Bilan 2018 ? Yeurk…

C’est l’heure du bilan, un de mes articles préférés de l’année même si 2018 fut bien décevante par rapport à mes attentes. Alors maintenant que j’ai deux blogs, je “dois” tout découper en deux (enfin, sur ce genre de sujets, quoi) donc pour résumer, ici, vous allez lire un article “bilan 2018 de ma vie pro” et là-bas, ce sera plutôt “bilan 2018 de ma vie perso”. Et au moment où je commence cet article, qui est le premier des deux que j’écris, je sais pas encore ce que je vais écrire sur le volet perso. Par contre, sur le volet pro, préparez-vous, ça va être salé.

Quand tu craques au travail

Bilan 2018 de ma vie pro ? En un mot, je dirais : déception. Ou traquenard. Ou burnout. Je dirais plein de mots, en fait… Mmm… Bon, pour peu que vous ayez mes aventures ici ou sur Twitter, vous avez bien compris que 2018, j’ai eu de quoi pondre quelques bonnes feuilles de mon livre noir du travail, voyez… Je diviserais cette année pro en quatre temps :

  • L’espérance : cet été, à peu près, quand je prenais en main ma nouvelle mission qui me réservait une sublime surprise sur le coup : on m’annonçait que je ne ferais plus de social media mais du traffic management et du marketing automation. Alors à ce moment là de l’histoire, je savais pas ce que c’était, le marketing automation, mais j’étais ravie de l’opportunité. Bref, l’été se passe dans l’excitation de la nouveauté et une équipe soudée  et des gens adorables.Le marketing automation
  • La chute : la rentrée, surcharge de travail permanente, la fatigue, l’obligation de gérer des dossiers alors que j’y pine rien, un chef tortionnaire qui n’arrête pas de me rabaisser, de m’expliquer que je suis nulle de mille façons que ce soit (sa technique préférée “Machin pense que tu es nulle, c’est gênant”), me prenant même dans la tête que ce que j’avais fait était “débile”. Littéralement. Je rentre en pleurant ou en criant de rage, les calls avec lui me mettent dans une colère noire. Et puis, son faux pas : “ton doc est bourré de fautes”. A moi. Me dire à moi que j’écris en faisant plein de fautes. J’ai relu le fameux doc, les seules “fautes” repérées (4 dont une phrase coupée en 2 et un ; à la place d’un .) étaient toutes dans une slide que j’avais décrite comme “faites pas gaffe, ce sont des notes que j’ai tapées pendant que l’expert me parlait, je dois l’écrire correctement”, j’avais même surligné le texte en jaune. Là, la révélation : ce mec ne fera que m’aplatir tout le temps. Je rendrais un truc parfait qu’il me ferait chier sur la taille de la police ou la couleur d’un graphique ou je ne sais quoi. Et comme on dit, à l’impossible, nul n’est tenu.
  • La fuite… ou la guerre : donc puisque mes efforts ne paieront jamais, on remet le CV à jour et on repart. Sauf que des choses se trament, on me demande de faire partie du dossier monté contre mon chef. Je vais un peu tout vous raconter sur les prochaines semaines mais…

C'est la guerre au travail

En fait, 2018 n’a pas été si épouvantable si on prend deux éléments en compte :

  • L’arrêt pour burnout. J’ai enfin eu les couilles de le prendre. Cet arrêt, j’aurais dû le prendre y a neuf ans. J’ai pas mal de petits traumatismes liés au monde du travail et à mes différentes expériences qui me rendent vulnérables. Grâce à cet arrêt, j’ai totalement renversé les forces en présence, mon boss est passé de “tu ne fais que de la merde” à “tout ce que tu fais est merveilleux”. Je ne suis pas dupe non plus, hein, mais je commence à comprendre certaines choses.
  • Faire carrière, c’est de l’arnaque : j’ai été tellement vidée par toutes ces histoires que je me suis rêvée guichetière. Genre guichetière dans une banque, tu fais un 8h30-17h30 puis tu as tout ton cerveau en forme ensuite pour vivre ta vraie vie. Ma vraie vie… c’est intéressant, non, comme je parle de “vraie vie” pour ces quelques heures hors du travail ?

Bilan 2018 : ça s'équilibre un peu

En résumé : le bilan 2018 est moisi si on considère que je me suis faite ronger par mon burnout, ma culpabilité délirante dès que je place mal une virgule, mon syndrome de l’imposteur bien entretenu par mon chef qui me présentait comme à une experte d’un métier que je n’avais jamais exercé, y compris en interne… j’ai beaucoup trop mis ma vie personnelle entre parenthèse et je finis l’année épuisée. MAIS je termine la course sur une belle victoire puisque j’ai enfin eu le courage de me faire arrêter, de comprendre que je m’en foutais de faire carrière et de devenir “head of” ou ce genre d’intitulé ronflant et surtout… spoiler : mon chef se fait dégager et c’est (un tout petit peu) grâce à moi. Je ne doute pas que le dynasty du boulot n’est pas terminé mais au moins, le bilan 2018 n’est pas si négatif.

Fallon Carrington en mode working girl

Ah et sinon, j’ai tenté l’engagement politique, je suis dégoûtée par les petites magouilles et tout. Je me ramasse déjà ça au boulot, je ne veux pas en ramasser aussi dans ma vie perso. Mais j’en parlerai dans mon blog citoyen dont je vous parlerai plus longuement dans mon article résolution.

Les votes à la poubelle

Ceci n’est pas un message anti suffrage, j’ai pas trouvé mieux pour « tous les politiques à la poubelle »

Et la partie perso ? Je le rappelle : c’est sur dans mes petits carnets !

A vendredi pour les résolutions, mon article préféré chaque année !

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Du droit de s’embrasser dans la rue

Dimanche avait lieu un Kiss in contre l’homophobie, action que je suis de près vu qu’elle est organisée par notre Bobby chéri. Et que je trouve le principe simple
mais génial : pendant 5 mn, des couples homo, bi ou hétéro sont invités à s’embrasser dans un lieu public. Une action consistant à se faire des bisous, chouette !

