Leave my uterus alone !

Selon une loi sociale commune, un couple suit les étapes suivantes : rencontre, consommation, consolidation, installation commune, signature d’un pacte quel qu’il soit, enfants. Plutôt au pluriel, oui. Donc si vous venez souvent par ici, vous aurez noté que je suis à l’étape post signature de pacte et donc, cette question de plus en plus récurrente dans ma vie “alors, le bébé, c’est pour quand ?” Mais leave my uterus alone, bordel !

Leave my uterus alone, révolte d'une nullipare

Alors on va pas se mentir, ce sujet commence à légèrement m’agacer parce que… on piétine allègrement mon choix et mes ressentis sur la question. Dès que je dis que je ne l’envisage pas pour le moment (notez que je ne suis même pas définitive là-dessus), j’ai droit à une réaction d’effroi (“quoiiii ? Tu ne veux pas d’enfants ? Mais quelle est cette hérésie ?”)… puis à une négation pure et simple de mes sentiments sur le sujet “non mais tu dis ça maintenant mais tu changeras d’avis, tu verras !” ou “mais tu ne peux pas passer à côté de ça, tu n’imagines pas ce que que c’est.” C’est vrai… Mais pour le moment, ça ne me manque pas, comme expérience. J’ai tout à fait conscience que je peux changer d’avis, comme j’ai déjà changé d’avis sur certains trucs mais… 37 ans, l’horloge biologique ne vient toujours pas me titiller, j’admets tout à fait que ça puisse ne jamais arriver. Alors pourquoi les autres insistent ?

Horloge biologique

En plus, je trouve ces conversations hyper intrusives. Personne n’imagine que si je n’ai pas d’enfants, c’est peut-être aussi parce que je ne peux pas en avoir… L’enfer que ça doit être quand c’est le cas “alors, c’est pour quand le bébé ?” “Ben, écoute, ça fait deux ans qu’on essaie et que ça prend pas, à croire que l’un de nous est stérile, à ton avis, lequel ?”. Non mais sérieusement, on touche au médical, là. Est-ce que je vous demande votre taux de cholestérol ou comment se portent vos globules blancs tous les trois matins, moi ? Non. Mais comme je suis une jeune pacsée (bon, on va pas tarder à arriver aux un an de PACS) et moins jeune femme, la question semble naturelle. Alors que pardon mais c’est totalement déplacé, surtout quand on te lâche un “ouais, enfin, faudrait pas trop tarder quand même, hein…”. Ah, t’as passé ton diplôme de gynéco pendant les vacances ? Non ? Alors ton avis sur ma fertilité, je te suggère d’en faire une mini boulette et de te la fourrer où je pense, merci, bisous.

Ton opinion dans ton cul

Tant que j’étais célibataire ou non engagée par un papier, j’étais relativement tranquille, surtout que ma bouille trompe toujours sur mon âge. Mais là, depuis que je me suis pacsée, je subis une pression de PARTOUT. Tout le monde veut que je fasse un enfant pour que le leur joue avec le mien (alors que s’il le faut, mon rejeton sera un connard tyrannique, on sait pas), pour que je connaisse ce que ça fait. Et le pire, c’est que quand j’explique pourquoi je n’ai pas envie, mes arguments ne comptent pas genre “ouais, ok, mais quand même, avoir un enfant, tu sais pas ce que c’est”. Non, comme beaucoup de choses en ce bas monde et ça m’empêche pas de dormir la nuit.

Bien dormir avec une peluche

Ces derniers temps, j’avais une bonne excuse : voyage de trois semaines à l’autre bout du monde en itinérance, pas bonne idée d’être enceinte. Ca marche. Mais le voyage approche. On sera de retour en France fin octobre. Et après ? Soit je m’énerve, soit je parle de la stérilité de notre couple (dont je ne sais rien, hein, notre principale cause de stérilité aujourd’hui, c’est mon stérilet, le bien nommé). Parce que je ne doute pas que l’amour maternel et paternel, c’est ouffissime mais… pour le moment, j’ai du mal à passer outre certains éléments. Et j’aimerais ne pas passer ma vie à me justifier de ça.

