35

Si je m’en réfère à ma carte d’identité, ça y est, j’ai 35 ans aujourd’hui. Oh waouhou déjà ! Mais hier encore, j’étais cette fraîche jeune fille de 25 ans, débarquant pleine de rêve sur Paris… 35 ans. 30+5 ou pire… 40-5. Tic tac tic tac.
35
Je n’aurais pas cru mais si : j’ai la crise de la trente cinquaine. Je ne pensais pas que ça existait mais figurez-vous que si, du moins pour moi. Alors que je m’étais sentie forte et sereine pour mes 30 ans en mode « hihi, 30 ans, c’est cool, je sais qui je suis lalala », à 35 ans, c’est plus compliqué. Pourtant, ma vie roule encore mieux qu’à mes 30 ans. Le jour de mes 30 ans, je me suis éveillée pour rejoindre un boulot que je haïssais, passant tout mon temps libre à mailer des CV pour me tirer de là au plus vite. A mes côtés, mon petit ami du moment, un garçon aussi charmant que dysfonctionnel qui n’aurait jamais m’offrir plus que la place de maîtresse officielle bien qu’il n’en ai pas réellement conscience (ou ne veuille pas l’admettre). A 35 ans, je fête mes 7 mois dans cette boîte où tous les espoirs me semblent permis, où je cartonne et où je joue enfin le jeu de l’entreprise, espérant aussi gagner la branche que je vise : les études (oui, je sais, avant, j’avais dit stratège digitale, laissez-moi changer d’avis). Mon chéri est bien plus fonctionnel que celui de l’époque, on vit une relation cool, tendre et épanouissante qui nous fait du bien à tous les 2, tout va bien. Côté amitié, j’ai des piliers solides et je le sais, dans ma famille, tout va bien, ma soeur voyant à nouveau son ventre s’arrondir. Mais je vous en reparlerai. Bref, tout va bien. Alors c’est quoi cette crise ? C’est la crise du sens.
sens-vie
Je ne veux plus perdre de temps en conneries, en fait. Ca s’articule autour de plusieurs axes. Le premier est personnel : je veux savoir qui je suis. Enfin pas tant qui je suis (je le sais) mais ce que je peux faire. Je ne finirai pas ma vie dans le marketing, c’est un acquis pour moi. Parce que si je m’éclate à raconter des histoires, à arriver à répondre à la problématique client en mettant les bonnes pièces dans le bon ordre, ça n’aide personne. Je veux dire si demain, on arrêtait tous de faire du marketing, ça ne léserait pas grand monde in fine, ma contribution à la société étant aujourd’hui résumée à payer mes impôts et à consommer. Ca fait une bien belle jambe à ceux qui ont eu moins de chance que moi dans la vie. Ca tourne depuis janvier, j’arrive toujours pas à trouver mon engagement et j’ai envisagé un temps à finir ma vie marketing pour devenir… instit. Pourquoi pas mais en fait, je me rends compte de deux choses : ce qui me motive avant tout, c’est l’idée de passer le concours et ensuite, les enfants, à part mon neveu, je suis pas sûre d’avoir une grande patience avec eux. Je me suis imaginée masseuse Shiatsu aussi pour aider… les riches. A 60 € le massage, c’est pas le smicard qui va profiter de la détente accordée par mes doigts de fée (au moins). Bref, ça mouline, ça mouline.
Labyrinthe-pelouse
Autre point que je trouve encore plus intéressant : ma volonté de décaper mon entourage, façon Monica. Je m’explique : je veux de la sérénité partout. J’en ai marre des parasites de la vie, ces gens pas forcément méchants en soi mais que t’as pas envie de voir car ils sont toujours négatifs ou qu’ils ont une addiction qui fausse leurs rapports aux autres. En gros, ils ne m’apportent rien. Je ne parle pas de gens qui sont à un moment T dans une situation qui les rend triste et déprimés voire dépressifs, je ne rêve pas de vivre au milieu des Bisounours non plus mais il y a cette catégorie de gens, ceux qui sont toujours bourrés/camés/en chasse en soirée et qui finissent par en être ultra lourd. Ceux qui vont passer le moment où vous allez vous voir à se plaindre, plaindre, plaindre sans même se demander 30 secondes si vous, ça va. Des gens toxiques, quoi. Ca, c’est fini. Je veux des gens qui m’apportent quelque chose : à minima un bon moment (sauf cas où la vie a été pute avec eux, bien sûr, je ne dis pas que je tournerai le dos à mes amis le jour où ils auront un pet de travers), mais aussi des connaissances, qui touchent leur bille dans des univers que je connais pas ou mal.
happy friends in summertime
C’est un peu compliqué à expliquer, ça fait limite amitié intéressée mais c’est vrai que j’ai envie de gens « meilleurs » que moi qui me poussent en avant, m’encouragent à lever le point et avancer vers mes objectifs, qui me nourrissent de leurs savoirs et m’invitent à partager avec eux mes compétences, qu’on s’apportent mutuellement des choses. Ca vient finalement avec le fait que je n’ai plus envie de me bourrer la gueule à en vomir aux soirées, que je préfère une soirée cool à siroter du vin en refaisant le monde que des soirées défonce à dire de la merde dont on se souviendra pas parce qu’on n’était plus en état d’enregistrer.
dites-adieu-a-la-gueule-de-bois-grace-a-cette-nouvelle-pilule-miracle-qui-reduit-le-taux-d-alcool-dans-le-sang
Bref, 35 ans, c’est l’âge de l’intelligence et de la sérénité. Deal with it !