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Je suis allée à celui de décembre devant Citadium, j’avais pris Vicky avec moi pour participer à l’effort collectif (il va falloir que j’explique à un moment qu’on
n’est pas ensemble quand même, malgré notre fusion, ma maman va encore se poser des questions…). Ambiance festive, les gens sont détendus, des passants prennent des photos. Bref, un bon moment malgré le froid polaire (mais mes orteils ont survécu), c’était bien sympa, on y a croisé Matt et sa dulcinée, aussi.  Quelques temps après, je reçois une invitation pour un kiss in le 14 février devant Notre Dame de Paris. Oh, le jour de la St Valentin, c’est mignon… Je n’avais juste pas envisagé un gros gros problème quant à ce rendez-vous : Notre Dame = église = extrémistes catholiques pas contents que des homos se roulent une pelle devant.

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La semaine précédant le Kiss in, j’ai donc vu Bobby déplacer le lieu de rendez-vous pour calmer les esprits au Boulevard St Michel, faire suivre les liens vers des
groupes extrémistes allant jusqu’à donner des éléments de sa vie pour pouvoir le menacer (notamment lieu de ses études). Bref, du malsain comme on en fait plus. Evidemment, je connais Bobby donc je sais que sa volonté n’était pas de provoquer et que toutes ces réactions vont bien au-delà du principe et des revendications du Kiss in qui ne cherche qu’à faire revendiquer une égalité de fait, pas du tout de provoquer qui que ce soit. Mais voilà, soudain, on constate que s’embrasser en public quand on est gay, ça ne passe pas. A l’arrivée, dimanche, quelques participants du Kiss in se sont également embrassés devant Notre Dame et se sont fait attaquer par des extrémistes.  Ecoeurant.

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Certains y verront de la provocation mais au fond, pourquoi en tant qu’hétéro, j’aurais le droit d’embrasser mon mec devant une église et un couple homo ou lesbien pas ? Pire,  je pourrais tout à fait embrasser un homme qui est soit mon amant ou dont je suis la maîtresse, un homme qui serait marié, par exemple, sans que personne ne réagisse. Mais des homos non.  C’est sale, c’est blasphématoire, c’est maaaaaaaal. Non mais c’est vrai, Dieu a dit aimez-vous les uns les autres mais pas entre hommes ou entre femmes, faut se mélanger (et à une seule personne !). Pfff, ça devient compliqué toute cette lecture entre les lignes.

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Pourtant puisque Dieu n’est qu’amour, pourquoi rejeter ces ouailles-ci ? Il existe des homos chrétiens qui ne se tirent pas une balle dans la tête tiraillés par un tel paradoxe. J’ai toujours trouvé que la religion n’avait d’intérêt que dans l’espoir et la tolérance. Ici, il est manifeste que la tolérance, on se la fout au cul et on fait l’avion
avec, ne reste que l’espoir de voir tous ces cons intolérants réaliser un jour que l’homosexualité, ce n’est pas saaaaaaaaaale, c’est de l’amour, point.

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Mais au-delà de cette violence, on constate bien que la cause gay, lesbienne et trans est très loin d’être gagnée, très très loin même. Quand Bobby a débuté les
Kiss in, j’ai trouvé ça mignon et bien vu : moins tape à l’œil que la gaypride, plus anodin quelque part pour interpeller : ben ouais, un couple homo s’embrasse dans la rue, hors Marais, ça te dérange ?  J’eus cru naïvement que non, ça ne dérangeait pas. Le chemin est encore long avant l’égalité des droits…

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Le pied

Par Bobby

Le pied (du latin pedem, accusatif de pes, pedis) est une partie du membre inférieur humain et en constitue son extrémité distale. Il
sert à l’homme à se soutenir debout (station verticale) et à marcher. Il a un rôle d’équilibre, d’amortisseur et de propulseur. Il est relié à la jambe par la cheville.

Le pied comprend 26 os – soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette – 16 articulations, 107 ligaments qui tiennent ces dernières et 20 muscles qui permettent au cerveau de commander leurs mouvements. De plus, sa plante est, avec le bout des doigts, la région du corps la plus riche en terminaisons nerveuses.
Enfin, c’est, avec les aisselles et la paume des mains, la zone contenant le plus de glandes sudoripares.

Il supporte tout le poids du corps sur sept points d’appui : le talon qui porte deux tiers du poids total lors de la marche, le métatarse et la pulpe des cinq orteils. Au cours de la marche, le pied s’allonge en moyenne de 6,6 mm.

Mais trêve d’introductions wikipédiesques, et place à mon article : je veux vous parler du pied en tant que zone érogène.

Parce que Nina, elle, elle se gêne pas pour parler de pratiques sexuelles qui m’horrifient (telle qu’insérer sa langue dans un vagin), alors moi aussi je vais m’y mettre, même si la podophilie n’est pas super répandue.

A la base, le fait de trouver les pieds d’un garçon beaux, voire même carrément bandants, j’assume pas tellement. Parce que beaucoup de gens trouvent ça « sale ». Bon, ok, un pied, ça macère dans une chaussette (et dans une chaussure) toute la journée, et, comme le précisait l’exergue, ça transpire à mort.

Mais je vous propose l’expérience suivante : comparez un sexe masculin, un sexe féminin, un anus, et un pied après 24h sans passer par la case sale de bain : je pense que le plus propre, ça reste le pied.

En fait, ce qui me plaît dans cette partie du corps, c’est exactement la même chose que ce que j’aime dans les mains : il faut que ce soit grand, le plus grand possible. Un mec avec des mains immenses et qui chausse du 46, je jouis instantanément, rien à qu’à le mater. Ca pue la virilité, en gros.