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Le débat a-t-il pour réel objectif de faire changer d’avis l’autre ?

De temps en temps, je me lance dans un débat sur Twitter : des échanges d’arguments ponctués d’attaques sur mon ouverture d’esprit et quelques noms d’oiseaux en prime. J’en ressors parfois lessivée et certains me disent “non mais tu ne le feras pas changer d’avis, laisse tomber”. Non. Parce que c’est pas forcément elle ou lui que je vise mais ceux qui lisent l’échange en silence et pourraient être touchés par certains arguments.

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Un soir de 2012, deux hommes engoncés dans un costume débattent sous l’oeil torve d’un homme et d’une femme qui balancent aléatoirement des timings. A droite, Nicolas Sarkozy, à “gauche”, François Hollande. Les deux se balancent chiffres, promesses et punchlines sur des sujets lancés par les deux arbitres qui ne servent pas qu’à donner l’heure. Nous voici au coeur du débat d’idées de la Ve République, le fameux débat présidentiel d’entre deux tours qu’on regarde pour… se laisser convaincre ? J’aimerais avoir une étude précise sur la réelle influence du débat d’entre deux tours sur le résultat final… J’en étais restée à environ 10% de l’électorat qui est indécis et qui peut être conquis lors de cette grande cérémonie mais est-ce toujours le cas ? Bref, ça échange, ça débat, ça s’indigne et à la fin, chacun reste campé sur ses positions… Ca vous étonne ? Bien sûr que non, imaginez la scène “Mais… mais vous avez raison en fait. Mais oui, vous venez de m’ouvrir les yeux ! Bah écoutez, vu que vous êtes dans le vrai, j’invite tout le monde à voter pour vous.” Non, non, soyons sérieux deux minutes. Mais alors du coup, pourquoi débattre vu que personne ne lâchera le morceau ?

le débat télévisé de la présidentielle

Parce qu’on ne cherche pas à convaincre son contradicteur direct mais bien l’audience passive. Déjà, admettons assez facilement qu’il est difficile de faire admettre à quelqu’un ses torts en public. Je pense pouvoir plaider coupable, ce moment où tu sais que l’autre a raison mais ça t’arrache la gueule de l’admettre. Mais il y a aussi les autres, ceux qui te répètent en boucle les trois mêmes arguments foireux que tu entreprends de démonter à grand coup d’articles (écrits par d’autres) ou de vidéos qui expliquent en long, large et travers les quelques notions que tu balances de ci de là genre, au hasard, l’humour oppressif (humour oppressif, humour oppressif, humour oppressif, voici mes références habituelles, n’hésitez pas à m’en balancer d’autres au besoin). T’as beau expliquer, gentiment ou plus “énergiquement” le pourquoi de ta colère, tu butes systématiquement sur un mur de “mais je dis ce que je veux”, “j’ai encore le droit d’avoir mon opinion”, “mais moi, je connais quelqu’un qui prouve le contraire de ce que tu dis” (selon la grande loi qui dit qu’une seule exception dans ton entourage nique l’ensemble du travail des statisticiens et sociologues, t’séééé), “moi ça me fait rire, donc c’est drôle”, “ah Coluche et Desproges seraient bien malheureux aujourd’hui”, “on ne peut plus rire de rien” “oh, ça va les minorités, hein !”, “t’es qui pour me juger d’abord ?”, « c’est la liberté d’expression ! » « t’es pas Charlie, toi ! ». Bref, vous avez beau tenter différentes techniques, c’est le bide.

