Les histoires les plus courtes sont les plus indigestes

Des hommes, j’en ai connus, des liaisons, j’en ai eues. Même des relations amoureuses où l’autre avait une place particulière dans ma vie, une place de choix. J’étais prête à faire des concessions, faire une place dans ma vie. Mais parfois, l’histoire tourne court, gros eau de boudin dans laquelle on se noie. Pourtant, y a-t-il de quoi faire un drame ?

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Octobre 2012, le prince charmant se mue en crapaud. Du jour au lendemain, je me prends une rupture en pleine face sans que rien ne m’eut permis de m’y attendre. 5 mois plus tard, je digère pas tout. Je suis lucide, je n’aimais pas ce garçon, j’étais bien avec lui et j’avais envie de construire quelque chose. J’étais amoureuse d’une image que j’avais mais une image fausse. Bon bref, dès octobre, je dis ça à la naturopathe. Mais ça me reste un peu en travers quand même. Je pouvais même plus regarder une série avec Jeremy Sisto parce que je trouvais qu’il avait des airs et je reste troublée dès que j’entends un accent latin (oui, mon ex est Italien pour ceux que ça intéresse). Bref, je digère pas bien parce que… dans la masse à avaler, y a plein de regrets.

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Janvier 2011. Début du marasme avec rupture amoureuse. Cette rupture, c’est moi qui l’ai provoquée en posant un ultimatum que je savais fatal. Mais l’histoire était arrivée au bout. Je dors pas mal et là, je rêve de mon ex… Pas celui de cette rupture mais un de 2006 dont je n’avais manifestement pas tout digéré. Pourquoi ? Parce que j’ai des regrets (c’était marqué quelques lignes plus haut, si t’as pas trouvé tout seul, va te servir un café).

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Des regrets, des regrets mais des regrets de quoi ? De pas avoir eu réellement une chance. Une chance de juste voir si ça pouvait marcher ou non. Je ne sais si ces hommes auraient pu m’offrir une grande et belle histoire mais j’ai juste pas eu l’occasion d’aller au bout. Et ça, ça me rend dingue. Et ça rend la rupture indigeste. J’en parlais autrefois avec je ne sais plus laquelle de mes amies et on se disait qu’on mettait souvent plus de temps à se remettre d’une courte histoire que d’une longue, établie. Facile : une relation courte où tu y crois, t’es en plein dans la passion et dans ta lune de miel et là, vlan, dans ta gueule, c’est terminé. Hier encore, Chéri d’amour vous envoyait des SMS enflammés, aujourd’hui, c’est fini. Hier encore, prince-charmant-devenu-crapaud voulait caler son emploi du temps sur le mien pour qu’on ait les mêmes soirs de dispo pour se voir. Le lendemain, j’avais droit à un baratin de merde sur “je ne sais plus, je ne sais pas et puis hop, tiens, j’ai pas digéré la rupture d’avec mon ex dont je n’ai jamais trouvé utile de te parler en 3 mois”. Comment veux-tu te préparer à ça ? Surtout que pardon mais le coup de l’ex, je suis pas conne, je sais très bien que c’est une excuse bidon, un vrai “c’est pas toi, c’est moi”. Même si le connard pointe et atomise le prince charmant, reste le regret de cette semi relation qui ne m’a pas permis de réaliser nos projets. Comme ce week-end qu’on devait faire en amoureux. Comme ce voyage en Russie quand il aurait fini d’écrire sa thèse. De bien jolis rêves. Qui t’empoisonnent un peu.

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Au fond, ce qui nous rend cette rupture difficile, ce n’est pas une question d’Amour, sans doute un peu d’orgueil mais surtout la projection idyllique de la relation que nous avions. Nous n’avons pas eu le temps de se rendre compte que l’Autre était aussi imparfait que vous. Ce n’est pas l’absence de l’autre qui nous empoisonne mais ce qu’on aurait aimé qu’il soit pour nous.