Ensuite, c’est pas juste psychologique. Pour celui ou celle qui reçoit des caresses sur les pieds, y a un plaisir physique non négligeable, parce que c’est une partie du corps hyper sensible. OK, d’abord, ça chatouille, mais ça, c’est souvent parce qu’on est stressé, j’ai remarqué. Si on se détend, si on s’abandonne à l’autre (pire que le jeu de la bouteille ivre pour tester la confiance qu’on a envers son partenaire !), on peut ressentir des sensations extrêmement intenses, voire même davantage que lors d’une fellation (ou d’un cunnilingus ? je sais pas, on m’en a jamais fait et c’est pas prêt d’arriver).

Alors n’hésitez plus, foncez ! Sucez les orteils de votre complice de couette !

Vous m’en direz des nouvelles…

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Qui est Nina ?

Après un an et des brouettes de blog, il était temps de se poser la question ! En fait, pour moi, la réponse était claire : c’était une certaine partie de moi. Pas forcément la meilleure mais une partie. L’autre jour, je discutais avec un jeune homme qui ne connaissait pas Nina donc, dans la conversation, j’en viens à parler du blog. Il le lit et en substance, il me dit : « autant, toi, je t’adore, autant avec Nina, j’ai du mal. »

Je tombe des nues. Hein ? De quoi ? Mais quelle est la différence ? Donc il m’explique, il détaille et là, je réalise que Nina peut être très éloignée de mon moi profond par moment. Et aussi qu’en un an, j’ai bien changé. Exit l’étudiante insouciante et mangeuse d’hommes. Quoi que déjà, le côté mangeuse d’hommes était très relatif, je suis une petite joueuse comparée à d’autres. Mais bon, je m’en fous, je ne couche pas pour faire du chiffre. Depuis fin octobre, je n’ai partagé mes nuits qu’avec deux hommes pour qui j’ai eu des sentiments. Pendant 4 mois, je fus abstinente, par volonté et pas par obligation. Les brouettes sans lendemain, j’en ai marre. Ce butinage m’a valu quelques claques bien méritées. Je ne regrette rien, ceci dit, mais tout ça est derrière moi. De ce point de vue, j’ai vraiment changé. Le sexe, c’est bien mais c’est encore mieux quand c’est fait avec la bonne personne. C’est comme la nourriture : le McDo, ça nourrit, mais ça vaut pas des pâtes aux truffes. Et moi, j’ai suffisamment mangé de McDo pour n’avoir désormais envie que de pâtes aux truffes. Si je veux du sexe, je décroche mon tel et j’appelle Laurent l’obsédé, toujours prêt à me rendre service en la matière. Sauf que si je l’ai pas rappelé depuis octobre, c’est pas pour rien.

Nina est libérée ? Heu… Ça dépend ce que l’on entend par là. Dans la mesure où je ne considère pas le sexe comme un tabou, pourquoi pas ? Ceci étant, j’ai mes limites, elles ne sont certes pas celles que la morale essaie de nous imposer genre pas coucher le premier soir, pas coucher avant le mariage, certaines pratiques sont saaaaaaaaales. Ma seule limite est, finalement, de pouvoir me lever le matin et de pouvoir me regarder dans une glace sans être dégoûtée par la fille que j’y vois. Si on se réfère à tout ce qu’il faut faire pour être libérée mode Elsa Linux, je suis une sale puritaine. J’ai jamais tenté le lesbianisme, je suis jamais allée dans un club sado maso pour me faire prendre par une foule d’inconnus, je me suis jamais faite prendre en étant accrochée à une porte, me suis jamais faite sodomisée par mon boss, jamais une collègue ne m’a offerte comme cadeau d’anniversaire à son mari qui trouve amusant de mettre sa montre en cockring (j’espère pour lui que c’était pas les montres à bracelet élastique, ça peut faire mal aux poils), je me suis jamais photocopié le sexe… Oui bon, on va arrêter la liste là. Très franchement, je m’en porte très bien merci. Je ne suis pas un objet et je n’ai pas envie de faire pas mal de choses dans cette liste, je vois pas pourquoi je me forcerais. Si être libérée, c’est devoir absolument tout tester, je préfère être puritaine, merci. Parfois, quand je vois certains comportements, je me dis que c’est pathétique. D’un autre côté, je me rends compte que les aventuriers (ou aventurières) du sexe s’en servent souvent pour combler quelque chose. Si l’été dernier, ça a été autant la fête du string de mon côté, c’était pour combler une certaine solitude et aussi tester mon pouvoir de séduction auprès des hommes. Depuis, j’ai compris que n’importe quel thon pouvait se taper des mecs si elle voulait donc mon truc servait à rien. Et, comme par hasard, depuis que Gauthier est sur Paris, je me suis calmée. Coïncidence ?

Nina est trash ? Non, je crois pas. Directe dans ses propos, oui. Autant appeler un chat, un chat, un pénis, ça reste un pénis, quelle que soit la métaphore qu’on utilise. Evidemment, j’évite des mots moches comme bite ou chatte. Ces mots ne me plaisent pas, je vais pas les employer ! De la même façon, j’essaie de ne pas faire dans le vulgaire. Le « putain, il m’a explosé la chatte », ça peut être marrant entre amis dans un certain contexte mais il ne faut point en abuser. D’abord, on n’explose pas ma chatte, on la traite avec délicatesse, non mais ! A quoi ça sert que Rogé Cavailles il se décarcasse, sinon ? J’ai certes un côté gentiment trashouille avec ma cravache et mes menottes mais c’est plus pour rigoler qu’autre chose, je n’ai jamais cravaché personne, sauf sur demande. Et c’était à la gay pride donc ça compte pas. Il est vrai que je peux facilement parler des pornos (ou érotiques) que j’ai vus, raconter ma virée au sex shop ou parler sexe dans la rue mais je ne me considère pas trash pour autant. C’est juste que je ne fais pas une montagne du sexe, c’est un sujet comme un autre. Par contre, j’évite de trop en raconter, surtout à des personnes qui me connaissent peu. D’ailleurs, vous aurez noté que, sur ce blog, j’ai beaucoup parlé de mes plans culs mais très peu de mes mecs, finalement. On sait qu’ils sont là mais ce que l’on fait dans l’intimité de notre chambre, ça reste secret. Honnêtement, j’ai pas envie de le partager. Et puis les gens qui racontent leur vie sexuelle en détail, je trouve ça un peu chiant. T’as fait ça 10 fois pendant le week-end, y compris sur le buffet de grand-mère ? Heu… Tu me passes le sel, s’il te plaît ? Ma liberté de ton vient sans doute de ma culture gay où on se demande sans fioriture des nouvelles de nos vies sexuelles, qu’on parle sexe sans tabous mais de façon assez construite. Les trois quart des articles présentés ici ne sont finalement qu’une synthèse de nos discussions. Mais bon, on parle aussi d’autre chose !