Hé oui, des fois, ça démange un peu de choper l'adresse du crétin qui s'entête pour aller lui en donner une

Hé oui, des fois, ça démange un peu de choper l’adresse du crétin qui s’entête pour aller lui en donner une

Et ce n’est pas grave. Parce que pendant que vous croisez fermement le fer avec Jean Connard (ou Jeanne Connasse), il y a Jean Naïf (Jeanne Naïve) ou Jean-ne “je n’avais pas d’opinion sur le sujet mais à présent que je te lis, j’ouvre les yeux” qui suit l’échange en silence. Et si vous avez bien argumenté, c’est celui là que vous allez convaincre. Si j’en reviens à mon cas personnel, j’ai appris énormément de choses en suivant des débats dans lesquels je n’étais pas impliquée, parfois par manque d’opinion, parfois parce que j’arrivais deux heures après la bataille. Prenons, au hasard, le débat sur le “mademoiselle” que les féministes ont souhaité supprimer des formulaires. Ma première réaction fut à peu près : “mouiiiiiiii ?”. Soit “heu ben appelez moi madame ou mademoiselle, peut me chaut”. Puis j’ai lu des échanges, parfois acerbes, entre celleux qui défendaient cette proposition et ceux qui s’indignaient parce que… ben, c’était soit par coquetterie (“hihi, j’aime qu’on m’appelle mademoiselle, c’est une façon subtile de me draguer, hihi”) et les “mais y a plus important comme combat, putain !” J’ai donc aussi réalisé à quel point les gens qui se foutaient des combats féministes étaient par contre très préoccupé par leur liste des priorités… Parce que c’est bien connu que les féministes sont un bloc monolithe qui ne peut prendre les problèmes que les uns à la suite des autres. Bref, d’un sujet sur lequel je n’avais pas grand avis, je me suis mise à défendre la suppression du “mademoiselle” dans les formulaires car j’ai compris en lisant des argumentaires qui ne m’étaient pas adressés en quoi, effectivement, c’était problématique. Je prends cet exemple mais je pense que ma conscience féministo-gauchiste (et surtout le fait que j’assume l’être, nous en reparlerons) s’est construite grâce à ses débats qui fleurissaient sur ma timeline, sur Twitter ou Facebook.

jeune fille lit sur un écran portable

Alors échange avec Jean-Connard, balance des arguments et tes liens et une fois que tu as bien tout étayé, pars la tête haute, un petit coup pour balancer tes cheveux avec classe par dessus l’épaule (comme c’est virtuel, tu peux le faire même si tu n’as pas de cheveux) et adresse un clin d’oeil complice à celui ou celle qui te lit sans savoir et qui sera convaincu. Limite, sois un troll et quitte Jean-Connard en le remerciant de t’avoir permis d’argumenter et de gagner de nouvelles personnes à ta cause.

Rihanna double doigt d'honneur clip we found love

PO PO PO !!!

Ah oui, je vais faire ça la prochaine fois. Délicieux !

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Tu n’es pas d’accord avec moi : tu n’as aucune ouverture d’esprit

Depuis le temps que je zone sur les réseaux sociaux, il s’est passé deux choses : je me suis “radicalisée” sur de nombreux sujets (genre le féminisme où je mords de plus en plus facilement) et par conséquent, je me suis retrouvée à “débattre” avec des gens aux avis radicalement opposés au mien. Ce qui entraîne en général deux réactions :

  • tu n’as vraiment pas d’humour (non, l’humour oppressif ne me fera jamais rire, sorry)
  • tu n’es pas ouverte d’esprit.

Ben tiens…

ouverture d'esprit

M’étant déjà énervée sur le sujet de l’humour, passons donc directement à l’autre sujet : l’ouverture d’esprit. Je peux affirmer sans rougir que je suis ouverte d’esprit : de nature curieuse, j’aime bien découvrir de nouveaux sujets, me passionner pour ceci ou cela, butiner tel un colibri un peu de connaissance à droite, à gauche. Il suffit que je lise un livre ou un article sur quelque chose qui attire mon attention pour que j’entame une boulimie d’infos sur le sujet. Ce qui crée une légère frustration au vu du temps libre dont je dispose actuellement… Parfois, je lis un article ou mate un reportage qui me laisse froide, ça arrive aussi. Bref, j’essaie de m’intéresser et de me cultiver dans la mesure du possible mais au vu de mon temps libre disponible, je vais me consacrer aux sujets qui ont allumé l’étincelle de mon intérêt. C’est ainsi que je ne vais pas lire 50 nuances de Grey juste “par ouverture d’esprit”. Ca va, je me suis déjà tapé 2 volumes de l’infect After, ça me suffit en terme de “tomber amoureuse d’un pervers narcissique qui va te faire chialer tous les 2 matins, c’est ça, l’amour, le vrai !”.