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Comment j’ai re tutoyé le chômage

J’ai de l’intuition et dans la vie, ça me sert. 07 décembre, je croise par hasard le responsable du matériel informatique dans le RER après une longue journée de travail. On papote un peu et il me révèle que quelqu’un de mon service nous quitte. Pardon ? On est 7 dans mon pôle et personne ne me semble en position de démissionner. Je blanchis et formule ces mots : « putain, c’est moi… ». Il a beau me rassurer, j’en suis persuadée. Il faut savoir qu’ils ont prolongé ma période d’essai, « c’est normal, ne t’inquiète pas ».  Je saoule
l’Amoureux et ma mère avec cette histoire, j’envoie un mail à Caroline, une de seules collègues avec qui j’ai sympathisée et qui sait toujours tout sur tout mais pour le coup, elle ne sait rien. Mais elle me rassure, il n’y a aucune raison que je dégage.

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09 décembre, un jeudi. Je suis fébrile, je le sens pas. Je pars aux toilettes et quand je reviens, je croise dans le couloir ma n+1 et le directeur du pôle qui vont s’enfermer dans un bureau. Je suis sûre qu’il se trame un truc. 5 minutes plus tard, ma chef, blanche comme un linge, vient me chercher. Je ne prends pas mon carnet de note, je sais ce qu’ils vont me dire. « Bon, ce qu’on a à te dire n’est pas facile ». Bingo. « Je sais, Joël m’a dit que quelqu’un partait du pôle, je sais que c’est moi ». Stupeur et tremblements. La mission de Joël
sur notre pôle n’avait rien à voir avec moi et ma chef s’énerve mais je lui dis la vérité : c’est mieux qu’il y ait eu ce quiproquo, ça m’a permis de me préparer. D’ailleurs, je ne réagis pas vraiment, contrairement à ma chef qui semble au bord des larmes. 

« On est contents de ton travail mais ton poste est trop à cheval sur celui de Caroline [responsable de la modération] et la direction a décidé qu’on ne pouvait pas maintenir ton poste.

– Mmmm. Désolée de pas réagir, c’est pas que je m’en fous, au contraire, juste que je m’étais préparée ».

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Fin de l’entretien. Réaction une : envoyer un mail à Simon, mon chef chez TGGP ainsi qu’à Claude, mon ex collègue de ma première boîte. Je vois mes collègues de chez Pubilon le soir même, je ferai passer le mot à ce moment là.


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Réaction deux : prévenir Vicky qui avance notre déj à 12H car je sens que les larmes montent : « sors de suite de ce bureau ! ». Caroline me demande ce qui ne va pas « j’avais tort pour l’histoire de Joël mais raison sur la finalité, ils ne me gardent pas ». Je rejoins Vicky, pleure dans ses bras, réalisant soudain l’incroyable, l’insurmontable, ce qui me terrorise le plus : je retourne au chômage. Tous mes anciens démons remontent à la surface, les mauvais souvenirs de mes un an et demi d’inactivité. Non, non, je ne veux pas revivre tout ça ! 

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De retour au boulot, Vincent, qui m’a embauchée me prend à part : « c’est pas ta faute, c’est celle à pas de chance. Mais on te recommandera au besoin, ne t’inquiète pas ! ». Ouais ben en attendant, je vais rafraîchir mes fiches viadeo, linked in et do you buzz. Oui, j’ai parfaitement conscience de la date : j’ai une fenêtre de 10 jours avant les vacances de Noël, je ne dois surtout pas traîner.


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Le soir, j’appelle mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Je suis passée direct de la phase 1 (le choc) à la phase 3 (la colère) du deuil sans passer par le déni. Oui, je suis inexplicablement en colère parce que je ressens qu’il n’y a pas de morale de l’histoire, pas de « ça me servira au moins de leçon ». J’aurais échoué, j’aurais été mauvaise, j’aurais pu me dire « bon, ok, j’ai chié mais je retiens, je ne recommencerai plus ». Là, c’est juste que finalement, mon poste paraissait superfétatoire, un magnifique « c’est pas toi, c’est moi
» qui ne console pas du tout. Le lendemain, je demande à ma chef qu’on déjeune ensemble car ça fait à peu près une journée qu’elle n’est plus capable de me regarder et que j’ai pas envie de vivre ça pendant un mois donc je la convoque en gros pour lui dire que je n’ai plus ni colère ni rancœur. « Mais enfin, c’était pas à toi de faire cette démarche ! ». C’est pourtant moi qui l’ai faite. Un déj intéressant où nous nous sommes parlées à cœur ouvert, je lui ai parlé de mon traumatisme Pubilon qu’elle a parfaitement ressenti, elle m’a rassurée sur mes compétences « arrête de t’excuser et demander, fais les choses, tu les fais bien ! ». En fait, ce vendredi 10 janvier, je me suis levée soulagée comme jamais. Deux jours plus tard, j’ai vu une copine qui m’a dit « je ne t’avais jamais vue comme ça, tu as l’air tellement détendue, j’ai failli ne pas te reconnaître ».


