teubé, tu sais que des mails, j’en reçois par pelletée et que, oui, c’est un filtre. Même si t’es le sosie de Gael Garcia Bernal avec l’accent incluido, je te jure que non, ça marche pas. On me fait signe en coulisse que je peux pas entendre l’accent des gens par mail mais on s’en fout, y a pas non plus de sosie de Gael Garcia Bernal ni sur les sites de rencontre ni même dans ma vie et ça me fait déjà assez mal comme ça, arrête de retourner le couteau dans la plaie, merde*

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Reprenons ma super comparaison recherche d’emploi vs recherche d’amour parce qu’on va pas se mentir, elle est super. Est-ce que si un poste vous intéresse vraiment, vous allez envoyer un simple mail genre « hey, lucratif ! » ou « hey, je te trouve très rémunérateur » ou « salut, les missions que tu proposes me mettent les étoiles dans les yeux que mon père aurait volées dans le ciel » ? Bon, ce serait peut-être une technique à tenter mais pas sur le poste de vos rêves, je vous promets.

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Moralité : non seulement j’ai rien à répondre à tes « hey sexy » mais même si tu avais la tronche d’un Jon Kortajarena ou d’un Henry Cavill, ça ne fonctionnerait pas. Parce qu’au fond, je sens bien que t’en as rien à foutre et que t’as parlé à celle qui était connectée en même temps que toi. Et c’est pas non plus la peine de m’agresser en m’envoyant un « tu serais pas un peu trop difficile, toi ? », c’est le genre de mail qui me donne envie d’envoyer une réponse pas sympa (oui, j’ai reçu ça récemment d’un parfait inconnu qui n’a pas daigné me dire bonjour, faut pas déconner non plus).

dejouer_la_violence_verbale

Bref, la semaine prochaine, on a une réponse à un mail car on a suivi les conseils de tata Nina.

* Si jamais t’as un freelance pour moi, je cherche des sous pour me payer quelques séances de psy…

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Je t’écrirai les mots bleus

Ceux qu’on aimerait dire avec les yeux mais on le fera avec le clavier car pas le choix.

Sur les sites de rencontre, les chats sont souvent blasants tant la conversation est creuse. Parce qu’on veut aller vite et conclure l’affaire, parce qu’on parle à plusieurs personnes en même temps, parce que personne n’a jamais trouvé que le chat était un medium adapté pour disséquer la dialectique d’Hegel. Donc vous vous sentez à peu près aussi à l’aise dans la séduction sur un chat de site de rencontre que dans les toilettes d’un parking option néon qui clignote. Bref, c’est pas la gagne. Pas de panique, vous allez pouvoir user de votre plus belle plume grâce à l’option mail et déclarer ainsi votre flamme à votre proie.
lettre-amour

Envoyer un mail, ok, mais comment débuter ? On s’adresse à une personne qu’on ne connaît absolument pas, on a à peine les quelques éléments renseignés sur sa fiche. Et non, ça lance difficilement une conversation un « hé salut, alors comme ça, tu mesures 1m71 et tu bosses dans la pub ? Moi, je culmine à 1m86 et je suis prof. » Oui et la marmotte… Un mail, ça se travaille. En un, on bannit les mails de 3 mots. On n’est pas sur le chat, souvenons nous. Un « salut ça va » en mail, c’est l’ennui. Et tant qu’on y est, salut ne s’écrit pas slt et bonjour ne s’écrit pas bjr. Pardon mais si tu fais même pas l’effort d’écrire un mot de 5 à 7 lettres en entier, j’ai de légères craintes quant à la suite possible de notre relation.
slt-love-sa-va
Alors on dit quoi ? En général, choper deux ou trois éléments de la fiche est une bonne idée, ça prouve que vous avez au moins fait l’effort de la lire. Selon le réseau, vous aurez quelques infos sur les goûts littéraires, musicaux ou cinématographiques de votre proie, ses loisirs. Essayez de taper là dessus. « Oh, tu fais de la plongée ? Moi aussi ! » « Ah enfin quelqu’un qui connaît ce groupe fort peu connu et pourtant tellement génial », voyez l’idée. Ca n’enclenchera pas forcément une réponse car, ne l’oublions pas, pour 95% des échanges, c’est la photo et non le contenu du mail qui encouragera votre proie à cliquer sur le bouton « répondre » mais au moins, vous pourrez sortir du lot.
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Devant cette incertitude, la tentation de jouer la carte du copier/coller est grande. Reprenons ma comparaison favorite : « la recherche de l’amour, c’est comme la recherche du travail » : en recherche d’emploi, on a souvent la tentation de balancer à tout le monde la même lettre de motivation, à peine personnalisée, surtout une fois qu’on a réussi à en pondre une correcte. Quand je dis on, je dois plaider moi même coupable… Et après tout, pourquoi pas ? On sait bien combien ces mails restent souvent sans réponse, autant se la jouer stakhanoviste du mail. Envoi, envoi, envoi… Un message un peu enlevé, humoristique mais qui n’oublie pas l’autre personne, ça peut marcher.
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Car oui, il ne faut pas oublier que vous vous adressez à quelqu’un. Ouvrons une parenthèse personnelle : sur le site de rencontre que je fréquente parfois, un homme m’envoie régulièrement des mails, confondant manifestement ma BAL et son blog. Il me raconte sa vie « ah, enfin, le week-end, je l’attendais avec impatience, ma semaine fut dure. Du coup, demain, ciné avec mon fils ». Mais que me voulez-vous monsieur ? Le pire, c’est qu’il a dû m’envoyer une demi douzaine de messages et je me demande à chaque fois s’il se souvient qu’il a déjà essayé de me contacter. Et le encore plus pire, c’es que comme j’ai donné l’adresse de ce site à quelques unes de mes copines, je sais qu’il leur envoie régulièrement le même message. Ecoute, mec, je te répondrai le jour où ton narcissisme sera moins flagrant.
narcissique