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Non mais à un moment, comment on a réussi à faire croire que l’amour, le vrai, saigne forcément ?

Parfois, je m’indigne sur certains sujets ou propos. J’ai ma sensibilité et certaines choses, je ne veux plus les entendre. Je vomis le sexisme donc quand je vois une remarque gratuite et déplacée sur les femmes, je ne vais pas hésiter à mordre. Idem, en ces temps troublés, je ne supporte plus le racisme ou la xénophobie et je ne vais pas hésiter à rentrer dans la mêlée. Et c’est là que le bât blesse : “han, tu ne tolères pas mon opinion [dégueulasse], t’es pas ouverte d’esprit”. Ou en sous texte : “tu veux pas être d’accord avec moi alors que je t’explique, t’es pas ouverte d’esprit”. Alors non, ceci n’est pas de l’ouverture d’esprit. Par exemple, un mec m’a fait chier dimanche sur une conversation autour de Ivan Rioufol, le mec néo réac qui recycle sans trembler le choc des civilisations d’Huntington et qui crache en toute occasion sur le multiculturalisme (“le cheval de Troie de l’islamisme”. Je cite, oui). Donc je trouve que, déjà, connaître les propos de ce monsieur, c’est déjà beaucoup. Mais quand je m’érige contre de tels propos et qu’on m’explique que les pays musulmans ne sont pas plus ouverts au multiculturalisme (pas du tout le sujet) et que je refuse de cautionner, voilà “je suis pas ouverte d’esprit”.

couple-dispute-debat

A se demander si on ne prend pas les autres pour de sombres idiots. En somme : moi seul-e est le savoir et je te le confie. Tu refuses de me suivre ? Alors tu es borné-é, tu n’es pas ouvert-e. Mais quoi ? L’ouverture d’esprit, ce n’est pas adopter l’avis du dernier qui a parlé. Tu as exposé tes arguments et je ne suis toujours pas convaincue mais c’est moi qui ai un problème d’ouverture ? Pourquoi, toi, tu ne te remets pas en question ? En général, quand je l’ouvre sur un sujet, c’est que je me suis un minimum renseignée dessus, je ne contredis pas juste pour faire chier. Ca ne veut pas dire que je refuse toute conversation sur le sujet, mes opinions ont aussi évolué (heureusement), mais à un moment si tu n’arrives pas à me faire changer d’avis, pose toi la question : soit tu n’as pas su trouver les arguments, soit nous avons des vues totalement opposées sur le sujet et il est difficilement imaginable que nous trouvions un consensus. Et à la limite, ce n’est pas grave. Pour ma part, quand je débats, je sais très bien qu’à un moment, l’orgueil entre en jeu donc même si j’arrivais à convaincre la personne en face, je me doute que 9 fois sur 10, celle-ci ne l’avouera jamais. Et je m’en fous de ça, je veux juste que la personne réfléchisse, se dise qu’effectivement, y a peut-être une autre vision des choses, que oui, les propos tenus sont problématiques… ou peut-être que quelqu’un lisant le débat sera touché par les arguments.

le débat d'entre deux tours

Mais arrêtez de décréter qu’une personne qui n’adopte pas vos opinions manque d’ouverture d’esprit. Surtout quand elles puent bien fort la xénophobie.

 

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L’étrange stratégie de la froideur

L’autre soir, je matais distraitement une série australienne Nos vies secrètes où on retrouve notamment une nana qui jouait dans Hartley Cœur à vif (Jodie la chanteuse). A un moment, un mec est en rendez-vous avec une fille et comme il n’a pas envie d’aller plus loin avec elle, il se lance dans la stratégie de la froideur : « je réponds par monosyllabe et je ne la regarde plus jusqu’à ce qu’elle parte d’elle-même ». Je n’ai qu’une chose à dire : crétin.