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Parce que ne jouons pas les Cosette à outrance, je n’aimais pas ce job. J’ai joué de malchance dès le départ : arrivée en juillet, Vincent, mon censé n+1 n’était pas là, c’est à Martine de me gérer. Martine qui ne doit plus s’occuper de la communauté au retour de Vincent donc elle est cordiale mais ça ne va pas au-delà. D’ailleurs, dès le premier jour, j’ai déjeuné seule, Martine et sa stagiaire Camille étant en déjeuner. Quand Vincent est revenu, il ne s’est guère intéressé à la communauté car il savait qu’il allait changer de service et que Martine allait récupérer, qu’elle soit d’accord ou non, la communauté. Du coup, j’ai passé les deux premiers mois à faire mumuse avec mes powerpoints stratégiques qui ont fini dans un placard virtuel, personne ne s’en est occupé, tout est resté lettre morte. Plus le temps passait et plus le contour de mon poste devenait flou, les tâches qui m’étaient allouées s’effaçaient au fur et à mesure. La newsletter communauté ? En attente. Le fil actu de la communauté à communiquer en interne ? Non, on le fait pas finalement. Les panels ? En attente. Seules réelles missions : organiser des rencontres avec les internautes et identifier les thèmes clés pour chaque forum pour aider le SEO (ça, j’ai bien aimé). Sauf que les rencontres des internautes, ça n’amuse plus trop la direction. Du coup, je fais mumuse sur les forums, je dialogue avec les internautes, je crée des sujets avec un pseudo officiel et des faux pseudos, je mets de côté des conversations sympas. A un moment, je réalise que mon job est devenu le même que celui de chez TGGP, avec presque 20% de salaire en plus. Du vol.


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J’aurais pu m’en contenter : être bien payée pour pas grand-chose, c’est du vol mais je peux m’épanouir ailleurs. Mais quand même, ça me titille, ça me dérange, j’en ai marre. Car ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce fameux 07 décembre, je suis arrivée tard… Parce que je sortais d’un entretien.  Hé oui, la séparation était plus ou moins d’un commun accord.

Demain, je vous raconte comment mon chômage n’a que peu duré.

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Courrier des cœurs : réponse à Luna

Cette semaine, Luna nous a posé la question suivante : « Je suis avec mon mec depuis 8 mois et je me rends compte que je ne l’aime pas. Je voudrais donc mettre un terme à notre relation mais je ne sais pas trop comment justifier mon choix. Je ne peux pas dire que j’ai rencontré quelqu’un d’autre, que c’est la faute de mon ex ou quoi que ce soit, c’est juste qu’avec lui, je me sens pas motivée pour construire quelque chose, je sens qu’il n’est pas fait pour moi. Comment le lui annoncer sans le blesser et sans sortir un « c’est pas toi, c’est moi »? »



La cellule love and sex s’est réunie et voilà ce qu’on en pense.

Lucas : Perso je prefererais que la nana soit carrée, directe et qu’elle me dise clairement  » je ne ressens rien avec toi (allez bim), depuis 8 mois tu n’as rien déclenché en moi, pas d’émotions, de sentiments forts. Tu es bien gentil (allez re bim) tu es doux, attentionné, mais on a pas de complicité, pas de lieux de mémoire. Notre relation est plan plan et ça me saoule. Et si tu avais été assez finaud, tu l’aurais ressenti depuis belle lurette. Voila. Il n’y a personne d’autre, seulement le grand vide intersideral qui va m’aspirer afin que je retrouve l’envie de séduire, d’être et d’exister. Tu m’en veux pas Doudou ? » Bon là je pars un peu en live… Mais c’est l’idée aussi. Quitter quelqu’un c’est retrouver un peu son essence qu’on avait mise de coté pour le compromis du couple…

Summer : Je suis assez d’accord avec Lucas. Pour le coup sois franche c’est aussi ça le respect. De toute manière tu as le mauvais rôle puisque
tu es à l’initiative de la rupture alors au lieu de vouloir chercher une échappatoire douteuse la meilleure solution reste selon moi la franchise

Tatiana : Dis lui que tu es lesbienne.