Et voilà qu’enfin, on vous signale un nouveau message ! Un poisson a mordu à l’un de vos hameçons. Et maintenant, comment on gère la suite ?

On verra ça la semaine prochaine (je devrais arriver à l’écrire d’ici là)

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JF/JH cherche JH/JF

Choisis ton camp camarade !

Bon voilà, vous en avez fini avec la partie Gestapo du site de rencontre, vous êtes désormais à poil devant le grand Dieu Dating qui sait presque tout de vous. Même la taille de votre sexe turgescent sur certains sites, m’est avis. Seulement, vous n’êtes pas que des croix dans des cases prédéfinies par le site, non, vous avez aussi une personnalité propre. Et ça tombe bien, le site a prévu une zone où vous pouvez laisser libre court à votre prose. Attention, cassage de gueule imminent.

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Les doigts suspendus au dessus du clavier, vous voilà prêts à rédiger votre annonce. Bon, ok, mais je dis quoi. Si vous cherchez un plan cul, pas de prise de tête, autant le lancer de suite et chacun fait ce qu’il en veut. Par contre, si vous cherchez l’amour, ça devient de suite plus compliqué. Parce que faut arriver à être drôle, spirituel et original en quelques lignes… Sauf que finalement, si vous êtes sur un site où vous pouvez indifféremment voir hommes et femmes, vous verrez que votre originalité est vraiment toute relative.
ils-ne-manquent-pas-d-originalité
Nous avons donc plusieurs possibilités. Peut-être devrait-on se contenter de la vérité crue, sans flonflon ni vanne « salut, je cherche quelqu’un pour une belle relation. Rien ne vaut le réel, rencontrons-nous ! » Direct, efficace… mais peut-être un peu froid, un peu « psychopathe » su les bords. Même si nous cherchons, in fine, tous au moins à précipiter la rencontre (une trop longue relation virtuelle n’est que rarement une bonne chose, ne serait-ce que parce qu’à un moment, tu risques de louper le coche), une petite blagounette ne serait pas malvenue : la rencontre n’est jamais quelque chose de dramatique même si c’est toujours un peu stressant. Cherchons l’amour mais cherchons le avec un peu de légèreté.
dandelion
(c) Sarah Purpleface
Alors tentons l’humour. Oui, c’est bien, ça l’humour. Sauf que ce truc là, c’est carrément pas universel. Entre l’humour potache à carrément beauf tendance « sexiste mais non je rigole-euh » à l’humour tellement 20e degré que personne n’a jamais compris ce que pouvait bien signifier ce trait d’esprit (même après explication), ça fait flop. On peut aussi rester dans de la valeur sûre en sortant une vieille blague des familles mais là encore, à part provoquer quelques levage de yeux au ciel et vous coller une étiquette « gros-se relou-e », la manoeuvre me paraît risquée.
cauet-menibus
Alors quoi ? Pas de vanne, pas de sérieux, on fait quoi ? Reste la voie du nihilisme, le classique « je sais pas ce que je fous sur ce site / je ne joue pas le jeu parce que ça me saoule qu’on dise tous la même chose… ». Bonne nouvelle, ça peut fonctionner… une fois. Rares sont les proies qui retomberont dans le panneau pseudo nihilisto-provocateur plusieurs fois.
why-so-serious-nihilisme
En fin de compte, l’annonce, c’est comme le reste : autant ne pas tenter d’être un-e autre, ça ne marchera pas. Et puis, pas de panique, les 3/4 s’arrêteront à vos photos et à votre questionnaire donc vous pouvez rédiger une annonce en forme de Kamoulox que ça passera crème. Une annonce en Kamoulox, tiens, en voici une idée…
kamoulox
Ah et dernier conseil, plus spécifiquement pour ces demoiselles : une de mes amies a glissé une vanne relative à la taille de ses pieds dans son annonce… et se ramasse tous les fétichistes des pieds qui traînent. Si vous ne voulez pas attirer une certaine catégorie de personnes, surtout, faites attention à bien laisser la porte verrouillée !
Bruxelles 530
La semaine prochaine, nous allons nous balader sur les fiches des autres, on l’a bien mérité. Youpi !