Bon, prenons au hasard une fille, moi. Oui, je me prends en exemple, je me connais bien, c’est plus pratique. Donc imaginons que je me retrouve avec un homme qui me fait le coup de la froideur. Et bien comme une conne bien élevée que je suis, la même qui dit bonjour aux gens qui ne lui répondent pas, j’aurais essayé d’entretenir la conversation. Bah oui, comment savoir dès le départ que ce mutisme est une marque profonde de désintérêt pour ma personne plutôt que de la timidité. Souvenez-vous comme je m’étais gentiment fait remonter les bretelles sur l’épisode d’où trouver l’homme où je narrais un rendez-vous d’un profond ennui, un lecteur me faisant remarquer que c’est facile de se moquer mais que j’avais qu’à parler, moi aussi. Oui, j’aime les gens qui s’emportent contre des fictions.  Bref, au lieu d’utiliser de vieilles stratégies merdiques, pourquoi ne pas tenter la franchise, pour voir ?


Evidemment, ce n’est jamais facile. Nous avons tous été dans le cas d’une soirée où l’autre est intéressé mais nous, pas. Comment s’en sortir tout en restant respectueuse et polie ?En général, je joue le langage corporel en évitant les regards appuyés et en me « fermant » physiquement (épaules rentrées, corps un peu avachi, bras croisés…) et en maintenant une distance mais je reste quand même courtoise. Parce que ce n’est pas parce que le monsieur ne m’attire pas qu’il est forcément un abruti congénital dont la conversation va profondément m’ennuyer. Si je peux passer une soirée sympa à discuter à défaut de faire des folies de mon corps, voire des folies de mon cœur, franchement, c’est tout bénef.


Parce que la stratégie de la froideur est doublement vicieuse. D’abord, c’est la garantie d’une mauvaise soirée pour les deux personnes. Franchement, à moins de tomber sur une personne totalement égocentrique qui ne se rend même pas compte que vous ne répondez que par monosyllabe, la soirée va être pénible pour tous les deux et même gênante. Oui, vous savez, ces silences gênants où une petite voix dans notre tête nous supplie de trouver quelque chose à dire. Mais qui peut sérieusement s’imposer ça ?


Et puis surtout, la stratégie de la froideur est odieusement vexante. Bien sûr qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait, même Angelina Jolie ou Megan Fox ne font pas l’unanimité. Moi, je l’aime pas par exemple Megan Fox, elle est trop vulgaire. Mais ce n’est pas parce qu’un mec n’a pas envie de moi qu’il doit se montrer tellement désagréable que j’ai l’impression d’être non seulement moche mais en plus la fille la plus inintéressante de la planète. Très bon pour mon ego. Et ça, j’ai du mal. Sans parler de ceux qui se montrent carrément méprisants, des fois qu’on puisse éventuellement croire, sur un incroyable malentendu, que le monsieur est intéressé. Un minimum de respect s’impose à la fin. Je pense que personne n’apprécie ce genre de pratique, pourquoi donc l’utiliser ? Surtout qu’il m’est déjà arrivé de changer d’avis sur un homme qui ne me plaisait pas de prime abord mais en le connaissant un peu mieux, finalement… Bref, on peut fermer la porte mais inutile de la claquer, on risquerait de le regretter. J’ai déjà vécu ça, un mec qui m’a jetée pour mieux revenir après, il a couru longtemps avant de… se prendre un vent.



Y a des jours où le jeu de séduction m’épuise. Le pire étant le mec qui ne m’intéresse pas mais qui se croit suffisamment irrésistible pour que je sois forcément sous le charme et me joue le jeu de la froideur. Dans ce cas là, je le lui rends bien, je ne fais aucun effort mais en plus, je prends un air détaché, genre, « ranafout de la tension entre nous ». Comme ça, c’est lui qui a l’air con. Mais bon, un jour, on apprendra à se comporter correctement. J’espère.