Enzo : En fait, ce n’est pas que tu ne veux pas le blesser, c’est plutôt que tu ne veux pas endosser la responsabilité et le blesser « devant
tes yeux »… Et puis, de toute façon, soyons honnête : est-ce que tu penses vraiment que tu seras assez originale ? Je pense que cela restera un « c’est pas toi c’est moi » bricolé au final…
Je vote « dit lui la vérité avec tact ». Tu le quittes sans que ça te coute, donc pense à lui et évite lui de se triturer la tête plus tard ou de ruiner sa confiance en lui.

Lucas : Tu peux aussi faire ça en musiqueJe suis venu te dire que je m’en vais…

Nina : Je ne vois pas vraiment où est le problème. Des couples sont faits pour durer et d’autres non, life is life, lalalala. Je pense que si tu respectes ton mec, tu lui dois la vérité. Ca ne colle pas en tant que couple, tentez l’amitié et si ça ne marche pas, coupez les ponts. Quand on commence à sortir avec quelqu’un, on ne sait jamais ce que ça va donner et parfois, on constate au bout de quelques temps que ça ne donne rien. Il vaut mieux partir que de rester et faire deux malheureux sur la longue durée. Tu n’as pas besoin de prétexte, tu as le droit de ne pas sentir d’avenir avec lui.

Si toi aussi, tu as des questions, n’hésites plus, la cellule peut t’aider. Tu peux nous contacter en commentaires, mail ou facebook. Lâche-toi mon ami(e)

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Courrier des cœurs : réponse à Boulou

Cette semaine, Boulou nous a soumis la question suivante : « je sors depuis quelques semaines avec un gars que j’apprécie beaucoup, on s’entend très bien, on passe de bons moments mais pour moi, ça ne va pas plus loin, je pense que je ne tomberai jamais amoureuse de lui. Par souci d’honnêteté, je pense le plaquer mais je sais pas trop quoi lui dire vu que ça me gonfle les phrases trop entendues du genre « t’es génial, c’est pas toi, ça vient de moi, tu trouveras certainement qq de mieux » etc. Comment larguer quelqu’un qu’on apprécie de façon franche sans tomber dans les banalités d’usage? Des conseils? Je suis preneuse… »



La cellule love and sex des vingtenaires s’est donc réunie pour répondre à cette délicate question, voici nos réponses :

Tatiana : « T’es sympa mais je sais que je ne tomberais jamais amoureuse de toi. Y a pas de magie, déclic, papillons, appelle ça comme tu veux. Si tu veux on peut toujours se voir pour le sex. « 

Mais être honnête ca veut pas forcément dire larguer le mec. Si ça se trouve il pense pareil. A moins peut-être que ça te gonfle de rester avec quelqu’un que tu n’aimes pas ? Mais si vous savez tous les deux que vous ne tomberez pas amoureux, vous pouvez très bien passer des bons moments ensemble.

Mais si tu veux vraiment le plaquer : il a quel âge, t’as sa photo ?

Lucas : Ce qui est rigolo c’est que normalement t’es censée tomber amoureuse et seulement après tomber dans le quotidien lancinant. Toi tu fais les choses à l’envers. La classe…
Pour ce qui est d’évincer Bob…
On passe de bon moments ensemble mais je ne suis pas amoureuse et rien en toi ne me fait vibrer (ici tu te lèves et tu entonnes ce refrain détourné :
« Im needin’ good vibrations
(oom bop bop good vibrations) ».