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De l’impossibilité de parler du vote FN

Ma naïveté me perdra, c’est un fait. Quand je déclare sur Twitter qu’il fallait cesser d’assimiler les électeurs FN à des bouseux incultes, il m’a rien manqué, jusqu’au mec très fin me traitant de frontiste puisque je les défends (??). Un autre me disait : qui qu’ils soient, ils sont tous racistes ! Oui, très bien, tu les connais tous, non ? Alors tais toi.

Oui, il y a des électeurs FN racistes et qui s’assument. Et après ? On en reste là ? Ces 18% d’électeurs sur lesquels on crache depuis dimanche, on se contente de se dire que ce sont des abrutis et on les laisse de côté ? Ou on se dit enfin qu’il y a un vrai malaise et on arrête de s’étonner tous les 5 ans du score du FN ? Non parce que nous avons eu droit à un bel angélisme dimanche soir : quoi, Marine 3e? Heu oui, et je ne vois pas où est la surprise. De 1, elle est plus “douce” que son père, elle fait moins peur, elle ne part pas en dérapage sur les “détails de l’histoire” et autres propos qui font perdre les voix des électeurs potentiellement FN les plus mous. De 2, on la voyait quand même bien placée dans les sondages alors qu’on le sait bien, le vote extrême est toujours un peu écrasé dans les sondages par ceux qui n’assument pas tout à fait et préfèrent ne pas avouer leurs préférences frontiste. De 3, il me paraissait évident que Mélenchon était bien plus le chouchou des médias qui nous montent toujours un outsider en épingle de la sorte en nous le positionnant en 3e homme mais c’est rarement le cas. De 4, quand on arrêtera de faire comme si le FN n’existait pas sauf entre deux tours d’une élection présidentielle, ça irait peut-être mieux, aussi. Et de 5, c’est juste totalement ignorer la montée des mouvements d’extrême droite en Europe.

Je ne sais pas si je suis particulièrement intelligente (je finirais par croire que oui quand je vois toutes les conneries que j’ai pu lire ses derniers temps) ou si je parle qu’avec des gens plus jeunes qui ont encore l’idéalisme des jeunes votants sans l’expérience de quelques présidentielles. Mais je reste étonnée que tous les 5 ans (7 ans auparavant), on s’étonne du score du FN qui reste finalement plus ou moins constant. Effectivement, sur cette élection, Marine a chopé 2 millions de voies de plus que son père (explication de la “douceur”), le vote FN me paraît bien plus décomplexé. De par la personnalité de Marine, femme élégante que certains qualifieront de belle (c’est mal de taper sur le physique donc je ne commenterai pas. Par contre, la voix on peut ? Parce que la Marine, c’est une pub anti tabac ambulante quand même), qui sait mettre moins de passion dans ses discours, qui est moins spontanée et limite donc le nombre de conneries ou de propos dérangeants (même si j’avoue que quelques unes me restent bien en travers de la gorge genre l’IVG de confort, j’aurais pu casser des dents tellement j’étais furieuse qu’on puisse dire ce genre de choses, qu’on puisse remettre une nouvelle fois ce droit en question). Mais aussi parce que notre gentil gouvernement y est quand même allé franchement : ils n’ont pas mordu les plates-bandes du FN, il y ont sauté dessus à pieds joints. Non mais les Roms, quoi… Ce qui reste étonnant, c’est que malgré cet acte franchement raciste, l’UMP n’a pas séduit les électeurs FN les plus mous… Le vote FN ne serait pas que raciste ?