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J’ai la pression matrimoniale

Et voilà, il fallait que ça arrive. A 27 ans et quelques mois (hum…), je me suis pris la fameuse question « et toi, c’est quand que tu nous ramènes un mec ? ». Et la question ne vient pas forcément de là où on attend. Par exemple, ma mère s’est fait à l’idée que je suis une navigatrice, selon elle. Limite, je me demande si elle grossit pas le trait. Non, la question est venue de Yohann, mon presque frère.

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C’est vrai que pour ma famille, ça fait officiellement trois ans et un peu plus que je suis célibataire. En vrai, beaucoup moins. En fait, j’avoue que mon célibat, c’est une donnée pour moi, un état de fait qui ne me réjouit ni ne me pèse. J’y pense pas tellement, surtout parce que j’ai toujours des aventures à droite, à gauche, qui m’occupent. 2007 était tellement sous le thème du boulot que le reste est un peu passé au second plan. Après, j’ai décidé qu’en 2008, c’était le mec mais là, c’est plus facile à dire qu’à faire.

 Je suis de celles qui sont persuadées que plus tu cherches, moins tu trouves. Ou tu trouves mal. Parce que concrètement, où trouver un homme ? Meetic ? Non, c’est bon, j’ai donné. J’avais décidé que Gaëtan serait ma dernière tentative et depuis j’y suis pas retournée. Le boulot ? Hiiiiiin hiiiiiiin ! Danger. Si ça se passe mal, croiser son ex dans les couloirs et éventuellement bosser avec, c’est quand même pas génial. Et si ça marche, si je vois mon mec toute la journée, j’aurai pas envie de le voir en plus le soir, c’est mathématique. Bon, l’idéal serait des cours du soir mais honnêtement, ces cours là, y a que des vieux. La piscine ? Mais on ne drague pas à la piscine, je vous ai déjà expliqué. Le supermarché ? Non, ça me rend toujours de mauvais poil et c’est trop laid comme endroit. De toute façon, j’ai pas envie de mettre en place l’opération « trouvons un fiancé à Nina » parce que je suis sûre que ça ne peut que foirer.

Mais du coup, j’ai eu une idée. J’ai envie de faire une série sur les lieux de drague ou « où trouver L’homme ». Je vous rassure, ce ne sera pas une observation participative parce que j’ai pas que ça à faire non plus et que j’ai pas changé d’avis depuis le paragraphe précédent. Ce serait un peu rapide, même si, vous ne vous en rendez pas compte, 4 jours séparent ces deux paragraphes. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir un avis sur la question et une envie féroce de caricaturer un peu tout ça. Et puis ça tombe pile poil avec ma volonté d’alléger ce blog alors franchement, je fonce !

Alors, pour vous, je parlerai de la drague au supermarché, sur meetic, en boîte, au boulot… A défaut de présenter un mec à la prochaine réunion familiale dans 15 jours et de trouver le beau-frère idéal pour Yohann, un qui doit pas annoncer son salaire en k€ annuel mais en salaire net mensuel. Oui, Yohann, il a des critères bizarres mais il a aussi des qualités, il ne faut pas croire.

Première étape : la piscine

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Tu me sers de la soupe dans laquelle je viens de cracher ?

Rumeurs dans la ville la semaine dernière ! Benjamin Biolay ferait partie du jury de la Star Academy. Invité sur le plateau de Pif Paf sur Paris Première, il ne confirme ni ne dément. Isabelle Morin-Dubosc confirme le « scoop » une fois le chanteur parti : « C’est sûr, la preuve : lui qui manie jamais la langue de bois, là, il nous l’a servie ! ».