Nina est une femme des années 2000 que rien ne peut atteindre ? Alors, là, c’est archifaux. Je pense avoir pleuré plus ces 7 derniers mois que pendant le reste de ma vie. Non, j’exagère mais qu’est-ce que ça n’allait pas ! Il y eut d’abord mon chômage. Ça, je l’ai salement vécu, faut dire ce qui est. Je crois que pour la première fois de ma vie, j’ai flirté avec la dépression, je me sentais une sombre merde. Je me levais de plus en plus tard, je traînais toute la journée, toujours prête à pleurer pour le moindre truc. Là, ça va mieux, même si je suis pas encore sortie de l’auberge. Ils me prennent en stage jusqu’en octobre puis après, j’ai un gros boulot à faire qui m’amènera quasiment jusqu’au printemps et pour la suite, j’ai une idée sur laquelle je dois travailler. L’optimisme est enfin revenu, il me semble apercevoir le bout du tunnel. J’ai aussi été très malheureuse suite à ma dernière rupture que j’ai à peine évoquée sur ce blog. Pourquoi ? Peut-être parce que ça me touchait trop. Certainement parce que je ne voulais pas qu’on le juge. Déjà, en parler, ça aurait été dévoiler une partie de la vie du jeune homme et, là, je crois que je n’avais pas à faire ça. Ensuite, j’avais peur qu’il se prenne des volées de « connard », « pauvre type » ou autre donc j’ai préféré m’abstenir. Mes ex, y a que moi qui ai le droit de les insulter. Et Gaugau aussi mais lui, c’est pas pareil : vu que c’est toujours lui qui me ramasse en larmes au téléphone, ça lui donne quelque prérogatives. Et puis, de toute façon, l’histoire était suffisamment compliquée pour pas y ajouter d’autres personnes ne connaissant pas la situation.

Mais je ne parle pas non plus de mes petits bonheurs. Des moments partagés en amoureux, des rigolades parce que Kenya fait la nouille (ce qui est très naturel chez elle), nos délires avec Gaugau ou autre, des petits instants de bonheur fugaces qui ne donnent plus rien une fois écrits. Et puis des choses que je n’a même pas envie de partager parce que je peux être égoïste, aussi, et que c’est trop beau pour être écrit.

Enfin, Nina n’est pas une pintade même si, des fois, j’aime bien faire dans le superficiel. Ça m’amuse d’écrire des articles sur les soaps opéras, de faire ma Guy Carlier en critiquant certaines émissions de merde. Même si j’ai pas regardé la Star Ac ou la nouvelle star juste pour critiquer, faut pas déconner non plus. Parce que je ne suis pas toujours sérieuse dans la vie et que j’aime bien me prendre un gros délire. Ça n’empêche pas que, des fois, je réfléchis à la société qui m’entoure, que j’ai des opinions politiques, je suis l’actualité et quand je vois ce qu’il se passe dans le monde, j’ai envie de baisser les bras. Mais je n’en parle pas ici. Juste parce que ça ne correspond pas à la ligne éditoriale et que je n’ai pas forcément envie de débattre de certains sujets ici.

Bref, je me rends compte que, parfois, le blog est un prisme déformant qui peut donner une fausse image de ma personne. Je suis bien plus complexe que Nina, il y a des choses que je ne dis pas, par choix ou pas. Bref, toute ma vie n’est pas ici et ceux qui s’arrêtent à « Nina » ratent bien des choses de ma personne !

A partir de maintenant, je mettrai un peu de musique sur les articles, si j’en ai envie, un peu à la manière de Yojik. Aujourd’hui, la the nana de Léo Ferré, le garçon qui m’a inspiré cet article sait pourquoi.

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Article « petits coeœurs, petites fleurs »

Aujourd’hui, je me suis donnée une mission. Remonter l’humeur générale de ce blog. Je me rends compte que mon méga coup de blues a été assez contagieux et comme je n’ai pas (encore) d’action chez Lexomil, je vois pas l’intérêt de maintenir cette morosité. Alors allons-y.
 
 
Imaginez. Un pré au printemps, l’herbe est tendre comme un golf anglais mais plus longue, le vent dessine de douces vagues dans la pelouse. Quelques coquelicots amènent des touches de couleur. Mais que voit-on, là-bas ? Un arbre, un arbre gigantesque. Imaginez que vous vous allongez au pied de cet arbre, à l’ombre. Vous regardez les feuilles qui se balancent doucement et qui se découpent sur le ciel azur. La douce brise caresse votre corps, vous êtes bien.
 
Ce petit moment de détente vous a été offert par Nina.
 
Parce que je ne suis pas qu’aigrie et frustrée dans la vie, des fois, je peux être charmante. Même quand un monsieur me demande à Montmartre si je suis grecque et que Lucie me dit que c’est à cause de mon nez. Non, je n’ai pas atomisé notre amie, elle est rentrée entière dans son pays (sauf si Gauthier l’a trucidée après que je les ai abandonnés tous les
deux).
 