Le problème, c’est qu’on n’en sait pas grand chose. Les journaux se sont précipités pour interroger ces électeurs frontistes, ceux qui affirment crânement en avoir marre des Noirs et des Arabes. Les mêmes qui disent sans sourciller que, oui, ils votent FN et en sont fiers. Ceux-là, pourrons-nous les convaincre de voter ailleurs, de revoir leur système de pensée ? Je n’en sais rien et qui suis-je, qui sommes-nous pour dire qu’ils ont tort et que nous avons raison. Parce que le vote FN est quand même facilité par le tabou de nos hommes politiques sur les thèmes frontistes. Personne n’ose les attaquer, aller jouer sur leur terrain. C’est plus facile de taper sur leurs électeurs que sur Marine et ses amis ? Par exemple, une des clés du FN est de parler immigration. Normal, en temps de crise, le protectionnisme séduit, c’est pas précisément une nouveauté. On préfère croire que nos ennuis viennent de l’autre, cet autre identifiable par sa couleur de peau. Or savez-vous qu’il y a plus d’immigrés européens que maghrébins ? C’est vrai : tous les immigrés ne sont pas arabes, tous les arabes ne sont pas immigrés. Non parce que je sais pas vous mais dans mon entourage, la plupart de mes amis arabes (ou africains, élargissons) sont autant français que vous et moi, ils ont leur carte d’électeur, leur carte d’identité… Pourquoi personne n’ose démonter le mythe du méchant immigré ? La droite, on comprend, ils ont joué cette carte aussi mais la gauche ? Idem pour l’insécurité, c’est toujours les méchants Arabes ou Noirs les coupables. Quelqu’un a des chiffres précis, qu’on puisse étudier cette réalité ou ce mythe ? Quoi que tu me diras, je ne suis pas sûre que ce soit très légal de trier les délinquants interpellés par classe ethnique… Et le retour au franc ? Est-ce que quelqu’un peu sérieusement démolir cet argument ? C’est quand même assez simple de replacer quelques éléments : toute la monnaie franc a été détruite, nous ne pourrions pas y retourner demain, pour commencer. Revenir au franc nous ruinerait, littéralement, sans parler des ruptures de relations commerciales avec les autres pays européens qui restent nos principaux partenaires. Oui, la vie a augmenté en 10 ans d’euros mais rassurez-vous mes petits, l’inflation aurait eu lieu sans l’euro. Si on compare les prix entre 1992 et 2002, je pense que nous aurions quelques surprises en terme d’évolution des prix… J’avoue que je me souviens pas vraiment des prix de 1992 vu que je n’étais qu’une jeune adolescente avec 50 francs d’argent de poche par mois (c’était déjà pas mal).

Bref, plutôt que de jeter le problème FN à la poubelle en haussant les épaules “tous des racistes”, il serait peut-être temps d’arrêter de considérer le sujet comme tabou. Etudier le vote FN n’est pas un mal, n’est pas une légitimation de quoi que ce soit. Comprendre n’est pas excuser, c’est un processus normal pour comprendre pourquoi tous les 5 ans, près d’un électeur sur 5 qui a daigné se rendre aux urnes fait ce choix. Est-ce un mal français de gommer ce qui nous dérange (souvenez-vous des “tous résistants, pas de collabos” post 2e guerre mondiale, sans vouloir faire de point godwin, hein… Ou la condamnation très large de l’antisémitisme de l’époque Dreyfus. On insiste bien sur le grand Zola mais on omet de préciser qu’en ce temps, l’antisémitisme n’avait rien de honteux en France, bien au contraire…) ? Ignorer un phénomène ne l’a jamais fait disparaître. Alors ? On attend 2017 pour refaire un tour de “Marine 3e, ohlala, quelle horreur ?” ou on affronte enfin “la bête” ?

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J’ai 25 ans

Depuis le début de ma nouvelle vie (aka mon nouveau boulot), je vis une étrange expérience que nous appellerons “non mais tu ne fais trop pas ton âge!”. Hé oui, si ma carte d’identité indique que je vais bientôt avoir 31 ans, mon corps, lui, s’en fout bien et ne suit pas. 25 ans quand je suis maquillée. Je suis descendue à 20 cet été dans le train post-vacances suite à non maquillage d’une dizaine de jours consécutifs.