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Plan cul ou plan love ?

Remplir sa fiche de site de rencontre est un vrai acte de foi tant on veut tout savoir de vous. Certains vont même jusqu’à vous questionner sur votre lingerie ou vos pratiques sexuelles tout en vous demandant : tu cherches l’amour ou les parties de jambe en l’air ? Ils sont bien curieux, ces sites !

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Mais après tout, si je trouve la question des pratiques sexuelles et de la lingerie franchement sans intérêt (coucou adopteunmec, le site soit disant pour les filles qui doivent cependant exhiber leurs dessous et leurs pratiques intimes pour choper du mâle), la question de ce que l’on cherche peut être intéressante. Alors, est-ce que je cherche l’amour ? Bah oui, hein, tant qu’à faire, ça ferait plaisir de trouver the big love. Mais on n’est pas forcément opposés à un petit plan cul si jamais on trouve un gentil partenaire avec qui on ne fera pas notre vie pour X ou Y raisons, je mets quoi alors ? Car la réponse a son importance :

Carrie Bradshaw
Je cherche plutôt du cul : vous ne cherchez rien de sérieux ? Attendez-vous à recevoir des mails en conséquence. « Salut, on baise ? » Oui, manifestement, le fait d’assumer chercher des relations sexuelles fait de vous un être insensible à toute forme de bienséance. Ecartez bien les cuisses ou les fesses, tendez fort votre bambou magique, c’est à peu près tout ce qu’on attendra de vous. Votre conversation ? Non mais on s’en branle, on est là pour la baise, pas pour se la jouer café philo. Tant pis si vous êtes du genre jouisseur intellectuel. Sauf si vous considérez que papoter de la pertinence ou non de la fessée lors du coït est stimulant pour votre intelligence. Bref, assumer sa liberté de niquer, c’est souvent se transformer en aimant à gros-ses lourd-e-s.

Aldo Maccione dragueur lourd
Je cherche l’Amour : option intéressante pour faire un peu le tri entre ceux qui ne cherchent qu’à visiter vos dessous et ceux qui s’intéressent un peu au reste de la bête. Sauf que vous prenez le risque de perdre légèrement en marge de manoeuvre et recevoir des mails flippants à base de « je cherche un-e époux-se, je suis sérieux-se, diplômé-e en truc muche et très certainement fertile, youpi ». Je vous jure avoir reçu ce genre de mail ! Le problème, c’est qu’en évoquant d’entrée de jeu l’envie que ça devienne sérieux, non seulement vous perdez toute insouciance, cette période un peu bénie où vous vivez d’amour et d’eau fraîche sans vous poser de questions, mais surtout vous risquez de vite vous retrouver étouffé-e par un date certes bien intentionné qui va vous parler appart commun et prénom de bébé au lieu de vous parler de nuit blanche torride ou petit week-end à Venise ou à Rome. Et enfin, chercher rigoureusement l’Amour (avec un grand A) pourrait vous permettre de collecter une belle masse de pervers manipulateurs en tout genre qui verront en vue un-e désespéré-e de l’amour facile à embobiner.

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Alors, je mets quoi ? Rien ? Non, mettez tout si vous le pouvez : les petites histoires peuvent parfois se transformer en grande. Mais gardez la tête froide : l’amour ne se trouve pas si facilement au détour d’un clavier.
Love keyboard
Bien, vous avez votre photo, vous avez répondu aux questions. Maintenant, préparons nous à la plus casse-gueule des épreuves : la rédaction de l’annonce.

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