Alors j’ai décidé d’écrire un article gai mais je ne sais trop quel sujet aborder. Vais-je parler de ma mère ? Ma mère en grande forme hier qui m’a sortie une énormité. Je l’appelle et dans la conversation, je lui explique que Gauthier m’avait fait une révélation : une fellation, ça ne coûte que 30 euros. Donc, là, communiste dans l’âme (oui, c’est un test sur le net qui m’a révélé ça, je suis communisto-écolo-socialiste), je m’insurge : « non mais tu comprends, 30 euros pour une pipe, c’est scandaleux, les pauvres filles, elles sont exploitées ! » Et là, ma mère qui me répond : « oui mais bon, en même temps, elles sont nourries… » Non mais quelle horreur ! Ma mère, celle qui m’a portée dans son ventre pendant neuf mois, celle qui m’a eue par la volonté du saint esprit car ma mère ne peut avoir de vie sexuelle. Ben, ma mère est une cochonne (comment attirer les pervers de google en trois leçons), je suis choquée. J’en ai même appelé Gauthier pour le lui raconter.
 
Vais-je parler de la connerie que j’ai dite chez Gauthier hier ? Oui, nous étions en forme, hier, Lucie et moi mations les zizis exposés dans Têtu, le magazine gay. Des petits zizis même pas jolis et là, Gauthier nous montre la collection merveilleuse de photos de pénis de gays sur le net. A un moment, il nous montre une photo d’un mec, on voit son torse et sa queue en érection. Moi, sans lunettes : « Mais c’est quoi les trucs blancs qu’il a sur le torse, des morceaux de papiers ? Ah non, je viens de comprendre, berk !!!! ». Grand moment de solitude, il faut bien l’avouer.
 
Vais-je parler de Kenya ? Non parce que l’autre matin, alors que je ne quittais pas mon lit, j’eus une réflexion, très conne. Telle maîtresse, Telle chatte ? (comment attirer les pervers de google en trois leçons) Bon, résumons-nous : comme moi, Kenya est toute petite mais elle, elle est maigre, en plus (alors que moi, hum) et elle a de grandes jambes élancées, comme dirait Axelle Laffont. Elle a de très belles moustaches et une longue queue, ce que je n’ai pas. Mais après, nous sommes toutes les deux très mignonnes, avec de grands yeux qui savent tout demander, on est comédiennes comme pas permis, on aime faire plein de bruits, on adore les câlins. Par contre, moi, je suis pudique, je fais pas pipi devant tout le monde et je mate pas les gens en pleine brouette.
Bon, non, parlons d’autre chose (bon, ok, j’en ai parlé quand même mais bon). De sexe ? Ah non, je garde ça pour un article à part entière. Quoi que si, allez. Parlons d’un sujet follement passionnant inspiré de ma vie de ces deux derniers jours : les sites de rencontre homosexuels. Ce que j’aime quand je vais chez Gauthier, c’est qu’il est toujours sur ces sites et, généreusement, il partage. Genre : « oh, regarde, il est mignon, lui ! » Et il regarde une autre photo : oh, une queue ! Il faut dire que je ne vois jamais autant de pénis que quand je vais chez Gauthier (en photo parce que les pénis que je vois en vrai, je les vois pas chez Gauthier !).
 
Donc, ces messieurs aiment se mettre en scène. Bite en érection ou en plein « crachage », photo les fesses à l’air et l’anus bien en évidence. Pour les plus hard, photos sado masochistes pas piquées des vers… Je vous épargnerai la description des trucs scatologiques mais si vous habitez dans le même immeuble que Gaugau, vous aurez certainement entendus les « beeeeerk ! » horrifiés de Lucie et moi. D’ailleurs, je suis contente d’apprendre que tout ce qui concerne les « pieds » est rangé dans la rubrique particulière. C’est-à-dire que les amateurs d’amours podologues sont rangés dans le même rayons que les scatos et les sado-masos. Quand je vous dis que les pieds sont la partie du corps qui ne doit pas servir pour le sexe, hein !
 
Donc on regarde ça et je finis par demander à Gauthier : « mais ça t’excite, ça ? ». Et il me répond un : « non, pas du tout ». Ben ça me rassure. Non parce qu’il y en a certains, c’est pas des anus qu’ils ont, c’est carrément le tunnel du Mont Blanc ! Et là, je me pose la question : ça existe, ça, chez les hétéros ? Oui, évidemment que ça existe. J’ai reçu quelques photos de pénis en érection, les messieurs se la bichonnant avec amour « jusqu’au plaisir », mais ça, ça se passe en privé. Je ne sais
pas si un site hétéro de rencontre propose de telles photos. A l’inverse, j’aurais pas idée de foutre en ligne des photos de moi à poil les jambes écartées. Je veux pas dire mais je trouve que le
sexe, masculin ou féminin, n’est pas précisément la partie la plus belle du corps humain. Surtout que dans ces cas-là, y aucun effet esthétique recherché. Une photo de nue esthétique, why not ? Mais un étalage de bidoche comme ça, bof, bof. Autant j’aime voir un steack cuisiné avec la petite branche de persil dessus, autant une photo de la bidoche crue, à peine enlevée de la carcasse, non. Ben, là, c’est pareil. Une photo d’homme nu avec un effet esthétique recherché, oui, une photo de bite en folie, non. Surtout que ce n’est excitant pour personne (sauf à la limite pour le mec qui prend ça en photo, apparemment, ça lui fait de l’effet !).
 
Et puis, zut, vive les surprises ! Le week-end dernier, je prends le thé avec Tatiana, ma super copine ésotérique et nous voilà à parler de pénis. Comment savoir si monsieur est bien monté ou pas ? Parce que quand il est au repos, monsieur, le jean moule plus le service trois pièce que le pénis en lui-même donc difficile à dire. Selon Tatiana, c’est proportionnel aux mains : grands doigts, grande queue, petits doigts boudinés, petite queue boudinée… Oui, à y réfléchir, c’est pas tout à fait faux mais c’est pas forcément une règle immuable non plus. Mais bon, vu les moignons qui me servent de doigts, y a des jours où je suis contente d’être une fille ! Non parce que c’est très con mais y a toujours une certaine trouille au moment du premier effeuillage : comment est-il monté ? La taille n’a pas forcément d’importance en soi, tout dépend la façon dont on s’en sert mais y a quand même une taille minimale, non mais !
 