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J’aime bien cette idée. Si je me penche un peu sur ma vie, mon parcours, mes envies, ouais, j’ai pas 31 ans, j’en ai 25. J’ai 4 ans d’expérience professionnelle mais j’ai l’impression que je viens à peine de finir mes études et je dois tout apprendre. En fait, plus j’avance dans ma carrière professionnelle et plus je me frotte à un univers que je n’ai pas eu l’occasion d’appréhender lors de mes études : le marketing. C’est assez amusant de discuter avec mes collègues qui ont tous fait écoles de commerce, master en marketing et communication. Et moi “oh non, moi, j’ai étudié l’Histoire, les sciences politiques et le journalisme”. Ouais, je suis ce qu’on peut appeler un ovni. Plus vieille que les autres, un parcours qui n’a rien à voir, une confession “tu sais, avant de commencer le boulot y a 4 ans, je n’avais jamais fait de powerpoint”. A l’arrivée, ça ne me rend pas moins compétente, l’école du terrain reste la meilleure. Mais force est de constater qu’avec mes collègues de 25-27 ans, je me sens dans mon élément. Alors je décide de redescendre à 25 ans.


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Après tout, c’est cohérent. On ne sait jamais laquelle de ma soeur ou de moi est la plus âgée (officiellement moi mais elle, elle se marie, va faire un gosse alors que j’arrive à peine à régler ma peur de l’engagement), mon corps rajeunit de jour en jour grâce à un traitement à base de crèmes hydratantes et de sport (après, faudra que j’arrête le tabac). Alors pourquoi ne pas tricher ? Pourquoi ne pas se dire que hop, coup de baguette magique, je gagne 6 ans. Evidemment, mes mécaniques internes ne vont pas rajeunir, elles, mais j’aime cette idée. A y penser, 6 ans de gagné, ça donne le vertige. Y a 6 ans, pile aujourd’hui, j’arrivais sur Paris. Depuis j’ai vécu des milliards de choses, rencontré des tas de gens, accumulé les boulots, eu de bons moments, de très très bons moments mais aussi des plus difficiles, très difficiles.

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A 25 ans, j’avais quand même de sacrés avantages : outre la carte sncf 12-25 (que je ne pourrai jamais récupérer, ma trombine de jeune fille ne marche pas, il faut leur filer la carte d’identité), je pouvais faire la fête toute la nuit sans mettre trois jours à m’en remettre, ne pas m’entendre dire que mon prochain mec devrait quand même être le bon parce
que bon, tu comprends, si tu veux faire un bébé, faudrait voir à trouver le père maintenant… Et ne dis pas que tu n’en veux pas, tu n’en sais rien, c’est viscéral, fillette. A 25 ans, tu commences la vie, tu vis tout les yeux grands ouverts, tu respires à plein poumons.


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Mais voilà, même si mon visage me fait gagner 6 ans sans rien faire, même si ma maturité émotionnelle est plus en phase avec mes 25 ans qu’avec mes 31, c’est pas comme ça que ça marche. J’ai quasi 31 ans, c’est un fait. Mais en fait, ça ne veut strictement rien dire. Après tout, que suis-je censée avoir à 31 ans ? Quelle est la norme ? Celle de Paris ou
celle de province ? Au fond, tout ça ne veut rien dire. J’ai déjà vécu beaucoup de choses, j’ai eu plusieurs vies, quelques part. Et j’ai encore tout à tas de choses à vivre. Peu importe si je ne suis ni mère, ni épouse, ni proprio. Moi, j’ai envie de voyager et d’apprendre des milliers de choses. J’ai envie de continuer à vivre les yeux grands ouverts et respirer à plein poumons. Glousser quand on me dit que j’ai 25 ans. Je serai sage plus tard, quand j’aurai 40 ans. Ou 46, ça dépend si je m’en réfère à ma bouille ou à mon état civil.

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Merci de prendre votre cerveau avant de surfer

Est-ce moi ou sont-ce les internautes ? Je ne sais pas mais ces derniers temps, je prends de moins en moins de plaisir à lire les commentaires des journaux online. Ce qui me faisait rire avant me fait franchement frémir maintenant. Surfer sur le net rend-il profondément con ?