Mardi soir, je regarde pas la Star Ac mais je vérifie quand même sur yahoo ! le lendemain : hé oui, Benjamin Biolay est bien jury. Et là, je me marre. Je m’explique. Je ne suis pas fan de Benjamin Biolay, je n’ai pas trop d’avis sur lui mais je le trouve un peu trop « la musique française, c’est que de la merde sauf moi ». Musicalement, je connais pas. Si, le jardin d’hiver d’Henri Salvador que je trouve chiante comme la pluie et la ceinture d’Elodie Frégé que j’aime bien. En septembre, Benjamin « j’ai-pas-ma-langue-dans-ma-poche-puisque-j’y-ai-déjà-ma-tune » (© Yojik) tirait à vue sur la variété française, expliquant notamment qu’il avait accepté de faire l’album pour Elodie Frégé pour la tune parce qu’il méprise ces émissions de télé réalité même si Elodie, elle, est sympa. Alors bon, qu’il compose un album, son métier, pour une jeune chanteuse issue d’une émission de téléréalité, c’est une chose. Faire le guignol à la télé parce qu’on est compositeur donc on peut juger des petits gamins pour la modique somme de beaucoup d’euros en est une autre.

Je parle de Benjamin Biolay mais ce n’est pas le seul à manger la soupe dans laquelle il a craché avant. Je me pose souvent la question de la droiture et de l’honnêteté intellectuelle. A sa place, aurais-je dit non alors que de l’argent, c’est de l’argent et que ça va me permettre de vendre mon CD en m’offrant une promo d’enfer ? Certains artistes ont toujours refusé d’aller à la Star Ac, c’est le cas de Zazie, notamment donc c’est possible de ne pas vendre son âme au diable et vendre des CDs quand même. Je peux concevoir que certains
chanteurs trouvent bien le concept de la Star Ac, après tout, pourquoi pas. Mais quand on a craché dessus avant, ce n’est pas cohérent. L’argent achète-t-il tout ?

Evidemment, il faut se poser une autre question : est-on prêt à tout pour faire une promo ? Genre tirer à vue sur la variété française pour choper la Une de Technikart avec plein de belles phrases choc et de l’autre côté, participer à la promo d’une émission dont on a dit énormément de mal pour avoir une visibilité supplémentaire. Au fond, c’est compréhensible mais tellement classique, Bien sur, certains me feront remarquer qu’on peut changer d’avis et que peut-être que Biolay s’est finalement rendu compte des « qualités » d’une émission de
la Star Ac. Ben ouais, on peut changer d’avis en une minuscule poignée de mois, après tout. Mouais, mouais, mouais…  C’est vrai que du coup, son image d’artiste rebelle à part dans la chanson française qui se veut anti commercial et tout, c’est complètement raté. Je me demande si le calcul est le bon. Alors oui, Ben, il va gagner sans doute plein de fans de 15-25 ans midinettes ou midinets qui vont venir crier à tous ses concerts, cool. Sauf que ce n’est pas sa cible, à Ben, on s’en doute. Du coup, je me pose la question : à force de dire blanc pour
faire noir, de brouiller les pistes, de manger à tous les rateliers, on perd non seulement sa crédibilité mais aussi ses fans de base. Parce que les ados qui matent la Star Ac, on sait très bien qu’ils sont versatiles donc ouais, possible que son dernier album soit un carton, mais le suivant ?

 

Bref, erreur marketing ou coup de génie, je suis pas sûre, pour moi, c’est casse gueule. Certains commencent déjà à délirer « ouais mais qui dit qu’en son temps, Gainsbourg n’aurait pas fait la Star Ac, aussi ? ». Moi je dis que c’est pas le sujet, laissons Gainsbourg où il est. Je pense juste qu’à un moment, on a le choix entre plein de fric et rester en accord avec ce qu’on dit (même pas ce qu’on pense, hein, ce qu’on dit). Biolay a fait son choix. Dommage, il était remonté dans mon estime avec son interview, là, il redescend très bas. Surtout
que maintenant, je le soupçonne d’avoir fait son interview snipper juste pour faire parler de lui. D’ailleurs, sur le plateau de Pif Paf, il est revenu sur ses déclarations « mais non, j’ai jamais dit que Zazie nuisait à la musique française, pas du tout, ce sont les journalistes qui ont écrit ça comme ça. Par contre, Bénabar, c’est de la merde ». Ahlala, c’est fou ce qu’on peut vite retourner sa veste. Au moins, avec son salaire, il aura les moyens de s’acheter du shampoing.

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