L’autre jour, Gauthier me taquinait sur les attributs d’un gars qui me plaît, en me disant ; « mais s’il le faut, il en a une toute petite ! ». Je lui rétorque
que je suis sûre que non (j’en sais rien mais bon, je sens pas la petite quéquette) mais mine de rien, quelques nuits plus tard, j’ai fait un rêve. J’étais dans ma baignoire à barboter et j’étais
dans le noir (oui, je suis joueuse, je prends un bain dans le noir) et voilà monsieur qui arrive, je sais que c’est lui, même s’il fait noir. Et donc il s’assoie, on s’embrasse et là, mes mains
se dirigent de façon craintive vers son sexe et dans ma tête, une petite voix : « pourvu qu’elle soit pas minuscule, pourvu qu’elle soit pas minuscule… » et je l’attrape et… bon, ben, je vous dirai pas si je fus satisfaite ou pas ! N’empêche que les conneries de Gauthier perturbent même la sexualité que j’ai dans mes rêves, où va le monde ?
 
Voilà, c’était l’article « petits cœurs, petites fleurs ». Sur ce, je vais décrocher Kenya qui à force de grimper aux rideaux a fini par y rester accrochée. Je pense que cet article fut du grand n’importe quoi, promis, lundi, on revient à des articles plus normaux. A noter d’ailleurs qu’à partir de lundi, les articles seront en ligne dès le matin ! 
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Sodomy is not a crime

(© Mister Big)
 
S’il est une pratique sexuelle qui soulève débat, c’est bien la sodomie. Cet article ne se veut ni un plaidoyer ni un pamphlet, seulement une réflexion pour comprendre :
pourquoi c’est encore tabou ?
 
Commençons par une anecdote (histoire de rigoler). Il était une fois notre amie Anne, que tout le monde connaît. Un jour, elle était au resto universitaire en train de déjeuner quand son ex amie nymphomane particulièrement vulgaire (à mon goût) arriva, et après avoir dit bonjour, elle se mit à hurler : « Putain, j’ai testé la sodomie, hier, c’est gé-nial ! ». Et voilà comment foutre la honte à cette pauvre Anne qui déjeunait avec des amis qui ne connaissaient pas notre amie nympho. Quand Anne m’a raconté ça, j’ai surtout été surprise que cette demoiselle ne découvre que si tard la sodomie, dans la mesure où elle avait couché avec la moitié du campus.
 
D’après mes quelques expériences et le témoignage des hommes de ma connaissance, beaucoup de jeunes femmes ont du mal à accepter la sodomie. Pourquoi ? Plusieurs arguments. Tout d’abord, c’est sale. Alors, certes, c’est de ce côté que sortent nos déjections mais de l’autre côté, tous les mois, on évacue les débris du nid organique que notre corps a fabriqué pour un fœtus qui n’est pas venu… Mais quand même, cet argument reste et au-delà de la simple « saleté » physique, je pense que beaucoup de filles y voient une saleté « morale ». Ce n’est pas fait pour ça. C’est contre nature… Et la fellation, c’est naturel, peut-être ? En effet, si on considère que le « naturel » signifie : « coït dans le but de procréer », comme le font les animaux, le pénis ne doit visiter que le vagin de la demoiselle et encore en période de fécondité (donc pendant 2,3 jours par mois). Il ne doit pas se perdre dans une bouche, une main, un anus, entre les seins, non, non, non ! Je veux pas présumer mais je pense que beaucoup de filles qui mettent en avant la « saleté » de l’acte en pensant « contre nature » n’ont rien contre ne petite fellation ou un petit cunni (oui, ça aussi, ça me paraît pas très naturel, hein !). Honnêtement, ça ne me paraît pas sale à partir du moment où la personne concernée à une hygiène normale. Parce qu’après tout, si c’est sale par derrière, je ne suis pas sûre que ce soit plus propre par devant.
 
Autre argument qui revient régulièrement : « ça fait mal ». Effectivement, ça peut être le cas, surtout si le partenaire y va comme un bourrin. Ça ne sert à rien de forcer, ça finira par entrer donc allez-y en délicatesse, messieurs ! Souvent y a un problème de lubrification, il existe des gels exprès pour qu’on peut même acheter au supermarché (si, si). D’ailleurs, si vous utilisez une capote, merci de toujours mettre du gel, ça évitera que la capote se déchire.
 
Je me souviens, ado, j’écoutais Lovin’ fun (oui, je sais, j’étais une pintade, ado) et une dame avait appelé pour parler de sodomie en disant : « attention à bien lubrifier si vous voulez pas rester coincés ». Elle avait parlé de couples arrivant aux urgences emboîtés l’un dans l’autre et incapables de se sortir de là. Réalité ou légende urbaine ? Je ne sais mais ça m’a fait rire, j’avoue (que je suis méchante, quand même !). Avant de connaître, la sodomie me révulsait, je trouvais ça bizarre, déviant comme pratique. Et puis, j’ai découvert malgré moi. Je n’ai franchement pas aimé ça la première fois, sans doute parce que je n’avais pas donné mon accord pour, le monsieur s’est promené par là sans penser que je n’avais jamais pratiqué. Peu importe. Depuis, je suis plus ouverte sur cette pratique et ça, de suite, ça excite les hommes. A l’époque où j’étais sur meetic et que j’arrangeais des nuits torrides avec des inconnus, une question qui revenait régulièrement : « et la sodomie tu pratiques ? ». Il suffisait de dire oui pour qu’ils soient tout émoustillés. Sauf que ce n’est pas parce que je dis que je l’ai déjà fait que je le fais systématiquement, j’aime pas les coïts réglés comme du papier à musique, de toute façon.
 