Prenons le cas bien polémique de l’agression d’un jeune homme dansun noctilien surdiffusée sur le net. Je ne mettrai pas la vidéo ici vu qu’elle est supprimée très rapidement dès que quelqu’un l’a met en ligne et surtout, je n’ai pas envie de polémiquer sur la vidéo mais sur les réactions. Pour ceux qui n’ont pas vu, j’explique. Un homme assez jeune, la trentaine, prend un noctilien, une écharpe Burberry autour du cou quand quelques jeunes qui cherchaient visiblement à foutre le bordel lui piquent son portefeuille. Quand le jeune homme essaie de récupérer son bien, les gamins lui sautent dessus, baston qui dure environ 2 mn (contrairement à la vidéo qui en fait 6 grâce au montage), elle est très violente.  Une plainte est ensuite déposée, deux agresseurs sont arrêtés.



L’histoire aurait pu s’arrêter là mais un policier poste la vidéo sur Internet pour la montrer à ses amis. Déjà, faudrait un jour comprendre que sur le net, on fait très attention où on partage les choses, merci bien. Evidemment, la vidéo a fuité, s’est démultipliée sur youtube passant de « agression dans un noctilien » à « agression d’un jeune blanc par des racailles ». Parce qu’il semblerait qu’un des gamins dise « sale Français » dans la baston, je ne l’ai pas entendu donc je ne peuxpas dire si c’est exact ou non. Peu Importe au fond. Mais voilà, les agresseurs que l’on arrive à identifier semblent bien bronzés et c’est parti : « la France est menacée par les sauvageons ici de l’immigration », blablablaaaaaaaa. Pardon, je reviens, je vais vomir. Et tout le monde en prend pour son grade, le chauffeur qui s’est contenté d’appeler la sécurité (c’est sûr qu’abandonner son poste pour aller cogner de l’ado aurait été une sublime idée), les passagers qui ne sont pas intervenus (car ils avaient tous une ceinture noire de karaté bien sûr), la victime qui s’est exprimée sur le sujet expliquant que non, ce n’était pas une agression raciste (« et bé vas y, excuse-les tant que t’y es ! »), le policier qui a diffusé la vidéo (là, par contre, j’adhère, ça nous fait un bien joli vice de procédure). Et voilà que ça donne un joli déferlement de haine débile.



Autre cas, lu sur le Post, le pire ramassis de merde du web. Un mélange de billets des blogueurs influents qui n’écrivent que pour eux et se penchent sur des sujets qui ne maîtrisent pas du tout et de faits divers que même le Parisien fait mieux. Quoi que… Et je ne vous parle même pas des fautes et phrases ésotériques qui ne doivent avoir de sens que pour leur auteur. Et sur le Post, il y a franchement les commentateurs les plus cons du monde. Enfin de France en tout cas. Exemple : un article paraît sur l’histoire d’une gamine tabassée par trois autres derrière un foyer culturel en Lozère. Et là dans les commentaires, c’est reparti : la victime est une Française, les agresseuses pas. Evidemment, jene sais pas d’où ils sortent ça vu qu’aucun prénom n’est cité dans l’article mais on part dans de grands délires racistes. Epuisée, je suis. Je peux juste dire qu’il y a de fortes chance que les vilaines filles, même si elles s’appellent Naïma ou Carlotta peuvent être tout à fait françaises ? Que m’est avis que les petits cons du noctilien ont la même carte d’identité que moi ? Hé oui, ça peut paraître dingue mais il existe des Français qui ne sont pas blancs, dis donc !

Je pourrais citer des milliers d’autres cas, tout est dans le même ton. Même le très bon Rue 89 commence à être touché par la crétinerie dans les commentaires (par exemple ). Je ne vous parle que de cas où le racisme peut s’exprimer mais j’avais lu pas mal de commentaires surréalistes sur le Pape et la capote, par exemple. Y compris un excellent : « ben ouais, coucher augmente le risque de choper le sida comme s’approcher du feu accroît le risque de se brûler, c’était bien la peine de faire une étude scientifique pour
ça ». Oui, dans toute cette décérébration permettant aux gens de se défouler en crachant leur haine de l’autre bien planqué derrière son écran, il y a quand même des îlots d’intelligence hyper appréciables.

Mais surtout, ce qui me fascine dans tout ça, c’est la capacité des internautes à juger, condamner, « lyncher » les gens sans la moindre réflexion, se défouler sur n’importe quel sujet, tenir des propos surréalistes sur la faute des uns et des autres dans des choses qui n’ont rien à voir. D’ailleurs, avec Vicky, on a inventé le point Sarkozy, je détaillerai ça dans un prochain article.