Ensuite tu enchaines
T’es un mec qui me comprend mais sans plus. Ces 3 semaines passées avec toi m’ont démontrées qu’au delà des connivences tu n’as pas su allumer le feu, allumeeeeeer le feu, faire danser les diables et les dieux et faire grandir la flaaaaamme dans mes yeux.
Donc merci de ta tendresse, merci d’avoir été présent mais là tout de suite tu m’empêches d’attirer de beaux mecs séduisants alors casse-toi s’il te plait, en me pardonnant (Please, Forgiiiiiiiiiiiiive Me…) Et si tu comptes te suicider t’es gentil tu laisses pas mon nom dans ta lettre d’adieux car de toute façon je n’aurai aucun remord. D’ailleurs les trip à la Renan Luce, merci bien. Et ne te rates pas s’il te plait parce que mon nouveau mec et moi on viendra pas te voir à l’hosto et t’auras ensuite une vie entière en tant qu’handicapé : moteur, ça tourne ! (te fais pas de film, je parle de ton fauteuil roulant…)

Summer : Euh, je dois être sans coeur mais je ne vois pas trop où est le problème, tu vas pas te forcer non plus. La façon est simple, lui dire honnêtement que tu l’aimes bien mais que vous allez en rester là, que tu n’as pas le déclic tout simplement; et surtout lui dire avant qu’il quémande une mise au clair.

Enzo : La réponse dont tu es l’héroïne !
1) Voici plusieurs semaines que tu es en couple mais, bien que tout se passe bien, tu ne ressens pas les papillons dans le ventre t’indiquant le potentiel de compatibilité de reproduction à moyen
et long terme :
– Ton objectif principal est la quête du mâle final, va en case 3.
– Ton objectif principal est la stabilisation d’un certain état de bonheur, va en case 2.
2) Cette relation te procure des bienfaits même si ce n’est pas le coup de foudre. Mais, au risque de tuer la poule aux oeufs de bronze (ben oui c’est pas l’or quand même), il faut stabiliser la situation tout en prenant en compte que certaines issues sont vaines (mariage,  monospace et petits-enfants).
– Tu es honnête mais tu aimes bien la cocon confortable du couple, va en case 34.
– Tu as toujours voulu tester le concept de fuck-friend depuis que tu l’as lu dans Cosmo, va en case 36.
– Tu as trop peur de tuer la poule aux oeufs d’argent (oui finalement c’est un peu mieux que le bronze vu que tu y trouves ton compte), va en case 40.
3) Ton souhait est de trouver l’homme de ta vie. Mais cela signifie-t’il pour tant le quitter ?
– Tu la joue honnête et sans bavure, il ne sert à rien de continuer une relation sans avenir, va en case 42.
– Tu joue la carte de l’hyper-pragmatisme, des relations sexuelles régulières jouent sur le taux d’hormones, augmentant les chances de conclure une nouvelle relation. De plus, la structure relationnelle du couple apporte une dose de réconfort nécessaire en ces temps difficiles (la hausse du pétrole et du CAC40). Trois possibilités :
– le mensonge (va en case 40),
– la semi-honnêteté (va en case 34)
– ou l’honnêteté (va en case 36).
34) Explique-lui qu’il manque quelque chose, avec les mots que tu as employé, mais tout en restant en couple. Une forme de sursis agréable. Bonus : il essaiera peut-être de faire des efforts, alors qu’il était déjà bien. Double bonus : la porte de sortie est tout tracée et il s’y attendra (à ce moment là, va en case 42).
36) Explique-lui qu’il manque quelque chose, avec les mots que tu as employé, et passer au statut d’amis intimes s’il est d’accord. Bémol : faire attention à son implication émotionnelle pour éviter des menaces de tentatives de suicide ou de bains de sang si la personne est impulsive.
40) Statut-quo. Reste avec lui sans aborder tes doutes. Elabore quelques points de friction pour te justifier une porte de sortie en cas de découverte de possibilités avec un mâle plus attractif.
42) Quitte-le en expliquant ce que tu viens de nous dire. Pourquoi mentir ou travestir la vérité ?

Jane : Grâce à Enzo, mon conseil du jour est donc: la 36 si tu as tout plein de courage, la 40 si tu as du mal à te résigner à être méchante là maintenant tout de suite.

Diane : Dans friends, quand ils ont ce genre de problème, ils disent à l’autre que c’est une question « d’alchimie » qui ne se fait pas, et qu’on peut pas l’inventer, et que c’est comme ça. Ne lui sort pas que c’est « un mec bien », c’est le genre de truc qui énerve.