Ce qui est amusant, c’est que certaines filles utilisent la pratique de la sodomie pour marquer leur émancipation sexuelle, comme la demoiselle évoquée plus haut. « Je suis
sodomisée donc je suis libérée ». Et c‘est vrai que les hommes s’affolent dès qu’une fille dit ça. Personnellement, à moins qu’on me pose la question, je ne le crie pas sur tous les toits. Ce n’est pas une question que j’ai honte ou que je n’assume pas, juste que je ne vois pas l’intérêt de le dire. Il faut vraiment que ça fasse partie de la conversation, je me vois pas dire au milieu d’une discussion sur la politique intérieure : « moi, j’adore la sodomie ! ». D’une part, ça risque de jeter un blanc, d’autre part, je crois que si on donne déjà à son futur partenaire la liste de ce qu’on aime ou ce qu’on n’aime pas, il n’y a plus d’intérêt. En outre, il y a des filles très libérées sexuellement qui n’aiment pas la sodomie. Et d’autres qui aiment ça mais qui ne sont pas des coups fabuleux donc il ne sert à rien de généraliser.
 
Il me semble que la sodomie est un peu moins taboue depuis quelques années, même si ce n’est pas encore accepté partout. Il y a des pays où c’est illégal et même dans certains Etats américains comme le Texas. Ainsi, deux homosexuels se sont retrouvés emprisonnés pour acte sodomite. Et là, je me dis qu’il y a un réel problème : qu’est-ce que ça peut faire que deux adultes consentants fassent l’amour en pratiquant la sodomie ? Est-ce que cela nous regarde ? Je suis convaincue que ce qui se passe dans les chambres doit rester privé, la loi n’a rien à y faire à partir du moment où les deux personnes sont adultes et parfaitement consentantes. Certes, la sodomie n’est pas un moyen de procréer mais à partir du moment où les deux partenaires trouvent du plaisir, il n’y a aucun mal et je ne vois pas en quoi cette pratique est déviante. Elle me paraît, par exemple, moins choquante qu’un sado-masochisme poussé… Mais de toute façon, en matière de sexe, je crois que chacun a ses propres limites, ce qui le choque et ce qui lui paraît normal.
 
A présent que la sodomie commence à entrer dans les mœurs, quel sera le prochain tabou ? Pour moi, il s’agit de la « feuille de rose » (soit un léchage de notre petit trou). C’est fou comme les hommes sont motivés pour nous visiter par là mais pour nous lécher, y a personne ! Je comprends qu’on puisse hésiter mais après tout, soit la demoiselle est propre et y a pas de soucis, soit elle ne l’est pas mais dans ce cas, le cunnilingus aussi se retrouve proscrit… Quant au coït, à chacun de voir…
 
Quoi qu’il en soit, chacun est assez grand pour pratiquer ou non la sodomie, elle n’est pas un crime, comme dirait Mister Big, arrêtons d’y voir un signe de perversion. Après tout, des gens très bien la pratiquent !
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La nécessaire éducation sexuelle

Parfois, je suis effarée quand j’entends les jeunes de 16, 17 ans parler de leur sexualité. Le préservatif ? C’est quoi ce machin ? C’est moche, ça pue, c’est visqueux, beurk ! Le coïtus interruptus, c’est tout aussi bien !

Jeunes gens, d’une part, vous n’avez rien inventé, le coïtus interruptus, ça existe depuis la nuit des temps et ce n’est pas fiable. Ensuite, le préservatif n’est pas un engin de torture, ça sert à vous protéger non seulement des grossesses indésirées mais aussi de tout une batterie d’IST (infections sexuellement transmissibles). Mais le problème ne vient pas, à mon avis, d’une insouciance soudaine de la nouvelle génération mais d’un manque total d’éducation sexuelle. Cet article est militant : je me prononce pour l’éducation sexuelle au lycée ! En effet, nous, durant notre adolescence, nous avons eu beaucoup de discours sur le SIDA (nous sommes la « génération sacrifiée »), souvenons-nous des émissions de doc et difool, des préservatifs à un franc ou de la capote géante glissée sur l’obélisque de la Concorde. Souvenons-nous de Clémentine Célarié qui roule une pelle à un séropositif. Aujourd’hui, le ruban rouge est rentré dans les mœurs, le symbole est beaucoup moins fort.

Le préservatif dès la première fois

Retour en arrière. 1994, je finis mon année de quatrième. Comme je suis en collège privé on a des séance de « catéchisme » qui sont plutôt des forums de discussion. On a le choix entre plusieurs ateliers et je m’inscris à un sur le SIDA. Deux personnes de ma paroisse (oui, j’ai une paroisse, je n’y vais jamais mais j’en ai une quand même) viennent nous parler SIDA et prévention et, à la fin de la séance, ils nous donnent à chacun un préservatif. Voilà qui est courageux ! Au lycée, nous avons également un cours sur la contraception très
intéressant. Bon, sur le coup, Cécile et moi sommes un peu traumatisées : pilule ou capote, sinon rien ! Le stérilet, c’est vraiment trop… Alors, certes, c’est super efficace mais ça a une tête d’engin de torture. Enfin, toujours est-il que la gentille dame nous explique que sans protection, aucune contraception n’est fiable. Oublions de suite la fameuse méthode Ogino qui a permis à de nombreux êtres de voir le jour. Grâce à ma super prof de biologie de première, j’ai complété mes connaissances sur la question. Oui, comme j’étais en littéraire, la classe était très majoritairement féminine, ce qui permettait de parler facilement sexualité avec elle.

 

Alors, mesdemoiselles et messieurs, voici quelques petits cours d’éducation sexuelle. Si j’empêche au moins un avortement grâce à cet article (en empêchant une jeune fille de tomber enceinte, je ne suis pas anti-IVG), ça n’aura pas été vain. Alors, imaginons. Sarah et Paul sont jeunes, ils ont quinze ans, mettons, et les hormones qui commencent à bouillonner. Ils sont vierges tous les deux et veulent franchir le pas MAIS première épreuve : acheter des capotes. A cet âge-là, ce n’est pas forcément évident, on a un peu honte d’aller au distributeur dans la rue ou dans la pharmacie. Après tout, Mme Crochon connaît bien la maman de Sarah, elle pourrait cafter. Aveuglés par leur désir et leur envie de copuler, Sarah et Paul décident de s’en passer. Après tout, ils sont vierges tous les deux donc aucun risque d’attraper le SIDA et on ne peut pas tomber enceinte la première fois…

Et bien c’est faux ! La première fois est justement un acte hautement risqué au niveau de la fécondité. En effet, l’ovulation est un mécanisme curieux : normalement, la plupart des filles sont bien réglées et ont leurs règles tous les 28 jours. Sauf que c’est très lié au psychique : un stress peut enclencher l’ovulation et on trouve difficilement plus stressant qu’une perte de virginité. D’ailleurs, c’est pour ça que dans les siècles passées, les femmes tombaient souvent enceintes dès la nuit de noce.