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A la poursuite du super studio

JF ch F2

Dans l’épisode précédent, je visitais un appart que je trouvais trop bien et demandait à l’agent immobilier de me donner un dossier à remplir. C’est parti. Alors mon nom, mon prénom, mon adresse, téléphone, coordonnées de l’employeur… Mon numéro de sécu… Hein ? Ah et ils veulent celui de mon papa aussi vu qu’il est caution. On s’éclate.

La liste des pièces à fournir est toujours longue comme un jour de pluie. Parmi elles, une attestation d’employeur originale. Ouais super… Le reste, ça va, j’ai à peu près sauf le RIB mais ça… J’en parle à Simon qui me dit de passer directement au siège de TGGP le lendemain matin pour demander le papier en question sinon je ne l’aurais jamais à temps. Bon ben puisqu’il me le dit, je vais le faire, hein. Donc étape un : TGGP. J’arrive à l’accueil et on me laisse rentrer sans trop de soucis alors même que je n’ai pas rendez-vous. Je
retrouve mon RH qui n’est plus Lénaïc à qui je collais plein de vents par mégarde mais un autre qui est beaucoup moins attentif à notre sort, il me renvoie vers une autre femme. Et là, elle m’explique « non mais ce n’est pas possible, je ne peux pas faire ça maintenant parce que sinon, personne ne sera payé, tout ça, tout ça.

– Ah oui mais vous savez comment sont les agences immobilières, ils veulent toujours des tas de papiers et si je ne les donne pas
rapidement, l’appartement va m’échapper, ohlala..
».

Toi aussi, joue au chantage affectif tendance calimero. Résultat, en 5 minutes, j’ai mon attestation et en plus, on a été payés le 25 au lieu du 28-30 en temps normal. Heureusement qu’en insistant, j’ai mis nos payes en péril.

Je passe ensuite à la Poste faire mes photocopies, je suis fière de moi, je me dis que je gère comme une reine. Faudrait vraiment que j’intègre qu’il ne faut jamais mais alors jamais se réjouir trop vite, c’est fatal. Je dois donc chercher un RIB au distributeur et là, c’est le drame, souvenez vous, je vous ai parlé. Petit plus produit : en arrivant à l’agence, je leur demande de faire une photocopie de ma pièce d’identité vu que j’ai pas pensé à le faire et là… J’ai pas ma carte d’identité. En fait, je m’en suis servie le matin même pour rentrer dans TGGP, je l’ai mise dans ma veste en repartant et là, ma veste, elle est au bureau. Heureusement, j’ai mon permis, ça fera l’affaire.

Le lendemain, dans le métro, téléphone « oui, Mlle Bartoldi, vous m’avez donné une photocopie du permis mais c’est pas une pièce
d’identité
.

Mais euh, votre collègue m’a dit que ça iraiiiiiiiit !

Ah non, non, faxez moi votre carte d’identité, ça ira.

Mais euh, y a pas de fax à mon bureauuuuuuuu (véridique, ni d’imprimante ni de photocopieuse ou alors faut demander à une
rédaction pour l’imprimante).

Ah… Bon, ben on va dire que ça ira. »

Je balise. Le soir même, je scanne ma carte d’identité mais vu que j’ai plus le net (merci Free et tes prises d’alimentation qui meurent à une vitesse hallucinante), je dois attendre le lendemain pour envoyer mon scan. Je commence à baliser, surtout que je me rends compte que le numéro de la banque que j’ai donné est faux vu que les pages jaunes me donnent que celui du fax et j’ai pas vérifié. Et s’ils appellent mon proprio, j’ai tardé à mettre mon prélèvement à jour… Oh mon Dieu !

Vendredi matin. Il y avait marqué une réponse au bout de 48h, ça fait 72. Je vais vérifier sur seloger.com et je constate que l’annonce a disparu et moi, je n’ai aucune nouvelle. Traduction, c’est mort. Et là, je revis tout le traumatisme du chômage, quand j’attendais une réponse qui ne venait pas, cette attente insupportable. Et les agences immobilières, quand elles font pas affaire avec toi, elles ne rappellent pas. Je commence à déprimer sévère, me demandant si je vais trouver chaussure à mon pied. Va falloir que je reprenne mes recherches. Quelle déprime. Je ne vivrai jamais à côté du beau parc. A moins que d’autres apparts se louent dans le coin ?

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Recette pour une bonne vieille régression

Par Gauthier

Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !

Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé
 

Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il ait une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fout, on ne se rend plus compte là…)

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir 😉 )

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurai envie 😉

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