De toute façon, si tu es dans un souci de ‘pas le blesser’, si lui il a des sentiments pour toi, quoi que tu dises, ça risque de pas changer grand chose au schmilblick. Il le sera. Bon, après, je te dis pas de lui balancer « bon bah c’est pas tout ça mais j’me fais un peu chier là, jme barre avec ton meilleur pote, parait que c’est un bon coup lui, et ah, au fait, prend un chewing gum quand même », mais juste une vérité franche et nette (pas dans la nuance, parce que là où il y a nuance, l’autre peut se dire « ah tiens peut-être que encore espoir…’).

Le fait de vouloir être honnête avec lui montre assez bien en soi l’estime que tu lui portes.

Si toi aussi, tu as un souci dans ta vie amoureuse ou sexuelle et que tu as besoin de nos lumières (ou t’as juste envie de nous poser une question), n’hésite pas à nous la soumettre !

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Freestyle

Il est tard, je viens de me prendre 6h de route dans les pattes après un week-end dans le sud qui fait du bien, il fait froid, mon chaton (qui en fait n’a rien fait de sale dans sa cage) me fait des ronrons dans l’oreille donc autant vous dire que là, je suis pas du tout parée pour vous faire un article digne de ce nom. L’article racontant mon week-end, c’est demain, c’est prévu.

Des idées d’articles, j’en ai des tas ! Vie pro, vie privée, amours et amitiés et chats, j’en ai plein. Mais là, j’ai ni la force ni le courage de développer, je veux juste prendre une douche (très) chaude et me coucher avec mon chat qui fait des ronrons et ma bouillote qui m’a chauffé les draps. Cependant, en tant que bonne bloggeuse, je ne vous oublie pas, lecteur, je pense à toi, devant ton écran, à moitié endormi avec ta tasse de café. Non, je peux pas t’abandonner quand même. En même temps, tu noteras que ça fait dix lignes que je dis rien mais
que je fais genre que c’est un vrai article. Parce que tu vois, je pourrais faire une liste mais non, la liste, c’est le samedi, je dois pas user mes cartouches. Je pourrais te faire une BD mais je sais que t’aimes pas ça parce que je dessine mal. Je pourrais jongler avec 3 balles mais tu t’en fous, tu vois pas, la magie du net a ses limites

Je pourrais aussi faire du teasing genre je vais te dire que prochainement sur ces pages, je compte te parler de mon week-end sudiste, une nouvelle comparaison amour/amitié, quelques articles sur le métro, d’autres sur le chômage, d’autres encore sur les blogs. Je te parlerai de mes bloggeurs crétins aussi, quelques perles. En fait, si t’es sociopathe tendance obsessionnel paranoïaque, je suis sûre que t’as un blog sur les plateformes que je gère ! Un jour aussi, je te parlerai masturbation parce que je ne l’ai jamais fait et qu’au bout de 2 ans
et demi ça craint. Mais bon, je parle plus trop de sexe histoire qu’on me prenne pas que pour un vagin ambulant, c’est tellement réducteur, bouh. Je te parlerai d’amour, aussi, d’ocytocine, peut-être d’alcoolémie. Bref, tu vois, des choses à dire, il y en a ! Mais ce soir, je veux juste aller me coucher donc je le ferai une autre fois, tout ça. Mais maintenant, t’as déjà une idée de ce que tu vas lire dans les prochains jours ici. Sachant que les prochains jours, ça peut être dans 3 mois, je peux être très versatile avec ce blog. Genre un truc qui m’énerve ou
m’inspire va être écrit en 10 mn et passer en priorité.

Là, j’en suis à la 33e ligne, selon word, 33 lignes de merde intégrale et de vide absolu, il faudrait peut-être que je m’arrête à moins que je ne lance une blague… Non, j’en ai pas. Je pourrais te parler du fait que grâce à ma Vicky chérie, je suis redevenue parfaitement brune mais bof aussi. Je suis juste un peu plus belle qu’avant. Oui, je me dis que je suis belle parce que si je le fais pas… Si, des gens me le disent mais c’est pas une raison pour faire son avare d’auto-compliments. C’est un peu de la méthode Couet : « je suis belle, belle, belle, même sans Affibel ». Parce que bon, là, j’ai un peu décidé de rentrer en période d’abstinence choisie car 2007 n’est qu’une longue suite de déceptions, de « c’est pas toi, c’est moi », de connards alzheimériques… Donc comme 2007 a décidé que j’avais déjà un (ouais et même 2) CDI dans l’année, faudrait voir à pas trop en demander non plus. Donc, en mon âme et conscience, j’ai bousillé ma fiche meetic et en plus, je l’annonce haut et fort : cet hiver, quand je sortirai pas avec les cops, ce sera tricotage devant la télé. Hé oui, même pas peur.