Donc notre ami Sarah compte : normalement, y a pas de risque, elle a eu ses règles il y a peu. Donc Sarah et Paul se découvrent, font l’amour, Paul a promis de se retirer « à temps ». Sauf qu’à temps, c’est souvent trop tard et les premières gouttes de spermes sont aussi les plus concentrées. Donc les plus fertiles. Donc entre les trois gouttes de Paul et l’ovulation soudaine de Sarah, la catastrophe n’est pas loin. Par ailleurs, qu’est-ce qui prouve à Sarah que Paul est vraiment puceau ? Et vice versa, d’ailleurs… Donc la capote est vraiment utile. Pour éviter ce genre de mésaventure, un distributeur de capotes dans les toilettes des lycées ne serait vraiment pas du luxe mais c’est encore un autre débat.
 

Donc si vous ne voulez pas tomber enceinte, oubliez de suite le coïtus interruptus et l’étude appuyée de votre calendrier menstruel, ces méthodes sont généralement peu efficaces. Et l’avortement n’est en aucun cas un moyen de contraception. Pas plus que la pilule du lendemain, d’ailleurs. D’une part, ça coûte cher et d’autre part, c’est très violent pour l’organisme. En effet, une pilule du lendemain est douze fois plus forte qu’une pilule normale et peut provoquer des vomissements. Si tel est le cas, vous pouvez faire une croix sur les vertus contraceptives de cette pilule.

Bien sûr, il y a l’avortement, au cas où… Mais franchement, ce n’est pas facile à vivre, ni physiquement ni moralement. Aujourd’hui, il y a des pilules avortives mais d’après ce que j’en sais, ça rend malade et provoque des règles très abondantes et douloureuses. Donc si on peut éviter, on évite.

Non, IST n’est pas un jeu vidéo

Le préservatif protège aussi des IST, c’est quand même bien pratique. Prenons le cas du SIDA. Non, il n’existe pas de vaccin, on ne guérit pas du SIDA. La trithérapie ? Alors d’une part, ça n’élimine pas le virus d’autant qu’une fois qu’on est séropositif, on l’est à vie. En effet, la séropositivité veut dire que le corps a été en contact avec le virus et a crée des anticorps pour se protéger. Par exemple, si vous attrapez la grippe, vous fabriquez des anticorps de la même façon et vous êtes séropositif au virus de la grippe. Ainsi, il est totalement
impossible de redevenir séronégatif. Ensuite, on ne meurt pas du SIDA. Non, on meurt des complications liées à l’affaiblissement du corps. Le système immunitaire faiblit et on est la proie de toutes les infections, des plus bénignes au plus graves. Donc à partir du moment où on se découvre séropositif, nous voilà avec une merveilleuse épée de Damoclès au dessus de la tête et la
trithérapie, si elle allonge l’espérance de vie, elle le fait de façon très violente : on est malade en permanence. Là encore, si on peut éviter… Et encore, je ne parle pas de la syphilis en recrudescence (Maupassant en est mort), les herpès génitaux ou la célèbre chaude-pisse. Je vous invite à aller jeter un œil sur google, je pense que ça va calmer vos ardeurs.

Evidemment, la théorie est simple, parfois, en pratique… Quand j’ai débuté ma vie sexuelle avec Pierre le pervers, ses treize ans de plus que moi m’ont rapidement convaincue de pas mettre de préservatifs. Enfin, convaincue, non, mais j’ai pas osé protester, il avait trop d’ascendant sur moi. Résultat : un gros retard de règles le mois suivant et le flip de ma vie : Seigneur, me voilà enceinte ! Bon, ce ne fut pas le cas mais 40 jours sans règles, c’est quand même long. Sans parler de l’angoisse quelques temps plus tard quand j’ai passé le
test du SIDA car mon nouveau petit copain (c’était Guillaume) et moi voulions nous passer de capotes. D’ailleurs, anecdote amusante : on a décidé de se passer de capotes le jour où sa mère
nous a donné une boîtes de préservatifs « avec applicateur » (oui, ça existe). Chaque préservatif était enserré dans une bague en plastique qui se distendait et s’enlevait une fois la capote mise, pour éviter de se mettre de la vaseline partout. Bon, je rigole beaucoup en la mettant, beaucoup moins pendant le coït : le préservatif était ultra épais, on ne sentait rien du tout. Ceci étant le préservatif est parti APRES le test (négatif) et parce que je prenais la pilule.

Par la suite, je n’ai pas eu une conduite irréprochable donc je ne me permettrai pas de juger les gens. Certes, chacun prend les risques qu’il veut mais prendre un risque par manque d’information, c’est tout de même idiot. Et prendre un risque, d’accord, mais pensons aussi au partenaire : si j’ai eu un rapport à risque avec X, dois-je en faire autant avec Y ? Je pense que jouer avec sa propre vie nous regarde, menacer celle de l’autre est bien plus blâmable.

Alors engageons-nous ! N’hésitons pas à parler de sexe avec les adolescents de notre entourage, militons pour les cours d’éducation sexuelle à l’école et aux distributeurs de préservatifs dans les lycées. Après tout, ce n’est pas parce qu’on parle sexe à des jeunes ou qu’on met des préservatifs à portée de main qu’ils vont copuler comme des bêtes. Au contraire, leur parler de sexe permettra de les responsabiliser et d’éviter qu’ils se lancent dans l’aventure dans l’ignorance.

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