Bon, là, je crois qu’il est temps d’arrêter, il fait peur mon article…

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La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


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– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate

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Je te quitte

Rassure-toi, lecteur, je ne quitte personne, ni toi, ni Brad, ni ce monde cruel. Il y a quelques jours, je discutais avec une blogueuse hautement intéressante qui m’a demandé si j’avais déjà écrit un article sur la rupture. Non, lui répondis-je, mais j’y pense. Donc acte.

L’amour est vraiment quelque chose de très compliqué. D’abord, on se pose 100 000 questions : comment séduire Brad ? Comment puis-je devenir sa Bradounette ? Et, ô miracle, un jour, cela se fait, vos lèvres s’effleurent sous un lampadaire un soir de printemps, c’est l’extase. Sauf que voilà, Brad n’est pas précisément le prince que vous imaginiez, il a un rire agaçant, il ne lit que football magazine, il se gratte les couilles en se levant (et en plus, il se renifle les doigts, après, comme tous les mecs) et en plus, il a les mêmes baskets
depuis 10 ans et l’odeur qui va avec. Bref, je caricature mais vous comprenez qu’avec Brad, ce sera jamais soirée philo autour d’un verre de vin et qu’il n’apprendra pas à Junior à jouer aux échecs. Donc, plutôt que de continuer cette mascarade ridicule, autant y mettre fin.

Mais comment ? Oui, comment. Parce que, quelque part, la rupture, c’est comme la séduction, je crois qu’on n’est pas vraiment nés pour. Enfin, pas moi, en tout cas. N’étant pas de nature sadique, je n’aime pas faire souffrir les gens et une rupture en général, ça fait mal. Comment dire à l’autre, qui a certes ses défauts mais qui reste un être humain, qu’il ne nous convient pas ? Comment lui dire que demain, il n’y aura plus de nous ? Y a bien que dans les films où les nanas arrivent à dire sans complexe : « bon, tu te casses, c’est fini, j’ai même jamais eu d’orgasmes avec toi. » Quand bien même ce serait vrai, je pourrais jamais dire ça. Limite, je trouve ça plus gentil d’arracher les ailes d’un papillon, c’est
pour dire. Pourtant, certain(e)s arrivent à se la jouer salauds ou salopes, arrivent à vous cracher les pires trucs à la tête. Un de mes « exs » m’expliquait une fois que son ex avait tout fait pour pourrir la relation pour que ce soit lui qui la quitte. Que c’est courageux, bravo, j’applaudis des deux mains. Ah oui, je peux me la jouer lâche, genre je prends un amant et je fais bien exprès de laisser traîner une capote dans la poubelle de la salle de bain… Oui parce que salope ne rime pas avec cracra, je laisserai pas une capote usagée sous mon lit, faut pas
déconner non plus. Hop, double coup de poignard : « non seulement je te trompe mais en plus, je te quitte. » Non, non, non.

Après, y a le coup du silence radio. Bon, ça, j’en suis incapable aussi. Déjà que je culpabilise de bloquer sur MSN un plan cul, imaginez ce que c’est pour un chéri… En plus, j’en ai été victime du silence radio avec Arnaud et y a rien de plus agaçant. Ok, tu veux pas continuer mais dis-moi au moins pourquoi, enfoiré ! Remarque, des fois, vaut mieux pas savoir. Dans le rayon « rupture ignoble », j’ai eu la palme avec Pierre le pervers. En gros, monsieur m’a reproché d’avoir passé une journée à essayer de le joindre chez lui et de pas laisser de
messages sur le répondeur. Oui, les répondeurs et moi, on n’est pas copains, je sais jamais quoi dire. Donc quand je lui ai dit que j’avais essayé de le joindre parce que j’avais envie de parler,
j’ai eu droit à un merveilleux : « si t’as envie de parler, va voir un psy ». Oh, mes jolies dents toutes éparpillées autour de moi ! Après avoir jeûné, pleuré, fait la gueule pendant 24h, soudain, je m’énerve : « mais…mais… cet enfoiré de fils de biiiip biiiiip m’a dit d’aller voir un psy, mais quel biiiiip de biiiip de biiiiip ! ». Et Gauthier, placide : « c’est bien, t’as mis que 24 heures pour t’en rendre compte. »

Oui, une rupture, c’est la faute à qui ? « Ca ne vient pas de toi, c’est moi » ou « ça ne vient pas de moi, c’est toi ? ». Mauvais raisonnement, à mon avis. Le problème n’est pas le toi ou le moi mais le nous. Hé oui, le Brad n’est pas universel, y en avec qui ça colle et d’autres non. Il n’y a personne à remettre en cause (sauf certains cas, quand même), c’est juste une question d’incompatibilité. Mais pour le faire comprendre, ça, faut se lever tôt. Parce que mine de rien, une rupture, on le vit souvent comme un rejet de soi. Moi,
en tout cas. S’il ne veut pas de moi, c’est que je ne mérite pas son amour… Mais qu’est-ce qui cloche en moi, bouhouhou ! Heureusement, dans ces cas-là, Gauthier m’engueule : faut que j’arrête de croire que c’est tout le temps ma faute. Ok mon capitaine. Mais pour ne pas douter, le meilleure façon, c’est d’avoir une explication et on en revient au point de départ : comment rompre ? Par texto ? Non mais ça va pas ! Et pourquoi pas envoyer un télégramme tant qu’on y est. Par téléphone, ça le fait pas trop non plus, sauf si la distance y oblige. Par lettre… mouais, ça permet d’expliquer les choses sans être interrompu mais le temps que la lettre arrive… Par blog ? Non, je déconne ! Le mieux reste le face à face mais comme c’est difficile ! Voir le visage de l’autre se décomposer, risquer la crise de larmes… Dans un lieu privé ou un lieu public ? Je crois que le dernier est à bannir, justement à cause de la possible dispute ou crise de larme. Seulement, en privé, on ne sait jamais comment ça peut finir, genre « une dernière brouette pour la route » ? C’est à chacun de voir mais
attention, si la personne ne veut pas rompre, la dernière brouette peut être une façon de nier la rupture, je crois. « Tu m’as dit que tu me quittais mais on a fait l’amour juste après donc ça veut dire que tu as toujours envie de moi, non ? ».

Une rupture, c’est vraiment compliqué à gérer puisque outre le comment, y a le quand. Y a toujours des événements qui font que ce n’est pas le bon moment : son anniversaire, le mien, les exams, la St Valentin, Noël, le repas de famille, l’annif de sa mère, la mort de son chien… Bref. La rupture, y a jamais de moments idéal. Quelque part, c’est comme un sparadrap : oui, ça va être douloureux mais vaut mieux ne pas traîner sinon, après, on a des traces noires sur la peau qui ont du mal à partir même si on frotte fort. Cette métaphore
totalement nulle et infâme souligne bien le côté pourrissement de la situation. Avec Guillaume 1, à la réflexion, on est vraiment passés très près de la catastrophe pendant nos vacances, la rupture a eu lieu deux mois trop tard parce que personne n’osait rompre. Puis il y eut le mot de trop et j’ai explosé : on arrête là. Après des explications et des larmes au téléphone, il
est venu chez moi pour consommer la rupture, si j’ose dire, histoire de ne pas dire qu’on a rompu par téléphone. Assis sur le canapé, sans oser se regarder ni se parler, il n’y avait plus de nous. Dieu Merci, nous n’étions pas ce genre de couple à avoir oublié le mot « je », on avait pas mal d’activités solo, ça a donc été plus facile de s’en remettre. Mais bon, c’est la première fois de ma vie que j’ai pris des médicaments pour dormir. Comme en plus je prenais des médicaments pour mes allergies, j’ai dormi pendant deux jours quasi non stop.

Si la séduction est un art difficile, la rupture l’est encore plus car on se retrouve sans rien à l’arrivée. Ceci étant, si on tombait dès le départ sur la bonne personne, ça se saurait.

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